samedi 15 décembre 2018

«Et nous, que devons-nous faire?» / . (280,534)

Bonjour!
Dimanche 16 décembre 2018
 
 
3e dimanche de l'Avent - Dimanche de la joie.
Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...
 
 (Lc 3,10-18): Les foules lui demandaient: «Que devons-nous faire?». Jean leur répondait: «Celui qui a deux vêtements, qu'il partage avec celui qui n'en a pas; et celui qui a de quoi manger, qu'il fasse de même!». Des publicains (collecteurs d'impôts) vinrent aussi se faire baptiser et lui dirent: «Maître, que devons-nous faire?». Il leur répondit: «N'exigez rien de plus que ce qui vous est fixé». A leur tour, des soldats lui demandaient: «Et nous, que devons-nous faire?». Il leur répondit: «Ne faites ni violence ni tort à personne; et contentez-vous de votre solde». Or, le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n'était pas le Messie. Jean s'adressa alors à tous: «Moi, je vous baptise avec de l'eau; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s'éteint pas». Par ces exhortations et bien d'autres encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.    
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Homélie
3e dimanche de l’Avent C - 16 décembre 2018
Si je vous demandais ce qui vous a frappé dans les lectures que nous avons entendues ce matin, je ne sais pas ce que vous m'en diriez mais vous feriez certainement ressortir le mot «JOIE».
Dans la première lecture, par exemple, qui nous vient de l'Ancien Testament, 6 siècles avant J.-C., le prophète Sophonie disait déjà ceci: «Pousse des cris de joie, fille de Sion! Éclate en ovations, Israël! Réjouis-toi, de tout ton cœur, bondis de joie, fille de Jérusalem!»...Et plus loin : « Le Seigneur ton Dieu est en toi, c'est lui, le héros qui apporte le salut. Il aura en toi sa joie et son allégresse. Il te renouvelleras par son amour; il exultera pour toi et se réjouira, comme aux jours de fête.»
Et saint Paul pour sa part, nous dit: «Soyez toujours dans la joie du Seigneur; je le redis : soyez dans la joie.»
Mais comment ne pas s'étonner? Comment Dieu pourrait-il trouver sa joie en nous, alors que nous sommes bien changeants et inconstants, que notre fidélité n'est, bien souvent, qu'une succession d'infidélités surmontées, que nous sommes si peu à la hauteur de son Évangile et de notre humanité; nous sommes pourtant crées à son image!
Justement, pour Dieu, ce n'est pas là la question. Mère Teresa disait un jour: «Sa miséricorde ne dépend pas de nous, mais elle dépend de Lui!» Et Lui, Dieu, n'est pas un arbitre. En Lui, il n'y a que fidélité et liberté et Il nous a choisi en son Fils Jésus qu'il nous a envoyé pour nous sauver. «Dieu a tellement aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique», déclare l'évangélise saint Jean. «Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisi», précise Jésus lui-même. Il le fera jusqu'à re-choisir Pierre, par exemple, après sa triple trahison pour lui confier à nouveau la grande mission de sa vie, qui est son l'Église. Dieu ne revient jamais sur ses choix, sur sa fidélité, sur son amour...
Et nous, nous avons à découvrir progressivement dans l'expérience de notre vie la joie que Dieu a de nous aimer... Mais comment?
Nous avons besoin de temps pour naître à cette joie de Dieu, pour y croire vraiment!... C'est le temps de la conversion qui nous est donné. Il faut dépasser, je dirais : il nous faut traverser tout ce qui vient de nous, - nos mérites comme notre culpabilité et notre propre «désamour» de nous-mêmes, - pour commencer à croire à cette incroyable révélation : Que Dieu met sa joie en moi! Il ne se réjouit jamais de ce qui me fait mal, ou me détruit, mais sa joie de m'aimer ne se dément jamais.
Cette joie de Dieu, si je la reconnais et l'accueillie, elle devient en nous un levier extraordinaire de conversion car «Le Seigneur ton Dieu est en toi», et le chemin de la vie, «de la vie vivante» s'ouvre en nous, et par nous pour le monde. Alors je deviens quoi?... un Disciple-missionnaire, porteur de cette joie de Dieu des chrétiens. C'est la joie de la mission... C'est la joie du partage + qui contamine le monde autour de nous.
Nous comprenons ici que cette joie dont nous parlons est profonde; ce n'est pas la joie passagère des sentiments mais c'est celle que Jean-Baptiste nous invite à rechercher  qui est forgée au contact de Jésus et de son Évangile.
Mais alors, pour vivre cela, me direz-vous, il nous faut nous aussi reprendre la même question posée à trois reprises dans l'Évangile de ce matin : «Que devons-nous faire?»
Comme chrétiens, chrétiennes, nous avons la grâce d'accéder au bonheur de l’accueil du Seigneur par sa présence qui apporte réconfort, amitié et qui ouvre à cette liberté intérieure toujours plus grande. Pour cela, il faut aller puiser à la source, s’abandonner entre ses mains et le recevoir comme le Bon Dieu de Joie, c'est ce que disait mon grand-père. Car Dieu est joie! Dieu est la source de toute joie et il l'apporte au monde! Mieux encore, Dieu trouve sa joie en étant au milieu de nous. Il se fait proche en venant avec nous partager notre vie, nos efforts de paix entre nous en dans les peuples, notre présence auprès des malades et des souffrants, nos partages avec les plus pauvres et encore...
Oui nous le faisons déjà à travers ces jeunes qui font un pont payant par exemple pour contribuer, avec la Saint-Vincent de Paul, Moisson Kamouraska et les clubs sociaux, à fabriquer plus de 100 paniers de provisions, qui seront bientôt distribués aux familles dans le besoin. Et encore, à travers les Chevaliers de Colomb qui apportent de la gaieté dans les résidences pour les personnes âgées.
Oui nous le faisons déjà en invitant notre parenté à la fête et en partageant nos souhaits et nos bons sentiments avec nos parents et amis, en fraternisant avec nos voisins, en étant de service dans nos liturgies du temps de Noël.
Mais nous sommes invités à faire plus encore et c'est là notre responsabilité de chrétiens et disciples missionnaires. Le pape François disait justement hier dans un tweet sur internet : «Notre vie répand la lumière quand elle se consume dans le service. Le grand secret de la joie c'est de vivre pour servir.»
Alors, continuons nos préparatifs pour Noël, pour la venue de notre Sauveur dans nos vies en étant attentifs, prévenants, en s'habillant le cœur de la grâce de Dieu dans le pardon qu'il nous apporte et en partageant notre joie d'être là, bien vivants de la vie des enfants de Dieu.

