dimanche 16 juillet 2017

Le semeur est sorti pour semer... / (255,863)

Bonjour!
Dimanche 16 juillet 2017
 
 
Photo prise à Saint-Jean-Port-Joli chez une amie. (Jean-Yves)
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15e dimanche du temps ordinaire
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Texte de l'Évangile (Mt 13,1-23): Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord du lac. Une foule immense se rassembla auprès de lui, si bien qu'il monta dans une barque où il s'assit; toute la foule se tenait sur le rivage.

Il leur dit beaucoup de choses en paraboles: «Voici que le semeur est sorti pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D'autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n'avaient pas beaucoup de terre; ils ont levé aussitôt parce que la terre était peu profonde. Le soleil s'étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D'autres grains sont tombés dans les ronces; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D'autres sont tombés sur la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu'il entende!».

Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent: «Pourquoi leur parles-tu en paraboles?». Il leur répondit: «A vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, mais à eux ce n'est pas donné. Celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance; mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. Si je leur parle en paraboles, c'est parce qu'ils regardent sans regarder, qu'ils écoutent sans écouter et sans comprendre. Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe: Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s'est alourdi: ils sont devenus durs d'oreille, ils se sont bouché les yeux, pour que leurs yeux ne voient pas, que leurs oreilles n'entendent pas, que leur cœur ne comprenne pas, et qu'ils ne se convertissent pas. Sinon, je les aurais guéris! Mais vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent! Amen, je vous le dis: beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu.

»Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand l'homme entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s'empare de ce qui est semé dans son cœur: cet homme, c'est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c'est l'homme qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie; mais il n'a pas de racines en lui, il est l'homme d'un moment: quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il tombe aussitôt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c'est l'homme qui entend la Parole; mais les soucis du monde et les séductions de la richesse étouffent la Parole, et il ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est l'homme qui entend la Parole et la comprend; il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un».
 
Commentaire: Abbé Jorge LORING SJ (Cádiz, Espagne)

«Le semeur est sorti pour semer»

Aujourd'hui, nous entendons la parabole du semeur. Elle a une force et un charme spécial car c'est la parole de Jésus lui-même.

Le message est clair: Dieu est généreux quand il sème, mais la concrétisation des fruits de ses semailles dépend aussi -en même temps- de la manière avec laquelle, en toute liberté, nous le recevons. Nos expériences de tous les jours nous confirment que le fruit donné dépendra du sol où la semence est tombée. Par exemple, parmi les étudiants d'une même école et d'une même classe les uns se dirigent vers une vocation religieuse tandis que d'autres finissent par être athées. Ils ont tous entendu les même choses mais la semence est tombée dans un terrain différent.

La bonne terre est notre cœur. C'est en partie notre nature mais cela dépend tout de même de notre volonté. Il y a des gens qui préfèrent profiter de la vie au lieu de s'améliorer. A travers elle s'accomplit la parabole: les mauvaises herbes (c'est-à-dire, les préoccupations du monde et la séduction des richesses) «étouffent la Parole, et il ne donne pas de fruit» (Mt 13,22).

Mais certains, par contre, valorisent l'être, ils accueillent avec amour la parole de Dieu et portent des fruits. Même si pour cela il faut se sacrifier. Jésus l'a déjà dit: «Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit» (Jn 12,24). Le Seigneur nous a prévenus que le chemin du salut est étroit (cf. Mt 7,14): tout ce qui vaut la peine, coûte beaucoup. Nous n'aurons jamais rien de grande de valeur sans effort de notre part.

Celui qui se laisse entraîner par ses envies aura le cœur comme une jungle. Par contre les arbres fruitiers, si on les taille, donnent un fruit meilleur. Ainsi les saints n'ont pas eu une vie facile mais ils sont un modèle pour l'humanité. Pie XII disait: «Assurément, nous ne sommes pas tous appelés à subir le martyre. Mais nous sommes tous appelés à posséder la vertu chrétienne. Notre activité persévérante ne devra jamais se relâcher jusqu'à la fin de notre vie. C'est pourquoi on peut parler aussi d'un martyr lent et prolongé».
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«Chacune de nos souffrances peut devenir la porte
d'un soleil levant.»
(Timothy Radcliffe)
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«Le manque d'amour est la plus grande pauvreté.»
(Mère Teresa)
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Bon dimanche!
Jean-Yves
 
 

vendredi 14 juillet 2017

Le disciple n'est pas au dessus de son maître... / (211,811)

Bonjour!
 
