dimanche 24 août 2025

« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrite... / ,(537,144)

Bonjour!

Lundi 25 août 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour. 



Évangile du jour

Matthieu 23, 13-22


En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le royaume des Cieux devant les hommes ; vous-mêmes, en effet, n’y entrez pas, et vous ne laissez pas entrer ceux qui veulent entrer ! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand c’est arrivé, vous faites de lui un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous ! Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites : “Si l’on fait un serment par le Sanctuaire, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’or du Sanctuaire, on doit s’en acquitter.” Insensés et aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’or ? ou bien le Sanctuaire qui consacre cet or ? Vous dites encore : “Si l’on fait un serment par l’autel, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’offrande posée sur l’autel, on doit s’en acquitter.” Aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’offrande ? ou bien l’autel qui consacre cette offrande ? Celui donc qui fait un serment par l’autel fait un serment par l’autel et par tout ce qui est posé dessus ; celui qui fait un serment par le Sanctuaire fait un serment par le Sanctuaire et par Celui qui l’habite ; et celui qui fait un serment par le ciel fait un serment par le trône de Dieu et par Celui qui siège sur ce trône. »

Méditation

Frère Raphaël de Bouillé

Frère Raphaël de Bouillé

Couvent Saint-Thomas-d'Aquin à Lille

Je suis malade


Sans doute êtes-vous mal à l’aise à la lecture de cet évangile. Jésus semble souhaiter le malheur à des pharisiens. Il n’en est rien. Il leur fait un des plus beaux cadeaux : il leur apprend de quoi ils sont malades. Souvent, quand nous consultons un médecin, nous sommes soulagés avant d’être soignés dès qu’il nous donne le nom du virus.

Ces pharisiens sont malades et ils ont l’opportunité de le découvrir. Occasion ratée ! Ils sont malheureux, ils rendent les autres malheureux. Si au moins, dans leur malheur, ils avaient le bonheur de rendre service ! Mais il n’en est rien. 

Ils refusent la condition de disciples. Mais nous, nous acceptons notre situation : nous sommes en état de perfectionnement, et comme tous les champions, nous avons hâte de comprendre où le bât blesse. Jésus veut faire de nous des saints et comme il est un enseignant compétent, il nous fournit des modèles à suivre : il y a un historique de saints des plus remarquables. Vous êtes le prochain. 

Quand nous prenons conscience de notre aveuglement, de nos péchés, nous avons d’abord une blessure narcissique qui n’intéresse pas beaucoup notre Seigneur et Sauveur : laissons-nous être aimés, laissons-nous instruire, laissons-nous être sauvés et transformés.  




Bonne journée!
Jean-Yves                                   

samedi 23 août 2025

« Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ / (537,098)

 Bonjour!

Lundi 25 août 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Évangile du jour

Matthieu 13, 44-46


En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ. Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle. »

Méditation

Frère Philippe Verdin

Frère Philippe Verdin

Couvent Saint-Thomas-d'Aquin à Lille

Chasse au trésor...


Trésor des pirates… Il faut aller au bout du monde, franchir des cols enneigés, essuyer des tempêtes, terrasser des monstres, déchiffrer des énigmes pour trouver enfin, dans l’île mystérieuse, le coffre rempli d’or.

Heureusement, avec Jésus, c’est plus simple : le trésor est caché dans le champ de notre cœur. Le royaume est là, tout près de nous. Il nous comble de joie et de paix. Le royaume, c’est la communion avec Dieu, l’amitié avec Jésus. « Qui a Jésus a tout », écrivait Thérèse de Lisieux. Jésus est le compagnon qui nous rassasie, qui nous console, près de qui nous pouvons nous reposer. Son Esprit Saint nous conseille, nous guide, met sur notre route des amis fidèles.

Le royaume de Dieu c’est notre cœur, un vaste continent à explorer, dont nous n’utilisons sans doute qu’une partie des ressources. Il peut aimer plus que nous ne l’imaginons, il peut devenir une oasis pour les autres, il peut se dilater à l’infini. Il est le lieu où Dieu nous attend, « plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes », comme l’écrit saint Augustin.

Irriguons cette terre précieuse de notre prière, fécondons-la par la Parole de Dieu, labourons-la par nos gestes d’amour. Alors nous rencontrerons le jardinier de notre cœur, Jésus, l’ami fidèle.       
  


Bonne journée!
Jean-Yves

                           

vendredi 22 août 2025

Qui s'abaisse sera élevé et qui s'élève sera abaissé. / (537,051)

Bonjour!