+Prenons maintenant un moment pour trouver une action de partage à faire durant notre semaine, qui nous aidera à faire de la place dans notre cœur et à nous préparer à Noël. (…) Amen.
Jean-Yves Fortin, diacre
Sources diverses.
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Bon dimanche!
Jean-Yves
 

Voici venu le temps béni de la patience et de la miséricorde. / (280,486)

Bonjour!
Samedi 15 décembre 2018

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

       (Mt 17,10-13): Les disciples interrogèrent Jésus: «Pourquoi donc les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d'abord?». Jésus leur répondit: «Élie va venir pour remettre tout en place. Mais, je vous le déclare: Élie est déjà venu; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu. Le Fils de l'homme, lui aussi, va souffrir par eux». Alors les disciples comprirent qu'il leur parlait de Jean le Baptiste.
         Réflexion           
 
 
Reconnaître la réalité avec Jésus
 
Jésus se rend-il à Jérusalem avec un fou désir suicidaire ? Veut-il mourir ? On constate que ce n’est pas le cas, car ce même Christ nous dit : « Je suis venu pour qu’ils aient la vie et la vie en abondance. » (Jn 10, 10) Jésus considère plutôt qu’il est venu pour offrir son amour infini. Il est prêt à tout accomplir, jusqu’à mourir pour chacun de nous, si c’était nécessaire.
Avec la mort de Jean Baptiste, il reconnaît un signe de son avenir : tout comme Jean Baptiste, cet Élie envoyé par son Père est rejeté ; lui aussi sera rejeté par ses frères et ses sœurs en humanité. Son amour ne sera pas accueilli. Jésus a une intelligence pleinement humaine et pleinement divine. Par son humanité, il apprend des circonstances, il relie les choses entre elles, il grandit dans la compréhension de son avenir tout comme nous. Ici, dans cette situation, Jésus accueille les signes de son avenir, et il réaffirme son choix d’aimer jusqu’au bout, jusqu’aux dernières conséquences de l’amour.
Face au chemin du Christ
Le Christ voit l’avenir sombre et renouvelle son choix de nous aimer jusqu’au bout. Nous avons, nous aussi, parfois des choix à faire pour renouveler notre amour au Seigneur, à notre entourage, et tous ces signes révèlent que ces choix profonds impliqueront une souffrance. Préférer le Christ c’est choisir d’aimer à nouveau jusqu’au bout, tout en connaissant le prix de l’amour et en l’acceptant librement. Ce sont des paroles faciles ; cela ne se réalisera qu’au prix de larmes, de blessures, et finalement d’une résurrection qui ne dépend que du Père et de son amour qui dépasse infiniment le nôtre.
           
