samedi 24 avril 2021

« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit » / Texte à l'intention des personnes âgées par Mgr Guy Herbulot, un évêque français. (353,745)

Note: Hier nous avons eu plus de 100 visites sur ce site! Merci! Continuons de partager la Bonne Nouvelle.

Bonjour! 

Dimanche 25 avril 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit » (Jn 15, 1-8)

Alléluia. Alléluia.
Demeurez en moi, comme moi en vous,
dit le Seigneur ;
celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.
Alléluia. (Jn 15, 4a.5b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Moi, je suis la vraie vigne,
et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi,
mais qui ne porte pas de fruit,
mon Père l’enlève ;
tout sarment qui porte du fruit,
il le purifie en le taillant,
pour qu’il en porte davantage.
Mais vous, déjà vous voici purifiés
grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment
ne peut pas porter de fruit par lui-même
s’il ne demeure pas sur la vigne,
de même vous non plus,
si vous ne demeurez pas en moi.

Moi, je suis la vigne,
et vous, les sarments.
Celui qui demeure en moi
et en qui je demeure,
celui-là porte beaucoup de fruit,
car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi,
il est, comme le sarment, jeté dehors,
et il se dessèche.
Les sarments secs, on les ramasse,
on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi,
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez tout ce que vous voulez,
et cela se réalisera pour vous.
Ce qui fait la gloire de mon Père,
c’est que vous portiez beaucoup de fruit
et que vous soyez pour moi des disciples. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Que nous enseigne Jésus par cette parabole du bon pasteur ?

D’abord que si le métier de berger a quasiment disparu dans nos campagnes, Jésus, lui, demeure plus que jamais présent au milieu de notre monde. Il est aussi mêlé au monde d’aujourd’hui que le pasteur d’autrefois était uni à ses brebis. Jésus est plus que jamais présent à l’humanité, et sa présence est un appel : « Je suis le vrai berger, je donne ma vie pour vous », je suis dans le monde pour vous protéger, vous nourrir et vous conduire à la vraie vie avec la sollicitude et la tendresse d’un pasteur. Voulez-vous faire corps avec le troupeau, voulez-vous adhérer à moi par la foi ?

Jésus seul peut répondre au besoin le plus profond qui taraude le cœur de l’homme. De quoi souffrons-nous le plus, en effet ? Sans nul doute de nous sentir seul. Je ne parle pas d’une solitude sociale ; on peut même être au centre d’une multitude de relations, être entouré par quantité de personnes, et ressentir une profonde solitude intérieure, un grand vide. Aucune affection, aucune intuition, aucune réalisation ne peuvent pénétrer l’intime de notre être pour combler ce vide béant et cruel. Il existe en effet un centre de notre conscience ou personne n’a le pouvoir de pénétrer, et dans cet irréductible noyau personnel, nous nous sentons terriblement seuls : seuls avec nos questions, seuls avec notre vie et avec nos choix, seuls de n’être pas compris. L’homme souffre de n’être vraiment connu par personne.

Or Jésus connaît ses brebis. Comme le Père le connaît et qu’il connaît le Père, il nous connaît d’une connaissance qui pénètre dans ce fond de notre être. Avec lui, je ne suis pas seul, quelqu’un me connaît à fond, quelqu’un me comprend et m’aime dans une vérité fondamentale. Jésus est plus intime à moi que moi-même et quand il pénètre mon âme, il me révèle ce que je suis vraiment. Avec lui, je ne crains rien, lui seul peut chasser mes peurs, et le plus profond de mon être peut vivre et grandir en toute sécurité. « Moi, dit Jésus, je suis venu pour que les hommes aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance » (Jn 10,10).

Comment entrer plus profondément dans cette intimité primordiale ? La porte d’entrée est d’abord notre baptême qui nous unit à Jésus dans sa mort et sa résurrection. Mais si le baptême est la porte ouverte, il nous reste à entrer dans cette vie nouvelle chaque jour. Il nous reste à recevoir la grâce puissante de l’union avec le Christ en acceptant notre vrai berger et en recevant sa parole. C’est-à-dire en vivant par la foi.

