samedi 2 janvier 2021

Nous sommes venus d’Orient adorer le roi / (341,635)

 Bonjour!

Dimanche 3 janvier 2021



Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...

ÉVANGILE

Nous sommes venus d’Orient adorer le roi (Mt 2, 1-12)

Alléluia. Alléluia.
Nous avons vu son étoile à l’orient,
et nous sommes venus adorer le Seigneur.
Alléluia. (cf. Mt 2, 2)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu


Jésus était né à Bethléem en Judée,
au temps du roi Hérode le Grand.
Or, voici que des mages venus d’Orient
arrivèrent à Jérusalem
et demandèrent :
« Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?
Nous avons vu son étoile à l’orient
et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé,
et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple,
pour leur demander où devait naître le Christ.
Ils lui répondirent :
« À Bethléem en Judée,
car voici ce qui est écrit par le prophète :
Et toi, Bethléem, terre de Juda,
tu n’es certes pas le dernier
parmi les chefs-lieux de Juda,
car de toi sortira un chef,
qui sera le berger de mon peuple Israël. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret
pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant :
« Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant.
Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer
pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Après avoir entendu le roi, ils partirent.

Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient
les précédait,
jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit
où se trouvait l’enfant.
Quand ils virent l’étoile,
ils se réjouirent d’une très grande joie.
Ils entrèrent dans la maison,
ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;
et, tombant à ses pieds,
ils se prosternèrent devant lui.
Ils ouvrirent leurs coffrets,
et lui offrirent leurs présents :
de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,
ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Dieu avait tout préparé un peuple capable de l’attendre, une humanité capable de le chercher et enfin il était né. Et pourtant il manquait quelque chose. La rencontre ne se faisait pas encore. Il manquait une toute petite chose… Ce ciel dont ils se sentaient les esclaves, les mages le regardaient avec fascination et avec inquiétude. Mais un jour, ils le regardent avec surprise… Dans ce ciel qui tourne froidement et qui fait froidement tourner le destin des hommes, quelque chose soudain change : une étoile, une étoile qui fait signe (Mt 2,2). Elle brise la routine cosmique, elle perturbe la fatalité, elle appelle discrètement vers du nouveau, vers de la liberté, vers de la vie, vers un autre horizon. Dieu a envoyé une étoile qui éveille le cœur, qui éveille la joie, cette boussole intérieure.

En ce jour de l’Épiphanie, croyons que, non seulement Dieu nous a tout donné pour la rencontre, à nous tous ensemble, l’humanité, mais qu’à chacun et à chacune, à chaque homme, à chaque femme, Dieu lance un appel personnel : Il donne une étoile, serait-ce dans la nuit la plus profonde et la plus longue. Dieu veut se manifester à tout homme, à toute femme. Il nous faut, nous baptisés, être témoins et espérer cela pour tout homme. Un jour où l’autre, dans nos existences, monte cette étoile de l’appel discret et personnel de Dieu. Une petite lumière lancinante qui nous dit : « la vraie vie est ailleurs ». Dieu nous fait signe, même si nous ne reconnaissons pas encore la main de Dieu derrière. Et cette lueur, ne brille pas comme toutes ces choses qui tournent autour de nous et finissent par nous asservir. C’est quelque chose qui éveille la liberté au fond de nous. Dieu fait signe : Il commence à se manifester personnellement à nous comme un vivant, à travers une rencontre qui nous découvre sa présence, à travers une paix inconnue qui nous saisit dans le silence. Dieu fait lever son étoile, un jour où l’autre, sur toute vie. On peut l’ignorer, on peut choisir de se laisser mener comme toujours par toutes ces choses qui tournent et nous entraînent, et désorientent la boussole de notre cœur. Pourtant il y aura toujours eu, dans une vie humaine, l’appel d’une liberté plus vraie, cette lueur qui est venue réveiller notre nostalgie de Dieu, notre soif de nous mettre à sa recherche, à sa suite.

Or l’étoile nous attire toujours, comme les mages, vers Jérusalem, vers l’Écriture (Mt 2,1), nous fait redécouvrir la communauté qui est capable de nous montrer le visage du Christ. Dieu nous a fait signe, il nous a touchés, attirés, séduits peut-être, mais cette expérience devra être comprise à la lumière des Écritures, comme le vivent les mages. Les mages ont fait l’expérience de l’appel personnel de Dieu, ils se sont déjà mis en route, mais ils ne peuvent pas trouver le Christ, sans passer par Jérusalem. On ne trouve pas le Christ directement sans passer aujourd’hui par l’Église. Là, ils apprennent qui est celui qui les attire, Jésus ! Ils apprennent à le trouver.

Quand nous comprenons que Dieu se manifeste dans nos vies, alors nous trouvons un goût neuf  pour la Bible. On y cherche Dieu. Avant, on connaissait peut-être les Écritures aussi bien que les habitants de Jérusalem, mais comme eux on ne demandait pas grand-chose à la Bible, on n’avait pas vraiment soif. C’est l’étoile qui a donné soif aux mages d’entendre la Parole. Les mages se sont laissés interpeller par un Dieu vivant qui leur faisait signe. Ceux qui n’ont pas saisi que Dieu les appelle et les attire personnellement, ceux-là peuvent posséder les Écritures, les dogmes et toute la religion, sans vraiment rencontrer le Dieu vivant. Hérode et les grands prêtres, nous l’avons entendu (Mt 2,3), ont eu trop peur de lever les yeux vers le ciel, et d’y découvrir l’étoile, l’appel de Dieu. Trop peur de devoir perdre leur petit royaume, trop peur de reconnaître que Dieu se manifeste et que réellement il est vivant.

Mais nous, regardons l’étoile, redécouvrons tous ces signes par lesquels Dieu nous a manifesté et nous manifeste encore personnellement sa présence dans nos vies, et laissons-nous gagner par la joie qui s’éveille à ce moment-là. Regardons l’étoile, redécouvrons l’appel de Dieu, dans notre vie.

 « Quand ils virent l’étoile les mages éprouvèrent une très grande joie » (Mt 2,10). Laissons-nous conduire par la joie.


Abbé Philippe Link - Merci!

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«Une naissance est toujours une promesse d'espérance.»
(François)

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Bon dimanche!

Jean-Yves 

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