 Rien que pour aujourd’hui 
(Thérèse de Lisieux)
Ma vie n'est qu'un instant, une heure passagère
Ma vie n'est qu'un seul jour qui m'échappe et qui fuit
Tu le sais, ô mon Dieu ! pour t'aimer sur la terre
Je n'ai rien qu'aujourd'hui !
Oh ! je t'aime, Jésus ! Vers toi mon âme aspire
Pour un jour seulement reste mon doux appui.
Viens régner dans mon coeur, donne-moi ton sourire
Rien que pour aujourd'hui ! 
Que m'importe, Seigneur, si l'avenir est sombre ?
Te prier pour demain, oh non, je ne le puis !
Conserve mon cœur pur, couvre-moi de ton ombre
Rien que pour aujourd'hui.
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

jeudi 13 décembre 2018

«A qui vais-je comparer cette génération?» / Comment est notre foi? / (280,418)

Bonjour!
Vendredi 14 décembre 2018
 
 
 
     Voici la Parole de Dieu de ce jour...
      (Mt 11,13-19): «A qui vais-je comparer cette génération? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d'autres: ‘Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine’. Jean Baptiste est venu, en effet; il ne mange pas, il ne boit pas, et l'on dit: ‘C'est un possédé!’. Le Fils de l'homme est venu: il mange et il boit, et l'on dit: ‘C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs’. Mais la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait».
Commentaire:
Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)
«A qui vais-je comparer cette génération?»
Aujourd'hui nous devrions être émus par le soupir du Seigneur: «A qui vais-je comparer cette génération?» (Mt 11,16). Jésus est abasourdi par nos cœurs souvent anticonformistes et ingrats. Nous ne sommes jamais contents, nous sommes toujours en train de nous plaindre. Nous osons même l'accuser et le rendre responsable de tout ce qui nous incommode.

Mais «la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait» (Mt 11,19): il suffit de contempler le mystère de Noël. Et nous? Comment est notre foi? Est-ce qu'avec nos lamentations nous n'essayons pas de dissimuler l'absence de réponse? Voilà une bonne question à se poser en ce temps de l'Avent!

Dieu vient à la rencontre de l'homme, mais l'homme –et plus particulièrement l'homme moderne– se cache. Certains, comme Hérode ont peur. D'autres, sont, tout simplement, dérangés par sa présence: «A mort! A mort! Crucifie-le!» (Jn 19,15). Jésus est «Dieu-qui-vient» (Benoit XVI) et nous nous ressemblons à «l'homme-qui-part»: «Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu» (Jn 1,11).

Pourquoi fuyons-nous? A cause de notre manque d'humilité. Saint Jean-Baptiste recommandait de nous "diminuer". Et l'Église nous le rappelle chaque année à l'arrivée de l'Avent. Ainsi donc, faisons-nous tout petits afin de pouvoir comprendre et accueillir le "Petit-bon-Dieu". Il se présente à nous dans l'humilité de ses couches: et jamais auparavant on n'avait annoncé un "Dieu-avec-des-couches"! Nous faisons une piètre image aux yeux de Dieu quand nous prétendons nous cacher derrière des fausses excuses et de faux prétextes. Déjà au printemps de l'humanité Adam rejette la faute sur Ève, Ève sur le serpent et… même après tant de siècles, nous n'avons pas changé.

