vendredi 6 juillet 2018

Ils ne comprennent pas pourquoi Lui et ses disciples ne jeûnent pas. / Quelques pensées... / (272,960)

Bonjour!
Samedi 7 juillet 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Mt 9,14-17): Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant: «Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons?». Jésus leur répondit: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. Et personne ne coud une pièce d'étoffe neuve sur un vieux vêtement; car le morceau ajouté tire sur le vêtement et le déchire davantage. Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve».
Commentaire:
Abbé Joaquim FORTUNY i Vizcarro (Cunit, Tarragona, Espagne)
«Un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé»

Aujourd'hui, nous remarquons comment avec Jésus commence un temps nouveau et une nouvelle doctrine, enseignée avec autorité et, comme toute chose nouvelle, elle choque les politiques et les autorités. Ainsi, dans les pages qui précèdent cet Évangile nous voyons Jésus en train de pardonner et guérir l'homme paralysé pendant que les pharisiens se scandalisent; Jésus appelant Mathieu un percepteur d'impôts et mangeant chez lui avec d'autres publicains et pécheurs pendant que les pharisiens "grimpent aux murs"; et dans l'Évangile d'aujourd'hui ce sont les disciples de Jean qui viennent vers Jésus car ils ne comprennent pas pourquoi Lui et ses disciples ne jeûnent pas.

Jésus, qui ne laisse jamais personne sans réponse, leur dira: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront» (Mt 9,15). Le jeûne était et est, le "praxis" pénitentielle qui contribue à «acquérir la maîtrise de nos instincts et la liberté du cœur» (Catéchisme de l'Église Catholique, n. 2043) ainsi qu'à interpréter la miséricorde divine. Mais à ce moment précis la miséricorde et l'amour infini de Dieu étaient parmi eux dans la présence de Jésus, le Verbe Incarné. Comment pouvaient-ils jeûner? La seule attitude possible était la joie, le bonheur d'avoir la présence de Dieu fait homme. Comment pouvaient-ils jeûner si Jésus venait de leur révéler une nouvelle manière de se mettre en rapport avec Dieu, un esprit nouveau qui rompait avec toutes les anciennes façons de procéder?

Aujourd'hui Jésus est là: «Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20), et Il n'est pas là car Il a retourné au Père et nous clamons: «Viens Seigneur Jésus».

Nous sommes dans l'attente. C'est pour cela qu'il faut que nous nous renouvelions chaque jour avec l'esprit nouveau de Jésus, afin de nous détacher de la routine, jeûner de tout ce qui peut nous empêcher d'avancer vers une identification totale avec le Christ, vers la sanctification. «Justes sont nos pleurs -notre jeûne- si nous brûlons d'envie de le voir» (Saint Augustin).

Nous supplions notre Sainte Mère Marie de nous concéder les grâces nécessaires pour vivre la joie de savoir que nous sommes des enfants aimés.
-----
 
«Devenir témoin du Christ ressuscité, cela s'apprend...».
 
-----
 
«Notre vraie nationalité est l'humanité.»
(Herbert George Wells)
-----
 
«La vocation est un torrent qu'on ne peut refouler,
ni barrer, ni contraindre.
 Il s'ouvrira toujours un passage vers l'océan.»
(Henrik Ibsen)
_____
 
«Colère et intolérance
 sont les ennemis d'une bonne compréhension.»
(Gandhi)
-----

«Plus on prend de la hauteur, plus on voit loin...
(Proverbe chinois)
-----
 
-----
 
Bonne journée!
Jean-Yves
 


Et bonnes vacances!

--- 

mercredi 4 juillet 2018

Notre foi et notre prière peuvent devenir une occasion de guérison... / (272,890)

Bonjour!
Jeudi 5 juillet 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

Matthieu 9, 1-8

En ce temps-là, Jésus monta en barque, refit la traversée, et alla dans sa ville de Capharnaüm. Et voici qu’on lui présenta un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Et voici que certains parmi les scribes se disaient : « Celui-là blasphème. » Mais Jésus, connaissant leurs pensées, demanda : « Pourquoi avez-vous des pensées mauvaises ? En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien dire : “Lève-toi et marche” ? Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés… – Jésus s’adressa alors au paralysé – lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison. » Il se leva et rentra dans sa maison. Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.
           

