dimanche 7 avril 2019

Partagez le chemin... / Partagez le pardon de cette femme et sa liberté retrouvée... / (287,992)

Bonjour!
Dimanche 7 avril 2019

 
 
Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...
 
Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
nous étions en grande fête !

 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
 En ce temps-là,
    Jésus s’en alla au mont des Oliviers.
            Dès l’aurore, il retourna au Temple.
Comme tout le peuple venait à lui,
il s’assit et se mit à enseigner.
    Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme
qu’on avait surprise en situation d’adultère.
Ils la mettent au milieu,
    et disent à Jésus :
« Maître, cette femme
a été surprise en flagrant délit d’adultère.
    Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné
de lapider ces femmes-là.
Et toi, que dis-tu ? »
    Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,
afin de pouvoir l’accuser.
Mais Jésus s’était baissé
et, du doigt, il écrivait sur la terre.
    Comme on persistait à l’interroger,
il se redressa et leur dit :
« Celui d’entre vous qui est sans péché,
qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
    Il se baissa de nouveau
et il écrivait sur la terre.
    Eux, après avoir entendu cela,
s’en allaient un par un,
en commençant par les plus âgés.
Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.
    Il se redressa et lui demanda :
« Femme, où sont-ils donc ?
Personne ne t’a condamnée ? »
    Elle répondit :
« Personne, Seigneur. »
Et Jésus lui dit :
« Moi non plus, je ne te condamne pas.
Va, et désormais ne pèche plus. »

 
 (Jn 8, 1-11)
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Psaume 125

Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,
nous étions comme en rêve !
Alors notre bouche était pleine de rires,
nous poussions des cris de joie.

Alors on disait parmi les nations :
« Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »
Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
nous étions en grande fête !

Ramène, Seigneur, nos captifs,
comme les torrents au désert.
Qui sème dans les larmes
moissonne dans la joie.

Il s’en va, il s’en va en pleurant,
il jette la semence ;
il s’en vient, il s’en vient dans la joie,
il rapporte les gerbes.
 
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Homélie – 5e dimanche du Carême – Année C – 7 avril 2019
(Jean-Yves)
 
Chers amis,

Dimanche dernier, des scribes et des pharisiens protestaient contre Jésus parce qu'il fréquentait les pécheurs, parce qu'il mangeait avec eux... La réponse de Jésus nous donnait alors la belle parabole sur la miséricorde: celle de l'enfant prodigue et du Père miséricordieux.

Aujourd'hui, les mêmes scribes et pharisiens s'en prennent encore Jésus dans le temple «pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser»... Ils veulent vraiment le coincer, avoir sa tête. Alors ils «lui amènent une femme qu'on avait surprise en train de commettre l'adultère».

«Maître, la Loi de Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là, lui rappellent-ils. Et toi, que dis-tu?» Quel vrai piège ils ont trouvé là!
Autour de Jésus, un groupe de personnes s’intéresse... Au milieu de ces gens, Jésus écoute... regarde... observe... Il voit bien que cette rencontre risque fort de se transformer en procès...
Ces scribes et ces pharisiens, qui essaient de le coincer depuis un bon moment, sont certains cette fois d'avoir découvert la situation idéale pour amener Jésus à se compromettre. La vie de cette femme dépend donc de la réponse que donnera Jésus. La vie de Jésus dépend elle aussi de sa réponse à cette question piège. Est-il pour Moïse ou contre lui, contre Dieu ou avec lui? Que choisira Jésus : la Loi ou la miséricorde?
Alors, Jésus garde silence; il vaut mieux éviter ce piège qu'il a bien flairé... Son geste  vaut bien une parole: s'étant baissé, «du doigt, il trace des traits sur le sol». Chose certaine, en ne répondant pas, Jésus indique déjà qu'il refuse d'émettre un jugement. Il refuse de se laisser enfermer dans une logique de la faute et de la punition.
Jésus se révèle plutôt rempli de tendresse envers cette pauvre femme coincée, comme prise en otage. Il va appliquer ici le remède de la miséricorde de Dieu plutôt que celui de la sévérité de la loi des hommes.
Face à l'insistance des accusateurs, Jésus leur réplique : «Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre». Voilà qu'il vient de défaire tous leurs arguments. Ils sont pris à leur propre ruse. C'est le silence; cette interpellation directe de Jésus, fait tout basculer... Il renvoie ainsi les accusateurs à leur conscience. Il les invite à vérifier ce qui les pousse à agir, ce qui les pousse à tuer plutôt qu'à libérer ...

Par cette parole, Jésus sauve la vie de la pécheresse. Un monde nouveau s'ouvre maintenant devant elle. Les accusateurs n'avaient pas parlé à cette femme. Jésus, lui, se redresse et lui demande : «Femme, où sont-ils donc? Alors, personne ne t'a condamné?» La question révèle une attitude remplie de miséricorde de la part de Jésus. Elle répondit : «Personne, Seigneur». Jésus lui dit alors : «Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus». Puis, il l'invite à reprendre sa vie en main, à recommencer à vivre dignement sa vie :«Va, et désormais ne pèche plus.»

