vendredi 26 avril 2019

Une parole pour aujourd'hui... /Parmi les acteurs de ce récit, on s’étonne de ne trouver que sept apôtres au lieu des onze attendus. (289,445)

Bonjour!
Vendredi 26  avril 2019
 
Dans la vie, il es important de se raccrocher chaque jour
 à une bonne parole pour nous aider à cheminer et à  grandir.
 
Quelle est cette parole qui m'aide à avancer dans la vie,
dans ma vie, aujourd'hui?
 
 
«Dieu parle dans l'instant présent
et pour l'instant présent.»
(Jacques Philippe)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
(Jn 21,1-14): Après cela, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment. Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie: Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples. Simon-Pierre leur dit: «Je m'en vais à la pêche». Ils lui répondent: «Nous allons avec toi». Ils partirent et montèrent dans la barque; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre.

Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui. Jésus les appelle: «Les enfants, auriez-vous un peu de poisson?». Ils lui répondent: «Non». Il leur dit: «Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez». Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre: «C'est le Seigneur!». Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau. Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons; la terre n'était qu'à une centaine de mètres.

En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit: «Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre». Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons: il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré. Jésus dit alors: «Venez déjeuner». Aucun des disciples n'osait lui demander: «Qui es-tu?». Ils savaient que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson. C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.
      
Commentaire: 
 
Commentaire... 

Parmi les acteurs de ce récit, on s’étonne de ne trouver que sept apôtres au lieu des onze attendus.

Sept pécheurs du lac de Galilée parmi lesquels l’évangéliste a soin de nommer les disciples de la première heure : Simon Thomas, Nathanaël, Jacques, Jean et deux autres dont nous ignorons le nom. Peut-être ces cases sont-elles laissées vides pour nous permettre de nous insérer personnellement dans le récit ? Pourtant ce n’est pas à un simple flash-back sur le temps des origines auquel nous convie l’évangéliste : ces artisans-pêcheurs sont spécifiés comme étant des « disciples ». Le double nom – Simon-Pierre – et le contexte d’une pêche miraculeuse, font écho à l’appel de celui qui deviendra le chef du collège apostolique. Le récit en Luc 5, 1-11 se termine par cette parole prophétique de Jésus adressée à son apôtre : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras » (Lc 5, 10). Et l’évangéliste d’ajouter : « Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent » (Lc 5, 11). Rien ne nous autorise à penser que Simon-Pierre et ses compagnons seraient revenus sur cette décision. Nous pouvons donc interpréter la pêche nocturne en Jean 21 comme la description symbolique du travail d’évangélisation – comme le confirme d’ailleurs le nombre de poissons capturés en jetant le filet de la Parole sur l’ordre de Jésus : le chiffre « cent cinquante-trois » correspond au total des nations connues à l’époque de la rédaction du quatrième évangile. Ainsi donc derrière le langage symbolique de la pêche, il nous faut entendre l’annonce de la Parole. Cependant, contre toute attente, les efforts des disciples demeurent mystérieusement stériles. Pourtant, ils connaissent leur « métier » : n’ont-ils pas été à l’école du Seigneur lui-même ? On imagine sans peine le désarroi de ces hommes devant la fin de non-recevoir qu’opposent leurs interlocuteurs à leurs efforts d’évangélisation. Le Seigneur les aurait-il abandonnés ? L’Esprit se serait-il retiré ?
 
Un indice se trouve sans doute dans le fait qu’il n’est question de Jésus que dans la seconde partie du récit ; avant son apparition sur la rive au petit jour, les disciples ne font aucune référence ni au Seigneur, ni à l’Esprit Saint. C’est Simon-Pierre qui prend l’initiative de la mission, un peu comme il le faisait alors qu’il était encore marin-pêcheur. Il semble vouloir aborder la campagne d’évangélisation à la manière dont il menait ses affaires professionnelles, c’est-à-dire ne comptant que sur son savoir-faire. La conséquence ne se fait pas attendre : l’équipe est dans la « nuit » et ses efforts sont stériles.
 
