samedi 23 novembre 2019

« Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » / (304,263)

Bonjour!
Dimanche 24 novembre 2019

Le Christ, Roi de l'Univers


Sculpture 
près de l'église de Saint-Jean-Port-Joli
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   Confirmations d'adultes...

Ce dimanche à 14 h 30, 
15 adultes seront confirmés à la cathédrale de Sainte-Anne
par Mgr Pierre Goudreault

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Ce dimanche, de 10 h à 16 h

   Marché de Noël   

organisé par les Chevaliers de Colomb
au Centre Bombardier de La Pocatière
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume » (Lc 23, 35-43)
Alléluia. Alléluia.

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.

Béni soit le Règne qui vient, celui de David notre père.
Alléluia. (cf. Mc 11, 9b.10a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,

on venait de crucifier Jésus,

            et le peuple restait là à observer.
Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :
« Il en a sauvé d’autres :
qu’il se sauve lui-même,
s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »
    Les soldats aussi se moquaient de lui ;
s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,
    en disant :
« Si tu es le roi des Juifs,
sauve-toi toi-même ! »

Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :

« Celui-ci est le roi des Juifs. »

    L’un des malfaiteurs suspendus en croix
l’injuriait :
« N’es-tu pas le Christ ?
Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »
    Mais l’autre lui fit de vifs reproches :
« Tu ne crains donc pas Dieu !
Tu es pourtant un condamné, toi aussi !
    Et puis, pour nous, c’est juste :
après ce que nous avons fait,
nous avons ce que nous méritons.
Mais lui, il n’a rien fait de mal. »
    Et il disait :
« Jésus, souviens-toi de moi
quand tu viendras dans ton Royaume. »
    Jésus lui déclara :
« Amen, je te le dis :
aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Ainsi donc Jésus est roi. Mais, qu’entendons-nous quand nous disons que Jésus est roi ? Ce titre de roi est en effet ambivalent. Il ne peut à lui seul s’ajuster tel quel à Dieu. Jésus n’est ni un monarque héréditaire à la tête d’une nation, ni un potentat du monde économique.
Quand Jésus dit : « Mon royaume n’est pas de ce monde » (Jn 18,36), nous pouvons comprendre qu’il ne se construit pas avec l’esprit du monde qui falsifie le pouvoir qui originellement est service et don de soi. Ce qui règne dans le royaume de Jésus, c’est la vérité, la justice, la paix, l’amour comme le chantera la préface de cette messe.
Il y a donc une dissemblance de taille entre notre notion de royauté et celle que Jésus nous révèle en choisissant pour trône royal la croix et pour couronne de majesté des épines. Mais, par-delà cette dissemblance, il faut reconnaître que ce titre de roi donné par les chrétiens à Jésus exprime aussi quelque chose d’authentique, qui n’a rien d’inconvenant.
Notre première lecture nous a donné comme modèle royal David. Il est roi parce qu’il rassemble toutes les tribus de Jacob en un seul peuple, par-delà les rivalités internes. Le roi est donc celui qui, par sa personne, peut servir de référence à tous. Le roi est celui qui, dans sa personne, rassemble et représente le meilleur de chacun de manière à ce que tous puissent se reconnaître en lui. Le roi est celui qui donne une image de soi et qui permet d’accueillir l’autre comme un frère.
Cette figure royale symbolisée par David, nous pouvons l’attribuer sans crainte à Jésus. Jésus est bien celui en qui, de manière concrète, se réalise une perfection d’humanité telle que tout être humain peut se reconnaître. Tout croyant voit pleinement réalisé en Jésus ce qui est encore en germe chez lui.
N’est-ce pas ce qu’expérimente le bon larron sur la croix ? D’où lui vient cette audace incroyable de confesser Jésus comme roi ? Oui, il se reconnaît en lui puisque tous deux sont condamnés au même sort. Mais Jésus vit son agonie sur la croix avec une telle douceur, un tel amour, une telle miséricorde que le larron se sent comme attiré par ce surcroît de liberté, d’humanité, qui lui manque et qu’il trouve en Jésus.
Jésus peut devenir le roi de ce bon larron parce qu’il lui donne l’espérance d’un au-delà de ses limites humaines, l’espérance d’un dépassement jusque dans la mort même. « Aujourd’hui, tu seras avec moi en paradis ! » (Lc 23,43)
Paul, dans la deuxième lecture, nous disait que Jésus est l’image du Dieu invisible (Col 1,15). Choisir Jésus comme roi, c’est reconnaître que nous aussi nous avons part à cette image du Dieu invisible. Choisir Jésus comme roi, c’est choisir de vivre pleinement ce que nous sommes en Dieu : des fils bien aimés du Père. Le Christ est la tête du peuple nouveau sorti des eaux du baptême. Et, ô merveille de sa bonté, il nous établit nous-mêmes comme rois !
Oui, nous sommes rois. Rois en qui tout homme doit pouvoir reconnaître ce à quoi il est appelé : être fils de Dieu. Rois en qui tout homme doit pouvoir trouver la paix, l’espérance, la reconnaissance, ce à quoi il aspire et que le monde du pouvoir ne peut lui donner. Rois en qui tout homme doit se sentir aimé, respecté, relevé et pourquoi pas, guéri et sauvé.
Notre royauté n’est pas celle que le monde propose. Rois à l’envers, nous le sommes parfois quand, prenant notre foi au sérieux, nous nous exposons à être contredits, moqués, humiliés. Mais il est là avec nous, Jésus, qui glisse sa richesse dans notre pauvreté, qui transforme nos croix en béatitudes.
Nous prierons tout à l’heure avec le Notre-Père : que ton règne vienne. Le règne du Père vient par la royauté de son Fils et de ses fils.
 Oui, que ton règne vienne en nous, entre nous. Que nous soit donné ce bonheur d’être, en ce monde tel qu’il est, ces hommes, ces femmes en qui règne cet amour royal, souverain. Amour qui est finalement la noblesse essentielle des pauvres que nous sommes.!