Ce qui est remarquable dans l'attitude de Jésus ici, c'est qu'il ne se centre pas sur le passé de cette femme. Il ne la juge pas, il ne la critique pas... Il 'accueille dans ce qu'elle est, dans ce qu'elle vit. Et elle, elle se sent respectée par lui. Ce qui compte pour Jésus, c'est ce qui se passe maintenant et ce qui ouvre sur l'avenir... «Va, lui dit-il, et désormais ne pèche plus.» Ce qui peut signifier encore : «Grandis dans ton désir de vivre, réoriente-le ne te trompe plus de cible.»
Et nous, à deux semaines de la grande fête de Pâques, comme il l'a fait avec les scribes et les pharisiens, Jésus nous invite à éviter de condamner les autres; il nous appelle à nous interroger sur notre propre péché. Comme il l'a fait avec la pécheresse, il nous invite encore à ne pas nous replier sur notre péché. Il ne nous condamne pas. Il nous demande plutôt d'accueillir le pardon de Dieu dans une liberté retrouvée. Il nous propose aussi d'investir cette liberté retrouvée en engageant à nouveau notre foi sur le chemin de l'Évangile, comme on nous l'a dit au mercredi des cendres : «Convertis-toi et crois à l'Évangile!». 
La première lecture va dans ce même sens lorsque le Seigneur dit : «Ne vous souvenez plus d'autrefois, ne songez plus au passé. Voici que je fais un monde nouveau : il germe déjà, ne le voyez vous pas?»
Tel fut l'expérience de la femme adultère lors de sa rencontre avec Jésus. Tel peut être aussi le sens profond de notre rencontre avec le Christ pendant ce Carême... Jusqu'où je suis prêt à suivre Jésu
Pour nous aider à poursuivre cette réflexion, mes amis, tentons de répondre à cette question: Comment, à la suite du Seigneur-Jésus j'ouvre mon cœur à des gestes de compassion et de miséricorde, à des gestes d'ouverture à l'autre, à des gestes d'appels à la vie et à la liberté à la suite de Jésus?

Jean-Yves Fortin, diacre

Sources diverses

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Campagne : Carême de Partage de Développement et Paix 2019
Pour ce 5e dimanche du Carême, je voudrais vous dire maintenant quelques mots sur la Campagne Carême de Partage de Développement et Paix 2019. Cette campagne est intitulée : Partagez le chemin.
Je me sers pour vous en parler de la lettre que notre évêque adressait à tous les responsables en Église de notre diocèse sous le thème : Personne ne devrait être forcé de fuir son foyer. Et il citait cette phrase de l'Évangile de saint Matthieu : «J'étais un étranger et vous m'avez accueilli.».

Durant le Carême de cette année, en effet, Développement et Paix nous a invités – et on pouvait le lire dans les feuillets paroissiaux – à bien saisir la culture de la rencontre et à se mettre en marche avec ces personnes qui sont forcées de fuir leur foyer et de migrer à cause de conflits, de persécutions, de la pauvreté extrême ou encore des conséquences des changements climatiques.
Comme chrétiens et chrétiennes, nous sommes touchés et rejoints par les besoins de base de ces migrants dont nous entendons souvent parler dans les bulletins de nouvelles. S'intéresser à eux, c'est faire un premier pas sur ce chemin de la rencontre fraternelle...
Nous sommes invités donc à avoir une ouverture de cœur face à ces gens et, éventuellement même à être accueillants dans nos régions et certaines de nos communautés.
Aussi nous sommes invités à soutenir les programmes mis en place par Développement et Paix, à nous ouvrir à cette réalité des migrants et à réfléchir collectivement à l'aide humanitaire que nous pouvons apporter à ces gens venus d'ailleurs et qui sont nos frères.
En ce dimanche de la solidarité qui est célébré partout à travers le Canada nous avons l'occasion de réfléchir et de prier en Église devant cette réalité qui nous rejoint.
Aussi, une quête commandée à travers le pays se fait aujourd'hui pour venir en aide et alimenter financièrement tous ces programmes mis en place par l'organisme Développement et Paix qui contribuent à bâtir un monde de justice, en agissant sur les causes profondes de la migration forcée et en soutenant les populations les plus vulnérables de ces pays du sud qui sont touchés. (Honduras... Venezuela).