Saint Jean, dans la deuxième lecture, déclare que nous devenons dès lors enfants de Dieu. Enfants de Dieu, nous le sommes ! Et nous avons à le devenir toujours davantage, à laisser le don de la grâce nous envahir jusqu’à pénétrer tous les domaines de notre être. Car le désir de Dieu, c’est que nous devenions semblables à Jésus Ressuscité pleinement fils du Père avec lui et en lui. Pour cela, nous ne pouvons pas rester un pied dans le troupeau et un pied dehors. Nous ne pouvons pas désirer vivre de la vie du Christ sans ouvrir notre cœur sa parole. Nous ne pouvons pas vivre de sa parole sans décider une bonne fois de l’écouter et la mettre en pratique.

En ce dimanche du Bon pasteur, nous sommes appelés à prier pour les vocations sacerdotales et religieuses, et nous savons combien notre Église en a besoin pour sa mission ; combien notre monde en a besoin pour retrouver la joie et la paix, pour se trouver lui-même ! Il nous faut donc prier, mais aussi nous convertir ! Entrer de plain-pied dans le troupeau dont Jésus est le berger et écouter sa voix, nous laisser façonner par sa voix, nous laisser élargir et illuminer par la présence du Ressuscité. Il nous faut décider quelle voix nous choisissons de suivre : celle des sirènes du monde dont saint Jean nous dit qu’«il ne peut pas nous connaître parce qu’il n’a pas encore découvert Dieu», ou celle du vrai berger, plus intime à nous que nous-mêmes, et qui veut nous conduire vers les eaux du repos pour y refaire notre âme (cf. Ps 22,2-3).


Abbé Philippe Link

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Texte de Mgr Guy Herbulot:






J'ai un ami français - Bernard Lecomte - avec lequel j'entretiens une correspondance par courriels depuis plus de 10 ans. Cet ami est webmestre d'un site qui fait connaître la Cathédrale d'Évry, en banlieue de Paris; je l'ai connu lorsque j'ai découvert ce site. Vous pouvez trouver l’adresse de ce site dans "Mes liens", tout à côté. Bernard m'a donc fait parvenir un texte que son vieil ami, Mgr Herbulot lui a remis et qui est riche de réflexion pour les personnes âgées... Mais qui est Mgr Herbulot?  Je le laisse vous le présenter. 

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Âgé de 96 ans Monseigneur Guy Herbulot était évêque d’Évry en région parisienne. Il est à l'origine en 1992 de la construction de la cathédrale de la Résurrection Saint Corbinien d’Évry, seule cathédrale construite en France au 20ème siècle. Résidant dans une maison de retraite sacerdotale il a écrit ce texte à l'intention des personnes âgées plus ou moins dépendantes qui partagent sa situation.

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Texte de Mgr Guy Herbulot:


Communier en diminuant

Dans son ouvrage « Le Milieu Divin », le Père Teilhard de Chardin écrit : « Mon Dieu, faites qu'après vous avoir trouvé dans la vie, dans l'action, dans la construction du monde, je sache aussi vous trouver lorsque fondront sur moi les forces qui vont me détruire, lorsque la maladie prendra pied sur mon être, lorsque s'étendront même sur mon esprit les brumes du vieillissement. Faites qu'à cette heure dernière où je vais me dissoudre en quelque sorte, je sache vous reconnaître dans les puissances qui vont m'anéantir, et donnez-moi d'apprendre à communier en diminuant ».

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Chacun vieillit plus ou moins tôt, selon son code génétique individuel, la façon dont il supporte les malheurs de l'existence et dont il est aidé à les supporter, la rigueur de sa diététique et de son hygiène de vie, l'environnement qu'il a choisi ou qu'il subit. Ceci est vrai de toute femme et de tout homme. Demeure la question : Comment gérer ce patrimoine pendant un temps de vieillesse qui peut être long ?

« Communier en diminuant ». Telle doit être la nouvelle ligne d'horizon. Il s'agit d'une démarche spirituelle, d'entrée dans un nouvel âge où la qualité de l'être intérieur peut trouver son épanouissement. Rien n'est facile, et nous sommes souvent au rouet !...

A travers les comportements propres au vieillissement, percevons les attentes, en particulier celle de sortir de la solitude c'est à dire l'attente de pouvoir vivre en communion. Je suis convaincu que c'est la seule façon pour accueillir la pauvreté ; cette pauvreté qu'on a cherché à vivre, elle est là présente aujourd'hui comme libératrice.

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Nous prenons alors conscience qu'apprendre à « communier en diminuant » pose des exigences à chacun des résidents, à chacune des personnes qui œuvrent dans la maison de retraite. Et c'est dans la mesure où nous découvrons la richesse de la vie ensemble que nous acceptons de diminuer.

