vendredi 23 octobre 2015

(210,579) Dieu n'a pas abandonné son monde...

Bonjour!
Vendredi 23 octobre 2015



Photo:
Chemin qui mène à l'évêché de Sainte-Anne (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

(Lc 12,54-59): Jésus disait encore à la foule: «Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu'il va pleuvoir, et c'est ce qui arrive. Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu'il fera très chaud, et cela arrive. Esprits faux! L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste? Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin efforce-toi de te libérer envers lui, pour éviter qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre au percepteur des amendes, et que celui-ci ne te jette en prison. Je te le dis: tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier centime».
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Commentaire: Abbé Frederic RÀFOLS i Vidal (Barcelona, Espagne)
«Le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste?»
Aujourd'hui, Jésus veut que nous élevions notre regard vers le ciel. Après trois jours de pluie persistante, ce matin le ciel était lumineux et dégagé faisant de ce jour un des plus beaux de cet automne. Nous comprenons mieux le sujet du changement de climat, puisque de nos jours le météorologiste fait quasiment partie de notre famille. Par contre nous avons toujours du mal à comprendre l'époque où nous vivons: «L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger?» (Lc 12,56). Parmi ceux qui écoutaient Jésus, nombreux d'entre eux ont laissé passer une opportunité unique dans l'histoire de l'humanité. Ils n'ont pas reconnu en Jésus le Fils de Dieu. Ils n'ont pas reconnu l'heure du Salut.

Le concile Vatican II, dans la constitution Gaudium et Spes (n? 4), actualise l'Évangile de ce jour: «Pour mener à bien cette tâche, l'Église a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l'Evangile, (...). Il importe donc de connaître et de comprendre ce monde dans lequel nous vivons, ses attentes, ses aspirations, son caractère souvent dramatique».

Quand nous contemplons l'histoire, nous n'avons pas de mal à repérer les occasions manquées de l'Église où elle n'a pas su reconnaître le moment vécu. Mais Seigneur: combien d'occasions avons-nous manquées car nous n'avons pas su reconnaître les signes des temps ou, c'est qui revient au même, parce que nous n'avons pas su vivre et illuminer les problématiques de nos jours avec la lumière de l'Évangile?: Jésus nous rappelle à nouveau: «Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste?» (Lc 12,57).

Nous ne vivons pas dans un monde de méchanceté même si elle est partout. Dieu n'a pas abandonné son monde. Comme nous le rappelait Saint Jean de la Croix, nous habitons une terre que Dieu lui même a parcourue et a remplie de beauté. La bienheureuse Thérèse de Calcutta a su capter les signes de son temps et son temps, c'est-à-dire notre époque, a su comprendre Thérèse de Calcutta. Demandons-lui de nous encourager. Ne cessons pas de tourner notre regard vers le Ciel sans perdre de vue la terre.
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Est-ce qu'on comprend le temps dans lequel nous sommes?
Est-ce le temps d'accueillir l'Évangile aujourd'hui?

J'ai à me remettre en question aujourd'hui à l'aide de la Parole de Dieu.
Dans notre vie, nous devons chercher toujours plus loin...
Nous sommes invités à ouvrir notre coeur pour aller plus loin...
Soyons attentifs aux signes des temps...
Nous avons des invitations à changer, 
des invitations à se rapprocher du Christ aujourd'hui...
Remarquons les signes qui nous seront donnés...
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«Dieu est miséricorde; Il est Père et pardonne.»
Quel chemin je peux faire avec cette phrase?... 
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«C'est la joie, la joie seule qui aura le dernier mot.»
(Stan Rougier)
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«La conscience, c'est Dieu présent dans l'homme.»
(Victor Hugo)
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«La foi n'est pas une croyance, c'est une expérience.»
(Sainte Thérèse de Lisieux)
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«Pensez du bien de vous...
Ne dites pas du mal de vous-même.
(Dr Lapointe)
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«La beauté transforme le monde 
car la beauté transforme le coeur humain.»
(Anthony J. Ciorra)
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Photo:
Comment interpréter les signes des temps? (Jean-Yves)

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Diacre
au coeur de notre monde
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Bonne journée!
Jean-Yves 

mardi 20 octobre 2015

(210,416) Aimer c'est veiller sur... Celui qui aime veille avec vigilance...

