samedi 8 juillet 2023

« Je suis doux et humble de cœur » / L'essentiel... les paroles. / (435,195)

 Bonjour!

Dimanche 9 juillet 2023

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...


ÉVANGILE

« Je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 25-30)

Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus prit la parole et dit :
« Père, Seigneur du ciel et de la terre,
je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l’as révélé aux tout-petits.
    Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
    Tout m’a été remis par mon Père ;
personne ne connaît le Fils, sinon le Père,
et personne ne connaît le Père, sinon le Fils,
et celui à qui le Fils veut le révéler.

    Venez à moi,
vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
et moi, je vous procurerai le repos.
    Prenez sur vous mon joug,
devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur,
et vous trouverez le repos pour votre âme.
    Oui, mon joug est facile à porter,
et mon fardeau, léger. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Est-il possible d’aimer, est-il possible d’être disciple, est-il possible de pardonner, si on ne cherche pas d’abord à connaître la douceur et l’humilité du cœur du Christ ? Mais que se passe-il lorsque nous commençons à nous mettre à la suite de Jésus, à essayer de lui répondre amour pour amour ? Nous nous levons, nous faisons quelques pas, et nous sentons le poids de notre fardeau qui nous entrave. 

D’une certaine façon, on ne découvre vraiment le poids de ce fardeau que lorsqu’on commence à se relever et à vouloir marcher, à vouloir répondre à l’appel du Christ. On prend conscience de tout ce qui nous alourdit, le poids de notre péché, le poids de nos habitudes, le poids de nos blessures, le poids des autres, de nos divisions, le poids même de Dieu, de ce Dieu que nous imaginons, que nous déformons au fond de notre cœur.

Le Christ vient transformer ce fardeau impossible à traîner. Il le transforme en quoi ? En son joug léger, facile à porter (Mt 11, 29).

Le fardeau, qu’est-ce que c’est ? Le fardeau, c’est ce que je porte seul ! Si je tombe, avec mon fardeau, personne pour me relever ; si je m’égare, personne pour me guider ; si je m’arrête, personne pour me rendre l’élan !

Mais le joug, qu’est-ce que c’est que le joug ? C’est ce qu’on porte à deux, C’est ce même fardeau porté avec le Christ ! Car le Christ le porte avec moi et pour moi ; si je m’égare le joug du Christ me tient en droit chemin (Ps 25, 12) ; si je m’arrête, le joug me tire de l’avant, parce qu’il me relie au Christ.

Marcher avec le Christ, être son disciple, ce n’est donc pas ne plus rien avoir à porter. Mais c’est ne plus rien porter comme un fardeau, tout seul, car désormais on porte tout comme un joug, relié au Christ. Le Christ est venu mettre son épaule sous notre fardeau, il s’est fait petit, il s’est courbé, il le porte avec nous et le transforme en un joug qui nous fait avancer. Notre pauvreté n’a pas disparu. Peut-être même qu’elle nous est devenue plus sensible, mais elle ne nous écrase plus, elle nous relie au Christ, elle n’est plus notre fardeau, elle est devenue son joug.

Si nous regardons bien ce joug nous voyons qu’il a la forme de la Croix. Le Christ s’est abaissé pour porter le fardeau de tout homme en lui donnant la forme de sa Croix. Toutes ces croix des hommes, ces milliards de croix, à chaque fois sont l’unique Croix du Christ, car de ces fardeaux, il en a fait le joug qui relie à lui. Chacune de ces croix dessine un sillon dans le champ du monde, un sillon unique, irremplaçable ; un humble chemin d’amour, souvent indiscernable, que le Christ fait de chacune de nos vies. Le monde devient ainsi secrètement un immense labour où peu à peu, le monde nouveau se met à germer.

Pour avancer vers la vie éternelle, il n’y a pas à prendre un chemin de grandeur ni de prodiges qui nous dépassent, mais à tenir notre âme en paix et silence (Ps 131), tout contre le cœur humble du Christ, sur ce chemin qui est le nôtre. Le Christ passe au milieu de nous, et nous appelle à être de vrais disciples : donne-moi ton fardeau, ne le porte plus seul, j’en ferai mon joug, il te reliera à moi. Tout ce qui t’arrêtait, j’en ferai ce joug par lequel je t’entraîne avec moi.

Laissons-nous toucher par l’humilité du cœur du Christ qui s’abaisse devant nous pour nous élever, et déposons le fardeau de notre vie afin qu’il devienne le joug joyeux du Christ.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«L'Esprit de Dieu habite en vous.»
(Saint-Paul)
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"À vin nouveau, outre neuve..."
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Le salut, c'est le don de Dieu. 
C'est par la grâce que nous sommes sauvés, 
par le moyen de la foi; nous n'y sommes pour rien... 
C'est un don de Dieu.
(Ressuscités)

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Chant à méditer...

