mardi 24 janvier 2023

« Allez dans le monde entier, proclamez l’Évangile » / Pensées pour l'Évangile d'aujourd'hui... / (397,565)

 Bonjour!

Mercredi 25 janvier 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour,...


ÉVANGILE

« Allez dans le monde entier, proclamez l’Évangile » (Mc 16, 15-18)

Alléluia. Alléluia.
C’est moi qui vous ai choisis du milieu du monde,
afin que vous alliez, que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure, dit le Seigneur.
Alléluia. (cf. Jn 15, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres :
    « Allez dans le monde entier.
Proclamez l’Évangile à toute la création.
    Celui qui croira et sera baptisé
sera sauvé ;
celui qui refusera de croire
sera condamné.
    Voici les signes qui accompagneront
ceux qui deviendront croyants :
en mon nom, ils expulseront les démons ;
ils parleront en langues nouvelles ;
    ils prendront des serpents dans leurs mains
et, s’ils boivent un poison mortel,
il ne leur fera pas de mal ;
ils imposeront les mains aux malades,
et les malades s’en trouveront bien. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

En cette fête de la conversion de St Paul, l’Église nous donne à méditer la finale de l’Évangile de Marc avec l’apparition du Ressuscité aux onze Apôtres. Apparition qui est essentiellement un envoi en mission ; Jésus leur apparaît pour les mettre en route. Il se manifeste à nous pour nous mettre en route. De la même manière qu’il dit à Marie-Madeleine : Ne me retiens pas (…) ! Va dire à mes frères… (Jn 20,17)

Cet envoi, dans l’Évangile de Marc, présente une particularité : Jésus envoie les onze proclamer l’Évangile à toute la création (Mc 16,15) ; à tout le créé : aux humains, aux mondes animal, végétal et minéral ; à la terre et au cosmos tout entier !

Voilà qui nous place face à une profonde interrogation : comment annoncer l’Évangile de la Résurrection à toute la création ? Est-ce à travers des paroles que nous pourrons le faire ? Certes, François d’Assise a prêché aux oiseaux et Antoine de Padoue aux poissons, mais n’est-ce pas là seulement le signe d’une prédication plus ample à laquelle nous sommes appelés ?

Il doit donc y avoir un autre langage pour proclamer la Résurrection. Un langage au-delà des mots ; N’est-ce pas le langage de la vie, le langage de l’amour en acte et en vérité (1 Jn 3,18).

Si nous vivons de la résurrection, si nous vivons de la qualité d’amour réciproque que permet la résurrection, nous évangéliserons la création !

Oui, nous avons un rôle à jouer dans l’évangélisation de la création, dans sa réconciliation et son exultation !

De fait, la résurrection de Jésus en qui et vers qui tout a été créé (Col 1,16) a produit comme une fission nucléaire dans l’être même de toute création, enfin libérée des tenailles du péché.

Mais pour que cette libération s’accomplisse, pour qu’advienne la nouvelle création, il faut le « oui » des humains à l’Évangile ; il faut que nous vivions l’Évangile, et, ainsi, le proclamions à la création.

Saint Paul, au chapitre 8 de la Lettre aux Romains nous dit que toute la création attend avec impatience la révélation – le dévoilement – des fils de Dieu (Rm 8,13). Notre mission est donc de dévoiler au cosmos tout entier –  à nos frères et sœurs en humanité et à toute création – la vie de la Résurrection qui est justice, paix et joie dans l’Esprit Saint (Rm 19,17).

Heureux les doux, ils hériteront la terre (Mt 5,4) avait proclamé Jésus sur la montagne ; la terre attend avec impatience d’être enfin l’héritage des doux, c’est-à-dire de ceux qui ont été réconciliés par la puissance de la Résurrection.

Nous pouvons relire cela à partir du Livre de la Genèse. Il nous y est enseigné que nous portons une responsabilité vis-à-vis de la création que nous a confiée le Créateur ; Emplissez la terre et soumettez-la (Gn 1,28). L’homme a donc un ministère royal à exercer sur la création ; ministère qui nous oblige à respecter la création, à ne pas la salir, à ne pas l’abîmer, à en exploiter les ressources avec mesure afin qu’elles servent la vie de l’homme aujourd’hui aussi bien que demain.

