samedi 12 mars 2016

«Jamais un homme n'a parlé comme cet homme!»... / (219,877)

Bonjour!
Samedi 12 mars 2016



Germe

Neige, grêle, giboulées.
Après la sécheresse, la terre imbibée d'eau.
On sent la vie qui se réveille et palpite.
Le Seigneur nous dit : Voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ?( Is 43, 19)
Mais cette nouveauté a un objectif que le peuple redise la louange de Dieu. Notre vie est-elle louange de Dieu ?
(Introduction - Lettre d'information du samedi 12 mars 2106 - 
Diocèse de Nevers en France).
-----
De Mère Teresa:
4- La vie est un rêve, fais-en une réalité.
-----
Voici la Parole de Dieu de ce jour... 
(Jn 7,40-53): Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient: «C'est vraiment lui, le grand Prophète!». D'autres disaient: «C'est lui le Messie!». Mais d'autres encore demandaient: «Est-ce que le Messie peut venir de Galilée? L'Écriture dit pourtant qu'il doit venir de la descendance de David et de Bethléem, le village où habitait David!».

C'est ainsi que la foule se divisa à son sujet. Quelques-uns d'entre eux voulaient l'arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Voyant revenir les gardes qu'ils avaient envoyés arrêter Jésus, les chefs des prêtres et les pharisiens leur demandèrent: «Pourquoi ne l'avez-vous pas ramené?». Les gardes répondirent: «Jamais un homme n'a parlé comme cet homme!». Les pharisiens leur répliquèrent: «Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits!».

Parmi les pharisiens, il y avait Nicodème, qui était allé précédemment trouver Jésus; il leur dit: «Est-ce que notre Loi permet de condamner un homme sans l'entendre d'abord pour savoir ce qu'il a fait?». Ils lui répondirent: «Alors, toi aussi, tu es de Galilée? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée!». Puis ils rentrèrent chacun chez soi.
Commentaire: Abbé Fernand ARÉVALO (Bruxelles, Belgique)
«Jamais un homme n'a parlé comme cet homme!»
Aujourd'hui, l'Évangile nous présente les différentes réactions qui produisaient les paroles de Jésus. Ce texte dans l'Évangile de Jean ne nous propose aucune parole de Jésus, mais nous parle au contraire des conséquences de ce qu'Il disait. Certains pensaient qu'Il était prophète, d'autres disaient «C'est lui le Messie!» (Jn 7,41).

En vérité Jésus est le signe de la contradiction que Siméon avait annoncé à Marie (cf. Lc 2,34). Jésus ne laisse pas indifférents ceux qui l'entendaient, au point qu'à cette occasion comme dans beaucoup d'autres «c'est ainsi que la foule se divisa à son sujet» (Jn 7,43). La réponse des gardes qui prétendaient le détenir, encadre nettement la question et nous montre la force des paroles du Christ: «Jamais un homme n'a parlé comme cet homme» (Jn 7,46). Ce qui veut dire: ses paroles sont différentes, ce ne sont pas des paroles creuses, remplies d'orgueil et de mensonges. Il est la “Vérité” et sa façon de parler reflète cela.

Et si cela se produisait chez ses auditeurs, avec plus grande raison ses œuvres provoquaient l'étonnement, l'admiration ainsi que la critique, les bavardages, la haine… Jésus parlait le “langage de la charité”, ses œuvres et ses paroles manifestaient l'amour profond qu'Il avait pour tous les hommes, surtout ceux qui étaient le plus dans le besoin.

Aujourd'hui comme au temps du Christ, nous les chrétiens sommes —ou nous devons être— “signe de discorde”, car nous ne devons pas parler et agir comme les autres. En imitant et suivant le Christ, nous devons, nous aussi employer le “langage de la charité et de l'amour”, un langage universel que tous les hommes sont capables de comprendre. Comme le dit le Pape Benoît XVI dans son encyclique Deus caritas est, «L'amour —caritas— sera toujours nécessaire, même dans la société la plus juste (…). Celui qui veut s'affranchir de l'amour se prépare à s'affranchir de l'homme en tant qu'homme».
----

«Dieu t'aime comme tu es,
avec tes forces et tes faiblesses.»
(Jean Vanier)
-----

Bonne journée!
Jean-Yves 

jeudi 10 mars 2016

Son heure n'était pas encore venue.../ (219,786)

Bonjour!
Vendredi le 11 mars 2016


Photo: 
de André Lavoie (Saint-Pacôme) Merci!
-----

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Jn 7,1-2.10.14.25-30): La fête juive des Tentes approchait. Lorsque les frères de Jésus furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret.

