dimanche 5 juillet 2020

« Ma fille est morte à l’instant ; mais viens, et elle vivra » / (325,641)


Note: Merci aux responsables de l'Unité missionnaire de l'Est (Secteur Rivière-du-Loup/Témis) de diffuser régulièrement le contenu de mon blogue sur leur site.
-----
Bonjour!
Lundi le 6 juillet 2020


À Sainte-Anne-de-Beaupré
-----

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ma fille est morte à l’instant ; mais viens, et elle vivra » (Mt 9, 18-26)
Alléluia. Alléluia.

Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;

il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,

    tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean le Baptiste,

voilà qu’un notable s’approcha.
Il se prosternait devant lui en disant :
« Ma fille est morte à l’instant ;
mais viens lui imposer la main,
et elle vivra. »
    Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples.

    Et voici qu’une femme

souffrant d’hémorragies depuis douze ans

s’approcha par derrière
et toucha la frange de son vêtement.
    Car elle se disait en elle-même :
« Si je parviens seulement à toucher son vêtement,
je serai sauvée. »
    Jésus se retourna et, la voyant, lui dit :
« Confiance, ma fille !
Ta foi t’a sauvée. »
Et, à l’heure même, la femme fut sauvée.

    Jésus, arrivé à la maison du notable,

vit les joueurs de flûte

et la foule qui s’agitait bruyamment.
Il dit alors :
    « Retirez-vous.
La jeune fille n’est pas morte : elle dort. »
    Mais on se moquait de lui.
Quand la foule fut mise dehors,
il entra, lui saisit la main,
et la jeune fille se leva.
    Et la nouvelle se répandit dans toute la région.

            – Acclamons la Parole de Dieu.
-----
Commentaire...

L’homme qui s’approche de Jésus est un chef. Il a l’habitude de commander et de gérer les situations difficiles ; il sait garder la tête sur les épaules dans les moments critiques et dire clairement ce qu’il convient de faire. Quand il arrive malheur à sa petite fille, il n’agit pas autrement : il va trouver Jésus, il lui annonce son diagnostic de la situation, « Ma fille est morte », il dit ensuite ce qu’il convient de faire en quelques mots précis auxquels on doit obéir, « viens lui imposer la main », alors la situation s’arrangera comme il l’a prévu, « elle vivra ».
Il parle avec une telle assurance, il a tellement l’habitude d’être suivi, qu’il ne vient à l’esprit de personne, pas même à nous, de mettre en doute ses paroles. Elles ne sont pourtant attestées par personne, saint Matthieu lui-même reste muet sur la question. Le seul à s’exprimer est Jésus, qui dit : « La jeune fille n’est pas morte, elle dort ».
Ceux qui l’entendent se moquent de lui. Il nous est facile de sourire de ces personnes. En effet, nous-mêmes pourrions n’entendre dans ces paroles du Seigneur qu’une annonce de sa victoire sur la mort qu’il sait acquise ; ainsi, cette certitude le conduirait à employer la métaphore du sommeil pour voiler pudiquement la réalité détestable – et temporaire – de la mort d’une enfant.
Mais, quoiqu’il en soit de l’état de cette enfant, pourquoi Jésus se tromperait-il ? N’est-il pas capable, plus que tout autre, de discerner la réalité profonde de ce que nous vivons ? Pourquoi voudrions-nous que son adversaire de ce jour soit la mort, par opposition à la vie, quand Jésus lui-même explique son intervention comme le réveil d’un sommeil ? Tous ses gestes le montrent, il se conduit avec la fillette comme n’importe qui le ferait avec quelqu’un qui dort. Ce qui est important de retenir de cet évangile est donc que Jésus est celui qui nous réveille …
Or nous montrer que Jésus peut réveiller quelqu’un sans même prononcer un mot, est nous montrer également qu’il y a dans l’homme une capacité d’écoute qui ne s’endort jamais, une aptitude au réveil que le Bon-Dieu a placée en nous pour nous permettre de participer activement à l’appel qui rétablit notre dignité.
Cet appel du Seigneur est d’abord une rencontre consentie, une présence acceptée et recherchée. En présence de Jésus, qu’on le laisse nous rejoindre au cœur de nos ténèbres ou qu’on le cherche désespérément, notre être profond s’éveille et s’épanouit. Quand Jésus lui prend la main, la jeune fille se lève et devient femme. Quand Jésus se laisse toucher, l’hémorragique, qu’il appelle « ma fille », retrouve une féminité accomplie. Toutes deux se trouvent debout, libres, épanouies, pour avoir accueilli dans sa densité la simple présence du Seigneur. De l’une on disait qu’elle était morte, parce qu’elle était paralysée par les ténèbres ; de l’autre on disait qu’elle était perdue parce qu’aucun remède n’existait contre son impureté. Autrement dit, ce que nous appelons des incapacités à vivre trahissent que nous nous sommes trop éloignés de Dieu. Pour Jésus rien n’est jamais ni perdu ni mort, il peut tout sauver, pour peu qu’on lui permette de se faire proche.
Jésus se fait proche de nous au point de se rendre présent sur l’autel. Que par sa parole que nous venons de partager nos cœurs s’éveillent à cette présence qui renouvelle toute chose, que le sommeil profond où nous plongent nos habitudes, nos préjugés, nos peurs, se dissipe au lever du soleil de nos âmes. Le voici qui s’approche celui qui nous rend notre dignité de fils et de filles de Dieu. Accueillons-le ! Il vient nous réveiller, il vient nous relever, il vient nous ressusciter.
Abbé Philippe Link - Merci!
-----

