lundi 9 octobre 2017

Savoir dire merci à la vie... à Dieu... aux bons samaritains qui sont là sur nos routes... / (259,770)

   B o n j o u r !  
 
Lundi 9 octobre 2017
 
 
 
   JOUR DE L'ACTION DE GRÂCE    
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

Luc 10, 25-37

  Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question : « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit ? Que lis-tu ? » L'autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. » Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ? »
Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort.
Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l'autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l'autre côté.
Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié. Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant : 'Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.'
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. »
         

Pour notre réflexion...

1. Le « légiste » : il représente tous ceux qui prient avec les lèvres, mais dont le cœur est loin de Dieu : ceux que Jean-Baptiste traite de « race de vipères ». Ils ont l’habitude de mettre Jésus à l’épreuve, comme on le voit dans les récits évangéliques, mais il y est habitué et sait très bien pourquoi ils ne veulent pas le suivre. Il sait que si les légistes, les Scribes et les Pharisiens scrutent les Écritures, c’est pour le soumettre à une contestation systématique et perfide. Ces « docteurs de la Loi » ne veulent pas suivre le Seigneur, parce qu’ils savent que ses enseignements sont vrais et incontournables. Ils savent que Jésus n’est pas venu « abolir mais accomplir les Écritures et que pas un iota ne sera changé à la Loi » : ils ne veulent pas sortir de leur hypocrisie et de leur mensonge.
Jésus ne se laisse pas prendre par des débats interminables avec eux, mais quand le légiste lui demande « qui est mon prochain ? », il répond par une parabole qui pourrait parfaitement être un fait réel de la vie courante.

2. Le Samaritain : ce récit a été repris par saint Jean-Paul II dans sa Lettre apostolique Salvifici Doloris où il explique que c’est le bon Samaritain qui est « en vérité le prochain de l’homme dévalisé et laissé à demi-mort par les bandits entre Jéricho et Jérusalem. Le prêtre et le lévite passent leur chemin sans s’arrêter alors que le Samaritain – celui que les juifs regardaient comme le parjure, le traître, l’ennemi infréquentable – voit le blessé et s’approche. Il a pitié, il est rempli de compassion, il bande ses plaies, le monte sur son cheval et le conduit chez l’hôtelier auquel il promet de payer ce qu’il aura dépensé pour le soigner ».
À la suite du Concile Vatican II qui soulignait déjà l’influence des moyens de communication moderne sur le rapprochement entre les cultures et les civilisations, Benoît XVI, dans Deus Caritas est, remarque que « notre planète est devenue plus petite » et que « chaque jour nous prenons conscience de l’importance de la souffrance dans le monde comme conséquence d’une misère tant matérielle que spirituelle et prenant de multiples formes, malgré l’avancée de la science et de la technique ». Pour lui, les innombrables organisations caritatives qui ont vu le jour dans tous les pays du monde, ne doivent pas nous faire oublier que le modèle donné par la parabole du bon Samaritain, la charité chrétienne, est d’abord la réponse à la nécessité immédiate et que la seule préparation professionnelle ne suffit pas pour assurer ce service : ces organisations doivent s’assurer que les professionnels aient aussi une « formation du cœur », de façon à ce que le service rendu soit véritablement « la conséquence de leur foi qui sera agissante dans l’amour ». Le cœur et la sensibilité sont prioritaires dans le service rendu.

3. « Que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? »
C’est la question du « légiste » à Jésus. En avril 2013, place Saint-Pierre, le pape François répondait aux questions qui lui avaient été posées par écrit avant la rencontre. Il disait qu’en ces moments de crise mondiale, il fallait voir la profondeur de ce que nous vivions actuellement et que la crise dépassait le niveau économique, politique ou culturel. « Ce qui est en crise, c’est l’homme ». Le monde dans lequel nous sommes a perdu le sens de Dieu et nous vivons dans un monde de mensonge : ce qui peut être détruit, c’est l’homme et l’homme à l’image de Dieu ! Nous ne pouvons pas nous inquiéter uniquement de nous-mêmes et nous enfermer dans la solitude, dans le découragement, dans le sentiment d’impuissance face à ces questions. « Il faut sortir, il faut aller à la rencontre. La pauvreté, pour nous chrétiens, n’est pas une catégorie sociologique ou philosophique, ou culturelle : non, c’est une catégorie théologale ». L’ignorance de Dieu est la première pauvreté. C’est là que nous pouvons être le prochain de l’autre, de celui qui a perdu le sens de sa vie, parce qu’il a perdu Dieu.

