jeudi 25 septembre 2025

«Pour la foule, qui suis-je? (…). Et vous, que dites-vous?» / (539,809)

 Bonjour!

Vendredi 26 septembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



 (Lc 9,18-22): Un jour, Jésus priait à l'écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea: «Pour la foule, qui suis-je?». Ils répondirent: «Jean Baptiste; pour d'autres, Élie; pour d'autres, un prophète d'autrefois qui serait ressuscité». Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». Pierre prit la parole et répondit: «Le Messie de Dieu». Et Jésus leur défendit vivement de le révéler à personne, en expliquant: «Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite».

«Pour la foule, qui suis-je? (…). Et vous, que dites-vous?»

Abbé Pere OLIVA i March(Sant Feliu de Torelló, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui,dans l'Évangile, il y a deux questions que le Maître lui-même pose à tous. La première question demande une réponse de statistique, approximatif: «Pour la foule, qui suis-je?» (Lc 9,18). Il nous amène à regarder autour de nous et observer comment les autres résolvent cette question: les voisins, les collègues de travail, les amis, les proches. Nous regardons dans notre entourage et nous nous sentons plus ou moins responsables (cela dépend des cas) ou proches de certaines de ces réponses formulées par ceux qui ont affaire à nous et avec notre milieu, les gens. Et la réponse nous en dit long, elle nous informe, ce dont ces gens proches de nous désirent, ou ils sont besoin, ou ce qu'ils cherchent. Elle nous aide à nous synchroniser, à découvrir un point commun avec l'autre pour aller de l'avant…

Il y a une seconde question qui nous concerne nous-mêmes: «Et vous, que dites-vous?» (Lc 9,20). C'est une question fondamentale qui frappe à notre porte, qui mendie auprès de chacun d'entre nous: une adhésion ou un rejet; une vénération ou une indifférence; marcher avec Lui et en Lui ou finir par faire un rapprochement par simple sympathie… Cette question est délicate, elle est déterminante car elle nous touche. Que disent nos lèvres et nos actes? Veut-on être fidèle à Celui qui est et qui donne un sens à notre être? Y a-t-il en nous une sincère volonté de le suivre dans les chemins de la vie? Sommes nous disposés à le suivre à Jérusalem sur le chemin de la croix et de la gloire?

«C'est un chemin de croix et de résurrection (…). La croix est une exaltation du Christ. Il l'a dit Lui-même: ‘Quand Je serai levé sur la croix, J'attirerai tous à moi’. (…) La croix, donc, est gloire et exaltation du Christ» (Saint André de Crête). Êtes-vous partant pour faire la route vers Jérusalem? Seulement avec Lui et en Lui, n'est pas?


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Ah! Mon Dieu ! Que la plus grande partie des hommes continuent aujourd’hui à crier : "Pas celui-ci, mais Barrabas", chaque fois qu’ils méprisent le Christ pour un plaisir, pour des points d’honneur, pour un élan de colère » (Saint Alphonse Marie de Liguori)

  • « L’événement de la Croix ne révèle tout son sens que si "cet homme", qui a souffert et est mort sur la Croix, "était véritablement le Fils de Dieu", selon les paroles prononcées par le centurion devant le Crucifié » (Benoît XVI)

  • « Puisque ce sont nos crimes qui ont fait subir à Notre Seigneur Jésus-Christ le supplice de la croix, à coup sûr ceux qui se plongent dans les désordres et dans le mal "crucifient de nouveau dans leur cœur, autant qu’il est en eux, le Fils de Dieu et le couvrent de confusion" (Hb 6,6) […] » Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 598)

Bonne journée!
Jean-Yves. diacre


mercredi 24 septembre 2025

«Et il cherchait à le voir»

 Bonjour!

Jeudi 25 septembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour


 (Lc 9,7-9): Hérode le tétrarque entendit parler de tout ce qui se passait, et il ne savait que penser. Car les uns disaient que Jean était ressuscité des morts; d'autres, qu'Élie était apparu; et d'autres, qu'un des anciens prophètes était ressuscité. Mais Hérode disait: «J'ai fait décapiter Jean; qui donc est celui-ci, dont j'entends dire de telles choses?». Et il cherchait à le voir.

