lundi 11 juillet 2016

Un cocktail de Jésus: plein de recommandations... .La table est mise... / Les vieux... / (227,093)

Bonjour!
Lundi 11 juillet 2016
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
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(Mt 10,34--11,1): «Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre: je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Oui, je suis venu séparer l'homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère: on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.

«Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi. Qui veut garder sa vie pour soi la perdra; qui perdra sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m'accueille; et qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète; qui accueille un homme juste en sa qualité d'homme juste recevra une récompense d'homme juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis: il ne perdra pas sa récompense».

Jésus acheva ainsi de donner ses instructions aux douze disciples, puis il partit de là pour enseigner et prêcher dans les villes du pays.
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Commentaire: Abbé Valentí ALONSO i Roig (Barcelona, Espagne)
«Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi»

Aujourd'hui, Jésus nous offre un cocktail explosif de recommandations, c'est comme un buffet à la mode où il y a des petits plats à déguster. Il s'agit de conseils profonds et difficiles à avaler, destinés à ses disciples et qui sont le centre du processus de leur formation et préparation à leur mission (cf. Mt 11,1). Afin de bien les déguster nous devons les contempler un par un.

Jésus commence par leur révéler les bienfaits de l'enseignement. Au-delà des séquelles positives, évidentes dans l'attitude du Seigneur, l'Évangile évoque également les contretemps et effets secondaires de la prédication «on aura pour ennemis les gens de sa propre maison» (Mt 10,36). C'est cela le paradoxe de vivre la foi: le risque de nous confronter, même à nos proches, quand nous ne comprenons pas qui est Jésus, le Seigneur, et nous ne le percevons pas comme le Maître de l'union.

Ensuite, Jésus nous demande de le placer au plus haut niveau sur l'échelle de l'amour: «Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi…» (Mt 10,37), «celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi» (Mt 10,37). Ainsi, Il propose de nous laisser accompagner par Lui en tant que présence de Dieu, car «qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé» (Mt 10,40). La conséquence de vivre accompagné par le Seigneur, quand on l'accueille chez soi, est de jouir de la récompense des prophètes et des justes, car nous avons accueilli chez nous un prophète et un juste.

Le Maître finit ses recommandations en donnant beaucoup de valeur aux petits gestes d'aide et de soutien que nous devons avoir envers ceux qui vivent en Sa compagnie: ses disciples, c'est à dire, nous les chrétiens «et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de ces petits en sa qualité de disciple» (Mt 10,42). De ce conseil naît une responsabilité: celle du respect d'autrui, nous devons prendre conscience que celui qui vit dans le Seigneur, qui que ce soit, doit être considéré comme si c'était Jésus Lui-même. Saint Jean Chrysostome nous dit: «Si l'amour était parsemé partout, cela donnerait une foule de biens».
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«Se moquer des vieux, 
c'est détruire la maison où on logera ce soir.»
(Proverbe chinois)
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«Tes œuvres me comblent de joie;
devant l'ouvrage de tes mains, je m'écrie:
»Que tes œuvres sont grandes, Seigneur!
Combien sont profondes tes pensées!»
(Psaume 91)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

mercredi 6 juillet 2016

«Le royaume des Cieux est tout proche...» / Jésus nous le propose: nous sommes appelés à la résurrection... / (226,917)

...Bonjour!...
Jeudi 7 juillet 2016
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Mt 10,7-15): «Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement: donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or ni argent, ni petite monnaie pour en garder sur vous; ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. Car le travailleur mérite sa nourriture. Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez chez lui jusqu'à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l'habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. Si l'on refuse de vous accueillir et d'écouter vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, en secouant la poussière de vos pieds. Amen, je vous le dis: au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville».
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Commentaire:
Abbé Antonio BORDAS i Belmonte
 (L’Ametlla de Mar, Tarragona, Espagne)
«"Allez proclamer que le Règne des Cieux est proche"»
Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous invite à évangéliser ; il nous dit : "prêchez" (cf. Mt 10,7). Ce qui est annoncé, c'est la bonne nouvelle de Jésus, qui essaie de nous parler du royaume de Dieu, du fait que c'est Lui notre sauveur, que le Père l'a envoyé dans le monde, et que pour cette raison, c'est le seul qui peut nous régénérer de l'intérieur et changer la société dans laquelle nous vivons.

Jésus annonçait "le Règne des Cieux est proche" (Mt 10,7). C'est lui qui annonçait le règne de Dieu qui progressait entre les hommes et les femmes au fur et à mesure que le bien avançait et que le mal reculait.

Jésus veut le salut de l'homme en entier, dans son corps et dans son esprit ; plus encore, face à l'énigme qui préoccupe l'humanité qu'est la mort, Jésus propose la résurrection. Celui qui est un mort vivant à cause du péché, expérimente une nouvelle vie quand il retrouve la grâce. C'est un grand mystère que nous commençons à expérimenter à partir de notre baptême : Nous chrétiens, nous sommes appelés à la résurrection !

Voici un exemple de la façon dont le Pape François recherche le bien de l'homme : "Cette "culture du rejet" nous a aussi rendus insensibles face à la profusion et au gaspillage des aliments. A une autre époque, nos grands-parents veillaient scrupuleusement à ce qu'aucun reste de nourriture ne soit jeté. Jeter un aliment revient à le voler de la table du pauvre, de celui qui a faim !".