Tout va changer dès lors que les disciples se laissent interpeller par la présence du mystérieux personnage qui les sollicite depuis le rivage. En fait « Jésus était là » ; entendons : il avait toujours été là, mais les disciples ne pouvaient le percevoir, car leur attention n’était plus focalisée sur lui. On s’imagine sans peine que devant l’échec de leurs efforts, ils ont fini par se mettre en cause et se sont tournés vers le ciel. Du coup ils ont retrouvé la lumière, et « au lever du jour », ils ont aperçu le Maître, sans toutefois le reconnaître immédiatement. Disons qu’ils ont retrouvé la paix du cœur, la lumière de l’Esprit Saint ; mais là où est l’Esprit, là est le Seigneur. La jeune Eglise fait l’apprentissage de l’écoute intérieure de l’Esprit de son Seigneur ; elle ne « sait pas immédiatement que c’est Jésus » qui leur parle à travers le Paraclet, mais elle découvre que lorsqu’elle est docile à cette voix, ses efforts sont couronnés d’un succès tellement disproportionné, qu’il est évident que Dieu est à l’œuvre avec elle et en elle.
 
« Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : “C’est le Seigneur !” Quand Simon-Pierre l’entendit déclarer que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau ». Le pêcheur redevient disciple en se couvrant du vêtement de la foi, qu’il avait déposé en reprenant les choses en main, et adopte l’attitude juste : il fait confiance dans un acte d’abandon de tout son être. Simon retrouve son identité nouvelle, il redevient « Pierre », celui-là même qui « rempli de l’Esprit Saint, » déclarera aux chefs du peuple et anciens qui l’interrogent sur la guérison du paralytique : « Sachez-le, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est grâce au nom de Jésus le Nazaréen, crucifié par vous, ressuscité par Dieu, c’est grâce à lui que cet homme se trouve là devant vous, guéri. Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d’angle. En dehors de lui, il n’y a pas de salut. Et son nom, donné aux hommes, est le seuil qui puisse nous sauver » (1ère lect.).
 
C’est au cours du repas préparé par le Maître, que les disciples découvrent vraiment l’identité de l’Inconnu : « Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson » ; le singulier de ce dernier terme contraste avec les « cent cinquante-trois » poissons tirés sur le rivage, qui représentent la multitude des sauvés. Mais tous les hommes de toutes races, langues et nations ne sont-ils pas appelées à ne former qu’un seul Corps en partageant le même et unique Pain ? C’est dans l’Eucharistie que l’Eglise se constitue, se structure ; c’est dans l’Eucharistie qu’elle se retrouve et refait son unité. C’est de l’Eucharistie qu’elle est envoyée pour récolter ce qu’elle n’a pas planté, moissonner ce qu’elle n’a pas semé.
 
Seigneur donne-nous d’être assez humbles pour ne pas nous approprier ce que tu nous confies ; apprends-nous à ne pas confondre efficacité et fécondité. Et si nous nous sommes égarés, accorde-nous de savoir interpréter les temps de stérilité comme un appel à revenir à toi pour te laisser reprendre l’initiative dans nos vies personnelles, familiales ou communautaires. “En dehors de toi, il n’y a pas de salut ; ton nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver” (1ère lect.) : fais que nous demeurions toujours soumis à ton saint Nom, et que nous demeurions unis à toi en ton Eucharistie, car hors de toi, nous ne pouvons rien faire (Jn 15, 5).

Abbé Philippe Link - Merci!

 
 
 
Bonne journée!
Jean-Yves
 
 

jeudi 25 avril 2019

Quelques pensées... /Tout va changer dès lors que les disciples se laissent interpeller par la présence du mystérieux personnage qui les sollicite depuis le rivage. (289,403)

Bonjour!
Jeudi 25 avril 2019
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«Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.»
(Ps. 24)
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«S'inquiéter c'est oublier
que Dieu veille sur nous.»
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«Ce n'est pas seulement l'endroit où l'on va 
qui donne un sens à la vie,
 mais aussi la façon dont on s'y rend.»
(Marc Lévy)
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Parole de Dieu de ce jour...

« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait,
 qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour »
 (Lc 24, 35-48)
Alléluia. Alléluia.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !
Alléluia. (Ps 117, 24)
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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
les disciples qui rentraient d’Emmaüs
racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons
ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.
Comme ils en parlaient encore,
lui-même fut présent au milieu d’eux,
et leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
Saisis de frayeur et de crainte,
ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit :
« Pourquoi êtes-vous bouleversés ?
Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?
Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi !
Touchez-moi, regardez :
un esprit n’a pas de chair ni d’os
comme vous constatez que j’en ai. »
Après cette parole,
il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire,
et restaient saisis d’étonnement.
Jésus leur dit :
« Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui présentèrent une part de poisson grillé
qu’il prit et mangea devant eux.
Puis il leur déclara :
« Voici les paroles que je vous ai dites
quand j’étais encore avec vous :
“Il faut que s’accomplisse
tout ce qui a été écrit à mon sujet
dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” »
Alors il ouvrit leur intelligence
à la compréhension des Écritures.
Il leur dit :
« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait,
qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
et que la conversion serait proclamée en son nom,
pour le pardon des péchés,
à toutes les nations,
en commençant par Jérusalem.
À vous d’en être les témoins. »
– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire... 