Bonjour!
Mardi 20 octobre 2015

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Lc 12,35-38): «Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis: il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils!».
Commentaire: Abbé Miquel VENQUE i To (Barcelona, Espagne)
«Gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces»

Aujourd'hui, il faut prêter attention aux paroles de Jésus: «Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte» (Lc 12,36). Quelle joie de découvrir que même si je suis pécheur et insignifiant, j'ouvrirai moi-même la porte au Seigneur quand il frappera à ma porte! Et oui, au moment de la mort, c'est moi-même qui ouvrirai ou fermerai la porte au Seigneur, personne ne peut le faire pour moi. «Il faut se persuader que Dieu nous demandera des comptes non seulement de nos actes et paroles mais aussi de la façon dont nous avons utilisé notre temps» (Saint Grégoire de Naziance).

Être devant la porte et ouvrir les yeux est un exposé clé et qui est à ma portée. Je ne peux pas me distraire. Se distraire c'est d'oublier notre objectif, vouloir aller au ciel, mais sans un engagement opérationnel, c'est comme faire des bulles de savon, sans une volonté engagée et qu'on peut évaluer. Se mettre un tablier veut dire être dans la cuisine en train de préparer jusqu'au dernier détail. Mon père qui était agriculteur, disait qu'on ne peut pas semer la terre qui n'est pas prête; pour faire une bonne semence il faut parcourir le champ et semer avec attention.

Le chrétien n'est pas un naufragé sans boussole, il sait d'où il vient, où il va et il sait comment y arriver; il connaît l'objectif, il connaît les moyens pour s'y rendre ainsi que les difficultés pour y arriver. Ne pas perdre cela de vue nous aidera à être vigilants et à ouvrir la porte au Seigneur le moment venu. L'appel à la vigilance et à la responsabilité se répète souvent dans la prédication de Jésus pour deux raisons évidentes: l'une est que Jésus nous aime et "veille" sur nous et l'autre est que celui qui aime ne s'endort pas. Et parce que le diable nous tente continuellement. La pensée du ciel ou de l'enfer ne doit pas nous distraire de nos obligations de tous les jours, mais c'est une pensée salutaire et incarnée qui mérite notre louange au Seigneur: «S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils!» (Lc 12,38). Jésus aide-moi à vivre dans l'attente et à être vigilant chaque jour en t'aimant toujours.
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Bonne journée!
Jean-Yves 


vendredi 16 octobre 2015

(219,068) Jésus ravive notre foi et notre espérance en lui...

Bonjour!
Samedi 17 octobre 2015


Photo:
Une église disparue de Québec... (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Lc 12,8-12): «Je vous le déclare: Celui qui se sera prononcé pour moi devant les hommes, le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m'aura renié en face des hommes sera renié en face des anges de Dieu. Et celui qui dira une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera pardonné; mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné.

«Quand on vous traduira devant les synagogues, les puissances et les autorités, ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l'Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu'il faudra dire».
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Commentaire: Abbé Alexis MANIRAGABA (Ruhengeri, Rwanda)
«Celui qui se sera prononcé pour moi (…), le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui»

Aujourd'hui, le Seigneur Jésus ravive notre foi et notre espérance en Lui. Il nous prévient que nous paraîtrons devant le corps céleste pour être évalué. Et celui qui a prononcé en faveur de Jésus en se donnant pour sa mission, «le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui» (Lc 12,8). Cette confession publique se fait en paroles, en actes et par la vie.  (...)

 Soyons forts; l’Esprit Saint est avec nous! Et «avec l’Esprit Saint il y a toujours Marie (…) et elle a ainsi rendu possible l’explosion missionnaire advenue à la Pentecôte» (Pape François).
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mercredi 14 octobre 2015

(209,915) Invitation à la conversion du coeur...

Bonjour!