Samedi 23 août 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

 


Texte de l'Évangile (Mt 20,20-28): Alors la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit: «Que veux-tu?». Elle répondit: «Voilà mes deux fils: ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume». Jésus répondit: «Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire?». Ils lui dirent: «Nous le pouvons». Il leur dit: «Ma coupe, vous y boirez; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père».

Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et leur dit: «Vous le savez: les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi: celui qui veut devenir grand sera votre serviteur; et celui qui veut être le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude».

«Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ?»

Mgr. Octavio RUIZ Arenas Secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de la Nouvelle Evangélisation(Città del Vaticano, Saint-Sige)

Aujourd'hui, l'épisode que nous raconte ce passage de l'Evangile nous met face à une situation qui arrive assez souvent dans les diverses communautés chrétiennes. En effet, Jean et Jacques ont fait preuve de générosité en abandonnant leur maison et leurs filets de pêche pour suivre Jésus. Ils ont entendu le message du Seigneur annonçant un Royaume et offrant la vie éternelle, mais ils n'arrivent toujours pas à comprendre la dimension de ce que propose le Seigneur et c'est pour cela que leur mère demande quelque chose de bon mais qui reste au niveau des aspirations purement humaines : "ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume". (Mt 20,21)

De la même manière, nous entendons et suivons le Seigneur, comme l'ont fait les premiers disciples, mais parfois nous n'arrivons pas à saisir l'exactitude de son message et nous nous laissons emporter par des intérêts personnels ou des ambitions à l'intérieur de l'Eglise. Nous oublions qu'en acceptant le Seigneur, nous devons nous donner à Lui entièrement et avec confiance, que nous ne pouvons pas penser à obtenir la gloire sans accepter d'abord la croix.

La réponse de Jésus met précisément l'accent sur cet aspect: pour faire partie de son Royaume, l'important c'est d'accepter de boire de la même "coupe" (cf. Mt 20,22), c'est-à-dire, être prêts à donner nos vies pour l'amour de Dieu et nous consacrer au service de nos frères, avec la même attitude miséricordieuse que Jésus. Dans sa première homélie, le pape François souligné que pour suivre le chemin de Jésus il faut porter sa croix, car " Quand nous marchons sans la Croix, quand nous édifions sans la Croix, quand nous confessons un Christ sans Croix, nous ne sommes pas des disciples du Seigneur."

Suivre Jésus exige, par conséquent, une grande humilité de notre part. Depuis le baptême nous avons été appelés à être ses témoins afin de transformer le monde. Mais nous ne réussirons cette transformation que si nous pouvons être les serviteurs des autres, dans un esprit de grande générosité et de dévouement, mais toujours dans la joie de suivre le Seigneur et de faire ressentir sa présence.



Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « C’est comme si Jésus leur disait : vous me parlez d’honneurs et de couronnes, mais moi je vous parle de combats et de fatigues. Ce n’est pas l’heure des récompenses » (Saint Jean Chrysostome)

  • « La tentation du christianisme sans la croix, une Eglise à mi-chemin, qui ne veut pas arriver là où le Père veut, c’est la tentation du triomphalisme. Nous voulons la victoire d’aujourd’hui, sans aller à la croix, une victoire mondaine, une victoire raisonnable » (François)

  • « En ceci consiste la rédemption du Christ : il "est venu donner sa vie en rançon pour la multitude" (Mt 20, 28), c’est-à-dire "aimer les siens jusqu’à la fin" (Jn 13, 1) pour qu’ils soient "affranchis de la vaine conduite héritée de leurs pères" » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 622)

Bonne journée!
Jean-Yves


jeudi 21 août 2025

Amour de Dieu et amour du prochain.(536,995)

 Bonjour!

Vendredi 22 août 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Évangile du jour

Matthieu 22, 34-40


En ce temps-là, les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

Méditation

Frère Philippe Jaillot

Frère Philippe Jaillot

Couvent de l'Annonciation à Paris

Temps plein et vie unifiée


Ah, les faiseurs d’oppositions ! Hier, pharisiens contre sadducéens, et tous contre Jésus. Aujourd’hui, Église institution contre Église peuple de Dieu, justice contre miséricorde, homme contre Dieu. Mais Jésus casse les oppositions. Demandez-lui ce qui est central dans la loi que Dieu a donnée à Moïse, et il dit le mot « Amour ». Croyez-vous qu’il oppose amour et loi ?