Sainte du jour au calendrier liturgique:
Sainte Maria Goretti - Jeune italienne, martyrisée en 1902 à l'âge de 12 ans pour avoir résisté à la passion qu'un jeune voisin éprouvait pour elle. Elle pardonna à son meurtrier avant de mourir. (Prions en Église)
-----
«Le ciel, en effet, sera constitué, pour une part, 
de ce que nous avons fait de beau et de grand en cette vie.»
(Michel Wakenheim)
-----
MÉDITATION
(Osée 2, 16.17b-18.21-22) - Saint Augustin disait que Dieu est plus près de nous que nous ne pouvons l'imaginer. Pour le reconnaître davantage, il faut cependant accepter de le laisser parler à notre cœur. Cela requiert du silence, de l'ouverture, de l'écoute: c'est c qu'on appelle la prière. (Prions en Église, 6 juillet)
-----


Bonne journée!
Jean-Yves 

samedi 4 juillet 2020

Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.(325,559)

Note: Plus de 260 visites sur notre blogue hier!
-----

Bonjour!
Dimanche 5 juillet 2020


«La vie est un don de Dieu, une flamme, 
un feu qui doit en allumer d'autres.»
«Nous sommes sur terre pour gagner, 
traverser les épreuves et surmonter les obstacles.»
(Léon Robichaud)
-----

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 25-30)
Alléluia. Alléluia.

Tu es béni, Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,

Jésus prit la parole et dit :
« Père, Seigneur du ciel et de la terre,
je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l’as révélé aux tout-petits.
    Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
    Tout m’a été remis par mon Père ;
personne ne connaît le Fils, sinon le Père,
et personne ne connaît le Père, sinon le Fils,
et celui à qui le Fils veut le révéler.

    Venez à moi,

vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
et moi, je vous procurerai le repos.
    Prenez sur vous mon joug,
devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur,
et vous trouverez le repos pour votre âme.
    Oui, mon joug est facile à porter,
et mon fardeau, léger. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.
-----

Commentaire...