Mercredi 14 octobre 2015



Voici la Parole de Dieu de ce jour....
(Ce n'est pas la saison mais c'est le temps de Centraide.)
Texte de l'Évangile (Lc 11,42-46): «Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue, et vous laissez de côté la justice et l'amour de Dieu. Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste. Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous aimez les premiers rangs dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. Malheureux êtes-vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu'on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir». Alors un docteur de la Loi prit la parole: «Maître, en parlant ainsi, c'est nous aussi que tu insultes». Jésus reprit: «Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt».
Commentaire: Abbé Joaquim FONT i Gassol (Igualada, Barcelona, Espagne)
«Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste»
Aujourd'hui, nous voyons comment le Divin Maître nous donne quelques leçons: entre autres, il nous parle de la dîme ainsi que de la cohérence que doivent avoir tous les éducateurs (parents, enseignants et tout apôtre chrétien). Dans l'Évangile selon Saint Luc de la messe de ce jour, l'enseignement est transmis de manière plus "synthétique", mais dans les passages parallèles de Matthieu il est beaucoup plus vaste et concret. Toute la pensée du Seigneur conclut que nos principales préoccupations doivent être la justice, la charité, la miséricorde et la fidélité (cf. Lc 11,42).

La dîme de l'Ancien testament ainsi que notre actuelle contribution à l'Église, selon les lois et coutumes, vont dans la même direction. Mais donner une valeur de loi obligatoire à des petites choses –comme le faisaient les maîtres de la loi– est exagéré et fatigant: «malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt» (Lc 11,46).

Il est vrai que les personnes qui veulent devenir meilleures font preuve de marque de générosité remarquable. Récemment, nous avons eu des exemples de personnes qui donnent à l'Église et aux pauvres les 10% de leur récolte, d'autres réservent les premiers fruits, le meilleur fruit de leur potager, ou bien ils offrent un montant égal à celui qu'ils ont consacré à leurs vacances, d'autres donnent le fruit de leur travail, et tout cela aux même fins. On discerne dans tout cela l'esprit de l'Évangile mis en pratique. L'amour est ingénieux, à travers des petites choses, il obtient de la joie et du mérite devant Dieu.

Le Bon Pasteur marche devant son troupeau. Les bons pères sont des modèles: ils donnent le bon exemple à suivre par les autres. Les bons éducateurs s'efforcent de vivre en vertu des principes qu'ils enseignent.  
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«On ne peut passer à travers les mailles du filet de la bonté 
en faisant semblant.»
(Jean Desclos)
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«Le Seigneur nous invite à prendre le chemin du bien.»
(Jean Desclos)
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«Dans le sacrement du pardon le Seigneur nous dit:
"Viens à moi, je t'aime."»
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«Peu de gens mettent dans leur vie assez de soins à goûter ce qu'ils ont. Comme la jeunesse, comme le bonheur, on reconnaît la valeur de la santé à la distance qui nous en sépare. Quand on l'a, c'est chose due, entendue, et par là insensible. Si donc Dieu nous avait fait six jours malades et le septième en grande forme, chaque dimanche serait jour de fête.»
(Martin Steffens / Petit traité de la joie)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

lundi 12 octobre 2015

(209,813) La Parole de Dieu de ce jour nous amène à réfléchir... / Invitation à être simple et vrai...

Bonjour!
Mardi 13 octobre 2015


Photo:
La porte Saint-Louis à Québec près du parlement (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Lc 11,37-41): Comme Jésus parlait, un pharisien l'invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et se mit à table. Le pharisien fut étonné en voyant qu'il n'avait pas d'abord fait son ablution avant le repas. Le Seigneur lui dit: «Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés! Celui qui a fait l'extérieur n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur? Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous».
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«Ne cherchons pas à faire de beaux discours à Dieu; 
parlons-lui simplement pour lui exposer nos désirs et nos besoins.»
(Thérèse de l'Enfant-Jésus)
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«La souffrance est précisément la  voie de la transformation, 
et sans la souffrance, on ne transforme rien.»
(Benoît XVI)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

(209,773) Dieu éclaire au bon moment...