Pour faire votre don, vous avez des enveloppes à votre disposition dans les bancs. Ce sera votre part en ce carême 2019. Vous pouvez avoir un reçu pour les impôts si vous indiquez votre nom et votre adresse sur l'enveloppe. Vous pouvez apporter l'enveloppe à la maison et la rapporter la semaine prochaine avec le chèque de votre aumône de carême. De la documentation et disponible aux portes de l'église pour faire connaître mieux le mouvement et ses engagements sociaux et humanitaires.

Merci donc pour votre générosité. Vous savez, qui donne ne s'appauvrit pas... Ne sommes-nous pas un peu, nous aussi, des migrants sur cette terre? Merci.   
Jean-Yves
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Bon dimanche!
Jean-Yves

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samedi 6 avril 2019

«Jamais un homme n'a parlé comme cet homme!» / (287,950)

Dieu seul donne la foi;
mais tu peux donner ton témoignage...
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B O N J O U R ! 
Samedi 6 avril 2019

1. Il vit, le Christ, notre espérance et il est la plus belle jeunesse de ce monde. Tout ce qu’il touche devient jeune, devient nouveau, se remplit de vie. Les premières paroles que je voudrais adresser à chacun des jeunes chrétiens sont donc : Il vit et il te veut vivant !
(Pape François - Christus vivit.)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
 Le Seigneur est proche du cœur brisé.
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
Jésus enseignait au temple de Jérusalem.
Dans la foule, on avait entendu ses paroles,
et les uns disaient :
« C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! »
D’autres disaient :
« C’est lui le Christ ! »
Mais d’autres encore demandaient :
« Le Christ peut-il venir de Galilée ?
L’Écriture ne dit-elle pas
que c’est de la descendance de David
et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? »
C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui.
Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter,
mais personne ne mit la main sur lui.
Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens,
qui leur demandèrent :
« Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? »
Les gardes répondirent :
« Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »
Les pharisiens leur répliquèrent :
« Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ?
Parmi les chefs du peuple et les pharisiens,
y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ?
Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi,
ce sont des maudits ! »
Nicodème, l’un d’entre eux,
celui qui était allé précédemment trouver Jésus,
leur dit :
« Notre Loi permet-elle de juger un homme
sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »
Ils lui répondirent :
« Serais- tu, toi aussi, de Galilée ?
Cherche bien, et tu verras
que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »
Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.
(Jn 7,40-53)
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Psaume 7

Seigneur mon Dieu, tu es mon refuge !
On me poursuit : sauve-moi, délivre-moi !
Sinon ils vont m’égorger, tous ces fauves,
me déchirer, sans que personne me délivre.
 
Juge-moi, Seigneur, sur ma justice :
mon innocence parle pour moi.
Mets fin à la rage des impies, affermis le juste,
toi qui scrutes les cœurs et les reins, Dieu, le juste.
 
J’aurai mon bouclier auprès de Dieu,
le sauveur des cœurs droits.
Dieu juge avec justice ;
je chanterai le nom du Seigneur, le Très-Haut.
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Au cœur de ces menaces qui se resserrent sur lui comme un étaux, Jésus continue son ministère : imperturbable, « il enseigne au temple de Jérusalem », car il sait bien que son Heure n’est pas encore venue et que nul ne peut l’anticiper.