Est-il possible d’aimer, est-il possible d’être disciple, est-il possible de pardonner, si on ne cherche pas d’abord à connaître la douceur et l’humilité du cœur du Christ ? Mais que se passe-il lorsque nous commençons à nous mettre à la suite de Jésus, à essayer de lui répondre amour pour amour ? Nous nous levons, nous faisons quelques pas, et nous sentons le poids de notre fardeau qui nous entrave. D’une certaine façon, on ne découvre vraiment le poids de ce fardeau que lorsqu’on commence à se relever et à vouloir marcher, à vouloir répondre à l’appel du Christ. On prend conscience de tout ce qui nous alourdit, le poids de notre péché, le poids de nos habitudes, le poids de nos blessures, le poids des autres, de nos divisions, le poids même de Dieu, de ce Dieu que nous imaginons, que nous déformons au fond de notre cœur.
Le Christ vient transformer ce fardeau impossible à traîner. Il le transforme en quoi ? En son joug léger, facile à porter (Mt 11,29).
Le fardeau, qu’est-ce que c’est, frères et sœurs ? Le fardeau, c’est ce que je porte seul ! Si je tombe, avec mon fardeau, personne pour me relever ; si je m’égare, personne pour me guider ; si je m’arrête, personne pour me rendre l’élan !
Mais le joug, qu’est-ce que c’est que le joug ? C’est ce qu’on porte à deux, C’est ce même fardeau porté avec le Christ ! Car le Christ le porte avec moi et pour moi ; si je m’égare le joug du Christ me tient en droit chemin (Ps25, 12) ; si je m’arrête, le joug me tire de l’avant, parce qu’il me relie au Christ.
Marcher avec le Christ, être son disciple, ce n’est donc pas ne plus rien avoir à porter. Mais c’est ne plus rien porter comme un fardeau, tout seul, car désormais on porte tout comme un joug, relié au Christ. Le Christ est venu mettre son épaule sous notre fardeau, il s’est fait petit, il s’est courbé, il le porte avec nous et le transforme en un joug qui nous fait avancer. Notre pauvreté n’a pas disparu. Peut-être même qu’elle nous est devenue plus sensible, mais elle ne nous écrase plus, elle nous relie au Christ, elle n’est plus notre fardeau, elle est devenue son joug.
Si nous regardons bien ce joug nous voyons qu’il a la forme de la Croix. Le Christ s’est abaissé pour porter le fardeau de tout homme en lui donnant la forme de sa Croix. Toutes ces croix des hommes, ces milliards de croix, à chaque fois sont l’unique Croix du Christ, car de ces fardeaux, il en a fait le joug qui relie à lui. Chacune de ces croix dessine un sillon dans le champ du monde, un sillon unique, irremplaçable ; un humble chemin d’amour, souvent indiscernable, que le Christ fait de chacune de nos vies. Le monde devient ainsi secrètement un immense labour où peu à peu, le monde nouveau se met à germer.
Pour avancer vers la vie éternelle, il n’y a pas à prendre un chemin de grandeur ni de prodiges qui nous dépassent, mais à tenir notre âme en paix et silence (Ps 131), tout contre le cœur humble du Christ, sur ce chemin qui est le nôtre. Le Christ passe au milieu de nous, et nous appelle à être de vrais disciples : donne-moi ton fardeau, ne le porte plus seul, j’en ferai mon joug, il te reliera à moi. Tout ce qui t’arrêtait, j’en ferai ce joug par lequel je t’entraîne avec moi.
Laissons-nous toucher par l’humilité du cœur du Christ qui s’abaisse devant nous pour nous élever, et déposons le fardeau de notre vie afin qu’il devienne le joug joyeux du Christ.
Abbé Philippe Link - Merci!
-----

«Ô Père des siècles du monde,
Voici le dernier-né des jours 
Qui monte
À travers nous, à la rencontre
Du premier-né de ton amour.
(Hymne - ce matin)
-----

Bon dimanche!
Jean-Yves


«Un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé» / (325.298)

Bonjour!
Samedi 4 juillet 2020


Parole de Dieu 

(Mt 9,14-17): Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant: «Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons?». Jésus leur répondit: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. Et personne ne coud une pièce d'étoffe neuve sur un vieux vêtement; car le morceau ajouté tire sur le vêtement et le déchire davantage. Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve».
Commentaire:
Abbé Joaquim FORTUNY i Vizcarro (Cunit, Tarragona, Espagne)

«Un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé»


Aujourd'hui, nous remarquons comment avec Jésus commence un temps nouveau et une nouvelle doctrine, enseignée avec autorité et, comme toute chose nouvelle, elle choque les politiques et les autorités. Ainsi, dans les pages qui précèdent cet Évangile nous voyons Jésus en train de pardonner et guérir l'homme paralysé pendant que les pharisiens se scandalisent; Jésus appelant Mathieu un percepteur d'impôts et mangeant chez lui avec d'autres publicains et pécheurs pendant que les pharisiens "grimpent aux murs"; et dans l'Évangile d'aujourd'hui ce sont les disciples de Jean qui viennent vers Jésus car ils ne comprennent pas pourquoi Lui et ses disciples ne jeûnent pas.