Mais Jésus arrive dans le froid et la pauvreté extrême de Bethléem et ne nous a fait aucun reproche. Au contraire!: il commence déjà à porter sur ses petites épaules toutes nos fautes. Alors, allons-nous avoir peur de Lui? Est-ce que nos excuses seront valables face au Petit Dieu? «Le signe de Dieu est l'Enfant: apprenons à vivre avec Lui et à pratiquer comme Lui l'humilité» (Benoit XVI).
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«Le premier appel
que Dieu nous adresse dans toute situation
 est un appel à la foi: croire que Dieu est présent,
qu'il est fidèle, qu'il a tout en main,
qu'il ne nous oublie pas.
Dieu étant Père,
 l'appel le plus profond et le plus radical qu'il nous propose
 est un appel à la confiance.»
(Jacques Philippe)

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«Le chemin de la sagesse et de la liberté
est un chemin qui mène au centre de son propre être.
(Mircea Éliade)
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Bonne journée!
Bon temps d'Avent!
Jean-Yves

(280,360) - Le Sauveur annoncé nous a été donné. Nous pouvons nous tourner vers la joie de sa Nativité.

Bonjour1
Jeudi 13 décembre 2018

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour.
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus déclarait aux foules :
« Amen, je vous le dis :
Parmi ceux qui sont nés d’une femme,
personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ;
et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux
est plus grand que lui.

Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu’à présent,
le royaume des Cieux subit la violence,
et des violents cherchent à s’en emparer.
Tous les Prophètes, ainsi que la Loi,
ont prophétisé jusqu’à Jean.
Et, si vous voulez bien comprendre,
c’est lui, le prophète Élie qui doit venir.
Celui qui a des oreilles,
qu’il entende ! »
(Mt 11, 11-15)
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Psaume 144

 
Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
La bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres,

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits,

Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l’éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.
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Commentaire de l'évangile...



 

En une seule parole, Jésus nous a en quelque sorte tout exprimé en déclarant : En vérité, je vous le dis : parmi les enfants des femmes, il n’en a pas surgi de plus grand que Jean-Baptiste. On peut retrouver en lui, en effet, toutes les facettes de la sainteté : Il est vierge et ascète, ermite dans les solitudes, et cénobite au milieu de ses disciples ; (Jn 3, 25-26) confesseur de la foi au Christ, l’Élu de Dieu (Jn 1, 34) et docteur de la Révélation faite à la Terre des Hommes ; déjà évangélisateur par la prédication de ce qu’il appelle lui-même la Bonne Nouvelle (Lc 3, 18) et témoin jusqu’au martyre. Comment ne pas aimer et admirer celui qui est le seul à porter en outre le titre de Précurseur ?

Et cependant, le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui ! Cette fois, la parole de Jésus nous ferait presque sursauter, tant elle paraît soudainement comme en contradiction avec l’affirmation qui précède. Et pourtant, comme cela est vrai ! Le plus petit dans le Royaume des cieux, ce Royaume d’Au-delà qui nous attend, est encore plus grand que le grand Saint Jean. Pour la bonne raison qu’il est sauvé, « introduit en Paradis », par la Rédemption du Christ qui nous ouvre à la Vie éternelle. Quelle espérance pour nos vies, si nous sommes fidèles à sa parole de lumière et de vérité !

Mais nous savons qu’il nous faut aller plus loin ou plutôt, plus profond encore. Car le Royaume de Dieu est déjà là au milieu de nous. Et le plus grand dans ce Royaume déjà en marche et en continuation c’est celui qui s’est fait, justement, – et nous allons bientôt fêter sa Nativité – le plus petit. Et le plus petit, c’est donc Lui, Jésus-Christ !

Il est né dans la nudité de la crèche, comme un petit enfant nouveau-né et il est mort dans la nudité de la croix, comme un Fils unique abandonné de tous. C’est pourquoi il est le plus grand, lui que le Père a exalté en lui donnant le nom qui est au-dessus de tout nom.

Tous les prophètes, ainsi que la loi ont mené leurs prophéties jusqu’à Jean nous dit Jésus. Pour annoncer la venue du Messie, le peuple juif attendait le retour d’Élie. En vérité, Jésus le dit, Élie est déjà venu. Le Sauveur annoncé nous a été donné. Nous pouvons nous tourner vers la joie de sa Nativité. Bénis soit Jean de nous affermir, par son exemple, dans la foi en sa Parole !