            Réflexion          
1. Jésus est de retour à Capharnaüm, après un voyage dans différentes villes de Galilée. On lui amène alors un homme paralysé, pour obtenir sa guérison. Jésus lui dit que ses péchés sont pardonnés. Et devant la réaction de quelques scribes qui se trouvaient là, qui se demandent comment Jésus peut affirmer cela, alors que Dieu seul peut pardonner les péchés, Jésus guérit le malade de sa paralysie, montrant alors que c’est bien avec un pouvoir divin qu’il agit.
2. Dans le récit de ce miracle nous trouvons en fait la clé qui nous permet de comprendre un aspect essentiel de la mission de Jésus. C’est du péché, de l’emprise de Satan, que Jésus est venu nous libérer. La paralysie de l’âme est un mal bien plus grand que la paralysie du corps. Dans cette scène, le premier miracle, le pardon des péchés est en fait bien plus grand que le deuxième, bien que celui-ci soit plus visible. Satan veut nous « paralyser », c’est-à-dire nous empêcher d’aimer, de faire le bien et d’être heureux. Jésus est venu pour nous libérer de ces chaînes.
3. Un autre élément important de ce récit, que l’on retrouve dans d’autres miracles de Jésus, c’est qu’il a vu la foi de ceux qui apportaient le malade, et non d’abord la foi du malade lui-même. Plusieurs fois, Jésus a guéri, et même ressuscité des personnes quand d’autres venaient avec foi lui demander un miracle. Nous devons donc prendre conscience de notre pouvoir d’intercession, en tant que chrétiens, pour les autres. Avec une prière confiante, intense et pleine de foi, nous pouvons vraiment accomplir beaucoup de bien autour de nous. Notre foi et notre prière peuvent devenir une occasion de guérison pour telle ou telle personne qui n’a pas les moyens ou la foi nécessaire pour faire une prière à Jésus.
            Père Jean-Marie Fornerod, LC
-----
 
 
 
«Dans notre vie simple, dépouillée,
banale, pauvre,
parfois apparemment dénuée de sens,
il y a une beauté, une richesse, un trésor.
Partons à sa recherche...»

(Étienne Dahler)
-----

Sommes-nous alertes à ce qui peut donner du sens à notre vie?
Une parole de chanson...
Un geste dans un film ou une série...
Le dialogue avec un ami...

-----

Osons affronter la vie...
Le mouvement de l'amour c'est de s'avancer...
Être une Église en mouvement...
Soyons une Église de marcheurs...
-----


 
Bonne journée!
Jean-Yves

mardi 3 juillet 2018

« Mon Seigneur et mon Dieu ! » / Statue de saint Thomas / (272,822)

Bonjour!
Mardi 3 juillet 2018
 
 
Photo:
Statue de saint Thomas
Face à l'église de Saint-Thomas de Montmagny.
Cette statue de saint Thomas a été placée devant l'église
au temps où l'abbé Jacques Simard était curé de cette paroisse.
-----
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
   Fête de saint Thomas, apôtre et martyr.                  

Jean (20, 24-29) L’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

-----
 
 « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
avance ta main, et mets-la dans mon côté :
cesse d’être incrédule, sois croyant. »
Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
-----
 
Thomas a manqué le premier rendez-vous avec Jésus...
Si vous donnez rendez-vous à Jésus, lui ne le manquera pas...
-----
 
 
Photo:
Chœur de l'église de Saint-Thomas de Montmagny
(Jean-Yves)
-----
Dieu,
tu es bon,
loué sois-tu,
gloire à toi!
-----
 
«Il est vital de pouvoir nous appuyer sur la sainte Écriture
dans les luttes qui sont les nôtres.»
(Jacques Philippe)
-----

«Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.»
(Rabelais)
-----
 
Bonne journée!
Jean-Yves

dimanche 1 juillet 2018

«Suis-moi.» /Nos visiteurs... / Quelques belles pensées à approfondir... / (272,769)

Bonjour!
Lundi 2 juillet 2018
 

----- 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
(Mt 8,18-22): Jésus, voyant la foule autour de lui, donna l'ordre de partir vers l'autre rive du lac. Un scribe s'approcha et lui dit: «Maître, je te suivrai partout où tu iras». Mais Jésus lui déclara: «Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête». Un autre de ses disciples lui dit: «Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père». Jésus lui dit: «Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts».
Commentaire:
Abbé Jordi PASCUAL i Bancells (Salt, Girona, Espagne)
   «Suis-moi»  
Aujourd'hui, l'Évangile nous présente à travers ses deux personnages principaux une des qualités du bon disciple de Jésus: son indifférence à l'égard des biens matériels. Mais auparavant, le texte de saint Matthieu nous mentionne un détail que je ne voudrais pas négliger de souligner: «Jésus, voyant la foule autour de lui...» (Mt 8,18).