Parmi les acteurs de ce récit, on s’étonne de ne trouver que sept apôtres au lieu des onze attendus.

Sept pécheurs du lac de Galilée parmi lesquels l’évangéliste a soin de nommer les disciples de la première heure : Simon Thomas, Nathanaël, Jacques, Jean et deux autres dont nous ignorons le nom. Peut-être ces cases sont-elles laissées vides pour nous permettre de nous insérer personnellement dans le récit ? Pourtant ce n’est pas à un simple flash-back sur le temps des origines auquel nous convie l’évangéliste : ces artisans-pêcheurs sont spécifiés comme étant des « disciples ». Le double nom – Simon-Pierre – et le contexte d’une pêche miraculeuse, font écho à l’appel de celui qui deviendra le chef du collège apostolique. Le récit en Luc 5, 1-11 se termine par cette parole prophétique de Jésus adressée à son apôtre : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras » (Lc 5, 10). Et l’évangéliste d’ajouter : « Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent » (Lc 5, 11). Rien ne nous autorise à penser que Simon-Pierre et ses compagnons seraient revenus sur cette décision. Nous pouvons donc interpréter la pêche nocturne en Jean 21 comme la description symbolique du travail d’évangélisation – comme le confirme d’ailleurs le nombre de poissons capturés en jetant le filet de la Parole sur l’ordre de Jésus : le chiffre « cent cinquante-trois » correspond au total des nations connues à l’époque de la rédaction du quatrième évangile. Ainsi donc derrière le langage symbolique de la pêche, il nous faut entendre l’annonce de la Parole. Cependant, contre toute attente, les efforts des disciples demeurent mystérieusement stériles. Pourtant, ils connaissent leur « métier » : n’ont-ils pas été à l’école du Seigneur lui-même ? On imagine sans peine le désarroi de ces hommes devant la fin de non-recevoir qu’opposent leurs interlocuteurs à leurs efforts d’évangélisation. Le Seigneur les aurait-il abandonnés ? L’Esprit se serait-il retiré ?
 
Un indice se trouve sans doute dans le fait qu’il n’est question de Jésus que dans la seconde partie du récit ; avant son apparition sur la rive au petit jour, les disciples ne font aucune référence ni au Seigneur, ni à l’Esprit Saint. C’est Simon-Pierre qui prend l’initiative de la mission, un peu comme il le faisait alors qu’il était encore marin-pêcheur. Il semble vouloir aborder la campagne d’évangélisation à la manière dont il menait ses affaires professionnelles, c’est-à-dire ne comptant que sur son savoir-faire. La conséquence ne se fait pas attendre : l’équipe est dans la « nuit » et ses efforts sont stériles
.
Tout va changer dès lors que les disciples se laissent interpeller par la présence du mystérieux personnage qui les sollicite depuis le rivage. En fait « Jésus était là » ; entendons : il avait toujours été là, mais les disciples ne pouvaient le percevoir, car leur attention n’était plus focalisée sur lui. On s’imagine sans peine que devant l’échec de leurs efforts, ils ont fini par se mettre en cause et se sont tournés vers le ciel. Du coup ils ont retrouvé la lumière, et « au lever du jour », ils ont aperçu le Maître, sans toutefois le reconnaître immédiatement. Disons qu’ils ont retrouvé la paix du cœur, la lumière de l’Esprit Saint ; mais là où est l’Esprit, là est le Seigneur. La jeune Eglise fait l’apprentissage de l’écoute intérieure de l’Esprit de son Seigneur ; elle ne « sait pas immédiatement que c’est Jésus » qui leur parle à travers le Paraclet, mais elle découvre que lorsqu’elle est docile à cette voix, ses efforts sont couronnés d’un succès tellement disproportionné, qu’il est évident que Dieu est à l’œuvre avec elle et en elle.
 
« Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : “C’est le Seigneur !” Quand Simon-Pierre l’entendit déclarer que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau ». Le pêcheur redevient disciple en se couvrant du vêtement de la foi, qu’il avait déposé en reprenant les choses en main, et adopte l’attitude juste : il fait confiance dans un acte d’abandon de tout son être. Simon retrouve son identité nouvelle, il redevient « Pierre », celui-là même qui « rempli de l’Esprit Saint, » déclarera aux chefs du peuple et anciens qui l’interrogent sur la guérison du paralytique : « Sachez-le, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est grâce au nom de Jésus le Nazaréen, crucifié par vous, ressuscité par Dieu, c’est grâce à lui que cet homme se trouve là devant vous, guéri. Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d’angle. En dehors de lui, il n’y a pas de salut. Et son nom, donné aux hommes, est le seuil qui puisse nous sauver » (1ère lect.).
C’est au cours du repas préparé par le Maître, que les disciples découvrent vraiment l’identité de l’Inconnu : « Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson » ; le singulier de ce dernier terme contraste avec les « cent cinquante-trois » poissons tirés sur le rivage, qui représentent la multitude des sauvés. Mais tous les hommes de toutes races, langues et nations ne sont-ils pas appelées à ne former qu’un seul Corps en partageant le même et unique Pain ? C’est dans l’Eucharistie que l’Eglise se constitue, se structure ; c’est dans l’Eucharistie qu’elle se retrouve et refait son unité. C’est de l’Eucharistie qu’elle est envoyée pour récolter ce qu’elle n’a pas planté, moissonner ce qu’elle n’a pas semé.
 
Seigneur donne-nous d’être assez humbles pour ne pas nous approprier ce que tu nous confies ; apprends-nous à ne pas confondre efficacité et fécondité. Et si nous nous sommes égarés, accorde-nous de savoir interpréter les temps de stérilité comme un appel à revenir à toi pour te laisser reprendre l’initiative dans nos vies personnelles, familiales ou communautaires. “En dehors de toi, il n’y a pas de salut ; ton nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver” (1ère lect.) : fais que nous demeurions toujours soumis à ton saint Nom, et que nous demeurions unis à toi en ton Eucharistie, car hors de toi, nous ne pouvons rien faire (Jn 15, 5).

Abbé Philippe Link - Merci!

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Le Combat intérieur...
 
(Conte)
 
Un soir, un vieil Amérindien parlait à son petit-fils du combat qui se livre à l'intérieur de chacun de nous. Il l'expliquait comme suit: «Il y a deux loups en chacun de nous.
 
Le loup du Mal. C'est la colère, l'envie, la jalousie, la tristesse, le regret, l'avidité, l'arrogance, l'apitoiement, la culpabilité, le ressentiment, l'infériorité, le mensonge, l'orgueil, la supériorité et l'égo.
 
Le loup du Bien. C'est la joie, la paix, l'amour, l'espérance, la sérénité, l'humilité, la bonté, la bienveillance, l'emphatise, la générosité, la vérité, la compassion.
 
Après y avoir réfléchi pendant un instant, le petit-fils demande: «Grand-papa, quel loup gagne?»
 
Le grand-papa lui répond simplement: «Celui que tu nourris».
 
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Bonne journée!
Jean-Yves 

mardi 23 avril 2019

(289,293) / Le seul désir du Seigneur, c'est que nous ayons la vie et la vie en abondance... / et la vie en plénitude... / Le diacre différend... /

Bonjour!
Mercredi 24 avril 2019
 
 
 
Un homme sage me confia un jour le secret d'une vie réussie:
 «C'est simple, dit-il, il s'agit de savoir ce dont il faut s'entourer
 et ce dont il faut se tenir loin.»
(H. Jackson Brown)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),
deux disciples faisaient route
vers un village appelé Emmaüs,
à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,
Jésus lui-même s’approcha,
et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
Jésus leur dit :
« De quoi discutez-vous en marchant ? »
Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :
« Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem
qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit :
« Quels événements ? »
Ils lui répondirent :
« Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,
cet homme qui était un prophète
puissant par ses actes et ses paroles
devant Dieu et devant tout le peuple :
comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,
ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.
Mais avec tout cela,
voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
À vrai dire, des femmes de notre groupe
nous ont remplis de stupeur.
Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
elles n’ont pas trouvé son corps ;
elles sont venues nous dire
qu’elles avaient même eu une vision :
des anges, qui disaient qu’il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;
mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors :
« Esprits sans intelligence !
Comme votre cœur est lent à croire
tout ce que les prophètes ont dit !
Ne fallait-il pas que le Christ
souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,
il leur interpréta, dans toute l’Écriture,
ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,
Jésus fit semblant d’aller plus loin.
Mais ils s’efforcèrent de le retenir :
« Reste avec nous,
car le soir approche et déjà le jour baisse. »
Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux,
ayant pris le pain,
il prononça la bénédiction
et, l’ayant rompu, il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,
mais il disparut à leurs regards.
Ils se dirent l’un à l’autre :
« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,
tandis qu’il nous parlait sur la route
et nous ouvrait les Écritures ? »
À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,
qui leur dirent :
« Le Seigneur est réellement ressuscité :
il est apparu à Simon-Pierre. »
À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.
– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire... 