Il déclare que le premier commandement c’est d’aimer Dieu ? Cela ne surprend pas ses auditeurs. Il précise « de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa pensée » ? Cela bouscule un peu plus : comprenons qu’aimer Dieu ne se fait pas à mi-temps. Nous disons facilement que la foi exprime notre amour pour Dieu. Et nous disons que croire, ça sert. Comme si la foi et l’amour, c’était des « choses » utilisables à côté d’autres réalités humaines. Mais pour Jésus, aimer Dieu, c’est tout l’être et toute la vie du chrétien. Oui, aime-le « de tout ton cœur… ». Et il continue sa réflexion : « avec ce commandement voici le second qui lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Donc aimer le prochain se révèle important comme aimer Dieu. Nous pouvons comprendre qu’aimer Dieu provoque en nous l’amour du prochain, ou alors qu’aimer le prochain nous permet de mettre en pratique l’amour de Dieu dans ce monde où nous vivons. Ainsi, Jésus déclare que c’est suivre la loi que de fonder sa vie sur cela. Quel commandement dynamique et unifiant ! Loué soit Jésus qui vient défaire les oppositions.


                                     Bonne journée!
Jean-Yves


mercredi 20 août 2025

/ Venez au repas de noce... Avoir la tunique royale...

 Bonjour!

Jeudi 21 août 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Évangile du jour



Matthieu 22, 1-14


En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.” Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.” Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.
Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.” Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. » 

Méditation

Frère Franck Dubois

Frère Franck Dubois

Couvent Saint-Pierre-martyr à Strasbourg

Les tuniques royales


Se promène-t-on souvent en costume de marié, chapeau et redingote chaque jour de l’année ? D’où vient donc ta colère, ô roi ? Aurais-tu oublié d’où provenait le bougre que tu viens d’expulser ? Et si le malheureux remontait de son champ, son habit maculé, marqué par le labeur ? S’il partait en voyage, tout paré pour la route, ne fut-ce pas assez qu’il acceptât sans peine l’étrange invitation ? Quel cruel stratagème : aller chercher cet homme pour sitôt le chasser. 

Et pourtant je regarde : la salle qui tout à l’heure n’était qu’un masse informe, une foule en haillons, est maintenant remplie d’une noble assemblée, aux parures inouïes. Les mêmes, et cependant… nul ne porte deux tuniques semblables. Chacune semble taillée parfaitement pour chacun. Qui donc, sinon le roi, a pu faire ce miracle ?
Dans un coin de la salle, j’aperçois quelques hardes. Tout derniers invités, arrivés sur le tard. Le roi, fort solennel, s’approche de l’un d’eux. Il pose la question désormais rituelle : « Mon ami… » - singulière apostrophe d’un roi à son sujet – « Comment es-tu entré ici ? » L’autre, pleure, bégaye : « Chasse-moi, trop indigne, d’entrer dans ton palais, ou viens à mon secours, toi qui es magnanime ». « Entre », dit le roi « dans la joie de ton maître. Je te remets l’habit, je t’ouvre grand la fête, car tu as bien parlé : nul, sans mon secours, ne traverse la porte. » Le silence a perdu celui qui refusa de demander la grâce. Seigneur garde-moi de douter de ton amour au jour du jugement.




Bonne journée!
Jean-Yves                                    

mardi 19 août 2025

Le Maître engage des ouvrier pour travailler à sa vigne... / -536,890 -

 Bonjour!

Mercredi 20 août  2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



Matthieu 20, 1-16


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.” 
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

Méditation

Frère Jacques-Benoît Rauscher

Frère Jacques-Benoît Rauscher

Couvent du Saint-Nom-de-Jésus à Lyon

Réveillez l’ouvrier de la dernière heure en vous !


Quand Jésus raconte une parabole, on peut s’identifier aux personnages mis en scène. Cela donne « corps » à l’histoire racontée. Mais on peut aussi voir les personnages d’une parabole comme autant d’attitudes que nous portons, chacun, en nous. 

J’aime lire ainsi la parabole des ouvriers de la dernière heure. Il s’agit moins de savoir à quel ouvrier nous ressemblons que de se dire que chaque catégorie d’ouvriers dit quelque chose de nous. 

De fait, il y a en nous une facilité à se mettre au service de Dieu dès qu’on entend son appel ; pour certains, ce sera une capacité à rendre service sans attendre, ou encore à se précipiter à l’église dès que la cloche sonne. Mais nous portons aussi en nous des ouvriers de la dernière heure. Ce sont ces attitudes que nous n’arrivons pas à convertir. Ces manières d’être qui restent inertes sur la place de notre vie, alors que nous aimerions qu’elles aussi se mettent au service du Seigneur.

Comprise ainsi, la parabole des ouvriers de la dernière heure est une bonne nouvelle : à la fin, le Seigneur parviendra à appeler tout ce qu’il y a en nous ! Ne désespérons pas des ouvriers de la dernière heure qui sommeillent en nous !    

 

                                            Bonne journée!
                                               Jean-Yves