Jésus, qui ne laisse jamais personne sans réponse, leur dira: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront» (Mt 9,15). Le jeûne était et est, le "praxis" pénitentielle qui contribue à «acquérir la maîtrise de nos instincts et la liberté du cœur» (Catéchisme de l'Église Catholique, n. 2043) ainsi qu'à interpréter la miséricorde divine. Mais à ce moment précis la miséricorde et l'amour infini de Dieu étaient parmi eux dans la présence de Jésus, le Verbe Incarné. Comment pouvaient-ils jeûner? La seule attitude possible était la joie, le bonheur d'avoir la présence de Dieu fait homme. Comment pouvaient-ils jeûner si Jésus venait de leur révéler une nouvelle manière de se mettre en rapport avec Dieu, un esprit nouveau qui rompait avec toutes les anciennes façons de procéder?

Aujourd'hui Jésus est là: «Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20), et Il n'est pas là car Il a retourné au Père et nous clamons: «Viens Seigneur Jésus».

Nous sommes dans l'attente. C'est pour cela qu'il faut que nous nous renouvelions chaque jour avec l'esprit nouveau de Jésus, afin de nous détacher de la routine, jeûner de tout ce qui peut nous empêcher d'avancer vers une identification totale avec le Christ, vers la sanctification. «Justes sont nos pleurs -notre jeûne- si nous brûlons d'envie de le voir» (Saint Augustin).

Nous supplions notre Sainte Mère Marie de nous concéder les grâces nécessaires pour vivre la joie de savoir que nous sommes des enfants aimés.
-----

«Le Seigneur passe...
Ouvriras-tu
Quand frappe l'inconnu?
Peux-tu laisser mourir la voix
Qui réclame ta foi?»
(Hymne - ce jour)
-----

«Qui donc est Dieu que nul ne peut aimer
s'il n'aime l'homme?
Qui donc est Dieu qu'on peut si fort blesser
en blessant l'homme?»
(Hymne - ce jour)
-----

«Que l'espérance soit ta musique intérieure.»
(Ermes Ronchi)
----

«Quand on boit
on doit toujours se souvenir de la source.»
(Proverbe vietnamien)
-----

Bonne journée!
Jean-Yves 

vendredi 3 juillet 2020

« Mon Seigneur et mon Dieu ! » / ( 325,153)

Bonjour!
Vendredi 3 juillet 2020

Église saint-Thomas de Montmagny
-----

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20, 24-29)
Alléluia. Alléluia.

Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois, dit le Seigneur.

Heureux ceux qui croient sans avoir vu !

Alléluia. (Jn 20, 29)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
L'un des Douze, Thomas

(dont le nom signifie : Jumeau),

n'était pas avec eux

quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient :
« Nous avons vu le Seigneur ! »
Mais il leur déclara :
« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous,
si je ne mets pas la main dans son côté,
non, je ne croirai pas ! »

Huit jours plus tard,

les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,

et Thomas était avec eux.

Jésus vient,
alors que les portes étaient verrouillées,
et il était là au milieu d'eux.
Il dit :
« La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas :
« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
avance ta main, et mets-la dans mon côté :
cesse d'être incrédule,
sois croyant. »
Thomas lui dit alors :
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit :
« Parce que tu m'as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