Une grande foule s'est assemblée auprès de Jésus pour écouter ses paroles, pour que ses maux, corporels et spirituels, soient taris; ils cherchent le salut et une souffle de Vie Joyeuse et Éternelle dans l'agitation de ce monde.

Il advient aujourd'hui quelque chose de semblable: tous —sens en prendre, peut être, conscience— avons besoin de Dieu, de rassasier notre cœur des véritables biens, comme la connaissance et l'amour de Jesús- Christ et une vie d'amitié avec Lui. Sinon, nous pouvons tomber dans le piège de vouloir remplir notre cœur d'autres “dieux” qui ne peuvent pas donner du sens à notre vie: le téléphone portable, l'Internet, les vacances aux Bahamas, le travail ininterrompu pour gagner chaque fois un peu plus d'argent, une voiture meilleure que celle du voisin, ou la salle de gym pour arborer le plus beau physique du pays.... C'est exactement ce qui arrive aujourd'hui à beaucoup du monde.

Par contraste, le cri plein de force et de confiance du Pape Jean Paul II retentit, lorsqu'il parle aux jeunes du monde: «On peut être moderne et profondément fidèle à Jésus Christ». Pour cela, comme dit le Seigneur, il est nécessaire de savoir renoncer à tout ce qui nous lie à une vie trop matérialiste qui ferme les portes à l'Esprit.

«Le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. (…) Suis-moi» (Mt 8,22), nous dit l'Évangile d'aujourd'hui. Et saint Grégoire le Grand nous rappelle: «Les choses temporelles pour en user, les éternelles pour en jouir; temporelles comme à des voyageurs, les éternelles comme à des hommes en repos». C'est un bon critère pour examiner si nous suivons les traces de Jésus.
-----

«L'espérance est un acte de foi qui fait entrer dans la vie
 pour une éternité d'amour."
(Benoît XVI)
-----
 
 
 
«La vie éternelle
c'est une immersion dans l'océan de l'amour infini
 dans lequel le temps n'existe plus.»
(Michel Aupetit)
-----

Quand on est un peu triste,
 que tout semble aller de travers, pensons:
 «Dieu m’aime, Dieu ne m’abandonne pas».
Pape François

J'ai cueilli cette dernière pensée sur le site
 de l'Archidiocèse de Gatineau.
Aujourd'hui c'est le 36e anniversaire d'ordination
 de Mgr Durochers,
 archevêque de Gatineau.
 Meilleurs vœux!
-----

   Merci  

à nos visiteurs ...
Ils proviennent des pays suivants:

France - Canada - États-Unis -
Allemagne - Russie - Belgique -
Ukraine - Suisse - Espagne -
Côte d'Ivoire - Cameroun - Irlande -
Congo-Kinshasa - Togo - Pologne -
 Maurice - Et autres encore...

Merci de partager la Parole de Dieu avec nous!
-----
 
Bonne journée!
Demeurez au frais...
Jean-Yves
-----

Le signe de la croix... / (272,764)

Bonjour!
Dimanche 1er juillet 2018
 
 
 
Le signe de la croix...
(Article paru dans le feuillet paroissial du 10 juin 2018
dans la section Nourrir notre foi.)
-----
 
Quel est le sens du signe de la croix? Voilà bien le geste chrétien le plus courant qui soit, je pense... Dans un article que je lisais récemment, un jeune disait que c'était le numéro de téléphone de Dieu! Il est vrai que, lorsqu'on veut lui parler dans nos prières personnelles ou collectives, lorsqu'on veut se mettre en sa présence, on trace ce signe, ce geste de salutation de la main et alors notre prière peut commencer...
Mais le signe de la croix est en lui-même une prière! Et une très belle prière... C'est le signe de notre reconnaissance au Christ et à son Église. C'est le signe et l'expression de notre foi en la Trinité Sainte. En somme c'est tout le Symbole de notre foi qui est contenu et exprimé là, dans ce signe. Moi je suis toujours en admiration lorsque je vois un joueur de hockey, par exemple, faire son signe de croix avant une partie... Je me dis, voilà quelqu'un qui n'a pas peur d'affirmer sa foi et qui demande à Dieu de l'accompagner, de le protéger durant la partie, et pourquoi pas de l'aider à gagner!