Samedi 15 juillet 2017!
(Saint Bonaventure, franciscain et cardinal )
 
 
Voici a Parole de Dieu de ce jour...
 

Texte de l'Évangile (Mt 10,24-33): «Le disciple n'est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur. Le disciple doit se contenter d'être comme son maître, et le serviteur d'être comme son seigneur. Si le maître de maison s'est fait traiter de Béelzéboul, ce sera bien pire pour les gens de la maison.

»Ne craignez pas les hommes; tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Ce que je vous dis dans l'ombre, dites-le au grand jour ; ce que vous entendez dans le creux de l'oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent pas tuer l'âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l'âme aussi bien que le corps. Est-ce qu'on ne vend pas deux moineaux pour un sou? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus que tous les moineaux du monde.

»Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes, moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux».

Commentaire: Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP (San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

«Le disciple n'est pas au-dessus de son maître»

Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à méditer sur la relation maître et disciple: «Le disciple n'est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur» (Mt 10,24). Dans la dimension humaine, il n'est pas impossible que l'élève arrive à surpasser celui qui lui a enseigné l'abc d'une discipline donnée. Il existe des exemples dans l'histoire, tels que Giotto, qui s'est avancé à son maître Cimabue, ou comme Manzini, à Pieri. Mais la clef de la sagesse ultime est uniquement dans les mains de l'Homme-Dieu, et les autres peuvent participer d'elle, en la saisissant à divers degrés: depuis le grand théologien Saint-Thomas d'Aquin jusqu'à l'enfant qui se préparera pour la Première Communion. Nous pouvons ajouter des ornements divers, mais ils ne seront jamais rien d'essentiel qui enrichira la valeur intrinsèque de la doctrine. Sinon, il est possible que nous tombions dans l'hérésie.

Nous devons faire attention avant d'essayer de faire des mélanges qui pourraient, au lieu d'enrichir, dénaturer la substance de la Bonne Nouvelle. “Nous devons nous abstenir de la bonne nourriture, mais nous devons surtout jeûner des erreurs”, dit Saint Augustin. À un moment donné, on m'a laissé un livre sur les Anges Gardiens, dans lequel apparaissaient des éléments de doctrines ésotériques, tel que la métempsycose, et une nécessité incompréhensible de rédemption qui affecterait à ces bons esprits.

L'Évangile d'aujourd’hui nous ouvre les yeux au fait inévitable que le disciple est quelques fois incompris, rencontre des obstacles, ou peut même être maltraité pour s'être déclaré disciple du Christ. La vie de Jésus fut un service ininterrompu à la défense de la vérité. Si on L'a surnommé «Belzébul», il n'est pas étrange qu'en moment de disputes, de confrontations culturelles, ou dans les confrontations que nous voyons à la télévision, on nous taxe de rétrogrades. La fidélité au Maître Christ est la reconnaissance ultime dont nous pouvons nous glorifier: «Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes, moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux» (Mt 10,32).
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J'ai retrouvé dans ma bibliothèque un livre d'Anselme Grün:
"Le cœur en paix"; il y a des perles dans ce livre
de textes, d'images et de pensées...
Je m'en servirai...
 
«Une (autre) manière de retrouver la joie
consiste à savoir savourer les petits bonheurs
de la vie quotidienne.»
A.G.
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«La chose la plus importante en communication,
 c'est d'entendre ce qui n'es pas dit.»
(Peter Drucker)
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«La paix n'est pas l'absence de guerre,
c'est une vertu, un état d'esprit,
une volonté de bienveillance,
de confiance, de justice.»
(Baruch Spinoza)
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Photo:
Je crois que c'est une photo de Bernard Lecomte - France -
Merci!
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«L'amour, une fois qu'il a germé,
donne des racines qui n'en finissent plus de croître.»
(Saint-Exupéry)
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 

Jésus n'a pas promis aux siens un chemin facile... / Pourquoi l'Église est-elle persécutée encore?... / (255,799)

Bonjour!
 
Vendredi 14 juillet 2017
 
Aujourd'hui c'est la fête des FRANÇAIS
 
Bonne fête!
 


  
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Texte de l'Évangile (Mt 10,16-23): «Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc adroits comme les serpents, et candides comme les colombes. Méfiez-vous des hommes: ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez traînés devant des gouverneurs et des rois à cause de moi: il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz ni comment vous le direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous.

»Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom; mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Amen, je vous le dis: vous n'aurez pas encore passé dans toutes les villes d'Israël quand le Fils de l'homme viendra».


Commentaire: Abbé Josep LAPLANA OSB Moine de Montserrat (Montserrat, Barcelona, Espagne)

«Vous serez détestés de tous à cause de mon nom»

Aujourd'hui, l'Évangile souligne les difficultés et les contradictions que le chrétien devra subir à cause du Christ et de son Évangile, et comment il devra résister et persévérer jusqu’au bout. Jésus nous a promis: «Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20); mais Il n'a pas promis aux siens un chemin facile, tout au contraire, Il leur a dit: «Vous serez détestés de tous à cause de mon nom» (Mt 10,22).

L'Église et le monde sont deux réalités difficiles à concilier. Le monde, que l'Église doit convertir à Jésus-Christ, n'est pas une réalité neutre, comme s'il s'agissait d'une cire vierge qui n'attend que le sceau qui lui donne forme. Il n'en irait ainsi que s'il n'y avait pas eu une histoire de péché entre la création de l'homme et sa rédemption. Le monde, comme structure éloignée de Dieu, obéit à un autre seigneur, que l'Évangile de saint Jean désigne comme “le prince de ce monde”, l'ennemi de l'âme, auquel le chrétien, le jour de son baptême, a fait serment de désobéir, de le planter là pour n'appartenir qu'au Seigneur et à l'Église qui l'a engendré en Jésus-Christ.

Mais le baptisé continue de vivre dans ce monde et non un autre, il ne renonce pas à en être le citoyen, ni ne lui refuse son honnête apport pour son soutien et son amélioration; les devoirs civiques sont aussi des devoirs chrétiens; payer ses impôts est un devoir de justice pour le chrétien. Jésus a dit que ses disciples sont dans le monde, mais qu'ils ne sont pas du monde (cf. Jn 17,14-15). Nous n'appartenons pas au monde de façon inconditionnelle, nous n'appartenons complètement qu'à Jésus-Christ et à l'Église, véritable patrie spirituelle, qui se trouve ici-bas mais traverse les barrières de l'espace et du temps pour nous conduire jusqu'à la patrie définitive du ciel.

Cette double citoyenneté heurte inéluctablement les forces de péché et de domination qui meuvent les rouages mondaines. Repassant l'histoire de l'Église, Newman disait que «la persécution est la marque de l'Église, peut-être la plus durable de toutes».
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«Nous sentons et expérimentons que nous sommes éternels.»
(Baruch Spinoza)
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«L'amour de soi est le premier tressaillement de Dieu
dans la jubilation d'un cœur.»
(Christian Babin)
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«Chaque individu porte en lui
une clairière de joie et de sérénité.»
(Anselm Grün)
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La source de la vie en moi
 
L'eau est la vie. Elle se fraie son propre chemin.
Elle creuse dans les rochers des portes
qu'elle franchit pour irriguer la plaine.
Puisse-t-elle pénétrer en moi pour me féconder,
pour jaillir en moi comme une source!
À celui qui croit en lui, Jésus promet
«des fleuves d'eau vive» (Jn 7,38) qui coulent de lui.
 La croyance évoquée par Jésus
est la porte que nous devons franchir
pour enter en contact avec l'eau de la vie,
afin qu'elle irrigue et féconde notre corps et notre âme.
(Anselm Grün)
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Bonne journée!
Jean-Yves

mercredi 12 juillet 2017

Soyons ouverts à recevoir les dons du Royaume de Dieu... /Les Paroles de l'Évangile annoncernt continuellement le règne de Dieu... / (255,768)


Bonjour!
Jeudi 13 juillet 2017
 
 
Photo: De mon ami François Boute - France - Merci!
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Texte de l'Évangile (Mt 10,7-15): «Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement: donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or ni argent, ni petite monnaie pour en garder sur vous; ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. Car le travailleur mérite sa nourriture. Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez chez lui jusqu'à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l'habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. Si l'on refuse de vous accueillir et d'écouter vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, en secouant la poussière de vos pieds. Amen, je vous le dis: au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville».