La semaine de la fête était déjà à moitié passée quand Jésus monta au Temple et se mit à enseigner. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors: «N'est-ce pas lui qu'on cherche à faire mourir? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien! Les chefs du peuple auraient-ils vraiment reconnu que c'est lui le Messie?. Cependant celui-ci, nous savons d'où il est; mais le Christ, quand il viendra, personne ne saura d'où il est». Et Jésus, enseignant dans le temple, s'écria: «Vous me connaissez, et vous savez d'où je suis! Je ne suis pas venu de moi-même: mais celui qui m'a envoyé est vrai, et vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais; car je viens de lui, et c'est lui qui m'a envoyé. Ils cherchaient donc à se saisir de lui, et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue».

-----
Commentaire: Abbé Matthew J. ALBRIGHT (Andover, Ohio, Etats-Unis)
«Personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue»

Aujourd'hui, l'Évangile nous permet de contempler la confusion qui a surgi sur l'identité et la mission de Jésus. Quand les gens sont mis en face à face devant Jésus, il y a des malentendus et des présomptions à propos de qui est-Il, comment ils s'accomplissent dans Lui ou non les prophéties de l'Ancien Testament et sur ce qu'Il réalisera. Les suppositions et les préjugés conduisent à la frustration et à la colère. Cela a été toujours ainsi: la confusion autour de Christ et de l'enseignement de l'Église éveille une controverse et une division religieuse. Le troupeau se disperse si les brebis ne reconnaissent pas son berger!

Les gens disent : "Celui-ci nous savons d'où il est, alors que, quand le Christ viendra, personne ne saura d'où il est" (Jn 7,27), et ils concluent que Jésus ne peut pas être le Messie parce qu'Il ne répond pas à l'image du "Messie" dans laquelle ils avaient été instruits. Par ailleurs, ils savent que les Princes des Prêtres veulent le tuer, mais en même temps ils voient qu'Il se meut librement sans être arrêté. De façon à ce qu'ils se demandent si peut-être les autorités "auront vraiment reconnu que c'est le Christ" (Jn 7,26).

Jésus coupe la confusion en s'identifiant Lui même comme l'envoyé par celui qui est "véridique" (cf. Jn 7,28). Christ comprend la situation, tel que Jean le décrit, et personne ne mit la main sur Lui parce qu'il ne lui est pas encore arrivé, l'heure de révéler pleinement son identité et mission. Jésus défie les attentes après s'être montré, non comme un leader conquérant pour démolir l'oppression romaine, mais comme le "Serf Patient" d'Isaïe.

Le Pape François a écrit : "La joie de l'Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui se trouvent avec Jésus". Il est urgent que nous aidions chacun à aller au-delà des suppositions et des préjugés sur qui est Jésus et ce qui est l'Église, et à la fois leur faciliter la rencontre avec Jésus. Quand une personne arrive à savoir qui est réellement Jésus, alors la joie et la paix abondent.
-----

De Mère Teresa:

3- La vie est béatitude, savoure-la.
-----

«Le seul bonheur qu'on a vient de celui qu'on donne.»
(Édouard Pailleron)
-----

«La première route de Dieu, 
c'est l'aventure humaine (Jean-Paul II) 
qu'Il accompagne pour l'élever jusqu'à Lui. 
(Jacques Grand'maison)
-----

«Une communauté de partage: 
c'est d'abord là que se vit l'Église.»
(Jacques Grand'Maison)
-----
Vous n'avez pas de communauté de partage?
trouvez-vous en une...
On ne peut pas être chrétien tout seul...
-----

Bonne journée!
Jean-Yves 

Le témoignage des chrétiens... / (219,723)

Bonjour!
Jeudi 10 mars 2016


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Jn 5,31-47): «Si je me rendais ce témoignage à moi-même, mon témoignage ne serait pas vrai; il y a quelqu'un d'autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu'il me rend est vrai. Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. Moi, je n'ai pas à recevoir le témoignage d'un homme, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui éclaire, et vous avez accepté de vous réjouir un moment à sa lumière. Mais j'ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean: ce sont les oeuvres que le Père m'a données à accomplir; ces oeuvres, je les fais, et elles témoignent que le Père m'a envoyé. Et le Père qui m'a envoyé, c'est lui qui m'a rendu témoignage. Vous n'avez jamais écouté sa voix, vous n'avez jamais vu sa face, et sa parole ne demeure pas en vous, puisque vous ne croyez pas en moi, l'envoyé du Père.

»Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez trouver en elles la vie éternelle; or, ce sont elles qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie! La gloire, je ne la reçois pas des hommes; d'ailleurs je vous connais: vous n'avez pas en vous l'amour de Dieu.

»Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas; si un autre vient en son propre nom, celui-là, vous le recevrez! Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique! Ne pensez pas que c'est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c'est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Si vous croyiez en Moïse, vous croiriez aussi en moi, car c'est de moi qu'il a parlé dans l'Écriture. Mais si vous ne croyez pas ce qu'il a écrit, comment croirez-vous ce que je dis?».
-----
Commentaire: Abbé Miquel MASATS i Roca (Girona, Espagne)
«Si je me rendais ce témoignage à moi-même, mon témoignage ne serait pas vrai»

Aujourd'hui l'Évangile nous montre comment Jésus répond à l'objection suivante: selon le Deutéronome (19,15), pour la validité d'un témoignage, deux ou trois témoins sont requis. Jésus allègue en sa faveur le témoignage de Jean-Baptiste, le témoignage du Père —qui se manifeste dans les miracles qu'Il réalise— et, enfin, le témoignage des Écritures.

Jésus reproche à ceux qui l'écoutent trois raisons qui les empêchent de voir en lui le Messie Fils de Dieu: le manque d'amour de Dieu; l'absence de droiture d'intention —ils cherchent seulement la gloire humaine— et une interprétation des Écritures selon leurs propres intérêts.

Le Saint Père Jean-Paul II nous écrivait: «On ne parvient à la contemplation du visage du Christ qu'en écoutant dans l'Esprit la voix du Père, car nul ne connaît le Fils hors du Père (cf. Mt 11,27). Aussi, la révélation du Très-haut est-elle nécessaire. Mais, pour l'accueillir, il est indispensable de se mettre en attitude d'écoute».

C'est pourquoi, pour confesser Jésus-Christ comme vrai Fils de Dieu, les preuves externes qu'on nous présente ne suffisent pas; la droiture de la volonté, c'est-à-dire les bonnes dispositions, s'avère nécessaire.

En ce temps de Carême, en intensifiant les œuvres de pénitence qui facilitent le renouvellement intérieur, nous améliorerons nos dispositions pour contempler le véritable visage du Christ. Voilà pourquoi saint Josemaría nous dit: «Ce Christ que tu imagines n'est pas Jésus, mais la triste image que forment tes yeux troubles… Purifie-toi. Clarifie ton regard par l'humilité et la pénitence. Alors… les claires lumières de l'Amour ne te manqueront pas. Et tu auras une vision parfaite. Ton image sera réellement la sienne: Lui!».
-----

Bonne journée!
Jean-Yves 

mercredi 9 mars 2016

Écouter et croire à Jésus c'est obtenir déjà la vie éternelle / La Parole de Dieu est une source inépuisable de vie... / (219,668)

Bonjour!
Mercredi 9 mars 2016


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Jn 5,17-30): Jésus leur déclara: «Mon Père, jusqu'à maintenant, est toujours à l'oeuvre, et moi aussi je suis à l'oeuvre». C'est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le faire mourir, car non seulement il violait le repos du sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l'égal de Dieu.

Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait: «Amen, amen, je vous le dis: le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu'il voit faire par le Père; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu'il fait. Il lui montrera des œuvres encore plus grandes, si bien que vous serez dans l'étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et leur donne la vie, le Fils, lui aussi, donne la vie à qui il veut. Car le Père ne juge personne: il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l'a envoyé. Amen, amen, je vous le dis: celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m'a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au Jugement, car il est déjà passé de la mort à la vie.

»Amen, amen, je vous le dis: l'heure vient -et c'est maintenant- où les morts vont entendre la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront. Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d'avoir la vie en lui-même; et il lui a donné le pouvoir de prononcer le Jugement, parce qu'il est le Fils de l'homme. Ne soyez pas surpris; l'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux vont entendre sa voix, et ils sortiront: ceux qui ont fait le bien, ressuscitant pour entrer dans la vie; ceux qui ont fait le mal, ressuscitant pour être jugés. Moi, je ne peux rien faire de moi-même; je rends mon jugement d'après ce que j'entends, et ce jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé».
-----
Commentaire: Abbé Francesc PERARNAU i Cañellas (Girona, Espagne)
«Amen, amen, je vous le dis: celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m'a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle»
Aujourd'hui l'Évangile nous parle de la réponse que Jésus fit à ceux qui ne voyaient pas d'un bon oeil qu'Il ait guéri un paralytique le jour du Sabbat. Jésus Christ profite de ces critiques pour manifester sa condition de Fils de Dieu et, en conséquence, de Maître du Sabbat. Certaines de ses paroles motiveront sa condamnation lors du jugement chez Caïphe. En effet, quand Jésus se présenta comme Fils de Dieu, le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant: «Il a blasphémé! Pourquoi nous faut-il encore des témoins? Vous venez d'entendre le blasphème! Quel est votre avis?» (Mt 26,65).