Mais ce ministère royal va désormais plus loin : il a son sommet lorsque nous annonçons à la création l’Évangile de la Résurrection en le vivant entre nous, lorsque nous annonçons l’Évangile à toute la création (Mc 16,15) Vivre l’Évangile, c’est accueillir Jésus ressuscité en nous et au milieu de nous ; C’est donner corps à sa Présence aimante qui réconcilie tout homme et toute chose.

Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre (Mt 28,18) proclame Jésus, en qui Dieu s’est réconcilié tout l’univers. (Col 1,20) Mais Jésus attend notre « oui » à sa présence pour exercer avec nous ce pouvoir de réconciliation sur le cosmos tout entier.

Il nous faut entendre le gémissement de toute créature (cf Rm 8,22) qui attend le dévoilement de la vie de la Résurrection qui dépend de notre commun « oui » !

Oui, Seigneur Jésus, viens prendre possession de notre vie et de notre vivre ensemble afin que l’Évangile puisse faire exulter toute la création.


Abbé Philippe Link / Merci!


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Saül est conduit vers Ananie (*) : voilà donc le loup ravageur qu'on mène vers la brebis. Mais le Pasteur céleste qui depuis les hauteurs dirige tout, la rassura : ‘Ne crains rien’. Quel événement merveilleux ! On mène le loup soumis devant la brebis. C'est l'Agneau mis à mort pour les brebis qui apprend à la brebis à ne pas craindre le loup » (Saint Augustin)

  • « La conversion de Paul a mûri dans la rencontre avec le Christ ressuscité ; c'est cette rencontre qui changea radicalement son existence. C'est en cela que consiste sa conversion et la nôtre : croire en Jésus mort et ressuscité » (Benoît XVI)

  • « Notre Seigneur a lié le pardon des péchés à la foi et au Baptême : ‘Allez par le monde entier, proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé’ (Mc 16, 15-16). Le Baptême est le premier et principal sacrement du pardon des péchés parce qu’il nous unit au Christ mort pour nos péchés, ressuscité pour notre justification, afin que ‘nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle’ (Rm 6, 4) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 977)


Mouska - notre chatte... 



Bonne journée!

Jean-Yves 

lundi 23 janvier 2023

« Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère » / (397,539)

 Bonjour!

Mardi 24 janvier 2023

Voici l'Évangile de ce jour...


ÉVANGILE

« Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère » (Mc 3, 31-35)

Alléluia. Alléluia. Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre, tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume ! Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
comme Jésus était dans une maison,
arrivent sa mère et ses frères.
Restant au-dehors, ils le font appeler.
Une foule était assise autour de lui ;
et on lui dit :
« Voici que ta mère et tes frères sont là dehors :
ils te cherchent. »
Mais il leur répond :
« Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
Et parcourant du regard
ceux qui étaient assis en cercle autour de lui,
il dit :
« Voici ma mère et mes frères.
Celui qui fait la volonté de Dieu,
celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

— Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Il serait certes erroné d’interpréter ces versets comme si Jésus rejetait les membres de sa famille ; mais Notre-Seigneur affirme néanmoins clairement qu’il s’en est détaché au profit d’une autre famille, rassemblant tous ceux qui « font la volonté de Dieu ».

On peut rapprocher ce passage de celui où Jésus déclare bienheureux « ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui l’observent » (Lc 11, 27). Il s’agit donc d’un appel adressé avec insistance par le Maître à entrer dans une nouvelle parenté, spirituelle cette fois, moyennant l’obéissance à la volonté de Dieu reconnu comme Père.

Ce verset a sans nul doute marqué la conscience de la jeune communauté chrétienne. Le disciple ne suit donc pas seulement un Rabbi, dont il accueille la doctrine ; il entre également dans une famille spirituelle, rassemblant tous ceux qui, renonçant à un mode d’agir selon l’esprit du monde, s’évertuent à « faire la volonté » de Celui que Jésus est venu leur révéler et dont ils réclament la paternité.

Ce qui détermine si nous sommes « dehors » ou « dedans », ce n’est pas une confession de foi superficielle, mais une adhésion existentielle qui conduit à un changement radical de vie, que nous désignons par le terme de « conversion » : il ne suffit pas de crier « Seigneur, Seigneur » pour entrer dans le Royaume ; mais il s’agit de manifester que le Christ est véritablement Seigneur de nos vies, en obéissant à la Parole qu’il nous transmet au nom de son Père.