Jésus nous demande d'être toujours des messagers de la paix. (...) Pour recevoir les dons du royaume de Dieu il faut être dans une bonne disposition intérieure. D'un autre côté, nous voyons aussi comment beaucoup de gens trouvent des excuses pour ne pas recevoir l'Évangile.

Nous avons un grand devoir au milieu des hommes, c'est qu'une fois que nous sommes croyants, nous ne pouvons pas cesser d'annoncer l'Évangile car nous le vivons et nous voulons que d'autres gens le vivent aussi.
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«Corriger, c'est bien; 
encourager, c'est mieux.»
(Goethe)
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«La joie porte en elle 
une puissance qui nous bouscule, 
nous envahit, nous fait goûter à la plénitude. 
La joie est une affirmation de la vie. (...) 
Rien ne nous rend plus vivants 
que l'expérience de la joie.»
(Frédéric Lenoir)
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«Quand nous sommes dans la joie, 
nous avons besoin de la partager, 
de la transmettre aux autres... »
(Frédéric Lenoir)
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«La justice de Dieu, 
c'est sa miséricorde et son pardon.»
(Roger Poudrier, o.f.m.)
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Bonne journée!
Jean-Yves 



lundi 4 juillet 2016

«Ta foi t'a sauvée...» / Confiance en Jésus... (226,801)

Bonjour!
Lundi 4 juillet 2016
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Mt 9,18-26): Tandis que Jésus leur parlait ainsi, voilà qu'un chef s'approcha; il se prosternait devant lui en disant: «Ma fille est morte à l'instant; mais viens lui imposer la main, et elle vivra». Jésus se leva et se mit à le suivre, ainsi que ses disciples. Et voilà qu'une femme souffrant d'hémorragies depuis douze ans s'approcha par derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même: «Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée». Jésus se retourna, la vit et lui dit: «Confiance, ma fille! Ta foi t'a sauvée». Et la femme fut sauvée à l'heure même.

Jésus, arrivé à la maison du chef, dit, en voyant les joueurs de flûte et l'agitation de la foule: «Retirez-vous. La jeune fille n'est pas morte: elle dort». Mais on se moquait de lui. Quand il eut mis la foule dehors, il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva. Et la nouvelle se répandit dans tout ce pays.

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Commentaire: Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)
«Ta foi t'a sauvée»
Aujourd'hui, la liturgie de la Parole nous invite à admirer deux magnifiques manifestations de foi. Si magnifiques qu'elles méritèrent d'émouvoir le cœur de Jésus et de provoquer sa réponse immédiate. Le Seigneur ne se laisse pas gagner en générosité!

«Ma fille est morte à l'instant; mais viens lui imposer la main, et elle vivra» (Mt 9,18). Nous pourrions presque dire qu'une foi ferme “oblige” Dieu. Ce genre d'obligation est particulièrement de Son goût. L'autre témoignage de foi dans l'Évangile d'aujourd'hui est aussi impressionnant. «Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée» (Mt 9,22).

L'on pourrait même dire que Dieu se laisse “manipuler” de bon gré par notre bonne foi. Ce qu'il n'admet pas, c'est que nous le tentions par manque de foi. Ce fut le cas de Zacharie, qui demanda une preuve à l'archange Gabriel: «Zacharie dit à l'ange: ‘A quoi connaîtrai-je cela?’» (Lc 1,18). L'archange ne recula pas d'un poil: «Moi je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu (…). Et voici que tu vas être réduit au silence et sans pouvoir parler jusqu'au jour où ces choses arriveront, parce que tu n'as pas cru à mes paroles, lesquelles s'accompliront en leur temps» (Lc 1,19-20). Et c'est ce qui advint.

C'est Lui-même qui veut “s'obliger” et “se lier” par notre foi: «Et moi je vous dis: demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira» (Lc 11,9). Il est notre Père et ne veut rien refuser de ce qui convient à ses enfants.

Mais il faut lui manifester nos demandes avec simplicité; la confiance et le naturel avec Dieu exigent de Le fréquenter: pour se confier à quelqu'un nous devons le connaître; et pour le connaître, il faut le fréquenter. De la sorte, «la foi fait jaillir la prière, et la prière, dès qu'elle jaillit, atteint la fermeté de la foi» (Saint Augustin). N'oublions pas la louange que mérita  Marie: «Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur!» (Lc 1,45).
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«Chaque personne qui met sa confiance en Jésus doit se savoir appelée à être le sacrement de Dieu. Tout personne qui accepte d'être disciple de Jésus choisit en fait de vivre de telle sorte que ses paroles, ses gestes, et toute sa vie concourent le plus possible à rendre visible, pour ceux et celles qu'elle côtoie, cet amour incroyable du Père pour chaque humain, et tout spécialement pour tous les rejetés et les exclus. Nous sommes appelés à être d'autres christs.»
(Michel Cantin)
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«Tout ce que j'ai vu m'engage 
à faire confiance au Créateur pour ce que je n'ai pas vu.»
(Saint Augustin)
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«Même quand il semble dormir, 
Jésus est dans notre barque! 
C'est nous qui dormons... Réveille-nous, Seigneur!
(Gaston Courtois)
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«Quand l'été nous fait ouvrir toutes grandes les fenêtres de nos maisons pour y laisser entrer le soleil, demandons à l'Esprit-Saint de nous aider à ouvrir nos cœurs pour qu'y pénètre le soleil de la miséricorde. Nous savons reconnaître ce qui est bienfaisant pour nos corps, reconnaissons ce qui est bienfaisant pour nos âmes: l'action de grâce, la joie, le pardon, le don de soi. prenons le temps de méditer la Parole de Dieu, nous y trouverons la nourriture pour nos âmes et la force pour nos vies.»
(Bernadette Mélois / Magnificat / juillet 2016)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