         
Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi

 
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Savoir dire MERCI!...
Pour la vie...
Pour ce que l'on a...
Pour...
Merci!
Merci d'être là...
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«Jésus, Maître, prend soin de nous...»
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«C'est ensemble que nous nous aiderons
 à devenir disciples-missionnaires,
en témoignant de la miséricorde et de la joie de l'Évangile»
(Mgr Yvon Joseph Moreau)
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

vendredi 6 octobre 2017

Homélie de Mgr Yvon Joseph Moreau à l'occasion de l'admission au diaconat de M. Coulombe. / (259,674)


Homélie de Mgr Yvon Joseph Moreau
évêque du Diocèse de Sainte-Anne
 pour l’admission au diaconat de Marc Coulombe
Saint-Mathieu de Montmagny
 en la fête de saint François d'Assise
 le 4 octobre 2017
(Merci Mgr Yvon Joseph.)
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            Aujourd’hui, Dieu nous parle par sa Parole,

il nous parle par la belle figure de Saint-François d’Assise

dont c’est la fête dans notre Église ;

il nous parle encore par cette journée provinciale du diaconat permanent,

au premier mercredi d’octobre de chaque année,

et enfin par la démarche de notre ami Marc Coulombe et de son épouse Marie-Pierrette Cloutier.

           

            La Parole de Dieu a vraiment pris chair en saint François d’Assise…

Elle a tellement pris chair en lui que, par ses stigmates,

il a porté dans son corps les marques des souffrances de Jésus…

Elle a tellement pris chair en lui que, par toute sa vie,

il a cherché comment répondre à l’appel reçu du Christ : Va, répare mon Église…

Au début, François a pensé qu’il s’agissait des églises de pierres,

dont plusieurs tombaient en ruine dans l’Italie de son temps…

Peu à peu, il a compris qu’il s’agissait de l’Église, communauté de foi, d’espérance et de charité,

qui avait besoin d’être réparée parce qu’elle s’était trop éloignée de la simplicité

et de la pauvreté voulues par Jésus, ainsi qu’il nous le fait voir dans l’évangile de ce jour…

François avait compris que ce n’est pas l’Église qui sauve l’Évangile,

mais que c’est bien l’Évangile qui sauve l’Église

en l’invitant à marcher plus fidèlement sur les pas de son Seigneur.

Va, répare mon Église, c’est une invitation qui concerne chacun et chacune de nous

en cette période de « tournant missionnaire »…

Comme le pauvre d’Assise, puissions-nous être guidés par un amour du Christ et de l’Évangile

qui fasse de chacun et de chacune de nous des disciples-missionnaires,

heureux, heureuses de croire en Jésus Christ, de célébrer leur foi et de la partager.

 

            En cette journée provinciale du diaconat permanent,

nous sommes invités à redécouvrir cette vocation qui a été remise en valeur dans l’Église

suite au Concile Vatican II.

Il est important de remarquer que cette vocation a existé dès le début de la vie de l’Église

et que c’est même un diacre, Étienne, qui a été le premier à rendre témoignage au Christ

par les souffrances du martyre, avant même les apôtres.

Il est sans doute bon de préciser également que le mot « diaconat » et le mot « diacre »

trouvent leur origine dans un mot grec qui signifie « service  ».

S’engager dans une démarche en vue de l’ordination diaconale,

comme le fait notre ami Marc, avec l’appui de son épouse, Marie-Pierrette,

c’est donc s’engager à devenir toujours plus serviteur,

à la suite du Christ qui n’est pas venu pour être servi, mais pour servir

et donner sa vie en rançon pour la multitude.