À plusieurs reprises, Jésus avait fait référence au Père, en établissant toujours une distinction: la Paternité de Dieu est différente selon qu'il s'agit du Christ ou des hommes. Et les juifs qui l'écoutaient le comprenaient très bien: il n'était pas Fils de Dieu comme les autres, la filiation qu'il réclamait pour Lui était une filiation naturelle. Jésus affirme qu'il est l'égal du Père par nature, bien qu'il s'agisse de personnes différentes. Il manifeste ainsi sa divinité. Voilà un passage de l'Évangile très intéressant pour la révélation du mystère de la Sainte Trinité.

Dans ce que le Seigneur dit aujourd'hui, il y a des choses qui concernent en particulier tous ceux qui, au long de l'histoire, croiront en Lui: écouter et croire à Jésus c'est obtenir déjà la vie éternelle (cf. Jn 5,24). Certes, ce n'est pas encore la vie définitive, mais c'est d'ores et déjà participer de sa promesse. Il est bon de ne pas l'oublier, en faisant l'effort d'écouter la parole de Jésus, comme ce qu'elle est vraiment: la Parole de Dieu qui nous apporte le salut. La lecture et la méditation de l'Évangile doivent faire partie de nos pratiques religieuses habituelles. Dans les pages révélées nous entendrons les paroles de Jésus, paroles immortelles qui ouvrent les portes de la vie éternelle. Tout compte fait, comme le disait saint Éphrem de Syrie, la Parole de Dieu est une source inépuisable de vie.
-----
Dieu est toujours à l'oeuvre; 
je ne suis jamais abandonné. 
-----

«La joie est l'expérience 
de se savoir aimé sans condition 
et de savoir que rien... ne peut nous l'enlever.»
(Henri Nouwen)
-----

Demandons à Dieu 
de transformer notre façon de voir.
-----

De Mère Teresa:

2- La vie est beauté, admire-la.
-----


Bonne journée!
Jean-Yves 

mardi 8 mars 2016

Je peux être paralysé ou porteur de lumière... / Journée de la Femme. (219,626)

Bonjour!
Mardi 8 mars 2016


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Jn 5,1-3.5-16): Après cela, à l'occasion d'une fête des Juifs, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la Porte des Brebis, il existe une piscine qu'on appelle en hébreu Bézatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades: aveugles, boiteux et paralysés. Il y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu'il était dans cet état depuis longtemps, lui dit: «Est-ce que tu veux retrouver la santé?». Le malade lui répondit: «Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l'eau bouillonne; et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi». Jésus lui dit: «Lève-toi, prends ton brancard, et marche». Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard: il marchait! 

Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent à cet homme que Jésus avait guéri: «C'est le sabbat! Tu n'as pas le droit de porter ton brancard». Il leur répliqua: «Celui qui m'a rendu la santé, c'est lui qui m'a dit: ‘Prends ton brancard, et marche!’». Ils l'interrogèrent: «Quel est l'homme qui t'a dit: ‘Prends-le, et marche’?». Mais celui qui avait été guéri ne le savait pas; en effet, Jésus s'était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit: «Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t'arriver pire encore». L'homme partit annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui lui avait rendu la santé. Et les Juifs se mirent à poursuivre Jésus parce qu'il avait fait cela le jour du sabbat.
-----
Commentaire: Abbé Àngel CALDAS i Bosch (Salt, Girona, Espagne)
«Jésus, le voyant couché là: ‘Est-ce que tu veux retrouver la santé?’»
Aujourd'hui saint Jean nous parle de la scène de la piscine de Bézhata. Elle ressemblait, plutôt, à la salle d'attente d'un hôpital pour traumatisés: «Une foule de malades étaient couchés: aveugles, boiteux et paralysés» (Jn 5,3). Et Jésus s'y rendit.

Comme c'est étonnant! L'on trouve toujours Jésus au beau milieu des problèmes. Là où il existe une possibilité de “libérer”, de rendre quelqu'un heureux, le voici. Les pharisiens, par contre, ne songeaient qu'au Sabbat. Leur mauvaise foi tuait l'esprit. La colère du péché dégoulinait de leurs yeux. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre!

Le protagoniste du miracle était malade depuis trente-huit ans. «Est-ce que tu veux retrouver la santé?» (Jn 5,6), lui dit Jésus. Depuis longtemps qu'il luttait dans le vide, faute d'avoir rencontré Jésus. Mais, maintenant, il avait trouvé l'Homme. Les cinq colonnades de la piscine de Bézhata retentirent lorsqu'on entendit la voix du Maître: «Lève-toi, prends ton brancard, et marche» (Jn 5,8). Ce fut l'affaire d'un instant.

