mercredi 11 décembre 2019

« Personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste » / (305,737)

Bonjour!
Jeudi 12 décembre 2019



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste » (Mt 11, 11-15)
Alléluia, Alléluia. Ciel, répands ta rosée ! Nuées, faites pleuvoir le juste ! Terre, ouvre-toi, que germe le Sauveur ! Alléluia. (cf. Is 45, 8)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,

Jésus déclarait aux foules :
« Amen, je vous le dis :
Parmi ceux qui sont nés d’une femme,
personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ;
et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux
est plus grand que lui.

Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu’à présent,

le royaume des Cieux subit la violence,
et des violents cherchent à s’en emparer.
Tous les Prophètes, ainsi que la Loi,
ont prophétisé jusqu’à Jean.
Et, si vous voulez bien comprendre,
c’est lui, le prophète Élie qui doit venir.
Celui qui a des oreilles,
qu’il entende ! »

– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Cette péricope a vraiment de quoi surprendre : Jésus nous confronterait-il à nouveau au Dieu terrible, exigeant, sans cœur, égoïste, etc. ? Et cela au moment même où, grâce aux paraboles de la miséricorde, nous commencions à mettre notre espérance en un Père plein de tendresse et de compassion à notre égard ?
Ainsi donc, lorsqu’après une rude vie de travail ici-bas, nous nous présenterons devant Dieu au ciel, ce sera pour nous mettre « en tenue pour le servir » ? Et nous sommes avertis : nous n’aurons pas même droit à une once de « reconnaissance d’avoir exécuté ses ordres » ! C’est à se demander si l’enfer n’est pas plus enviable que l’espérance des bienheureux !
Cette interprétation est heureusement insoutenable, car Jésus ne saurait être contradictoire, lui qui nous décrivait il y a quelques jours à peine la joie débordante du Père accueillant son fils égaré, pour lequel il fait tuer le veau gras. Il doit donc y avoir un trésor caché dans ces paroles : à nous de le découvrir.
Pour comprendre l’enseignement du Seigneur, il faut nous souvenir qu’il ne nous demande jamais que ce qu’il accomplit en premier. C’est donc que Jésus se considère lui-même comme un « serviteur quelconque », qui n’a « fait que son devoir » en rassemblant par le sacrifice de la Croix, les enfants de Dieu dispersé que le Père lui avait confié.
N’est-il pas le bon Berger qui, après une journée de rude labeur, ne s’accorde aucun repos avant d’avoir nourri de son propre corps ceux dont il s’est fait le Serviteur ? Bien plus : ce qu’il a préfiguré le soir du Jeudi Saint en lavant les pieds de ses disciples et en instituant l’Eucharistie, il l’accomplit le lendemain en s’offrant comme le véritable Agneau de la Pâque nouvelle et définitive.
Or sur la Croix, Jésus n’a pas revendiqué la résurrection comme une « récompense » pour ses « bons et loyaux services » ou pour son obéissance ; il s’est contenté de remettre son esprit entre les mains de son Père, après avoir une dernière fois intercédé pour ses bourreaux : « Tout est accompli ; Père, j’ai mené à bien l’œuvre que tu m’as confiée ; maintenant tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix selon ta Parole ».
Son holocauste, expression suprême de l’Amour, ne peut être que pure gratuité afin que tous, sans exception et sans mérite, puissent venir y puiser l’Eau vive de l’Esprit. Jésus ne se soucie pas de son avenir, car il s’en remet totalement à l’amour bienveillant de son Père, dont il sait fort bien qu’il veille sur lui et le pourvoit « de l’être, du mouvement et de la vie » en surabondance.
« De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé… » : plût au ciel qu’un jour cela nous arrive ! Pourtant ce ne serait que le strict devoir de ceux qui ont été élevés à la dignité de serviteurs du Très-Haut. Y a-t-il honneur plus grand que celui de servir Dieu, en dispensant les biens de son Royaume qu’il nous a confiés ?
Et si déjà sur terre, nous qui sommes mauvais, éprouvons une intense joie à servir nos amis gratuitement, qu’en sera-t-il lorsque nous pourrons servir dans cette même gratuité celui qui est notre Ami par excellence ?
Et si paradoxalement Dieu se réservait de nous combler en nous permettant de lui manifester notre reconnaissance par notre service désintéressé ?
Il est trop clair que le Tout-Puissant n’en a guère besoin ; mais n’est-ce pas le moyen qu’il nous offre pour nous permettre de nous rapprocher de lui, de le découvrir dans son intimité, et d’expérimenter, au cœur même de ce service, la douceur de l’amour partagé ?
Cet amour de charité qui fait les délices du Fils unique, de tous les Anges et de tous les Saints, bref de tous ceux qui ont accepté de le servir comme « des serviteurs quelconques ».
Entrons donc dès à présent dans ces dispositions : Dieu n’attend pas de nous l’impossible, mais que nous fassions du mieux que nous pouvons le peu qui nous est confié ; il accomplira lui-même le reste par des chemins qu’il ne nous appartient pas de connaître.
Que le service désintéressé de Dieu et de nos frères n’ait d’autre but que de témoigner de notre reconnaissance pour la gratuité du salut immérité. Tout ce qui viendrait en plus serait un marchandage indigne de l’amour.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Bonne journée!
Jean-Yves 