Le diaconat nous rappelle dans quel esprit de service doit vivre un disciple du Christ,

de sorte que ni les prêtres, ni les évêques, ni même les Papes ne doivent cesser d’être diacres,

ainsi que l’a si bien rappelé le pape Benoît XVI, dans une homélie,

en 1978, alors qu’il était évêque en Allemagne :

Un prêtre qui cesserait d’être diacre n’accomplirait plus de manière juste son ministère sacerdotal. Et un évêque qui ne resterait pas diacre ne serait plus un véritable évêque. Et un pape qui ne serait pas diacre ne serait plus un véritable pape [dans ce sens-là, nous voyons comment le pape François est un véritable pape au service de l’Église !]. La diaconie est et demeure une dimension de tout ministère ecclésial, car le Seigneur, qui résume en lui tous ces mystères, est devenu lui-même notre diacre et il le demeure jusqu’à la fin des temps dans la Sainte Eucharistie. (Joseph Ratzinger, Benoît XVI, Enseigner et apprendre l’amour de Dieu, Parole et Silence, 2016, p. 126)

 

            Le Directoire national pour le ministère, la formation et la vie des diacres permanents au Canada, qui vient tout juste de paraître et dont j’ai reçu une copie ce matin,

précise la « triple mission de service » que comprend la vocation du diacre permanent :

service de la Parole, service de la liturgie, service de la charité et de la justice…

Triple mission au service du Seigneur et de tous ses frères et sœurs…

Triple mission au sein de l’Église et en communion avec toute l’Église..,

Nous entrevoyons que la vocation propre du diacre

est de rappeler à tous les baptisés et à tous les ministres ordonnés

que le disciple du Christ est avant tout un serviteur,

à la suite de Celui qui n’est pas venu pour être servi,

mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour la multitude.

C’est sur ce chemin que Marc s’engage à avancer aujourd’hui,

avec l’accord et le soutien de son épouse Marie-Pierrette.

Il est accueilli dans la famille diaconale de notre diocèse

et il peut compter sur la prière solidaire de notre Église diocésaine.

 

            À chaque eucharistie, en nous unissant au Christ serviteur,

nous comprenons que le service conduit au don total de soi,

un don qui se vit dans « la joie de l’Évangile »,

ainsi que l’a vécu saint François d’Assise qui était diacre.

Dieu aime celui qui donne avec joie, rappelle justement saint Paul.


   + Yvon Joseph Moreau, évêque du diocèse de Sainte-Anne

« Celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé.» / (259,662)

  Bonjour! 
Vendredi 6 octobre 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
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« Celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé.»                     

 
Saint du jour: Saint Bruno, prêtre

Luc 10, 13-16 + En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que leurs habitants auraient fait pénitence, avec le sac et la cendre. D’ailleurs, Tyr et Sidon seront mieux traitées que vous lors du Jugement. Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ? Non, jusqu’au séjour des morts tu descendras !
Celui qui vous écoute m’écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé. »

     
   

Pour notre réflexion

1. « À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup. » (Lc 12, 48)
Corazine et Bethsaïde ont vu de nombreux miracles mais elles sont restées les mêmes. Elles ne se sont pas converties. Nous sommes peut-être dans la même situation. Catholiques depuis toujours, messe tous les dimanches et parfois même en semaine, cependant, notre cœur appartient encore au monde et à nous-mêmes. Se convertir, comme l’affirme Jésus dans l'Évangile, signifie « prendre le vêtement de deuil et s'asseoir dans la cendre en signe de pénitence. »