Bonjour!
Lundi 12 octobre 2015

Journée de l'Action de grâce (au Canada)


(Lc 11,29-32): Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas».
Commentaire: Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP (San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)
«Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe»
Aujourd'hui, la voix douce –mais sévère– du Christ met en garde ceux qui sont convaincus d'avoir déjà leur “ticket” pour le Paradis, parce qu'ils disent: «Jésus, comme tu es beau!». Le Christ a payé le prix de notre salut sans exclure qui que ce soit, mais il faut remplir certaines conditions élémentaires. Entre autres, celle de ne pas prétendre que le Christ fasse tout, nous rien. Ce serait non seulement une sottise, mais un mauvais orgueil. C'est pourquoi le Seigneur emploie aujourd'hui le mot “mauvais”: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas» (Lc 11,29). Il l'appelle “mauvaise” parce qu'elle subordonne son éventuelle et condescendante adhésion à la condition de voir des miracles spectaculaires.

Jésus n'accepta jamais d'agir ainsi, même devant ses compatriotes de Nazareth, qui exigeaient qu'Il garantisse sa mission de prophète et de Messie par de prodigieux miracles, à savourer assis dans un fauteuil de cinéma. Mais c'est impossible: le Seigneur offre son salut à ceux-là seuls qui se soumettent à Lui par une obéissance qui naît de la foi, qui espère et se tait. Dieu requiert cette foi antécédente (qu'Il a mise en nous comme semence de grâce).

Contre cette caricature de foi, la reine de Saba se lèvera, elle qui vint des confins de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, alors que «il y a ici bien plus que Salomon» (Lc 11,31). Un proverbe dit: «Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre». Le Christ, condamné à mort, ressuscitera trois jours plus tard: à qui Le reconnaît, Il propose le salut; aux autres –quand Il reviendra comme Juge– il ne restera plus qu'à entendre la condamnation pour leur incrédulité obstinée. Prenons les devants: acceptons-Le avec foi et amour. Nous Le reconnaîtrons et Il nous reconnaîtra comme siens. Le serviteur de Dieu Don Albérione disait: «Dieu ne gaspille pas l'électricité: il éclaire les lampes nécessaires, toujours au bon moment».
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Bonne journée!
Jean-Yves 



dimanche 11 octobre 2015

(209,705) Cet homme riche veut avoir la vie éternelle, comme un bien de plus pour lui...

Bonjour!

Dimanche 11 octobre 2015 

Fin de semaine de l'Action de Grâce au Canada



L'Évangile du jour... 

(Mc 10,17-30): Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se mit à genoux et lui demanda: «Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?». Jésus lui dit: «Pourquoi m'appelles-tu bon? Personne n'est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements: Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d'adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère». L'homme répondit: «Maître, j'ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse». Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l'aimer. Il lui dit: «Une seule chose te manque: va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel; puis viens et suis-moi».

Mais lui, à ces mots, devint sombre et s'en alla tout triste, car il avait de grands biens. Alors Jésus regarde tout autour de lui et dit à ses disciples: «Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu!». Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprend: «Mes enfants, comme il est difficile d'entrer dans le royaume de Dieu. Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu». De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux: «Mais alors, qui peut être sauvé?». Jésus les regarde et répond: «Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu; car tout est possible à Dieu». Pierre se mit à dire à Jésus: «Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre». Jésus déclara: «Amen, je vous le dis: personne n'aura quitté, à cause de moi et de l'Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu'il reçoive, en ce temps déjà, le centuple: maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle».
Commentaire: Abbé Xavier SERRA i Permanyer (Sabadell, Barcelona, Espagne)
«Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a joint»
Aujourd'hui, nous pouvons voir comment Jésus, qui nous aime, désire que nous soyons tous admis dans le Royaume des cieux. D'où cet avertissement sévère qu'il donne aux "riches". Eux aussi sont appelés à rentrer dans le Royaume. Mais il est vrai que dans leur situation il est plus difficile de s'ouvrir à Dieu. Leurs richesses peuvent les amener à croire qu'ils ont tout, ils ont la tentation de mettre leur sécurité et confiance en leur pouvoir et leurs richesses sans se rendre compte qu'ils doivent remettre leur sécurité et leur confiance dans le Seigneur. Mais pas seulement en paroles: car il est facile de dire «Cœur de Jésus j'ai confiance en vous» mais il est difficile de le dire avec nos actes. Si nous sommes riches, quand nous disons cette oraison par cœur, il faut que nous essayions de faire que nos richesses soient un bien pour les autres, nous aurons alors le sentiment d'être les administrateurs des biens et des richesses que le Seigneur nous a donnés.