samedi 2 juillet 2016

Jésus a choisi 72 disciples.../ «Allez»!»...(226,732)

Bonjour!
Dimanche 3 juillet 2016
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Lc 10,1-12.17-20): Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit: «La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route. Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord: ‘Paix à cette maison’. S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.

»Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants: ‘Le règne de Dieu est tout proche de vous’. Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, sortez sur les places et dites: ‘Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous la secouons pour vous la laisser. Pourtant sachez-le : le règne de Dieu est tout proche’. Je vous le déclare: au jour du Jugement, Sodome sera traitée moins sévèrement que cette ville.

Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux. Ils racontaient : «Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom». Jésus leur dit: «Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair. Vous, je vous ai donné pouvoir d'écraser serpents et scorpions, et pouvoir sur toute la puissance de l'Ennemi ; et rien ne pourra vous faire du mal. Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux».
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Commentaire: Abbé Josef ARQUER (Berlin, Allemagne)
«Allez!»
Aujourd'hui, nous remarquons certains, parmi la multitude, qui ont fait leur possible pour se rapprocher de Jésus qui, en contemplant les champs de blé, leur parle : "La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson" (Lc 10, 2). Soudain, il fixe son regard sur eux et se met à en choisir quelques-uns, un par un. Toi et toi et toi. Jusqu'à en avoir soixante-douze…


Perplexes, ils l'entendent dire d'aller, deux par deux, dans tous les villages et endroits où Il ira. L'un d'entre eux a peut-être répondu : "mais Seigneur, je suis juste venu pour t'écouter car tout ce que tu dis est si beau!"


Le Seigneur les met en garde contre les périls qui les attendent. "Allez! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups ". Et en utilisant les images habituelles des paraboles, il ajoute : "N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales" (Lc 10, 3). L'interprétation du langage expressif de Jésus étant : Laissez de côté les recours humains. Je vous envoie et cela suffit. Même si vous êtes loin, vous êtes à mes côtés, je vous accompagne.


A la différence des Douze, appelés par le Seigneur pour qu'ils restent auprès de Lui, ces soixante-douze retourneront à leur famille et à leur travail. Et vivront là ce qu'ils ont découvert à côté de Jésus : témoigner, chacun d'entre eux à sa place, simplement en aidant ceux qui les entourent afin qu'ils se rapprochent de Jésus.


Leur aventure se finit bien : "Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux" (Lc 10, 17). Assis autour de Jésus, ils ont dû Lui raconter leurs expériences de ces deux jours pendant lesquels ils ont découvert la beauté d'être témoins.


En nous rappelant aujourd'hui de cet épisode lointain, nous nous rendons compte qu'il ne s'agit pas d'un simple souvenir historique. Nous nous sentons concernés : nous pouvons nous rapprocher de Jésus présent dans l'église et l'adorer dans l'Eucharistie. Et le Pape François nous encourage à "apporter Jésus-Christ à l’homme et conduire l’homme à la rencontre avec Jésus-Christ, qui est le chemin, la vérité et la vie, réellement présent dans l’Église et contemporain de tout homme ".
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«Jésus se présente comme le sacrement de Dieu: 
par lui le Père se rend visible.»
(Michel Cantin)
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Bon dimanche1
Jean-Yves 


vendredi 1 juillet 2016

On ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres.../ (226,693)

Bonjour!
Samedi 2 juillet 2016
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Mt 9,14-17): Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant: «Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons?». Jésus leur répondit: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. Et personne ne coud une pièce d'étoffe neuve sur un vieux vêtement; car le morceau ajouté tire sur le vêtement et le déchire davantage. Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve».
Commentaire: Abbé Joaquim FORTUNY i Vizcarro (Cunit, Tarragona, Espagne)
«Un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé»
Aujourd'hui, nous remarquons comment avec Jésus commence un temps nouveau et une nouvelle doctrine, enseignée avec autorité et, comme toute chose nouvelle, elle choque les politiques et les autorités. Ainsi, dans les pages qui précèdent cet Évangile nous voyons Jésus en train de pardonner et guérir l'homme paralysé pendant que les pharisiens se scandalisent; Jésus appelant Mathieu un percepteur d'impôts et mangeant chez lui avec d'autres publicains et pécheurs pendant que les pharisiens "grimpent aux murs"; et dans l'Évangile d'aujourd'hui ce sont les disciples de Jean qui viennent vers Jésus car ils ne comprennent pas pourquoi Lui et ses disciples ne jeûnent pas.