- Acclamons la parole de Dieu.
-----

Commentaire...
La figure de Thomas est communément présentée comme celle de quelqu’un qui doute. Il est important de relever ici que la réaction de Thomas vient à la suite du témoignage suivant des autres apôtres : « Nous avons vu le Seigneur. »
Or, nous connaissons bien la valeur du verbe « voir » chez Saint Jean. Il ne désigne pas une vision sensible, mais la perception nouvelle qui s’ouvre au regard du croyant grâce à l’action de l’Esprit. Ce que suggérait d’ailleurs le récit johannique par le geste du Seigneur qui soufflait sur les apôtres au moment où il leur apparaissait en disant : « Recevez l’Esprit Saint ».
C’est donc le témoignage d’une adhésion de foi au Ressuscité que les apôtres donnent à Thomas. Et c’est son désir de la partager que ce dernier exprime par ces mots : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je n’y croirai pas ». On entend dans ces paroles de Thomas comme un cri, celui de communier à son Seigneur, de participer au mystère de Celui qui a été crucifié et qui est mort pour lui. Du milieu de sa culpabilité d’avoir contribué par son péché à clouer Jésus sur la croix, Thomas appelle son Seigneur à l’aide.
Jésus va consentir à répondre à la demande de son serviteur : « Avance ton doigt dans mon côté, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté. » Jésus invite Thomas à passer du croire qu’il est ressuscité au croire en sa personne de Ressuscité. Il l’appelle à sortir de ce cette culpabilité mortifère qui lui interdit de croire que sa miséricorde a triomphé de son péché. C’est l’incrédulité qui porte sur ce fait là que Jésus enjoint à Thomas de dépasser : « Cesse d’être incrédule, sois croyant ». Croire en Jésus Ressuscité, c’est bien cela : croire que sa Miséricorde a triomphé de tout péché et de toute mort et adhérer, communier, à son être divin qui n’est que Miséricorde. Ce n’est plus la condamnation ou l’accusation mais la miséricorde, qui est le mode sous lequel l’Amour divin se dit à l’homme, que Thomas lit désormais dans les plaies de Jésus. Le cri de l’action de grâce peut alors jaillir du fond de son cœur : « Mon Seigneur et mon Dieu », véritable confession de foi en la toute puissance de la Miséricorde divine.
Ne nous arrive-t-il pas à nous aussi, devant notre péché, de nous enfermer dans la culpabilité d’avoir contribué à crucifier le Seigneur ? Les plaies ouvertes de Jésus sont alors pour nous plus synonymes de condamnation que de miséricorde. La figure de Thomas et l’attitude de Jésus à son égard peuvent ici nous être d’un grand secours. Nous aussi avons besoin de « voir » que les plaies de Jésus, que l’eau et le sang jaillis de son côté, nous parlent de vie et non pas de mort.
Seigneur, comme ton apôtre Thomas, nous voulons contempler ton Côté ouvert pour nous et t’écouter nous dire : « Regarde ce Côté, les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes. Si tu t’avances pour boire à cette source divine, je te réconcilierai avec moi et tu communieras à mon Amour. N’aie pas peur de t’approcher de moi et ce, même si tes péchés sont comme l’écarlate. Ton péché ne sera jamais assez puissant pour mettre en échec ma Miséricorde ».
Abbé Philippe Link  -  Merci!
-----
«Parce que tu as vu, Thomas, tu as cru!
Bienheureux ceux qui croient sans avoir vu. Alléluia»
-----
«N’aie pas peur de t’approcher de moi et ce, même si tes péchés sont comme l’écarlate. Ton péché ne sera jamais assez puissant pour mettre en échec ma Miséricorde ».
-----

Statue de saint Thomas - Paroisse de Montmagny
(Au temps où L'abbé Jacques Simard était curé.)
-----
«Nous devons prendre soin de notre corps afin que l'âme s'y sente bien.»
(Hildegarde de Bingen)
-----

Seigneur,
Permets que tous les baptisés 
osent avec courage faire connaître leur joie de croire
en ton Fils Jésus ressuscité d’entre les morts et que,
partageant sa condition filiale,
ils ouvrent les portes de la vie éternelle au plus grand nombre.
« Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent,
toi le seul véritable Dieu
et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ ».
Amen, Alléluia.
† Jean Legrez, o.p., archevêque d’Albi
------

«En dépit de nos fautes ou de nos péchés, 
gardons l'espérance dans le Dieu Sauveur.
Cessons de nous juger ou de nous condamner. 
Dieu nous aime comme nous sommes.»
(Léon Robichaud)
-----

Heureux d'être capable d'écrire ici...
Un problème à la main droite m'empêche d'écrire dans mon cahier de journal...
Je trouve ça dur...
 Je vous confie cette intention...
-----
Bonne journée!
Jean-Yves
-----

jeudi 2 juillet 2020

« Mon fils tes péchés sont pardonnés». / (324,970)

Bonjour!
Jeudi 2 juillet 2020
Voici la Parole de Dieu de ce jour...