Je me rends parfois au Venezuela dans une mission, et là réellement, dans leur pauvreté, les gens se rendent compte que leur vie ne tient qu'à un fil et que leur existence est fragile. Cette situation leur permet de voir plus facilement que c'est le Seigneur qui leur donne la stabilité, que leur vie est entre les mains de Dieu. Au contraire ici chez nous, dans notre société de consommation, nous avons tellement de choses que nous pouvons tomber dans la tentation de croire que ces choses nous apportent sécurité, qu'une grande corde nous soutient. Mais en réalité comme pour les pauvres notre vie ne tient qu'à un fil. Mère Thérèse de Calcutta disait: «Dieu ne peut remplir ce qui est déjà rempli d'autres choses». Nous sommes en danger de prendre Dieu comme un élément de plus dans notre vie, un livre de plus dans la bibliothèque, important, d'accord, mais un livre de plus tout de même. Et de ne pas le considérer vraiment comme notre Sauveur.

Tant pour les riches comme pour les pauvres, personne ne peut se sauver lui-même. «Mais alors, qui peut être sauvé?» (Mc 10,26) demandent les disciples. «Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu; car tout est possible à Dieu» (Mc 10,27), leur réponds Jésus. Confions-nous tous entièrement à Jésus et que cette confiance se manifeste dans nos vies.
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«Si la richesse est notre idole, 
le centre de nos préoccupations, 
elle peut étouffer tout le reste... 
et elle ferme le coeur aux autres et à Dieu.»
(Noël Quesson)
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«La pauvreté fait parfois découvrir une autre richesse, 
celle qui ne se cache pas dans une banque.»
(Réjean Bernier)
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Photo:
Église de Saint-Jean-Port-Joli (Jean-Yves)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

jeudi 8 octobre 2015

(209,584) Il est important de regarder les intentions des gens...

Bonjour!
Vendredi 9 octobre 2015

«L'Évangile de la compassion résonne encore aujourd'hui: 
Dieu vient nous chercher, il ne nous juge pas avec sévérité, 
il nous invite à découvrir notre dignité,
 à rejeter la partie sombre qui est en nous, 
à adhérer à son projet de lumière et de paix.»
(Paolo Curtaz)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Lc 11,15-26): Mais certains se mirent à dire: «C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons». D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel.

Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit: «Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous.

»Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit mauvais est sorti d'un homme, il parcourt les terres desséchées en cherchant un lieu de repos. Et comme il n'en trouve pas, il se dit: ‘Je vais retourner dans ma maison, d'où je suis sorti’. En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début».

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Commentaire: Abbé Josep PAUSAS i Mas (Sant Feliu de Llobregat, Espagne)
«Certains se mirent à dire: ‘C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons’»

Aujourd'hui, nous contemplons avec stupéfaction comment Jésus est accusé de manière ridicule de chasser les démons «par Béelzéboul, le chef des démons» (Lc 11,15). Il est difficile d'imaginer un plus grand bien, celui d'éloigner les âmes du démon, l'instigateur du mal, et d'entendre en même temps une accusation encore plus grave qui est celle que cela se fait précisément par le pouvoir du même diable. C'est vraiment une accusation gratuite, qui laisse entrevoir un grand aveuglement et une grande jalousie de la part des accusateurs du Seigneur. Aujourd'hui encore, même sans nous rendre compte, nous coupons à la racine les droits des autres à diverger, à être différents et avoir leurs propres opinions parfois contraires et à l'opposé des nôtres.

Celui qui vit enfermé dans un dogme politique, culturel ou idéologique, méprise facilement celui qui diffère, en discréditant ses projets et en niant sa compétence et même son honnêteté. Alors, son adversaire en politique ou en idéologie devient un ennemi personnel. La confrontation dégénère en insultes et agressivité. Le climat d'intolérance et d'exclusion mutuelle violente peut, alors, nous conduire à la tentation d'éliminer d'une manière ou d'une autre celui qui représente pour nous un ennemi.

(...) Combien de personnes souffrent de nos jours dans des milieux d'intolérance et refus d'autrui comme celui qui existe souvent dans nos institutions publiques, sur nos lieux de travail, dans les assemblées et confrontations politiques!