Jésus, qui ne laisse jamais personne sans réponse, leur dira: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront» (Mt 9,15). Le jeûne était et est, le "praxis" pénitentielle qui contribue à «acquérir la maîtrise de nos instincts et la liberté du cœur» (Catéchisme de l'Église Catholique, n. 2043) ainsi qu'à interpréter la miséricorde divine. Mais à ce moment précis la miséricorde et l'amour infini de Dieu étaient parmi eux dans la présence de Jésus, le Verbe Incarné. Comment pouvaient-ils jeûner? La seule attitude possible était la joie, le bonheur d'avoir la présence de Dieu fait homme. Comment pouvaient-ils jeûner si Jésus venait de leur révéler une nouvelle manière de se mettre en rapport avec Dieu, un esprit nouveau qui rompait avec toutes les anciennes façons de procéder?

Aujourd'hui Jésus est là: «Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20), et Il n'est pas là car Il a retourné au Père et nous clamons: «Viens Seigneur Jésus».

Nous sommes dans l'attente. C'est pour cela qu'il faut que nous nous renouvelions chaque jour avec l'esprit nouveau de Jésus, afin de nous détacher de la routine, jeûner de tout ce qui peut nous empêcher d'avancer vers une identification totale avec le Christ, vers la sanctification. «Justes sont nos pleurs -notre jeûne- si nous brûlons d'envie de le voir» (Saint Augustin).

Nous supplions notre Sainte Mère Marie de nous concéder les grâces nécessaires pour vivre la joie de savoir que nous sommes des enfants aimés.
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«Au fil des heures, la prière construit notre être chrétien
 à l'image du Christ.»
(Bénédicte Ducatel)

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«Chaque jour que Dieu fait est un jour nouveau! 
Un jour où il se donne à connaître comme Père 
plein d'amour et d'attention.»
(Bernadette Mélois / Magnificat / Juillet 2016)
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Bonne journée!
Jean-Yves 


mardi 28 juin 2016

«Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant...» / (226,581)

Bonjour!
Mercredi 29 juin 2016
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Mt 16,13-19): Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples: «Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes?». Ils répondirent: «Pour les uns, il est Jean Baptiste; pour d'autres, Élie; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes». Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». Prenant la parole, Simon-Pierre déclara: «Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant!». Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara: «Heureux es-tu, Simon fils de Yonas: ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des: tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux».
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Commentaire: Mgr. Jaume PUJOL i Balcells Archevêque de Tarragone et Primat de Catalogne (Tarragona, Espagne)
«Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant »

Aujourd'hui, nous célébrons la solennité de Saint Pierre et Saint Paul, qui furent les fondements de l'Eglise primitive et, par conséquent, de notre foi chrétienne. Apôtres du Seigneur, témoins de la première heure, ils ont vécu les premiers moments de l'expansion de l'Eglise et ont scellé avec leur sang la fidélité à Jésus. Pourvu que nous, chrétiens du XXIème siècle, puissions être des témoins crédibles de l'amour de Dieu au milieu des hommes comme le furent les deux Apôtres et comme l'ont été tant de nos concitoyens.

Dans une des premières interventions du Pape François, en s'adressant aux cardinaux, il leur a dit que nous devons "marcher, édifier et confesser". C'est-à-dire que nous devons avancer sur notre chemin de vie, en construisant l'Eglise et en nous confessant au Seigneur. Le Pape a prévenu : "Nous pouvons marcher autant que nous voulons, nous pouvons construire beaucoup de choses, mais si nous ne nous confessons pas à Jésus, quelque chose ne fonctionne pas. Nous finirons par être une ONG d'assistance, mais pas l'Eglise, épouse du Seigneur".

Nous avons écouté dans l'Evangile de la messe un fait central pour la vie de Pierre et de l'Eglise. Jésus demande à ce pêcheur de Galilée un acte de foi dans sa condition divine et Pierre n'hésite pas à affirmer : "Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant" (Mt 16,16). Immédiatement, Jésus institue le Primat, en disant à Pierre qu'il sera le roc solide sur lequel se bâtira l'Eglise tout au long des temps (cf. Mt 16,18) et en lui donnant le pouvoir des clés, la puissance suprême.

Même si Pierre et ses successeurs sont assistés par la force de l'Esprit Saint, ils ont tout autant besoin de nos prières car leur mission est d'une grande transcendance pour la vie de l'Eglise : ils doivent être un fondement sûr pour tous les chrétiens tout au long des temps ; par conséquent, nous devons prier chaque jour pour le Saint Père, pour sa personne et pour ses intentions.
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Et encore...