Notre obéissance au Père est l’expression concrète de notre volonté d’être ses fils, d’entrer dans sa famille, et d’accéder ainsi aux biens « que l’œil ne peut voir, que l’oreille ne peut entendre, mais que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment » (1 Co 2, 9).

Bien sûr il est impossible de nous imaginer ce que sera cette filiation divine lorsqu’elle sera accomplie dans l’Esprit ; pourtant dès à présent nous pouvons en avoir un avant-goût à l’école de la Sainte Famille. Saint Joseph n’est-il pas « l’ombre du Père », à qui s’est parfaitement soumis le Fils de Dieu afin de nous donner l’exemple ? Marie n’est-t-elle pas la « servante du Seigneur », en qui sa volonté peut librement s’accomplir ? La Sainte Famille constitue ainsi les prémisses de cette « famille de Dieu » qui deviendra l’Eglise et dans laquelle nous avons été intégrés par le baptême.

Puissions-nous reconnaître la grandeur de l’appel qui nous rassemble en un seul Corps, et être renouvelés dans le don de l’Esprit de crainte, afin de vivre en frères de Jésus et fils du Très-Haut.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées 

pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « La maternité même de Marie n’eût été pour elle d’aucune utilité, si en portant Jésus-Christ dans sa chair, elle ne l’avait porté plus heureusement dans son cœur » (Saint Augustin)

  • « "Mon âme exalte le Seigneur" – (Lc 1, 46). Marie exprime ainsi tout le programme de sa vie : ne pas se mettre elle-même au centre, mais faire place à Dieu (…) ; alors seulement le monde devient bon » (Benoît XVI)

  • « " Je suis la servante du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole " (Lc 1, 37-38). Ainsi, donnant à la Parole de Dieu son consentement, Marie devint Mère de Jésus et, épousant à plein cœur (…) la volonté divine de salut, se livra elle-même intégralement à la personne et à l’œuvre de son Fils (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 494)

Bonne journée!

Jean-Yves 

dimanche 22 janvier 2023

« C’en est fini de Satan » / (397,501)

 Bonjour!

Lundi 23 janvier 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« C’en est fini de Satan » (Mc 3, 22-30)

Alléluia. Alléluia. Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ; il a fait resplendir la vie par l’Évangile. Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient :
« Ce Jésus est possédé par Béelzéboul ;
c’est par le chef des démons
qu’il expulse les démons. »
Les appelant près de lui,
Jésus leur dit en parabole :
« Comment Satan peut-il expulser Satan ?
Si un royaume est divisé contre lui-même,
ce royaume ne peut pas tenir.
Si les gens d’une même maison se divisent entre eux,
ces gens ne pourront pas tenir.
Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé,
il ne peut pas tenir ;
c’en est fini de lui.
Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort
et piller ses biens,
s’il ne l’a d’abord ligoté.
Alors seulement il pillera sa maison.
Amen, je vous le dis :
Tout sera pardonné aux enfants des hommes :
leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.
Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint,
il n’aura jamais de pardon.
Il est coupable d’un péché pour toujours. »
Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit :
« Il est possédé par un esprit impur. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Ce passage de l’Évangile se situe au début de la vie publique du Christ. Le bruit de ses miracles attire les foules de Galilée et d’ailleurs. Mais les pharisiens commencent à se sentir gênés par ce rabbi qui mange avec les pécheurs et guérit les malades le jour du sabbat. Ils entreprennent alors de le discréditer en répandant une rumeur inquiétante : ce Jésus serait possédé par un démon.

En contemplant cette scène, je suis impressionné par la réaction de Jésus face à cette grossière calomnie. En premier lieu, je le vois agir avec transparence. Le Seigneur ne joue pas dans l’ombre, il ne chuchote pas derrière les portes, mais il parle au grand jour, face à face avec ses adversaires. Il n’hésite pas à nommer Satan, que les pharisiens ne mentionnaient que sous les noms indirects de « Béelzéboul » et de « chef des démons ». D’autre part, je sens que Jésus éprouve un ardent désir de sauver ces pauvres hommes qui l’insultent. Il aurait pu les ridiculiser, les ignorer ou les fuir, mais il les appelle à lui parce qu’il veut les libérer de leur aveuglement. Il veut leur montrer que ce Béelzéboul dont ils parlent à la légère est beaucoup plus puissant que ce qu’ils n’imaginent. Il faut apprendre à lui résister. C’est justement ce que le Christ a appris pendant ses quarante jours au désert, et c’est ce qu’il veut m’apprendre maintenant.