"L'essentiel"
(De Ginette Reno)

L'essentielC'est d'être aiméLe reste importe peu, la seule véritéC'est compter pour quelqu'un quoiqu'il puisse arriverC'est entrer dans son cœur et n'en sortir jamaisC'est recevoir autant qu'on aimerait donnerNe plus s'appartenir, en être rassuréC'est voir la joie de l'autre et fondre de bonheurMériter sa confiance et devenir meilleur
L'essentielC'est d'être aiméContrairement à tout ce qu'on peut raconterCe n'est pas la fortune ou la célébritéQui ne sont que du vent et ne font que passerJe crois que l'important est fait de petits riensÊtre attendu le soir et courir en cheminUn des plus beaux cadeaux que nous ait fait la vieC'est quand notre prénom l'air d'un mot gentil
L'essentielJour à près jourC'est le rire aux éclats d'un enfant qui accourtEt qui nous saute au  cœur en guise de bonjourQue demander de plusQuand ces bras nous entourentLe reste importe peu, la seule véritéC'est compter pour quelqu'un quoi qu'il puisse arriverêtre un jour exiler en pays étrangerEt avoir, dans son cœur, quelqu'un à qui parlerC'est inspirer à l'autre un sentiment si fortQu'il pourrait nous survivre au-delà de la mortC'est d'être aimé, encore et toujoursMon amour...
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Bon dimanche!

Jean-Yves 

vendredi 7 juillet 2023

« Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? » / Merci pour les magnifiques photos... / (435,156)

 Bonjour!

Samedi 8 juillet 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? » (Mt 9, 14-17)

Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus
en disant :
« Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons,
tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
Jésus leur répondit :
« Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil
pendant le temps où l’Époux est avec eux ?
Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ;
alors ils jeûneront.
Et personne ne pose une pièce d’étoffe neuve
sur un vieux vêtement,
car le morceau ajouté tire sur le vêtement,
et la déchirure s’agrandit.
Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ;
autrement, les outres éclatent,
le vin se répand,
et les outres sont perdues.
Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves,
et le tout se conserve. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Durant les trois premiers siècles du christianisme, l’Eglise ne jeûnait que le vendredi et le samedi saints, comme l’attestent encore saint Irénée (195) et Tertullien. Et ceci en raison de la parole de Jésus que nous venons de lire. Le jeûne chrétien est en effet une démarche pénitentielle qui exprime avant tout la douleur de l’absence de l’Epoux.

Cependant, dans toutes les traditions religieuses, le jeûne signifie aussi l’attente d’une vie nouvelle et fait partie des rites de purification en vue de son accueil. C’est ainsi que le jeûne est entré dans la pratique de l’Eglise. Certes, le Seigneur est bien présent au milieu de nous, mais en même temps, nous l’appelons avec insistance au cours de chaque Eucharistie : « Maranatha, viens Seigneur Jésus », lui signifiant ainsi notre désir de jouir pleinement de sa présence, dont nous sommes encore partiellement privés.

Le jeûne eucharistique se limite actuellement à une heure avant la réception de la communion, mais avant la réforme du Droit, le jeûne était gardé depuis la veille au soir, pour creuser la faim de l’Eucharistie, Pain du Jour nouveau, du Jour de Dieu qui ne passera pas et dont nous anticipons la venue dans chaque liturgie.

Le jeûne est donc avant tout un moyen pour raviver la flamme du désir eschatologique, que l’Esprit a suscité au cœur de l’Eglise ; car c’est par l’intensité de ce désir que nous hâtons le retour tant attendu du Seigneur.

Dieu n’a pas besoin de notre jeûne ; mais c’est nous qui avons besoin de faire mémoire de l’orientation fondamentale de notre vie, afin d’éviter de nous enliser dans les préoccupations et les séductions de ce monde. En d’autres termes, le jeûne nous préserve de l’oubli, qui nous menace sans cesse durant le temps de l’attente, et que la Bible dénonce comme la racine de tout péché.

Les deux sentences qui suivent soulignent davantage encore la rupture entre le monde ancien et le monde nouveau inauguré par le Christ, et auquel nous participons par la foi.

« Personne – sous-entendu de sensé – ne coud une pièce d’étoffe neuve sur un vieux vêtement ; car le morceau ajouté tire sur le vêtement et le déchire davantage ».