Commentaire: Abbé Antonio BORDAS i Belmonte (L’Ametlla de Mar, Tarragona, Espagne)

«"Allez proclamer que le Règne des Cieux est proche"»

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous invite à évangéliser ; il nous dit : "prêchez" (cf. Mt 10,7). Ce qui est annoncé, c'est la bonne nouvelle de Jésus, qui essaie de nous parler du royaume de Dieu, du fait que c'est Lui notre sauveur, que le Père l'a envoyé dans le monde, et que pour cette raison, c'est le seul qui peut nous régénérer de l'intérieur et changer la société dans laquelle nous vivons.

Jésus annonçait "le Règne des Cieux est proche" (Mt 10,7). C'est lui qui annonçait le règne de Dieu qui progressait entre les hommes et les femmes au fur et à mesure que le bien avançait et que le mal reculait.

Jésus veut le salut de l'homme en entier, dans son corps et dans son esprit ; plus encore, face à l'énigme qui préoccupe l'humanité qu'est la mort, Jésus propose la résurrection. Celui qui est un mort vivant à cause du péché, expérimente une nouvelle vie quand il retrouve la grâce. C'est un grand mystère que nous commençons à expérimenter à partir de notre baptême : Nous chrétiens, nous sommes appelés à la résurrection !

Voici un exemple de la façon dont le Pape François recherche le bien de l'homme : "Cette "culture du rejet" nous a aussi rendus insensibles face à la profusion et au gaspillage des aliments. A une autre époque, nos grands-parents veillaient scrupuleusement à ce qu'aucun reste de nourriture ne soit jeté. Jeter un aliment revient à le voler de la table du pauvre, de celui qui a faim !".

Jésus nous demande d'être toujours des messagers de la paix. Quand nous les prêtres nous apportons la Communion à un malade nous disons : Que la paix du Seigneur vienne dans cette maison !" Et la paix du Christ reste là-bas, s'il y a des personnes dignes de la recevoir. Pour recevoir les dons du royaume de Dieu il faut être dans une bonne disposition intérieure. D'un autre côté, nous voyons aussi comment beaucoup de gens trouvent des excuses pour ne pas recevoir l'Évangile.

Nous avons un grand devoir au milieu des hommes, c'est qu'une fois que nous sommes croyants, nous ne pouvons pas cesser d'annoncer l'Évangile car nous le vivons et nous voulons que d'autres gens le vivent aussi.

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Photo: Prise en Bretagne, au pays de mon ami Patrick Dubois.
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 

mardi 11 juillet 2017

Prions le Maître de la moisson d'envoyer de nouveaux ouvriers à sa vigne... / Une dernière prière dans la nuit... / (255,720)

Bonjour!
 
Mardi 11 juillet 2017 (déjà!)

Aujourd'hui c'est la fête de saint Benoît, patron de l'Europe.
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Mt 9,32-38): On présenta à Jésus un possédé qui était muet. Lorsque le démon eut été expulsé, le muet se mit à parler. La foule fut dans l'admiration, et elle disait: «Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël!». Mais les pharisiens disaient: «C'est par le chef des démons qu'il expulse les démons».

Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples: «La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson».

Commentaire: Abbé Joan SOLÀ i Triadú (Girona, Espagne)

«Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson»

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle de la guérison d'un possédé qui provoque des réactions différentes chez les Pharisiens et dans la foule. Alors que les Pharisiens, devant l'évidence indéniable de ce prodige, ils l'attribuent à des pouvoirs maléfiques —«C'est par le chef des démons qu'il expulse les démons» (Mt 9,34)—, la foule fut dans l'admiration: «Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël!» (Mt 9,33).

En commentant ce passage de l'Évangile, Saint Jean Chrysostome, nous dit: «Ce qui vraiment gênait les Pharisiens c'était de considérer Jésus supérieur à tous, et non pas seulement a ceux qui existaient à l'époque, mais à tous ceux qui avaient existé auparavant».

Or, Jésus ne se préoccupe guère de l'animadversion des Pharisiens, car Il continue fidèle à sa mission. Mieux encore, devant l'évidence que les guides d'Israël, au lieu de soigner et faire pâturer leur troupeau ne font que contribuer à l'égarer, à la vue des foules Jésus en eu pitié, car ces gens étaient las et prostrés comme des brebis qui n'ont pas de berger.