Comment tenir tête à Satan ? Jésus le compare à un homme fort qu’il faut ligoter pour pouvoir ensuite piller ses biens. Je suis bien trop faible pour pouvoir imiter les archanges Raphaël (cf. Tb 8, 3) et Michel (cf. Ap 20,2), qui ont le pouvoir d’enchaîner le démon. Mais ma faiblesse n’est pas un problème car le Seigneur Jésus, après sa mort sur la croix, est descendu aux Enfers où « fut emprisonné celui qui tenait captif le premier homme », comme le chante l’Église lors de l’office des lectures du Samedi Saint. Satan est déjà vaincu, « C’en est fini de lui » !

Mais attention, le démon n’est pas pour autant complètement inoffensif ! Saint Augustin l’explique ainsi : « Le Christ est donc venu, et il a attaché le diable. Mais, dira-t-on, s’il est attaché, comment se fait-il qu’il remporte encore tant de victoires ? C’est vrai, […] mais il ne triomphe que des tièdes et des négligents. Car il est attaché, vraiment, comme un chien dans sa niche : et il ne peut mordre personne, à part celui qui s’approche de lui avec une témérité mortelle » (Sermon 37 sur David et Goliath).

Finalement, je dois prendre garde à ne pas tomber dans la grande illusion que le diable me tend : suspecter l’amour de Dieu que le Christ me révèle. Ce rejet de mon unique sauveur, cette négation de la lumière qui inonde mon visage, c’est ce que Jésus appelle le blasphème contre l’Esprit-Saint.

 Seigneur, tu m’as libéré des griffes de Satan ! Cet homme fort me retenait prisonnier dans sa maison, et tu es venu l’enchaîner pour pouvoir me délivrer. Merci, Seigneur ! Ne permets pas que je tombe dans l’ingratitude ! Ne permets pas que je prenne ton amour pour de la haine ! Ne permets pas que j’ignore ton Esprit-Saint ! Ne permets pas que je sois séparé de toi !


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Se couper de Dieu 
c'est s'enfermer dans une nuit opaque. 
S'ouvrir à Dieu, c'est marcher dans la lumière.»
(André Beauchamp)
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Semaine de prière pour l'Unité des chrétiens...

Prions pour que l'unité advienne dans nos cœurs.
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Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 21 janvier 2023

Il vint habiter à Capharnaüm pour que soit accomplie la parole d’Isaïe / Homélie de Jean-Yves à la cathédrale de Sainte-Anne... / (397,468)

 Bonjour!

Dimanche 22 janvier 2023

Dimanche de la Parole

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...


ÉVANGILE

Il vint habiter à Capharnaüm pour que soit accomplie la parole d’Isaïe (Mt 4, 12-17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste,
il se retira en Galilée.
    Il quitta Nazareth
et vint habiter à Capharnaüm,
ville située au bord de la mer de Galilée,
dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
    C’était pour que soit accomplie
la parole prononcée par le prophète Isaïe :
    Pays de Zabulon et pays de Nephtali,
route de la mer et pays au-delà du Jourdain,
Galilée des nations !
    Le peuple qui habitait dans les ténèbres
a vu une grande lumière.
Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort,
une lumière s’est levée.
    À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer :
« Convertissez-vous,
car le royaume des Cieux est tout proche. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Homélie du 22 janvier 2023

Jean-Yves Fortin, diacre - La Pocatière

Isaïe (8,-9,3) – Matthieu (4, 12-23)

Chers ami(e)s,

Aujourd'hui nous célébrons le 3e Dimanche de la Parole, institué par le pape François. Ce dimanche vient marquer l'importance du dialogue continu entre Dieu et l'humanité qui se poursuit et se réalise à travers la lecture, l'écoute et le partage des Écritures.

En créant ce dimanche spécial en 2019, le pape François nous invitait à prendre conscience de l'importance de fréquenter régulièrement la Parole de Dieu. Et cette invitation à se nourrir spirituellement de la Parole de Dieu, elle nous est adressée à titre personnel mais aussi à titre communautaire.