Jésus n’est pas venu « réparer » la nature marquée par le péché – l’être charnel en nous – mais il nous introduit dans la nouveauté de la vie dans l’Esprit. L’image la plus fréquente utilisée par Notre-Seigneur est celle de la nouvelle naissance, qui implique l’abandon d’un mode antérieur de vivre. Il est donc vain de vouloir intégrer l’espérance chrétienne aux désirs de l’homme charnel. Il faut au contraire faire jeûner ce dernier, c’est-à-dire renoncer à ses convoitises, pour pouvoir entendre notre désir profond, qui nous portera vers la nouveauté du Royaume.

De même, le vin nouveau de l’Esprit ne saurait s’accommoder des mœurs du vieil homme, « car la chair, en ses désir, s’oppose à l’Esprit et l’Esprit à la chair » (Ga 5,17) : entre les deux, l’antagonisme est irréconciliable. Les outres finiraient par éclater, le vin se répandrait et les outres seraient perdues. Entendons : l’être charnel en nous ne peut se convertir à l’Evangile. Il peut tout au plus adopter une religiosité vide qui n’est que la caricature de la foi ; et il finira par rejeter cette religiosité même, qui lui apparaîtra incompatible avec son rêve de toute-puissance.

Seul l’être spirituel en nous peut se convertir au Christ ; seul notre cœur profond, qui porte encore la marque de la ressemblance divine, peut entendre et reconnaître la voie du Bien-Aimé qui nous invite aux joies des noces divines.

Mais pour discerner sa présence et percevoir son appel, il nous faut jeûner des désirs anciens qui encombrent notre âme. Dans l’Evangile de Luc, le passage parallèle à la péricope que nous venons de lire précise : « Quiconque boit du vin vieux, n’en désire pas du nouveau, car il dit : “Le vieux est meilleur” » (Lc 5, 39). Autrement dit, si nous ne jeûnons pas aux convoitises du vieil homme, nous ne désirerons pas le vin nouveau du Royaume.

Que le Seigneur nous révèle ce qui nous tient encore prisonniers de ce monde qui passe et nous empêche d’accueillir pleinement la nouveauté du Royaume ; qu’il nous donne la force d’y renoncer, afin de pouvoir accéder à la liberté et à la joie de la vie nouvelle de l’Esprit.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Le jeûne est le gouvernail de la vie humaine et dirige tout le vaisseau de notre corps » (saint Pierre Chrysologue)

  • « A vin nouveau, outres neuves. Et pour cette raison l’Eglise nous demande, à nous tous, quelques changements, elle nous demande de laisser de côté les structures périssables : elles ne servent à rien ! Et d’en prendre de nouvelles, celles de l’Évangile » (François)

  • « Leur mission prophétique, les laïcs l’accomplissent aussi par l’évangélisation, "c’est-à-dire l’annonce du Christ faite par le témoignage de la vie et par la parole". Chez les laïcs, "cette action évangélisatrice prend un caractère spécifique et une particulière efficacité du fait qu’elle s’accomplit dans les conditions communes du siècle" (Concile Vatican II) » (Catéchisme de l’Église Catholique, n° 905)

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Merci à Pierre Lizotte 

de "Anguilles Lizotte" de Rivière-Ouelle.

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Bonne journée!

Jean-Yves


jeudi 6 juillet 2023

« Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin. Je veux la miséricorde, non le sacrifice » / Prière pour les vacances... / .(435,116)

 Bonjour!

Vendredi 7 juillet 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin. Je veux la miséricorde, non le sacrifice ». (Mt 9, 9-13)

Alléluia. Alléluia.
Venez à moi, vous tous qui peinez
sous le poids du fardeau, dit le Seigneur,
et moi, je vous procurerai le repos.
Alléluia. (Mt 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu,
assis à son bureau de collecteur d’impôt.
Il lui dit :
« Suis-moi. »
L’homme se leva et le suivit.

Comme Jésus était à table à la maison,
voici que beaucoup de publicains
(c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)
et beaucoup de pécheurs
vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples :
« Pourquoi votre maître mange-t-il
avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus, qui avait entendu, déclara :
« Ce ne sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
Allez apprendre ce que signifie :
Je veux la miséricorde, non le sacrifice.
En effet, je ne suis pas venu appeler des justes,
mais des pécheurs. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jésus appelle Matthieu. Il passe et il appelle celui qui ne l’a pas vu. Son appel est gratuit. Personne n’est exclu a priori. Ce n’est pas aux mérites, aucun critère sinon le choix, royal, de Jésus. Il donne l’appel et il donne d’y répondre. Matthieu se lève aussitôt.

Rien ne laisse supposer qu’ils se soient déjà rencontrés, Matthieu n’a pas vu Jésus. Jésus, le voit, il le connaît et il l’appelle par son nom. Il n’y aucune initiative de la part de Matthieu, qui est assis, assis parce qu’il a succombé à la séduction de l’avoir et du pouvoir, à la séduction des biens matériels et de la bonne situation sociale. Matthieu est assis parce que, quelque part, il a trahi son statut de fils d’Israël.

