dimanche 26 octobre 2025

Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans... / (542,109)

 Bonjour!

Lundi 27 octobre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Luc 13, 10-17



En ce temps-là, Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. » Et il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu.
Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? » 
À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait.



Méditation

Frère Yves Habert

Frère Yves Habert

Couvent du Saint-Nom-de-Jésus à Lyon

Délivre-nous


Nous imaginons sans trop de peine cette femme courbée et Luc précise qu’elle est prise par un esprit depuis dix-huit ans ! Elle est l’image de tout ce qui, en nous, est écrasé par le poids de sa destinée ou de son péché. Mais, en face, se tient le Christ. Devant ce type de souffrance, il n’attend même pas qu’elle lui demande la guérison. D’ailleurs, cette femme ne demande même pas à être redressée. Elle s’est habituée.

Quand le Christ voit la personne rendue incapable de prendre son avenir en main, il prend lui-même l’initiative de guérir. C’est comme dans un accident où le secouriste pose les gestes qui sauvent. Il n’y a pas de « comment cela a-t-il pu se faire ? », mais un geste, l’imposition des mains, et une parole. C’est comme un sacrement. Alors, à partir du moment où la femme reçoit ce signe libérateur du Christ, elle se redresse et se relève. Désormais, avec le Christ, elle peut se tenir debout devant le Père, et contempler Dieu face à face. Et que fait-elle alors ? Elle loue le Seigneur de toute sa hauteur de créature libérée !




Bonne journée!
Jean-Yves



«Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis!» / (542,074)

 Bonjour!



30e dimanche du temps ordinaire (C) - 26 octobre 2025.

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche. 

+  (Lc 18,9-14): Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d'être justes et qui méprisaient tous les autres: «Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L'un était pharisien, et l'autre, publicain.




»Le pharisien se tenait là et priait en lui-même: ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes: voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne’.

»Le publicain, lui, se tenait à distance et n'osait même pas lever les yeux vers le ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: ‘Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis!’. Quand ce dernier rentra chez lui, c'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste, et non pas l'autre. Qui s'élève sera abaissé; qui s'abaisse sera élevé».


Commentaire:

Abbé Joan Pere PULIDO i Gutiérrez (Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

«Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis!»


Aujourd'hui, nous devons lire très soigneusement cet Évangile de saint Luc. Une parabole adressée à nos cœurs. Des paroles de vie pour dévoiler notre authenticité humaine et chrétienne, qui se justifie par l'humilité de nous savoir pécheurs («Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis!»: Lc 18,13), et par la miséricorde et indulgence de notre Dieu («Qui s'élève sera abaissé; qui s'abaisse sera élevé»: Lc 18,14).

De l'authenticité, aujourd'hui, plus que jamais!, nous en avons besoin pour nous découvrir nous mêmes et accentuer la réalité rédemptrice de Dieu dans nos vies et dans notre société. C'est l'attitude convenable afin que le Vérité de notre foi arrive, avec tout son pouvoir, aux hommes et aux femmes d'aujourd'hui. Trois axes supportent cette authenticité évangélique: la force, l'amour et la raison (cf. 2Tm 1,7).

La force, pour connaître la Parole de Dieu et pouvoir la garder dans nos vies, malgré les difficultés. Il faut faire attention à ce point, spécialement de nos jours, car il y a beaucoup d'auto-fraude dans l'ambiance qui nous entoure actuellement. Saint Vincent de Lérins nous en avertissait déjà: «À peine la putréfaction d'une nouvelle erreur commence à se répandre que celui-ci, pour se justifier, s'empare de quelques strophes des Écritures, lesquelles, en plus, déforme avec fourberie et mystification».

L'amour, pour regarder avec tendresse -c'est-à-dire, avec le regard de Dieu- la personne ou l'événement que nous avons en face. Saint Jean Paul II nous encourage à «promouvoir une spiritualité de la communion», que -parmi d'autres choses- «consiste avant tout en un regard du cœur porté sur le mystère de la Trinité qui habite en nous, et dont la lumière doit aussi être perçue sur le visage des frères qui sont à nos côtés».

Et, finalement, raison, pour pouvoir transmettre cette Vérité avec le langage d'aujourd'hui, incarnant réellement la Parole de Dieu dans notre vie: «Ils croiront à nos œuvres plus qu'à n'importe quel autre discours» (Saint Jean Chrysostome).



Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Ne présumons en aucun cas que nous vivons dans la droiture et sans péché. Ce qui témoigne en faveur de notre vie c’est la reconnaissance de nos fautes » (Saint Augustin)

  • « Il ne suffit pas de se demander combien de fois nous prions, il faut aussi se demander comment nous prions. Question : Peut-on prier avec arrogance ? Réponse : non. Peut-on prier avec hypocrisie ? Non. Nous devrions seulement prier en nous mettant devant Dieu tels que nous sommes » (François)

  • « "La prière est l’élévation de l’âme vers Dieu ou la demande à Dieu des biens convenables" (Saint Jean Damascène). D’où parlons-nous en priant ? De la hauteur de notre orgueil et de notre volonté propre, ou des "profondeurs" d’un cœur humble et contrit ? […]. L’humilité est la disposition pour recevoir le don de la prière : l’homme est un “mendiant de Dieu” (Saint Augustin) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.559)




Bon dimanche!
Jean-Yves.

vendredi 24 octobre 2025

« Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas / (542,037)

 Bonjour!

Samedi 25 octobre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »
 Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?” Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” » 

Méditation




Frère Philippe Jaillot

Frère Philippe Jaillot

Couvent de l'Annonciation à Paris

Pas vraiment moins pires

Écouter la méditation
Aujourd’hui, les nouvelles circulent beaucoup avec les réseaux sociaux. Au temps de Jésus, moins vite. Pourtant, en route vers Jérusalem, une nouvelle violente lui parvient. Le genre d’histoire qui vous fait dire : mais comment le mal est-il possible si Dieu, auquel nous croyons, est bon ?

Pilate a versé le sang de Galiléens qui offraient leurs sacrifices. Qu’avaient-ils fait ? On ne le sait. Pourquoi les gens racontent cela à Jésus ? Ils vérifient sa doctrine : si malheur il y a, c’est que ces victimes étaient de grands pécheurs aux yeux de Dieu. En racontant cela, on se rassure. Les croyants modernes aussi savent se rassurer en se disant que les autres sont bien pires qu’eux. Juste avant, Jésus avait dit que le jugement est proche mais qu’on ne voyait pas les signes des temps. Jésus n’explique pas la souffrance. Il dit : ne regardez pas le péché des autres. « Si vous ne vous convertissez pas tous, vous périrez ! » Lâchez toute illusion et tout déni : où en êtes-vous avec Dieu ? Il y a en nous la capacité à nous retourner vers lui, c’est la conversion. Fixez votre regard vers Dieu qui nous attire à lui. Prenons conscience de ce que nous avons à changer nous-mêmes, dans nos vies. Et voyez la patience de Dieu. Il veut nous sauver tous mais ne le fera pas sans nous. Comme le jardinier autour du figuier, le Christ creuse pour augmenter notre force et donne sa grâce comme un engrais. Que le mal ne vous affole pas : désirez être justes et le Christ combattra le premier pour vous.

Bonne journée!
Jean-Yves

jeudi 23 octobre 2025

«Pendant que tu es en chemin mets tout en œuvre pour t’arranger avec ton adversaire..|.(541,991)

 Bonjour!

Vendredi 24 octobre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Luc 12, 54-59


En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive. Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu’il fera une chaleur torride, et cela arrive. Hypocrites ! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ? Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui, afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’huissier, et que l’huissier ne te jette en prison. Je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. »

Méditation

Frère Thomas Zimmermann

Frère Thomas Zimmermann

Couvent de l'Angelicum à Rome (Italie)

A l’amiable



Je crois que notre garde des Sceaux sponsoriserait volontiers cette exhortation de Jésus. C’est un fait que l’on déplore souvent : l’encombrement des tribunaux à cause du nombre d’affaires et du manque de moyens humains et financiers. Face à cet engorgement, les procédures à l’amiable sont souvent proposées, voire favorisées. Mais l’enseignement de Jésus n’a pas d’abord un souci fonctionnel. Il réveille en nous le sens de la justice en amont de la loi, particulièrement dans le cas où nous serions tentés de préférer le « légal » au « juste », pour préserver nos intérêts pas toujours légitimes.

Pas de profondeurs insondables ici, mais une parole à mettre en pratique avec l’intégrité de l’homme droit, celle que chante le psaume 14 : « Celui qui se conduit parfaitement, qui agit avec justice et dit la vérité selon son cœur. Il met un frein à sa langue, ne fait pas de tort à son frère et n’outrage pas son prochain. […] Qui fait ainsi demeure inébranlable. »

Bonne journee!!
Jean-Yves

(541,909)

 Bonjour!

