mercredi 26 mai 2021

« Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »/ (356,566)

Bonjour!

Jeudi 27 mai 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Rabbouni, que je retrouve la vue ! » (Mc 10, 46b-52)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
Alléluia. (Jn 8, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
tandis que Jésus sortait de Jéricho
avec ses disciples et une foule nombreuse,
le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait,
était assis au bord du chemin.
Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth,
il se mit à crier :
« Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »
Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire,
mais il criait de plus belle :
« Fils de David, prends pitié de moi ! »
Jésus s’arrête et dit :
« Appelez-le. »
On appelle donc l’aveugle, et on lui dit :
« Confiance, lève-toi ;
il t’appelle. »
L’aveugle jeta son manteau,
bondit et courut vers Jésus.
Prenant la parole, Jésus lui dit :
« Que veux-tu que je fasse pour toi ? »
L’aveugle lui dit :
« Rabbouni, que je retrouve la vue ! »
Et Jésus lui dit :
« Va, ta foi t’a sauvé. »
Aussitôt l’homme retrouva la vue,
et il suivait Jésus sur le chemin.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Aveugle mais pas muet ! Bartimée a de la voix. Et de l’oreille. Quand il entend Jésus passer, il crie vers lui, il implore sa pitié avec tant de conviction qu’on cherche à le faire taire. Mais lui qui doit compter en tout sur les autres comprend qu’il n’est plus l’heure de s’en remettre aux autres, il n’est plus l’heure de se laisser faire. Son cœur le guide. Il appelle de plus belle, il crie vers le « fils de David », il désigne Jésus comme le messie.

Jésus entend son cri. Évidemment. Qui ne l’entend pas ? « Confiance, lève-toi, il t’appelle ». Bartimée s’élance. Cette invitation lui suffit, elle est le signal que reconnaît son cœur. Sa souffrance et sa solitude ont été ses éducatrices, nul besoin d’un « va, vends tout ce que tu as » : il jette son manteau de lui-même. Il renonce à ce qui faisait son identité. Il abandonne sa carapace, ses protections, ce qui l’abritait du froid de la nuit et du regard des hommes. Il se montre vulnérable et marche, lui l’aveugle, vers Jésus.

Cet élan ne peut que toucher le Seigneur. Mais Jésus entend qu’il recouvre pleinement sa dignité. Il lui demande donc d’exprimer ce qu’il souhaite. « Seigneur que je voie ! », c’est-à-dire : « Seigneur, que je te voie clairement ; Seigneur, que je voie l’essentiel ; Seigneur-Dieu, tu m’as donné des yeux pour que je puisse voir Dieu en personne, fais que cela se réalise dès maintenant ! ». L’homme, debout et parlant, est donc sauvé par la foi qu’il a mise en Jésus.

Seigneur, ouvre nos yeux ! Que nous sachions voir les moindres indices de ton action dans nos quotidiens et les plus grands miracles qui manifestent ta présence parmi nous, comme l’eucharistie. Alors nous verrons clair pour te suivre sur le chemin du bonheur.


Abbé Philippe Link / Merci!


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Prière à saint Joseph

Je vous salue Joseph

Vous que la grâce divine a comblé.
Le sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux.
Vous êtes béni entre tous les hommes,
et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse, est béni.
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu,
priez pour nous, dans nos soucis de famille,
 de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours,
et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.”
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Sculpture à Saint-Jean-Port-Joli

Parc des Trois-Bérets

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« L'honnêteté, la sincérité, la simplicité, l'humilité, la générosité,

 l'absence de vanité, la capacité à servir les autres 

- qualités à la portée de toutes les âmes - 

sont les véritables fondations de notre vie spirituelle. » 

(Nelson Mandela)


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Bonne journée!

Jean-Yves 

mardi 25 mai 2021

« Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré » / Quelques pensées pour notre vie spirituelle... / (356,488)

 Bonjour!