D'où l'importance d'un cadre de vie réglementaire pour une bonne organisation d'une vie affective, fraternelle. Une seule proposition d'un temps de prière selon la liturgie des heures, qui requiert familiarité avec les psaumes et qualité d'exécution musicale ne peut suffire. L'importance de la rencontre, de l'échange à l'intérieur mais aussi avec des amis de l'extérieur. Ceux-ci ouvriront nos esprits et nos cœurs et nous feront découvrir que, oui, nous avons encore mille raisons de vivre en communion les uns avec les autres, de vivre en Église.

Enfin puis-je plaider pour que chacun ne craigne pas d'avoir envers soi de la tendresse.

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Dans le « Journal d'un curé de campagne » Bernanos écrivait : « Il est plus facile qu'on croit de se haïr. La grâce des grâces serait, peut-être, tout orgueil mis de côté, de s'aimer humblement comme n'importe lequel des membres souffrants de Jésus-Christ ».

Cette tendresse, Saint François de Sales l'exprime en termes de miséricorde. Dans « L'introduction à la vie dévote » il écrit : « Nous ne saurions faire meilleur usage de la miséricorde que de l'appliquer à nous-même ».

Alors oui, la vieillesse peut être une chance. Disons mieux : une grâce...

+ Guy Herbulot

Évêque émérite d’Évry – Corbeil-Essonnes




Magnifique et impressionnante cathédrale d'Évry 
en banlieue de Paris.


Bonne journée!

Jean-Yves Fortin, diacre


vendredi 23 avril 2021

« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » / Quelques pensées... / Une note... / (353,641)

 Bonjour!

Samedi 24 avril 2021


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 60-69)

Alléluia. Alléluia.
Tes paroles, Seigneur,
sont esprit et elles sont vie.
Tu as les paroles de la vie éternelle.
Alléluia. (cf. Jn 6, 63c.68c)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus avait donné un enseignement
dans la synagogue de Capharnaüm.
Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent :
« Cette parole est rude !
Qui peut l’entendre ? »
Jésus savait en lui-même
que ses disciples récriminaient à son sujet.
Il leur dit :
« Cela vous scandalise ?
Et quand vous verrez le Fils de l’homme
monter là où il était auparavant !…
C’est l’esprit qui fait vivre,
la chair n’est capable de rien.
Les paroles que je vous ai dites sont esprit
et elles sont vie.
Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. »
Jésus savait en effet depuis le commencement
quels étaient ceux qui ne croyaient pas,
et qui était celui qui le livrerait.
Il ajouta :
« Voilà pourquoi je vous ai dit
que personne ne peut venir à moi
si cela ne lui est pas donné par le Père. »

À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent
et cessèrent de l’accompagner.
Alors Jésus dit aux Douze :
« Voulez-vous partir, vous aussi ? »
Simon-Pierre lui répondit :
« Seigneur, à qui irions-nous ?
Tu as les paroles de la vie éternelle.
Quant à nous, nous croyons,
et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire: Abbé Jordi PASCUAL i Bancells (Salt, Girona, Espagne)

«Tu as les paroles de la vie éternelle»


Aujourd'hui nous venons de lire dans l'Évangile le discours de Jésus sur le Pain de Vie, Lui-même qui va se donner à nous comme nourriture pour nos âmes et pour notre vie chrétienne. Et, comme il arrive souvent, nous avons pu observer deux réactions bien différentes, et même opposées, de la part de ceux qui l'écoutaient.

Pour certains, son langage est trop dur, incompréhensible pour leur mentalité fermée à la Parole salvifique et vivifiante du Seigneur, et saint Jean ajoute —un peu tristement— «qu'à partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s'en allèrent et cessèrent de marcher avec lui» (Jn 6,66). 

L'évangéliste nous donne un indice pour comprendre l'attitude de ces personnes. Ils ne croyaient pas, et ils n'étaient guère disposés à accepter les enseignements de Jésus, trop souvent incompréhensibles pour eux.

De l'autre côté, nous voyons la réaction des Apôtres, représentée par saint Pierre: «Seigneur, vers qui pourrions-nous aller? Tu as les paroles de la vie éternelle, et nous croyons» (Jn 6,68-69). Les douze ne sont pas plus malins que les autres; ni meilleurs; ni même plus experts dans les Ecritures; mais ils sont certainement plus simples, plus confiants, plus ouverts à l’Esprit, plus dociles. 