Qui a tracé sur moi le premier signe de croix? Ma mère? Mon père? - Lorsque, comme diacre, je rencontre des jeunes parents qui demandent le baptême pour leur enfant, je leur demande de faire un petit signe de croix sur le front de leur enfant d'ici le baptême... Ainsi, l'enfant sera habitué à cette prière lors de son baptême et aura déjà commencé à prier...
Qui a appris à un jeune enfant à faire le signe de croix? Il faut laisser aux parents cette responsabilité mais, comme catéchètes, lors des préparations aux premiers sacrements (premier pardon et eucharistie) nous initions régulièrement les jeunes à cette pratique... Ils ne connaissent pas vraiment le premier signe des chrétiens... Aussi, ne nous gênons pas de montrer à nos jeunes, nos enfants et nos petits-enfants, à faire ce signe qui est un premier contact avec Dieu et qui éveille à la foi.
Quand est-ce que je fais le signe de la croix? Sur moi? Ça peut être au début de ma journée... à la fin de ma journée... Sur quelqu'un d'autre? Sur un bébé, un petit enfant, sur mes enfants lors du Jour de l'An... Sur un objet tel que le pain, le repas. - Moi, par exemple, il m'arrive de bénir des motos, des autos, des maisons, une tombe ou une urne. - C'est là un signe que les gens croient à la présence de Dieu dans leur vie, et savent demander sa protection dans leurs actions...

On pourrait en dire long encore sur ce signe propre aux chrétiens qu'est le signe de la croix car c'est le résumé de notre foi en Dieu en trois Personnes et c'est aussi le signe de notre salut.
Toute ma vie de chrétien est marquée par le signe de la croix et, à ma mort, je veux que ce signe m'accompagne lors de ma rencontre avec mon Dieu
 
Jean-Yves Fortin, diacre
La Pocatière
Diocèse de Sainte-Anne-de-La Pocatière
-----






«Crois seulement» /(272,736)

Bonjour!
Dimanche 1er juillet 2018

Résultats de recherche d'images pour « Drapeau du Canada »
 
BONNE FÊTE À TOUS LES CANADIENS!
 

(Les lettres en bleu veulent dire que nous sommes aussi des Québécois!)
 
 
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...
 
      (Mc 5,21-43): Jésus regagna en barque l'autre rive, et une grande foule s'assembla autour de lui. Il était au bord du lac. Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment: «Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu'elle soit sauvée et qu'elle vive». Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu'elle l'écrasait.

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans. Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration; au contraire, son état avait plutôt empiré. Cette femme donc, ayant appris ce qu'on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement. Car elle se disait: «Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée». A l'instant, l'hémorragie s'arrêta, et elle ressentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu'une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait: «Qui a touché mes vêtements?». Ses disciples lui répondaient: «Tu vois bien la foule qui t'écrase, et tu demandes: ‘Qui m'a touché?’». Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste. Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Mais Jésus reprit: «Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal».

Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci: «Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître?». Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue: «Ne crains pas, crois seulement». Il ne laissa personne l'accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son frère. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l'agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur: «Pourquoi cette agitation et ces pleurs? L'enfant n'est pas morte: elle dort». Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l'enfant, et ceux qui l'accompagnent. Puis il pénètre là où reposait la jeune fille. Il saisit la main de l'enfant, et lui dit: «Talitha koum», ce qui signifie: «Jeune fille, je te le dis, lève-toi!». Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher -elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés. Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache; puis il leur dit de la faire manger.
   Commentaire:  
Fray Valentí SERRA i Fornell (Barcelona, Espagne)
«Crois seulement»
Aujourd'hui, saint Marc nous présente une avalanche de nécessiteux qui s’approchent de Jésus-Sauveur cherchant consolation et santé. Et même, ce jour-là, un homme nommé Jaïre, chef de la synagogue, s’ouvrit un chemin parmi la foule pour implorer la santé de sa fillette: «Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu'elle soit sauvée et qu'elle vive» (Mc 5,23).

Peut-être cet homme connaissait-il Jésus de vue, parce qu’Il fréquentait la synagogue et, dans son désespoir, décida-t-il de l’appeler à l’aide. Toujours est-il que Jésus, saisissant la foi de ce père affligé, accéda à sa demande. Mais, alors qu’Il se dirigeait vers la maison, la nouvelle survint de ce que la fillette venait de mourir et qu’il était désormais inutile de se déranger: «Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître?» (Mc 5,35).