mardi 10 décembre 2019

Le chrétien n’est jamais seul et même dans les moments où nous nous sentons le plus abandonnés c’est toujours le Seigneur qui nous tient la main et nous permet d’avancer. (305,648)

Bonjour!
Mercredi 11 décembre 2019



Voici la Parole de dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Venez à moi, vous tous qui peinez » (Mt 11, 28-30)
Alléluia, Alléluia.
 Il viendra, le Seigneur, pour sauver son peuple. 
Heureux ceux qui seront prêts à partir à sa rencontre ! 
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus prit la parole :
« Venez à moi,
vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug,
devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur,
et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter,
et mon fardeau, léger. »

– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

1. L’un des gros défis de notre société d’aujourd’hui est de comprendre comment le sentiment de solitude augmente massivement alors que tous les moyens modernes, comme les réseaux sociaux et l’évolution des techniques de communication, devraient faire en sorte que plus personne au monde ne se sente seul. Les faits sont pourtant bien différents et il suffit de regarder autour de nous pour trouver très rapidement des gens, ou peut-être même notre propre personne, qui au milieu des bruits, des images et de la foule se sentent chaque jour un peu plus isolés.
2. Devant cette réalité, il y en a une autre qui peut nous sembler encore plus contradictoire. Certaines personnes décident de se séparer du monde et d’aller vivre soit en petite communauté, soit même dans la solitude la plus totale pour rencontrer plus profondément quelqu’un. Ce quelqu’un, nous le savons, c’est le Christ, et il est de ces personnes que l’on ne peut connaître profondément au milieu du bruit et des distractions de nos journées à cent à l’heure. Il faut aller vers lui et devenir ses disciples. Cette expérience du Christ n’est pas toujours agréable car il faut prendre sur nous le joug du Christ. Cette grosse pièce de bois, qui peut réellement blesser nos épaules, n’est pas très attirante. Mais il faut savoir que le Christ ne nous laissera jamais le porter seul.
3. Alors oui, un joug n’est jamais facile à porter mais si c’est bien le joug du Christ alors cela signifie que, dans toutes mes épreuves, je n’ai qu’à tourner la tête pour voir le visage rempli d’amour de mon Seigneur qui souffre, sue et pleure avec moi. Le chrétien n’est jamais seul et même dans les moments où nous nous sentons le plus abandonnés c’est toujours le Seigneur qui nous tient la main et nous permet d’avancer. Si nous acceptons de porter son joug, le problème de la solitude n’en sera plus jamais un.   Frère Jérôme Dejoie, LC
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«Lorsque nous nous regardons les uns les autres,
 nous devrions offrir une image de ce sourire de Dieu,
 qui trouve sa joie en chacun de nous,.»
(Timothy Radcliffe)
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«La vie est toujours ouverte devant nous,
 toujours sous le signe de l'espérance. et cela,
 jusqu'au dernier souffle.»
(Philippe Rivet de Sabatier)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

lundi 9 décembre 2019

À la recherche de la brebis égarée... / (305,588)

Bonjour!
Mardi 10 décembre 2019


Photo: De François Boute - France - Merci
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Dieu ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu » (Mt 18, 12-14)
Alléluia, Alléluia. Il est proche, le jour du Seigneur ; le voici qui vient nous sauver. Alléluia.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Quel est votre avis ?
Si un homme possède cent brebis
et que l’une d’entre elles s’égare,
ne va-t-il pas laisser les 99 autres
dans la montagne
pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
Et, s’il arrive à la retrouver,
amen, je vous le dis :
il se réjouit pour elle
plus que pour les 99
qui ne se sont pas égarées.
Ainsi, votre Père qui est aux cieux
ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »

– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

« Que pensez-vous de ceci ? » Jésus nous invite à prendre position par rapport au comportement du propriétaire des brebis. Si nous répondons spontanément, nous nous étonnerons sans doute de la réaction impulsive de cet homme.
Certes son souci de retrouver la brebis égarée est louable, mais sa décision n’expose-t-elle pas le reste du troupeau à tous les dangers qui rôdent « dans la montagne » où il l’abandonne ? La prudence élémentaire ne l’obligeait-elle pas à prendre le temps de rentrer le troupeau dans la bergerie avant de se lancer « à la recherche de la brebis égarée » ?
Après ce premier mouvement de surprise devant le comportement pour le moins paradoxal de cet homme, une lecture plus attentive nous aide cependant à entrer dans la logique de son choix.
Pour commencer, le récit ne dit pas qu’il est le « berger » du troupeau, mais son « propriétaire ». Nous sommes donc en droit de penser que lorsqu’il se met en quête de l’égarée, les quatre-vingt-dix-neuf autres brebis demeurent sous la vigilance attentive des bergers à qui le propriétaire a confié son troupeau.
Ensuite, le propriétaire des brebis, c’est le Père, qui les confie à son Fils : « Elles étaient à toi, tu me les as données » (Jn 17, 6). Dès lors celui-ci peut agir comme si les brebis lui appartenaient ; en effet : « Ceux que tu m’as donnés sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi » (Jn 17, 10). « L’homme qui possède les brebis » et qui, laissant son troupeau dans la montagne, part « à la recherche de la brebis égarée », c’est donc d’abord le Christ ; mais aussi tout disciple qui partage la préoccupation de Jésus pour les brebis que le Père lui confie.
Seigneur, “enlève mon cœur de pierre, et donne-moi un cœur de chair” (Ez 36, 26), compatissant et miséricordieux. Ne permets pas que je demeure indifférent devant les égarements de mes frères, mais que le désir brûlant de leur salut me fasse courir à leur recherche.
Que l’Esprit Saint mette sur mes lèvres les paroles qui touchent leur cœur et leur permettent de découvrir que tu es un berger plein de tendresse, qui “cherche la brebis perdue et ramène l’égarée ; qui soigne celle qui est blessée et rend des forces à celle qui est faible ; qui garde et fais paître avec justice celle qui est grasse et vigoureuse” (Ez 34, 16-17).

Abbé Philippe Link  -  Merci1

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Bonne journée!
Jean-Yves 

dimanche 8 décembre 2019

L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » / (305,539)

Bonjour!
Lundi 9 décembre 2019


Photo prise au Grand Séminaire de Québec
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 26-38)
Alléluia. Alléluia.

Je te salue, Marie, Comblée-de-grâce :
le Seigneur est avec toi,
tu es bénie entre les femmes.
Alléluia. (cf. Lc 1, 28.42)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,

    l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
    à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
    L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
    À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
    L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
    Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
    Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
    il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »
    Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »
    L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
    Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
    Car rien n’est impossible à Dieu. »
    Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »

Alors l’ange la quitta.
     – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...
En regardant Marie, nous avons le désir de faire grandir en nous l’unité intérieure, l’appel à être saint, en laissant former en nous le Christ. Parce que dans le Christ, tout appartient au Père, tout ne tend que vers le Père.
Dans le Christ, il n’y a aucune limite à la rectitude, aucune limite à l’amour de Dieu : « le Père et moi, nous sommes un ». Ainsi est-il possible de vivre comme Jésus qui est le Chemin, la Vérité et la Vie.
Mais, nous le savons trop, cette croissance dans le Christ, elle s’opère dans un être marqué par le péché, contrairement à Marie qui est sans péché. Sa conception immaculée préside à sa croissance dans la grâce, elle est le commencement de tous ses dons et particulièrement dans son rôle de mère de Dieu.
C’est le point de départ, c’est l’étoile qui brille au matin. Dès les premières lueurs de conscience, Marie accepte d’ouvrir son cœur aux initiatives de Dieu, elle grandit dans son amour, elle devient son épouse, pour devenir le réceptacle tout prêt à accueillir en elle l’Enfant divin engendré par l’Esprit. C’est le trésor de sa vie, mais aussi, le trésor qu’elle partage avec nous.
C’est pour nous, en effet, que Marie reçoit tous ces dons divins, c’est pour devenir la Mère de Dieu qu’elle est pure et toute belle, pleine de grâce, pour accueillir son fils mais aussi pour être notre mère. Dès le premier instant de sa vie, elle est comblée de la plénitude de Dieu, Elle s’initie à son rôle de Mère. Tout ce qui la concerne, concerne Jésus et ses frères et sœurs engendrés à la vie de Dieu et appelés à devenir des saints et des saintes.
Notre-Dame de la transparence, en toi et à travers toi Dieu nous parle : donne-nous un cœur simple, remplis-nous d’allégresse. Ô Vierge du Fiat et du Magnificat, rends nos cœurs transparents comme le tien.
 Notre-Dame de l’humilité, cachée dans la foule, enveloppée dans le mystère, aide-nous à porter la Bonne Nouvelle au monde et à nous immerger dans le mystère du Christ pour en communiquer quelque chose à nos frères.

