vendredi 23 septembre 2022

« Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. Les disciples avaient peur de l’interroger sur cette parole » / (390,814)

 Bonjour!

Samedi 24 septembre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. Les disciples avaient peur de l’interroger sur cette parole » (Lc 9, 43b-45)

Alléluia. Alléluia.
Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;
il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    comme tout le monde était dans l’admiration
devant tout ce qu’il faisait,
Jésus dit à ses disciples :
    « Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant :
le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. »
    Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole,
elle leur était voilée,
si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens,
et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Rebondissant sur la confession de foi de Saint Pierre, Jésus avait essayé une première fois d’annoncer sa Passion désormais proche ; mais en vain : le premier des Apôtres n’avait pas pu entendre cette prophétie qui n’entrait pas dans ses vues sur les conditions de l’avènement du Règne de son Maître. 

Entre la première et la seconde annonce que nous venons d’entendre, se situent la Transfiguration et la libération-guérison d’un enfant possédé. D’une part une confirmation par le Père de l’identité profonde de Jésus : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai élu, écoutez-le » (9, 36) ; de l’autre une guérison suivie d’un geste symbolique : « Jésus menaça l’esprit impur, il guérit l’enfant et le remit à son père » (9, 43).

L’inclusion de ces épisodes entre les deux annonces de la Passion du Fils de l’homme, nous invite à établir un lien étroit entre les événements relatés et la Pâque de Notre-Seigneur : par sa Passion victorieuse, Jésus va nous arracher à l’emprise de l’ennemi qui nous tient en son pouvoir, et nous remettre à son Père afin qu’il soit aussi notre Père.

Dieu désire faire de nous ses enfants : tel est le cœur de la Bonne Nouvelle ; et c’est pour réaliser ce dessein de salut qu’il a envoyé son Fils unique, car lui seul est « digne de prendre le livre et d’en ouvrir le sceau » (Ap 5, 2). Or, comment a-t-il « remporté la victoire, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David » (Ap 5, 5) ? Ni par puissance, ni par force, mais par la folie de la Croix (1 Co 1,18). C’est par son immolation que l’Agneau triomphe ; c’est par l’effusion de son sang qu’il « rachète pour Dieu des hommes de toute tribu, langue, peuple et nation » (Ap 5, 9).

Voilà ce que nous avons « à bien nous mettre en tête nous aussi : le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes » pour triompher de la violence aveugle par sa patience et sa douceur ; pour tuer la haine par le glaive de l’amour et de la miséricorde. Si nous voulons travailler et nous mettre en peine avec Jésus pour le salut du monde, il nous faut réentendre ce qu’il vient de dire à ses proches quelques versets plus haut : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même et prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive » (Lc 9, 23).

« Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles, elles restaient voilées pour eux ». Ils ne pouvaient pas envisager que le Messie se fasse proche de l’homme au point de s’en rendre solidaire dans la souffrance et la mort. Le pouvons-nous davantage de nos jours ? Un Dieu qui s’humilie à ce point entre-t-il dans nos vues sur ce que devrait être sa toute-puissance ? Pourtant que vaudrait pour nous l’amour de Dieu s’il était incapable de nous arracher à la tombe ? Et comment nous en arracherait-il sans y descendre ? Certes nous pouvons adhérer rationnellement à cette explication. et néanmoins, nous aussi, « nous avons peur d’interroger le Maître sur ces paroles » concernant sa Passion, tant elles heurtent notre a priori et révèlent notre peur de la souffrance.

Puisse la Parole de Dieu triompher de nos résistances et nous donner l’audace de l’espérance afin de pouvoir discerner, au cœur des épreuves et des contradictions qui nous accablent, l’aube du jour de Dieu qui s’annonce. Jour de joie et de victoire pour ceux qui se seront engagés de tout leur cœur dans le combat de l’amour contre la haine, du pardon contre la rancœur, de la réconciliation contre la discorde, fusse au prix de leur propre vie : « Qui veut sauver sa vie la perdra ; mais qui perd sa vie à cause de moi la sauvera » (Lc 9, 24).

Seigneur, Père Saint, toi seul peut nous révéler l’insondable mystère de la Rédemption et nous faire pressentir dans la folie de la Croix de ton Fils, la révélation de son Amour miséricordieux.

 Envoie sur nous l’Esprit de vérité, car sans lui, nous sommes aussi démunis que les Apôtres et nous ne comprenons pas davantage qu’eux les Paroles de Jésus.

 Que le Paraclet nous conduise à la vérité toute entière en dévoilant pour nous le sens caché des Ecritures. Nous t’en prions, Père : plonge-nous dans le Feu de Pentecôte, car comment pourrions-nous témoigner au cœur du monde de la victoire du Ressuscité, si nous ne vivons pas de sa vie ?