Jésus, se rendant compte de la situation, demanda à Jaïre de ne pas se laisser influencer par l’ambiance pessimiste, en lui disant: «Ne crains pas, crois seulement» (Mc 5,36). Jésus demanda à ce père une foi plus grande, capable de surmonter les doutes et la crainte. En arrivant à la maison de Jaïre, le Messie rendit la vie à la fillette avec ces mots: «Talitha koum», ce qui signifie: «Jeune fille, je te le dis, lève-toi!» (Mc 5,41).

Nous aussi, nous devrions avoir plus de foi, une foi qui ne doute pas face aux difficultés et aux épreuves de la vie, et qui sait mûrir dans la douleur à travers l’union au Christ, comme nous le suggère le pape Benoît XVI dans son encyclique Spe Salvi (Sauvés par l’espérance): «Ce qui guérit l’homme ne consiste pas à éviter la souffrance et à fuir la douleur, mais dans la capacité d’accepter les tribulations, d’y puiser notre maturité et d’y trouver un sens par l’union au Christ, qui souffrit avec un amour infini».

 
-----
 
 
«La foi est davantage une relation personnelle
de confiance avec Dieu
 plutôt qu'une accumulation de connaissances.»
(Éienne Dahler)
-----

«La vie humaine contient un trésor extraordinaire:
 la présence de Dieu
- Paul dira; «Nous sommes des vases d'argile,
mais qui contiennent un trésor infini» (cf 2 Co 4,7)
- C'est pourquoi elle est infiniment respectable.»
(Étienne Dahler)
-----
 
Bon dimanche!
Jean-Yves
 
 

samedi 30 juin 2018

« Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit » / (272,717)

   Bonjour !  
Samedi 30 juin 2018
 
 
Photo:
La chute à la Seigneurie des Aulnaies.
(Saint-Roch-des-Aulnaies)
Jean-Yves
-----
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 


 

« Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit »

                             Matthieu 8, 5-17
En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »  Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux, mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.
Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui toucha la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait. Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés. D’une parole, il expulsa les esprits et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit, pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.

 

   Réflexion...

1. Remarquons l’humilité du centurion : c’est un militaire qui commande à une centaine d’hommes et il s’approche, devant toute la foule, d’un simple rabbi du pays qu’il occupe, s’abaissant en-dessous de cet homme. Et de manière étonnante, lorsque Jésus accède à sa demande « Je vais aller le guérir », au lieu de bondir de joie et de partir à toute allure voir son serviteur, il s’humilie encore : « Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. » N’est-ce pas cette humilité à laquelle nous sommes tous appelés ? Et particulièrement reconnaître en notre frère, en notre sœur, une image de Dieu et pour cette raison se mettre intérieurement à genoux devant eux ? 
2. Le centurion ne demande rien à Jésus. Il lui présente juste un fait. Comme Marie à Cana. Il soumet le fait à Jésus, simplement. Il laisse Jésus, qui connaît le fond des cœurs, décider. Il a une très grande confiance en l’autorité de Jésus : il pressent que Jésus a tout pouvoir sur l’ensemble de la création. Et c’est l’union de cette grande humilité et de cette ferme confiance qui force l’admiration de Jésus. C’est elle qui nous est donnée en exemple aujourd’hui.
3. « Il lui toucha la main et la fièvre la quitta. Elle se leva et elle le servait. » Par nos guérisons physiques et spirituelles, Jésus nous prépare à aimer et à servir davantage.

 

Patricia Freisz, membre de Regnum Christi
-----
 
«Tout homme possède
une sorte de trace d'éternité dans son cœur
lui affirmant qu'il n'est pas fait pour retourner à la poussière.»
(Étienne Dahler)
-----
Photo:
Prise à L'Islet chez mes grands-parents.
Merci Marc Fortin)
(Jean-Yves)
-----
Bonne journée!
Jean-Yves

jeudi 28 juin 2018

Bâtir sur le sable ou sur le roc?... /(272,650)

Bonjour!
Jeudi 28 juin 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

Évangile selon saint Matthieu 7, 21-29

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ce jour-là, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons expulsé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?” Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui commettez le mal !”
Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »
Lorsque Jésus eut terminé ce discours, les foules restèrent frappées de son enseignement, car il les enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.