La voix du Christ est la voix de Dieu. Tout était neuf dans ce vieux paralysé, usé par le découragement. Plus tard, saint Jean Chrysostome nous dira que dans la piscine de Bézhata les maladies du corps étaient guéries, et qu'avec le Baptême ce sont les maladies de l'âme qu'on guérit. Là, c'était de temps en temps et pour un seul malade à la fois. Dans le Baptême, c'est pour toujours et pour tous. Dans le deux cas, le pouvoir de Dieu est manifesté par l'eau.

Le paralytique impuissant au bord de l'eau, ne te fait-il pas songer à l'expérience de notre propre impuissance à faire le bien? Comment essayons–nous de résoudre, tout seul, ce qui relève d'un pouvoir surnaturel? Te rends-tu compte que chaque jour, autour de toi, il a une foule de paralytiques qui “se remuent” beaucoup, mais n'arrivent pas à s'échapper de leur manque de liberté? Le péché paralyse, vieillit, tue. Il nous faut regarder Jésus. Il est nécessaire qu'Il —sa Grâce— nous plonge dans les eaux de la prière, de la confession, de l'ouverture de le esprit. Toi et moi, nous pouvons être de sempiternels paralytiques, ou des porteurs et des instruments de lumière.
-----

Aujourd'hui: 
Journée internationale de la femme.


dimanche 6 mars 2016

«Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi...» / (219.527)

Bonjour!
Dimanche 6 mars 2016

Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Lc 15,1-3.11-32): Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s'approchaient de Jésus pour l'entendre. Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: «Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux». Mais il leur dit cette parabole: Il dit encore: «Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père: ‘Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir’. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Étant rentré en lui-même, il se dit: ‘Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim! Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils; traite-moi comme l'un de tes mercenaires’. Et il se leva, et alla vers son père.

»Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit: ‘Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils’. Mais le père dit à ses serviteurs: ‘Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé’. Et ils commencèrent à se réjouir.

»Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c'était. Ce serviteur lui dit: ‘Ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras’. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d'entrer. Mais il répondit à son père: ‘Voici, il y a tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c'est pour lui que tu as tué le veau gras!’. ‘Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi; mais il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé’».. / 
-----
Commentaire: Abbé Joan Ant. MATEO i García (La Fuliola, Lleida, Espagne)
«Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi»

Aujourd'hui dimanche Laetare (“réjouissez-vous”), quatrième dimanche du Carême, nous écoutons à nouveau ce fragment, si cher, de l'Évangile selon saint Luc, dans lequel Jésus justifie sa pratique sans précédant de pardonner les péchés et récupérer les hommes pour Dieu.

Je me suis toujours demandé si la plupart du monde arrivait à bien comprendre l'expression “le fils prodige”, dont parle cette parabole. Je crois que nous devrions la renommer avec le nom de la parabole au “Père prodigieux”.

En effet, le Père de la parabole —qui était tout ému en voyant à nouveau ce fils perdu par le péché— est un icône du Père du Ciel reflété dans le visage du Christ: «Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa» (Lc 15,20). Jésus nous fait clairement comprendre que tout homme, même le plus grand pécheur, est une réalité très importante pour Dieu, qu'Il ne veut perdre d'aucune façon; et qu'Il est toujours disposé à nous accorder son pardon avec une joie ineffable (au point même de ne pas épargner la vie de son Fils).

Ce dimanche a une nuance de joie sereine et, c'est pour cela qu'il a été désigné comme le dimanche “Réjouissez-vous”, mots présentes dans l'antienne du commencement de la Messe d'aujourd’hui: «Réjouissez-vous avec Jérusalem, et soyez dans l'allégresse en elle, vous tous qui l'aimez». Dieu a eu pitié de l'homme perdu et égaré, et a manifesté en Jésus Christ —mort et ressuscité— sa miséricorde.

Jean Paul II disait dans son Encyclique Dives in misericordia que l'amour de Dieu, dans une histoire blessée par le péché, est devenu miséricorde et compassion. La Passion de Jésus est la mesure de cette miséricorde. Nous comprendrons alors que la plus grande joie que nous pouvons donner à Dieu est celle de nous laisser pardonner en présentant notre misère et nos péchés à sa miséricorde. Aux portes des Pâques nous allons de bon gré au sacrement de la pénitence, à la source de la miséricorde divine: nous donnerons à Dieu une grande joie, nous resterons comblés de paix et nous deviendrons plus miséricordieux avec les autres. Il n'est jamais tard pour nous lever et pour retourner au Père qui nous aime
-----

-----

Bonne journée!
Jean-Yves 

samedi 5 mars 2016

«C'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste» / (219,448)