De temps en temps, dans les Évangiles, nous les surprenons à se tromper ou à avoir bien du mal à comprendre Jésus; à discuter de qui est le plus important d'entre eux; ou, même, à corriger leur Maître, lorsqu'il leur annonce sa passion; mais nous les trouvons toujours à ses côté, fidèles. Leur secret: ils l'aimaient vraiment.

Saint Augustin l'exprime ainsi: «Ce ne sont pas les bonnes mœurs qui laissent leurs empreintes dans l'âme, mais les bons amours (...). Voici en vérité l'amour: obéir et croire à celui qu'on aime». À la lumière de cet Évangile nous pouvons nous demander: où ai-je placé mon amour? Quelle foi et quelle obéissance ai-je dans mon Seigneur et dans ce que l'Église nous apprend? Avec quelle docilité, quelle simplicité et quelle confiance est-ce que je vis les choses de Dieu?

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«Grâce au témoignage des apôtres, 
nous croyons que Jésus
 est toujours notre contemporain, 
marchant avec nous sur nos chemins 
souvent tortueux et obscurs.»
(Normand Provencher)
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«Quand on monte vers Dieu 
on en vieillit jamais, on grandit toujours,
 on rajeunit sans cesse.»
(François Marty)
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«Chaque jour est une aventure unique. 
Il faut toujours s'émerveiller.
 Il ne faut jamais s'habituer à la vie.»
(André Daigneault)
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«Tant que je vais être capable 
de percevoir de l'extraordinaire dans l'ordinaire,
 je ne sentirai pas la vieillesse.»
(François Gervais)
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«Sens la création palpiter 
au rythme des battements de ton cœur.»
(Anthony De Mello)
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«Je suis suffisamment riche 
quand je peux entendre le son de la musique,
 le chant des oiseaux, le son des voix humaines.»
(Anthony De Mello)
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«Le visage de Dieu ne peut être que le visage de l'amour.»
(France Quéré)
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Note: Demain j'aurai un beau message d'un vieil évêque français à propos du temps qu'il vit dans une résidence et dans l'espérance... Un ami français, qui est son ami de longue date nous l'introduira... Ce sera à lire...
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Bonne journée!

Jean-Yves Fortin, diacre


jeudi 22 avril 2021

« Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » / Le Notre Père de Joseph... / (353,542)

 Bonjour!

Vendredi 23 avril 2021

Beau souvenir de Mgr Clément Fecteau

Il m'a ordonné diacre le 27 avril 1997

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 52-59)

Alléluia. Alléluia.
Qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi, et moi en lui, dit le Seigneur.
Alléluia. (Jn 6, 56)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
les Juifs se querellaient entre eux :
« Comment celui-là
peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors :
« Amen, amen, je vous le dis :
si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,
et si vous ne buvez pas son sang,
vous n’avez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang
a la vie éternelle ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture,
et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi,
et moi, je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,
et que moi je vis par le Père,
de même celui qui me mange,
lui aussi vivra par moi.
Tel est le pain qui est descendu du ciel :
il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.
Eux, ils sont morts ;
celui qui mange ce pain
vivra éternellement. »

Voilà ce que Jésus a dit
alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Ces derniers jours, nous avons entendu la première partie du « Discours du Pain de vie ». Notre-Seigneur s’y présentait comme « le pain vivant qui descend du ciel » et procure la vie éternelle. Cette image ne devait pas poser de problème d’interprétation aux interlocuteurs juifs de Jésus ; nous lisons en effet au livre du Deutéronome : « Dieu t’a humilié, il t’a fait sentir la faim, il t’a donné à manger la manne que ni toi ni tes pères n’aviez connue, pour te montrer que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de Dieu » (Dt 8, 3). Jésus se présente donc comme la Parole « qui sort de la bouche de Dieu » et qui donne la vie à celui qui l’accueille pour la mettre en pratique. Le Seigneur n’avait-il pas promis par la voix de son prophète Isaïe : « La Parole qui sort de ma bouche ne me revient pas sans résultat, sans avoir fait ce que je voulais et réussi sa mission » (Is 55, 11) ?

