samedi 22 février 2020

« Aimez vos ennemis » (Mt 5, 38-48) / (311,462)

Bonjour!
Dimanche le 23 février 2020


Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...

ÉVANGILE

« Aimez vos ennemis » (Mt 5, 38-48)
Alléluia. Alléluia.

En celui qui garde la parole du Christ
l’amour de Dieu atteint vraiment sa perfection.
Alléluia. (1 Jn 2, 5)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,

Jésus disait à ses disciples :
    « Vous avez appris qu’il a été dit :
Œil pour œil, et dent pour dent.
    Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ;
mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite,
tends-lui encore l’autre.
    Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice
et prendre ta tunique,
laisse-lui encore ton manteau.
    Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas,
fais-en deux mille avec lui.
    À qui te demande, donne ;
à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !

    Vous avez appris qu’il a été dit :

Tu aimeras ton prochain
et tu haïras ton ennemi.
    Eh bien ! moi, je vous dis :
Aimez vos ennemis,
et priez pour ceux qui vous persécutent,
    afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ;
car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,
il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
    En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment,
quelle récompense méritez-vous ?
Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
    Et si vous ne saluez que vos frères,
que faites-vous d’extraordinaire ?
Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
    Vous donc, vous serez parfaits
comme votre Père céleste est parfait. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...
Jésus invite ensuite à dépasser la loi du talion qui décrète :
Œil pour œil, dent pour dent ; c’est-à-dire :
pour un mal causé, un mal équivalemment infligé.
Mais cela ne fait grandir ni la convivialité ni la bonne entente ni la paix.
 Jésus va donc encore plus loin en proposant ce qu’on peut appeler
la loi de non-violence : ne pas riposter au méchant (Mt 5,39).
Même si l’on est frappé, volé, réquisitionné
(sans pour autant démissionner devant l’injustice flagrante et agressive
ou verser dans la naïveté),
tout faire pour briser la spirale de la violence
et se comporter en artisan de paix, car on mérite alors
d’être appelés fils de Dieu (5,9).


A l’écoute de tels propos, on pourrait penser que celui qui parle ainsi
exige des choses quasiment impossibles et qui confinent à l’héroïsme.

C’est vrai ! Mais il est encore plus vrai que
ce que nous propose de faire le Christ dans la libre souveraineté de notre amour, lui, Jésus, l’a vécu le premier, dans la folie de son amour pour nous.

On l’a giflé, souffleté, frappé, flagellé : il n’a pas riposté.
On l’a réquisitionné pour porter sa propre croix jusqu’au calvaire :
il l’a porté jusqu’au sommet du Golgotha, hors des remparts.
On lui a enlevé, arraché ses vêtements :
il a laissé les soldats tirer au sort sa tunique sans couture.


Jésus peut dès lors avancer la loi de la miséricorde
allant jusqu’à demander d’aimer ses ennemis,
et de prier pour ses persécuteurs.
Il l’a fait en lançant vers le ciel la plus sublime des prières :
Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font (Lc 23,34).


C’est là où nous comprenons enfin où se situe
la vraie nature, le secret de cette sainteté à laquelle il nous appelle tous.
La ligne de démarcation entre ce que savent faire les païens
et ce que nous devons savoir vivre, si nous sommes chrétiens,
car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ?
Et si vous ne servez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ?
Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? (5,46-47).

Pour nous encourager dans cette ligne,
Jésus évoque alors le merveilleux exemple
de notre Père qui est aux cieux :
Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,
et tomber la pluie sur les justes et les injustes (5,45).
Il fait briller et descendre sur tous les hommes de la terre
un amour sans limite et sans partage.


On comprend pourquoi, en finale, Jésus peut nous proposer
cette loi de perfection qui est celle-là même de Dieu,
puisque, tout simplement, nous sommes ses propres enfants (1 Jn 3,1-3) :
Vous donc, vous serez parfaits, comme votre Père céleste est parfait (Mt 5,48).

On passe maintenant du causal du Lévitique, au comparatif.
 Ce n’est plus seulement parce que Dieu est saint que nous devons l’être, 
puisque nous sommes ses créatures,
mais c’est comme notre Père céleste est parfait, de la même manière,
à son exemple paternel, que nous pouvons le devenir.

Heureusement, nous l’avons bien remarqué, le verbe employé par Jésus est au futur :
Vous donc, vous serez parfaits…
Nous avons donc, Seigneur, toute une vie, avec ta grâce,
pour nous efforcer d’y parvenir ?

Notre Père qui es aux cieux, tu nous appelles à la charité parfaite en nous demandant d’aimer nos ennemis et de prier pour nos persécuteurs. Daigne nous emporter toi-même vers ces sommets de l’amour, inaccessibles à nos propres forces, et nous deviendrons vraiment tes fils, en celui qui nous a apporté ton pardon, Jésus Christ notre Seigneur.

Abbé Philippe Link - Merci!

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La fidélité de Dieu
En tant qu’enfant de Dieu, vous avez accès au trône de la grâce. Tous les jours et à chaque instant, vous pouvez obtenir miséricorde et trouver grâce afin d’être secouru(e) dans vos besoins. Vous courez votre course tout en sachant que vous pouvez compter sur la fidélité de Dieu. Il est plein de compassion et de patience. (Lire Hébreux 4.16.)
Mon ami(e), Dieu est fidèle pour : 
  • Vous sauver de vos péchés.
  • Vous donner l’assurance du salut.
  • Subvenir à tous vos besoins.
  • Vous garder dans le droit chemin.
  • Vous soutenir au milieu d'une dépression ou d'une anxiété accablante. 
  • Répondre à vos prières quand tout semble impossible.
Oui, Mon ami(e), Dieu ne change jamais. "Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui et pour l'éternité." (Lire Hébreux 13.8.) "Jésus est fidèle et véritable." (Lire Apocalypse 19.11.) N’oubliez pas Sa fidélité. Il a toujours été fidèle dans le passé. Ceci est une garantie qu’Il continuera à l’être à l’avenir. 
Aujourd’hui, je vous encourage à prendre quelques minutes pour célébrer Dieu. Sa fidélité vous rend inébranlable ! Ne baissez jamais les bras ! L’histoire de votre vie est celle de la fidélité de Dieu. Faites-Lui confiance.
Merci d'exister.  
Bruno Picard / Merci à l'abbé Marcel Lainesse)
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À Québec, sur la rue Saint-Jean
(Jean-Yves)
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Bon dimanche!
Jean-Yves 

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