«Tu es le Christ! Par cette réponse, Pierre accepte de dépasser le niveau de la chair et du sang, il accepte d'aller au-delà de ses limites, de ses lourdeurs, de ses raideurs, de ses fermetures qui rendent inapte aux nouveautés de Dieu. Nous avons nous aussi à dépasser la chair et le sang, à cesser de tour ramener aux proportions de notre raison, à cesser de faire attendre le Maître en lui marchandant notre foi et notre confiance, pour oser dire enfin cette parole décisive: «Tu es le Christ, le Fils de Dieu: à toi je remets toutes mes forces, pour aujourd'hui et pour demain.» Alors, nous percevrons le nom de grâce et d'amitié, le nom nouveau que Jésus a trouvé pour nous et qui dit à la fois notre mission dans l'Église et notre place dans le coeur de Dieu.
(PANORAMA / Un frère prémontré de l'Abbaye Saint-Martin de Mondaye)

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Bonne journée!
Jean-Yves 

lundi 27 juin 2016

Il se fit un grand calme.../ Quand la terre semble se dérober, n'oublions pas que Dieu, en Jésus, est là pour nous accompagner... «Je serai avec vous tous les jours...» / (226,537)

Bonjour!
Mardi 28 juin 2016
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 (Mt 8,23-27): Comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent. Et voilà que la mer s'agita violemment, au point que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait. Ses compagnons s'approchèrent et le réveillèrent en disant: «Seigneur, sauve-nous! Nous sommes perdus». Mais il leur dit: «Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi?». Alors, debout, Jésus interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Les gens furent saisis d'étonnement et disaient: «Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent?».
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Commentaire: Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet (Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)
«Jésus interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme»

Aujourd'hui, la liturgie nous présente l'un des moments les plus importants de la vie publique du Seigneur. La scène est d'une grande vivacité, qui oppose radicalement l'attitude des disciples et celle de Jésus. Nous pouvons imaginer l'agitation qui régna dans la barque quand «la mer s'agita violemment, au point que la barque était recouverte par les vagues» (Mt 8,24), mais cette agitation ne fut pas suffisante pour éveiller Jésus qui dormait. Ce furent les disciples qui, dans leur désespoir, durent réveiller le Maître!: «Seigneur, sauve-nous! Nous sommes perdus!» (Mt 8,25).

L'évangéliste utilise cette ambiance dramatique pour nous révéler la personnalité de Jésus. La tempête grondait toujours et les disciples étaient encore remplis de crainte, quand le Seigneur, simplement et tranquillement, se leva, «interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme» (Mt 8,26). Sur l'ordre de Jésus, la paix revint, une paix qui ne devait pas seulement se réaliser sur l'eau agitée du ciel et de la mer: la Parole de Jésus avait surtout pour but d'apaiser les œcœurs craintifs des disciples. «Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi?» (Mt 8,26).

Les disciples passèrent du trouble et de la peur à l'admiration de qui vient d'assister à quelque chose d'incroyable. La surprise, l'étonnement, l'émerveillement face à un changement aussi radical de situation, suscita en eux une question centrale: «Quel est donc celui-ci pour que même les vents et la mer lui obéissent?» (Mt 8,27). Qui est celui qui peut calmer les tempêtes du ciel et de la terre et, en même temps, celles des cœoeurs des hommes? Seul celui qui, «dormant comme homme dans la barque, peut donner des ordres aux vents et à la mer comme Dieu» (Nicète de Remésinie).

Quand nous sentons la terre se dérober, n'oublions pas que notre Sauveur est Dieu fait homme, proche de nous par la foi.
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Et encore...

«Seigneur, sauve-nous! Nous sommes perdus...»


Jésus dormait dans la barque. Le «sommeil» de Dieu paraît étrange à l'homme. Ici, il inquiète les disciples. Mais tout cela est encore à vue purement humaine: nous appliquons à Dieu nos propres comportements. Or, il est bien au delà de ce que nous sommes. Le sommeil de Jésus n'implique nullement une marque d'insouciance. Il nous l'a assuré: qu'avons -nous à nous inquiéter s'il est à nos côtés? Il a vaincu le monde, il est avec nous jusqu'à la fin des temps. Mais nous n'y croyons pas vraiment, nous voudrions des garanties plus sensibles. Or, la seule «garantie» de Dieu est sa Parole. Immergeons-nous dans sa parole et nous n'aurons plus à craindre aucun naufrage. Plutôt que les merveille de Dieu, seule notre incrédulité devrait nous étonner...   (Dans PANORAMA - juin 2015 -Un frère de l'abbaye Saint-Martin de Mondaye)
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Prions...

- Les uns pour les autres...
- Pour les malades que nous connaissons... 
- Pour les jeunes qui entrent en vacances...
- Pour notre Église...

- Prions saint Antoine pour un objet perdu... 

Notre Père...
Saint Antoine, priez pour nous... 

Je vous invite à prier aussi pour les personnes suivantes 
qui ont besoin de nos prières:
Myriam - René C. - Renés P. - Jean-Roch - Normand -  Francine ..... 
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«Nous sommes mis au défi d'engager nos vies 
pour la cause du Christ.»
(M. Luther King)
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«Tout homme m'est supérieur en quelque manière, 
c'est pourquoi je m'instruis à son contact.»
(Émerson)
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Bonne journée!
Jean-Yves

Homélie de l'abbé Simon-Pierre Pelletier prononcée lors de la messe de la Fête nationale des Québécois (Saint-Jean-Baptiste)... / (226,510)

Bonjour!

Voici l'homélie de l'abbé Simon-Pierre Pelletier, 
curé de la Cathédrale de Sainte-Anne
Fête nationale des Québécois /  Saint-Jean-Baptiste...
Merci!