 

Réflexion

1. « Ce n’est pas en me disant : Seigneur, Seigneur ! (…) »
Dans cet Évangile nous pouvons voir comment une fois de plus Jésus formule des reproches à tous ceux qui le suivent par les paroles et non par le cœur. Jésus demeure encore plus sévère sur le sujet : même ceux qui auront accompli des miracles en son nom, s'ils ne suivent pas ses paroles, leurs efforts ne servent à rien. Il ne suffit donc pas d’être plus ou moins bien, de se contenter de ne pas faire le mal et d’aller à la messe le dimanche. Le Seigneur nous demande plus, non pas pour nous contrarier mais parce qu'il nous aime et veut nous voir heureux.
2. Construire sur le roc et non pas sur le sable
Comment donc savoir ce que je dois faire de plus et ce que me demande Dieu dans ma vie ? Le Seigneur nous donne la réponse avec la parabole de l’homme qui choisit de construire sa vie sur le roc ou sur le sable.
Pour être vraiment heureux et parvenir à la vie éternelle, il faut construire sur le roc :  c’est-à-dire écouter, lire et méditer la Parole de Dieu qu'il nous a laissée dans les Évangiles. C’est uniquement par la contemplation des Écritures que nous serons capables de discerner chaque jour la volonté du Seigneur. Comment y parvenir si nous ne lisons pas la Bible ou si nous l'écoutons seulement le dimanche à la messe. Le pape Benoit XVI nous conseillait ainsi : « Je vous exhorte à consacrer du temps, chaque jour, à la Parole de Dieu, à vous en nourrir, à la méditer continuellement. C'est aussi une aide précieuse pour se mettre à l'abri d'un activisme superficiel qui peut momentanément satisfaire l'orgueil mais qui, finalement, laisse vides et insatisfaits. » (Benoit XVI Angélus du 6 mars 2011). Mettre la Parole de Dieu au centre de nos vie est donc le moyen le plus sûr de faire la volonté de Dieu.
Pour conclure, l’Évangile souligne aussi que Jésus enseignait avec autorité ; en effet ses paroles sont paroles de vie éternelle comme le dira saint Pierre. C’est pour cela qu’en écoutant seulement ses paroles et en les mettant en pratique, nous serons capables d’entrer dans sa gloire.   (Fr. Jean-Baptiste Ribes, LC)
-----

     Bonne journée!
Jean-Yves    
          

mardi 26 juin 2018

«C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez»/(272,595)

  Bonjour!  
Mercredi 27 juin 2018
 

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Mt 7,15-20): «Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces. C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons. C'est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l'arbre mauvais donne des fruits détestables. Un arbre bon ne peut pas porter des fruits détestables, ni un arbre mauvais porter de beaux fruits. Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu. C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez».
-----   
Commentaire:
+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret (Vic, Barcelona, Espagne)
«C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez»
Aujourd'hui, s'ouvre devant nous un nouveau contraste évangélique, entre les arbres mauvais et les bons. Les affirmations de Jésus à ce sujet sont d'une telle simplicité qu'on dirait qu'elles sont simplistes. Mais il est juste de dire qu'elles ne le sont pas du tout! Elles ne le sont pas du tout, comme notre vie de tous les jours ne l'est pas du tout non plus.

Nous apprenons qu'il y a des bons qui dégénèrent et finissent par donner de mauvais fruits et par contre il y a des mauvais qui changent et donnent de bons fruits. En définitive, que signifie «tout arbre bon donne de beaux fruits» (Mt 7,17)? Est-ce que cela signifie que le bon est bon car il ne cesse jamais de faire le bien? Qu'il fait le bien et ne se fatigue pas. Qu'il fait le bien et ne cède pas à la tentation de faire le mal. Qu'il fait le bien et persévère jusqu'au point de devenir un héros. Qu'il fait le bien et que si jamais par fatigue il cesse d'agir ainsi, ou tombe dans la tentation de faire le mal, ou encore prend peur face à cette exigence avec laquelle on ne peut pas transiger, il le reconnaît sincèrement, le confesse immédiatement, se repent de tout son cœur et… il recommence.

Ah! Et il le fait aussi, car entre autres choses, il sait que s'il ne donne pas de bons fruits il sera coupé et jeté au feu (la sainte crainte de Dieu garde la vigne des bons vignobles) et parce que connaissant la bonté d'autrui à travers de leurs bonnes œuvres, il sait, non seulement par sa propre expérience, mais aussi par expérience sociale, qu'il est bon et ne peut être reconnu comme tel que grâce à ses actes et non à ses paroles.

Car il ne suffit pas de dire «Seigneur, Seigneur!». Comme nous le rappelle Saint Jacques, la foi devient crédible uniquement par le biais de ses actions: «Montre-moi donc ta foi qui n'agit pas; moi, c'est par mes actes que je te montrerai ma foi» (Jc 2,18).
-----


Photo:
Sanctuaire Notre-Dame-de-Fatima
La Pocatière
-----