Merci à l'abbé Philippe LINK

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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 
De la collection de crèches de Mgr Yvon Joseph Moreau.
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mercredi 12 décembre 2018

Invitation du Seigneur: «Venez à moi... je vous procurerai le repos... » / Avons-nous le goût d'y aller? De trouver le repos?... / (280,328)

Bonjour!
Mercredi 12 décembre 2018

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Bénis le Seigneur, ô mon âme !
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus prit la parole :
« Venez à moi,
vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug,
devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur,
et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter,
et mon fardeau, léger. »
(Mt 11, 28-30)
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Psaume 102

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse ;

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.
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   C o m m e n t a i r e ...
 
Contrairement à ce que les préparatifs des fêtes de fin d’année nous suggèrent, le temps de l’Avent nous invite à pratiquer une ascèse du désir afin de nous recentrer sur l’essentiel : la venue du Roi des rois, du Seigneur des seigneurs, du Juge des vivants et des morts. Tous ces titres ne sont guère rassurants ; aussi est-il plus prudent d’adopter un « profil bas », car nous n’en mènerons pas large devant lui. Qui sait : si nous parvenons à l’émouvoir un peu, peut-être reviendra-t-il de sa grande colère et renoncera-t-il à nous punir pour nos fautes ?

Quelle n’est dès lors pas notre surprise d’entendre les paroles que Dieu nous adresse dans les liturgies quotidiennes ! Pas besoin de l’apitoyer : il ne peut réprimer sa compassion devant le triste état de notre humanité : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos ».

Le « repos » : voilà bien une parole « magique » ! Rien que de la prononcer, nous sentons déjà tout notre être se détendre ; « procurer le repos », c’est avoir le souci pour (pro-curare) celui qu’on aime, de lui offrir un lieu où il puisse se re-poser, c’est-à-dire se poser à nouveau, s’abandonner dans la sécurité de l’amour pour refaire ses forces, retrouver confiance, avant de reprendre sa route. Voilà l’image de l’Emmanuel, Dieu avec nous, que Jésus ne se lasse pas de suggérer à nos pauvres cœurs blessés, enfermés dans la peur.

Il est décidément difficile pour des aveugles d’évaluer objectivement leur situation ! Avouons que nous ne connaissons toujours pas Dieu. Malgré tous ses efforts, malgré la Révélation de son vrai visage en Jésus-Christ, malgré l’illumination de l’Esprit, nous persistons à l’enfermer dans nos a priori : ceux qu’énumère le mauvais serviteur, qui soupçonnait son Maître d’être dur, de moissonner là où il n’a pas semé, de ramasser là où il n’a pas répandu le grain (cf. Mt 25, 24). Aussi la première chose que fait le Seigneur en ce temps de « pénitence », c’est de déployer tous ses efforts pour nous rassurer : « A quoi donc pourrais-tu me comparer ? Lève les yeux et regarde : qui a créé tout cela ? J’appelle chacune des étoiles par leur nom et il n’en manque pas une ! Alors pourquoi dis-tu : “Dieu ne s’intéresse pas à moi, ma vie n’a guère d’importance à ses yeux !” J’ai créé le ciel et la terre pour toi ; bien plus : je t’ai livré mon Fils unique, et je ne prendrais pas souci de toi ? Certes, je ne veux pas m’imposer, mais si tu viens à moi, je ne te repousserai pas ; si du moins tu te présentes comme un disciple de mon Fils, accueillant sa Parole de vérité, et adoptant envers moi une attitude filiale. Si toi, pauvre pécheur désemparé, tu peux parfois faire preuve de bonté, combien plus moi, qui suis la source de tout Bien, te donnerai-je tout ce dont tu as besoin sur le chemin qui te conduit jusqu’à moi (cf. Mt 7, 11). N’oublie pas que tu vaux à toi tout seul, infiniment plus que toutes les étoiles du ciel, et que j’ai compté tous les cheveux de ta tête ! (cf. Mt 10, 30). »

Telle est la voix de l’Amour, dont la Source est dans le Père, et qui jaillit pour nous du « cœur doux et humble » de Jésus, en flots rafraîchissants de grâces et de consolations divines dans l’Esprit.