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Mt 9,1-8): Jésus monta en barque, traversa le lac et alla dans sa ville de Capharnaüm. Et voilà qu'on lui apportait un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé: «Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés». 
Or, quelques scribes se disaient: «Cet homme blasphème». Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit: «Pourquoi avez-vous en vous-mêmes des pensées mauvaises? Qu'est-ce qui est le plus facile de dire: ‘Tes péchés sont pardonnés’, ou bien de dire: ‘Lève-toi et marche’? Eh bien! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés...», alors, il dit au paralysé: «Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi». 
L'homme se leva et rentra chez lui. En voyant cela, la foule fut saisie de crainte, et elle rendit gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.
-----

Commentaire...

Cet épisode du paralytique que Jésus guérit après lui avoir pardonné ses péchés est riche d’enseignement. De la foi à la guérison, en passant par le pardon des péchés, c’est toute une dynamique spirituelle qui nous est révélée dans les quelques lignes de ce récit.
Chez Matthieu, contrairement à ce que l’on trouve chez Marc ou Luc, il n’est pas mentionné que l’on ouvre le toit d’une maison pour faire descendre le paralytique auprès de Jésus. Matthieu va de suite à l’essentiel en nous rapportant le constat posé par le Seigneur au sujet de ce paralytique et des hommes qui l’ont amené auprès de lui : « Voyant leur foi ». La foi, celle de ce paralysé, sans laquelle il n’aurait sans doute pas consenti à être ainsi manipulé. Mais aussi celle de ses compagnons qui étaient sûrs de pouvoir trouver auprès de Jésus ce que les techniques humaines avaient été jusque là impuissantes à donner. On ne peut ici que s’émerveiller de ce que la foi de plusieurs peut soutenir celle d’un autre et d’une certaine manière, par son insistance, être toute puissante sur le cœur de Dieu !
Remarquons que le paralysé n’est pas tout de suite guéri. Jésus commence par lui dire : « Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés ». Par une telle déclaration, Jésus révèle sa divinité car seul Dieu a le pouvoir de pardonner les péchés. Et appeler cet homme « mon fils » ne fait que le manifester encore davantage. En faisant miséricorde à son enfant paralysé par les liens du péché, Jésus montre qu’il agit en parfaite communion avec son Père dont il révèle la paternité miséricordieuse à cet homme.
D’ailleurs les scribes ne s’y trompent pas : « Cet homme blasphème », sous-entendu, « car seul Dieu a le pouvoir de pardonner les péchés. » C’est la première opposition des scribes à l’encontre de Jésus chez saint Matthieu, secrète car devant la foule qui le suit, ils n’osent pas encore la manifester ouvertement.
Mais Jésus qui lit dans les cœurs l’a entendue : « Pourquoi avez-vous en vous-mêmes des pensées mauvaises ? » La foi n’a pas affiné le regard intérieur de ces scribes pour découvrir en Jésus la présence miséricordieuse et agissante de Dieu.
Du coup, en guérissant le paralytique, Jésus leur révèle que ses paroles, qu’ils ont interprétées comme blasphématoires et impuissantes à réaliser ce qu’elles annonçaient, se sont montrées au contraire bien efficaces : « Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je l’ordonne, dit-il au paralysé, lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi ».
C’est seulement ici qu’intervient la guérison du paralytique, comme la manifestation d’une guérison intérieure plus vitale que le Fils de Dieu est venue apporter aux hommes : le pardon des péchés. Le paralytique est maintenant pleinement guéri parce que pardonné. Le pardon lui a permis de réintégrer la vérité de son humanité comme un retour à la maison, un retour chez soi, à soi : « Rentre chez toi ».
En ce jour, renouvelle en nous, Seigneur, le don de la foi pour que nous puissions reconnaître en toi notre Sauveur et avoir nous aussi la joie d’entendre de toi cette parole de guérison et de Salut : « Mon fils tes péchés sont pardonnés».
Abbé Philippe Link - Merci!
-----
«Les autres sont notre miroir,
 ils nous renvoient ce que nous leur offrons.
(Léon Robichaud)
-----
Inspiration