2. En effet, faire pénitence n'est pas à la mode, pourtant, demandez à qui jeûne chaque vendredi et il vous en dira les avantages. Savoir jeûner, c'est-à-dire renoncer à des aliments et surtout à sa faim et sentir alors son intestin qui gémit car vide et en manque, permet ensuite de renoncer à sa sensualité quand j’aimerais passer tout mon après-midi à regarder mes séries préférées sur Netflix au lieu de donner un coup de main à la cuisine ou au repassage ou encore rendre visite à la voisine qui a besoin de compagnie, etc. Savoir faire pénitence c'est renoncer à soi-même comme Jésus-Christ au jardin de Gethsémani. Sommes-nous donc capables de faire pénitence lorsque l'amour du Christ nous l'exige ? Quand j'observe les besoins de mon prochain suis-je donc prêt à renoncer à moi-même pour me mettre à son service ? Ou suis-je celui qui répète à longueur de journée « Seigneur, Seigneur ! » mais ne change pas le moindre aspect de son comportement ?
3. « Qui vous écoute m'écoute et qui vous rejette me rejette. »
Jésus finit son discours d'envoi en mission des soixante-douze disciples avec cette phrase lapidaire ; mais quel est donc le rapport entre ces peuples de Corazine et Bethsaïde avec cette dernière parole ? C'est pourtant simple. La Bonne Nouvelle est difficile à entendre. Renoncer à soi-même n'est pas un message facile à transmettre et à écouter. Il s'agit alors de vivre cette Bonne Nouvelle avec sa propre vie comme un héritage du Christ, une vie en lui sans peur du qu'en dira-t-on. Écouter les disciples du Christ, c'est écouter Jésus lui-même. Parler au nom du Christ, c'est laisser le Christ parler par sa bouche. Si personne ne nous écoute lorsque nous parlons au nom du Christ alors rappelons-nous que le premier à en souffrir est bien Jésus qui se sent rejeté ; et si notre amour-propre peut être blessé alors demandons-nous vraiment si nous parlons au nom de Jésus ou plutôt pour notre vanité et ainsi nous saurons si nous gardons une véritable pureté d'intention comme disciple du Seigneur dans notre apostolat et témoignage.

          Frère Corentin Jarry, LC
 
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Rien n'est jamais perdu pour Dieu...
 
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Plus on remercie plus on reçoit dans la vie...
 
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En ce jour,
je t'offre:

   la conversion  

afin que ton cœur
ne s'assaisonne
que du bon et du vrai.
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Soyez heureux tout de suite...
(Père Michel-Marie)
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«Le règne de Dieu se manifeste
à travers la proximité et la tendresse.»
(Pape François)
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«Une Église missionnaire,
c'est une Église qui ne se préoccupe pas d'abord d'elle-même.
Elle est plutôt désireuse de partager avec tous
 l'Évangile de miséricorde et de salut qui lui a été confié.»
(Mgr Yvon Joseph Moreau)
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«La Parole de Dieu est le pain quotidien
que nous demandons dans la prière du Pater
pour nous fortifier. "Car l'homme ne vit pas seulement de pain
 mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu".»
(Mgr Marc Aillet)
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Diacre
au cœur de notre monde
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 

jeudi 5 octobre 2017

Le Royaume des cieux est proche... / Dieu agit encore dans le monde à travers les instruments que nous sommes... / (259,640)

Bonjour!
Jeudi 5 octobre 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

 
                     Au calendrier liturgique de ce jour: Sainte Faustine


 Luc 10, 1-12  + Après cela, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.” S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.”
Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites : “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.” Je vous le déclare : au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville.

      

   Pour notre réflexion...


1. Jésus va se faire aider de ses disciples pour annoncer le Royaume, et il les envoie donc dans différents endroits pour porter sa parole. Et il leur donne plusieurs conseils qui, au-delà de simples conseils pratiques, nous montrent le chemin à suivre pour vivre comme chrétiens et faire connaître Jésus autour de nous. L’Évangile nous dit que Jésus les envoie dans des localités où lui-même devait aller. Voilà un premier point important, le chrétien, quand il parle de sa foi, quand il annonce la Bonne Nouvelle, ne parle pas en son nom, mais au nom de celui qui l’a envoyé. Les chrétiens ne cherchent pas à se faire des propres disciples, mais à amener les autres à rencontrer Jésus. La mission doit se vivre avec humilité, notre rôle n’est seulement qu’un rôle de préparation, le rôle principal, c’est celui de Jésus.

2. Et de fait, comme nous le montre la suite du passage, c’est cela la principale force des chrétiens, leur force vient seulement de Jésus. Jésus indique à ses disciples de ne pas trop se préoccuper des choses matérielles (argent, sac, sandales, etc.) ni de chercher à se faire des relations avec le plus de personnes possibles. Cette pauvreté, cette apparente faiblesse, cache en réalité la plus grande force. En laissant Dieu agir à travers eux, les chrétiens s’appuient sur ce qu’il y a de plus puissant dans le monde : le pouvoir de Dieu lui-même. Dieu aime à se choisir de faibles instruments. Il semble même, comme nous le montre l’histoire des saints, que plus l’instrument est petit, plus l’œuvre sera grande. De manière à ce qu’éclate au grand jour la puissance de Dieu.