Je le crois Seigneur : tu es un Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère et plein d’amour ; tu n’agis pas envers moi selon mes fautes, mais tu pardonnes toutes mes offenses et me guéris de toute maladie ; tu réclames ma vie à la tombe et me couronnes d’amour et de tendresse. Aussi accorde-moi la grâce de bénir ton Saint Nom de tout mon être et de me souvenir sans cesse de tes bienfaits (cf. Ps 102) ; retrouvant un élan nouveau, je pourrai alors prendre mon essor comme les aigles, courir sans me lasser, et avancer sans me fatiguer, au devant de celui qui vient me rendre les forces et la santé (cf. 1ère lect.).

Merci à l.abbé Philippe LINK

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«Les premiers appels que Dieu nous adresse dans toute situation
 est un appel à la foi: croire que Dieu est présent,
 qu'il est fidèle, qu'il a tout en main, qu'il ne nous oublie pas.
 Dieu étant Père, l'appel le plus profond
 et le plus radical qu'il nous propose
est un appel à la confiance.»
(Jacques Philippe)
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Un vrai beau point d'exclamation sur la fin d'une journée!
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Bonne journée!
Jean-Yves
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Cette petite crèche faisait partie de la collection de crèches
de notre ancien évêque: Mgr Yvon Joseph Moreau
 à qui je fais un clin c'œil.
Espérons que le message va se rendre à lui
 dans son abbaye de Val-Notre-Dame.
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mardi 11 décembre 2018

Comment devrions-nous comprendre la miséricorde de notre Père céleste ? Le Pape François a dit que "Dieu ne pardonne pas par le biais d'un décret, mais en nous serrant dans ses bras".(280,286)

Bonjour!
Mardi 11 décembre 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Mt 18,12-14): «Que pensez-vous de ceci? Si un homme possède cent brebis et que l'une d'entre elles s'égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée? Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis: il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu».
  
Commentaire:
        Fr. Damien LIN Yuanheng              (Singapore, Singapour)


«Ce n'est pas la volonté de votre Père céleste
qu'un seul de ces petits se perde»
   Aujourd'hui, Jésus nous lance un défi : "Qu'en pensez-vous ?" (Mt 18,12). Quelle sorte de miséricorde pratiques-tu ? Il est possible que nous, les "catholiques pratiquants", qui avons bénéficié de nombreuses fois de la miséricorde de Dieu dans ses sacrements, nous soyons tentés de penser que nous voilà excusés aux yeux de Dieu. Nous courons le risque de nous convertir inconsciemment en ce pharisien qui méprise le publicain (cf. Lc 18,9-14). Même si nous ne le disons pas à voix haute, nous pensons peut-être que nous sommes sans faute devant Dieu. Il y a quelques symptômes démontrant que cet orgueil pharisien prend racine en nous comme l'impatience face aux défauts des autres, ou penser que les avertissements ne sont jamais pour nous.

Le "désobéissant" prophète Jonas, un juif, resta inflexible lorsque Dieu montra qu'il avait de la peine pour les habitants de Ninive. Yahvé a reproché son intolérance à Jonas (cf. Jon 4, 10-11). Ce regard humain mettait des limites à la miséricorde divine. Et si nous aussi nous mettions des limites à la miséricorde de Dieu ? Nous devons prêter attention à la leçon de Jésus : "Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux (Lc 6,36). Il est probable qu'il nous reste beaucoup de chemin à parcourir pour imiter la miséricorde de Dieu !

Comment devrions-nous comprendre la miséricorde de notre Père céleste ? Le Pape François a dit que "Dieu ne pardonne pas par le biais d'un décret, mais en nous serrant dans ses bras". L'accolade de Dieu avec chacun d'entre nous s'appelle "Jésus-Christ". Le Christ démontre la miséricorde paternelle de Dieu. Dans le quatrième chapitre de l'Évangile de Saint Jean, le Christ n'ébruite pas les péchés de la femme samaritaine. Au contraire, la miséricorde divine guérit la Samaritaine en l'aidant à affronter pleinement la réalité de son péché. La miséricorde de Dieu est totalement cohérente avec la vérité. La miséricorde n'est pas une excuse pour réduire nos valeurs morales. Par contre, Jésus a dû provoquer son repentir avec beaucoup plus de tendresse que ce qu'a ressenti la femme adultère "blessée par l'amour" (cf. Jn 8,3-11). Nous aussi, nous devons apprendre comment aider les autres à affronter leurs erreurs sans leur faire honte, avec un grand respect pour eux en tant que frères du Christ, et avec tendresse. Dans notre cas, avec humilité aussi, en sachant que nous ne sommes nous-mêmes que des "vases en terre cuite".
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Venez divin Messie...
 