On prête à Confucius l’histoire suivante.

Un voyageur cheminait depuis l’aube. À l’entrée d’un village, il aperçut un vieux sage assis à l’ombre d’un arbre.
«Le soir tombe. Je voudrais me restaurer et me reposer. Dis-moi si je puis m’arrêter dans ton village.»
Le vieillard lui répondit par une question :
«D’où viens-tu?
- D’un pays lointain.
- Comment étaient les gens avec toi?- Hospitaliers et généreux.
Le sage sourit et dit :
- Tu peux aller dans mon village, il est bon.»
Des jours plus tard, un autre voyageur s’arrêta auprès du vieux sage et lui dit :
«Je suis fatigué et affamé. Je voudrais m’arrêter dans ton village.»
Le vieillard lui demanda :
«Là d’où tu viens, comment les gens t’ont-ils accueilli?
- Les femmes et les enfants m’ont lancé des pierres et les hommes ont lâché les chiens.»
Le sage soupira et dit :
«Continue dans la nuit. Évite mon village et les suivants. Tu n’y trouveras rien de bon.»
------------
Cette histoire est citée dans le livre de Ludovic Hubler : Le monde en stop – Cinq années à l’école de la vie. (P. 501)

-----
Bonne journée!
Jean-Yves 

mercredi 1 juillet 2020

« Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ? » / (324,800)

Note: Plus de 190 visites hier! Formidable!
Rendons grâce avec tous ces gens 
qui recherchent la Parole de Dieu pour s'en nourrir.
-----

Bonjour!
Mercredi 1er juillet 2020
(Deuxième moitié de l'année)

Que signifie le drapeau du Canada ?

                         BONNE FÊTE CANADA!                       

Partageons la Parole de Dieu de ce jour...

PSAUME

(Ps 49 (50), 7, 8-9, 10-11, 12-13, 16bc-17)
R/ À celui qui veille sur sa conduite,

je ferai voir le salut de Dieu. (cf. Ps 49, 23cd)

« Écoute, mon peuple, je parle ;

Israël, je te prends à témoin.

Moi, Dieu, je suis ton Dieu !

« Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices ;

tes holocaustes sont toujours devant moi.

Je ne prendrai pas un seul taureau de ton domaine,

pas un bélier de tes enclos.

« Tout le gibier des forêts m’appartient

et le bétail des hauts pâturages.

Je connais tous les oiseaux des montagnes ;

les bêtes des champs sont à moi.

« Si j’ai faim, irai-je te le dire ?

Le monde et sa richesse m’appartiennent.

Vais-je manger la chair des taureaux

et boire le sang des béliers ?

« Qu’as-tu à réciter mes lois,

à garder mon alliance à la bouche,

toi qui n’aimes pas les reproches

et rejettes loin de toi mes paroles ? »



Photo: Basilique Note-Dame de Québec
-----

ÉVANGILE

« Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ? » 
(Mt 8, 28-34)  
Alléluia. Alléluia.

Le Père a voulu nous engendrer

par sa parole de vérité,

pour faire de nous comme les prémices de ses créatures.

