vendredi 16 janvier 2026

Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. (585,809)

 Bonjour!

Samedi 17 janvier 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Marc 2, 13-17


En ce temps-là, Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait. En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre. Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » 

Méditation

Frère Philippe Toxé

Frère Philippe Toxé

Couvent du Saint-Nom-de-Jésus à Lyon

Les drôles de fréquentations de Jésus

Écouter la méditation
Levi était un publicain, un agent du fisc, collaborateur de l’occupant romain. Ces collecteurs d'impôts étaient considérés comme des voleurs, des profiteurs du système fiscal. 

Alors, quand on voit Jésus participer au banquet préparé par Lévi pour ses confrères, on comprend que ceux qui ont dû payer un tribut injuste se disent : « Ce prophète et ses amis publicains se régalent à nos dépens ! »

La participation de Jésus au banquet de ces riches collaborateurs n'est pas une bénédiction envers le système mafieux. Jésus dit qu'il est venu pour les pécheurs, certes, mais pas pour leur dire que leur manière de faire serait juste ! Pour leur demander de se convertir. Ce banquet n'aurait aucun sens, ou aurait un faux sens, si Lévi n'avait pas écouté et obéi à la parole de Jésus entendue lorsqu'il était au guichet des impôts : « Suis-moi ! ». Ce banquet n'aurait aucun sens s'il n'était pas pour Lévi un banquet d'adieu à ses collègues, le banquet d'action de grâces pour avoir été appelé par Jésus à le suivre, sans rien pour le voyage.

Il n'y a pas des justes et des injustes, des victimes et des méchants, des bien-portants et des malades, il n'y a que des pécheurs qui ont besoin de la miséricorde de Jésus.

Heureux sommes-nous d'être invités au banquet du Seigneur, invités à suivre Jésus et à recevoir du Seigneur la force de nous convertir.  

 

Bonne journée!
Jean-Yves

                                 

mercredi 14 janvier 2026

« Si tu le veux, tu peux me purifier. » (584,159)

Bonjour!

Jeudi 15 janvier 2026



Voici la Parole de Dieu de ce jour. 

Évangile du jour

Marc 1, 40-45


En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui. 

Méditation

Frère Lionel Gentric

Frère Lionel Gentric

Couvent Saint-Jacques à Paris

Une traînée de poudre


La chose était pourtant claire : « Ne dis rien à personne. » Motus ! Mais notre homme, à peine parti, désobéit ouvertement à celui qui l’a guéri.

Je cherche dans le texte une marque de désapprobation de l’évangéliste, la menace d’une sanction, un signe de courroux… et je n’en trouve pas. Mieux encore : quel lecteur de cet évangile serait désireux de voir le bavard puni pour son indiscrétion ? Pas moi, en tout cas.

Même si Jésus voit sa réputation grandir, hors de tout contrôle, à cause de cette indiscrétion, nul ne peut s’attrister de l’intranquillité à laquelle Jésus est désormais assigné : c’est la nature même de la Bonne Nouvelle que d’être portée aux quatre coins de l’univers, jusqu’au rivage des mers et aux îles lointaines. D’un mouvement, le Seigneur peut guérir, pardonner, purifier, vivifier : il est le Dieu qui nous sauve.

Jésus présente ici un double visage : il est le Maître qui, d’une seule parole (« Je le veux ! »), guérit le lépreux… et il est aussi débordé par le fruit de son geste. Déjà la gloire de Dieu se manifeste dans sa parole et son action, et déjà il se trouve réduit à l’impuissance devant l’impatience des foules. Il se donne librement, et ce don le conduit à la passion.


Bonne journée!
Jean-Yves


mardi 13 janvier 2026

Il est l’heure !(583,891)

 Bonjour!

Mercredi 14 janvier 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.


Évangile du jour

Marc 1, 29-39



En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »
Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

Méditation

Frère Raphaël de Bouillé

Frère Raphaël de Bouillé

Couvent Saint-Thomas-d'Aquin à Lille

Il est l’heure !


Jésus vient de finir son jour de repos et se lève tôt le matin, pour réaliser la mission la plus importante de sa journée : prier son Père. Ce n’est pas une contrainte. Est-ce un devoir de discuter avec un ami ? Ni une obligation, ni un besoin... Non, simplement la joie d’être aimé et d’être fait pour aimer.

Savons-nous à quel point nous sommes aimés ? Avons-nous oublié que nous avons été désirés avant la fondation du monde ? Les empires passent, les continents migrent, l’amour de Dieu pour nous est de toujours à toujours. Comment avons-nous savouré cet amour hier ?