L’appel est immédiatement suivi de son effet, parce qu’il réveille en Matthieu un appel plus profond, un appel qui vibre en lui depuis toujours et contre lequel il a peut-être lutté, ou bien qu’il a laissé s’enfouir par paresse ou par attrait de la facilité. Mais, puisqu’il a succombé à l’attrait de l’argent, on peut supposer que c’est par facilité. Avoir de l’argent pour l’argent, c’est la réalisation du désir infantile de ne rien voir s’opposer à sa volonté propre. Je le veux, je l’ai. Une auto divinisation du moi en quelque sorte.

Et Jésus le rejoint dans cette quête éperdue et perdu : « Suis-moi ». Jésus le veut et cela produit. Aussitôt, sans délai. Voilà qui réveille en Matthieu le désir le plus profond qui l’habite. Jésus le rejoint dans ses désirs dévoyés et immatures et lui montre comme un homme le vit. Si je cherche à accomplir la volonté de Dieu, elle se produit, aussitôt. Et cela ouvre au bonheur ! Le bonheur d’être proche de Jésus, de devenir un ami du Maître.

Et Matthieu laisse tout. Mais considérons aussi le groupe de publicains qui se joint à Mathieu. Il entraîne tous ses amis, ou bien sa conversion suffit à déclencher celle des autres. Voilà une exigence première pour nous. La conversion comme acte de responsabilité ecclésiale.

C’est pourquoi les pharisiens n’ont rien compris. Ils s’excluent eux-mêmes, ils restent dans le domaine du savoir, eux qui appellent Jésus « Maître », et déclenchent une polémique. Or Jésus leur répond sur le registre de la pratique, il parle des malades qu’il faut soigner. Ceux qui offrent des sacrifices sont ceux qui ne sont pas passés à la pratique. Ils ont conscience de leur dette envers Dieu, ils voient leur maladie, mais ils ne comprennent pas le besoin impérieux où ils se trouvent d’aller chez le médecin. Or seule la miséricorde rend libre car elle libère gratuitement.

A contrario, ne faisons pas comme les pharisiens, ne créons pas une logique exclusive entre miséricorde et sacrifice qui réduirait le sacrifice à un rite obsolète. Il faut se laisser transformer par l’évangile et guérir par le médecin dont nous avons besoin. Là où est le sacrifice, il faut faire advenir la miséricorde. Ainsi Jésus s’intéresse-t-il aux pécheurs et non aux justes, car le point de départ du pécheur est le sacrifice, le règlement onéreux de ce qu’il doit. Jésus désire que le pécheur se rende compte que cette position initiale est imaginaire, et l’invite, l’appelle, à cheminer vers une autre position, celle où le prix à payer est à recevoir.

Voilà qui ouvre bien des horizons. L’homme n’est pas un éternel endetté envers son Dieu, il est un fils gratifié.

Seigneur fais-nous vivre dans la logique de ta miséricorde. Donne-nous de savoir accepter le don qui nous est fait. Donne-nous toujours d’honorer l’invitation qui nous est faite de prendre place à ta table et de partager le pain de la vie éternelle.


Abbé Philippe Link / Merci!

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(Prière pour le temps des vacances; merci au diocèse de Toulouse.) 



  Prière

(Prière pour le temps des vacances; merci au diocèse de Toulouse.)

Je Te remercie, ô Seigneur Dieu, pour ces vacances d’été
Auxquelles Tu me donnes la joie, cette année encore, de profiter !

Ces vacances me sont salutaires,
Et elles le sont aussi pour ceux qui peuvent en prendre
En ces jours de détente totale ;
Que Ta bonne Parole soit un réconfort pour moi, ô mon Dieu.

En ce moment propice,
J’ai juste envie d’être libre,
de cette liberté qui fait de chaque homme un vrai homme.

Libre de prier, de penser et d’agir
en dehors des horaires imposés,
loin du chaos de la ville,
plongé dans la beauté de la création.

Merci, Seigneur,
Pour tout ce que Tu as fait de beau et de bon.

Merci pour le repos
Que Tu m’accordes ces jours-ci !

Protège tous ceux qui, sur les routes, en mer et dans le ciel
Partent à la recherche d’un peu de fraîcheur !

Amen !

Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 5 juillet 2023

« Les foules rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes » / (435,009)

 Bonjour!