«Et il cherchait à le voir»

Abbé Jorge R. BURGOS Rivera SBD(Cataño, Porto Rico)

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous raconte qu'Hérode voulait rencontrer Jésus (cf. Lc 9,9). Son désir de voir Jésus est inspiré par la curiosité. On parlait beaucoup de Jésus à cause des miracles qu'Il effectuait sur son passage. Beaucoup de personnes parlaient de Lui. La façon de se comporter de Jésus rappelait au peuple la façon de se comporter des prophètes: Elie, Jean le Baptiste, etc. Mais en étant simple curiosité, ce désir ne transcende pas. A un tel point que lorsque Hérode le rencontre Il ne l'impressionne pas (cf. Lc 23,8-11). Son désir s'évanouit quand il se trouve face à face avec Lui, car Jésus refuse de répondre à ses questions. Le silence de Jésus confirme Hérode comme corrompu et dépravé.

Comme Hérode, nous avons sûrement senti, à un moment donné, le désir de voir Jésus. Mais nous ne comptons plus sur Jésus en chair et en os comme Hérode, et pourtant nous comptons sur la présence de Jésus de plusieurs façons. Je veux vous parler de deux d'entre elles.

En premier lieu la tradition de l'Église a fait que le jeudi soit un jour par excellence pour voir Jésus dans l'Eucharistie. Beaucoup d'endroits exposent Jésus-Eucharistie. «L'adoration eucharistique est une manière essentielle d'être avec le Seigneur. Dans l'ostensoir est présent le vrai trésor, et Il nous attend toujours: Il n'est pas là pour Lui mais pour nous» (Benoît XVI). —Approche-toi de Lui afin que tu sois ébloui par sa présence.

En second lieu nous pouvons faire référence à la chanson populaire qui dit «Il est avec nous et nous ne le connaissons pas». Jésus est présent dans tant et tant de nos frères qui se trouvent marginalisés, qui souffrent et qui n'ont personne qui veuille d'eux. Dans son encyclique Dieu est amour, le pape Benoît XVI nous dit: «L'amour du prochain ancré dans l'amour de Dieu est avant tout une tâche pour chacun des fidèles, mais elle en est une également pour toute la communauté ecclésiastique». Ainsi donc, Jésus t'attend, avec ses bras grands ouverts dans les deux cas. Approche-toi!




Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

« Le Dieu que nous cherchons n’est pas un Dieu éloigné de nous. Nous l’avons entre nous. Il habite en nous comme l’âme dans le corps si nous sommes pour Lui, au moins, des membres sains que le péché n’a pas tué » (Saint Colomban, abbé)

  • « Hérode n’a pas pu surmonter les couches qui bloquaient son cœur. L’ambition du pouvoir, l’égoïsme et les faibles convictions étouffaient cette possibilité de découvrir un Jésus qui a souffert pour le sauver » (François)

  • « Toute société réfère ses jugements et sa conduite à une vision de l’homme et de sa destinée. Hors des lumières de l’Evangile sur Dieu et sur l’homme, les sociétés deviennent aisément totalitaires » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.257)

Bonne journée!
Jean-Yves

mardi 23 septembre 2025

«Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies» / (539,600)

Bonjour!

Mercredi 24 septembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour. 



 (Lc 9,1-6): Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies. Il les envoya prêcher le royaume de Dieu, et guérir les malades. «Ne prenez rien pour le voyage, leur dit-il, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent, et n'ayez pas deux tuniques. Dans quelque maison que vous entriez, restez-y; et c'est de là que vous partirez. Et, si les gens ne vous reçoivent pas, sortez de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds, en témoignage contre eux». Ils partirent, et ils allèrent de village en village, annonçant la bonne nouvelle et opérant partout des guérisons.

«Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies»

Abbé Jordi CASTELLET i Sala(Vic, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous vivons dans une époque où de nouvelles maladies mentales atteignent une portée insoupçonnée, comme jamais on ne l'avait vu dans le cours de l'histoire. Le rythme de vie actuel qui augmente le niveau de stress, la course pour acheter et faire croire qu'on possède plus que ce que possède le voisin, le tout arrosé d'une forte dose d'individualisme, construit une personne isolée du reste des mortels. Cette solitude à laquelle nous sommes obligés, par convenances sociales, par la pression au travail, par certaines conventions qui rendent esclaves, font que plusieurs tombent dans la dépression, la névrose, l'hystérie, la schizophrénie ou autres déséquilibres qui marquent profondément le futur de ces personnes.

« Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies » (Lc 9,1). Ce sont ces maux, que nous pouvons identifier dans l'Évangile comme des maladies mentales.

La rencontre avec le Christ, personne accomplie et complète, apporte équilibre et paix, capables d'apaiser l'âme et de ramener l'homme à lui-même, apportant clarté et lumière à sa vie et à son avenir. L'Évangile est un critère pour éclairer les doutes ; il est bon pour instruire et enseigner, pour éduquer petits et grands, et pour guider les personnes sur le chemin de la vie, qui ne doit jamais s'affaiblir.

Les Apôtres « allèrent de village en village, annonçant la bonne nouvelle » (Lc 9,6). C'est aussi notre mission : vivre et méditer l'Évangile, la parole de Jésus, afin de la laisser faire son œuvre en nous. Ainsi, peu à peu, nous pourrons retrouver le chemin à suivre et la liberté à réaliser. Comme l'a écrit saint Jean-Paul II, « la paix doit se réaliser à travers la vérité (…) ; elle doit se faire dans la liberté ».

Que ce soit Jésus-Christ lui-même, qui nous appelle à la foi et au bonheur éternel, qui nous remplit de son espérance et de son amour, Celui qui nous a donné une vie nouvelle et un futur inépuisable.


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Je ne pourrai pas me reposer jusqu’à la fin du monde, tant qu’il y aura des âmes à sauver » (Sainte Thérèse de Lisieux)

  • « Celui qui a véritablement trouvé le Christ ne peut pas l’avoir pour lui seul, il doit l’annoncer » (Saint Jean-Paul II)

  • « Parce que, comme tous les fidèles, ils sont chargés par Dieu de l’apostolat en vertu du baptême et de la confirmation, les laïcs sont tenus par l’obligation et jouissent du droit, individuellement ou groupés en associations, de travailler à ce que le message divin du salut soit connu et reçu par tous les hommes et par toute la terre » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 900)

Bonne journée!
jean-Yves

lundi 22 septembre 2025

«Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique» / (539,483)

 Bonjour!

Mardi 23 septembre 2025

Voici la Parole de Dieu de jour.



 (Lc 8,19-21): La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver; mais ils ne purent l'aborder, à cause de la foule. On lui dit: «Ta mère et tes frères sont dehors, et ils désirent te voir». Mais il répondit: «Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique».

«Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique»

Abbé Xavier JAUSET i Clivillé(Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, nous lisons un beau passage des Évangiles. Jésus n'offense en rien sa Mère, car Elle est la première à écouter la Parole de Dieu et d'Elle naquît Celui-là même qui est la Parole. C'est Elle aussi qui a le plus parfaitement accompli la volonté de Dieu: «Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole» (Lc 1,38), répond-Elle à l'ange lors de l'Annonciation.

Jésus nous dit ce qu'il nous faut pour être, nous aussi, membres de sa famille: «ce sont ceux qui écoutent…» (Lc 8,21) et pour écouter il faut nous approcher comme ces mêmes membres, qui parvinrent jusqu'où il se trouvait; mais ils ne purent s'approcher de Lui à cause de la foule. Il conviendrait que nous nous demandions si nous luttons et nous efforçons de vaincre les obstacles que nous rencontrons au moment de nous approcher de la Parole de Dieu. Est-ce que je dédie chaque jour quelques minutes à lire, écouter et méditer la Sainte Écriture? Saint Thomas d'Aquin nous rappelle que «nous devons méditer continuellement la Parole de Dieu (…); cette méditation aide puissamment dans la lutte contre le péché».

Et, finalement, accomplir la Parole, il ne suffit pas de l'écouter; il faut l'accomplir si nous voulons être membres de la famille de Dieu. Nous devons mettre en pratique ce qu'on nous dit! C'est pourquoi il est bon que nous nous demandions si nous obéissons seulement quand ce qu'on nous demande nous plaît ou est relativement facile, et si, au contraire, quand il faut renoncer à notre confort, à notre réputation, aux biens matériels ou à nos moments de repos…, nous mettons la Parole entre parenthèses jusqu'à ce que viennent des temps meilleurs. Demandons à la Vierge Marie d'écouter et d'accomplir comme Elle la Parole de Dieu, afin d'avancer sur le chemin qui conduit à la félicité perdurable.



Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Oh Fils Unique et Parole de Dieu ! Toi qui est immortel, tu as daigné, pour nous sauver, prendre chair de la Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie. Toi, l’Un de la Sainte Trinité, glorifié avec le Père et le Saint Esprit, sauve-nous ! » (Saint Jean Chrysostome)

  • « Rien que dans le Verbe qui s’est fait chair, dont l’amour s’accomplit sur la Croix, l’obéissance est parfaite » (Benoît XVI)

  • « Par la foi l’homme soumet complètement son intelligence et sa volonté à Dieu. De tout son être l’homme donne son assentiment à Dieu révélateur (cf. DV 5). L’Écriture Sainte appelle "obéissance de la foi" cette réponse de l’homme au Dieu qui révèle (cf. Rom 1,5)” (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 143)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves

dimanche 21 septembre 2025

« Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase ou ne la met sous le lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière.(539,436)

 Bonjour!

Lundi 22 septembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Évangile du jour

Luc 8, 16-18


En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase ou ne la met sous le lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour.
Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car à celui qui a, on donnera ; et à celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »

Méditation

Frère Yves Habert

Frère Yves Habert

Couvent du Saint-Nom-de-Jésus à Lyon

Prise de Parole


Il est évident qu’en période de restriction, on n’allume pas une lampe pour la cacher sous le lit, mais on la place au milieu de la pièce. 

Le Christ a allumé sa lampe en venant au milieu du monde. Il ne s’est pas caché au fond d’une grotte, mais il a donné à sa parole et à sa personne un statut public. 

À sa suite, l’Église ne cherche pas à se cacher. Elle est simplement le chandelier où brille la lumière de l’Évangile pour que tout le monde s’y éclaire et y reconnaisse la révélation de Dieu. Cela veut dire que nous ne rencontrons pas d’abord la Parole de Dieu dans une sorte de recherche purement individuelle. Par son existence publique, la Parole de Dieu vient à notre rencontre.

Sur Prier dans la ville, chacun fait quotidiennement l’expérience de cette proposition publique de la lumière de Dieu, de la révélation de Dieu.

 L’Église doit donc garder une existence publique, au grand jour et au grand vent, pour proposer à tout homme l’Évangile comme lumière de Dieu pour ce monde.




Bonne journée!
Jean-Yves


samedi 20 septembre 2025

«Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent» / (539,390)

 Bonjour!

Dimanche 21 septembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche.

 (Lc 16,1-13): Jésus disait encore à ses disciples : «Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé parce qu'il gaspillait ses biens. Il le convoqua et lui dit: ‘Qu'est-ce que j'entends dire de toi? Rends-moi les comptes de ta gestion, car désormais tu ne pourras plus gérer mes affaires’. Le gérant pensa: ‘Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance? Travailler la terre? Je n'ai pas la force. Mendier? J'aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois renvoyé de ma gérance, je trouve des gens pour m'accueillir’.

»Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier: ‘Combien dois-tu à mon maître?’. ‘Cent barils d'huile’. Le gérant lui dit: ‘Voici ton reçu; vite, assieds-toi et écris cinquante’. Puis il demanda à un autre: ‘Et toi, combien dois-tu?’. ‘Cent sacs de blé’. Le gérant lui dit: ‘Voici ton reçu, écris quatre-vingts’.

»Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge: effectivement, il s'était montré habile, car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. Eh bien moi, je vous le dis: Faites-vous des amis avec l'Argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande. Si vous n'avez pas été dignes de confiance avec l'Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable? Et si vous n'avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres: ou bien il détestera le premier, et aimera le second; ou bien il s'attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent».

«Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent»

Abbé Joan MARQUÉS i Suriñach(Vilamarí, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente la figure de l'administrateur félon: un homme qui profitait de sa position pour voler son maître. Il n'était qu'un simple administrateur, mais il agissait en tant que maître. Il faut avoir présent à l'esprit:

1) Les biens matériels sont de bonnes réalités car ils sont sortis des mains de Dieu. Conséquemment, nous devons les aimer.

2) Mais nous ne pouvons pas les “idolâtrer” comme s'il s'agît de Dieu et du but de notre existence; au contraire, nous devrions nous en dégager. Les richesses sont pour servir à Dieu et aux hommes, nos frères; elles ne peuvent pas servir à écarter Dieu de notre cœur et de nos œuvres: «Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent» (Lc 16,13).