Mercredi 26 mai 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré » (Mc 10, 32-45)

Alléluia. Alléluia.
Le Fils de l’homme est venu pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude.
Alléluia. (cf. Mt 10, 45)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
les disciples étaient en route pour monter à Jérusalem ;
Jésus marchait devant eux ;
ils étaient saisis de frayeur,
et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte.
Prenant de nouveau les Douze auprès de lui,
il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver :
« Voici que nous montons à Jérusalem.
Le Fils de l’homme sera livré
aux grands prêtres et aux scribes ;
ils le condamneront à mort,
ils le livreront aux nations païennes,
qui se moqueront de lui, cracheront sur lui,
le flagelleront et le tueront,
et trois jours après, il ressuscitera. »

Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée,
s’approchent de Jésus et lui disent :
« Maître, ce que nous allons te demander,
nous voudrions que tu le fasses pour nous. »
Il leur dit :
« Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »
Ils lui répondirent :
« Donne-nous de siéger,
l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,
dans ta gloire. »
Jésus leur dit :
« Vous ne savez pas ce que vous demandez.
Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire,
être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? »
Ils lui dirent :
« Nous le pouvons. »
Jésus leur dit :
« La coupe que je vais boire, vous la boirez ;
et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.
Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche,
ce n’est pas à moi de l’accorder ;
il y a ceux pour qui cela est préparé. »

Les dix autres, qui avaient entendu,
se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.
Jésus les appela et leur dit :
« Vous le savez :
ceux que l’on regarde comme chefs des nations
les commandent en maîtres ;
les grands leur font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi.
Celui qui veut devenir grand parmi vous
sera votre serviteur.
Celui qui veut être parmi vous le premier
sera l’esclave de tous :
car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,
mais pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Pour la troisième fois, Jésus met devant les yeux de ceux qui le suivent les souffrances qui l’attendent. Et une fois encore, cette annonce par Jésus de sa Passion est suivie d’une incompréhension de la part des disciples.

Pour beaucoup, il ne faisait aucun doute que ce Jésus, issu de la lignée de David, puissant en actes et en paroles, était le Messie sauveur qui allait bouter l’envahisseur romain dehors et rétablir la royauté en Israël. Dès lors, quel honneur et quel avantage de pouvoir figurer parmi ses ministres. On comprend mieux la demande de Jacques et Jean : « Accorde-nous de siéger, l’un à ta droite, l’autre à ta gauche, dans ta gloire » !

Jésus ne semble pas heurté par cette requête. Il ne lui oppose aucune fin de non-recevoir. Il répond simplement : « Vous ne savez pas ce que vous demandez », autrement dit, vous ignorez quel est le véritable désir qui vous habite et qui ne peut vous apparaître que de façon déformée.

Selon sa pédagogie habituelle, Jésus va essayer d’éclairer la demande de ses interlocuteurs pour les amener à la préciser et à la corriger, pédagogie qui consiste à partir des désirs humains mal orientés pour les purifier et les rectifier.

Ici, la fin visée par le désir n’est pas mauvaise en soi. Il est légitime de vouloir demeurer dans la proximité du Maître et de participer à sa gloire. C’est bien pour cela que Jésus ne trouve rien à redire à cette demande. Mais il va distinguer la finalité de cette requête et la manière d’y parvenir.

« Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire, recevoir le baptême dans lequel je vais être plongé ? » Le moyen pour parvenir à la proximité la plus intime avec Jésus est caché derrière cette question : boire à la coupe que le Maître lui-même boira. Boire à la coupe de sa Passion, communier à lui jusqu’au cœur de ses souffrances, être baptisé dans sa mort pour ressusciter ensuite. Jésus veut amener ses apôtres à découvrir que c’est là l’unique moyen pour vivre dans l’intimité la plus profonde avec lui.

Il confirme d’ailleurs leur capacité à saisir ce moyen même s’ils ne sont pas encore conscients de ce que cela représente : « Ma coupe, vous y boirez ; et le baptême dans lequel je vais être plongé, vous le recevrez. Quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m’appartient pas de l’accorder, il y a ceux pour qui ses places sont préparées par mon Père. ». Là encore, Jésus part du désir de ses apôtres pour les conduire plus loin en dissociant immédiatement la participation indispensable à ses souffrances pour prétendre à une quelconque proximité avec lui de la réalisation de cette demande.