Jeudi 6 juillet 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVAnGILE

« Les foules rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes » (Mt 9, 1-8)

Alléluia. Alléluia.
Dans le Christ,
Dieu réconciliait le monde avec lui :
il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.
Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus monta en barque, refit la traversée,
et alla dans sa ville de Capharnaüm.
Et voici qu’on lui présenta un paralysé,
couché sur une civière.
Voyant leur foi,
Jésus dit au paralysé :
« Confiance, mon enfant,
tes péchés sont pardonnés. »
Et voici que certains parmi les scribes se disaient :
« Celui-là blasphème. »
Mais Jésus, connaissant leurs pensées, demanda :
« Pourquoi avez-vous des pensées mauvaises ?
En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ?
Dire : “Tes péchés sont pardonnés”,
ou bien dire : “Lève-toi et marche” ?
Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme
a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés…
– Jésus s’adressa alors au paralysé –
lève-toi, prends ta civière,
et rentre dans ta maison. »
Il se leva et rentra dans sa maison.
Voyant cela, les foules furent saisies de crainte,
et rendirent gloire à Dieu
qui a donné un tel pouvoir aux hommes.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Cet épisode du paralytique que Jésus guérit après lui avoir pardonné ses péchés est riche d’enseignement. De la foi à la guérison, en passant par le pardon des péchés, c’est toute une dynamique spirituelle qui nous est révélée dans les quelques lignes de ce récit.

Chez Matthieu, contrairement à ce que l’on trouve chez Marc ou Luc, il n’est pas mentionné que l’on ouvre le toit d’une maison pour faire descendre le paralytique auprès de Jésus. Matthieu va de suite à l’essentiel en nous rapportant le constat posé par le Seigneur au sujet de ce paralytique et des hommes qui l’ont amené auprès de lui : « Voyant leur foi ». La foi, celle de ce paralysé, sans laquelle il n’aurait sans doute pas consenti à être ainsi manipulé. Mais aussi celle de ses compagnons qui étaient sûrs de pouvoir trouver auprès de Jésus ce que les techniques humaines avaient été jusque là impuissantes à donner. On ne peut ici que s’émerveiller de ce que la foi de plusieurs peut soutenir celle d’un autre et d’une certaine manière, par son insistance, être toute puissante sur le cœur de Dieu !

Remarquons que le paralysé n’est pas tout de suite guéri. Jésus commence par lui dire : « Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés ». Par une telle déclaration, Jésus révèle sa divinité car seul Dieu a le pouvoir de pardonner les péchés. Et appeler cet homme « mon fils » ne fait que le manifester encore davantage. En faisant miséricorde à son enfant paralysé par les liens du péché, Jésus montre qu’il agit en parfaite communion avec son Père dont il révèle la paternité miséricordieuse à cet homme.

D’ailleurs les scribes ne s’y trompent pas : « Cet homme blasphème », sous-entendu, « car seul Dieu a le pouvoir de pardonner les péchés. » C’est la première opposition des scribes à l’encontre de Jésus chez saint Matthieu, secrète car devant la foule qui le suit, ils n’osent pas encore la manifester ouvertement.

Mais Jésus qui lit dans les cœurs l’a entendue : « Pourquoi avez-vous en vous-mêmes des pensées mauvaises ? » La foi n’a pas affiné le regard intérieur de ces scribes pour découvrir en Jésus la présence miséricordieuse et agissante de Dieu.

Du coup, en guérissant le paralytique, Jésus leur révèle que ses paroles, qu’ils ont interprétées comme blasphématoires et impuissantes à réaliser ce qu’elles annonçaient, se sont montrées au contraire bien efficaces : « Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je l’ordonne, dit-il au paralysé, lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi ».

C’est seulement ici qu’intervient la guérison du paralytique, comme la manifestation d’une guérison intérieure plus vitale que le Fils de Dieu est venue apporter aux hommes : le pardon des péchés. Le paralytique est maintenant pleinement guéri parce que pardonné. Le pardon lui a permis de réintégrer la vérité de son humanité comme un retour à la maison, un retour chez soi, à soi : « Rentre chez toi ».

En ce jour, renouvelle en nous, Seigneur, le don de la foi pour que nous puissions reconnaître en toi notre Sauveur et avoir nous aussi la joie d’entendre de toi cette parole de guérison et de Salut : « Mon fils tes péchés sont pardonnés.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « L’homme orgueilleux est une grande misère, mais plus grande est la miséricorde de Dieu humble » (Saint Augustin)

  • « Le paralytique n’aurait pas pu le rencontrer s’il n’y avait pas eu d’autres personnes pour le porter sur la civière. C’est toujours beau de pouvoir compter sur des personnes qui nous rapprochent de Jésus par l’exemple de leurs bonnes œuvres. La sainteté personnelle aide les autres à être saints » (Benoît XVI)

  • « "Dieu nous a créés sans nous, il n’a pas voulu nous sauver sans nous" (Saint Augustin). L’accueil de sa miséricorde, réclame de nous l’aveu de nos fautes […] » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1.847)

Bonne journée!