3) Nous ne sommes pas les possesseurs des biens matériels, mais tout simplement les gestionnaires; en conséquence, non seulement devons-nous les gérer, mais aussi les faire produire au maximum, dans la mesure de nos possibilités. La parabole des talents nous le montre clairement (cf. Mt 25,14-30).

4) Nous ne pouvons pas tomber dans l'avarice; nous devons pratiquer la générosité, qui est une vertu chrétienne que nous devrions tous vivre, les riches et les pauvres, chacun d’après ses circonstances. Nous devons donner aux autres!

Et si j'en ai déjà assez pour payer mes frais? Oui; tu dois aussi t'efforcer de les accroître et de pouvoir en donner plus (paroisse, diocèse, Caritas, apostolat). Rappelle-toi de ce que saint Ambroise disait: «Lorsque vous faites l'aumône aux pauvres, vous ne vous dépouillez pas de vos biens mais vous leur rendez ce qui leur appartient de droit. Car vous vous êtes approprié pour votre seul usage ce qui a été donné pour l'usage de tous. La Terre n'appartient pas aux riches, mais à tout le monde. C'est pourquoi, loin de vous montrer généreux, vous ne faites que rembourser une partie de votre dette».

Serais-tu un de ces égoïstes qui ne pense qu'à accumuler des biens matériels pour soi-même, comme l'administrateur de l'Évangile, en mystifiant, chapardant, pratiquant la convoitise et la raideur du cœur, qui t'empêche de t'émouvoir devant les nécessités d'autrui? Souviens-toi de cette sentence de saint Paul: «car Dieu aime celui qui donne joyeusement» (2Co 9,7)? Sois généreux.



Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Je n’ai pas d’autre moyen pour démontrer mon amour que d’envoyer des fleurs, c’est-à-dire, ne laisser s’échapper aucun petit sacrifice, ni un seul regard, ni un seul mot, profiter des moindres choses et les faire par amour » (Sainte Thérèse de Lisieux)

  • « L’argent n’est pas "injuste" en lui-même, mais plus que toute autre chose il peut enfermer l’homme dans un égoïsme aveugle » (Benoît XVI)

  • « "Ils mettaient tout en commun" (Ac 4,32) : Tout ce que le vrai chrétien possède il doit le regarder comme un bien qui lui est commun avec tous, et toujours il doit être prêt et empressé à venir au secours de l’indigent et de la misère du prochain. Le chrétien est un administrateur des biens du Seigneur » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 952)

  • Bon dimanche!

  • Jean-Yves

vendredi 19 septembre 2025

« Le semeur sortit pour semer la semence...La semence, c’est la Parole de Dieu./ (539,358)

Bonjour!

Samedi 20 septembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Évangile selon saint Luc 8, 4-15

En ce temps-là, comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers Jésus, il dit dans une parabole : « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piétinèrent, et les oiseaux du ciel mangèrent tout. Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité. Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent. Il en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au centuple. » Disant cela, il éleva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit : Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre.
Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu. Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-là ont entendu ; puis le diable survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés. Il y a ceux qui sont dans les pierres : lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. »

«Et ce qui est tombé dans la bonne terre ce sont ceux qui portent du fruit par leur persévérance»

Abbé Lluís RAVENTÓS i Artés(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous parle du semeur qui «sorti pour semer la semence» (Lc 8,5) et cette semence était précisément «la Parole de Dieu». Mais, «en poussant, les ronces l'ont étouffé» (Lc 8,7).

Il existe une grande variété de ronces. «Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont ceux qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité» (Lc 8,14).

—Seigneur, suis-je le coupable pour avoir autant de soucis? J'aimerais ne pas les avoir, mais ils me viennent de partout! Je ne comprends pas pourquoi ils doivent me priver de ta Parole, s' ils ne sont pas péchés, ni vices, ni défauts.

—Pourquoi oublies-tu que Je suis ton Père et te laisses-tu rendre esclave d'un matin qui n'arrivera peut-être pas jamais!