3. Jésus demande aussi à ses disciples de guérir les malades et d’annoncer que le Royaume des Cieux est proche. Il est important pour les chrétiens de se rappeler souvent quel est leur véritable trésor, ce qu’ils ont de plus précieux à offrir. La plus grande chose que les chrétiens puissent faire est de donner Jésus, de le faire connaître. L’homme cherche éperdument à combler le vide qu’il y a dans son cœur dans le divertissement, le plaisir, le pouvoir, etc. Mais il n’y a que Jésus qui puisse le combler, Jésus est le seul qui puisse guérir notre cœur malade. C’est cela que nous devons donner au monde. En connaissant Jésus, nous avons le meilleur, la seule chose nécessaire. C’est cela qu’il nous fait avant tout partager, en faisant de notre vie un témoignage d’amour.
         
Père Jean-Marie Fornerod, LC

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«L'homme est grand dans la mesure
où il met sa confiance en Dieu.»
(Mgr Marc Aillet)
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«Sans Dieu, l'humanisme devient inhumain.»
(Benoît XVI)
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Photo:
Clocher, église de Saint-Jean-Port-Joli
 (Jean-Yves)

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En ce jour,
 je t'offre
l'amour
pour que ton cœur, parfois si petit,
s'agrandisse aux dimensions
du monde.
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«Le pessimiste se plaint du vent.
L'optimiste attend que le vent tourne.
 Le leader ajuste les voiles.»
(Proverbe Zen)
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Bonne journée!
Jean-Yves
 


mercredi 4 octobre 2017

Laissons le Christ vivre en nous... /Quelques nouvelles du diaconat permanent... / Journée consacrée au diaconat permanent... / (259,616)

Bonjour!
Mercredi 4 octobre 2017
 
 
Le 1er mercredi d'octobre a été proclamé
par les évêques du Québec
Journée consacrée au diaconat permanent.
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Texte de l'Évangile (Lc 9,57-62): En cours de route, un homme dit à Jésus: «Je te suivrai partout où tu iras». Jésus lui déclara: «Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer la tête». Il dit à un autre: «Suis-moi». L'homme répondit: «Permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père». Mais Jésus répliqua: «Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu». Un autre encore lui dit: «Je te suivrai, Seigneur; mais laisse-moi d'abord faire mes adieux aux gens de ma maison». Jésus lui répondit: «Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu».
Commentaire: Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet (Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)
«Suis-moi»
Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à méditer, avec clarté et insistance, un thème central à notre foi: le fait de suivre radicalement Jésus. «Je te suivrai partout où tu iras» (Lc 9,57). Avec quelle simplicité d'expression peut-on proposer quelque chose qui peut changer la vie d'une personne de façon tant radicale! «Suis-moi» (Lc 9,59). Paroles du Seigneur qui n'admettent pas d'excuses, de retards, de conditions, de trahisons...

La vie chrétienne consiste à suivre Jésus de façon radicale. Radicale, non seulement parce que toute sa durée doit être sous la direction de l'Évangile (puisque cette décision est prise pour toute la durée de notre vie), sinon -surtout- parce que tous les aspects de notre vie -depuis les plus extraordinaires jusqu'aux plus ordinaires- veulent et doivent être manifestation de l'Esprit de Jésus-Christ qui nous fait vivre. En effet, depuis le baptême, notre vie n'est pas celle de n'importe quelle personne: nous portons la vie du Christ inscrite en nous! En vertu de l'Esprit Saint versé dans nos cœurs, ce n'est pas nous-mêmes, sinon le Christ qui vit en nous. Ainsi est la vie chrétienne, puisqu'elle est vie pleine du Christ, car le Christ transpire en nous, depuis ses plus profondes racines: ceci est la vie que nous sommes appelés à vivre.