Comment pouvons-nous mettre cette amour en premier aujourd’hui ? J’aime dire le début du Notre Père lentement, en articulant chaque mot : Que ton nom soit sanctifié, que chacun sur la terre, dans le passé comme dans l’éternité, sache à quel point tu es bon, vrai et saint.

C’est le moment d’être saisi par la beauté de Dieu, de reposer en lui notre esprit afin d’inonder de son espérance notre journée.



Bonne journée!

Jean-Yves

lundi 12 janvier 2026

«On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes» / (583,628)

Bonjour!

Mardi 13 janvier 2026

(Vous pouvez agrandir les images en cliquant dessus.)


Voici la Parole de Dieu de ce jour. 

     (Mc 1,21-28): Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier: «Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu». Jésus l'interpella vivement: «Silence! Sors de cet homme». L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri.

    Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient: «Qu'est-ce que cela veut dire? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent». Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.

Commentaire: Abbé Antoni ORIOL i Tataret (Vic, Barcelona, Espagne)

«On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes»


Aujourd'hui, premier mardi du temps ordinaire, saint Marc nous présente Jésus en train d'enseigner dans la synagogue et, aussitôt après, il commente: «On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes» (Mc 1,21). Cette observation initiale est impressionnante. En effet, la raison de l'admiration des auditeurs, d'une part, n'est pas la doctrine mais le maître, non ce qu'on enseigne mais Celui qui l'enseigne et, d'autre part, non pas le prédicateur en général, mais ce prédicateur en particulier, dont il est dit qu'Il enseigne «avec autorité», c'est-à-dire avec un pouvoir légitime et incontestable. Cette particularité est ensuite confirmée par une opposition tranchée: «non pas comme les scribes».

Mais, dans un second temps, la scène de la guérison de l'homme possédé par un esprit mauvais ajoute à l'admiration pour la personne la référence à sa doctrine: «Qu'est-ce que cela veut dire? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité!» (Mc 1,27). Nous remarquons cependant que le qualificatif ne vise pas tant le contenu que la singularité: la doctrine est «nouvelle». Voici un autre contraste: Jésus communique quelque chose d'inouï (et, certes, on ne pouvait mieux dire).

Troisième remarque. L'autorité vient aussi du fait que Jésus «commande même aux esprits mauvais, et [qu']ils lui obéissent». Voilà un contraste aussi fort que les précédents. À l'autorité du maître et à la nouveauté de sa doctrine, il faut ajouter maintenant sa puissance contre les esprits du mal.

Mes frères! Par la foi nous savons que cette liturgie de la parole nous rend témoins de ce que nous venons d'entendre et que nous sommes en train de commenter. Demandons-nous avec une humble reconnaissance: Ai-je conscience de ce que jamais homme n'a parlé comme Jésus, Parole de Dieu le Père? Est-ce que je me sens riche d'un message incomparable? Est-ce que je me rends compte de la force libératrice que Jésus et son enseignement ont sur la vie humaine et, plus concrètement, sur ma vie? Mus par l'Esprit Saint, disons à notre Rédempteur: Jésus-vie, Jésus-doctrine, Jésus-victoire, fais que, comme le grand Raymond Llull aimait à le dire, nous vivions dans un continuel émerveillement de toi!


Bonne journée!
Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • «L’amour de Dieu n’est pas quelque chose qui s’apprend avec quelques règles et préceptes, ce n’est pas quelque chose qui peut s’enseigner, mais depuis que commence à exister cet être vivant que nous appelons homme, se dépose en lui une force spirituelle, comme une graine, qui contient en elle-même la tendance à aimer» (Saint Basile le Grand)

  • «La nouveauté de Jésus est qu’il porte en lui la Parole de Dieu, l’amour de Dieu pour chacun d’entre nous. Jésus cherche le cœur des personnes. Et il cherche à rapprocher de Dieu les personnes et les personnes de Dieu»           (Pape François)

  • «Ses œuvres et ses paroles le feront connaitre comme ‘le saint de Dieu’ (Mc 1,24)» (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 438)

dimanche 11 janvier 2026

«Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle» (583,304)

Bonjour!

.Lundi 12 janvier 2026


Voici la Parole de Dieu de ce jour.

 (Mc 1,14-20): Après l'arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu; il disait: «Les temps sont accomplis: le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle». Passant au bord du lac de Galilée, il vit Simon et son frère André en train de jeter leurs filets: c'étaient des pêcheurs. Jésus leur dit: «Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes». Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent. Un peu plus loin, Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient aussi dans leur barque et préparaient leurs filets. Jésus les appela aussitôt. Alors, laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils partirent derrière lui.

«Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle»

Abbé Joan COSTA i Bou(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à la conversion. «Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle» (Mc 1,15). Se convertir, à quoi?; Ce serait mieux de dire, à qui? À Christ! Ainsi il le dit: «Celui qui aime par-dessus moi son père ou sa mère, n'est pas digne de moi» (Mt 10,37).