Le dernier verset de la péricope entendue hier, assure le lien avec celle d’aujourd’hui : « Le pain que je donnerai, c’est ma chair donnée pour que le monde ait la vie ». Par ces quelques mots, Notre-Seigneur franchit une étape décisive dans la révélation de son identité. Ce n’est plus seulement par sa Parole qu’il nourrit ceux vers qui le Père l’envoie, mais par sa chair – entendons : par sa personne concrète. Devant l’étonnement scandalisé des Juifs, Jésus insiste en ajoutant un autre élément, à savoir le sang, symbole de la vie. Tous deux, chair et sang, sont à consommer pour avoir accès à la vie éternelle.

Il faut bien reconnaître que le discours devient de plus en plus énigmatique. Pourtant si Jésus le tient à ses auditeurs, c’est qu’ils sont en état de le comprendre. Comme parmi eux il y avait sans aucun doute des sadducéens – qui ne tiennent pour inspirés que les cinq premiers livres des Écritures, c’est-à-dire la Thora – c’est probablement à celle-ci que Jésus se réfère. Or au livre de l’Exode, les Juifs sont invités à manger la chair de l’agneau pascal, dont le sang badigeonné sur les montants des portes, sert de signe à l’ange exterminateur (Ex 12, 23). Voilà donc le rituel prophétique que Notre-Seigneur évoque dans cette seconde partie de son enseignement.

Rassemblons les indices qui nous conduiront à l’interprétation de ces versets importants. Nous avons compris que Notre-Seigneur se présente comme le véritable Agneau pascal, dont le sang répandu sur le bois de la croix nous sauve de l’ange exterminateur. Jésus mentionne séparément la chair – citée en premier – et le sang – rajouté par la suite. Cette séparation signifie la mort, qui advient précisément lorsque la chair est privée de son principe de vie : le sang. Au cours du repas pascal, les Juifs étaient invités à manger la chair de l’agneau, mais ils ne buvaient pas son sang, conformément au précepte du Seigneur : « Vous ne mangerez pas la chair avec son âme, c’est-à-dire le sang » (Gn 9, 4). Toute vie vient de Dieu et lui appartient ; voilà pourquoi l’homme ne consomme pas le sang avec la chair (Lv 3, 17). Le principe de vie symbolisé par le sang, et insufflé par Dieu dans la chair, retourne vers lui au moment de la mort ; c’est pourquoi l’homme ne peut se l’approprier. Pourtant c’est bien ce que Jésus demande explicitement et avec insistance : il nous invite à consommer le sang du véritable Agneau pascal, préfiguré dans le rituel de l’Exode. Ce qui signifie en clair que Dieu ne reprend pas la vie de cet Agneau ; il s’en dessaisit en notre faveur ; il nous la donne, à nous qui l’avons mis à mort par notre péché ; elle est nôtre sa vie afin que nous puissions en vivre avec lui et en lui.

Franchissant une ultime étape, Jésus révèle ouvertement non seulement qu’il est l’Envoyé du Père, mais qu’il « vit par le Père », c’est-à-dire qu’il partage sa vie divine éternelle. Dès lors « celui qui mange la chair du Fils de l’homme et boit son sang » vit à son tour de la vie même du Père qu’il reçoit par le Fils auquel il est parfaitement uni. C’est pourquoi, « celui qui mange ce pain vivra éternellement ».

Après avoir insisté sur la référence pascale et la dimension sacrificielle en séparant la chair et le sang, Jésus revient à la première image du pain, comme pour signifier la victoire de la résurrection, le retour à la vie de l’Agneau immolé et la réconciliation définitivement acquise, célébrée dans chaque banquet eucharistique.

« Comment te rendrai-je Seigneur tout le bien que tu m’as fait ? J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai ton nom » (Ps 116, 12-13). Je t’offrirai le seul sacrifice qui te plaise : la louange et l’action de grâce parfaite de ton Fils unique Jésus-Christ. Il a pris chair de notre chair et est descendu dans notre mort afin de « nous ressusciter au dernier jour ». Mais dans son trop grand amour pour nous, il a voulu nous laisser le mémorial de son sacrifice rédempteur, afin que nous puissions dès à présent vivre de sa vie en nous unissant à lui, en mangeant sa chair et en buvant son sang eucharistique. Oui : « Son amour envers nous s’est montré le plus fort ; éternelle est la fidélité du Seigneur ! » (Ps 116) »


Abbé Philippe Link - Merci!

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Le Notre Père de Joseph

(Texte de Mgr Yvon Joseph Moreau)

Notre Père qui es aux cieux

Toi, l’Éternel, toi le Dieu trois fois saint,

tu as voulu que Marie, ma belle fiancée,

soit la mère de ton Fils Jésus

et tu les a confiés à la garde de l’humble ouvrier que je suis.