Certes, pour accéder au Royaume il faut passer par la croix mais la répartition des places revient au Père en personne. L’enjeu ici pour Jacques et Jean est de comprendre que la réalisation de leur désir doit se soumettre au désir du Père du Fils unique. Chacun de nos désirs doit se découvrir dans sa réalisation dépendant de la volonté du Père. C’est d’ailleurs ce qui nous permet de sortir de tout égocentrisme.

Mais le désir ici est un désir bien particulier, un désir fondamental : celui de vivre dans l’intimité du Fils et partant dans celle du Père. Il s’agit donc de reconnaître que pour accéder auprès de Père, la première condition est celle de se reconnaître dépendant de lui. Demeurer auprès de Dieu est d’abord un don de Dieu. « Dieu le premier nous a aimé », comme le dira plus tard saint Jean dans une de ses épîtres.

L’indignation des dix autres apôtres face à la demande de Jacques et de Jean ne parvient pas à masquer leur propre envie et les pensées secrètes qui habitent leurs cœurs. Jésus va alors rebondir sur leur réaction pour leur enseigner ce que signifie véritablement siéger à ses côtés, autrement dit prétendre aux premières places dans le Royaume.

Si Jésus n’a pas condamné la demande de Jacques et Jean c’est qu’il reconnaît une légitimité à partager sa gloire. Mais la manière d’entendre cela va dépendre du point de vue duquel on se place. Du point de vue du monde, cela signifie « commander en maître » nous précise Jésus, autrement dit asseoir son pouvoir en se faisant servir par les autres dans une recherche narcissique au service de son moi. Dans la logique du Royaume, être « grand » et être « le premier » signifie exactement l’inverse à savoir se mettre au service d’autrui dans le désintéressement le plus total : « le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Jésus nous place ici devant deux logiques : celle du pouvoir qui se sert et qui dispense de servir et celle du service qui conduit à se sentir responsable et solidaire de chacun. La première est une logique de la violence qui poussée au bout conduit à condamner l’innocent. La seconde ira jusqu’à se servir paradoxalement de la première pour affirmer la suprématie de la logique du don lorsque l’Innocent, condamné injustement, acceptera et choisira de donner jusqu’à sa vie pour chacun.

Seigneur Jésus, aide-nous à nous engager à ta suite sur ce chemin du service qui conduit à la vie et à renoncer au chemin du pouvoir selon l’esprit du monde qui conduit à la mort. Puissions-nous répondre positivement à l’invitation que tu nous adresses par ces mots de l’Ecriture : « Choisis donc la vie, pour que toi et ta postérité vous viviez, aimant le Seigneur ton Dieu, écoutant sa voix et t’attachant à lui ; car là est ta vie ».


Abbé Philippe Link / Merci!

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Basilique Notre-Dame-du-Cap
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«Prier ne changera pas le cours de ma journée; 
mais mon regard sur la journée lui, peut changer.»
(Élizabeth Marshall)
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«Lorsque j'ose prendre un nouveau chemin,
 chacun des pas que j'y fais me conduit plus loin 
et m'aide ainsi à grandir.»
(François Gervais)
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«Si vous cherchez le bonheur,
 il y a peu de chances que vous le trouviez. 
Ce qu'il faut chercher, c'est l'amour. 
La conséquence de l'amour , c'est la joie.»
(François Varillon)
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«Vous êtes libres non pas d'une liberté 
qui fait n'importe quoi,
 mais d'une liberté qui cherche le meilleur.»
(François Varillon)
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«Je sais que dans la nuit
 veille l'archange de l'amour et de la foi.»
(René Pageau)
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«Le véritable Dieu de notre vie 
est celui qui donne sens à notre agir.»
(Guylain Prince)
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«Dieu peut prendre n'importe quoi qui t'arrive 
et te faire grandir dans la vie spirituelle, 
si tu peux juste avoir la bonne attitude.»
(Guy Gosselin)
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Bonne journée!

Jean-Yves 

lundi 24 mai 2021

« Beaucoup de premiers seront derniers et les derniers seront premiers » / (356,430)

Note: Sur ce site, 3071 messages sont maintenant disponibles.

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 Bonjour!