Mais pourquoi fréquenter la Parole de Dieu? C'est toujours étonnant de se regrouper, de lire un passage des Écritures et ensuite d'en partager ce qui nous a touchés. Nous lisons ou entendons un même texte, et pourtant ce dernier a la capacité de nous interpeller de façons différentes. En ce sens, la Parole de Dieu est vivante... Et plus encore, nous avons, la capacité de l'accueillir en nous et de l'adapter à notre vie...

Cette Parole de Dieu se trouve consignée dans un livre que l'on appelle la Bible, qui est en fait, une collection de livres. 33 ont été reconnus comme inspirés. La Bible catholique, c'est notre livre de famille à l'intérieur duquel sont écrites les manières dont Dieu est entré en relation avec son peuple. Il ne faut pas être un grand savant pour être en mesure de comprendre car les Écritures nous mettent vite en relation avec la Parole de Dieu. Saint Ignace, que le pape cite, disait : « Ce n'est pas d'en savoir beaucoup qui rassure et satisfait l'âme, mais c'est de sentir et de goûter les choses intérieurement ».

Ici, dans le texte, Jésus vient d'apprendre que Jean-Baptiste a été arrêté. On voit bien que la vie n'était pas facile pour ceux qui osaient prendre la parole en public et proclamer la vérité. On s'empressait de les faire taire, souvent en les jetant en prison (...). Pour le jeune charpentier de Nazareth, ça aurait pu être là une bonne raison pour rester chez lui bien tranquille et de s'en tenir à son métier, appris de Joseph, et qui devait le faire vivre.

Mais non, voyant qu'on avait emprisonné son cousin qu'il admirait, Jésus prend la décision de quitter son village sans problème pour s'en aller s'établir à Capharnaüm. Mais pourquoi cette ville? Jésus veut être là où il y a du monde, là où ça bouge, là où il y a de la vie et de l'action. Capharnaüm, en effet, se trouve à être située sur une route de passage où circulent de nombreuses caravanes et où se retrouvent des gens de diverses races et nations. On va jusqu'à appeler cette ville, le carrefour des païens.

On voit donc ici que Jésus veut pouvoir annoncer la Bonne Nouvelle du salut à toutes sortes de gens. Dans l'Évangile de dimanche dernier, qui nous racontait son baptême par Jean, Jésus était présenté comme celui qui venait pour le salut du monde. Il se rend donc là où des pécheurs, quels qu'ils soient, pourront découvrir le chemin du salut. À tous ces gens il dit : Convertissez-vous! C'est cet appel que Jean-Baptiste faisait entendre à tous ceux et celles qui venaient se faire baptiser par lui.

Et nous alors? Allons-nous demeurer frileusement entre nous, dans nos assemblées de pratiquants? Ou bien, allons-nous être de vrais disciples de Jésus et devenir suffisamment audacieux pour prendre la parole aux carrefours « des païens » de notre temps? Plus que jamais le monde de chez-nous a besoin d'entendre le message de l'Évangile, et qui d'autres que nous peuvent lui faire entendre une parole chrétienne quand l'occasion s'y prête?

C'est sûr que cela n'est pas facile, car tout comme Jésus, les apôtres et les premiers chrétiens, nous nous retrouvons dans un monde qui ressemble souvent à celui de Capharnaüm...

Mais être chrétien, c'est d'abord être disciple de Jésus. On ne peut dire cela sans penser à l'évangile. Revenons-y... Jésus a commencé sa mission en appelant des hommes à venir l'aider, du monde bien ordinaire, (Simon et André, Jacques et Jean), des pêcheurs. Et tout de suite après eux, des femmes se mettre aussi à le suivre. Tous les évangiles et les Actes des Apôtres nous parlent de ces disciples qui ont mis en place et formé les premières communautés. On peut peut-être aussi faire notre part pour animer nos communautés chrétiennes...

Cette semaine, c'est aussi la Semaine de prière pour l'Unité des chrétiens. En ce qui concerne l'essentiel de la foi, de grands pas ont été faits et des rapprochements sont réels à ce niveau. Mais du chemin reste à faire, c'est celui de se reconnaître tous disciples du même Maître, Jésus, et de se mettre à la même école, celle, justement, de la Parole de Dieu, de l'Évangile. C'est dans le cœur de chacun et chacune de nous que cela doit d'abord se réaliser.