Chers amis,
la fête d'aujourd’hui est une fête de la mémoire, d’une histoire.
La fête de la St-Jean Baptiste, en effet, a, pour les Québécois que nous sommes, une dimension historique très importante. Pendant des années, à l’occasion de cette fête, on a célébré ce qui fait le coeur d’un peuple, d’une nation: sa langue, sa culture et sa foi; trois dimensions enracinées dans son histoire et indissociables les unes des autres.
Avec le temps, on en est venu à ne plus trop savoir pourquoi on fêtait. Heureusement on recommence à prendre contact avec nos racines et notre histoire.
Ce n’est pas facile. Les trois dimensions qui font l’histoire d’un peuple doivent être associées si on veut faire l’histoire, or elles le sont de moins en moins. La langue est souvent mal parlée et mal écrite au point qu’on doive donner des cours de base en français aux étudiants universitaires.
La culture est attaquée par la corrosion: nous ne sommes qu’un petit peuple cerné de toute part par les cultures américaines et anglaises qui ont les moyens de nous inonder de leurs produits culturels: chants, films, musique etc..
La vie de foi est en crise chez nous. On le dit de toutes les manières : beaucoup dans notre société n’ont pas de culture religieuse et sont souvent indifférents à leurs racines religieuses ou ont perdu le feu sacré qui montent de leurs racines.
Attention ! Je ne suis pas en train de faire une crise de pessimisme. Car s’il y a une crise des valeurs dans notre société, il y a aussi un éveil aux valeurs. Parce que vivre une crise c’est toujours questionner ses valeurs. Et les dernières années nous ont permis d’assister à un éveil aux valeurs propres à notre culture. Je le dis surtout en constatant le l’intérêt soulevé par notre fête nationale.
D’une certaine manière ce que nous vivons comme peuple n’est pas étonnant. Nous nous sommes donnés un patron, St-Jean-Baptiste, qui
a dérangé l’histoire. Grâce à lui l’histoire Sainte n’a pas été la même. Il est probablement en train de nous faire découvrir qu’être un peuple enraciné dans sa culture, sa langue et sa foi, cela ne veut pas dire être un peuple immobilisé, paralysé; cela ne veut pas dire être un peuple qui ne fait que répéter l’histoire.
On peut être enraciné tout en créant l’histoire. Il n’y avait plus enraciné dans sa foi
que Jean-Baptiste, pourtant il a créé, il a été original. C’est même ainsi que l’histoire a conservé l’image de Jean-Baptiste: il était original. Et c’est vrai, car le mot original signifie d’abord que l’on est à l’origine de quelque chose, donc que l’on crée.
Je suis certain que notre patron ne nous en voudra jamais si nous décidons d’être original dans notre histoire.
Quand le grand Rabin Israël Baal Shem Tov voyait le danger qui menaçait ses ouailles, il avait l’habitude de se réfugier à un certain endroit de la forêt pour méditer. Alors il allumait un feu, il disait une prière spéciale et le miracle se produisait: le danger était évité.
Plus tard, quand un de ses disciples, un rabin célèbre, avait à intercéder auprès de Dieu dans une situation semblable, il se rendait au même endroit de la forêt et il disait :“Maître de l’Univers, entends-moi! Je ne sais pas comment allumer le feu mais je connais la prière.” Et le miracle s’accomplissait.
Plus tard encore, un autre rabin, pour sauver son peuple une fois de plus, allait dans la forêt et disait:“Je ne sais pas comment allumer le feu, je ne connais pas la prière, mais je connais l’endroit et ça doit être suffisant.”
Enfin il advint au Rabin Israël de Rizhn d’avoir à vaincre un grand danger. Assis dans sa chaise, la tête dans les mains, il s’adressa à Dieu :“Je suis incapable d’allumer le feu, je ne connais pas la prière et je ne sais même pas où se trouve l’endroit dans la forêt. Tout ce que je puis faire, c’est de raconter l’histoire. Est-ce suffisant?” Et ce fut suffisant.
Dieu a fait l’homme, car il aimait les histoires. Cette histoire qui a été raconté par Jean Monbourquette que certains connaissent, illustre bien ce que je disais.
Depuis quelques années comme collectivité nous avons oublié et laissé tomber bien des choses de notre histoire. Ce que nous avons gardé est-il suffisant? Garderons-nous une prière de confiance au Seigneur? Pouvons-nous au moins raconter l’histoire? Si nous le pouvions ce serait sans doute suffisant comme le démontre la métaphore du rabin. En effet, quand nous racontons l’histoire, nous créons aussi l’histoire; car l’histoire en nous faisant prendre contact avec nos racines nous propulse vers en avant comme une plante que les racines forcent à sortir de terre et à être une nouvelle plante. Amen.

dimanche 26 juin 2016

«Suis-moi...» / Être disciple de Jésus c'est quoi?.../ «Partons la mer est belle...» / (226,482)

Bonjour!
Dimanche 26 juin 2016
Voici la Parole de Dieu de ce jour..

(Lc 9,51-62): Comme le temps approchait où Jésus allait être enlevé de ce monde, il prit avec courage la route de Jérusalem. Il envoya des messagers devant lui; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem. Devant ce refus, les disciples Jacques et Jean intervinrent: «Seigneur, veux-tu que nous ordonnions que le feu tombe du ciel pour les détruire?». Mais Jésus se retourna et les interpella vivement. Et ils partirent pour un autre village. 