Abbé Philippe Link / Meerci!

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Bonne journée!

Jean-Yves


jeudi 22 septembre 2022

« Tu es le Christ, le Messie de Dieu. – Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup » / Témoins de la vie... / (390,768)

 Bonjour!

Vendredi 23 septembre 2022



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Tu es le Christ, le Messie de Dieu. – Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup » (Lc 9, 18-22)

Alléluia. Alléluia.
Le Fils de l’homme est venu pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude.
Alléluia. (cf. Mc 10, 45)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce jour-là, Jésus était en prière à l’écart.
Comme ses disciples étaient là,
il les interrogea :
« Au dire des foules, qui suis-je ? »
    Ils répondirent :
« Jean le Baptiste ; mais pour d’autres, Élie ;
et pour d’autres, un prophète d’autrefois qui serait ressuscité. »
    Jésus leur demanda :
« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Alors Pierre prit la parole et dit :
« Le Christ, le Messie de Dieu. »
    Mais Jésus, avec autorité,
leur défendit vivement de le dire à personne,
    et déclara :
« Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup,
qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes,
qu’il soit tué,
et que, le troisième jour, il ressuscite. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jésus vient de multiplier les pains ; l’enthousiasme de la foule est à son comble. Le Seigneur, lui, se retire dans la solitude pour prier ; c’est-à-dire pour rencontrer plus intimement son Père, l’adorer, lui rendre grâce et écouter ses volontés. C’est là dans cette humble prière, que Jésus est pleinement Fils. Il est parfaitement conscient – y compris dans sa conscience humaine – de son identité et de sa mission : révéler le visage de ce Père qu’il aime et devant lequel il veut s’effacer. C’est pourquoi il fuit la liesse de ces hommes et de ces femmes qui ne parviennent pas à s’élever du signe à la réalité, du pain donné à la paternité qui s’y manifeste.

« Pour la foule qui suis-je ? » Les apôtres énumèrent les mêmes propositions que celles qui furent rapportées à Hérode. Certes les foules ont bien pressenti que ce Rabbi hors du commun venait de Dieu ; mais elles reconnaissent tout au plus en lui le prophète de la fin des temps, celui qui devait préparer la venue du Messie. Il leur a manqué, pour découvrir l’identité de Jésus, l’intimité d’une relation personnelle, qui aurait grandi dans la durée.

Aussi Jésus est-il en droit d’attendre de ses proches une autre réponse : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous qui avez parcouru les routes de Judée et de Galilée à ma suite, à qui j’ai réservé mes enseignements les plus profonds, vous à qui j’ai donné ma confiance, mon amitié, pour vous qui suis-je ? »

Pierre n’est pas un intellectuel ; il se nourrit davantage des yeux que des discours. Aussi a-t-il observé plus que les autres, avec le regard pénétrant de l’amour, celui qui a pris progressivement toute la place dans son cœur et avec lequel il se sent mystérieusement uni pour le temps et l’éternité. Non son Maître n’est pas un Rabbi comme les autres. Il n’est pas qu’un juif pieux investi de la grâce divine ; il est bien plus qu’un homme remplit de Dieu ; en lui Dieu c’est fait proche de l’homme ; bien plus : en lui Dieu semble avoir pris forme humaine pour nous dire son amour. Mais comment un pêcheur des bords du lac de Galilée, ignorant les Ecritures, pourrait-il exprimer un tel mystère ? D’autant plus que son pressentiment semble plutôt hérétique au regard du catéchisme juif qu’il a appris à la synagogue.

S’enhardissant pourtant devant le regard insistant de Jésus, Pierre se lance : « Tu es “l’Oint de Dieu” ; celui qui vient de la part du Très-Haut et que Lui seul pourrait définir. Je ne saisis sans doute pas très bien la portée de ce que je dis, mais je peux seulement affirmer, avec l’intuition sûre de l’amour, que sur toi repose en plénitude l’Esprit de sainteté (Is 61, 1). Tu es bien plus qu’un précurseur annonçant celui qui doit venir, ou qu’un prophète lui préparant la route. Le Messie c’est toi : tu es celui qui instaure le Royaume en réconciliant les hommes avec Dieu ».

La mise en garde de Jésus, défendant à ses disciples de révéler cette identité avant l’Heure, résonne comme une confirmation de la confession de foi de Pierre. Et pourtant paradoxalement, Notre-Seigneur poursuit en révélant pour la première fois sa fin tragique. Ce n’est en effet qu’au matin de Pâques qu’éclatera au grand jour la gloire du Fils de l’homme ; avant cela, « il faut » d’abord « qu’il souffre beaucoup, qu’il soit rejeté et qu’il soit tué ». On imagine sans peine la perplexité de Pierre, qui à nouveau perd ses repères au moment même où il croyait commencer à comprendre…

« Le disciple n’est pas plus grand que le Maître » : un jour nous serons invités nous aussi à marcher à la suite du Christ sans plus rien comprendre, et à nous engager sur le chemin paradoxal de la Croix. Pour pouvoir demeurer fidèle à l’heure de l’épreuve, il faut nous hâter d’entrer dès à présent dans son intimité, comme lui-même demeure dans celle de son Père.

