vendredi 8 décembre 2023

« Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion »( 3 447,996)

 Bonjour!

Samedi 9 décembre 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



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ÉVANGILE

« Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion » (Mt 9, 35 – 10, 1.5a.6-8)

Alléluia, Alléluia. Le Seigneur est notre juge, il nous donne des lois, le Seigneur est notre roi : c’est lui qui nous sauve. Alléluia. (Is 33, 22)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages,
enseignant dans leurs synagogues,
proclamant l’Évangile du Royaume
et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles
parce qu’elles étaient désemparées et abattues
comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Alors Jésus appela ses douze disciples
et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs
et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Ces douze, Jésus les envoya en mission
avec les instructions suivantes :
« Allez vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
Sur votre route,
proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts,
purifiez les lépreux, expulsez les démons.
Vous avez reçu gratuitement :
donnez gratuitement. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Voyant les foules, il eut pitié d’elles parce qu’elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. » Voilà décrite sans fausse pudeur notre situation. Le monde court, s’agite, et poursuit mille objectifs, mais son cœur que le monde semble oublier est fatigué de cette vie. Il voudrait marcher vers son repos, trouver son bonheur en Dieu.

Et Jésus d’ajouter : « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux ». D’abord un peu déroutante (quel est le lien avec les brebis abattues et l’absence de berger ?), cette parole éclaire d’une lumière nouvelle notre attente de Noël.

Le problème de notre monde et le nôtre, dans une certaine mesure, n’est pas uniquement de n’avoir pas de berger, mais il est surtout d’être tellement abattu et prisonnier de nos compromissions que nous ne pouvons plus avoir conscience de notre situation. Être fatigué au point d’oublier qu’il suffirait de marcher vers le repos. Être abattu au point de ne plus croire qu’il existe un berger qui nous appelle, un bon pasteur prêt à venir chercher la brebis isolée.

L’attitude de Jésus n’est alors pas de se manifester comme le bon berger que le monde attend sans le savoir. Notre Seigneur préfère d’abord susciter le désir de ce berger. Il préfère nous aider à prendre conscience de notre abattement. Alors nous le chercherons. Alors nous accueillerons celui qui vient à nous, à la rencontre du peuple qui marche dans la nuit.

Et pour cela, Jésus choisit de compter sur nous. Notre fatigue ne saurait être un prétexte à nous reposer sur les épaules de Jésus. La moisson est abondante : il y a tant de cœurs qui ne demandent qu’à être instruits de la venue du Royaume ; il y a tant d’âmes qui désirent qu’on leur rappelle le son de la voix du berger qui vient nous rassembler. Pour eux tous, pour nous-mêmes, Jésus suscite des ouvriers.

Ce temps de l’attente, que nous vivons à travers l’Avent, n’est donc pas le temps de la passivité. Quelle que soit notre fatigue, le maître de la moisson compte sur nous, il demande de nous livrer au travail de la prière, tous. Et pour certains, Jésus demande d’aller sur les routes du monde manifester la vérité : le Royaume de Dieu est parmi nous. Il se fait proche, le berger que nos cœurs désirent.

Seigneur, je sais que tu m’aimes, et que tu veux t’occuper de moi. Tu veux me donner ta parole vivifiante et soulager mes souffrances. Aide-moi à reconnaître ta présence dans ma vie à travers les personnes que tu m’envoies.

Abbé Philippe Link/ Merci

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. En écoutant cela, nous ne pouvons que ressentir une grande tristesse car, il faut bien le reconnaître, s’il est vrai que d’aucuns sont prêts à accueillir la bonne parole, plus rares sont ceux qui se prêtent à l’annoncer. Priez aussi pour nous, afin que notre voix jamais ne cesse d’exhorter » (Saint Grégoire le Grand)

  • « Le monde ne peut se réduire à un ensemble de peines et douleurs. Toute l’angoisse qui existe de par le monde est sous la vigilance bienveillante de la miséricorde. Qui célèbre ainsi l’Avent pourra parler d’un Noël authentiquement joyeux, bienheureux et plein de grâce. » (Benoît XVI)

  • « Avec le Credo de Nicée-Constantinople, nous répondons en confessant : ‘Pour nous les hommes et pour notre salut Il descendit du ciel ; par l’Esprit Saint, Il a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme’ » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 456)

Bonne journée!

Jean-Yves 

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