Jean-Yves 

mardi 4 juillet 2023

Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ? » / (434,497)

 Bonjour!

Mercredi 5 juillet 2023

Voici la parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ? » (Mt 8, 28-34)

Alléluia. Alléluia.
Le Père a voulu nous engendrer,
par sa parole de vérité,
pour faire de nous comme les prémices de ses créatures.
Alléluia. (Jc 1, 18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
comme Jésus arrivait sur l’autre rive,
dans le pays des Gadaréniens,
deux possédés sortirent d’entre les tombes à sa rencontre ;
ils étaient si agressifs
que personne ne pouvait passer par ce chemin.
Et voilà qu’ils se mirent à crier :
« Que nous veux-tu, Fils de Dieu ?
Es- tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ? »
Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs
qui cherchait sa nourriture.
Les démons suppliaient Jésus :
« Si tu nous expulses,
envoie-nous dans le troupeau de porcs. »
Il leur répondit :
« Allez. »
Ils sortirent et ils s’en allèrent dans les porcs ;
et voilà que, du haut de la falaise,
tout le troupeau se précipita dans la mer,
et les porcs moururent dans les flots.
Les gardiens prirent la fuite
et s’en allèrent dans la ville annoncer tout cela,
et en particulier ce qui était arrivé aux possédés.
Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ;
et lorsqu’ils le virent, les gens le supplièrent
de partir de leur territoire.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Les possédés parlent ensemble, d’une seule voix, parce qu’ils ont perdu leur identité propre. Ils sont seulement capables de répéter des discours qui ne viennent pas d’eux-mêmes. Ces deux misérables représentent ainsi l’humanité qui a péché ; elle est vivante, mais plus vraiment puisqu’elle vit parmi les morts et qu’elle n’a plus accès à son cœur profond pour parler d’elle-même à son Seigneur. Au lieu de cela, elle l’accueille avec agressivité, comme un perturbateur de la tranquillité du Royaume des morts.

Selon sa stratégie ordinaire, le Malin prend la parole en premier. « Es-tu venu pour nous faire souffrir avant le moment fixé ? ». Évidemment, il est faux de prétendre que le Christ soit venu pour faire souffrir l’humanité. Jésus est le Chemin vers le Père. Certes, ce chemin est un chemin de Croix. Mais la souffrance n’est pas le but, elle est la conséquence de l’arrachement nécessaire à notre condition de pécheur. Jusqu’au bout, l’Ennemi tente de tromper l’homme, et tant qu’il reste sous cette séduction, l’homme continue de souffrir.

« Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs ». Les voici qui font semblant de négocier. Ils font mine de consentir à l’expulsion à condition qu’on les reloge. Mais ils disent eux-mêmes qu’ils ont complètement perdu la partie. Non seulement ils vont être expulsés, mais il n’est pas envisageable d’assujettir à nouveau des hommes. Leur ambition se limite désormais à infester des porcs, des animaux impurs comme eux. Cet habitat va d’ailleurs faire long feu puisque aussitôt le troupeau se précipite dans leur lieu propre qui est la mort, dont la mer est le symbole biblique.

Demandons au Seigneur de nous ouvrir à sa présence dans nos vies. Qu’il nous apprenne à le reconnaître ; qu’il se révèle à nous comme le Dieu proche, le compagnon de nos routes, l’ami prévenant qui nous invite à sa table. Et surtout, que lui, le Fils Unique, nous révèle le visage du Père, car c’est en lui que nous trouvons notre identité profonde et notre raison d’être.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves

dimanche 2 juillet 2023

« Mon Seigneur et mon Dieu ! » / (432,482)

 Bonjour!

Lundi 3 juillet 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20, 24-29)

Alléluia. Alléluia.
Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois, dit le Seigneur.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu !
Alléluia. (Jn 20, 29)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

L'un des Douze, Thomas
(dont le nom signifie : Jumeau),
n'était pas avec eux
quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient :
« Nous avons vu le Seigneur ! »
Mais il leur déclara :
« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous,
si je ne mets pas la main dans son côté,
non, je ne croirai pas ! »

Huit jours plus tard,
les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
et Thomas était avec eux.
Jésus vient,
alors que les portes étaient verrouillées,
et il était là au milieu d'eux.
Il dit :
« La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas :
« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
avance ta main, et mets-la dans mon côté :
cesse d'être incrédule,
sois croyant. »
Thomas lui dit alors :
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit :
« Parce que tu m'as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

- Acclamons la parole de Dieu.

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Commentaire...