Marie-Madeleine ne l’avait pas reconnu. Thomas a voulu toucher ses plaies afin de croire que c’était lui. Et ces deux disciples qui marchent vers Emmaüs ne reconnaissent pas non plus ce compagnon de route qui s’est joint à eux.

Cette non-reconnaissance de Jésus dans sa chair est caractéristique des récits de l’après-Résurrection. Nul doute que se manifeste là une volonté du Seigneur.
 
Sur le chemin d’Emmaüs, non seulement Jésus n’est pas reconnu physiquement, mais de plus sa parole ne trahit pas encore son identité. Elle ne laisse pourtant pas indemne puisque les cœurs en sont tout brûlants. Mais cela ne suffit pas.
 
Reconnaître quelqu’un dans sa chair, par sa parole, est bien le mode le plus commun d’attestation de sa présence. Mais Jésus ne veut pas enfermer sa présence de Ressuscité dans un mode trop charnel, dont il connaît bien les limites. « Vous, vous jugez selon la chair », avait-il reproché aux Pharisiens (Jn 8,15). « Vous ne connaissez ni mon Père, ni moi » (Jn 8,19). « Vous me voyez et vous ne croyez pas » (Jn 6,36). Jésus finira même son discours sur le Pain de Vie, en disant que : « la chair ne sert à rien », c’est seulement « l’esprit qui vivifie » (Jn 6,63). Comme les Pharisiens ne veulent croire en Lui, Il les invite à croire en ses œuvres, qui sont celles du Père. Là encore, c’est l’échec.
 
Il est donc clair qu’au lendemain de Pâques, cette reconnaissance de Jésus dans sa chair, fut-elle revivifiée par l’Esprit, n’est plus première.
 
Aussi, si nous poursuivons notre récit d’aujourd’hui, nous voyons que les disciples reconnaissent Jésus à la fraction du pain. Revenons au Discours sur le Pain de Vie : « Je suis le pain vivant descendu du ciel. Qui mangera ce pain vivra à jamais. Et même le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde » (Jn 6,51).
 
La Résurrection ouvre la pleine réalisation de cette parole. Jésus ressuscité n’apparaît pas pour que nous le reconnaissions dans sa chair mais plutôt pour que nous mangions sa chair, afin d’avoir la vie. Il conduit les disciples au partage du pain eucharistique. C’est dans ce pain Eucharistie qu’il se manifeste réellement présent, dans l’offrande de sa vie qui devient notre vie.
 
L’offrande de sa vie est l’œuvre par excellence qui atteste sa présence. Il n’y a donc que Lui qui peut réaliser pour nous le geste qui le fait reconnaître.
 
L’Eucharistie ne nous appartient pas. Ce sont les paroles de Jésus que dit le prêtre. C’est Lui qui s’offre. L’Eucharistie est le sacrement de la présence du Ressuscité. Là, Il se manifeste à nous. Mais Il est là sur nos chemins, dans l’accueil de la Parole, dans nos rencontres quand nous sommes deux ou trois réunis en son nom. Sa présence nous échappe, elle ne se maîtrise pas.
 
Le seul désir du Seigneur, c’est que nous ayons la vie, et la vie en plénitude (Jn 10,10). Ce n’est pas Lui qu’il faut retenir, mais la vie qu’Il nous donne. Nous aussi, désirons la vie éternelle. Une fois de plus, Jésus veut nous la donner dans l’Eucharistie.

Abbé Philippe Link - Merci!

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«Bénis le Seigneur, ô mon âme;
Seigneur, mon Dieu, tu es si grand!
Revêtu de magnificence,
tu as pour maneau la lumière!»
(Psaume 103)
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Merci de prier avec moi!
Nous étions 150 hier à ouvrir ce blogue
pour venir y lire, méditer et prier.
Merci!
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Diacre... (suite)



Le diacre: différend du prêtre...

Le diacre continue d'exerce sa profession ou son métier;
 il peut être marié ou célibataire;
 il ne peut pas  célébrer l'Eucharistie ni accorder le sacrement du pardon.
Le diacre n'est pas appelé à être le pasteur d'une communauté chrétienne.
À la manière du Chris-Serviteur, il assume le ministère de la parole de Dieu
 et exerce le service de la Charité par l'entraide et le soutien fraternel.