C’est vers toi, Père, que je tourne mes yeux,

pour apprendre de toi à devenir père en vérité.

Béni sois-tu et gloire à toi !


Que ton nom soit sanctifié

Ma façon la plus sûre de sanctifier ton nom, Père,

c’est de sanctifier le nom de ton Fils Jésus :

nom si grand et si beau que je ne puis le prononcer

sans que mon cœur ne se mette à genoux.

Père, mon profond désir,

c’est que ton Fils soit connu et aimé,

et que, par lui, ton nom de Père soit également connu et aimé.

Que tous les peuples reconnaissent en lui le Sauveur du monde

et qu’ils lui ouvrent leurs cœurs avec confiance,

comme je lui ai ouvert mes bras avec force et tendresse.


Que ton règne vienne

Marie l’a proclamé dans son magnifique chant de louange :

ton règne, Père, c’est ta miséricorde qui nous visite et nous relève.

Ton règne d’amour et de paix, ton Fils Jésus,

que j’ose aussi appeler mon Fils, s’y consacre totalement :

il l’annonce avec ardeur et le manifeste déjà

par sa compassion envers les blessés de la vie,

par son amour qui ne juge ni ne condamne,

par son appel au pardon et à la réconciliation.

Père, que ton règne parvienne à éclairer la vie de mes frères et sœurs

et qu’il ne cesse de renouveler mon espérance chaque jour.


Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel

Tu le sais, Père, ta volonté m’a profondément bouleversé

et elle m’a même dérouté :

je ne comprenais pas ce qui arrivait et j’ai douté.

J’avais un beau projet avec Marie,

mais voilà que tu es intervenu

et tu avais pour nous un projet encore plus beau et plus grand

que celui que nous avions formé ensemble.

J’ai finalement compris

que tu nous avais choisis, Marie et moi, parce que tu nous aimais

et que l’amour qui unissait nos deux cœurs

était le plus beau que tu avais trouvé.

Ta Parole de salut, méditée et priée dans le silence,

m’a conduit à cette découverte

et elle m’a fait consentir à ton plan de salut.

Puissent tous mes frères et sœurs le comprendre

et l’accueillir avec gratitude.


Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour

Père, tu sais tout le cœur que je mets à mon travail de charpentier,

afin de bien nourrir ma famille au jour le jour

et tu sais comment le pain pétri par Marie peut être délicieux.

Lorsqu’elle le sort du four, doré et bien cuit,

il a la bonne odeur et la douce chaleur de son amour ;

Jésus le savoure et lui trouve même un goût d’éternité !

Ce pain, je voudrais pouvoir l’offrir à tous les affamés de la terre,

car, toi, tu comptes sur nous pour multiplier le pain

qui nourrit les corps, sans oublier celui qui nourrit les cœurs.


Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés

Père, grâce à ta lumière et à ta force,

j’ai pu pardonner à l’aubergiste qui a refusé de nous accueillir,

alors que Marie était sur le point d’accoucher.

Même si c’était très difficile, j’ai aussi pardonné au roi Hérode,

lorsque Marie et moi avons dû fuir en Égypte

pour que l’enfant échappe à la violence meurtrière.

Ce choix du pardon, j’ai dû le refaire encore

lorsque j’entendais des paroles blessantes sur Marie ou Jésus.

Ton amour en moi a été plus fort que la haine

et il a préservé mon cœur de se durcir dans la rancune :

tu m’as fait le don d’une joie paisible

que je désire partager avec tous.


Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal

Elles sont nombreuses les tentations dont tu m’as préservé :

d’abord celle du doute, puis celle de la peur, oui de la peur,

en pensant à l’avenir de Jésus ton Fils et à sa mission de Sauveur.

Je pressens qu’il devra affronter l’opposition d’un grand nombre

et qu’il mènera une lutte à mort contre le mal qui défigure l’humanité.

C’est en pensant à lui et à toutes les personnes persécutées injustement,

que je te dis : délivre-nous du mal.

Oui, je le demande avec assurance :

délivre notre monde de tout mal, Père saint et très aimant.

AMEN !