Mardi 25 mai 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Vous recevrez, en ce temps déjà, le centuple, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle » (Mc 10, 28-31)

Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Pierre se mit à dire à Jésus :
« Voici que nous avons tout quitté
pour te suivre. »
Jésus déclara :
« Amen, je vous le dis :
nul n’aura quitté,
à cause de moi et de l’Évangile,
une maison, des frères, des sœurs,
une mère, un père, des enfants ou une terre
sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple :
maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres,
avec des persécutions,
et, dans le monde à venir,
la vie éternelle.
Beaucoup de premiers seront derniers,
et les derniers seront les premiers. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Face à l’exigence d’abandonner tous ses biens pour recevoir en partage la vie éternelle, le jeune homme riche vient de s’en aller. Pierre se tourne alors vers Jésus : « Voici que nous, nous avons tout laissé et nous t’avons suivi ». Autrement dit : ‘Seigneur, pour nous, la vie éternelle est assurée puisque nous avons renoncé à tout ce que nous possédions pour te suivre !’

Il est vrai que pour s’engager à la suite de Jésus les premiers disciples ont consenti à un véritable détachement d’avec leur milieu familial et professionnel. Mais, la vie éternelle est un don, une grâce. Pour l’obtenir, il ne s’agit donc pas d’accomplir des choses extraordinaires mais de recevoir et d’accepter tout ce qui est donné.

Jésus le montre bien lorsqu’en réponse au détachement, il promet de donner exactement les mêmes choses et, qui plus est, au centuple : « En vérité, je vous le dis, nul n’aura laissé maison, frères, sœurs, mère, père, enfants ou champs à cause de moi et à cause de l’évangile, qui ne reçoive le centuple dès maintenant, au temps présent, en maison, frères, sœurs, mères, enfants et champs, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle ».

S’agirait-il de laisser tout ce que nous possédons, les personnes qui nous sont les plus chères, pour les recevoir du Seigneur dans le cadre de nouvelles relations, transformées par sa grâce ?

En fait, ce qui nous prive de la vie éternelle ce ne sont pas tant nos biens que les relations que nous entretenons à leur égard. Trop souvent, nous croyons qu’ils sont le fruit de notre seul mérite et que nous avons des droits sur eux alors qu’ils sont d’abord et avant tout un don de Dieu.

Entrer dans un tel détachement « à cause de Jésus et de l’évangile » ne pourra être perçu que comme une provocation par un monde trop lié à lui-même, trop replié sur lui-même. Sa réaction ? La persécution qui pour Jésus n’est pas de l’ordre de la possibilité mais bien de la réalité. La persécution nous permettra de vérifier notre fidélité dans notre marche à la suite du Christ. Dans ce contexte, elle ne se présentera pas comme un obstacle mais comme le lieu où nous pourrons éprouver de façon anticipée la puissance transformante de la Résurrection qui nous donne part à la vie même de Dieu.

Suivre Jésus, provoque un renversement des valeurs qui conduit au détachement du monde et débouche sur des persécutions. Mais cela donne aussi d’entrer dès ici-bas dans le Royaume de Dieu dont on ne s’empare pas à la force du poignet. Les derniers mots de Jésus dans notre péricope le rappellent comme pour insister : « Beaucoup de premiers seront derniers et les derniers seront premiers ».

 Seigneur, ne permets pas que l’héritage que tu nous réserves nous échappe à cause d’un attachement désordonné aux biens de ce monde qui passe ou par la peur des épreuves destinées à purifier notre foi. Mais accorde-nous, tout au long de notre route ici-bas, de garder les yeux fixés sur toi qui est à l’origine et au terme de notre foi, afin de te saisir, toi l’objet de la promesse, comme nous avons nous-mêmes été saisi par toi (cf. Ph 3, 12-14).


Abbé Philippe Link / Merci!

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Chant à Marie

Vierge de lumière, tu es le sourire
D’un Dieu qui nous aime, O Notre Dame

Vierge de lumière toute remplie de grâce
Dieu vers Toi se penche, il t’a choisie avec amour.

Vierge de lumière, tu as donné aux hommes
Le Sauveur du monde : Il a pris chair en notre chair.

Vierge de lumière, mère de tous les peuples
Mère de l’Eglise, Temple de Dieu, réjouis-toi !