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«Si vous voulez que la vie vous sourie,
apportez-lui d'abord votre bonne humeur.»
(Baruch Spinoza)
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«Le sourire est la langue universelle de la bonté.»
(William Arthur Ward)
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Bonne journée!
Jean-Yves
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lundi 10 décembre 2018

Donne-moi l’audace de croire dès à présent que ta gloire m’est donnée en surabondance... (280,256)

Bonjour!
Lundi 10 décembre 2018
Voici la Parole de Dieu de ce jour...



Voici notre Dieu qui vient nous sauver.
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Un jour que Jésus enseignait,
il y avait dans l’assistance des pharisiens
et des docteurs de la Loi,
venus de tous les villages de Galilée et de Judée,
ainsi que de Jérusalem ;
et la puissance du Seigneur était à l’œuvre
pour lui faire opérer des guérisons.
Arrivent des gens, portant sur une civière
un homme qui était paralysé ;
ils cherchaient à le faire entrer
pour le placer devant Jésus.
Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule,
ils montèrent sur le toit
et, en écartant les tuiles,
ils le firent descendre avec sa civière
en plein milieu devant Jésus.
Voyant leur foi, il dit :
« Homme, tes péchés te sont pardonnés. »
Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner :
« Qui est-il celui-là ? Il dit des blasphèmes !
Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »
Mais Jésus, saisissant leurs pensées, leur répondit :
« Pourquoi ces pensées dans vos cœurs ?
Qu’est-ce qui est le plus facile ?
Dire : “Tes péchés te sont pardonnés”,
ou dire : “Lève-toi et marche” ?
Eh bien ! Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme
a autorité sur la terre pour pardonner les péchés,
– Jésus s’adressa à celui qui était paralysé –
je te le dis,
lève-toi, prends ta civière
et retourne dans ta maison. »
À l’instant même, celui-ci se releva devant eux,
il prit ce qui lui servait de lit
et s’en alla dans sa maison en rendant gloire à Dieu.
Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu.
Remplis de crainte, ils disaient :
« Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd’hui ! »
(Lc 5, 17-26)
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Psaume 84

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles :
son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.
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Commentaire...
 
« Jésus enseignait, et la puissance de l’Esprit était à l’œuvre pour lui faire opérer des guérisons ». La précision de la présence des pharisiens et des docteurs de la Loi dans l’assemblée annonce que le récit a une intention apologétique : Jésus est implicitement sommé de justifier ce qu’il fait, de rendre compte par quel pouvoir et au nom de qui il agit. Notre-Seigneur répond en interprétant la guérison du paralytique : « Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur terre le pouvoir de pardonner les péchés ». Tout est dit : « Dieu seul peut pardonner les péchés », ainsi que celui à qui il délègue ce pouvoir : le Messie, qui vient inaugurer le temps de la miséricorde.
 
Par ces quelques mots, Jésus nous conduit au cœur de la Bonne Nouvelle : en lui, « c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu » sur le péché qui asservissait l’homme (cf. Rm 6, 17). Prenons donc courage, ne craignons pas : « Voici notre Dieu : il vient lui-même et va nous sauver » (1ère lect.). Au cœur de notre humanité qui s’enfonce dans la nuit, une lumière a brillé ; les terres arides de nos vies de péché sont irriguées par les torrents de la miséricorde. Mais cette merveille ne se révèle qu’aux yeux de la foi. Rien ne « prouve » que ce rabbi de Nazareth dise vrai : ce n’est pas parce qu’il fait marcher un paralytique qu’il a nécessairement le pouvoir de pardonner les péchés. D’autres thaumaturges ont accompli des guérisons spectaculaires, sans pour autant prétendre absoudre les fautes. Pour que nos yeux s’ouvrent sur la signification du miracle accompli par Jésus, et que notre « bouche muette crie de joie » en voyant « le boiteux bondir comme un cerf », il nous faut nous-mêmes consentir à faire l’expérience de l’irruption de la miséricorde dans notre propre vie.
 