Et, pour conclure: Une conversion nous est demandée actuellement : ce n'est pas de regretter le régime de chrétienté que nous avons connu, et pas non plus de rêver à son retour, mais bien d'aimer notre monde actuel et de nous engager ensemble, avec nos talents, à faire connaître et aimer Jésus Christ dans ce monde qui est le-nôtre aujourd'hui. Amen.

(Source diverses dont la principale : SRC - 26/01/20).

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Bon dimanche!

Jean-Yves Fortin, diacre. 


vendredi 20 janvier 2023

« Les gens de chez lui affirmaient : Il a perdu la tête » / (397,428)

 Bonjour!

Samedi 21 janvier 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Les gens de chez lui affirmaient : Il a perdu la tête » (Mc 3, 20-21)

Alléluia. Alléluia.
Seigneur, ouvre notre cœur
pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils.
Alléluia. (cf. Ac 16, 14b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus revint à la maison,
où de nouveau la foule se rassembla,
si bien qu’il n’était même pas possible de manger.
Les gens de chez lui, l’apprenant,
vinrent pour se saisir de lui,
car ils affirmaient :
« Il a perdu la tête. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Les foules qui cherchaient à toucher Jésus au point qu’il a dû monter dans une barque pour ne pas être écrasé le suivent jusque dans la maison où il se trouve – probablement celle de Pierre qui lui servait de quartier général. Elles se pressent à la porte, elles se pressent contre lui, « au point qu’il n’était pas possible de manger ». On comprend que la famille – terme à prendre au sens large – s’inquiète de Jésus, qu’elle considère qu’il devrait renvoyer ces gens, ou, pour le moins, ne pas se soumettre à ces débordements. Il a « perdu le sens » de la réalité, il se consacre à son ministère de prédication et de guérison au point de ne plus pouvoir prendre un légitime repas. Ils veulent donc « se saisir » de Jésus, le ramener en sécurité chez les siens.

Mais l’expression trahit que l’attitude intérieure est autre. On ne « se saisit » pas de quelqu’un qu’on prétend libérer… Ses proches veulent garder Jésus dans les limites de leur compréhension de sa personnalité et de sa mission. Ils ne sont pas ouverts à son enseignement.

Seigneur, permet que ta grâce nous surprenne et nous déstabilise, qu’elle nous emmène au-delà de nos compréhensions immédiates pour nous conduire à la pleine connaissance du mystère de ta personne ! Fais que nous soyons inconditionnellement disponibles à tes enseignements, en paroles et actes, de la même manière que tu t’es rendu disponibles aux sollicitations des foules.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Une partie du peuple juge de façon péjorative l’œuvre et le message du Christ. Nous devons apprendre de la fermeté de Christ à souffrir une telle diffamation et calomnie. Qu’importe si les hommes nous déshonorent, si notre conscience nous défend ? » (Saint Grégoire le Grand)

  • « Sa mère l’a toujours suivi fidèlement, en gardant le regard de son cœur fixé sur Jésus et sur son mystère. Demandons à Marie de nous aider nous aussi à garder le regard bien tourné vers Jésus et à toujours le suivre, même lorsque cela coûte » (Pape François)

  • « Beaucoup de choses qui intéressent la curiosité humaine au sujet de Jésus ne figurent pas dans les Évangiles. Presque rien n’est dit sur sa vie à Nazareth, et même une grande part de sa vie publique n’est pas relatée. Ce qui a été écrit dans les Évangiles l’a été " pour que vous croyez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom » (Jn 20, 31). (Catéchisme de l’Eglise catholique n° 514)



Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 19 janvier 2023

« Jésus appela ceux qu’il voulait pour qu’ils soient avec lui » / (397,389)

Bonjour!

Vendredi 20 janvier 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


ÉVANGILE

« Jésus appela ceux qu’il voulait pour qu’ils soient avec lui » (Mc 3, 13-19)

Alléluia. Alléluia. Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui : il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation. Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus gravit la montagne,
et il appela ceux qu’il voulait.
Ils vinrent auprès de lui,
et il en institua douze
pour qu’ils soient avec lui
et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle
avec le pouvoir d’expulser les démons.
Donc, il établit les Douze :
Pierre – c’est le nom qu’il donna à Simon –,
Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques
– il leur donna le nom de « Boanerguès »,
c’est-à-dire : « Fils du tonnerre » –,
André, Philippe, Barthélemy, Matthieu,
Thomas, Jacques, fils d’Alphée,
Thaddée, Simon le Zélote,
et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Jésus gravit la montagne ». Dans l’évangile, la montagne n’est pas un lieu fortuit. Il n’y a qu’à penser au mont des béatitudes, à celui du mont Thabor, à celui du Golgotha. A chaque fois que Jésus monte sur une montagne, il nous dit quelque chose de son mystère ; plus que tout, il nous révèle sa divinité.