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Bonne journée!

Jean-Yves 

dimanche 23 mai 2021

Marie, Mère de l'Église / « Voici ton fils. Voici ta mère » / (356,357)

 Bonjour!

Lundi 24 mai 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Voici ton fils. Voici ta mère » (19, 25-34)

Alléluia. Alléluia.
Heureuse Vierge Marie
tu as enfanté le Seigneur !
Bienheureuse Mère de l’Église,
tu fais brûler en nous l’Esprit
de ton Fils Jésus, le Christ.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
  près de la croix de Jésus se tenaient sa mère
et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas,
et Marie Madeleine.
  Jésus, voyant sa mère,
et près d’elle le disciple qu’il aimait,
dit à sa mère :
« Femme, voici ton fils. »
  Puis il dit au disciple :
« Voici ta mère. »
Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
  Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé,
pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout,
Jésus dit :
« J’ai soif. »
  Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée.
On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre
à une branche d’hysope,
et on l’approcha de sa bouche.
  Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit :
« Tout est accompli. »
Puis, inclinant la tête,
il remit l’esprit.
  Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi),
il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat,
d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque.
Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps
après leur avoir brisé les jambes.
  Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier,
puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
  Quand ils arrivèrent à Jésus,
voyant qu’il était déjà mort,
ils ne lui brisèrent pas les jambes,
  mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ;
et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.

          – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Du cœur de son lieu de souffrance, Jésus adresse à sa mère une parole d’espérance : « Femme, voici ton Fils ». Marie reçoit un nouveau fils, une nouvelle descendance, une nouvelle espérance, une vie nouvelle. Quant au disciple, il reçoit une parole qui l’engendre à nouveau : « Voici ta mère » (Jn 19,27). Ainsi est fondée la communauté, dont Marie est la mère, une communauté de disciples aimés et aimants.

Dans ce texte, Marie est d’abord présentée comme mère. Alors qu’elle est sur le point de perdre son fils unique, et donc sur le point de perdre sa qualité de mère, qui donne la vie, Jésus lui dit : « Femme, voici ton Fils ». Donc Marie retrouve une nouvelle qualité de mère, par rapport au disciple bien-aimé.

Remarquons aussi que ce disciple ne porte pas de nom. On dit souvent : c’est saint Jean. Mais cela n’est écrit nulle part. En fait, il ne porte pas de nom, parce que ce disciple représente chacun d’entre nous. Chacun de nous est un disciple bien-aimé, qui reçoit Marie pour mère. Chaque disciple trouve en Marie une mère, c’est-à-dire une personne qui lui donne vie. Si Marie est une mère pour nous, cela signifie que nous remplaçons Jésus, son fils, auprès d’elle ; nous devenons des nouveaux Jésus pour Marie ! Si nous avons Marie pour mère, nous avons donc Jésus pour frère.

Voilà la mission de Marie : elle fait de nous des nouveaux Jésus, des frères jumeaux de Jésus. Le disciple bien-aimé devient un frère de Jésus, qui remplace Jésus auprès de Marie. La mission de Marie, c’est de transformer des disciples, c’est-à-dire des élèves, des inférieurs, en frères, c’est-à-dire en égaux. Ainsi Marie est-elle la nouvelle Ève, non seulement comme femme, mais comme mère de l’humanité. Si la première Ève avait engendré deux fils, Caïn et Abel, elle avait connu l’épreuve avec ses enfants : car le premier est devenu un criminel, Caïn, qui a tué Abel, son frère, dont le nom signifie justement « fils ». Tandis que Marie, qui a connu l’épreuve avec la mort de son fils Jésus, se découvre mère d’une multitude grâce à Jésus, qui fait d’elle la mère de ses disciples et qui crée autour d’elle une famille de frères et sœurs, tous égaux entre eux et tous semblables à lui, Jésus. Là où, avec Ève, il y avait eu échec de la famille et assassinat, ici, avec Jésus, il y a fondation d’une nouvelle famille et source de vie et d’amour.