Autour de lui les avis sont divisés, les opinions s’opposent, les partis s’affrontent : « Est-ce que le Messie peut vernir de Galilée ? L’Ecriture dit qu’il doit venir de Bethléem, le village où habitait David ! ». Certes, mais il vient avant tout de Dieu. La messianité ne saurait se discerner sur base d’une généalogie humaine ou d’une provenance géographique. C’est à sa parole, son message, son comportement que l’Envoyé de Dieu se fait connaître. Mais un tel discernement suppose une écoute bienveillante, sans a priori.
Curieusement, ce sont les soldats du temple qui vont se trouver dans les dispositions requises pour répondre à la question des origines du Rabbi de Nazareth. Ces hommes font leur besogne sans se poser de questions ; les débats théologiques ne les concernent pas vraiment : ils préfèrent les laisser aux « professionnels ». S’ils attendent que Jésus ait fini son discours pour l’arrêter, c’est uniquement afin d’éviter une émeute toujours possible. Pour être sûr qu’il ne leur échappe pas, ils gardent Notre-Seigneur à l’œil, ne le quittant pas un instant du regard. Aussi ne peuvent-ils s’empêcher d’écouter ce que dit cet homme qui suscite tant de haine parmi les responsables religieux. Et voilà qu’à mesure que sa parole descend dans leur cœur, une paix inhabituelle, à vrai dire inconnue, les envahit. Jésus les a remarqués et croise volontiers leur regard, les incluant dans le cercle de ses auditeurs et s’adressant à eux comme aux disciples qui l’entourent. Bientôt la communion est établie, l’onction de l’Esprit descend sur ces hommes qui ne sont pas aveuglés par la jalousie et n’ont pas d’a priori contre Jésus. Oubliant pourquoi ils étaient venus, les gardes écoutent longuement le Seigneur, et lorsqu’il a terminé son enseignement, aucun d’entre eux ne songe plus à l’arrêter. Tandis que Jésus s’éloigne, ils ruminent ce qu’ils viennent d’entendre, tout en retournant, silencieux, vers leur caserne.
« Pourquoi ne l’avez-vous pas ramené ? » : la voix menaçante du chef des prêtres les arrache à leur méditation. Ebahis par la question qui leur apparaît totalement saugrenue, ils répondent par un argument qui leur semble irréfutable :
Jamais un homme n’a parlé comme cet homme !
La situation est grave : les soldats ont non seulement formellement désobéi à l’ordre reçu, mais ils prennent la défense du prévenu. Les pharisiens préfèrent ne pas insister : une mutinerie serait malvenue au moment où il faut agir contre ce gêneur dont l’influence s’étend de plus en plus. Evitant l’affrontement, ils cherchent à sauver la face en se drapant dans leur dignité de spécialistes de la Loi, détenteurs de la vraie connaissance. Mais blessés dans leur orgueil, ils se rapprochent entre eux, et baissant le ton pour ne pas être entendus par la foule et par les soldats, ils décident de la condamnation de Notre-Seigneur.
Cette précipitation illégale provoque la réaction de Nicodème, « qui était allé précédemment trouver Jésus ». Cet homme qui est lui aussi entré dans l’intimité du Seigneur, rappelle le droit de l’inculpé de défendre publiquement sa cause. En vain : son intervention est rejetée avec mépris et même avec une pointe de menace. Les jeux sont faits : « ils rentrèrent chacun chez soi », s’enfermant dans leur prison de haine, livrés au bon plaisir de celui qui dans l’ombre est trop heureux d’avoir su tirer profit de l’arrestation avortée, pour conduire à une décision de condamnation.
Seigneur, seuls ceux qui se sont exposés à ta présence, ont eu le courage de prendre ta défense. Les autres se sont lâchement tus ou t’ont condamné. Aussi je te demande la grâce de demeurer fidèle à ces moments de rencontre intime avec toi dans la prière, les sacrements, l’adoration, la méditation de ta Parole. Accorde-moi de trouver mon bonheur auprès de toi pour ne pas rougir de toi devant les hommes. Et lorsque l’heure sera venue de te suivre sur le chemin de l’épreuve, donne-moi Seigneur de me souvenir de ta présence à mes côtés, afin que je puise en toi la force de la fidélité et de l’espérance.

Abbé Philippe Link - Merci!

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 Basilique de Québec...
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

vendredi 5 avril 2019

L'identité et la mission de Jésus-Christ.... / Qui est Jésus? / Quelques pensées... / (287,904)

Bonjour!
Vendredi 5 avril 2019


Marcher... Mais est-ce que je sais où je m'en va?
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Laisse la grâce de ton baptême
porter du fruit
dans un cheminement de sainteté.
(François)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
 

      (Jn 7,1-2.10.14.25-30): La fête juive des Tentes approchait. Lorsque les frères de Jésus furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret.

La semaine de la fête était déjà à moitié passée quand Jésus monta au Temple et se mit à enseigner. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors: «N'est-ce pas lui qu'on cherche à faire mourir? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien! Les chefs du peuple auraient-ils vraiment reconnu que c'est lui le Messie?. Cependant celui-ci, nous savons d'où il est; mais le Christ, quand il viendra, personne ne saura d'où il est». Et Jésus, enseignant dans le temple, s'écria: «Vous me connaissez, et vous savez d'où je suis! Je ne suis pas venu de moi-même: mais celui qui m'a envoyé est vrai, et vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais; car je viens de lui, et c'est lui qui m'a envoyé. Ils cherchaient donc à se saisir de lui, et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue».
Commentaire:
Abbé Matthew J. ALBRIGHT (Andover, Ohio, Etats-Unis)
«Personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue»
Aujourd'hui, l'Évangile nous permet de contempler la confusion qui a surgi sur l'identité et la mission de Jésus-Christ. Quand les gens sont mis en face à face devant Jésus, il y a des malentendus et des présomptions à propos de qui est- Il, comment ils s'accomplissent dans Lui ou non les prophéties de l'Ancien Testament et sur ce qu'Il réalisera. Les suppositions et les préjugés conduisent à la frustration et à la colère. Cela a été toujours ainsi: la confusion autour de Christ et de l'enseignement de l'Église éveille une controverse et une division religieuse. Le troupeau se disperse si les brebis ne reconnaissent pas son berger!