Ainsi, si Jésus a voulu appeler ses disciples du haut d’une montagne c’est pour manifester que c’était en tant que Fils de Dieu qu’il le faisait et donc dévoiler le caractère divin et surnaturel de cet appel.

Il faut remarquer aussi que Jésus appelle qui il veut. Pas d’arbitraire ici mais plutôt la gratuité d’un choix dont l’initiative revient à Dieu seul. Il est vrai que notre péché, dont la caractéristique principale est de nous rendre défiant vis à vis de Dieu et envieux de nos frères, fait que nous avons souvent beaucoup de mal à accepter la grâce et la générosité de Dieu. Pourtant, le propre de l’élection est bien d’être une initiative de Dieu, gratuite et libre parce qu’aimante.

Mais l’élection, parce qu’elle est appel, attend une réponse, un engagement à « gravir la montagne » pour venir auprès du Seigneur. En nous appelant, Dieu ne se substitue en rien à notre liberté. L’amour appelle l’amour qui ne peut être tel que parce qu’il est libre.

Notons que saint Marc fait bien ressortir que ceux que le Seigneur avait appelés « vinrent auprès » de lui. C’est le « petit troupeau » annoncé par les prophètes qui se trouve ici rassemblé autour du « bon berger ». Petite communauté au sein de laquelle Jésus choisit et « institue » douze hommes « pour qu’ils soient avec lui, et pour les envoyer prêcher avec le pouvoir de chasser les esprits mauvais ».

Il est beau de voir que toute la mission des apôtres résultera de leur intimité avec Jésus : « pour qu’ils soient avec lui ». Avant toute chose, le Seigneur appelle les Douze à une relation d’amitié avec lui qui les unira au mystère de toute sa personne et les associera plus profondément au mystère de la Rédemption dont ils devront se faire les instruments.

C’est déjà le fondement de l’Eglise que saint Marc nous donne à contempler ici, peuple élu de Dieu dont les « douze intimes » que Jésus s’est choisis seront comme les cellules vivantes, les colonnes qui en assureront la stabilité.

C’est alors que l’évangéliste propose de porter notre regard sur le visage de chacun des douze apôtres et d’entendre résonner leur nom. Il y a ici à la fois quelque chose de solennel et d’émouvant. Tous différents car uniques ; et pourtant, tous appelés à la même mission.

Penser que l’élection des apôtres a quelque chose à dire uniquement aux évêques et aux prêtres serait se méprendre. Elle demeure signifiante pour tous quelle que soit notre vocation. En effet, à travers le particulier de l’élection des apôtres, à travers le particulier de chacune de leur personnalité, l’universalité de l’appel de Dieu à porter la Bonne Nouvelle du salut se dit de la façon la plus significative.


Abbé Philippe Link - erci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « ‘Je vous exhorte à offrir vos corps’ (Rom 12, 1). En implorant ainsi, l’Apôtre élève tous les homes à la dignité du sacerdoce ; il les exhorte tous à présenter leur corps comme sacrifice vivant » (Saint Pierre Chrysologue)

  • « Le bien tend toujours à s’étendre. En se propageant, le bien s’enracine et se développe (…). Certaines expressions de saint Paul ne devraient pas nous étonner : ‘L’amour du Christ nous presse’ (2Co 5, 14) ; ‘Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile’ (1Cor 9, 16) » (Pape François)

  • « Dès le début de sa vie publique, Jésus choisit des hommes au nombre de douze pour être avec Lui et pour participer à sa mission; il leur donna part à son autorité ‘et il les envoya proclamer le Royaume de Dieu et guérir’ (Lc 9, 2) (…)» (Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 55



Bonne journée!