La figure de Thomas est communément présentée comme celle de quelqu’un qui doute. Il est important de relever ici que la réaction de Thomas vient à la suite du témoignage suivant des autres apôtres : « Nous avons vu le Seigneur. »

Or, nous connaissons bien la valeur du verbe « voir » chez Saint Jean. Il ne désigne pas une vision sensible, mais la perception nouvelle qui s’ouvre au regard du croyant grâce à l’action de l’Esprit. Ce que suggérait d’ailleurs le récit johannique par le geste du Seigneur qui soufflait sur les apôtres au moment où il leur apparaissait en disant : « Recevez l’Esprit Saint ».

C’est donc le témoignage d’une adhésion de foi au Ressuscité que les apôtres donnent à Thomas. Et c’est son désir de la partager que ce dernier exprime par ces mots : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je n’y croirai pas ». On entend dans ces paroles de Thomas comme un cri, celui de communier à son Seigneur, de participer au mystère de Celui qui a été crucifié et qui est mort pour lui. Du milieu de sa culpabilité d’avoir contribué par son péché à clouer Jésus sur la croix, Thomas appelle son Seigneur à l’aide.

Jésus va consentir à répondre à la demande de son serviteur : « Avance ton doigt dans mon côté, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté. » Jésus invite Thomas à passer du croire qu’il est ressuscité au croire en sa personne de Ressuscité. Il l’appelle à sortir de ce cette culpabilité mortifère qui lui interdit de croire que sa miséricorde a triomphé de son péché. C’est l’incrédulité qui porte sur ce fait là que Jésus enjoint à Thomas de dépasser : « Cesse d’être incrédule, sois croyant ». Croire en Jésus Ressuscité, c’est bien cela : croire que sa Miséricorde a triomphé de tout péché et de toute mort et adhérer, communier, à son être divin qui n’est que Miséricorde. 

Ce n’est plus la condamnation ou l’accusation mais la miséricorde, qui est le mode sous lequel l’Amour divin se dit à l’homme, que Thomas lit désormais dans les plaies de Jésus. Le cri de l’action de grâce peut alors jaillir du fond de son cœur : « Mon Seigneur et mon Dieu », véritable confession de foi en la toute puissance de la Miséricorde divine.

Ne nous arrive-t-il pas à nous aussi, devant notre péché, de nous enfermer dans la culpabilité d’avoir contribué à crucifier le Seigneur ? Les plaies ouvertes de Jésus sont alors pour nous plus synonymes de condamnation que de miséricorde. La figure de Thomas et l’attitude de Jésus à son égard peuvent ici nous être d’un grand secours. Nous aussi avons besoin de « voir » que les plaies de Jésus, que l’eau et le sang jaillis de son côté, nous parlent de vie et non pas de mort.

Seigneur, comme ton apôtre Thomas, nous voulons contempler ton Côté ouvert pour nous et t’écouter nous dire : « Regarde ce Côté, les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes. Si tu t’avances pour boire à cette source divine, je te réconcilierai avec moi et tu communieras à mon Amour. N’aie pas peur de t’approcher de moi et ce, même si tes péchés sont comme l’écarlate. Ton péché ne sera jamais assez puissant pour mettre en échec ma Miséricorde ».


Abbé Philippe Link / Merci!

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Attachons-nous à Dieu, 

Celui qui aime et qui pardonne 

Celui qui sauve.

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Bonne journée!

Jean-Yves 


samedi 1 juillet 2023

« Celui qui ne prend pas sa croix n’est pas digne de moi. Qui vous accueille m’accueille » / Un baptême... / Prière pour les français face aux désordres qu'ils vivent actuellement... /(431,833)

 Bonjour!

Dimanche 2 juillet 2023

Voici la Parole de Dieu 

de ce 13e dimanche du temps ordinaire...


ÉVANGILE

« Celui qui ne prend pas sa croix n’est pas digne de moi. Qui vous accueille m’accueille » (Mt 10, 37-42)