Nous devons tous travailler pour créer des conditions et un climat de tolérance, respect d'autrui et confrontation franche où il est possible de trouver un terrain d'entente et de dialogue. Et nous chrétiens loin d'endurcir et sacraliser faussement nos opinions en manipulant le Seigneur et en l'identifiant à nos propres positions, nous devons suivre ce Jésus qui —quand ses disciples voulaient empêcher que d'autres, à part eux, expulsent les démons en son nom— les corrige en leur disant: «Ne les en empêchez pas, car celui qui n'est pas contre vous est pour vous» (Lc 9,50). (...) 
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«Écouter, c'est le plus beau cadeau 
que nous puissions faire à quelqu'un; 
c'est lui dire: tu es important pour moi.»
(Suzanne Lussier)
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«Le sens de l'humour 
est le compagnon inséparable de l'amour chrétien 
et signe de maturité spirituelle.»
(J. M. Vinas)
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«Imaginez toujours qu'un autre peut avoir besoin de nous 
pour desserrer la solitude qui l'étrangle.»
(Martin Gray)
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PRIONS...

Pour le succès de ce synode sur la famille...
Pour les jeunes qui seront confirmés...
Pour cet enfant que je baptiserai demain...
Pour tous les membres de nos familles...
Pour les diacres et les vocations diaconales...
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Bonne journée!
Jean-Yves 

samedi 3 octobre 2015

(209,349) «Les deux ne deviendront une seule chair...»/ Une homélie qui a fait du chemin... / Quelques pensées...

Bonjour!
Dimanche 4 octobre 2015

Aujourd'hui c'est la fête de saint François d'Assise


Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...

 (Mc 10,2-16): Les pharisiens l'abordèrent; et, pour l'éprouver, ils lui demandèrent s'il est permis à un homme de répudiée sa femme. Il leur répondit: «Que vous a prescrit Moïse?». «Moïse, dirent-ils, a permis d'écrire une lettre de divorce et de répudier». Et Jésus leur dit: «C'est à cause de la dureté de votre coeur que Moïse vous a donné ce précepte. Mais au commencement de la création, Dieu fit l'homme et la femme; c'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint». Lorsqu'ils furent dans la maison, les disciples l'interrogèrent encore là-dessus. Il leur dit: «Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère».

On lui amena des petits enfants, afin qu'il les touchât. Mais les disciples reprirent ceux qui les amenaient. Jésus, voyant cela, fut indigné, et leur dit: «Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera point». Puis il les prit dans ses bras, et les bénit, en leur imposant les mains.
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Voici l'homélie que mon ami et diacre François Boute a prononcée 
dans les paroisses où il fait du ministère...

Je ne vous cacherai pas mon embarras face aux textes liturgiques de ce jour qui traitent de la relation homme / femme et plus particulièrement de la fidélité dans l’union conjugale aussi me suis-je fortement inspiré d’une homélie de Michel Talbot, prêtre canadien, que m’a communiqué un ami diacre. J’espère ne froisser personne dans mes propos...

Comment, à partir de textes remontant à plus de 2000 ans, écrits pour un auditoire marqué par la loi de Moïse avoir une parole juste, respectueuse de ce que sont aujourd’hui les différentes situations conjugales et familiales ?
Comme l’a dit il y a peu de temps le Pape François : Qui suis-je pour juger ?
Oui qui sommes-nous pour juger ?
Je rajouterai qui sommes-nous pour conseiller ?

Chacun a ses idées, ses certitudes sur ce sujet, mais nous chrétiens, nous sommes invités quand même à nous rappeler ce qui a été voulu par le Seigneur ; nous sommes invités à nous mettre à son écoute pour accueillir ce qu'il nous dit sur l'amour, le mariage et la famille au travers des textes bibliques.

 Aujourd’hui nous avons tout d'abord les récits de la Création. Deux variantes différentes dans la bible en ce qui concerne la création de l’homme et de la femme : Celle de ce jour qui fait apparaître Ève comme issue  de la côte d’Adam, ce qui peut sous-entendre, pour certains, une dépendance de celle-ci par rapport à l’homme…
L’autre version qui nous dit que Dieu les créa homme et femme ce qui souligne, pour moi, une complémentarité et une égalité de droits.