Le Seigneur, lorsqu'il vint au monde, bien que «tout le genre humain avait sa place, Il ne l'a pas eu: il ne trouva pas sa place parmi les hommes (...), sinon dans une crèche, entre le bétail et l'animal, et entre les personnes les plus humbles et innocentes. C'est pourquoi Il dit: Les renards ont leurs repaires, et les oiseaux du ciel leurs nids; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer la tête» (Saint Jérôme). Le Seigneur trouvera sa place parmi nous si, comme Jean le Baptiste, nous laissons qu'Il croisse et que nous diminuions, c'est-à-dire, si nous laissons croître Celui qui vit déjà en nous en étant malléables et dociles à son Esprit, la source de toute humilité et innocence.
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   QUELQUES NOUVELLES DU DIACONAT PERMANENT  
 

Le vendredi 15 septembre dernier avait lieu, à la Roche à Veillon de Saint-Jean-Port-Joli, la rentrée diaconale 2017 en présence de notre évêque Mgr Yvon Joseph Moreau. C’est avec joie que nous nous sommes retrouvés pour fraterniser autour de notre évêque et pour prendre le départ d’une nouvelle année dans le cadre du Tournant missionnaire diocésain. En effet, dans les nouveaux regroupements que notre Église se donne, les diacres et leur épouse sont davantage intégrés aux équipes locales missionnaires et en sont très heureux.

Nous sommes heureux également d’accueillir dans notre fraternité depuis l’an dernier un candidat de Montmagny, monsieur Marc Coulombe, qui chemine actuellement au niveau d’une cinquième année de formation. D’ailleurs, il recevra le 4 octobre prochain le rite d’accueil dans la paroisse de Saint-Mathieu dans le cadre d’une eucharistie qui sera célébrée à 19 h 30 par notre évêque. Il faut dire que cette date du mercredi 4 octobre est la journée retenue par les évêques du Québec pour souligner l’apport des diacres dans l’Église du Québec. Cette année, nous soulignons cette Journée avec l’engagement de Marc Coulombe et de son épouse Marie-Pierrette Cloutier.

Également, à la suite d’une demande de sa part, Monseigneur Moreau a accepté comme aspirant à la formation diaconale monsieur Jean-Pierre Landry (Audrey Boucher), de La Pocatière, pour entreprendre une année de discernement qu’il fera du côté du diocèse de Rimouski. Cette année de discernement le conduira à entreprendre la formation spirituelle et pastorale requise.

Nous en profitons pour lancer un appel à d’éventuels candidats qui pourraient avoir un intérêt pour cette vocation de service dans notre Église diocésaine.

Pour toute information sur le diaconat permanent, vous êtes invités à communiquer avec le curé de votre nouvelle Unité missionnaire ou encore avec Jean-Yves Fortin, diacre répondant (tél. : 418-856-1811, adresse de courriel :

jean-yves.fortin@diocese-ste-anne.net

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«Voir, entendre, aimer. La vie est un cadeau
dont je défais les ficelles chaque matin, au réveil.»
(Christian Babin) 

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«Ce n'est que si j'ai de la bienveillance envers moi-même
que l'autre pourra se sentir bien auprès de moi.»
(Anselm Grün)
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En ce jour,
je t'offre:
ma propre sécurité
pour que tu quittes tes idoles matérielles
et que tu t'aventures sur les chemins du Père.
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

lundi 2 octobre 2017

Les attitudes des chrétiens... / (259,575)

Bonjour!
Mardi 3 octobre 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 


Luc 9, 51-56

Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem. Il envoya, en avant de lui, des messagers ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? »
Mais Jésus, se retournant, les réprimanda. Puis ils partirent pour un autre village.

Pour notre réflexion...

1. Jésus et ses apôtres se rendent vers Jérusalem, pour la fête de la Pâque. C’est la dernière fois que Jésus fait ce pèlerinage. Il sait, et il l’a annoncé aux apôtres, que cette année il va vivre sa propre Pâque, que le temps de vivre la Passion est arrivé. Or Jésus décide de passer par un village de Samaritains et envoie des messagers en avant. Jésus avait déjà eu des contacts avec des Samaritains, comme nous le narre, par exemple, l’Évangile de Jean, dans le passage de la rencontre de Jésus avec la Samaritaine près d’un puits. Mais cette fois, sachant que Jésus se rendait à Jérusalem, ils ne veulent pas le recevoir (les Samaritains ne reconnaissaient pas en effet que Jérusalem soit l’unique lieu où le culte puisse être rendu à Dieu).
 