Notre-Dame de la fidélité, Toi qui sans cesse « recherchais le visage du Seigneur », Toi qui as accepté le mystère et qui l’as médité dans ton cœur, Toi qui as vécu en accord avec ce que tu croyais, Toi qui fus l’exemple même de la constance dans l’épreuve comme dans l’exaltation, aide-nous à tenir nos engagements, en bons et fidèles serviteurs, jusqu’au dernier jour de notre vie sur la terre.

Abbé Philippe Link  ---  Merci!

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«En Marie, Dieu choisit l'humanité pour demeure et l'Église,
 Peuple de Dieu, en est le Sacrement.»
(Félix Caillet)
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Basilique Notre-Dame-de-Québec
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Bonne journée!
Jean-Yves 

samedi 7 décembre 2019

La conversion à laquelle nous invite la voix du désert est l’occasion d’un nouveau départ à prendre pour nous.../ .(305,444)

Bonjour!
Dimanche 8 décembre 2019


Cette photo a été prise en France à l'entrée d'un château...
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2e dimanche de l'Avent
Voici la Parole de Dieu de ce jour...


(8 décembre: Fête de Notre-Dame-de-L'Immaculée Conception)
(Cette fête est reportée à demain...)
La photo a été prise à N.-D.-du-Portage.
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ÉVANGILE

« Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche » (Mt 3, 1-12)
Alléluia. Alléluia.

Préparez le chemin du Seigneur,
rendez droits ses sentiers :
tout être vivant verra le salut de Dieu.
Alléluia. (cf. Lc 3, 4.6)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ces jours-là,

paraît Jean le Baptiste,
qui proclame dans le désert de Judée :
    « Convertissez-vous,
car le royaume des Cieux est tout proche. »
    Jean est celui que désignait la parole
prononcée par le prophète Isaïe :
Voix de celui qui crie dans le désert :
Préparez le chemin du Seigneur,
rendez droits ses sentiers.

    Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau,

et une ceinture de cuir autour des reins ;
il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage.
    Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain
se rendaient auprès de lui,
    et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain
en reconnaissant leurs péchés.
    Voyant beaucoup de pharisiens et de sadducéens
se présenter à son baptême,
il leur dit :
« Engeance de vipères !
Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ?
    Produisez donc un fruit digne de la conversion.
    N’allez pas dire en vous-mêmes :
‘Nous avons Abraham pour père’ ;
car, je vous le dis :
des pierres que voici,
Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham.
    Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres :
tout arbre qui ne produit pas de bons fruits
va être coupé et jeté au feu.

    Moi, je vous baptise dans l’eau,

en vue de la conversion.
Mais celui qui vient derrière moi
est plus fort que moi,
et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales.
Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.
Il tient dans sa main la pelle à vanner,
il va nettoyer son aire à battre le blé,
et il amassera son grain dans le grenier ;
quant à la paille,
il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.
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 Commentaire...
L’évangéliste Matthieu nous dit qu’Isaïe 
parlait de Jean-Baptiste quand il prophétisait en disant : « Voix de celui qui crie dans le désert ».
Jean-Baptiste est « la voix de celui qui crie » et non « la voix qui crie dans le désert ».
Il n’est pas celui qui crie, il en est la voix.
Alors qui est-il celui qui crie ?
 Qui est-il si ce n’est Jésus lui-même ? 
Lui la Parole, lui le Verbe, c’est lui « celui qui crie dans le désert ».