«Si nous vivions confiants de la Providence divine, certains —avec une foi très ferme!— de cette protection quotidienne qui ne nous manque jamais, combien de soucis et inquiétudes nous nous épargnerions! Foule de chimères disparaîtraient qui, de la bouche de Jésus, sont propres des païens, des hommes mondains (cf. Lc 12,30), des personnes qui n'ont pas le sens surnaturels (…). J'aimerais graver à feu dans vos cœurs —nous disait Saint Josemaría— que nous avons tous les motifs pour continuer avec optimisme sur cette terre, avec l'âme complètement détaché de tant de choses qui nous semblent indispensables, étant donné que votre père sait très bien ce qui vous est nécessaire! (cf. Lc 12,30), et il y pourvoira». David dit: «Met ton destin dans les mains du Seigneur, et Il te maintiendra» (Ps 54,23). Ainsi le fit Saint Joseph lorsque le Seigneur le mit à épreuve: il pensa, consulta, pria, pris une résolution et laissa tout dans les mains de Dieu. Lorsque vint l'Ange —commente l'Abbé Ballarín— il n'osa pas le réveiller et lui parla dans un rêve. Enfin, «Je ne doit pas avoir autre soucis que ta Gloire…, en un mot, ton Amour» (Saint Josemaría).

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Lorsque la parole divine est introduite dans une intelligence lavée des soucis mondains, elle s’enracine profondément, produit des pousses et croit de manière appropriée » (Saint Cyrille d’Alexandrie)

  • « La semence de l’Evangile féconde l’histoire des hommes et annonce une moisson abondante. Jésus donne aussi un avertissement : c’est seulement dans un cœur bien disposé que germe la Parole de Dieu » (Saint Jean-Paul II)

  • « L’invocation du saint Nom de Jésus est le chemin le plus simple de la prière continuelle. Souvent répétée par un cœur humblement attentif, elle ne se disperse pas dans un "flot de paroles", mais "garde la Parole et produit du fruit par la constance" […] (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.668


Bonne journée!

Jean-Yves

jeudi 18 septembre 2025

Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. (539,316)

Bonjour!

Vendredi 19 septembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Évangile du jour

Luc 8, 1-3


En ce temps-là, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources.

Méditation

Frère Thomas Zimmermann

Frère Thomas Zimmermann

Couvent de l'Angelicum à Rome (Italie)

Maladies et esprits mauvais


Au temps de Luc, le médecin, médecine et démonologie étaient deux disciplines liées. Le corps et l’esprit, la santé et la morale n’étaient pas vus comme des réalités indépendantes. Il est sans doute bon que nous ayons appris à distinguer les causes. Mais encore aujourd’hui, ce n’est pas un hasard si « à travers villes et villages », beaucoup sont en proie à des troubles que le médecin ou le psychiatre ne sait résoudre, ou en quête de « guérison intérieure ».

L’expérience des moines au désert est instructive à cet égard : la prière, le combat spirituel protègent nos cœurs assaillis de pensées et de troubles qui ne sont pas toujours de notre fait. Ce n’est pas toujours extérieurement spectaculaire – ce n’en est pas moins réel. Ne nous laissons ni fasciner par le démoniaque ni tenter par les sarcasmes rationalistes. Entre les deux, le Christ va son chemin en guérissant non pas des corps ou des esprits, mais des personnes dans la totalité de leurs vies : Madeleine, Suzanne, Bartimée…




Bonne journée!
Jean-Yves

 

mercredi 17 septembre 2025

« Tes péchés sont pardonnés. » Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » / (539,280)

Bonjour!

jeudi 18 septembre 2025 

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Évangile du jour

Luc 7, 36-50


En ce temps-là, un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum.
En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? » Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »

Méditation

Frère Jean-Jacques Pérennès

Frère Jean-Jacques Pérennès

Couvent Saint-Thomas-d'Aquin à Lille

Va en paix !


Il devait y avoir une drôle d’ambiance au cours de ce repas. Celui qui invite Jésus est un pharisien. Il est incollable sur la Loi, sur le permis et l’interdit. Peut-être parce qu’il a le sentiment que Jésus en prend parfois trop à son aise avec les préceptes de la Loi juive, il l’a invité à dîner pour l’interroger. Mais c’est Jésus qui prend les devants. Par une question habile, il lui fait dire que plus grande est la faute, plus grande sera la miséricorde.

Et voilà que débarque cette prostituée, qui se précipite pour parfumer les pieds de Jésus et les essuyer de ses cheveux. Elle a probablement eu beaucoup d’amants et tous l’ont laissé tomber. Alors, comme elle cherche quelqu’un qui l’aime vraiment, elle donne ce qu’elle a de plus précieux : du parfum, bien sûr, mais aussi sa réputation, car il en faut du courage, ou beaucoup de désespoir, pour accomplir ce geste dans la maison d’un pharisien.


Bonne journée!
Jean-Yves