Les gens disent : "Celui-ci nous savons d'où il est, alors que, quand le Christ viendra, personne ne saura d'où il est" (Jn 7,27), et ils concluent que Jésus ne peut pas être le Messie parce qu'Il ne répond pas à l'image du "Messie" dans laquelle ils avaient été instruits. Par ailleurs, ils savent que les Princes des Prêtres veulent le tuer, mais en même temps ils voient qu'Il se meut librement sans être arrêté. De façon à ce qu'ils se demandent si peut-être les autorités "auront vraiment reconnu que c'est le Christ" (Jn 7,26).

Jésus coupe la confusion en s'identifiant Lui même comme l'envoyé par celui qui est "véridique" (cf. Jn 7,28). Christ comprend la situation, tel que Jean le décrit, et personne ne mit la main sur Lui parce qu'il ne lui est pas encore arrivé, l'heure de révéler pleinement son identité et mission. Jésus défie les attentes après s'être montré, non comme un leader conquérant pour démolir l'oppression romaine, mais comme le "Serf Patient" d'Isaïe.

Le Pape François a écrit : "La joie de l'Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui se trouvent avec Jésus". Il est urgent que nous aidions chacun à aller au-delà des suppositions et des préjugés sur qui c'est Jésus et ce qui est l'Église, et à la fois leur faciliter la rencontre avec Jésus. Quand une personne arrive à savoir qui est réellement Jésus, alors la joie et la paix abondent.
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 «Découvrons en nous le véritable trésor:
 l'image unique que Dieu s'est faite de chacun et chacune de nous.»
(Anselme Grün)
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«Le cœur qui a bénéficié de miséricorde
n'est pas un cœur rapiécé mais un cœur nouveau, recrée.»
(Pape François)
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«Le royaume de Dieu est dans le quotidien. Il est dans cette confiance
que nous pouvons avoir les uns dans les autres
 et qui est plus précieuse que toutes les assurances
 que nous pouvons souscrire.»
(Michel Jondot)
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«C'est le printemps, la nature chante des psaumes.»
(Félix Leclerc)
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«Si tu veux construire un bateau,
 fais naître dans le cœur des hommes le désir de la mer...»
(A. de Saint-Exupéry)
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«Quoi penser de Jésus?
Plus on le rencontre plus on est poussé à le chercher...
L'amour existe à travers lui...
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 

jeudi 4 avril 2019

Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit ... / (287,844)

Bonjour!
Jeudi 4 avril 2019

 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
 
 Il est bon, Seigneur, de te rendre grâce !
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples en parabole :
« Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?
Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?
Le disciple n’est pas au-dessus du maître ;
mais une fois bien formé,
chacun sera comme son maître.
Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère,
alors que la poutre qui est dans ton œil à toi,
tu ne la remarques pas ?
Comment peux-tu dire à ton frère :
‘Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil’,
alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ?
Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ;
alors tu verras clair
pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.
Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ;
jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.
Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit :
on ne cueille pas des figues sur des épines ;
on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.
L’homme bon tire le bien
du trésor de son cœur qui est bon ;
et l’homme mauvais tire le mal
de son cœur qui est mauvais :
car ce que dit la bouche,
c’est ce qui déborde du cœur. »
 
(Lc 6, 39-45)
 

Psaume 144


Qu’il est bon de rendre grâce au Seigneur,
de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,
d’annoncer dès le matin ton amour,
ta fidélité, au long des nuits !
 
Le juste grandira comme un palmier,
il poussera comme un cèdre du Liban ;
planté dans les parvis du Seigneur,
il grandira dans la maison de notre Dieu.
 
Vieillissant, il fructifie encore,
il garde sa sève et sa verdeur
pour annoncer : « Le Seigneur est droit !
Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! »

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   Commentaire...

 

Dans ce passage du chapitre cinq de l’évangile de saint Jean, Jésus veut manifester la vérité de ce qu’il prétend être.