Jeudi 22 octobre 2025

 (Lc 12,49-53): «Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé! Je dois recevoir un baptême, et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli! Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées: trois contre deux et deux contre trois; ils se diviseront: le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère».

Commentaire: Abbé Joan MARQUÉS i Suriñach (Vilamarí, Girona, Espagne)



«Je suis venu apporter un feu sur la terre»


Aujourd'hui, Jésus se présente à nous comme un homme aux grands désirs: «Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé!» (Lc 12,49). Jésus voudrait déjà voir le monde brûler de charité et de vertu! Rien que ça! Il lui faut passer par l'épreuve d'un baptême -la croix- et il voudrait déjà l'avoir fait! Naturellement! Jésus a des plans et il est pressé de les voir se réaliser. Nous pourrions dire qu'il est la proie d'une sainte impatience. Nous aussi, nous avons des idées et des projets, et nous voudrions les voir tout de suite réalité. Le temps nous gêne. «Comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli!» (Lc 12,50), dit Jésus.


C'est la tension de la vie, l'inquiétude ressentie par les personnes qui ont de grands projets. D’autre part, celui qui n'a pas de désirs est éteint, c'est un mort, c'est un frein. En plus, c'est un triste sire, un type amer qui se défoule en critiquant ceux qui travaillent. Ce sont les personnes pleines de désirs qui se remuent et créent du mouvement autour d'elles, qui avancent et font avancer.

Aie de grands désirs! Vise haut! Cherche la perfection personnelle, celle de ta famille, de ton travail, de tes œuvres, des charges que l'on te confie. Les saints ont aspiré au plus parfait. Ils n'eurent pas peur devant l'effort et la tension. Ils se sont remués. Remue-toi, toi aussi! Souviens-toi des mots de saint Augustin: «Si tu dis ça suffit, tu es perdu. Va toujours, marche toujours, avance toujours; ne t'arrêtes pas en chemin, ne recule pas, ne dévie pas de ta route. Qui n'avance pas s'arrête; il fait marche arrière celui qui en vient à penser à une issue et l'apostat s'égare. Mieux vaut boiter sur le chemin, que courir hors de la route». Et il ajoute: «Examine-toi et ne te contentes pas de ce que tu es, si tu veux atteindre ce que tu n'es pas. Car à l'instant même où tu te plais, te voilà à l'arrêt». Bouges-tu ou es-tu arrêté? Demande son aide à la Très Sainte Vierge, Mère de l'Espérance.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « La prière n’est que l’union avec Dieu. Celui qui possède un cœur pur et uni à Dieu vit en lui-même une sorte de tendresse et de douceur qui l’enivre, il se sent entouré comme d’une lumière extraordinaire » (Saint Jean-Marie Vianney)

  • « Dans le "oui" pour Le suivre est compris le courage de se laisser brûler par le feu de la passion de Jésus Christ » (Benoît XVI)

  • « Le Baptême de Jésus, c’est, de sa part, l’acceptation et l’inauguration de sa mission de Serviteur souffrant. Il se laisse compter parmi les pécheurs (cf. Is 53, 12) ; il est déjà "l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde" (Jn 1, 29) ; déjà, il anticipe le "baptême" de sa mort sanglante (cf. Mc 10, 38 ; Lc 12, 50). Il vient déjà "accomplir toute justice" (Mt 3, 15), c’est-à-dire qu’il se soumet tout entier à la volonté de son Père : il accepte par amour le baptême de mort pour la rémission de nos péchés » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 536)

Bonne journée!
Jean-Yves.

lundi 20 octobre 2025

«Gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces» / (541,691)

 Bonjour!

Mardi 22 octobre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

    +  (Lc 12,35-38): «Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte. 

Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis: il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. 

S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils!».

Commentaire: Abbé Miquel VENQUE i To (Solsona, Lleida, Espagne)

«Gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces»


Aujourd'hui, il faut prêter attention aux paroles de Jésus: «Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte» (Lc 12,36). Quelle joie de découvrir que même si je suis pécheur et insignifiant, j'ouvrirai moi-même la porte au Seigneur quand il frappera à ma porte! Et oui, au moment de la mort, c'est moi-même qui ouvrirai ou fermerai la porte au Seigneur, personne ne peut le faire pour moi. «Il faut se persuader que Dieu nous demandera des comptes non seulement de nos actes et paroles mais aussi de la façon dont nous avons utilisé notre temps» (Saint Grégoire de Naziance).