Ces textes ne sont pas à lire à la manière des fondamentalistes (C'est écrit ainsi, donc c'est ainsi). Le but de ces textes n'est pas de nous dire comment les choses se sont passées: nous savons bien qu’il en va autrement. Ce qu'il faut y voir, c'est la révélation d'un Dieu créateur. Ces textes de la Genèse utilisent un langage imagé pour nous révéler la grandeur du couple humain. Pour être totalement humain, chacun a besoin de l'autre.  L’homme et la femme ont été créés pour qu'ils s’aiment et pour construire ensemble. Dieu a sur eux un projet d'amour éternel.

Dans l’évangile de ce jour, la question du mariage est abordée de façon polémique par les Pharisiens qui cherchent à mettre Jésus en difficultés… Dans sa réponse Jésus souligne que la répudiation inscrite dans la loi de Moïse y est en raison de la dureté du cœur des hommes tout en rappelant la volonté première du créateur : « au commencement il les fit homme et femme et tous deux ne feront plus qu’un »

La question du mariage est cruciale dans toutes les sociétés, sa réussite ou son échec ont des conséquences majeures, ce qui fait que bien des couples refusent de se marier ou hésitent pendant de nombreuses années avant de sauter le pas; souvent c’est la venue d’un enfant qui motive la décision d’officialiser une union.
Il n’en reste pas moins que mariés ou non la stabilité des couples est de nos jours très fragile et les séparations, divorces, remariages, officiels ou non, sont nombreux.  
Dans ce contexte d’instabilité l’Église catholique maintient néanmoins la doctrine traditionnelle de l’indissolubilité sachant cependant que sur le terrain des fidèles, souvent engagés et fervents, vivent des ajustements en marge de la doctrine officielle.
Le bon sens, au-delà de la doctrine, constate qu’il existe des situations où le mariage ne fonctionne pas. Il arrive que des couples, même après plusieurs années de vie commune, n’arrivent plus à vivre ensemble et que la séparation soit nécessaire; il arrive aussi que certains conjoints soient abandonnés sans le vouloir eux-mêmes.
Il appartient à l’Église, en particulier à ses ministres, et aux chrétiens de faire preuve de sympathie et de compréhension chaque fois que se présentent ces situations douloureuses sans, s’abriter frileusement derrière la doctrine. Il faut surtout éviter de juger et de condamner trop vite les personnes qui vivent le drame de la séparation et leur laisser ouvertes les portes de nos communautés comme membres à part entière.

Frères et sœurs, en pensant à toutes nos limites et nos faiblesses tournons-nous aujourd’hui vers le Seigneur. Il nous faut sans cesse le dire et le redire : Dieu nous aime tous inconditionnellement quelle que soit notre situation et quels que soient nos torts. Il vient nous chercher là où nous en sommes pour nous inviter à faire un pas de plus sur le chemin de la vie.

Je ne voudrais pas terminer sans souligner le passage sur les enfants qui termine l’évangile. Ce petit épisode des enfants souvent choisis par les parents pour les baptêmes. “Parce que, disent-ils, Jésus est gentil avec les enfants”.
C’est vrai, mais si l’on sait qu’à l’époque de Jésus ni les femmes ni les enfants n’avaient le droit de participer aux réunions sérieuses et que les enfants étaient considérés comme inutiles, la prise de position de Jésus est bien plus que de la gentillesse, elle souligne que ceux qui sont petits et faibles et qui peuvent nous paraître inutiles sont à mettre au centre de nos préoccupations et qu’on leur doit aide et secours.
Pour nous, comme Jésus l'a fait pour ses apôtres avec vigueur, cette invitation nous rappelle la nécessité d’accueillir les enfants avec joie au sein de nos assemblées. Amen.