C’est au cœur de nos vies quotidiennes que le Bien-Aimé nous pose à nous aussi cette question dont dépend notre salut : « Et toi, qui dis-tu que je suis ? Pour toi, qui suis-je ? » Saurons-nous voir dans le « Fils de l’homme » que le monde rejette, le « Messie de Dieu » qui nous ouvre les cieux ?


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Soyons des témoins de la vie. 

La vie vient de l'au-delà de nous. 

La vie et un mystère.

 La vie est un don. 

Soyons des protecteurs de la vie sous toutes ses formes. 

Et en particulier de la vie humaine.»

(Olivier de Germay)

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Ah! Mon Dieu ! Que la plus grande partie des hommes continuent aujourd’hui à crier : "Pas celui-ci, mais Barrabas", chaque fois qu’ils méprisent le Christ pour un plaisir, pour des points d’honneur, pour un élan de colère » (Saint Alphonse Marie de Liguori)

  • « L’événement de la Croix ne révèle tout son sens que si "cet homme", qui a souffert et est mort sur la Croix, "était véritablement le Fils de Dieu", selon les paroles prononcées par le centurion devant le Crucifié » (Benoît XVI)

  • « Puisque ce sont nos crimes qui ont fait subir à Notre Seigneur Jésus-Christ le supplice de la croix, à coup sûr ceux qui se plongent dans les désordres et dans le mal "crucifient de nouveau dans leur cœur, autant qu’il est en eux, le Fils de Dieu et le couvrent de confusion" (Hb 6,6) […] » Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 598)

«Aimer c'est participer à une histoire qui n'a jamais de fin, 

car Dieu est éternel.»

(Timothy Radcliffe)


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«C'est parce que l'homme est capable 

de transformer son fardeau en promesse 

qu'il peut pleinement les vivre.»

(Élie Wiesel)

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Et je termine avec une magnifique photo du Rocher Percé 

prise par Mgr Pierre Goudreault 

alors qu'il était en assemblée cette semaine 

avec les évêques du Québec à Gaspé...




Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 21 septembre 2022

«Et il cherchait à le voir»

 Bonjour!

Jeudi 22 septembre 2022



Voici la parole de Dieu de ce jour... 

(Lc 9,7-9): Hérode le tétrarque entendit parler de tout ce qui se passait, et il ne savait que penser. Car les uns disaient que Jean était ressuscité des morts; d'autres, qu'Élie était apparu; et d'autres, qu'un des anciens prophètes était ressuscité. Mais Hérode disait: «J'ai fait décapiter Jean; qui donc est celui-ci, dont j'entends dire de telles choses?». Et il cherchait à le voir.

Commentaire: Abbé Jorge R. BURGOS Rivera SBD (Cataño, Porto Rico)

«Et il cherchait à le voir»

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous raconte qu'Hérode voulait rencontrer Jésus (cf. Lc 9,9). Son désir de voir Jésus est inspiré par la curiosité. On parlait beaucoup de Jésus à cause des miracles qu'Il effectuait sur son passage. Beaucoup de personnes parlaient de Lui. La façon de se comporter de Jésus rappelait au peuple la façon de se comporter des prophètes: Elie, Jean le Baptiste, etc. Mais en étant simple curiosité, ce désir ne transcende pas. A un tel point que lorsque Hérode le rencontre Il ne l'impressionne pas (cf. Lc 23,8-11). Son désir s'évanouit quand il se trouve face à face avec Lui, car Jésus refuse de répondre à ses questions. Le silence de Jésus confirme Hérode comme corrompu et dépravé.

Comme Hérode, nous avons sûrement senti, à un moment donné, le désir de voir Jésus. Mais nous ne comptons plus sur Jésus en chair et en os comme Hérode, et pourtant nous comptons sur la présence de Jésus de plusieurs façons. Je veux vous parler de deux d'entre elles.

En premier lieu la tradition de l'Église a fait que le jeudi soit un jour par excellence pour voir Jésus dans l'Eucharistie. Beaucoup d'endroits exposent Jésus-Eucharistie. «L'adoration eucharistique est une manière essentielle d'être avec le Seigneur. Dans l'ostensoir est présent le vrai trésor, et Il nous attend toujours: Il n'est pas là pour Lui mais pour nous» (Benoît XVI). —Approche-toi de Lui afin que tu sois ébloui par sa présence.