Être devant la porte et ouvrir les yeux est un exposé clé et qui est à ma portée. Je ne peux pas me distraire. Se distraire c'est d'oublier notre objectif, vouloir aller au ciel, mais sans un engagement opérationnel, c'est comme faire des bulles de savon, sans une volonté engagée et qu'on peut évaluer. Se mettre un tablier veut dire être dans la cuisine en train de préparer jusqu'au dernier détail. Mon père qui était agriculteur, disait qu'on ne peut pas semer la terre qui n'est pas prête; pour faire une bonne semence il faut parcourir le champ et semer avec attention.

Le chrétien n'est pas un naufragé sans boussole, il sait d'où il vient, où il va et il sait comment y arriver; il connaît l'objectif, il connaît les moyens pour s'y rendre ainsi que les difficultés pour y arriver.
Ne pas perdre cela de vue nous aidera à être vigilants et à ouvrir la porte au Seigneur le moment venu. L'appel à la vigilance et à la responsabilité se répète souvent dans la prédication de Jésus pour deux raisons évidentes: l'une est que Jésus nous aime et "veille" sur nous et l'autre est que celui qui aime ne s'endort pas. Et parce que le diable nous tente continuellement. La pensée du ciel ou de l'enfer ne doit pas nous distraire de nos obligations de tous les jours, mais c'est une pensée salutaire et incarnée qui mérite notre louange au Seigneur: «S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils!» (Lc 12,38). Jésus aide-moi à vivre dans l'attente et à être vigilant chaque jour en t'aimant toujours.


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Béni soit donc, celui à la porte duquel le Christ frappe. Notre porte est la foi, qui, si elle résiste, défend toute la maison » (Saint Ambroise)

  • « Jésus veut que notre existence soit laborieuse, que nous ne baissions jamais la garde, pour accueillir avec gratitude et émerveillement chaque nouveau jour que Dieu nous donne » (François)

  • « […] La vigilance est "garde du cœur", et Jésus demande au Père de nous garder en son Nom. L’Esprit Saint cherche à nous éveiller sans cesse à cette vigilance […] » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.849)

Bonne journée!
Jean-Yves, diacre
Diocèse de Sainte-Anne-de-La Pocatière
au Québec

dimanche 19 octobre 2025

«Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ?» / (541,591)

 Bonjour!

Lundi 20 octobre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



(Mt 20,20-28): Alors la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit: «Que veux-tu?». Elle répondit: «Voilà mes deux fils: ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume». Jésus répondit: «Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire?». Ils lui dirent: «Nous le pouvons». Il leur dit: «Ma coupe, vous y boirez; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père».

Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et leur dit: «Vous le savez: les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi: celui qui veut devenir grand sera votre serviteur; et celui qui veut être le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude».

«Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ?»

Mgr. Octavio RUIZ Arenas Secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de la Nouvelle Evangélisation(Città del Vaticano, Saint-Sige)

Aujourd'hui, l'épisode que nous raconte ce passage de l'Evangile nous met face à une situation qui arrive assez souvent dans les diverses communautés chrétiennes. En effet, Jean et Jacques ont fait preuve de générosité en abandonnant leur maison et leurs filets de pêche pour suivre Jésus. Ils ont entendu le message du Seigneur annonçant un Royaume et offrant la vie éternelle, mais ils n'arrivent toujours pas à comprendre la dimension de ce que propose le Seigneur et c'est pour cela que leur mère demande quelque chose de bon mais qui reste au niveau des aspirations purement humaines : "ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume". (Mt 20,21)

De la même manière, nous entendons et suivons le Seigneur, comme l'ont fait les premiers disciples, mais parfois nous n'arrivons pas à saisir l'exactitude de son message et nous nous laissons emporter par des intérêts personnels ou des ambitions à l'intérieur de l'Eglise. Nous oublions qu'en acceptant le Seigneur, nous devons nous donner à Lui entièrement et avec confiance, que nous ne pouvons pas penser à obtenir la gloire sans accepter d'abord la croix.

La réponse de Jésus met précisément l'accent sur cet aspect: pour faire partie de son Royaume, l'important c'est d'accepter de boire de la même "coupe" (cf. Mt 20,22), c'est-à-dire, être prêts à donner nos vies pour l'amour de Dieu et nous consacrer au service de nos frères, avec la même attitude miséricordieuse que Jésus. Dans sa première homélie, le pape François souligné que pour suivre le chemin de Jésus il faut porter sa croix, car " Quand nous marchons sans la Croix, quand nous édifions sans la Croix, quand nous confessons un Christ sans Croix, nous ne sommes pas des disciples du Seigneur."