Que les foules souhaitent et remercient un bon guide a été vérifié par les visites pastorales du Pape Jean Paul II à tant de pays du monde. Que de foules s'entassaient autour de lui! Et comment elles écoutaient ses paroles, surtout les jeunes! Et cela, malgré que le Pape n'affaiblissait pas l'Évangile, mais il le prêchait avec toutes ses exigences.

Nous tous, «si nous étions conséquents avec notre foi, —nous dit saint Josemarie Escrivá— en regardant autour de nous, en contemplant le spectacle de l'histoire et du monde, nous ressentirions en notre cœur ces sentiments de Jésus», ce qui nous mènerait à une généreuse tâche apostolique.

Mais il est évident la disproportion existante entre les foules qui espèrent la prédication de la Bonne Nouvelle du Royaume et la manque d'ouvriers. La solution nous est donnée par Jésus à la fin de l'Évangile: «Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson» (Mt 9,38).

 Prions...



- Pour les personnes qui se recommandent à nos prières...
- Pour les jeunes qui cheminent dans des démarches chrétiennes...
- Pour les pasteurs de nos diocèses...
- Pour toi... Pour moi... 
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«Prier cela signifie croire à fond en sa propre faiblesse 
et croire à fond en la toute puissance de Dieu.»
(Pierre Guilbert)
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«Gagner le respect des gens et l'affection des enfants;
savoir qu'un être a respiré plus aisément
parce que vous avez vécu. C'est cela, réussir sa vie.»
(Ralph-Waldo Emerson)
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Photo:
Chute à la Seigneurie des Aulnaies
(Jean-Yves)
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Diacre
au cœur de la vie
dans ce monde en évolution...
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Bonne journée!
Jean-Yves

Il est 1 h 30 du matin...
J'ajoute cette prière que j'ai puisée à partir du bréviaire:

« Laisse - Seigneur- ce soir nos cœurs aller
Dans cette paix que tu promets
À ceux (celles) qui t'aiment.

Puisque, au seuil de cette nuit
Nous venons te rendre l'esprit
Et la confiance.

Bientôt nous ne pourrons plus rien
Nous les mettons entre tes mains
Afin qu'en toi nous vies, demain
Prennent naissance ».
Amen.
Bye!
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lundi 10 juillet 2017

Toi aussi, ta foi peut te sauver... / Quelques pensées... / (255,679)

Bonjour!
Lundi 10 juillet 2017
 
 
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«L'univers, à tous les échelons de l'être, est en évolution.»
(Carlo-Maria Martini)
 
On aurait pour longtemps à méditer
 sur cette pensée du cardinal Martini...
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

Texte de l'Évangile (Mt 9,18-26): Tandis que Jésus leur parlait ainsi, voilà qu'un chef s'approcha; il se prosternait devant lui en disant: «Ma fille est morte à l'instant; mais viens lui imposer la main, et elle vivra». Jésus se leva et se mit à le suivre, ainsi que ses disciples. Et voilà qu'une femme souffrant d'hémorragies depuis douze ans s'approcha par derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même: «Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée». Jésus se retourna, la vit et lui dit: «Confiance, ma fille! Ta foi t'a sauvée». Et la femme fut sauvée à l'heure même.

Jésus, arrivé à la maison du chef, dit, en voyant les joueurs de flûte et l'agitation de la foule: «Retirez-vous. La jeune fille n'est pas morte: elle dort». Mais on se moquait de lui. Quand il eut mis la foule dehors, il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva. Et la nouvelle se répandit dans tout ce pays.
Commentaire: Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)
«Ta foi t'a sauvée»
Aujourd'hui, la liturgie de la Parole nous invite à admirer deux magnifiques manifestations de foi. Si magnifiques qu'elles méritèrent d'émouvoir le cœur de Jésus-Christ et de provoquer sa réponse immédiate. Le Seigneur ne se laisse pas gagner en générosité!

«Ma fille est morte à l'instant; mais viens lui imposer la main, et elle vivra» (Mt 9,18). Nous pourrions presque dire qu'une foi ferme “oblige” Dieu. Ce genre d'obligation est particulièrement de Son goût. L'autre témoignage de foi dans l'Évangile d'aujourd'hui est aussi impressionnant. «Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée» (Mt 9,22).