La mémoire de Marie, Mère de l’Église, nous permet de mieux faire le lien entre l’Église primitive, avec les disciples accompagnés de Marie, et l’Église actuelle, dont Marie est la mère aujourd’hui. C’est vraiment l’actualisation de la Pentecôte que cette fête nous permet de vivre. Qui plus est, cette fête nous invite à renforcer le sens maternel de notre Église, dont le monde a grand besoin, et à ne pas voir l’Église d’abord comme une institution. Se sentir proche d’une mère est le propre de tout être humain. L’Église incarne cette maternité vécue, en développant la fraternité dans ses communautés. C’est donc un stimulus pour chaque communauté que de vivre intensément cette nouvelle fête et de la rayonner.

Que Marie nous protège et nous guide dans ce monde, souvent très secoué, et qu’elle soit plus que jamais la Vierge des pauvres et la Mère de l’Église !


Abbé Philippe Link / Merci!

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Église Notre-Dame-des-Victoires - Québec
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Aujourd'hui, au Québec, 
c'est la Journée nationale des Patriotes.
C'est une journée fériée.
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Et, au Kamouraska, nous passons de la zone rouge foncée à la zone rouge...
Il y aura un peu plus de libertés.
Dans les célébrations religieuses, nous passerons de 25  à 100 personnes...
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Photo: 
Robert Latendresse et Julie Dubé  
Merci!
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Bonne journée!

Jean-Yves 


samedi 22 mai 2021

« L’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité tout entière » / (356,290)

 Bonjour!

Dimanche 23 mai 2021



Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...

ÉVANGILE

« L’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité tout entière » (Jn 15, 26-27 ; 16, 12-15)

Alléluia. Alléluia.
Viens, Esprit Saint !
Emplis le cœur de tes fidèles !
Allume en eux le feu de ton amour !
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Quand viendra le Défenseur,
que je vous enverrai d’auprès du Père,
lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père,
il rendra témoignage en ma faveur.
Et vous aussi, vous allez rendre témoignage,
car vous êtes avec moi depuis le commencement.

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,
mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.
Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,
il vous conduira dans la vérité tout entière.
En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même :
mais ce qu’il aura entendu, il le dira ;
et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Lui me glorifiera,
car il recevra ce qui vient de moi
pour vous le faire connaître.
Tout ce que possède le Père est à moi ;
voilà pourquoi je vous ai dit :
L’Esprit reçoit ce qui vient de moi
pour vous le faire connaître. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Le Feu de l’Amour divin a embrasé les apôtres au Cénacle, les poussant d’emblée à sortir pour proclamer les merveilles de la divine Miséricorde.

C’est ce même Feu que nous demandons et recevons en ce jour, un Feu dont nous avons tellement besoin pour que toutes nos peurs, toutes nos résistances, soient consumées, et que notre vie se mette à proclamer la tendresse de Dieu à notre monde malade. C’est un Feu puissant. C’est le Feu de Dieu. C’est le Feu qui transforme notre vie en mission. Une fois accueilli, nous continuons sans doute à mener nos mêmes activités familiales, sociales ou professionnelles, mais nous les vivons différemment. Tout devient mission. Nous ne pouvons plus perdre notre temps : tout est orienté par le désir d’aimer Jésus, et de le faire aimer.

Notre vie devient un buisson ardent ! Buisson parce que nous restons pauvres et vulnérables comme un buisson en terre aride ; mais Buisson ardent parce que le Feu de l’Amour nous donne le désir inextinguible d’aimer. Il nous brûle du désir de donner notre vie, de la perdre pour que les autres aient la vie.

Jésus donne l’Esprit Saint promis par le Père qui est l’Amour divin en personne, l’amour sanctifiant, l’amour vivifiant, faisant de ceux qui L’accueillent des créatures nouvelles, des enfants du Royaume, des fils et des filles de Dieu rendus aptes par son Esprit à étendre son Règne comme de nouveaux Christs, ou mieux, comme le Christ Lui-même présent en ses membres vivants.

De fait, quelle est la première expérience que font les douze apôtres au jour de Pentecôte ? Ils voient leurs cœurs s’élargir aux dimensions du monde entier. Les langues, énumérées par l’auteur des Actes tracent les frontières de l’Empire romain d’alors. C’est le monde entier qui, soudain, entre dans le cœur des hommes de Galilée. Impossible de garder pour eux, impossible de garder pour leur peuple, les richesses du cœur du Christ !

