mardi 17 décembre 2019

Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.(306,629)

Bonjour!
Mercredi 18 décembre 2019

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE


Jésus, engendré en Marie, épouse de Joseph, fils de David 
(Mt 1, 18-24)


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
    Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère,
avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
    Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
    Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
    elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
    Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
    Voici que la Vierge concevra,

et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,

qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

    Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :
il prit chez lui son épouse.

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Les textes de la liturgie focalisent de plus en plus notre attention sur la naissance de Jésus. Aujourd’hui, c’est le passage qui fait immédiatement suite à celui de la généalogie du Christ chez saint Matthieu qui s’offre à notre méditation.
Dans cette généalogie qui remonte à Abraham en passant par David, la transmission du sang s’interrompt subitement (cf. versets antérieurs à ceux de l’évangile de ce jour). Le père, dont les listes généalogiques exaltaient le rôle d’engendrement, s’efface maintenant devant l’irruption inattendue d’une femme : « Joseph, l’époux de Marie, de laquelle naquit – littéralement : « fut engendré » – Jésus, que l’on appelle Christ. » La forme verbale passive – fut engendré – renvoie à Dieu lui-même, ce que confirme l’engendrement d’en haut, que nous lisons aujourd’hui : « Marie fut enceinte par l’action du Saint Esprit », alors qu’elle « avait été accordée en mariage à Joseph ».
Le lien conjugal étant déjà contracté, la loi obligeait à dénoncer l’épouse infidèle. Joseph n’envisage absolument pas cela, ce qui prouve qu’il ne soupçonnait pas Marie d’une quelconque infidélité. Il décide au contraire de la « répudier en secret » pour s’effacer devant un mystère qui le dépasse assumant par la-même l’opprobre de ce geste non motivé.
Mais l’Ange va amener Joseph à reconsidérer sa décision. Le lien conjugal que Joseph était prêt à rompre va au contraire se voir confirmé : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse… » et se révéler comme le fondement de sa mission d’assurer auprès de Jésus une véritable paternité en lui donnant un nom : « elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire ‘le Seigneur sauve’), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » En accueillant Marie et le fruit de ses entrailles, Joseph fait entrer l’enfant divin dans la lignée de David et l’adopte légalement en lui imposant le nom indiqué par l’ange. N’oublions pas que chez les juifs, le père est, bien plus que le géniteur, celui qui donne un nom à l’enfant c’est à dire celui qui accepte la responsabilité d’éduquer cet enfant et de la conduire jusqu’à l’âge adulte.
Matthieu s’adresse à des juifs qui connaissent la prophétie d’Isaïe dans le livret de l’Emmanuel, qu’il cite d’ailleurs peu après. Voilà pourquoi il annonce sans détour que « Marie se trouve enceinte par la vertu de l’Esprit-Saint ». La question que se pose le lecteur juif, et que Matthieu laisse transparaître, est la suivante : comment un enfant, fût-il le fils d’une vierge, peut-il hériter du trône de David ? Car personne ne peut rien prendre qui ne lui soit donné du ciel. La réponse est donnée par l’Ange. Ce n’est pas un homme, même fils de David, qui introduit le Messie dans sa lignée, c’est Dieu seul.
Apparaît ici le rôle essentiel que Joseph joue dans l’économie du salut. Il est celui qui reçoit le Sauveur d’Israël. Il est le fils de David qui adopte le Fils de Dieu. Par l’humble accueil qu’il fait de l’Emmanuel dans sa lignée, il est le Juste par excellence. Comme tous les justes, comme Jean Baptiste, il attendait le Messie mais lui seul reçoit la mission de jeter un pont entre » les deux testaments. Comme tous les justes devant l’intervention de Dieu dans leur vie, il se reconnaît pauvre, pécheur : comme Moïse ôtant ses sandales, comme Isaïe terrifié par l’apparition du Dieu trois fois saint, comme Elisabeth se demandant pourquoi la mère de son Seigneur vient à elle, comme le centurion de l’évangile, comme Pierre enfin disant : « Éloignez-vous de moi, Seigneur, car je suis un pécheur ».
Saint Joseph, ton attitude a manifesté ton oui au projet de salut de Dieu. Ton oui était essentiel à l’accomplissement de la Promesse. Car si le oui de Marie était indispensable pour que le Fils de Dieu puisse se faire chair, le tien l’était aussi pour qu’il soit le Messie de la descendance de David. Saint Joseph, merci pour le oui de ta foi

Abbé Philippe Link - Merci!

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Cette pensée convient bien avec l'évangile d'aujourd'hui...

«La tendresse, c'et l'amour exempt de toute possession.
C'est faire le choix de l'autre pour lui donner du bon.»
(Jacques Salomé)



Bonne journée!
Jean-Yves 

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