En cours de route, un homme dit à Jésus: «Je te suivrai partout où tu iras». Jésus lui déclara: «Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer la tête». Il dit à un autre: «Suis-moi». L'homme répondit: «Permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père». Mais Jésus répliqua: «Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu». Un autre encore lui dit: «Je te suivrai, Seigneur; mais laisse-moi d'abord faire mes adieux aux gens de ma maison». Jésus lui répondit: «Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu».
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Commentaire: Abbé José MARTÍNEZ Colín (Culiacán, Mexique)
«Suis-moi»...

Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à penser à notre manière de suivre le Seigneur. Il est important de savoir le suivre de la façon dont Il s'attend qu'on le suive. Jacques et Jean n'avaient pas encore appris le message d'amour et de pardon: «Seigneur, veux-tu que nous ordonnions que le feu tombe du ciel pour les détruire?» (Lc 9,54). Les autres qu'Il avait convoqués ne se détachaient toujours pas de leurs liens familiaux. Pour suivre Jésus et réaliser notre mission, il faut se libérer de tout attachement: «Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu» (Lc 9,62).

Lors d'une Journée Missionnaire Mondiale, Jean-Paul II fit un appel aux catholiques pour qu'ils soient missionnaires de l'Évangile du Christ, travers le dialogue et à le pardon. La devise était la suivante: “La mission est annonce de pardon”. Le Pape dit alors que seul l'amour de Dieu est capable de rassembler la famille des hommes de toute race et culture, et pourra faire disparaître les douloureuses divisions, les contrastes idéologiques, les inégalités économiques et les attaques violents qui oppriment jusqu’à maintenant l’Humanité. À travers l'évangélisation, les croyants aident les hommes à se reconnaître comme frères et sœurs. 

Si nous nous sentons réellement frères et sœurs, nous pourrons commencer à comprendre et à dialoguer avec respect. Le Pape a insisté sur l'effort pour un dialogue attentif et respectueux soit une condition pour un témoignage authentique de l'amour rédempteur de Dieu, car qui pardonne ouvre son cœur aux autres et se rend capable d'aimer. Le Seigneur nous le dit ainsi dans la Dernière Cène: «Que vous vous aimiez les uns les autres comme Je vous ai aimés (…). Ainsi, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples» (Jn 13,34-35).

Évangéliser est la tâche de tous et chacun, bien que de différentes façons. Pour certains, il sera nécessaire d'aller à plusieurs pays où on ne connaît pas encore Jésus. Pour d'autres, en revanche, il est nécessaire d'évangéliser son entourage. Demandons-nous, par exemple, si ceux qui nous entourent savent et vivent les vérités fondamentales de notre foi. Tous et chacun pouvons et devons appuyer, avec notre prière, notre sacrifice et nos actions, le travail d’évangélisation, en plus du témoignage de notre pardon et compréhension pour les autres.
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Suivre Jésus, être ses témoins
sur les chemins de l'Évangile.
Présence, d'amour, signe d'espérance
au coeur de notre monde...
Voilà notre don de chaque jour.
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Ce matin, j'ai terminé mon commentaire sur l'air de:
«Partons la mer est belle»
à la Résidence Hélène-Lavoie...
Un vieil homme, en avant de moi, s'est mis à chanter avec moi 
et a entraîné aussi les autres...
Je lui ai tendu le micro que j'avais en main...
Il a chanté tout le refrain d'une très belle voix!
Bravo!

«Partons la mer est belle
Embarquons-nous pêcheurs...
Guidons notre nacelle, 
ramons avec ardeur.
Au mât hissons les voiles
le ciel est pur et beau.
Je vois briller l'étoile
qui guide les matelots!»
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Bonne journée!
Jean-Yves 

vendredi 24 juin 2016

Son nom sera Jean... / Être chrétien... / (226,401)

Bonjour!
Vendredi 24 juin 2016

Bonne Fête
à tous les Québécois!!!

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...


(Lc 1,57-66.80): Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père. Mais sa mère déclara: «Non, il s'appellera Jean». On lui répondit: «Personne dans ta famille ne porte ce nom-là!». On demandait par signes au père comment il voulait l'appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit: «Son nom est Jean». Et tout le monde en fut étonné.

A l'instant même, sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia: il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de Judée on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient: «Que sera donc cet enfant?». En effet, la main du Seigneur était avec lui. L'enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël.
Commentaire: 
Abbé Joan MARTÍNEZ Porcel 
(Barcelona, Espagne)
«L'enfant grandit et son esprit se fortifiait»

Aujourd'hui, nous célébrons la solennité de la naissance de Jean Baptiste. Saint Jean est un homme de grands contrastes: il vit dans le silence du désert, néanmoins de là il parle aux foules et, d'une voix convaincante, les invite à la conversion; il est humble dans la façon de reconnaître qu'il n'est pas la Parole mais uniquement la voix, mais il ne mâche pas ses paroles et il a le courage d'accuser et de dénoncer les injustices y compris aux rois eux-mêmes; il invite ses disciples à aller vers Jésus mais ne refuse pas de parler à Hérode pendant sa captivité. Silencieux et humble, il est également courageux et intrépide même au point de verser son sang. Jean Baptiste est un grand homme! Jésus dira de lui qu'il est le plus grand homme né d'une femme, mais il n'est que le précurseur du Christ.