Jean-Yves 


mercredi 18 janvier 2023

« Les esprits impurs criaient : “Toi, tu es le Fils de Dieu !” Mais il leur défendait vivement de le faire connaître » / (397,351)

 Bonjour!

Jeudi 19 janvier 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Les esprits impurs criaient : “Toi, tu es le Fils de Dieu !” Mais il leur défendait vivement de le faire connaître » (Mc 3, 7-12)

Alléluia. Alléluia.
Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;
il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus se retira avec ses disciples près de la mer,
et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent.
De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie,
et de la région de Tyr et de Sidon
vinrent aussi à lui une multitude de gens
qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait.
Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition
pour que la foule ne l’écrase pas.
Car il avait fait beaucoup de guérisons,
si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal
se précipitaient sur lui pour le toucher.
Et lorsque les esprits impurs le voyaient,
ils se jetaient à ses pieds et criaient :
« Toi, tu es le Fils de Dieu ! »
Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Le repli stratégique de Jésus devant l’hostilité croissante des pharisiens, le ramène aux bords du lac de Galilée. Mais si au premier chapitre Jésus marchait seul sur le rivage, appelant ses premiers disciples à sa suite, il revient cette fois accompagné d’une foule nombreuse, composée non seulement de « gens de Judée et de Jérusalem », mais de païens accourus des nations environnantes – Idumée, Transjordanie, Tyr, Sidon. Mais ces hommes et ces femmes ne viennent pas écouter les enseignements d’un Maître dont la parole fait autorité (1, 27) : ils « se précipitent » sur un thaumaturge dans une bousculade qui risque de dégénérer. Aussi Jésus est-il obligé de faire tenir une barque à sa disposition afin de ne pas « être écrasé » par cette foule excitée et difficile à contenir.

Malgré l’apparent succès de sa mission, on ne peut pas dire que le bilan soit encourageant : alors que les chefs religieux complotent avec les hérodiens sur la manière dont ils vont « faire périr » (3, 6) ce Rabbi qui prétend être « Maître du sabbat » (2, 28) et s’arroge le pouvoir de pardonner les péchés (2, 5), la foule menace elle-aussi le Seigneur, par sa fébrilité incontrôlée. Et comme si cela ne suffisait pas, les esprits mauvais viennent ajouter leur grain de sel, se prosternant devant lui en criant : « Tu es le Fils de Dieu ! », dans une mise en scène destinée à fournir des arguments aux pharisiens qui pourraient ainsi accuser Jésus de blasphème.

Notre-Seigneur est pleinement conscient de la versatilité des foules et de la haine que lui portent les chefs religieux. Aussi va-t-il se donner comme objectif principal : la structuration du groupe des disciples, et l’instruction de la foule, donnant la priorité à la prédication sur les miracles, afin de tenter d’ouvrir les yeux de ses interlocuteurs sur les vrais enjeux de sa mission. Tel sera l’objet de la suite de l’évangile.

Seigneur Jésus, à la lecture de ces versets, nous prenons mieux conscience de la souffrance qui fut la tienne non seulement durant les heures sombres de la Passion, mais durant toute ta vie publique. Tu étais confronté à l’hostilité, au mépris, à l’incompréhension, à l’indifférence ; seul tu as porté le poids de notre péché. Donne-nous de pouvoir consoler ton Cœur de l’indifférence, du mépris voire de l’hostilité que te voue notre monde, en te rendant grâce, en te louant, en te bénissant dans l’Esprit, et en n’ayant pas peur de nous prononcer pour toi devant les hommes nos frères.


Abbé Philippe Link - Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Tel est le chemin que nous mènera au salut : Jésus-Christ. Par lui, nos regards peuvent se porter jusqu’au plus haut des cieux ; en Lui nous voyons le reflet de la face pure et majestueuse de Dieu » (Saint Clément de Rome)

  • « Sa personne [Jésus] n’est rien d’autre qu’amour. Les signes qu’il accomplit, surtout envers les pécheurs, les pauvres, les exclus, les malades et les souffrants, sont marqués par la miséricorde » (François)

  • « En libérant certains hommes des maux terrestres de la faim, de l’injustice, de la maladie et de la mort, Jésus a posé des signes messianiques ; il n’est cependant pas venu pour abolir tous les maux ici-bas, mais pour libérer les hommes de l’esclavage le plus grave, celui du péché » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 549)

Bonne journée!

Jean-Yves