Pour cela, il va faire appel à quatre témoignages : celui de Jean-Baptiste, celui des œuvres que le Père lui a données d’accomplir, celui du Père lui-même et enfin celui des Ecritures.
Chacun de ces témoignages, pour être reçu comme parole de vérité, requiert la foi de celui qui les entend. Etonnant. Pas tant que ça puisque le témoignage ne se veut pas une argumentation persuasive par les preuves qu’il apporterait. Le témoignage suscite la foi de celui à qui il s’adresse. Il demande à être cru. Il est une interpellation qui invite la liberté à se décider. Il ne veut en rien obliger l’autre par des arguments contraignants.
Pour ce qui le concerne, Jésus commence par renvoyer au témoignage du Baptiste à la lumière duquel certains « ont accepté de se réjouir un moment ». Mais Jean-Baptiste n’était que la lampe et non pas la lumière en tant que telle (Cf. Jn 1, 8). C’est ce qui fait dire à Jésus :
J’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a données à accomplir ; ces œuvres, je les fais, et elles témoignent que le Père m’a envoyé. (Jn 5, 36)
Jésus demande que l’on croie en ses œuvres. Elles sont le sceau du Père sur son Envoyé, le témoignage le plus lumineux qu’il lui rend. Pour parler des actions du Christ, Jean use d’un double vocabulaire : il parle de « signes » ou bien d’« œuvres ». Du point de vue de la foi qui se cherche, les actions du Christ sont des signes ; du point de vue de la foi éclairée, elles sont en outre des œuvres.
En tant que signes, elles manifestent la gloire du Christ et de Dieu. Elles révèlent que Dieu est là, par une anticipation de son Jour, rayonnant de sa toute puissance de vie et de résurrection. En tant qu’œuvres, elles manifestent la présence du Père à toute l’activité du Fils et l’unité du Père et du Fils. Elles sont comme les paroles, « données » à Jésus par le Père. Jésus les voit faire au Père, ne les accomplit qu’avec lui et les lui attribue. 
C’est le Père demeurant en moi qui accomplit les œuvres (Jn 14, 10).
Ainsi, dans les œuvres du Fils s’accomplit l’œuvre du Père et se révèle son amour pour le monde. L’Envoyé, en sa personne, se manifeste comme le témoignage par excellence de l’amour du Père pour le monde. Et lui refuser sa foi c’est se fermer à cet amour :
Je vous connais, vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu.
Tout cela était annoncé dans les Ecritures afin que le peuple puisse reconnaître l’Envoyé du Père lorsqu’il se présenterait à eux. Malheureusement, les scribes et les pharisiens ne lisent pas avec foi l’Ecriture. Ils l’ont enfermée dans leurs propres précompréhensions et du coup, ils ne sont pas disponibles au témoignage qu’elle rend à Jésus, à l’invitation qu’elle leur adresse de s’ouvrir radicalement au don de son amour.
Jésus est venu nous proposer d’entrer par la foi dans la relation d’amour qui l’unit à son Père. Mais faire ce pas signifie que l’on se soit détourné de tous ses égoïsmes ou autres repliements narcissiques, que l’on ait renoncé à toute forme d’auto-glorification pour « chercher la gloire qui vient du Dieu unique » :
Comment pourriez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres. (Jn 5, 43)
Seigneur, nous te demandons de nous libérer de nous-mêmes afin que nous puissions recevoir dans la foi le témoignage du Père en ta faveur et entrer à ta suite dans cette intimité qui t’unit à lui.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Bonne journée!
Jean-Yves
 

mercredi 3 avril 2019

L’œuvre de salut procède du Père et est réalisée conjointement par le Fils. / (287,803)

Bonjour!
Mercredi 3 avril 2019
 
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...


Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour.

 
Évangile de Jésus Christ selon saint  Jean
En ce temps-là,
après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat,
Jésus déclara aux Juifs :
« Mon Père est toujours à l’œuvre,
et moi aussi, je suis à l’œuvre. »
C’est pourquoi, de plus en plus,
les Juifs cherchaient à le tuer,
car non seulement il ne respectait pas le sabbat,
mais encore il disait que Dieu était son propre Père,
et il se faisait ainsi l’égal de Dieu.

Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait :
« Amen, amen, je vous le dis :
le Fils ne peut rien faire de lui-même,
il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ;
ce que fait celui-ci,
le Fils le fait pareillement.
Car le Père aime le Fils
et lui montre tout ce qu’il fait.
Il lui montrera des œuvres plus grandes encore,
si bien que vous serez dans l’étonnement.
Comme le Père, en effet, relève les morts
et les fait vivre,
ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut.
Car le Père ne juge personne :
il a donné au Fils tout pouvoir pour juger,
afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père.
Celui qui ne rend pas honneur au Fils
ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé.
Amen, amen, je vous le dis :
qui écoute ma parole
et croit en Celui qui m’a envoyé,
obtient la vie éternelle
et il échappe au jugement,
car déjà il passe de la mort à la vie.

Amen, amen, je vous le dis :
l’heure vient – et c’est maintenant –
où les morts entendront la voix du Fils de Dieu,
et ceux qui l’auront entendue vivront.
Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même,
ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ;
et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement,
parce qu’il est le Fils de l’homme.
Ne soyez pas étonnés ;
l’heure vient
où tous ceux qui sont dans les tombeaux
entendront sa voix ;
alors, ceux qui ont fait le bien sortiront
pour ressusciter et vivre,
ceux qui ont fait le mal,
pour ressusciter et être jugés.

Moi, je ne peux rien faire de moi-même ;
je rends mon jugement d’après ce que j’entends,
et mon jugement est juste,
parce que je ne cherche pas à faire ma volonté,
mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. »

 (Jn 5, 17-30)
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Psaume 144

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.

Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Il est proche de ceux qui l’invoquent,
de tous ceux qui l’invoquent en vérité.
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Commentaire...
 