Abbé Philippe Link- Merci!

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«La croix ouvre le ciel qui plus jamais ne se refermera.»
(Anne Lécu)
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«La lumière de Dieu est au cœur de chacun. 
Dieu n'est plus extérieur à l'homme,
 il lui et plus intime que le plus intime de lui-même.»
(Christine Fontaine)
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Bon dimanche!
Jean-Yves


vendredi 22 novembre 2019

«... Nous sommes invités à garder les yeux fixés sur le Christ, afin de ne pas laisser fléchir notre espérance(304,219)

Bonjour!
Samedi 23 novembre 2019

MARCHÉ DE NOËL
Organisé par les Chevaliers de Colomb
CENTRE BOMBARDIER - LA POCATIÈRE
23 et 24 novembre

BIENVENUE!



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Lc 20, 27-40)
Alléluia. Alléluia.

Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;

il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,

    quelques sadducéens

– ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection –
s’approchèrent de Jésus
    et l’interrogèrent :
« Maître, Moïse nous a prescrit :
Si un homme a un frère
qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant,
il doit épouser la veuve
pour susciter une descendance à son frère.
    Or, il y avait sept frères :
le premier se maria et mourut sans enfant ;
    de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve,
et ainsi tous les sept :
ils moururent sans laisser d’enfants.
    Finalement la femme mourut aussi.
    Eh bien, à la résurrection,
cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse,
puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »

    Jésus leur répondit :

« Les enfants de ce monde prennent femme et mari.

    Mais ceux qui ont été jugés dignes
d’avoir part au monde à venir
et à la résurrection d’entre les morts
ne prennent ni femme ni mari,
    car ils ne peuvent plus mourir :
ils sont semblables aux anges,
ils sont enfants de Dieu
et enfants de la résurrection.
    Que les morts ressuscitent,
Moïse lui-même le fait comprendre
dans le récit du buisson ardent,
quand il appelle le Seigneur
le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.
    Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.
Tous, en effet, vivent pour lui. »
    Alors certains scribes prirent la parole pour dire :
« Maître, tu as bien parlé. »
    Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit.

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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(Photo - Site de l'Oratoire saint-Joseph du Mont-Royal - Montréal)

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     Commentaire...  