En second lieu nous pouvons faire référence à la chanson populaire qui dit «Il est avec nous et nous ne le connaissons pas». Jésus est présent dans tant et tant de nos frères qui se trouvent marginalisés, qui souffrent et qui n'ont personne qui veuille d'eux. Dans son encyclique Dieu est amour, le pape Benoît XVI nous dit: «L'amour du prochain ancré dans l'amour de Dieu est avant tout une tâche pour chacun des fidèles, mais elle en est une également pour toute la communauté ecclésiastique». Ainsi donc, Jésus t'attend, avec ses bras grands ouverts dans les deux cas. Approche-toi!

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

« Le Dieu que nous cherchons n’est pas un Dieu éloigné de nous. Nous l’avons entre nous. Il habite en nous comme l’âme dans le corps si nous sommes pour Lui, au moins, des membres sains que le péché n’a pas tué » (Saint Colomban, abbé)

  • « Hérode n’a pas pu surmonter les couches qui bloquaient son cœur. L’ambition du pouvoir, l’égoïsme et les faibles convictions étouffaient cette possibilité de découvrir un Jésus qui a souffert pour le sauver » (François)

  • « Toute société réfère ses jugements et sa conduite à une vision de l’homme et de sa destinée. Hors des lumières de l’Evangile sur Dieu et sur l’homme, les sociétés deviennent aisément totalitaires » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.257)

mardi 20 septembre 2022

«Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs» / (390,709)

 Bonjour!

Mercredi 21 septembre 2022

Journée internationale de la Paix (ONU)

Voici l'automne qui se pointe...

 Parole de Dieu de ce jour...


 (Mt 9,9-13): Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit: «Suis-moi». L'homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples: «Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs?». Jésus, qui avait entendu, déclara: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole: C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs».

Commentaire: Abbé Joan PUJOL i Balcells (La Seu d'Urgell, Lleida, Espagne)

«Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs»

Aujourd'hui, nous fêtons saint Matthieu, apôtre et évangéliste. Lui-même nous raconte dans son Évangile sa conversion. Il était assis à l'endroit où l'on collectait l'impôt et Jésus l'invita à le suivre. Matthieu -dit l'Évangéliste- «se leva et le suivit» (Mt 9,9). Avec lui, s'adjoint au groupe des Douze un homme totalement différent des autres apôtres, tant par sa formation que par sa position sociale et sa fortune. Son père lui avait fait faire des études d'économie pour pouvoir fixer le prix du blé et du vin, des poissons que Pierre, André et les fils de Zébédée devaient lui apporter, et des perles précieuses dont parle l'Évangile.

Son métier de collecteur d'impôts était mal vu. Ceux qui l'exerçaient étaient considérés comme des publicains et des pécheurs. Il était au service du roi Hérode, maître de la Galilée, un roi haï par son peuple et que le Nouveau Testament nous présente comme adultère, assassin de Jean-Baptiste et se moquant de Jésus le Vendredi Saint. 

À quoi songeait Matthieu quand il allait rendre des comptes au roi Hérode? Sa conversion dût supposer pour Matthieu une véritable libération, comme le montre le banquet auquel il invita publicains et pécheurs. Ce fut sa manière de prouver sa reconnaissance au Maître d'être sorti d'une situation misérable et d'avoir trouvé le vrai bonheur. Saint Bède le Vénérable écrit, en commentant la conversion de saint Matthieu: «La conversion d'un collecteur d'impôts donne un exemple de pénitence et d'indulgence à d'autres collecteurs d'impôts et pécheurs (…). Dès le premier instant de sa conversion, il attire à Lui, c'est-à-dire au salut, tout un groupe de pécheurs».

Dans sa conversion se manifeste la miséricorde de Dieu comme l'indiquent les paroles de Jésus face aux critiques des pharisiens: «C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs» (Mt 9,13).


Bonne journée!


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Le Seigneur, qui l’appelait de sa voix, l’illuminait d’une manière intérieure et invisible, afin qu’il comprenne que celui qui ici-bas l’invitait à quitter ses affaires temporelles était capable de lui donner au ciel un trésor incorruptible » (Saint Bède le Vénérable)

  • « Ecoutons ce message de saint Matthieu, méditons-le toujours à nouveau, afin que nous aussi sachions nous lever et suivre Jésus avec résolution » (Benoît XVI)

  • « Puisque Dieu peut créer de rien, il peut, par l’Esprit Saint donner la vie de l’âme à des pécheurs en créant en eux un cœur pur […]. Et puisque, par sa Parole, il a pu faire resplendir la lumière des ténèbres, il peut aussi donner la lumière de la foi à ceux qui l’ignorent (cf. 2Cor 4,6) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 298)

lundi 19 septembre 2022

« Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique » / (390,681)

 Bonjour!  