Et les voici qui, libérés de toute peur, deviennent des témoins incroyablement audacieux du Christ vivant. Les grandes mains du Christ de Gloire ont envoyé sur eux l’Esprit et les voici déjà en route au souffle de l’Esprit.

Voilà la merveille de ce Feu qui dérange nos vies… Non ! Qui bouleverse nos vies ! Laissons-nous déranger ! Laissons-nous bouleverser ! Notre vie chrétienne doit prendre feu pour ne pas s’éteindre inondée par les eaux trompeuses de la culture de mort dans laquelle nous baignons.

L’Esprit s’offre à nous et c’est une grande merveille ! L’Esprit Saint qui est Dieu, habite dans la pauvre créature que je suis, que tu es. Mais il demande que nous lui fassions de la place, que nous le laissions nous aimer, nous animer.

Dieu n’est pas avare de ses dons en notre temps. L’Esprit Saint se manifeste avec une force et une tendresse étonnante. Nous ne sommes pas abandonnés, mais bien choyés. Cependant, il nous appartient de dire « oui » à l’effusion de l’Esprit, à ce Feu qui transforme notre vie en mission. Et que nous demande pour cela l’Esprit ? Simplement notre silence. Il attend et désire notre silence pour devenir la Lumière et la Joie de notre vie.

Que viennent sur nous, sur le monde, une nouvelle effusion de l’Esprit, une nouvelle Pentecôte d’Amour pour que, par nous, par notre vie, notre prière, notre souffrance, de nombreuses âmes trouvent le chemin du Ciel, parce que le désir de Dieu est que tous soient sauvés, que tous connaissent les profondeurs de son Amour.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

vendredi 21 mai 2021

« C’est ce disciple qui a écrit ces choses ; son témoignage est vrai » / 18 mai: Mgr Goudreault - 30 ans d'ordination. / (356,168)

 Bonjour!

Samedi 22 mai 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« C’est ce disciple qui a écrit ces choses ; son témoignage est vrai » (Jn 21, 20-25)

Alléluia. Alléluia.
Je vous enverrai l’Esprit de vérité, dit le Seigneur ;
il vous conduira dans la vérité tout entière.
Alléluia. (cf. Jn 16, 7.13)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus venait de dire à Pierre : « Suis-moi. »
S’étant retourné, Pierre aperçoit, marchant à leur suite,
le disciple que Jésus aimait.
C’est lui qui, pendant le repas,
s’était penché sur la poitrine de Jésus
pour lui dire :
« Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? »
Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus :
« Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? »
Jésus lui répond :
« Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne,
que t’importe ?
Toi, suis-moi. »
Le bruit courut donc parmi les frères
que ce disciple ne mourrait pas.
Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas,
mais :
« Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne,
que t’importe ? »

C’est ce disciple qui témoigne de ces choses
et qui les a écrites,
et nous savons que son témoignage est vrai.
Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ;
et s’il fallait écrire chacune d’elles,
je pense que le monde entier ne suffirait pas
pour contenir les livres que l’on écrirait.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Pierre a compris l’allusion à peine voilée de Jésus au martyr par lequel il glorifierait Dieu, en donnant lui aussi sa vie pour ses amis. Dans le silence qui suit cette révélation, l’attention de Pierre est attirée par le crissement des galets, sous les pas de quelqu’un qui s’approche. Se retournant, il « aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait ». Discrètement celui-ci s’est détaché du groupe des Apôtres pour se rapprocher du Maître, tout en restant à une distance respectueuse pour ne pas être indiscret. Il ne cherche pas à se mêler à la conversation entre Pierre et Jésus, mais son amour pour le Seigneur l’attire à lui : « l’ami de l’Epoux se tient là, il entend la voix de l’Epoux, et il en est tout joyeux. C’est sa joie et il en est comblé » (Jn 3, 29). Par le fait même, tout en marchant « à la suite de Jésus », il marche également derrière celui que son Maître a placé à la tête du collège apostolique.