« Ils sont fils de Dieu en étant héritiers de la résurrection » ; en d’autres termes : héritant de la vie divine, ceux qui sont morts dans le Christ vivront de la vie filiale du Fils unique et connaîtront Dieu dans le partage de l’unique Esprit.
Dans le monde à venir, tous les êtres vivront de la vie même de Dieu, puisque « Dieu sera tout en tous » (1Co 15,28) ; et « tous vivrons pour lui », trouvant dans cette finalité l’expression suprême de leur liberté.
Nous participerons tous à l’unique vie divine chacun selon notre essence, réfléchissant la gloire de Dieu dans notre être de créature. L’homme et la femme seront enfin pleinement à l’image de Dieu dans leur complémentarité voulue par le Créateur comme un appel à l’amour, qui trouvera là son plein épanouissement.
Certes nous sommes déjà héritiers puisque le testateur est passé par la mort : c’est en effet parce que Jésus a accepté de mourir, que nous héritons de sa vie de Ressuscité. Mais Notre-Seigneur n’a pas aboli la mort en tant que telle : c’est en passant sur le même chemin où il nous précède que nous aurons accès à la plénitude de notre héritage.
C’est pourquoi nous sommes invités à garder les yeux fixés sur le Christ, afin de ne pas laisser fléchir notre espérance : « Il est fidèle, celui qui vous appelle : c’est encore lui qui accomplira tout cela » (1Th 5,24).
Seigneur au cœur de ce monde qui méprise la Révélation parce qu’il l’ignore, éveille en nous le sens de la responsabilité, et donne-nous la force de chercher dans ta Parole les réponses aux questions essentielles que tout homme se pose.
Ne permet pas que nous nous contentions d’une lecture superficielle des Écritures, mais accorde-nous ton Esprit, afin qu’il nous “introduise dans la vérité toute entière” (Jn 16,13).

Abbé Philippe Link ---   Merci!

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(Photo d'une peinture prise chez les Ursuline de Loretteville)
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Merci à nos visiteurs...
Ils proviennent des pays suivants:

France - Canada - États-Unis
Russie - Allemagne - Belgique
Ukraine - Suisse - Irlande 
Espagne - Pays-Bas - Portugal 
Jordanie - Tunisie - Cameroun
Bénin - Côte d'Ivoire - et autres encore...
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Bonne journée!
Jean-Yves 

jeudi 21 novembre 2019

« Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »( //304,159)

Bonjour!
Vendredi 22 novembre 2019


«Puisqu'il est avec nous
Tant que dure cet âge,
N'attendons pas la fin des jours
Pour le trouver...
Ouvrons les yeux,
Cherchons sa trace et son visage,
Découvrons-le qui est caché
Au cœur du monde comme un feu!»
(Hymne - Ce matin au bréviaire)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

CANTIQUE

(1 Ch 29, 10, 11abc, 11de-12a, 12bcd)
R/ Nous voici pour célébrer

l'éclat de ton nom, Seigneur ! (cf. 1 Ch 29, 13)

Béni sois-tu, Seigneur,
Dieu de notre père Israël,
depuis les siècles et pour les siècles !

À toi, Seigneur, force et grandeur,
éclat, victoire, majesté,
tout, dans les cieux et sur la terre !

À toi, Seigneur, le règne,
la primauté sur l’univers :
la richesse et la gloire viennent de ta face !

C’est toi, le Maître de tout :
dans ta main, force et puissance ;
tout, par ta main, grandit et s’affermit.
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ÉVANGILE

« De la maison de Dieu, vous avez fait une caverne de bandits » (Lc 19, 45-48)
Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.

Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
    entré dans le Temple,
Jésus se mit à en expulser les vendeurs.
Il leur déclarait :
    « Il est écrit :

Ma maison sera une maison de prière.

Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »
    Et il était chaque jour dans le Temple pour enseigner.
Les grands prêtres et les scribes, ainsi que les notables,
cherchaient à le faire mourir,
    mais ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire ;
en effet, le peuple tout entier,
suspendu à ses lèvres, l’écoutait.
            – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Jésus arrive enfin au Temple, but de son voyage. Il entre dans ce Haut-lieu dont il vient d’annoncer la destruction ainsi que de la Ville sainte.
L’instant est solennel ; le Seigneur accomplit la prophétie de Malachie : « Voici que vient tout à coup en son Temple le dominateur que vous désirez et l’ange de l’alliance dont vous avez tant souhaité la venue » (Mal 3,1).
Hélas, Jérusalem n’a pas « reconnu celui qui aurait pu lui donner la paix » (Lc 19, 41) ; aussi la suite de la prophétie est-elle lourde de menaces : « Qui pourra supporter le jour où il viendra, qui pourra résister à sa manifestation ? Car il est semblable au feu du fondeur et à la potasse des foulons » (Mal 3,2).
Ce bâtiment somptueux à la gloire d’Hérode le Grand, cette construction faite de mains d’hommes, et de mains couvertes de sang, a besoin d’être lavée, purifiée, restituée à sa fonction sacrée. Rutilante d’or sur la façade, mais pleine de cupidité dans les salles transformées en marchés, la Demeure de Dieu est devenue une « caverne de bandits », alors qu’elle devrait être un lieu réservé exclusivement à la prière et à l’adoration.
Elle est vaine l’oblation que les prêtres y offrent tout le jour ; aussi Notre-Seigneur met-il fin aux sacrifices en « expulsant les marchands » qui pourvoyaient aux animaux pour les holocaustes. Ce n’est pas le sang des taureaux ou des brebis qui purifie notre conscience de son péché, mais l’adhésion à la Parole de miséricorde que le Père nous a envoyée, et qui résonne désormais dans sa Maison pour le salut de ceux qui croient : « il était chaque jour dans le Temple pour enseigner, et le peuple tout entier était suspendu à ses lèvres ».
Avant qu’il ne soit détruit, le Temple connaît son apogée, son heure de gloire ; une gloire invisible aux yeux de chair, mais aux yeux de la foi, c’est le Messie qui enseigne dans le lieu préparé pour l’accueillir.
Tout enfant, Jésus avait déjà désigné le Temple comme sa demeure : « Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? » (Lc 2,49) ; maintenant c’est en tant qu’adulte qu’il vient y accomplir son ministère filial.
En ce temps-là les docteurs étaient « stupéfaits de l’intelligence et des réponses » de l’adolescent qui les interrogeaient ; le jeune homme les intriguait, sans plus : il ne représentait pas pour eux une menace.
Aujourd’hui leur réaction est mue par d’autres mobiles : ce Rabbi est devenu un rival qui conteste leur pouvoir ; aussi « cherchent-ils à le faire mourir ».
C’est précisément parce que « les chefs des prêtres, les scribes et les notables » n’ont pas su reconnaître le temps de la visite de celui pour qui cette Maison était construite, que, devenue inutile, elle sera détruite.
Désormais elle est remplacée par un Temple vivant, non fait de mains d’hommes : le Christ ressuscité, et ceux qui, par la foi, lui sont agrégés en un seul Corps, à la louange de gloire de Dieu le Père.
 Seigneur Jésus, nous voulons t’accueillir comme notre Roi, notre unique Maître et notre Grand Prêtre, le seul qui soit capable dans l’Esprit de faire de nos vies une offrande agréable au Père.
Que ta Parole chasse de nos cœurs toutes ces idoles qui ont pris si habilement ta place. Fais de nos cœurs une maison de prière, de paix et d’adoration où tu te plairas à venir demeurer.

Abbé Philippe Link

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«Puisqu'il est avec nous
Dans nos jours de faiblesse,
N'espérons par tenir debout
Sans l'appeler...
Tendons la main,
Crions vers lui notre détresse;
Reconnaissons sur le chemin
Celui qui brûle nos péchés!»
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«Chemin faisant, dans le silence, 
quand nous prenons effectivement le temps, 
nous devenons conscients de la réalité au cœur de notre être,
 nous prenons conscience du trésor de bonté qui est en nous.
 Chemin faisant, dans le silence, 
nous apprenons à nous reconnaître, 
nous commençons à nous reconnaître nous-mêmes, 
nous apprenons à connaître la personne 
que nous sommes en réalité.»

(Ben O'Rourke)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

mercredi 20 novembre 2019

Quelques réflexions de Mgr C. Lépine / Le désir du Christ: notre bonheur... (304,110)

«Nous sommes invités à participer à la vie de Dieu pour l'éternité; c'est la raison pour laquelle nous existons.»

«Notre existence vient de l'amour de Dieu; nous sommes dans le plan de Dieu: chacun, chacune d'entre nous a été voulu par Dieu.»

«Dieu n'oublie jamais qu'il nous a crées par amour et pour l'éternité.»

«Dieu ne cesse jamais de nous voir comme sa créature bien aimée.»

(Christian Lépine, archevêque de Montréal, Homélie, Congrès de la Miséricorde)
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Bonjour!
Jeudi 21 novembre 2019

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! » (Lc 19, 41-44)
Alléluia. Alléluia.
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.