Se convertir signifie recevoir, reconnaissants, le don de la foi et le rendre opérant par la charité. Se convertir veut dire reconnaître le Christ comme l'unique seigneur et roi de nos cœurs, desquels il peut disposer à sa guise. Se convertir implique découvrir le Christ à travers tous les événements de l'histoire humaine, y compris de notre histoire personnelle, sachant qu'Il est l'origine, le centre et la fin de toute l'histoire, et que pour Lui tout à été sauvé et en Lui achève sa plénitude. Se convertir suppose vivre d'espérance, car Lui a vaincu le péché, le mal et la mort, et l'Eucharistie en est la garanti.

Se convertir veut dire aimer Notre Seigneur par dessus toute chose en cette terre, avec tout notre coeur, avec toute notre âme et toutes nos forces. Se convertir suppose lui offrir notre raison et notre volonté, de telle façon que notre comportement incarne la devise épiscopal du Saint Père, Jean Paul II, Totus tuus, c'est-à-dire, Tout à toi, mon Dieu; et tout est: temps, qualités, biens, rêves, projets, santé, famille, travaille, repos, tout. Se convertir requière, donc, aimer la volonté de Dieu en Christ au dessus de tout et jouir, reconnaissants, de tous les évènements que Dieu permet, incluant contradictions, humiliations, maladies, et les découvrir comme des trésors qui nous permettent de manifester plus pleinement notre amour pour Dieu: Si Tu le veux de cette façon, moi aussi je le veux !

Se convertir requière, ainsi comme ce fut le cas des apôtres Simon, André, Jacques et Jean, laisser «là leurs filets» et aller avec Lui (cf. Mc 1,18), une fois sa voix fut entendue. Se convertir est faire en sorte que Dieu soit tout en nous.




Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « De même que les péchés avec leur peste cachent ce que vaut le salut, quand nous pleurons les péchés , ceux-ci se transforment en de l’or précieux »(Saint Grégoire le Grand)

  • « Préparer le chemin, préparer aussi notre vie, cela est caractéristique de Dieu, de l’amour de Dieu pour chacun de nous. Il ne fait pas de nous des chrétiens par génération spontanée. Dieu prépare notre chemin, Il prépare notre vie, depuis longtemps » (François)

  • « (La Confession) est appelée sacrement de conversion puisqu’il réalise sacramentellement l’appel de Jésus à la conversion, la démarche de revenir au Père dont on s’est éloigné par le péché. Elle est appelée sacrement de Pénitence puisqu’il consacre une démarche personnelle et ecclésiale de conversion, de repentir et de satisfaction de chrétien pécheur » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 1.423)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves

samedi 10 janvier 2026

«Jésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain, et il vient à Jean pour se faire baptiser par lui» / (583,125)

 Bonjour!

Dimanche 11 janvier 2026

    Il y a une semaine, les mages avaient adoré un enfant de moins de deux ans (Mt 2, 16). Par un singulier raccourci dont elle a le secret, la liturgie nous confronte aujourd’hui à un adulte « d’environ trente ans », au seuil de sa vie publique (Lc 3, 23).
Mais nous sommes toujours dans le temps de Noël, celui des commencements.

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche.


 (Mt 3,13-17): Alors Jésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain, et il vient à Jean pour se faire baptiser par lui. Jean voulait l'en empêcher et disait: «C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi!». Mais Jésus lui répondit: «Pour le moment, laisse-moi faire; c'est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste». Alors Jean le laisse faire. Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l'eau; voici que les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé; en lui j'ai mis tout mon amour».

«Jésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain, et il vient à Jean pour se faire baptiser par lui»

Abbé Antoni CAROL i Hostench(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons le Messie -l'Oint- sur les bords du Jourdain «pour se faire baptiser» (Mt 3,13) par Jean. Et nous voyons Jésus-Christ désigné par la présence de l'Esprit Saint sous une forme visible et, sous une forme audible, du Père qui déclare de Jésus: Celui-ci est mon Fils bien-aimé; en lui j'ai mis tout mon amour» (Mt 3,17). Voici une raison de vivre merveilleuse et en même temps motivante: être le sujet et l'objet de l'amour du Père céleste. Complaire au Père!

C'est ce que nous demandons déjà d'une certaine manière dans la collecte de la messe d'aujourd'hui: «Dieu éternel et tout-puissant (…), accorde à tes fils adoptifs, nés de l'eau et de l'Esprit, de se garder toujours dans ta sainte volonté». Dieu, qui est un Père infiniment bon, nous aime toujours "bien". Mais le Lui permettons-nous? Sommes-nous dignes de cette bienveillance divine? Y correspondons-nous?