Jean le Baptiste est la voix qui donne le son, Jésus le Christ en est le Verbe qui donne le sens. Jésus-Christ est le crieur.
Jean-Baptiste est la voix.
Tous deux, bien distincts, sont unis dans la même mission.
Ne proclament-ils pas d’ailleurs tous deux le même message : « Repentez-vous car le Royaume des cieux est tout proche ». Jean-Baptiste a été la voix ultime avant la manifestation du Verbe-fait-Chair.

Ce cri résonne jusqu’à nous aujourd’hui. Mais il est si facile de ne pas l’entendre.
Jean-Baptiste en fait l’expérience au désert.
Cette surdité volontaire est un refus d’entendre l’appel à la conversion, un refus de prêter l’oreille de son cœur au murmure amoureux du Seigneur : « J’ai soif ».
Aujourd’hui, si nous entendons cette voix de celui qui crie dans le désert,
n’endurcissons pas notre cœur mais écoutons la voix du Seigneur (cf. Ps 95,7-8).


La conversion à laquelle invite cette voix est l’occasion d’un nouveau départ. Si l’arbre mort de nos œuvres stériles va être coupé à la racine, c’est pour que pousse le rameau vert de cette souche enracinée en Dieu. Isaïe l’annonce : « Un rejeton jaillira de ses racines » (Is 11,1). Rien de plus fragile que cette petite pousse comparée à la grandeur de l’arbre.
Mais c’est la vie de Dieu qui veut grandir en nous. Ce surgeon contient la puissance de la vie. La plénitude de l’Esprit habite en lui : « Esprit de sagesse et de discernement, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte du Seigneur » (Is 11,2).

Au matin de Pâques, Jésus, le Germe nouveau est sorti de terre victorieux de la mort. C’est cette même vie, remplie d’Esprit-Saint, qui veut, telle une sève fortifiante, nourrir notre vie en Christ. Cet appel de Jean-Baptiste au désert nous rappelle que le Christ vient aujourd’hui dans notre vie. Les germes de la vie nouvelle sont là en nous.
Convertissons-nous pour que ces germes deviennent un grand arbre auprès duquel beaucoup pourront venir s’abriter. Dieu a pris le chemin le plus fragile pour venir à nous, celui de l’incarnation. Il vient par des voies qui nous surprennent peut-être. Mais prenons-nous au sérieux sa venue ?


Oui, il vient ! Sachons le voir. Il vient par le sourire de l’enfant. Il vient par la tendresse du regard échangé dans l’amour. Il vient par la promesse tenue dans l’épreuve. Il vient par l’aide apportée à celui qui cherche à dire et ne trouve pas les mots.
Il vient par l’écoute qui entend au-delà des mots celui ou celle qui parle. Il vient par la beauté qui élève le cœur. Il vient par celui qui ne renonce pas à dire vrai. Il vient dans le dévouement de ceux qui savent prendre de leur nécessaire pour le service d’autrui. Il vient dans le pain que l’on partage et dans la coupe eucharistique qui est présentée à ceux qui veulent vivre de Sa vie. Il vient, oui !


Heureux sommes-nous d’être dans l’attente de sa venue. Heureux celui qui cherche Dieu et qui se laisse chercher par lui.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Debout! Le Seigneur vient!
Bienheureux les convives
Au festin de l'amour.
Dieu lui-même s'invite
Et nous verse la joie.
Rassemblons-nous!
Le Seigneur vient!

(Hymne au temps de l'Avent - Bréviaire)
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Dans "L'Amour fou de Dieu" de Henri Boulad, s.j.

«Bergson a des pages fort suggestives sur la différence 
entre l'instinct et l'intelligence.
 «L'instinct, c'est la routine, la répétition, l'éternel recommencement;
 l'intelligence, c'est la créativité, l'inventivité,
 la  recherche, l'effort pour imaginer toujours du neuf.»
 L'intelligence n'est-elle pas un des sept dons de l'Esprit, 
qui nous pousse à chercher, à crée,
 à inventer de nouveaux chemins, à aller toujours au-delà.»
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Un jour l'abbé Roger Fortin 
m'avait envoyé cette image que j'aime beaucoup...

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Ceux, celles qui veulent m'expédier des photos symboliques:

jyfortin2@hotmail.com

Merci!
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Bon dimanche!
Jean-Yves 

« Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion » / (305,361)

Hier: plus de 107 visiteurs! - Merci! La Parole de Dieu fait son chemin...