Alléluia. (cf. Ps 94, 8a.7d)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
    lorsque Jésus fut près de Jérusalem,
voyant la ville, il pleura sur elle, en disant :
    « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour
ce qui donne la paix !
Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux.
    Oui, viendront pour toi des jours
où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi,
t’encercleront et te presseront de tous côtés ;
    ils t’anéantiront,
toi et tes enfants qui sont chez toi,
et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre,
parce que tu n’as pas reconnu
le moment où Dieu te visitait. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Jésus, pourquoi pleures-tu ? Le cœur du Christ est plein d’amour pour les âmes. Si seulement nous connaissions le don de Dieu, le don de son amour !
Ce texte d’évangile nous montre combien le Christ nous aime. Pensons également à la manifestation de l’amour du Christ, à la mort de son ami Lazare. Quand les yeux du Christ se sont ont remplis de larmes ceux qui étaient là ont dit,  » Voyez comme il l’aimait. » (Jn 11, 36).
Dans ce passage, nous voyons combien le Christ aime les âmes représentées par la ville entière de Jérusalem. Il pleure parce qu’ils ne l’ont pas écouté. Il pleure parce qu’ils n’ont pas voulu lui ouvrir leur cœur.
Il pleure parce qu’il désire leur bonheur et leur salut et eux, ils errent loin du berger ; ce bon berger qui désire ardemment les mener aux pâturages verdoyants. Seigneur, en me voyant, pleures-tu sur moi ?
« Cela est resté caché à tes yeux ». Comment faire pour nous assurer que rien ne reste caché à nos ’yeux’, c’est à dire à notre conscience ? Si nous ne voulons pas commettre d’erreur pour notre destin éternel, ni être victimes d’une conscience déformée, nous devons adopter comme guide et principe de vie de rechercher et d’accomplir toujours la volonté de Dieu.
Que cela plaise ou non à nos sens, nos idées ou notre entourage ! Cela veut dire que, si nous choisissons de ne pas aligner notre conscience sur la volonté de Dieu, nous choisissions librement de subir les effets d’une conscience déformée ; comme le Christ le précise dans ce passage, ce qui peut nous donner la paix restera alors caché à nos yeux.
Ce n’était pas le cas au début, mais en raison d’une déformation de la conscience, une erreur dans le jugement peut se produire, nous empêchant de reconnaître le moment où Dieu nous visite.
Le deuxième Concile de Vatican parle de la conscience de cette façon : « la conscience est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et Sa voix se fait entendre. « (Gaudium et Spes, 16).
Cela signifie donc que, quand nous entrons dans notre conscience spontanément, par la réflexion, ou plus formellement, par l’examen de conscience, Dieu nous rend visite. Quels moments privilégiés ! Comment ne pourrions-nous pas attendre avec impatience notre examen de conscience ?
Même la crainte de trouver quelque chose que nous devons changer en nous devrait être attendu avec impatience puisque finalement c’est l’amour de Dieu qui nous invite à nous approcher de lui. Ce serait terrible d’entendre le Christ nous dire,  » tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait.  » Adoptons une attitude nouvelle d’enthousiasme en attendant d’être seuls avec Dieu pendant nos examens de conscience.
Seigneur, mon but est de ne jamais te faire pleurer mais de te plaire en tout. Accorde-moi la grâce de t’écouter attentivement pendant ma prière et mon examen de conscience. Je ne veux pas manquer une seule grâce, un seul mot, et oui, Seigneur, particulièrement un mot de désapprobation de ta part.
Enseigne-moi la docilité à ton esprit de sorte que je puisse reconnaître les moments où tu visites mon âme, pour m’aimer et pour me guider vers la vie éternelle.

Abbé Philippe Link - Diocèse de Strasbourg  - Merci!

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«En toute vie le silence dit Dieu,
Tout ce qui est tressaille d'être à lui!
Soyez la voix du silence en travail,
Couvez la vie, c'est elle qui loue Dieu!

(Hymen - La Liturgie des heures - ce jour)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

mardi 19 novembre 2019

Le retour du Maître... / Ce qu'ont fait les trois serviteurs... / (304,075)

Bonjour!
Mercredi 20 novembre 2019


Magnifique vitrail naturel...

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...  

ÉVANGILE

« Pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ? » (Lc 19, 11-28)
Alléluia. Alléluia.
C’est moi qui vous ai choisis,
afin que vous alliez, que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure, dit le Seigneur.

Alléluia. (cf. Jn 15, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
    comme on l’écoutait,
Jésus ajouta une parabole :
il était près de Jérusalem
et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu
allait se manifester à l’instant même.
    Voici donc ce qu’il dit :
« Un homme de la noblesse
partit dans un pays lointain
pour se faire donner la royauté et revenir ensuite.
    Il appela dix de ses serviteurs,
et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ;
puis il leur dit :
“Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.”
    Mais ses concitoyens le détestaient,
et ils envoyèrent derrière lui une délégation
chargée de dire :
“Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.”

    Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté,
il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent,
afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté.
    Le premier se présenta et dit :
“Seigneur, la somme que tu m’avais remise
a été multipliée par dix.”
    Le roi lui déclara :
“Très bien, bon serviteur !
Puisque tu as été fidèle en si peu de chose,
reçois l’autorité sur dix villes.”
    Le second vint dire :
“La somme que tu m’avais remise, Seigneur,
a été multipliée par cinq.”
    À celui-là encore, le roi dit :
“Toi, de même, sois à la tête de cinq villes.”
    Le dernier vint dire :
“Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ;
je l’ai gardée enveloppée dans un linge.
    En effet, j’avais peur de toi,
car tu es un homme exigeant,
tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt,
tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.”
    Le roi lui déclara :
“Je vais te juger sur tes paroles,
serviteur mauvais :
tu savais que je suis un homme exigeant,
que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt,
que je moissonne ce que je n’ai pas semé ;
    alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ?
À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.”
    Et le roi dit à ceux qui étaient là :
“Retirez-lui cette somme
et donnez-la à celui qui a dix fois plus.”
    On lui dit :
“Seigneur, il a dix fois plus !
    – Je vous le déclare :
on donnera
à celui qui a ;
mais celui qui n’a rien
se verra enlever même ce qu’il a.
    Quant à mes ennemis,
ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux,
amenez-les ici
et égorgez-les devant moi.” »

    Après avoir ainsi parlé,
Jésus partit en avant
pour monter à Jérusalem.

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Les deux premiers serviteurs se sont généreusement mis au travail, pour faire fructifier l’argent qui leur avait été confié.
Ils présentent fièrement le fruit de leurs efforts, sans toutefois s’en attribuer le mérite : ce sont les « pièces d’or » qui ont fructifié et en ont apporté d’autres.
Certes il leur a fallu se mettre généreusement au service des dons de Dieu – pardon du Maître – mais ils sont conscients qu’ils n’auraient rien pu faire sans la confiance de celui qui leur avait distribué ses biens. Il est remarquable qu’ils ne remettent pas le fruit de leur travail : ils se contentent de présenter au « Seigneur » la pièce confiée, enrichie de ce qu’elle a rapporté.
Et de fait le Maître non seulement ne la leur réclame pas, mais il leur donne « autorité » sur de bien plus grands biens.
Ces serviteurs ont manifesté leur fidélité en ne changeant rien à leur attitude au moment du départ de leur Maître. Ils lui demeurent étroitement unis par la confiance qu’il leur a faite ; et leur réponse consiste à se montrer digne de cette élection en se mettant généreusement au travail pour faire fructifier le dépôt confié.
Le dernier serviteur par contre se hâte de cacher « dans un linge » cette pièce qui lui brûle les doigts. La peur du Maître le ronge, et dévoile l’ambiguïté de son cœur ; elle trahit probablement son appartenance au groupe des opposants au prétendant à la couronne.
Le Roi n’est pas dupe : l’absence du bon sens élémentaire dans la gestion du bien confié n’est pas due à un simple manque de créativité, mais est révélatrice d’une volonté de nuire, de même que la restitution hâtive du bien, signifie un refus de servir.
Aussi ce « mauvais serviteur » sera-t-il juger sur ses propres paroles et se verra-t-il retirer la pièce d’or à l’effigie du Roi – entendons l’image de Dieu restaurée en nos cœurs par la grâce – qui va enrichir le plus entreprenant des serviteurs.
Entre la venue du Verbe dans la chair et le retour en gloire du Christ Roi de l’univers, s’étend le temps de la patience et de la miséricorde de Dieu, offerte à tous sans exception.
Mais celui qui aura méprisé le don de Dieu et aura refusé de se mettre au service de son Fils, celui-là se trouvera confronté aux ténèbres de la mort qu’il aura délibérément choisies, en n’entrant pas dans le dynamisme de la charité qui ouvre à la Vie.
 Seigneur je t’en prie : purifie-moi de toutes les fausses images de toi que je véhicule inconsciemment ; toutes ces idoles d’un Dieu exigeant, jaloux du bonheur de l’homme, revendicateur, méchant, dur, cruel, etc.
Donne-moi de pouvoir entrer dans la louange des Vivants qui exultent de joie dans la lumière de ton Amour et chantent ta gloire “au son des harpes, du cor et des cymbales triomphantes” (cf. Ps 150).
Délivré de mes peurs, je pourrai alors te servir dans la liberté filiale et produire les fruits de charité que tu attends de moi.

Abbé Philippe Link  --- Merci!

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Bonne journée!
Jean-Yves