Suivre Jésus exige, par conséquent, une grande humilité de notre part. Depuis le baptême nous avons été appelés à être ses témoins afin de transformer le monde. Mais nous ne réussirons cette transformation que si nous pouvons être les serviteurs des autres, dans un esprit de grande générosité et de dévouement, mais toujours dans la joie de suivre le Seigneur et de faire ressentir sa présence.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « C’est comme si Jésus leur disait : vous me parlez d’honneurs et de couronnes, mais moi je vous parle de combats et de fatigues. Ce n’est pas l’heure des récompenses » (Saint Jean Chrysostome)

  • « La tentation du christianisme sans la croix, une Eglise à mi-chemin, qui ne veut pas arriver là où le Père veut, c’est la tentation du triomphalisme. Nous voulons la victoire d’aujourd’hui, sans aller à la croix, une victoire mondaine, une victoire raisonnable » (François)

  • « En ceci consiste la rédemption du Christ : il "est venu donner sa vie en rançon pour la multitude" (Mt 20, 28), c’est-à-dire "aimer les siens jusqu’à la fin" (Jn 13, 1) pour qu’ils soient "affranchis de la vaine conduite héritée de leurs pères" » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 622)

Bonne journée!
Jean-Yves

samedi 18 octobre 2025

Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?

Bonjour!

Dimanche 19 octobre 2025

Voici a Parole de Dieu de ce 29e  dimanche. 



Évangile selon saint Luc 18, 1-8

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : ‘Rends-moi justice contre mon adversaire.’ Longtemps il refusa ; puis il se dit : ‘Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.’ »
Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

«Il faut toujours prier sans se décourager»

Abbé Pere CALMELL i Turet(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous rappelle «qu'il faut toujours prier sans se décourager» (Lc 18,1). Il nous l'apprend par ses ouvres et par ses paroles. Saint Luc nous apparaît comme l'évangéliste de la prière de Jésus. En effet, dans quelques unes des scènes de la vie du Seigneur qui nous ont été transmises par les auteurs des Saintes Écritures, seul les textes de Luc nous montrent le Seigneur priant.

Dans le Baptême du Jourdain, dans l'élection des Douze et dans la Transfiguration. Lorsqu'un disciple lui demanda «Seigneur, apprends-nous à prier» (Lc 11,1), de Ses lèvres jaillit le Notre Père. Lorsqu'Il annonce les négations de Pierre: «Mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne sombre pas» (Lc 22,32). Dans la crucifixion: «Père, pardonne-leur: ils ne savent pas ce qu'ils font» (Lc 23,34). Quand Il meurt sur la Croix: «Père, en tes mains je remets mon esprit», du Psaume 31. Le Seigneur lui-même est le modèle de la prière de pétition, spécialement à Gethsémani, d'après la description de tous les évangélistes.

Je peux essayer de concrétiser comment faire en sorte d'élever mon cœur à Dieu dans les différentes activités, car c'est n'est pas le même un travail intellectuel qu'un travail manuel; se trouver à l'église, dans un stade sportif ou à la maison; conduire par la ville ou par l'autoroute; c'est n'es pas la même chose la prière de pétition que le remerciement; l'adoration ou demander pardon; de bonne heure que lorsque nous avons à supporter la fatigue accumulée du jour. Saint Josemaria Escrivá nous donne une formule pour la prière de pétition: «Celui-là obtient davantage qui insiste de plus près... Alors, tiens-toi plus près de Dieu: efforce-toi d'être saint».

La Vierge Marie est une modèle de prière, et aussi de pétition. À Cana, en Galilée, elle fut à même d'avancer l'heure de Jésus, l'heure des miracles. Avec sa pétition, pleine d'amour pour ces époux et de confiance en son Fils.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Faites ce que vous pouvez, et ce que vous ne pouvez pas faire, demandez-le à Dieu ! (Saint Augustin)

  • « La prière nous change le cœur. Elle nous fait mieux comprendre comment est notre Dieu. Mais pour cela il est important de parler avec le Seigneur, pas avec des mots vides » (François)

  • « […] Jacob […] lutte toute une nuit avec "quelqu’un" de mystérieux qui refuse de lui révéler son nom mais le bénit avant de le quitter à l’aurore (cf. Gn 32, 25-31). La tradition spirituelle de l’Eglise a retenu de ce récit le symbole de la prière comme combat de la foi et victoire de la persévérance » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.573)


Bon dimanche!
Jean-Yves