Le voyant, Pierre prend conscience que c’est plutôt à ce disciple que devrait revenir la responsabilité dans laquelle il vient d’être confirmé, et l’honneur de verser son sang en témoignage. N’est-il pas le seul Apôtre qui soit resté fidèle et qui ait suivi le Maître jusqu’à la Croix ? « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? » La parole énigmatique de Jésus – « Est-ce ton affaire ? » – doit s’entendre comme un refus de satisfaire la curiosité de Pierre. 

Tout appel s’enracine dans la relation personnelle, unique, que le Seigneur entretient avec chaque disciple en particulier. Certains aspects de notre vocation appartiennent certes à la « sphère publique », puisque c’est toujours au service du bien commun que nous sommes envoyés ; mais il nous faut aussi respecter le mystère de cette relation d’amour – nécessairement personnelle – qui relie chacun de nous et de nos frères à l’unique Epoux de nos âmes. La curiosité dans ce domaine est déplacée : la « transparence » fraternelle ne signifie pas « déballage » du for interne, voyeurisme ou exhibitionnisme spirituel ; il nous faut apprendre à respecter le « secret du Roi », autant dans nos vies que dans celle des autres.

« Si je veux qu’il reste jusqu’à ce que je vienne ? » Comment comprendre cette Parole ? « Jusqu’à ce que je vienne » à la fin des temps, c’est-à-dire à la Parousie ? L’évangéliste récuse explicitement cette interprétation, qui impliquerait que « le disciple ne mourrait pas ». Il faut sans doute lire bien plus simplement : « jusqu’à ce que je vienne le prendre avec moi dans la définitivité du Royaume, de l’autre côté de la mort ». En vertu du pouvoir qu’il a acquis par sa résurrection, Notre-Seigneur définit la mort comme notre rencontre avec lui, le Vivant, qui vient nous chercher pour nous introduire dans la vie définitive.

Pour nous préparer à cette ultime traversée vers l’autre rivage, appuyés sur le bras de l’Epoux, il nous faut obéir à la volonté du Seigneur : « Je veux qu’il demeure ». Dans le quatrième évangile, ce verbe décrit l’attitude du disciple, qui tend à mettre en pratique le précepte de Jésus : « Demeurez en moi comme moi je demeure en vous » (Jn 15, 4). Notre-Seigneur nous invite à nous unir à lui par une foi vivante, afin de ne pas être pris à l’improviste lorsqu’il viendra nous chercher. Restons en tenue de service, et gardons nos lampes allumées. 

Soyons « comme des gens qui attendent leur Maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le Maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller : il prendra la tenue de service, les fera passer à table, et les servira chacun à son tour. » Nous aussi, « tenons-nous prêts : c’est à l’heure où nous n’y penserons pas que le Fils de l’homme viendra » (Lc 12, 37-40).

En attendant sa venue, nous savons ce que nous avons à faire : parler de Jésus, dans la force de l’Esprit.

Seigneur nous envions tous les disciples de la première heure, qui t’ont vu, entendu, qui ont mangé avec toi ; que tu as soutenus au moment du doute, que tu as réconfortés devant l’épreuve, que tu as rassemblés après leur trahison. Il ne faudrait pourtant pas que cette nostalgie nous fasse oublier que ces récits ne nous sont pas seulement donnés à méditer pour faire mémoire des temps fondateurs, mais aussi et surtout pour nous rappeler que tu demeures auprès de nous dans la même proximité et la même disponibilité. Que l’Esprit Saint dans lequel nous allons être bientôt renouvelés nous fasse découvrir ta présence au cœur de nos vies, toi qui nous a promis d’“être avec nous, tous les jours, jusqu’à la fin du monde” (Mt 28, 20).


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Même un voyage de dix mille lieux 

commence par un premier pas.»

(Proverbe chinois)

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«Il n'y a pas de décisions à froid:

 lorsque nous faisons un choix,

 il vient de l'intérieur de nous

 sans que nous nous en rendions compte; 

c'est un processus  très rapide 

qui met en vrille

 tout le monde bariolé des émotions.»

(Francesco Châtel)

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30 ans d'ordination presbytérale
pour Mgr Pierre Goudreault.
Toutes nos félicitations!
Heureux de t'avoir avec nous!


Bonne journée!

Jean-Yves