+ Yvon Joseph Moreau

évêque émérite de Sainte-Anne

et moine au Val Notre-Dame

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«L'homme devient pleinement mature 
le jour où il est capable de donner sa vie 
pour une cause qui le dépasse.»
(Pape François / À propos des vocations)
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«C'est l'émerveillement qui nous relie à Dieu 
 qui fait jaillir en nous l'eau vive.»
(Maurice Zundel)
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«La miséricorde,
 c'est la deuxième chance qui permet tout.»
(Pierre Francoeur)
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Bonne journée!

Jean-Yves 


mercredi 21 avril 2021

« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel » / Le Jour de la Terre... / (353,453)

Bonjour!


Jeudi 22 avril 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel » (Jn 6, 44-51)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel,
dit le Seigneur ;
si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.
Alléluia. (Jn 6, 51)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
« Personne ne peut venir à moi,
si le Père qui m’a envoyé ne l’attire,
et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les prophètes :
Ils seront tous instruits par Dieu lui-même.
Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement
vient à moi.
Certes, personne n’a jamais vu le Père,
sinon celui qui vient de Dieu :
celui- là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis :
il a la vie éternelle, celui qui croit.
Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne,
et ils sont morts ;
mais le pain qui descend du ciel
est tel que celui qui en mange ne mourra pas.
Moi, je suis le pain vivant,
qui est descendu du ciel :
si quelqu’un mange de ce pain,
il vivra éternellement.
Le pain que je donnerai, c’est ma chair,
donnée pour la vie du monde. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La démarche de foi à laquelle notre Seigneur nous invite dans le discours du Pain de vie doit nous conduire à l’intelligence du don de Dieu. Dans les versets que la liturgie offre aujourd’hui à notre méditation, Jésus va aller jusqu’à l’extrême de la révélation du don en proposant son corps en nourriture.

Il commence d’abord par nous révéler que la vie éternelle dépend de la foi en ce qu’il est le Pain de vie : « Amen, Amen, je vous le dis : celui qui croit en moi a la vie éternelle. Moi, je suis le pain de vie. »

Pour expliciter ce que cela signifie, le Seigneur va alors confronter au pain de sa personne la manne mangée par les Pères au désert. La manne ne procura pas l’immortalité parce que tous dans le désert moururent, y compris Moïse, mais qui le mange, lui le Christ, ne mourra jamais : « Au désert, vos Pères ont mangé la manne et ils sont morts ; mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas ». Nous comprenons alors que cette foi en ce que le Verbe de Dieu fait chair est le Pain de vie consiste dans le fait de l’écouter et de le manger, lui, le pain céleste qui fait vivre éternellement.

L’action de manger indique l’intériorisation de la parole du Fils de Dieu et l’assimilation de sa personne dans une vie de foi très profonde. Manger le pain vivant qui est Jésus signifie faire sien la vérité du Christ, mieux la personne même du Christ qui est la vérité, c’est-à-dire la révélation pleine et parfaite du Père.

Au verset 51, Jésus ajoute un nouvel élément : « Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie ». Le pain de la vie c’est la chair de Jésus pour la vie du monde. Le pain du ciel c’est sa chair, c’est-à-dire sa personne sacrifiée dans sa passion et sur la croix pour le salut de l’humanité. Il y a donc une continuité entre l’incarnation, la mort sur la croix et le sacrement eucharistique.

Communier dans l’Eucharistie au corps du Christ c’est donc se laisser rendre présent au pied de la Croix où Jésus donna sa chair pour le salut du monde. Dans ce mouvement, la foi est essentielle puisque c’est elle seule qui nous permet de lever la contradiction apparente entre le fait de donner sa chair (c’est-à-dire mourir) et le fait de porter en cela la vie à l’humanité. Seule la foi peut nous faire percevoir cet extrême de la révélation du don de Dieu dans le sacrifice du Christ sur la Croix.

Seigneur, Jésus, en livrant ton corps pour nous au Père sur la Croix, tu as été rempli de sa vie et dans l’eau et le sang jailli de ton côté, tu nous l’as communiquée. A chaque Eucharistie, dans la lumière de ta résurrection et dans la force de ton Esprit, tu nous attires au pied de ta Croix. Donne-nous alors, à l’image de Marie ta mère et de Jean ton disciple bien-aimé, la grâce d’accueillir avec la même foi ce mystère de notre salut.


Abbé Philippe Link - Merci!

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 Le Jour de la Terre 

fut célébré pour la première fois le 22 avril 1970. 

Aujourd’hui, plus d’un milliard de personnes 

dans 193 pays passent à l’action chaque année 

dans le cadre du Jour de la Terre. 