Bonjour!
Samedi 5 mars 2016


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Lc 18,9-14): Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d'être justes et qui méprisaient tous les autres: «Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L'un était pharisien, et l'autre, publicain. Le pharisien se tenait là et priait en lui-même: ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes: voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne’. Le publicain, lui, se tenait à distance et n'osait même pas lever les yeux vers le ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: ‘Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis!’. Quand ce dernier rentra chez lui, c'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste, et non pas l'autre. Qui s'élève sera abaissé; qui s'abaisse sera élevé».
Commentaire: Fr. Gavan JENNINGS (Dublín, Irlande)
«C'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste»

Aujourd'hui, le Christ nous présente deux hommes qui, pour un observateur "ordinaire" pourraient sembler presque identiques, car ils se trouvent au même endroit et font la même chose: tous les deux sont «montés au temple pour prier» (Lc 18,10). Mais au-delà des apparences, au plus profond de leur conscience personnelle, les deux hommes diffèrent radicalement: l'un, le pharisien, a la conscience tranquille, alors que l'autre, le publicain —collecteur d'impôts— est inquiet car il ressent de la culpabilité.

Aujourd'hui, nous avons tendance à considérer les sentiments de culpabilité —le remords— comme quelque chose qui se rapproche d'une aberration psychologique. Cependant, le sentiment de culpabilité permet au publicain de ressortir du Temple réconforté, car «lorsque cet homme est redescendu à sa maison il était devenu juste alors que l'autre non» (Lc 18,14). «Ce sentiment de culpabilité» a écrit Benoît XVI quand il était encore le Cardinal Ratzinger ("Conscience et vérité") «trouble la fausse tranquillité de la conscience et on peut l'appeler "protestation de la conscience" contre mon existence faite d'auto-satisfaction. Il est aussi nécessaire pour l'homme que la douleur physique, qui signifie une altération du fonctionnement normal du corps».

Jésus ne nous incite pas à penser que le pharisien ne dit pas la vérité quand il affirme qu'il n'est pas un rapace, qu'il n'est ni injuste ni adultère et qu'il jeûne et donne de l'argent au Temple (cf. Lc 18,11); ni que le collecteur d'impôts délire en se considérant comme un pécheur. Ce n'est pas la question. C'est plutôt que «le pharisien ne se rend plus compte que lui aussi est coupable. Sa conscience est complètement nette. Mais le "silence de la conscience" le rend impénétrable vis-à-vis de Dieu et des hommes, alors que le "cri de la conscience" qui inquiète le publicain le rend capable de sentiments de vérité et d'amour. Jésus peut troubler les pécheurs!» (Benoît XVI).
-----

Dans: Au quotidien, le Carême de NOVALIS,
Pierre Francoeur nous livre ceci aujourd'hui:

En haut ou en bas?

«Si me me promenais dans la rue et que je demandais aux gens: «Dans la vie, aimeriez-vus mieux être en haut ou en bas de l'échelle sociale?» La réponse serait évidemment: «En haut!» C'est tellement humain.

Pourquoi Jésus dit-il le contraire, alors? Moi, qui veux être tout en haut, je serais mis en bas? Et si je suis tout en bas, je serais élevé? Curieux, non?

je me demande pourquoi Jésus dit que les premiers seront les derniers, et que les derniers seront les premiers?

le réponse me vient de l'expérience de mes limites. J'aimerais toujours être «à la hauteur» pour plaire à Dieu, comme le pharisien si fier de lui, mais, hélas, parfois mes difficultés, mes péchés me mènent loin de Dieu, et je me sens comme le publicain...

Pourtant, pour Jésus, l'essentiel n'est pas l'endroit où je me trouve dans la vie, mais l'amour que je lui porte.

Seigneur, donne-moi ton amour!»
-----

Dans le carnet du carême de Vie liturgique, il y a une belle prière qui conclut la réflexion d'aujourd'hui; je vous la partage:

«Seigneur, je t'offre mes souffrances, 
mes angoisses, mes doutes, mes reniements. 
Viens purifier mon coeur, 
même si la vérité en moi-même me coûte. 
Car tu es le tout de ma vie.»
-----

«Le sang de Jésus nous purifie de tout péché.»
(Au bréviaire de ce jour.)
-----

«Dieu nous aime en Jésus-Christ
Voilà la Bonne nouvelle
qui chante dans nos vies.
Voilà la Bonne nouvelle
qui chante dans nos vies»
(Chant de Robert Lebel)
-----

«La compassion, 
être avec les autres dans leurs souffrances, 
c'est la manière de Dieu pour assurer la justice 
et la paix parmi les humains.»
(Henri Nouwen)
-----

Bonne journée!
Jean-Yves 



jeudi 3 mars 2016

«Tu n'es pas loin du royaume de Dieu...». / (219,389)

Bonjour!
Vendredi 4 mars 2019
-----
«C’est quand la fumée des bombes brouille la vue 
qu’une claire lumière de paix, une orientation, 
une étoile polaire d’espérance sont nécessaires.»  
(ZENIT - 3 mars 2016)
-----

D'où viennent nos visiteurs
 et ceux et celles qui prient avec nous?