Alléluia. (Jc 1, 18)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,

    comme Jésus arrivait sur l’autre rive,

dans le pays des Gadaréniens,

deux possédés sortirent d’entre les tombes à sa rencontre ;

ils étaient si agressifs
que personne ne pouvait passer par ce chemin.
    Et voilà qu’ils se mirent à crier :
« Que nous veux-tu, Fils de Dieu ?
Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ? »
    Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs
qui cherchait sa nourriture.
    Les démons suppliaient Jésus :
« Si tu nous expulses,
envoie-nous dans le troupeau de porcs. »
    Il leur répondit :
« Allez. »
Ils sortirent et ils s’en allèrent dans les porcs ;
et voilà que, du haut de la falaise,
tout le troupeau se précipita dans la mer,
et les porcs moururent dans les flots.
    Les gardiens prirent la fuite
et s’en allèrent dans la ville annoncer tout cela,
et en particulier ce qui était arrivé aux possédés.
    Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ;
et lorsqu’ils le virent, les gens le supplièrent
de partir de leur territoire.

            – Acclamons la Parole de Dieu.
-----
Commentaire...
«Les gens le supplièrent de partir de leur région»

Aujourd'hui, nous contemplons un triste contraste. “Contraste”, car nous admirons le pouvoir et la majesté divine de Jésus-Christ, auquel les démons sont soumis (signe certain de la venue du Royaume des cieux). Mais, en même temps, nous déplorons l'étroitesse de vue et la mesquinerie dont est capable le cœur humain lorsqu'il rejette le porteur de la Bonne Nouvelle: «Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus; et lorsqu'ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région» (Mt 8,34). Et “triste” parce que «la vraie lumière est venue vers les siens, mais les siens ne l'ont pas reçu» (Jn 1,9.11).
Plus de contraste et plus de surprise, si nous considérons que l'homme est libre et que cette liberté a le “pouvoir d'arrêter” le pouvoir infini de Dieu. Dit d'une autre façon: l'infinie puissance divine parvient jusqu'où le lui permet notre “puissante” liberté. Et il en va ainsi parce que Dieu nous aime principalement avec un amour de Père et, par conséquent, il ne faut pas nous étonner qu'il soit très respectueux de notre liberté: Il n'impose pas son amour, mais nous le propose.

Dieu, avec une sagesse et une bonté infinies, gouverne providentiellement l'univers, en respectant notre liberté; même quand cette liberté humaine Lui tourne le dos et refuse sa volonté. Pour autant, le monde ne s’échappe pas de ses mains: Dieu conduit tout à son terme, en dépit des obstacles que nous pouvons présenter. De fait, nos obstacles sont, avant tout, des entraves pour nous-mêmes.

Malgré tout, l'on peut affirmer que «face à la liberté humaine, Dieu a voulu se faire “impuissant”. Et l'on peut aussi dire que Dieu paye pour ce grand don [la liberté] qu'Il a accordé à une créature faite par Lui à son image et ressemblance [l'homme]» (Jean-Paul II). Dieu paye ! Si nous le rejetons, Il obéit et s'en va. Il paye, mais c'est nous qui perdons. Nous sommes gagnants, en revanche, quand nous répondons comme Sainte Marie: «Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole» (Lc 1,38).


Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelone, Espagne) - Merci! 
-----

Important: la rencontre de Jésus avec deux souffrants...
Jésus les guérit.
-----

À  toi, la gloire, ô Père saint,
À toi, la gloire, ô Fils unique,
Avec l'Esprit consolateur,
Dès maintenant et pour les siècles.
(Hymne, ce matin.)
-----


«Je t'aime, Seigneur, ma force:
Seigneur, mon roc, ma forteresse,
Dieu mon libérateur, le rocher qui m'abrite,
Mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire!"
(Du psaume 17)
-----

«Si Dieu est Amour,
son amour ne peut être qu'éternel.
Dieu ne peut aimer à terme.»
(Michel Wakenheim)
-----

«Toi, qui réponds à mon appel, écoute-moi, mon Dieu!»
(Liturgie des heures de ce jour)
-----

D'où viennent les visiteurs de ce blogue?
Ils proviennent des pays suivants:

Canada - France - États-Unis - Russie - Allemagne -
Belgique - Ukraine - Suisse - Irlande - 
Hong Kong - Royaume-Uni - Singapour -
Portugal - Indonésie - Brésil -
 Irlande - Estonie - Guyane française -
Régions éloignées - et autres encore...
Merci de venir vous ressourcer à la Parole de Dieu.
-----



Bonne journée!
Jean-Yves