La question sous-jacente à la péricope de ce jour est celle de la « cause première » agissante en Jésus pour lui permettre de réaliser les œuvres qu’il accomplit.

Certes « guérir un paralysé » est une œuvre bonne qui porterait à penser que c’est Dieu qui agit ; mais si ce prodige est accompli un jour de sabbat, comment Dieu pourrait-il en être l’auteur, lui qui a interdit toute activité thérapeutique ce jour-là, sauf en cas de danger mortel ?
La réponse de Jésus se résume en ces seuls mots : « mon Père est toujours à l’œuvre », et donc aussi le jour du shabbat. C’est même tout particulièrement ce jour là qu’il redouble d’efforts pour révéler sa paternité aux hommes, comme il vient de le faire en guérissant le paralysé.
Devant la résistance farouche de ses interlocuteurs, Jésus renchérit avec patience pour leur préciser cette fois en quoi consiste sa filiation, qui cause un tel scandale :
Le Fils ne peut rien faire de lui-même.
Le Fils n’a aucun pouvoir d’action en lui-même qui serait distinct de celui du Père ; il réalise dans notre monde créé les œuvres « qu’il voit faire par le Père » depuis toute éternité au sein de la nature divine incréée.
Ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement.
L’œuvre de salut procède du Père et est réalisée conjointement par le Fils. C’est le Père qui agit en son Fils dans l’Esprit ; et il peut le faire parce que le Fils est tout entier livré au bon vouloir de son Père dont il reçoit la Vie en plénitude.
Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait.
Non pas dans une extériorité objectivante, mais dans une circumincession d’amour, de vie et d’action :
Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir la vie en lui-même.
L’amour sans mesure du Père pour son Fils le conduit à lui donner intégralement tout son être, qui est amour et vie, de sorte que le Fils en dispose pleinement pour la communiquer à son tour :
Le Fils, lui aussi, donne la vie à qui il veut.
Ce « jugement » de miséricorde, le Fils a reçu du Père « le pouvoir de le prononcer parce qu’il est le Fils de l’homme », c’est-à-dire parce qu’il partage aussi la condition humaine de ceux qui en seront bénéficiaires. Ce jugement cependant, le Fils ne le prononce pas en fonction de la moralité de leurs actes, mais à partir de ce qu’il « entend » de la part de son Père. Car celui-ci veut aussi être le Père de tous les hommes auxquels « il a envoyé » son Fils, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du salut par la foi :”Celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m’a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car il est déjà passé de la mort à la vie.”
 
Cieux criez de joie, et que la terre exulte ! Car le Seigneur console son peuple et de ses pauvres il prend pitié.
L’heure est venue « d’entendre sa voix » qui nous appelle : “Sortez de votre prison ! Venez à la lumière.” Non le Seigneur ne nous a pas abandonnés, il ne nous a pas oubliés : “Il est fidèle en tout ce qu’il fait. Il est proche de ceux qui l’invoquent en vérité  (Ps 144[145]).”
Sortons de nos tombeaux et marchons à la lumière du Christ, afin qu’en honorant le Fils, nous rendions gloire au « Père qui l’a envoyé », pour qu’il soit notre salut, notre résurrection et notre vie.

Abbé Philippe Link - Merci!

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«Découvrons en nous le véritable trésor: l'image unique
que Dieu s'est faite de chacun de nous.»
(Anselm Grün)
 
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Heureux anniversaire!
Que chaque jour soit béni!
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
  

lundi 1 avril 2019

“Dieu essuiera toute larme de nos yeux” (287,704)

Bonjour!
Lundi 1er avril 2019

 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé.

 
Évangile de Jésus Christ selon saint  Jean
En ce temps-là,
après avoir passé deux jours chez les Samaritains,
Jésus partit de là pour la Galilée.
– Lui-même avait témoigné
qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays.
Il arriva donc en Galilée ;
les Galiléens lui firent bon accueil,
car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait
à Jérusalem pendant la fête de la Pâque,
puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête.
Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée,
où il avait changé l’eau en vin.
Or, il y avait un fonctionnaire royal,
dont le fils était malade à Capharnaüm.
Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée,
il alla le trouver ;
il lui demandait de descendre à Capharnaüm
pour guérir son fils qui était mourant.
Jésus lui dit :
« Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges,
vous ne croirez donc pas ! »
Le fonctionnaire royal lui dit :
« Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! »
Jésus lui répond :
« Va, ton fils est vivant. »
L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite
et il partit.
Pendant qu’il descendait,
ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre
et lui dirent que son enfant était vivant.
Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux.
Ils lui dirent :
« C’est hier, à la septième heure (au début de l’après- midi),
que la fièvre l’a quitté. »
Le père se rendit compte que c’était justement
l’heure où Jésus lui avait dit :
« Ton fils est vivant. »
Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.