Ils proviennent des pays suivants:

Canada - France - États-Unis -
Allemagne - Russie - Ukraine -
Côte d'Ivoire - Vietnam - Belgique -
Brésil - Martinique - Espagne -
Cameroun - Suisse - Pologne -
et autres encore...

Merci d'être là et prions les uns pour les autres...
-----



Photo:
Église de Saint-Thomas de Montmagny (Jean-Yves)
-----

Note: Cette église a passé au feu en 1948.
-----

Que le pardon soit accordé ou reçu (dans le fond, il n’y a pas si grande différence, la difficulté est presque la même), il est toujours bouleversant, retournant. Tissé de joie et de douleur, car la joie est joie d’une victoire sur la douleur, d’un renversement de la douleur. « Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » (Fr Lionel Gentric, o.p., couvent de Strasbourg)
-----


Voici la parole de Dieu de ce jour...


(Mc 12,28b-34): Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s'avança pour lui demander: «Quel est le premier de tous les commandements?». Jésus lui fit cette réponse: «Voici le premier: Écoute, Israël: le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là».

Le scribe reprit: «Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui. L'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices». Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit: «Tu n'es pas loin du royaume de Dieu». Et personne n'osait plus l'interroger.
Commentaire: Abbé Pere MONTAGUT i Piquet (Barcelona, Espagne)
«Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là»
Aujourd'hui la liturgie du carême nous présente l'amour comme la racine la plus profonde de l'auto communication avec Dieu: «L'âme ne peut vivre sans amour, elle veut toujours aimer quelque chose, parce qu'elle est faite d'amour, et que Moi je l'ai créée par amour» (Sainte Catherine de Sienne). Dieu est Amour tout puissant, amour à l'extrême, amour crucifié: «C'est dans la croix qu'on peut contempler cette vérité» (Benoît XVI). Cet Evangile n'est pas uniquement une révélation de comment Dieu —par l'intermédiaire de son Fils— souhaite être aimé. Avec un commandement du Deutéronome: «Aime le Seigneur ton Dieu» (Dt 6,5) et un autre du Lévitique (Lv 19,18): «Aime ton prochain», Jésus conduit à son terme la plénitude de la loi. Il aime le Père comme Dieu vrai, né du vrai Dieu, et en tant que Verbe fait homme, Il crée une nouvelle humanité de Fils de Dieu, frères qui s'aiment avec l'amour du Fils.

L'appel de Jésus à la communion et à notre mission demande une participation dans le propre de sa nature, c'est une intimité dans laquelle il faut s'introduire. Jésus ne revendique à aucun moment être le but de nos prières et de notre amour. Il rend grâce au Père et Il est continuellement dans Sa présence. Le mystère du Christ nous attire vers l'amour de Dieu —invisible et inaccessible— et en même temps c'est un chemin pour nous permettre de reconnaître l'amour dans la vérité et dans la vie envers nos frères visibles et présents. Ce qui est le plus précieux ce ne sont pas les offrandes qu'on brûle sur l'autel mais le Christ qui brûle comme sacrifice et offrande unique afin que nous soyons avec Lui un seul autel et un seul amour.

Cette unification de connaissance et d'amour tissé par l'Esprit Saint permet que Dieu puisse aimer à travers nous en utilisant toutes nos capacités et pour nous cela nous permet de pouvoir aimer avec le même amour filial et fraternel que le Christ. Ce que Dieu a uni dans l'amour, l'homme ne peut pas le séparer. C'est bien ça la grandeur de celui qui se soumet au Royaume des Cieux: l'amour de soi-même n'est plus un obstacle mais devient pour chacun d'entre nous une extase d'amour envers l'unique Dieu et la multitude de nos frères.
-----


Bonne journée!
Jean-Yves 


mercredi 2 mars 2016

Jésus est venu pour combattre les forces du mal, le démon... / Décès de Père Benoît Lacroix... / Une consigne de Mère Térésa... (219,341)

Bonjour!
Jeudi 3 mars 2016


Photo:
Notre coin de pays ressemble à ceci actuellement... (Jean-Yves)
(Dire que dans 15 jours, ce sera le printemps!...)
-----

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Lc 11,14-23): Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et la foule fut dans l'admiration. Mais certains se mirent à dire: «C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons». D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit: «Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous. Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse».
-----
Commentaire: 
Abbé Josep GASSÓ i Lécera (Ripollet, Barcelona, Espagne)
«Le règne de Dieu est survenu pour vous»
Aujourd'hui dans la proclamation de la Parole de Dieu, la présence du démon se manifeste à nouveau: «Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet» (Lc 11,14). Chaque fois que les textes nous parlent du démon, nous nous sentons, peut être, un peu mal à l'aise. En tout cas, il est vrai que le mal existe, et qu'il a des racines si profondes que nous ne pouvons pas les éliminer totalement. Il est aussi vrai que le mal se répand: il “travaille” tout le temps et nous ne pouvons guère le dominer. Mais Jésus est venu pour combattre les forces du mal, le démon. Lui seul peut le rejeter.