(Merci François de me donner la permission de publier le texte.) 
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«La vie ne consiste pas à attendre que l'orage passe, 
mais à apprendre à danser sous la pluie.»
(Anthony J. Ciorra)
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«L'Eucharistie, 
même si elle constitue la plénitude de la vie sacramentelle, 
n'est pas un prix destiné aux parfaits, 
mais un généreux remède et un aliment pour le faibles.»
(Pape François /La joie de l'Évangile 
Cité par Frédéric Lenoir dans: François, Le Printemps de l'Évangile.)
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«Dieu a fait du Christ le pont ente le ciel et la terre, 
entre le visible et l'invisible.»
(Carlo Carretto)
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«Écouter, 
c'est le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu'un; 
c'est lui dire: tu es important pour moi.»
(Suzanne Lussier)
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Diacre
au coeur de la vie dans ce monde en évolution.
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Bon dimanche!
Jean-Yves



vendredi 2 octobre 2015

(209,294) La gratitude: une vertu à pratiquer... / Avoir la gratitude facile...

Bonjour!
Samedi 3 octobre 2015


Photo:
Je suis gâté de voir le fleuve aussi souvent... (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu...

(Lc 10,17-24): Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux. Ils racontaient: «Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom». Jésus leur dit: «Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair. Vous, je vous ai donné pouvoir d'écraser serpents et scorpions, et pouvoir sur toute la puissance de l'Ennemi; et rien ne pourra vous faire du mal. Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez–vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux».

A ce moment, Jésus exulta de joie sous l'action de l'Esprit Saint, et il dit: «Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange: ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père; personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler».

Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier: «Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez! Car, je vous le déclare: beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu».
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Commentaire: + Abbé Josep VALL i Mundó (Barcelona, Espagne)
«À ce moment, Jésus exulta de joie sous l'action de l'Esprit Saint, et il dit: ‘Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange’»

Aujourd'hui, l'évangéliste Luc nous raconte l'événement qui provoque la reconnaissance de Jésus envers son Père pour les bienfaits qu'Il a octroyé à l'humanité. Il rend grâce pour la révélation concédée aux humbles de cœur, aux petits du Royaume. Jésus montre sa joie en voyant que ceux-ci admettent, comprennent et pratiquent ce que Dieu fait connaître par son intermédiaire. En d'autres occasions, dans son dialogue intime avec le Père, Il lui rendra aussi grâce parce qu'Il l'écoute toujours. Il loue le samaritain lépreux qui, après la guérison de sa maladie –en même temps que neuf autres personnes–, lui seul revient trouver Jésus pour le remercier du bienfait reçu.

Saint Augustin écrit: «Qu'y-a-t-il de mieux à porter dans le cœur, à prononcer avec la bouche, à écrire avec la plume, que ces mots: ‘grâce à Dieu’? Rien de plus bref à dire, rien de plus joyeux à entendre, de plus élevé à ressentir, de plus utile à pratiquer». C'est ainsi que nous devons toujours agir envers Dieu et envers le prochain... (...) Gratitude envers nos parents, nos amis, nos maîtres, nos camarades. Envers tous ceux qui nous aident, qui nous stimulent, qui nous servent. Gratitude aussi, comme il se doit, envers notre Mère l'Église.

La gratitude n'est pas une vertu très “en usage” ou habituelle; mais c'est l'une de celles qui procurent le plus de plaisir. Nous devons reconnaître que, parfois, elle n'est pas non plus facile de la vivre. Sainte Thérèse affirmait: «Je suis si reconnaissante de tempérament qu'on m'achèterait avec une sardine». Les saints ont toujours agit ainsi. Et ils l'ont fait des trois façons indiquées par saint Thomas d'Aquin: d'abord, par la reconnaissance intérieure des bienfaits reçus; ensuite, en louant Dieu par des paroles; enfin, en cherchant à récompenser le bienfaiteur par des œuvres, selon les possibilités de chacun.
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«Dieu écrit droit avec des lignes courbes.»
(Saint Augustin)
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«Ta route de bonheur ne part pas 
des personnes et des choses pour arriver à toi; 
elle part toujours de toi pour aller vers les autres.»
(Michel Quoist)
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«Prier c'est faire de la place en vous 
pour que Dieu puisse accomplir 
une oeuvre merveilleuse dans votre vie.»
(Anthony J. Ciorra)
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«Lorsque Dieu m'a crée, 
il a déposé en moi des trésors 
dont je suis la seule à posséder la clé.»
(Jeanne Wallemacq - 23 ans / Le Veilleur, sept 2015)
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Photo:
Un coucher de soleil sur le fleuve à La Pocatière. (Jean-Yves)
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Bonne journée!
Jean-Yves