Au fil des ans, le Jour de la Terre est devenu

 le mouvement participatif en environnement 

le plus important de la planète.

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Bonne journée!

Jean-Yves

mardi 20 avril 2021

« Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle » / (353,380)

Bonjour!



Mercredi 21 avril 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle » (Jn 6, 35-40)

Alléluia. Alléluia.
Celui qui voit le Fils et croit en lui
a la vie éternelle, dit le Seigneur ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Alléluia. (Jn 6, 40)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
« Moi, je suis le pain de la vie.
Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ;
celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
Mais je vous l’ai déjà dit :
vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas.
Tous ceux que me donne le Père
viendront jusqu’à moi ;
et celui qui vient à moi,
je ne vais pas le jeter dehors.
Car je suis descendu du ciel
pour faire non pas ma volonté,
mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé :
que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés,
mais que je les ressuscite au dernier jour.
Telle est la volonté de mon Père :
que celui qui voit le Fils et croit en lui
ait la vie éternelle ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Moi je suis le Pain de la vie », le pain qui nourrit chacun de nous selon ses besoins personnels et en même temps nous établit dans l’unité d’une même famille : « la famille de Dieu » (Eph 2, 19). C’est le Père lui-même qui « rompt le Pain », qui nous le livre pour qu’en lui nous ayons la vie en plénitude : celui qui, s’approchant de la table, « vient à Jésus », « n’aura plus jamais faim », car dans la foi, il pourra se rassasier sans cesse de sa présence.

Dans le cas de la nourriture ordinaire, nous assimilons le pain que nous mangeons, nous le transformons en nous : il devient notre propre substance. Dans le cas du Pain de vie, s’ajoute un élément nouveau : l’assimilation est réciproque. Ce n’est pas seulement nous qui incorporons le Pain, mais le Seigneur nous transforme également en lui. L’Evangile précise en effet : « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi » : le Père ne se contente pas de nourrir ses enfants, mais il les confie également à celui qui se désigne comme « le Pain de vie ».

Ce Pain peu ordinaire n’est donc pas un simple objet de transaction ; le Père le donne, mais il accueille également ceux que le Père lui confie et qui viennent à lui : « celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors ». S’il ne les jette pas dehors, c’est donc qu’il incorpore en lui ceux qui se nourrissent du Pain de vie, c’est-à-dire ceux qui s’unissent à lui dans la foi.

Les versets suivants développent cette mystérieuse « complicité » du Père et du Fils dans l’œuvre de notre salut. Le Père a l’initiative du don, car comme ce don consiste dans le partage de la vie divine, il ne peut procéder que de sa Source. Le Fils possède cette vie en plénitude ; c’est pourquoi c’est lui qui est envoyé : il est le don du Père dont il vient librement accomplir la volonté en livrant sa vie à ceux que le Père lui donne, afin de n’en perdre aucun. Car la volonté de son Père c’est que tout homme qui « voit » en Jésus « le Fils» et s’unit à lui dans la foi, obtienne la vie éternelle.

La survie au-delà du voile de la mort, n’est donc pas le fruit d’une puissance naturelle que l’âme posséderait en elle-même, mais résulte exclusivement de la participation à la résurrection de celui qui s’est uni à notre chair mortelle pour nous donner part à sa vie immortelle.

« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive, celui qui croit en moi » (Jn 7, 37-38), et « il n’aura plus jamais soif ». L’évangéliste ajoute : « Il parlait de l’Esprit Saint que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui » (Jn 7, 39). La très sainte humanité de Jésus est l’amphore sacrée dans laquelle le Père nous offre sa propre vie, c’est-à-dire l’Eau vive de l’Esprit. « Celui qui a soif, qu’il approche. Celui qui le désire, qu’il boive l’eau de la vie, gratuitement » (Ap 22, 17).


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Dieu révèle ce qu'il est par ce qu'il fait.»

(François Varillon)

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«Je ne sais pas si je choisis toujours le chemin juste, 

mais je sais que la vie, elle, sait comment m'y ramener.»

(Denise Germain)

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«Que sera demain? Il sera ce que nous en ferons. 

À chaque instant, nous inventons le monde. 

L'histoire n'est pas un chemin tracé d'avance: 

elle se cherche, se crée, se construit par nous, avec nous, à travers nous.

C'est ce qui la rend si passionnante.»

(Henri Boulad)

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Bonne journée!

Jean-Yves