Le secret de sa grandeur réside peut-être dans le fait qu'il est conscient qu'il a été choisi par Dieu, ainsi l'exprime l'évangéliste: «L'enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël» (Lc 1,80). Toute son enfance et son adolescence ont été marquées par la prise de conscience de sa mission: rendre témoignage; et il le fait en baptisant Jésus dans le Jourdain; en préparant le peuple pour le Seigneur; et à la fin de sa vie, en versant son sang en faveur de la vérité. A travers notre connaissance de Jean nous pouvons répondre à la question de ses contemporains: «Que sera donc cet enfant?» (Lc 1,66).

Par le baptême, nous avons tous été choisis et envoyés pour rendre témoignage du Seigneur. Dans un milieu indifférent, saint Jean est un modèle et une aide pour nous tous; saint Augustin nous dit: «Admire Jean autant que tu le pourras car ce que tu admires profite au Christ. Je répète, cela profite au Christ, pas parce que tu lui offres quelque chose à Lui, mais parce que tu progresses grâce à Lui». Chez saint Jean, son comportement de précurseur manifesté par sa prière attentive au Saint Esprit, son courage et son humilité, nous aident à ouvrir de nouveaux horizons de sainteté pour nous tous ainsi que pour nos frères.
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«Être chrétien, c'est d'abord découvrir 
ce qu'Il y a de fantastique dans la révélation 
que Jésus est venu nous apporter.
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«Être disciple de Jésus implique de reconnaître 
que tout ce que nous sommes 
et tout ce que nous avons 
doit être accueilli comme un don de Dieu.»

(Michel Cantin - 2 textes in Devenir partenaire de Dieu)
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Bonne journée!

Jean-Yves

lundi 20 juin 2016

«Tous peuvent entrer dans la vie... mais, pour tous, la porte est étroite»... / Hier c'était la Journée des réfugiés... / (226,170)

Bonjour!
Mardi 21 juin 2016

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

(Mt 7,6.12-14): «Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens; vos perles, ne les jetez pas aux cochons, pour éviter qu'ils les piétinent puis se retournent pour vous déchirer. Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l'Écriture: la Loi et les Prophètes. Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition; et ils sont nombreux, ceux qui s'y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent».
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Commentaire: Deacre Abbé Evaldo PINA FILHO (Brasilia, Brsil)
«Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens»
Aujourd'hui, le Seigneur nous donne trois conseils. Le premier, «Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens; vos perles, ne les jetez pas aux cochons» (Mt 7,6), un contraste où d'une part les "biens" sont associés aux "perles" et à "ce qui est sacré", et d'autre part les "chiens et les cochons" à ce qui est impur. Saint Jean Chrysostome nous enseigne que "nos ennemis sont pareils que nous dans leur nature mais non pas dans leur foi". Même si les richesses terrestres sont accordées d'une même manière aux dignes comme aux indignes, il n'est pas de même pour les "grâces spirituelles", privilège de ceux qui sont fidèles à Dieu. La distribution vraie des biens spirituels implique un zèle pour les choses sacrées.

Le deuxième c'est ce qu'on appelle la "règle d'or" (cf. Mt 7,12) qui résumait tout ce que la Loi et les prophètes avaient annoncé, telles les branches d'un même arbre: l'amour du prochain présuppose l'amour de Dieu et provient de Lui.

Faire au prochain ce que nous aimerions qu'on fasse pour nous, implique une transparence dans ce qu'on fait aux autres, dans la reconnaissance de sa ressemblance à Dieu et de sa dignité. Pourquoi recherchons-nous le Bien pour nous-mêmes? Parce que nous reconnaissons que c'est le seul moyen de nous identifier et nous unir au Créateur. Etant donné que le Bien est le seul moyen de vivre sa vie dans sa plénitude, l'absence de ce bien est inconcevable dans notre relation avec notre prochain. Il n'y a pas de place pour le Bien là ou prédominent le mensonge et le mal.

Le dernier, la "porte étroite"… le pape Benoît XVI nous demande: «Que signifie cette "porte étroite"? Pourquoi un grand nombre ne réussit-il pas à y entrer? S'agit-il d'un passage réservé uniquement à quelques élus?» la réponse est non!, le message du Christ nous dit que «tous peuvent entrer dans la vie, mais pour tous, la porte est "étroite"… Le passage vers la vie éternelle est ouvert à tous, mais il est "étroit" car il est exigeant, il demande engagement, abnégation, et mortification de son égoïsme».

Prions le Seigneur qui a obtenu le salut de l'univers par sa mort et sa résurrection, afin que nous soyons tous réunis au Banquet de la vie éternelle.
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«Sans la vieillesse, 
le monde serait privé d'une richesse irremplaçable.»
(Jacques Lewis)
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«Dieu est le Dieu du présent. 
Tel il te trouve, tel il te prend et t'accueille, 
non ce que tu as été, mais ce que tu es maintenant.»
(Maître Éckart)
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66,300,000 personnes sont des déplacées sur cette terre...
ce qui veut dire 1 personne sur 113.
Hier c'était la Journée des réfugiés...
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Bonne journée!
Jean-Yves