Bonjour!
Samedi 7 décembre 2019


Photo:
De Bernard Lecomte - France - Merci!
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion » (Mt 9, 35 – 10, 1.5a.6-8)
Alléluia, Alléluia. Le Seigneur est notre juge, il nous donne des lois, le Seigneur est notre roi : c’est lui qui nous sauve. Alléluia. (Is 33, 22)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,

Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages,
enseignant dans leurs synagogues,
proclamant l’Évangile du Royaume
et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles
parce qu’elles étaient désemparées et abattues
comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Alors Jésus appela ses douze disciples
et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs
et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Ces douze, Jésus les envoya en mission
avec les instructions suivantes :
« Allez vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
Sur votre route,
proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts,
purifiez les lépreux, expulsez les démons.
Vous avez reçu gratuitement :
donnez gratuitement. »

– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

« Voyant les foules, il eut pitié d’elles parce qu’elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. » Voilà décrite sans fausse pudeur notre situation.
Le monde court, s’agite, et poursuit mille objectifs, mais son cœur que le monde semble oublier est fatigué de cette vie. Il voudrait marcher vers son repos, trouver son bonheur en Dieu.
Et Jésus d’ajouter : « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux ». D’abord un peu déroutante (quel est le lien avec les brebis abattues et l’absence de berger ?), cette parole éclaire d’une lumière nouvelle notre attente de Noël.
Le problème de notre monde et le nôtre, dans une certaine mesure, n’est pas uniquement de n’avoir pas de berger, mais il est surtout d’être tellement abattu et prisonnier de nos compromissions que nous ne pouvons plus avoir conscience de notre situation.
Être fatigué au point d’oublier qu’il suffirait de marcher vers le repos. Être abattu au point de ne plus croire qu’il existe un berger qui nous appelle, un bon pasteur prêt à venir chercher la brebis isolée.
L’attitude de Jésus n’est alors pas de se manifester comme le bon berger que le monde attend sans le savoir. Notre Seigneur préfère d’abord susciter le désir de ce berger. Il préfère nous aider à prendre conscience de notre abattement. Alors nous le chercherons. Alors nous accueillerons celui qui vient à nous, à la rencontre du peuple qui marche dans la nuit.
Et pour cela, Jésus choisit de compter sur nous. Notre fatigue ne saurait être un prétexte à nous reposer sur les épaules de Jésus. La moisson est abondante : il y a tant de cœurs qui ne demandent qu’à être instruits de la venue du Royaume ; il y a tant d’âmes qui désirent qu’on leur rappelle le son de la voix du berger qui vient nous rassembler. Pour eux tous, pour nous-mêmes, Jésus suscite des ouvriers.
Ce temps de l’attente que nous vivons à travers l’Avent n’est donc pas le temps de la passivité. Quelle que soit notre fatigue, le maître de la moisson compte sur nous, il demande de nous livrer au travail de la prière, tous. Et pour certains, Jésus demande d’aller sur les routes du monde manifester la vérité : le Royaume de Dieu est parmi nous. Il se fait proche, le berger que nos cœurs désirent.
Seigneur, je sais que tu m’aimes, et que tu veux t’occuper de moi. Tu veux me donner ta parole vivifiante et soulager mes souffrances. Aide-moi à reconnaître ta présence dans ma vie à travers les personnes que tu m’envoies.

Abbé Philippe Link - Merci!

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«Debout! Le Seigneur vient!
L'espérance nouvelle
Entre à flots dans nos vies.
Son mystère féconde
Un silence de foi.
Purifions-nous!»

(Hymne - Temps de l'Avent - Bréviaire)
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Photo:
Sculpture représentant Marie enceinte et Joseph allant vers Bethléem...
Cette sculpture est présentement au chœur dans la cathédrale du sainte-Anne.
(Jean-Yves)
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«J'ai cessé de vouloir devenir quelqu'un que je ne suis pas, 
un meilleur catholique par exemple.
 À l'inverse, j'ai commencé à découvrir ma singularité, 
ma véritable image, celle qui est en moi 
depuis le jour de mon baptême.«

(Mark, un ami de Ben O'Rourke,
 dans le livre: «Trouver son trésor intérieur» p. 90)
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Noël vient!
C'est la présence de Jésus qui se creuse en nous...
Le Royaume est tout proche...
Réjouissons-nous!
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Bonne journée!
Jean-Yves