2. Jésus savait bien que les disciples qu’il avait envoyés allaient rencontrer une opposition. Mais il les a envoyés quand même. Jésus voulait sans doute leur enseigner quelque chose. Quand ils iront prêcher par le monde, les disciples trouveront de nouveau des oppositions, des personnes qui ne veulent pas les accueillir, qui ne veulent pas écouter la Bonne Nouvelle qu’ils viennent leur apporter.
 
3. Devant ce refus qui leur est opposé, Jacques et Jean, qui connaissent la puissance de Jésus, ont bien envie de se venger en faisant descendre le feu du ciel pour détruire le village. C’est alors Jésus qui va leur opposer un refus. Pas question de vengeance, ils vont simplement poursuivre leur route. Jésus leur avait déjà dit : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ». Ce passage nous révèle donc deux attitudes importantes d’un véritable chrétien : il n’est fermé envers personne (Jésus aurait pu ne pas vouloir s’arrêter chez les Samaritains), et il sait rester doux et humble, la violence et la vengeance ne sont pas des moyens pour entrer dans le cœur des gens.
 
Cette méditation a été écrite par Père Jean-Marie Fornerod, LC
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«L'Église est plus qu'une institution humaine
 insérée dans l'histoire des hommes,
elle est le saint Peuple de Dieu,
et la foi seule peut nous donner d'en pénétrer le mystère.»
(Mgr Marc Aillet)
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Louer c'est se tourner vers Dieu
 pour parler de lui et dire comment il est extraordinaire.
C'est la prière du cœur.
ici on se laisse regarder par le Seigneur...
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Diacre
au cœur de notre monde
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Bonne journée!
Jean-Yves

dimanche 1 octobre 2017

Les actes extérieurs ne trouvent un sens que s’ils deviennent une manifestation de ce qu’il y a à l’intérieur de nous. (259,515)

Bonjour!
Dimanche 01 octobre 2017
 
 
26e dimanche du Temps Ordinaire

Evangile selon St Matthieu chapitre 21, 28-32


En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : ‘Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.’ Celui-ci répondit : ‘Je ne veux pas.’ Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla. Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : ‘Oui, Seigneur !’ et il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. »
Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. »

         

Pour notre réflexion...


1. L’évangéliste Matthieu nous rapporte dans son Évangile cette petite parabole de Jésus dans le contexte de l’approche de la Passion. Un peu avant la fête de la Pâque, Jésus est entré à Jérusalem sur un âne, acclamé par la foule au bord du chemin. Il passe ensuite la nuit en dehors de la ville, à Béthanie. Le lendemain il retourne au Temple. Et commence alors une discussion avec les grands prêtres et les anciens.

2. Il peut être utile de comparer cette parabole avec celle du fils prodigue que saint Luc raconte au chapitre 15 de son Évangile. Il y est aussi question d’un père et de deux fils. Le fils prodigue peut être comparé à celui qui dit non, mais qui finalement obéit ; et le fils aîné, qui est resté à la maison, à celui qui dit oui mais qui ensuite n’obéit pas. Dans les deux paraboles nous avons un fils qui se « rebelle » contre son père, et se convertit ; et un autre qui semble extérieurement bon et docile, mais qui en fait dans son cœur n’a pas d’amour.

3. Quel est donc l’enseignement de Jésus ? Avec Dieu, il ne sert de rien de vouloir soigner les extérieurs, si le cœur est corrompu. Jésus n’est pas venu enseigner une religion basée sur un culte extérieur, mais un culte « en esprit et en vérité » (Jn 4, 24), c’est-à-dire que c’est dans notre cœur que nous devons d’abord aimer Dieu. Les actes extérieurs ne trouvent un sens que s’ils deviennent une manifestation de ce qu’il y a à l’intérieur de nous. Celui qui reconnaît ses fautes et qui cherche sincèrement à se convertir, résistant à la tentation de vivre dans le mensonge, imite en quelque sorte le fils prodigue et le fils qui va finalement travailler à la vigne de son père. Celui qui accomplit cela trouvera infailliblement la miséricorde et l’amour du Père des cieux.
         
Père Jean-Marie Fornerod, LC
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Jean-Yves