L'on pourrait même dire que Dieu se laisse “manipuler” de bon gré par notre bonne foi. Ce qu'il n'admet pas, c'est que nous le tentions par manque de foi. Ce fut le cas de Zacharie, qui demanda une preuve à l'archange Gabriel: «Zacharie dit à l'ange: ‘A quoi connaîtrai-je cela?’» (Lc 1,18). L'archange ne recula pas d'un poil: «Moi je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu (…). Et voici que tu vas être réduit au silence et sans pouvoir parler jusqu'au jour où ces choses arriveront, parce que tu n'as pas cru à mes paroles, lesquelles s'accompliront en leur temps» (Lc 1,19-20). Et c'est ce qu'il advint.

C'est Lui-même qui veut “s'obliger” et “se lier” par notre foi: «Et moi je vous dis: demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira» (Lc 11,9). Il est notre Père et ne veut rien refuser de ce qui convient à ses enfants.

Mais il faut lui manifester nos demandes avec simplicité; la confiance et le naturel avec Dieu exigent de Le fréquenter: pour confier en quelqu'un nous devons le connaître; et pour le connaître, il faut le fréquenter. De la sorte, «la foi fait jaillir la prière, et la prière, dès qu'elle jaillit, atteint la fermeté de la foi» (Saint Augustin). N'oublions pas la louange que mérita sainte Marie: «Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur!» (Lc 1,45).

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Photo:
 L'escalier de la Trinité sur la montagne du collège,
 à La Pocatière. (Jean-Yves)
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«Le premier livre de prières qui nous permet de prier notre vie,
c'est notre vie elle-même.»
(Madeleine Delbrêl) 
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«Seigneur, aie pitié de tous ceux
qui comparaissent maintenant devant toi.»
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«Même lorsque vous pensez que vous avez votre vie toute tracée,
 il y a des choses qui arrivent et qui façonnent votre destin
 de façon que vous n'auriez jamais imaginées.»
(Deepak Chopra)
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«Il est bien important d'entretenir sa maison intérieure
car c'est la qu'on réside la plupart du temps...»
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Bonne vacances!
 
Bonne journée!
Jean-Yves

samedi 8 juillet 2017

Venez à moi... Je vous procurerai le repos... / (255,624)

Bonjour!
Dimanche 9 juillet 2017

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
(Mt 11,25-30): En ce temps-là, Jésus prit la parole: «Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange: ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.

»Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger».
Commentaire: Abbé Antoni POU OSB Moine de Montserrat (Montserrat, Barcelona, Espagne)
«Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos»
Aujourd'hui, Jésus nous montre deux réalités qui le définissent: Il est Celui qui connaît le Père dans toute sa profondeur et Il est «doux et humble de cœur» (Mt 11,29). Nous pouvons aussi découvrir-là deux attitudes nécessaires pour comprendre et vivre ce que Jésus nous offre: la simplicité de cœur et le désir de nous approcher de Lui.

Aux sages et aux savants, il est souvent difficile d'entrer dans le mystère du Royaume, car ils ne sont pas ouverts à la nouveauté de la révélation divine; Dieu ne cesse de se manifester, mais ils se croient omniscients et, par suite, Dieu ne peut plus les surprendre. Les hommes au cœur simple, en revanche, comme les enfants à leurs meilleurs moments, sont réceptifs; ils sont comme une éponge qui absorbe l'eau, capables de surprise et d'admiration. Il y a bien-sûr des exceptions et il se trouve même des savants qui peuvent être humbles pour ce qui touche à la connaissance de Dieu.

Dans le Père, Jésus trouve son repos, et sa paix peut être un refuge pour tous ceux que la vie a maltraités: «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos» (Mt 11,28). Jésus est humble, et l'humilité est sœur de la simplicité de cœur. Quand, par la simplicité, nous apprenons à être heureux, alors beaucoup de complications se défont, beaucoup de besoins disparaissent et nous pouvons enfin nous reposer. Jésus nous invite à le suivre; Il ne nous trompe pas: être avec Lui, c'est porter son joug, assumer les exigences de l'amour. Il ne nous épargne pas la souffrance, mais son fardeau est léger, car cette souffrance ne provient pas de notre égoïsme; nous ne souffrirons que ce qui est nécessaire, par amour et avec l'aide du Saint-Esprit. De plus, ne l'oublions pas, «les tribulations qu'on souffre pour Dieu sont adoucies par l'espérance» (Saint Ephren).

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«Arrivez comme vous êtes!»
Le Prions en Église présente ce dimanche ainsi...

