mardi 5 janvier 2021

« Ils le virent marcher sur la mer » / (341,890)

 Bonjour!

Mercredi 6 janvier 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ils le virent marcher sur la mer » (Mc 6, 45-52)

Alléluia, Alléluia.
Louange à toi, Jésus Christ,
manifesté dans la chair,
proclamé parmi les nations,


reconnu dans le monde.
Alléluia. (cf. 1 Tm 3, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Aussitôt après avoir nourri les cinq mille hommes,
Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque
et à le précéder sur l’autre rive, vers Bethsaïde,
pendant que lui-même renvoyait la foule.
Quand il les eut congédiés,
il s’en alla sur la montagne pour prier.
Le soir venu, la barque était au milieu de la mer
et lui, tout seul, à terre.
Voyant qu’ils peinaient à ramer,
car le vent leur était contraire,
il vient à eux vers la fin de la nuit
en marchant sur la mer,
et il voulait les dépasser.
En le voyant marcher sur la mer,
les disciples pensèrent que c’était un fantôme
et ils se mirent à pousser des cris.
Tous, en effet, l’avaient vu et ils étaient bouleversés.
Mais aussitôt Jésus parla avec eux et leur dit :
« Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! »
Il monta ensuite avec eux dans la barque
et le vent tomba ;
et en eux-mêmes
ils étaient au comble de la stupeur,
car ils n’avaient rien compris au sujet des pains :
leur cœur était endurci.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Et nous, nous avons reconnu et nous avons cru que l’amour de Dieu est parmi nous. Dieu est Amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu en lui » (1 Jn 4, 16).

Reconnaître en Jésus le Fils envoyé du Père est la preuve de l’orthodoxie de notre foi mais est aussi la preuve de l’amour suprême de Dieu pour nous car « le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde » (1 Jn 4, 14). La divinité du Christ, l’amour de Dieu pour nous, et notre amour pour Dieu et les hommes ne peuvent être séparés. Priver le Christ de sa divinité c’est priver Dieu de la gloire de son amour et priver l’homme de la seule foi qui produit en lui un amour parfait : « si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour atteint en nous sa perfection » (1 Jn 4, 12).

Mais voilà, l’homme, dans son état de péché, est incapable de croire et d’aimer. Il est à la fois aveugle et égoïste. N’est-ce pas ce qui apparaît dans l’épisode de l’évangile de Marc où Jésus, marchant sur les eaux, vient à la rencontre de ses disciples ? Marc prend bien soin de préciser que « leur cœur était aveuglé » (Mc 6, 52). Les disciples ont eu peur de Jésus et cet effroi a aveuglé l’intelligence de leur cœur. Ils ont cru voir un fantôme qui venait les menacer. Ils n’ont pas reconnu Jésus. A ce moment de l’évangile, ils n’ont pas encore « reconnu et cru que l’Amour de Dieu » était en Jésus parmi eux, ils n’ont pas encore « reconnu et cru » que Jésus était le Fils envoyé par le Père pour sauver les hommes.

Ce n’est qu’après la Pâque – et même la Pentecôte – que ces mêmes disciples, illuminés par l’Esprit, comprendront qui est celui qu’ils ont suivi. Ils pourront alors interpréter les événements déconcertants qu’ils ont vécus avec lui et nous rapporter cette relecture dans les évangiles pour que nous aussi nous ayons accès au mystère du salut par la foi en leur témoignage.

Etablis dans cet amour, nous n’avons plus peur car « il n’y a pas de crainte dans l’amour » (1 Jn 4, 18). Laissons résonner à nos oreilles ces paroles de Jésus : « Confiance ! C’est moi ; n’ayez pas peur ! » (Mc 6, 50) Au milieu de nos tempêtes, prenons-le dans notre barque. Laissons-le nous aimer le premier et venir demeurer en nous pour qu’à notre tour nous puissions demeurer en lui, dans la paix et la sérénité que donnent la foi et l’amour.


Abbé Philippe Link

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Bonne journée!

Jean-Yves

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