Mardi 20 septembre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique » (Lc 8, 19-21)

Alléluia. Alléluia.
Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu,
et qui la gardent !
Alléluia. (Lc 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    la mère et les frères de Jésus vinrent le trouver,
mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui
à cause de la foule.
    On le lui fit savoir :
« Ta mère et tes frères sont là dehors,
qui veulent te voir. »
    Il leur répondit :
« Ma mère et mes frères
sont ceux qui écoutent la parole de Dieu,
et qui la mettent en pratique. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui entendent la Parole de Dieu et qui la mettent en pratique ».

Qui mieux que Marie a écouté la Parole de Dieu et l’a mise en pratique, elle qui l’a accueillie par la foi dans son cœur avant de la concevoir dans son sein par l’action de l’Esprit Saint ?

N’ayons pas peur de regarder Marie ! Certes, le Christ demeure premier, mais ne craignons pas de tourner notre regard vers Notre Dame et de lui faire de la place dans notre cheminement. Toute vie chrétienne est invitée à se placer sous sa maternelle protection. N’est-elle pas en effet le canal que Dieu a pris pour s’incarner parmi nous, et la trajectoire humaine la plus parfaite nous invitant à marcher sur ses traces ? Dieu a choisi Marie comme chemin pour venir à nous et Il l’a aussi disposée comme route à suivre.

Jésus lui-même nous dit : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique » (Lc 8, 21) ; « Quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là m’est un frère et une sœur et une mère » (Mt 12, 50). Personne mieux que Marie ne peut nous aider à comprendre cela.

Comment est-elle devenue la Mère de Dieu ? Non pas tellement en mettant au monde son fils premier-né, virginalement, à Bethléem, mais en accueillant en elle, pleinement, au long des jours, la Parole de Dieu et en épousant parfaitement la volonté du Père, au jour le jour. Or, qu’est-ce que la Parole de Dieu sinon le Verbe lui-même ? Et qu’est-ce qu’épouser la volonté du Père sinon devenir comme une mère pour son fils ? Nous voyons combien, par là même, le mystère de la Maternité divine de Marie nous aide à comprendre cet appel qui nous est adressé à tous.

 Nous sommes, nous aussi, appelés à devenir, en vérité, “mère du Christ” en accueillant réellement en nous sa Parole de vie et en adhérant de tout notre être à la volonté du Père qui donne au monde son Fils. Nous pouvons alors vivre cette maternité spirituelle jusqu’à enfanter des membres au Corps du Christ, tout entier identifié à son Eglise. Ainsi donc, si Marie reste seule en ce mystère d’incarnation, elle est universelle en ce mystère de maternité. Quel stimulant spirituel pour nos vies !

Dieu n’a pas absolument besoin de nous dans son bonheur éternel… et heureusement… c’est une sécurité pour nous car si Dieu n’était pas dans le bonheur éternel de communication du Père et du Fils dans l’Esprit, Il ne serait pas Dieu, et nous ne serions pas créés. Mais en même temps Dieu a voulu avoir besoin de nous. En Lui, le mystère trinitaire est un mystère de comblement d’amour. Depuis l’Incarnation, Jésus associe tous les membres de l’Eglise dans son offrande au Père. Dieu a voulu avoir besoin de nous pour que, dans la venue du Fils dans le monde par Marie, il y ait un engendrement par d’autres fils formant le corps du Christ.  Et si nous ne répondons pas il y a en Dieu une attente, une recherche.

 L’Esprit Saint se rend fécond par notre réponse d’Amour en union avec Jésus, tête de l’Eglise. Si nous ne répondons pas, si nous ne nous laissons pas aimé et formé par l’Esprit Saint nous ne rendons pas à Dieu cette fécondité qu’Il attend à partir de sa créature. Et Dieu nous donne Marie comme guide dans cette mission. Elle travaille à faciliter en nous l’oeuvre de l’Esprit Saint. Nous avons trop tendance à la montrer inabordable, il faudrait plutôt la montrer imitable. Elle aime mieux l’imitation que l’admiration ! Sa vie est une prédication simple, éloquente, discrète, à la portée de tous. Nous voyons, à travers elle, une simple créature, comme nous, parvenir à la ressemblance divine. C’est par l’imitation de Marie que nous imiterons Jésus. C’est en marchant sur les traces de Marie que nous réaliserons la ressemblance au Christ.

Nous, fils de Marie, nous voulons être à ses côtés pour partager sa mission de mère qui est maintenant la nôtre : incarner Jésus dans l’humanité, faire naître et grandir la foi en l’Evangile. Comme nous le dit Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, « ce que la Sainte Vierge a de plus que nous, c’est qu’elle ne pouvait pas pécher, qu’elle était exempte de la tache originelle, mais d’autre part, elle a eu moins de chance que nous, puisqu’elle n’a pas eu de Sainte Vierge à aimer ! Et c’est une telle douceur de plus pour nous, et une telle douceur de moins pour elle !».