«Dans sa bienveillance,
 Dieu accueille chaque personne comme elle est.»
(Alain Faucher)
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«Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.»
(Psaume 144)
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«On a appris qu'un mystère c'est une vérité que l'on ne peut comprendre, mais qu'on doit croire, mais ce n'est pas ainsi que c'était perçu aux origines. Le mystère, c'est le secret que l'on révèle aux initiés et qui fait que les gestes posés ont un sens. Le grand mystère de la foi, c'est l'Eucharistie, mais c'est aussi la célébration des autres sacrements.
Y assister sans être baptisé, c'est être témoin de gestes qui n'ont pas de signification.»
(Jean-Claude Filteau, diacre)
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«Si nous revenons à notre propre cœur,
nous trouvons Dieu au fond.»
(Saint Augustin)
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Objectif-vie de la semaine:
Se reposer, accueillir, fêter.
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Photo prise en Bretagne...
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Bon repos à notre curé Simon-Pierre
qui est présentement en convalescence à Rimouski.
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Bon dimanche!
Jean-Yves




Des outres neuves pour le vin nouveau... Des outres à trouver... / (255,615)

Bonjour!
 
Samedi 8 juillet 2017
 
«Il vaut mieux mettre son cœur dans la prière
sans trouver de paroles
que trouver des mots sans y mettre son cœur.»
(Gandhi)
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«La soif d'infini qui tenaille l'homme
 témoigne qu'il est fait pour Dieu.»
(Jean-Guy Saint-Arnaud)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Texte de l'Évangile (Mt 9,14-17): Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant: «Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons?». Jésus leur répondit: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. Et personne ne coud une pièce d'étoffe neuve sur un vieux vêtement; car le morceau ajouté tire sur le vêtement et le déchire davantage. Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve».
 
Commentaire: Abbé Joaquim FORTUNY i Vizcarro (Cunit, Tarragona, Espagne)
 
«Un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé»
Aujourd'hui, nous remarquons comment avec Jésus commence un temps nouveau et une nouvelle doctrine, enseignée avec autorité et, comme toute chose nouvelle, elle choque les politiques et les autorités. Ainsi, dans les pages qui précèdent cet Évangile nous voyons Jésus en train de pardonner et guérir l'homme paralysé pendant que les pharisiens se scandalisent; Jésus appelant Mathieu un percepteur d'impôts et mangeant chez lui avec d'autres publicains et pécheurs pendant que les pharisiens "grimpent aux murs"; et dans l'Évangile d'aujourd'hui ce sont les disciples de Jean qui viennent vers Jésus car ils ne comprennent pas pourquoi Lui et ses disciples ne jeûnent pas.

Jésus, qui ne laisse jamais personne sans réponse, leur dira: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront» (Mt 9,15). Le jeûne était et est, le "praxis" pénitentielle qui contribue à «acquérir la maîtrise de nos instincts et la liberté du cœur» (Catéchisme de l'Église Catholique, n. 2043) ainsi qu'à interpréter la miséricorde divine. Mais à ce moment précis la miséricorde et l'amour infini de Dieu étaient parmi eux dans la présence de Jésus, le Verbe Incarné. Comment pouvaient-ils jeûner? La seule attitude possible était la joie, le bonheur d'avoir la présence de Dieu fait homme. Comment pouvaient-ils jeûner si Jésus venait de leur révéler une nouvelle manière de se mettre en rapport avec Dieu, un esprit nouveau qui rompait avec toutes les anciennes façons de procéder?

Aujourd'hui Jésus est là: «Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20), et Il n'est pas là car Il a retourné au Père et nous clamons: «Viens Seigneur Jésus».

Nous sommes dans l'attente. C'est pour cela qu'il faut que nous nous renouvelions chaque jour avec l'esprit nouveau de Jésus, afin de nous détacher de la routine, jeûner de tout ce qui peut nous empêcher d'avancer vers une identification totale avec le Christ, vers la sanctification. «Justes sont nos pleurs -notre jeûne- si nous brûlons d'envie de le voir» (Saint Augustin).

Nous supplions notre Sainte Mère Marie de nous concéder les grâces nécessaires pour vivre la joie de savoir que nous sommes des enfants aimés.
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«Être libre,
ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes;
c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce
la liberté des autres.»
(Nelson Mandela)
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Diacre
au cœur de notre monde d'aujourd'hui
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«Tout peut devenir un enseignement...».
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Bonnes vacances! 
Bonne journée!
Jean-Yves