Pour être dignes de la bienveillance et de la complaisance divine, le Christ a communiqué aux eaux une force régénératrice et purificatrice, de telle sorte que, quand nous sommes baptisés, nous commençons à être vraiment des enfants de Dieu. «Peut-être quelqu'un demandera-t-il: ‘Pourquoi a-t-il voulu être baptisé, s'il était saint?’. Écoute-moi! Le Christ est baptisé non pour que les eaux le sanctifient, mais pour sanctifier les eaux» (Saint Maximin de Turin).

Tout cela nous situe -sans aucun mérite de notre part- sur un certain plan de connaturalité avec la divinité. Mais cette première régénération ne nous suffit pas: il nous faut revivre en quelque sorte notre Baptême au moyen d'un "second baptême" continuel: la conversion. En parallèle avec le premier mystère de la Lumière du Rosaire -le Baptême du Seigneur- il nous convient de contempler l'exemple de Marie dans le quatrième mystère joyeux: la Purification. Elle, l'Immaculée, la vierge pure, n'a aucun inconvénient à se soumettre aux règles de la purification. Nous implorons d'elle la simplicité, la sincérité et l'humilité qui nous permettront de vivre constamment notre purification à la manière d'un "second baptême".

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Le Christ est apparu dans le monde et, en l’embellissant et en supprimant son désordre, l’a rendu lumineux et joyeux. Il a fait sien le péché du monde et a mis fin à l’ennemi du monde. Il a sanctifié les sources des eaux et illuminé les âmes des hommes » (Saint Proclus de Constantinople)

  • « Avant de monter au Ciel, Jésus nous a demandé de faire le tour du monde pour baptiser. Et depuis ce jour c’est une chaîne ininterrompue : les enfants sont baptisés, et les enfants après les enfants, et les enfants… Et aujourd’hui aussi cette chaîne continue » (François)

  • « Le commencement de la vie publique de Jésus est son Baptême par Jean dans le Jourdain. Jean proclamait "un baptême de repentir pour la rémission des péchés" […]."Alors parait Jésus" […] et il reçoit le Baptême. Alors l’Esprit Saint, sous forme de colombe, vient sur Jésus, et la voix du ciel proclame qu’il est "mon Fils bien-aimé" (Mt 3,13-17). C’est la manifestation ("Epiphanie") de Jésus comme Messie d’Israël et Fils de Dieu » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 535)

vendredi 9 janvier 2026

. Telle est ma joie : elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. » (582,989)

 Bonjour!

Samedi le 10 janvier 2026



Voici la Parole de Dieu de ce jour.


Jean 3, 22-30


En ce temps-là, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait. Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison. Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification. Ils allèrent trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! » Jean répondit : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui. Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. »

Méditation

Frère Bruno Cadoré

Frère Bruno Cadoré

Couvent Saint-Jacques à Paris

Le combat des chefs


Les disciples de Jean semblent vouloir mettre en place une sorte de « combat de chefs » et faire un procès en illégitimité et concurrence déloyale à Jésus qui se met à baptiser. On connaît ces querelles, dans le monde comme dans l’Église et le monde chrétien : qui a priorité, qui doit avoir le privilège d’être reconnu comme étant le seul à détenir la vérité ?

Heureusement, Jean, l’ami de l’époux, résiste à ces bisbilles de pouvoir, de préséance ou d’exclusivité qui rendent aveugle : on pense tellement à soi-même qu’on oublie de se laisser saisir par la vérité que l’on cherche, cette vérité qui libère.

Jean a donc pour cela recours au vocabulaire des noces. Sa plus grande joie, dit-il, est de voir Jésus accomplir l’alliance, Lui dont la voix disait au sortir du Jourdain : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour ». Jean, l’ami de l’époux depuis toujours, convoquait le peuple à se purifier de tout ce qui l’opposait à Dieu. Il appelait à préparer les chemins pour la venue du Prince de la Paix, du témoin de l’amour que le Dieu de l’Alliance veut partager avec l’humanité entière. Sans doute Jean s’est-il réjoui devant les belles démarches de conversion. Mais son désir était que ces conversions conduisent à l’amitié avec Dieu. Pour lui, c’est l’heure de se réjouir et de s’effacer devant Celui qui, seul, est la vérité de cette amitié avec Dieu.

Jean le Baptiste sait qu’avec la présence de Jésus parmi les siens, c’est l’heure de la fête du Royaume, la fête de l’alliance de Dieu avec son peuple, la fête de l’accueil de la bienheureuse espérance. Il en a indiqué la venue toute proche. Maintenant il s’efface, tout à la joie de voir approcher la Lumière qui renverse les ténèbres.




Bonne journée!
Jean-Yves