... différend du laïc.

le diacre fait partie du clergé de l'Église diocésaine,
en lien avec l'évêque.
Il assume une mission pastorale permanente
au service du peuple de Dieu.

Cet ordre va aider l'Église à être davantage servante
 et à être vraiment de la diaconie du Christ.
Le diacre rappelle à tous et toute
 le Christ-Serviteur et la mission de servir.

(Tiré du dépliant diocésain:
Diacre dan l'église de Sainte-Anne-de-la-pocatière - 1997)

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Présentoir monté un jour à Saint-Pamphile
 pour la présentation du diaconat à la paroisse...(Merci!)
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Un diacre est un homme ordonné pour servir l’Eglise
et plus largement tous les hommes :
 « Le diacre  est pour ainsi dire le gardien du service dans l’Eglise :
 service de la Parole de Dieu,
 service de l’Autel, service des pauvres. » 
 (Pape François)
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Bonne journée!
Jean-Yves

+

 

Spécificité du diacre... /: « Qui cherches-tu ? » /Seigneur, tu veux venir habiter le tombeau de chacune de nos pauvres vies, marquées par le péché et la mort pour en faire le temple de ta gloire. / (289,155)

Bonjour!
Mardi 23 avril 2019

«Le Seigneur
 te garde de tout mal,
 il garde ton âme.»
(Psaume 121,7)
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Résultats de recherche d'images pour « Diaconat permanent »
 
   La spécificité du diacre:  
 assurer l'épanouissement de la grâce chrismale
dans la vie des chrétiens et des chrétiennes
afin que la diaconie de l'Église s'exerce
au cœur et en faveur du monde.
 
Le diacre doit miser sur la dimension chrismale
(i.e. consacrée)
 de la communauté en Église.
 
(Mgr Paul-André Durocher)
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   Le diacre, qui est-il?  

Le diacre est consacré
 par l'imposition des mains de l'évêque,
 lors de l'ordination qui est un sacrement,
un don du Saint-Esprit pour l'Église.
Il est donc un ministre ordonné.

Le diacre, à l'image de Jésus, est responsable
d'une dimension très importante dans l'Église:
 le service des frères et des sœurs et en particulier,
des personnes qui vivent des souffrances et des pauvretés.

(Dépliant diocésain 1997:
Diacre dans l'Église de Sainte-Anne-de-la-pocatière)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

ÉVANGILE

« “J’ai vu le Seigneur !”, et elle raconta ce qu’il lui avait dit »
 (Jn 20, 11-18)
Alléluia. Alléluia.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !
Alléluia. (Ps 117, 24)
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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
Marie Madeleine se tenait près du tombeau,
au-dehors, tout en pleurs.
Et en pleurant,
elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc,
assis l’un à la tête et l’autre aux pieds,
à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
Ils lui demandent :
« Femme, pourquoi pleures-tu ? »
Elle leur répond :
« On a enlevé mon Seigneur,
et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ;
elle aperçoit Jésus qui se tenait là,
mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit :
« Femme, pourquoi pleures-tu ?
Qui cherches-tu ? »
Le prenant pour le jardinier, elle lui répond :
« Si c’est toi qui l’as emporté,
dis-moi où tu l’as déposé,
et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors :
« Marie ! »
S’étant retournée, elle lui dit en hébreu :
« Rabbouni ! »,
c’est-à-dire : Maître.
Jésus reprend :
« Ne me retiens pas,
car je ne suis pas encore monté vers le Père.
Va trouver mes frères pour leur dire
que je monte vers mon Père et votre Père,
vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples :
« J’ai vu le Seigneur ! »,
et elle raconta ce qu’il lui avait dit.
– Acclamons la Parole de Dieu.
 
 
 
   Commentaire...

Marie de Magdala est restée enfermée dans sa douleur et elle veut retrouver Jésus comme elle l’a laissé c’est-à-dire un corps inanimé qui attendait d’être embaumé.

Elle se penche vers l’intérieur du tombeau et découvre qu’il n’est pas vide. A la place du corps elle voit deux anges qui tels les chérubins au-dessus de l’arche d’alliance, désignent le tombeau comme le lieu où demeure la gloire de Dieu (Cf. Ex 25, 18).
 