Marie, notre mère, toi qui es le chef d’œuvre d’amour de l’Esprit Saint, intercède pour nous pour que Dieu trouve en chacun de ces fils ce désir de fécondité à la vie divine.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 


dimanche 18 septembre 2022

« On met la lampe sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière » / (390,640)

 Bonjour!

Lundi 19 septembre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« On met la lampe sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière » (Lc 8, 16-18)

Alléluia. Alléluia.
Que votre lumière brille devant les hommes :
alors, voyant ce que vous faites de bien,
ils rendront gloire à votre Père.
Alléluia. (Mt 5, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
    « Personne, après avoir allumé une lampe,
ne la couvre d’un vase
ou ne la met sous le lit ;
on la met sur le lampadaire
pour que ceux qui entrent voient la lumière.
    Car rien n’est caché
qui ne doive paraître au grand jour ;
rien n’est secret
qui ne doive être connu
et venir au grand jour.

    Faites attention à la manière dont vous écoutez.
Car à celui qui a,
on donnera ;
et à celui qui n’a pas,
même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La parole de ce jour fait suite à la parabole du Semeur, et plus particulièrement à l’explication que le Seigneur en a donnée. Cette interprétation est une lumière capable d’illuminer l’auditeur attentif, et de lui faire prendre conscience de sa responsabilité face à la Parole. La fécondité de nos vies dépend en effet de la qualité de l’accueil que nous réservons à l’Evangile : voilà un avertissement qui mérite bien qu’on le diffuse, qu’on le crie sur les toits comme le firent les prophètes. 

Une telle « lumière » ne saurait restée cachée : elle est tout au contraire destinée à être placée « sur le lampadaire pour que ceux qui entrent – entendons : ceux qui cherchent à se rapprocher de Dieu, qui désirent entrer en relation avec lui – voient la lumière », c’est-à-dire qu’ils discernent la place essentielle de la Parole dans leur vie et l’urgence de son accueil, qu’en le comprenant ils se convertissent, et qu’en se convertissant ils aient la vie.

« Rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. » Cette affirmation de Jésus devrait conclure définitivement le débat sur le caractère secret des enseignements qu’il aurait prodigués à ses proches. Les paroles du Seigneur ne demeurent cachées ou obscures que pour ceux qui refusent de les écouter – ou de les entendre au niveau où Jésus les prononce. Mais la Bonne Nouvelle frappe à la porte de tous les cœurs disponibles afin d’y révéler le vrai visage de Dieu. Notre Seigneur ne donne pas un enseignement énigmatique qui ne serait accessible qu’à un petit nombre d’initiés. 

Certes il parle en paraboles, mais c’est afin que chacun puisse comprendre au niveau d’intelligence spirituelle auquel il est parvenu, et continuer à s’en nourrir en approfondissant toujours davantage son interprétation. Jésus n’impose pas une idéologie ; il ne se substitue pas à la liberté de ses interlocuteurs : il les met en route, il propose un chemin de conversion concret, à mettre en œuvre, « à force de persévérance », au jour le jour. Celui qui s’y engage, découvre qu’il ne marche pas seul, mais que Notre-Seigneur l’accompagne et pourvoit au nécessaire à chaque étape ; car « les hommes droits sont ses intimes » (Proverbes 3, 32).

C’est ainsi que celui qui accueille la Parole telle qu’elle se donne « dans un cœur bon et loyal », « recevra encore » ; alors que « celui qui n’a rien » – précisément parce qu’il n’écoute pas avec bienveillance – « se fera enlever même ce qu’il paraît avoir », puisque ce qu’il a entendu ne lui sert à rien.

De tout cela, les disciples ont à être les témoins : pas question de demeurer dans un cercle restreint de « gnostiques », possédant un « savoir » salvifique. « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10, 8). Le salut nous est offert dans une relation personnelle d’amitié avec Jésus. Une telle connaissance est en soi incommunicable ; mais le chemin d’accès à cette rencontre salvifique doit être rendu accessible au plus grand nombre grâce au labeur apostolique.

« Entre le secret et la (dé)monstration, se tient la révélation » (Paul Ricœur) : la Parole est invitation à un dialogue qui respecte les interlocuteurs. Le Seigneur s’y donne tout en demeurant voilé dans son Mystère. Car le fruit de la rencontre n’est pas que nous comprenions qui est Dieu, mais que nous soyons transformés en lui, afin de le connaître comme il nous connaît.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«L'inattendu peut être une réponse de Dieu...»


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   À Dieu Élisabeth II... 


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Bonne journée!

Jean-Yves


samedi 17 septembre 2022

« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » / (390,602)

 Bonjour!