On a calomnié et accusé Jésus: le démon peut tout faire. Alors que la foule était dans l'admiration de ce que Jésus-Christ venait d'accomplir, «certains se mirent à dire: ‘C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons’» (Lc 11,15).
La réponse de Jésus montre l'absurdité de l'argument de ses contradicteurs. Au passage, cette réponse est un appel pour nous à l'unité, à la force de l'union. La désunion, en revanche, est un ferment maléfique et destructeur. D'ailleurs, l'un des signes du mal est la division et l'incompréhension entre nous. Malheureusement, le monde actuel se distingue par ce type d'esprit mauvais qui empêche la compréhension et la reconnaissance des uns pour les autres.

Il est bon que nous méditions quelle est notre participation à cette «expulsion des démons» ou à ce refus du mal. Demandons-nous: est-ce que je fais le nécessaire pour que le Seigneur écarte le mal du dedans de moi? Est-ce que je coopère suffisamment à cette “expulsion”? Car «c'est du coeur que proviennent les pensées mauvaises» (Mt 15,19). La réponse de chacun, c'est-à-dire, notre collaboration personnelle, est très importante.

Que Marie intercède auprès de Jésus, son Fils aimé, pour qu'il expulse de notre coeur et du monde tous les maux (guerres, terrorisme, mauvais traitements, toutes les formes de violence). Marie, Mère de l'Église et Reine de la Paix, prie pour nous!
-----

Marie, Mère de l'Église 
et Reine de la paix, 
prie pour nous!
-----

Père Benoît Lacroix, o.p.
Description de cette image, également commentée ci-après

Hier, mercredi le 2 mars, nous apprenions le décès 
du père Benoît Lacroix, dominicain. 
Le père Lacroix avait 100 ans.
C'était un grand théologien, un grand érudit
et un grand communicateur.
Il a plusieurs livres à son crédit.
Benoît Lacroix était un religieux ouvert sur le monde. 

Le père Lacroix était né à Saint-Michel;-de-Bellechasse,
près de Québec sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent.

«Le petits bonheurs durent longtemps; 
les grands bonheurs ne durent pas...»

Un grand religieux, un grand humaniste,
un grand homme!

Nos condoléances 
à sa famille et à sa communauté. 
-----

«Le problème des chrétiens, 
ce n'est pas d'être parfaits, 
c'est de s'habituer à la médiocrité.»
(Henri Bourgeois)
-----

«Avant d'être consigné dans les temples, 
dans les écoles, dans des écrits, 
l'Évangile a d'abord été proclamé sur les routes, 
au hasard des rencontres de la vie...»
(Jacques Grand'Maison)
-----

Je veux partager ici des consignes 
données par Mère Térésa...
Je les égrènerai au jour le jour...

 1 - «La vie est une chance, saisis-la.»
-----

Suivre les conseils...
(Pierre Francoeur / Au quotidien, Carême 2016 - NOVALIS)


«Je constate aisément que, dans une journée, je reçois beaucoup de conseils. Ils viennent des mes amis, de la télévision, de la radio: "Faites attention à tel aliment; ne prenez pas telle route, car il y a un accident"; "faites de l'exercice physique", etc. Il y a de quoi devenir un peu confus, car, souvent, ces messages vont dans tous les sens. Sincèrement, je dois avouer, comme disait ma mère, que "j'en prends et j'en laisse". Je ne susi pas d'accord avec tout ce que j,entends, bien sûr.

Le prophète Jérémie dans la Parole de ce jour dénonce le peuple de Dieu, qui suit de mauvais conseils et se détourne de Yahvé pour adopter de faux dieux et prendre de mauvaises routes. Est-ce que je ne me sens concerné par une telle dénonciation?

Les conseils qui me pussent à ne penser qu,à moi, qu'à mon plaisir et à mes propres satisfactions, je dois avoir l'honnêteté de reconnaître que j'en écoute quelques-uns!

Ce temps de Carême peut me fournir une occasion de faire un examen de ma vie et de me réaligner sur la voix du Seigneur et de ses conseils!.»
-----

Bonne journée!
Jean-Yves