Saint Jean précise que Marie « aperçoit » ces Anges à travers ses larmes suggérant ainsi qu’il s’agit d’une vision. Ce n’est pourtant pas une illusion puisque les messagers lui adressent la parole : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » A travers cette demande perce déjà la Bonne Nouvelle : « Marie, tu n’as plus de raison de pleurer : cherche et tu trouveras ; mais ne cherche pas parmi les morts celui qui est vivant ! Il n’y a plus ici de cadavre. Regarde plus attentivement, ou plutôt : change ton regard ! »
 
Mais Marie est trop absorbée par son chagrin pour entendre le message. Après la question des Anges, préparant celle du Seigneur – « pourquoi pleures-tu ? » -, il faudra encore l’appel de Jésus pour qu’elle entre en la présence du Vivant !
 
« Marie ! » : En la nommant ainsi, Jésus l’appelle à la foi, à entrer dans un regard et une écoute de foi qui la fera le reconnaître comme le Bon Berger et l’Epoux qui veut l’appeler personnellement à sa suite.
 
Jésus lui demande de préciser le but de sa recherche : « Qui cherches-tu ? » Il est à noter qu’il l’invite à nommer une personne bien vivante : « qui » et non pas un cadavre inanimé : « que ». C’est à entrer dans une relation personnelle avec lui que Jésus appelle Marie de Magdala car c’est la seule chose qui lui permettra d’acquérir la certitude de sa résurrection.
 
Après que Jésus l’ait appelée par son nom, Marie « se tourne » à nouveau nous dit l’évangéliste. Si l’on se souvient qu’elle s’était d’abord détournée du tombeau pour aborder le soi-disant « gardien », ce second demi-tour la ramène donc face à la tombe ! Retour à la case départ ? Non car ses yeux peuvent maintenant s’ouvrir à la présence du Vivant glorieux. Ce n’est plus une dépouille qu’elle veut vénérer mais bien celui qui est vivant ressuscité qu’elle veut adorer. Et elle peut alors courir annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur, et voici ce qu’il m’a dit » !
 
Seigneur, tu veux venir habiter le tombeau de chacune de nos pauvres vies, marquées par le péché et la mort pour en faire le temple de ta gloire. Comme avec Marie, convertis notre regard pour que dans la foi nous puissions percevoir et accueillir la nouveauté de ta présence de Ressuscité, vivante et vivifiante pour chacun d’entre nous.
 
Père Ludovic Link - Merci!
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

dimanche 21 avril 2019

Jour de la TERRE: 22 avril /Diaconat: présentation... / (289,063)


 
JOUR DE LA TERRE
 


Le même fleuve de vie
qui court à travers mes veines, nuit et jour,
court à travers le monde et danse en pulsions rythmées.
C'est cette même vie qui pousse sa joie
à travers la poudre de la terre en innombrables brins d'herbe,
et éclate en fougueuses vagues de feuilles et de fleurs.
 
(Rabindranath Tagore)
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ÉVANGILE

« Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront » (Mt 28, 8-15)
Alléluia. Alléluia.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !
Alléluia. (Ps 117, 24)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange,
vite, elles quittèrent le tombeau,
remplies à la fois de crainte et d’une grande joie,
et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre
et leur dit :
« Je vous salue. »
Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds
et se prosternèrent devant lui.
Alors Jésus leur dit :
« Soyez sans crainte,
allez annoncer à mes frères
qu’ils doivent se rendre en Galilée :
c’est là qu’ils me verront. »
Tandis qu’elles étaient en chemin,
quelques-uns des gardes allèrent en ville
annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé.
Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens
et avoir tenu conseil,
donnèrent aux soldats une forte somme
en disant :
« Voici ce que vous direz :
“Ses disciples sont venus voler le corps,
la nuit pendant que nous dormions.”
Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur,
nous lui expliquerons la chose,
et nous vous éviterons tout ennui. »
Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions.
Et cette explication s’est propagée chez les Juifs
jusqu’à aujourd’hui.
– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Nous sommes entrés dans la semaine de l’octave pascale qui est comme un épanouissement de toutes les richesses contenues dans la liturgie du jour de Pâques.

Chez saint Matthieu, c’est d’abord un Ange qui apparaît aux femmes pour leur annoncer la résurrection du Seigneur et les envoyer à leur tour porter cette Bonne Nouvelle aux disciples. Tremblantes à cause de cette apparition qui leur a inspiré une sorte de crainte révérencielle, elles sentent monter du fond d’elles-mêmes une joie profonde qui dynamise tout leur être. Obéissantes dans la foi à la Parole de l’ange, elles courent porte l’annonce : « Le Seigneur est ressuscité ».