Dimanche 18 septembre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. Il le convoqua et lui dit : ‘Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.’ Le gérant se dit en lui-même : ‘Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.’
Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : ‘Combien dois-tu à mon maître ?’ Il répondit : ‘Cent barils d’huile.’ Le gérant lui dit : ‘Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.’ Puis il demanda à un autre : ‘Et toi, combien dois-tu ?’ Il répondit : ‘Cent sacs de blé.’ Le gérant lui dit : ‘Voici ton reçu, écris 80’.
Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Selon cette parabole, il est important de se préparer à être un jour bien accueillis (16,4.9). 
Être accueillis ! Voilà la valeur qui, ici, oriente tout.
 La visée ultime qui, en quelque sorte, excuse tout.

En effet, malgré sa malhonnêteté, sa roublardise et même son gaspillage, l’intendant de la parabole est loué. Pourquoi cela ? Pour son habileté à se faire des amis. 
Des amis, aidés aujourd’hui, fût-ce avec l’argent malhonnête, mais qui, demain, témoigneront en sa faveur dans les demeures éternelles (Lc 16,9).
 La leçon qui en ressort pour les disciples, et donc pour nous, 
c’est qu’il nous faut, a fortiori et à notre tour,
 tout mettre en œuvre pour être bien accueillis
 dans ce Royaume des cieux où nous serons jugés sur l’amour.

Nous sommes donc tous appelés à nous montrer habiles. À agir avec intelligence, finesse et prudence.
 « Montrez-vous malins comme des serpents 
et candides comme des colombes », dit Jésus même à ses disciples (Mt 10,16). 
Malins ? mais sans malice ! Dans la candeur, 
mais sans niaiserie et dans l’intelligence de l’Esprit. Nous sommes invités à être, comme en témoignait le Pape François, des « pécheur(s) rusé(s), un peu ingénu ».

En nous invitant à la simplicité, la confiance, la modestie, 
la foi chrétienne ne nous pousse 
ni à l’inconséquence irresponsable ni à la maladresse. 
Puisque, nous dit Jésus, nous sommes les fils de la lumière,
 il nous faut agir comme lui, en vivant à cette lumière.

Puisque nous sommes avant tout les héritiers d’un autre monde, 
mettons tout notre zèle, notre intelligence, notre énergie
 à mériter d’entrer un jour dans le partage de cette vie éternelle. 
Sachons, bien sûr, gérer, économiser, prévoir l’avenir,
 bien faire vivre notre foyer, notre communauté, notre Église ;
 assumer notre profession, gérer notre budget, 
mais sans jamais perdre de vue l’essentiel
et le vrai terme d’une existence où tout passe (1 Co 7,31).

« Amassez-vous des trésors dans le ciel », proclame le Seigneur.
 Le but ultime de la pauvreté, c’est la richesse en effet.
 Mais la vraie : celle qui ne rouille pas (Mt 6,20).
 Voilà l’habileté suprême des fils de la lumière !

Choisissez Dieu, résolument, et mettez au service du Royaume l’habileté que vous mettriez à faire de l’argent. Les fils de la lumière savent que l’Argent n’est qu’une toute petite affaire, c’est le Royaume qui est la grande affaire. Ils ne « servent » pas l’Argent comme on sert une divinité, ils le mettent au service du Royaume. Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice 
et tout le reste vous sera donné par surcroît ! (Mt 6,33).


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bon dimanche!

Jean-Yves 


vendredi 16 septembre 2022

« Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui retiennent la Parole et portent du fruit par leur persévérance »( / 390,553)


Bonjour!

Samedi 17 septembre 2022 

Voici la Parole de Dieu de ce jour...
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ÉVANGILE

« Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui retiennent la Parole et portent du fruit par leur persévérance » (Lc 8, 4-15)

Alléluia. Alléluia.
Heureux ceux qui ont entendu la Parole
dans un cœur bon et généreux,
qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
Alléluia. (cf. Lc 8, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    comme une grande foule se rassemblait,
et que de chaque ville on venait vers Jésus,
il dit dans une parabole :
    « Le semeur sortit pour semer la semence,
et comme il semait, il en tomba au bord du chemin.
Les passants la piétinèrent,
et les oiseaux du ciel mangèrent tout.
    Il en tomba aussi dans les pierres,
elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité.
    Il en tomba aussi au milieu des ronces,
et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent.
    Il en tomba enfin dans la bonne terre,
elle poussa et elle donna du fruit au centuple. »
Disant cela, il éleva la voix :
« Celui qui a des oreilles pour entendre,
qu’il entende ! »

    Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole.
    Il leur déclara :
« À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu,
mais les autres n’ont que les paraboles.
Ainsi, comme il est écrit :
Ils regardent sans regarder,
ils entendent sans comprendre.