Tel fut le second signe que Jésus accomplit
lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

  (Jn 4, 43-54)
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Psaume 29

Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé.
Quand j’ai crié vers toi, Seigneur.
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie ;
avec le soir, viennent les larmes,
     mais au matin, les cris de joie.

Et j’ai crié vers toi, Seigneur,
j’ai supplié mon Dieu.
Tu as changé mon deuil en une danse.
Que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !
 
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Commentaire...

« Ainsi donc » Jésus arrive à Cana ; un haut fonctionnaire du tétrarque Hérode l’y attend pour lui demander de descendre à Capharnaüm où son fils se meurt.

La première réponse de Notre-Seigneur résonne comme un refus ; ou plutôt une plainte douloureuse devant le manque de foi qu’il rencontre sur sa route. Tout comme les hommes de Galilée, ce fonctionnaire royal ne semble voir en lui qu’un « faiseur de signes et de prodiges ». La plainte de Jésus est cependant exprimée sous forme interrogative ; aussi le père éploré insiste-t-il afin de convaincre Jésus de venir au chevet de son enfant. La réponse de Notre-Seigneur a de quoi surprendre : il donne abruptement congé à cet homme, lui annonçant que son fils est vivant, c’est-à-dire sauvé de la maladie mortelle qui le menaçait. Il s’agit d’une véritable épreuve pour cet homme : il attendait de Jésus une intervention semblable à celle des thaumaturges de l’époque, qui prononçaient sur le patient des incantations accompagnées de gestes rituels. Et voilà que Notre-Seigneur se contente d’annoncer la guérison, sans même se rendre physiquement auprès du malade !
Sans doute l’homme a-t-il dû marquer un temps d’arrêt, le front soucieux. Mais puisant sa force dans le regard de tendresse bienveillante du Seigneur, il « crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit ». Ce verset reprend exactement l’attitude d’Abraham en Gn 12 : le patriarche crut en la parole de Dieu et « partit comme le Seigneur le lui avait dit » (Gn 12, 4).
On imagine la tension de ce père sur la route, son inquiétude en voyant au loin ses serviteurs venir à sa rencontre, puis sa joie en apprenant la guérison. Immédiatement il s’enquiert de l’heure où son fils fut délivré de sa fièvre : il n’y avait pas de doute : c’était bien au moment où Jésus avait prononcé cette parole : « ton fils est vivant ». Il n’en faut pas davantage pour que cet homme comprenne que ce Rabbi de Nazareth est infiniment plus qu’un thaumaturge particulièrement puissant. Dieu seul peut agir ainsi, par la seule autorité de sa parole, et sans que la distance n’en altère la puissance. La guérison du fils conduit au salut par la foi le père et toute sa maison. C’est parce que cet homme probablement païen a « cru à la parole que Jésus lui avait dite », que la grâce de Dieu a pu faire son œuvre non seulement dans son enfant, mais aussi en lui et dans les siens.
Nous n’avons donc pas à « jalouser » les contemporains du Seigneur qui l’ont vu physiquement, qui ont pu le toucher. La parole de Jésus peut agir dans nos vies comme dans celle de ce fonctionnaire et de son fils, en raison de la seigneurie que le Christ s’est acquise sur toute chair à l’Heure de sa victoire sur les ténèbres, un certain vendredi « au début d’après-midi ». Désormais, l’Epoux des noces de Cana est entré dans la plénitude de la vie. Lui le Fils unique « est vivant » par la puissance d’amour du Père, afin de partager cette vie divine qu’il possède en plénitude, avec tous ceux qui se tournent vers lui dans la foi. L’eau est changée en vin, « le deuil se change en une danse » (Ps 29), car « le ciel nouveau et la terre nouvelle » (1ère lect.) s’annoncent pour ceux qui savent reconnaître celui qui vient nous visiter.
Je crois, Seigneur, que du haut du ciel où tu es allé me préparer une place, tu peux me rejoindre dans ma vie et la transformer, dans la mesure où j’accepte de me mettre en route et de “partir” dans l’obéissance de la foi. Je crois que tu es avec moi chaque instant, pour me conseiller, me guider, m’aider, me porter jusqu’en la demeure du Père. Je le crois, mais réveille ma foi, Seigneur, que je bâtisse ma vie sur ta Parole en quittant résolument l’esprit du monde. Oui je veux faire partie du “peuple d’allégresse” (1ère lect.) qui te “rend grâce en rappelant ton nom très saint” (Ps 29), dans “la Jérusalem de joie” (1ère lect.) où “Dieu essuiera toute larme de nos yeux” (Ap 21, 4).

Abbé Philippe Link - Merci!

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Un clin d'œil à la Bretagne...
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Ce poisson a été photographié en Bretagne...
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Bonne journée!
Jean-Yves