C’est alors que le Ressuscité vient à leur rencontre comme pour confirmer leur mise en marche dans la foi. L’apparition ne précède pas l’acte de foi de ces femmes, elle en découle. D’ailleurs, n’est-ce pas parce qu’elles ont posé un acte de foi en entendant les paroles de l’ange qu’elles peuvent reconnaître le Seigneur qui leur apparaît ? « Je vous salue », plus exactement : “Réjouissez-vous” ! Telles sont les premières paroles du Christ ressuscité à leur égard qui les confirme dans cette joie de la résurrection et les conforte dans son annonce :
« Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront ».
Jésus les envoie vers la Galilée. Ne nous y trompons pas. Il ne s’agit pas d’un retour en arrière, là où tout avait commencé. Non, il s’agit plutôt d’un appel adressé aux disciples à revenir aux sources de leur histoire pour relire celle-ci à partir et à la lumière de la résurrection pour découvrir son véritable sens de salut.

C’est précisément ce que ne font pas les chefs des prêtres et les anciens dont le passage d’évangile de ce jour nous décrit la réaction à la suite du rapport des gardes du tombeau. Plutôt que d’accueillir la réalité du fait dans toute sa force et de se laisser interpeler par elle, ils tiennent conseil pour chercher une explication plausible pour la raison et bien sûr à leur avantage. Ce conseil ressemble étrangement à celui qu’ils tinrent avant la Passion (cf. Mt 26, 3). On ne cherche pas à lire les faits mais on projette sur eux ce que l’on voudrait qu’ils soient. Et le pire c’est que ceux qui font cela savent pertinemment qu’ils font mentir les faits : sinon pourquoi payer les soldats ? Cet argent rappelle celui qui fut donné à Judas pour trahir son Maître. De même que la mort du Seigneur fut pesée avec de l’argent ainsi en est-il de sa résurrection. On cherche à tuer la vie jaillie du tombeau par le mensonge et la corruption.

L’évangile nous dit que « les soldats prirent l’argent et suivirent la leçon ». Ils obéissent non pas à une Parole qui libère mais obéisse à une « leçon » et se font les esclaves du mensonge. Au témoignage de la résurrection de la part des femmes s’oppose ainsi le faux-témoignage de la part des soldats.

Cependant le mensonge porte en soi la contradiction : « Voilà ce que vous raconterez : ‘ ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions ». Comment en effet affirmer en même temps que l’on dormait et que pourtant on a été témoin du vol d’un corps ?

Cette explication, pourtant perdura jusqu’au temps de Matthieu et même jusqu’à nos jours puisqu’elle sera reprise dans les débats au siècle dernier concernant l’historicité de la personne de Jésus et des récits évangéliques. Quoi qu’il en soit, cela nous rappelle que la résurrection, même si nous avons des raisons d’y croire fera toujours appel en chacun à une option fondamentale de foi.

Seigneur, nous voulons en ce jour renouveler notre acte de foi en ta résurrection. Nous voulons accueillir dans la foi ta vie de Ressuscité. Viens chasser de nos cœurs tout doute qui pourrait nous habiter sur la puissance de ta résurrection dans nos vies. Nous voulons faire nôtre la proclamation de foi de ton apôtre Pierre et redire avec lui ces paroles du Psaume : « Je regardais le Seigneur sans relâche, s’il est à mon côté, je ne tombe pas. Oui, mon cœur est dans l’allégresse, ma langue chante de joie ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance : tu ne peux pas m’abandonner à la mort ni laisser ton fidèle connaître la corruption. Tu m’as montré le chemin de la vie, tu me rempliras d’allégresse par ta présence ».

Abbé Philippe Link - Merci!

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   D I A C O N A T   



PRÉSENTATION
DES ORIENTATIONS DIOCÉSAINES
SUR LE DIACONAT PERMANENT 
 
Toutes les personnes intéressées à connaître le ministère du diaconat permanent ainsi que les nouvelles orientations diocésaines sont invitées à une rencontre de présentation. Durant cette rencontre, nous présenterons également un aperçu de la formation qui sera offerte aux futurs candidats.

 Les rencontres auront lieu :

Unité Ouest : le lundi 29 avril à 19 h 30 au sous-sol de l'église Saint-Thomas de Montmagny;
 
Unité Centre : le mardi 7 mai à 19 h 30 à la Chapelle Saint-Joseph de la Cathédrale Sainte-Anne;
 
Unité Est : le mercredi 8 mai à 19 h 30 à l’église Saint-Ludger de Rivière-du-Loup.

Bienvenue à toutes et tous!

Pierre Jobin,
responsable de la formation
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Bonne journée!
Jean-Yves