Alléluia. Alléluia.
Descendance choisie, sacerdoce royal, nation sainte,
annoncez les merveilles de Celui qui vous a appelés
des ténèbres à son admirable lumière.
Alléluia. (cf. 1 P 2, 9)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
    « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi
n’est pas digne de moi ;
    celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas
n’est pas digne de moi.
    Qui a trouvé sa vie
la perdra ;
qui a perdu sa vie à cause de moi
la gardera.
    Qui vous accueille
m’accueille ;
et qui m’accueille
accueille Celui qui m’a envoyé.
    Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète
recevra une récompense de prophète ;
qui accueille un homme juste en sa qualité de juste
recevra une récompense de juste.
    Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche,
à l’un de ces petits en sa qualité de disciple,
amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jésus est venu sur notre terre pour nous donner la paix. Mais la paix qu’il donne n’est pas celle que nous imaginons. Sa paix n’est pas la tranquillité, le repos sécurisant. La paix selon Jésus est le fruit d’une soif inassouvie, d’un élan, d’un sursaut. Le lieu de sa paix est une traversée, une pâque vers un plus grand que soi. Dieu est notre paix. Jésus est lui-même la paix qu’il promet. Le pacifié est celui qui ne regarde plus sa vie depuis lui-même, mais depuis le Christ. Il trouve sa paix dans l’accueil du Christ dans sa vie. Il reçoit la paix de ce qu’il ne cherche plus à sauver sa vie. Il consent à la croix qui le dépossède de ce qu’il croit posséder. Entre l’effroi de la mort inexorable et l’acceptation de notre finitude, le Christ est là réconciliant l’inconciliable. Il ouvre un chemin de vie dans la mort.

Il arrive que tomber et se relever ne soit qu’un seul et même mouvement. Comme mourir et naître, se perdre et se trouver. Peut-être est-ce la condition pour accéder parfois à une paix qui surpasse toute intelligence. Une paix qui ne pose aucune condition, ne propose aucune solution. Une paix qui ne réduit pas nos contradictions, mais élargit notre cœur, notre vie au-delà des contraires qui ne cessent de nous tirailler.

N’oublions pas que Jésus s’adresse dans notre page d’Évangile à ses disciples qui ont choisi de le suivre. Quelqu’un a fait irruption dans leur vie sous la forme d’un appel : Suis-moi. Jésus est venu à l’improviste contredire ce qu’ils étaient. Les pécheurs ont dû laisser leurs filets et leurs barques. Le publicain, sa collecte de l’impôt. Le zélote, sa fougue à chasser l’occupant romain. Jésus est le contradicteur qui sème une vie nouvelle. Il va chercher dans le fonds de l’homme sa capacité à être pleinement un vivant. La relation de Jésus à son disciple ne peut laisser indemne. Cette épreuve d’altérité est pour une nouvelle naissance à soi, une naissance d’en haut. 

Bien sûr, on peut toucher sans se laisser toucher. On peut parler sans entendre en retour. On peut contourner ce qui en l’autre est inédit. Mais qui a rencontré Jésus n’arrivera pas à oublier son visage, n’arrivera pas à faire taire ses paroles de feu qui remontent en soi dans le silence.

Oui, Jésus est une menace pour notre tranquillité, notre confort ! Il sème un amour nouveau en nos cœurs. Un amour autre, un amour divin, un amour absolu. Un amour surnaturel qui frotte en nous avec l’amour naturel de l’enfant pour ses parents
et des parents pour leur enfant. C’est dans ce frottement que Jésus conduit non pas à l’opposition mais à un dépassement. Son amour n’exclut pas. Il inclut toutes nos affections légitimes. Mais cet amour ouvre à une espérance inédite : notre avenir est en Dieu et non en l’homme, fut-ce notre père, notre mère, notre enfant. Désormais notre vie est cachée avec le Christ en Dieu. Le disciple est tourné vers le Christ, le trésor de sa vie et son unique espérance. Il part marcher à sa suite en ne préférant rien ni personne à son amour.

Seigneur, aide-moi à me perdre en toi. Et aide-moi à t’accueillir en moi. Puisque tu m’aimes le premier, comment ne pas t’aimer en entier ?


Abbé Philippe Link / Merci!

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Prions...
Pour le petit Grégoire Ouellet de Rivière-Ouelle
 que je baptiserai ce matin à 10 h 30.
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(Un ami français m'a fait parvenir cette prière ce matin...)

Prière que nous avons récité ce matin à la messe :

(Je vous invite à la réciter aussi... ) 

Nous te prions, Seigneur, pour le retour au calme et à la paix dans notre pays.

Nous te confions Nahel et nous prions pour ses proches. Que l’Esprit de lumière et de paix les soutienne.

Nous te confions les blessés de ces nuits de violence, ceux et celles aussi dont les lieux de vie ou de travail ont été détruits ou endommagés.

Nous te prions, Seigneur, pour les personnes engagées dans les forces de l’ordre et les services de l’État, soumis à de fortes pressions et parfois attaqués.

Inspire-nous, pour qu’avec les croyants d’autres confessions chrétiennes et d’autres religions ainsi qu’avec l’ensemble de nos concitoyens, nous sachions être des artisans de dialogue et de paix.

Nous te supplions encore : qu’au-delà même des explosions actuelles, notre société sache identifier avec lucidité les sources de la violence et trouver les moyens de la dépasser.

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Bon dimanche!

Jean-Yves