    Voici ce que signifie la parabole.
La semence, c’est la parole de Dieu.
    Il y a ceux qui sont au bord du chemin :
ceux-là ont entendu ;
puis le diable survient
et il enlève de leur cœur la Parole,
pour les empêcher de croire et d’être sauvés.
    Il y a ceux qui sont dans les pierres :
lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ;
mais ils n’ont pas de racines,
ils croient pour un moment
et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent.
    Ce qui est tombé dans les ronces,
ce sont les gens qui ont entendu,
mais qui sont étouffés, chemin faisant,
par les soucis, la richesse
et les plaisirs de la vie,
et ne parviennent pas à maturité.
    Et ce qui est tombé dans la bonne terre,
ce sont les gens qui ont entendu la Parole
dans un cœur bon et généreux,
qui la retiennent
et portent du fruit par leur persévérance. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Il n’y a qu’un seul semeur. Le semeur, c’est le Christ. Nous, l’Église, nous ne sommes que des auxiliaires du semeur. Ce n’est pas notre propre grain que nous semons ; c’est la Parole de Dieu. Ce n’est pas nous qui sommes sortis pour semer ; c’est le Fils du Père qui est sorti d’auprès de Dieu pour venir parmi les hommes répandre la Parole de Dieu. Tous nos actes missionnaires sont une petite participation à l’action du semeur. Le semeur continue de semer, aujourd’hui. Par son Église, il répand la Parole à travers les cinq continents du monde.

Le semeur, le Christ, dans l’Évangile, ne choisit pas son public. Il ne dit pas d’avance : « Celui-ci va m’entendre, celui ne va pas m’entendre ; celui-là va comprendre ; celui-là ne va pas comprendre ; celui-là a envie de me suivre, celui-là n’a pas envie de me suivre ». Comme si d’avance nous savions qui va ouvrir ses oreilles pour entendre ! Le Christ ne dit pas d’avance : « Les pécheurs ne peuvent pas me suivre ; les publicains ne peuvent pas me suivre ; les païens ne peuvent pas me suivre ». 

Il répand sa parole sur toute chair, sur toute vie, sur toute humanité, et c’est la liberté de l’homme qui définit ceux qui entendent et ceux qui comprennent. Et nous, pas davantage que Jésus, nous ne pouvons définir qui va nous entendre ni choisir à qui nous voulons parler. Comme Jésus, habités par son Esprit, envoyés pour sa mission, nous semons sans compter et sans mettre d’avance des filtres pour empêcher la semence de se répandre.

Aujourd’hui, l’Esprit Saint nous envoie, comme « une lettre du Christ », pour proclamer dans chacun de nos lieux de vie, les œuvres de Dieu et pour être des témoins ardents de l’Évangile du Christ parmi les hommes de bonne volonté, jusqu’aux limites de la terre. L’Esprit de Dieu nous envoie, pour que nous devenions les bâtisseurs d’une civilisation réconciliée, fondée sur l’amour fraternel. 

Soyons attentifs à la voix et aux signes de la présence et de l’action de l’Esprit Saint dans l’Église et dans le monde. Contemplant et imitant la Vierge Marie, modèle de la foi vécue, nous serons alors les véritables disciples du Christ, son divin Fils, lui qui fonde l’espérance source de vie. Accueillons le feu de l’Esprit du Seigneur pour devenir une terre fertile qui reçoit l’Évangile, et d’ardents hérauts de cette Bonne Nouvelle !

Esprit de Dieu, rends-nous docile à ton action, fais grandir en nous la foi en la Parole qui sauve. Sois la source vive de l’espérance qui germe en nos vies. Sois en nous le souffle d’amour qui nous transforme et le feu de charité qui nous pousse à nous donner nous-mêmes à travers le service de nos frères. 

Toi que le Père nous a envoyé, enseigne-nous toute chose et fais-nous saisir la richesse de la parole du Christ. Affermis en nous l’homme intérieur, fais-nous passer de la crainte à la confiance, afin que jaillisse en nous la louange de ta gloire.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Lorsque la parole divine est introduite dans une intelligence lavée des soucis mondains, elle s’enracine profondément, produit des pousses et croit de manière appropriée » (Saint Cyrille d’Alexandrie)

  • « La semence de l’Évangile féconde l’histoire des hommes et annonce une moisson abondante. Jésus donne aussi un avertissement : c’est seulement dans un cœur bien disposé que germe la Parole de Dieu » (Saint Jean-Paul II)

  • « L’invocation du saint Nom de Jésus est le chemin le plus simple de la prière continuelle. Souvent répétée par un cœur humblement attentif, elle ne se disperse pas dans un "flot de paroles", mais "garde la Parole et produit du fruit par la constance" […] (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.668)

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Bonne journée!

Jean-Yves