Oui son salut s’est fait tout proche, sa gloire est venue habiter notre terre : le Tout-puissant a jeté son Verbe dans les sillons de notre terre pour que la vérité germe au cœur de notre humanité en son Fils Jésus Christ.
 
Alors « les oreilles des sourds » s’ouvriront, et nous entendrons le message de grâce que le Seigneur nous adresse. « J’écoute : que dit le Seigneur Dieu en son Christ ? Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple par la rémission de ses péchés. Oui son salut s’est fait tout proche, sa gloire est venue habiter notre terre : le Tout-puissant a jeté son Verbe dans les sillons de notre terre pour que la vérité germe au cœur de notre humanité en son Fils Jésus Christ. Sur lui, du ciel, se penche la justice, et à travers lui le Seigneur nous donne les bienfaits de sa miséricorde » (cf. Ps 84). Ceux qui ont soif de paix et sont affamés de justice verront reposer sur lui « la gloire du Seigneur », qu’il veut nous donner en partage pour que nous participions à « la splendeur de notre Dieu » (1ère lect.).
 
Il est probable que le vieil homme en nous réagisse vivement devant de telles paroles : « Et où donc germe-t-il ce salut ? En quel lieu “la vérité et l’amour se rencontrent-ils” que nous puissions nous joindre à eux ? Où “la justice et la paix s’embrassent-ils” que nous puissions participer à leur joie ? » Mais Jésus, saisissant nos pensées, nous répond : « “Pourquoi tenir ces raisonnements ? Lève-toi” plutôt et voit : j’ai tracé pour toi “une chaussée, une voie sacrée” qui traverse le désert où tu t’es égaré, et où tu es livré en proie aux bêtes féroces. Plutôt que de maugréer dans tes broussailles arides, rejoint le cortège des “captifs rachetés par le Seigneur : ils marchent vers la Jérusalem céleste dans une clameur de joie. Là un bonheur sans fin illuminera ton visage, douleur et plainte s’enfuiront, tu habiteras l’allégresse et la joie pour la suite des temps” » (cf. 1ère lect.).
 
Seigneur ouvre les yeux de mon cœur : aujourd’hui même, je veux te “rendre gloire” pour “les choses extraordinaires” que tu accomplis pour moi et que je ne perçois même pas. Donne-moi d’être “saisi de stupeur” devant ta présence cachée mais bien réelle au cœur de ta Parole et de ton Eucharistie ; pour ton infinie patience dans ta miséricorde toujours disponible. Donne-moi de lâcher mes résistances et de consentir à la foi, afin que “l’eau jaillisse dans mes déserts, que les flots de ta tendresse changent en lac mon pays aride ; qu’au cœur de l’hiver, il se couvre de fleurs des champs ; qu’il exulte et crie de joie !” Donne-moi l’audace de croire que dès à présent, ta gloire m’est donnée en surabondance, pour que je puisse la partager avec tous ceux que le péché tient encore rivés à leur civière, parce qu’ils ne savent pas que Jésus le leur a pardonné.
 

Abbé Philippe LINK - Merci!

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«Les appels de Dieu (dans notre vie) peuvent prendre
des contenus extrêmement divers selon les circonstances,
 les périodes de notre vie, le chemin particulier et unique
que Dieu propose à chacun."
(Jacques Philippe)
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«Tout événement auquel nous sommes confrontés
porte en lui-même un certain appel de Dieu»
(Jacques Philippe)
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Bonne journée!
Jean-Yves
 


dimanche 9 décembre 2018

Trouver Dieu sur le chemin de ma vie. / (280,095)

Bonjour!
Dimanche 9 décembre 2018
2e Dimanche de l'Avent - Année C

 
Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...


Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
nous étions en grande fête !
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
L’an quinze du règne de l’empereur Tibère,
Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée,
Hérode étant alors au pouvoir en Galilée,
son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide,
Lysanias en Abilène,
            les grands prêtres étant Hanne et Caïphe,
la parole de Dieu fut adressée dans le désert
à Jean, le fils de Zacharie.

    Il parcourut toute la région du Jourdain,
en proclamant un baptême de conversion
pour le pardon des péchés,
    comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète :
Voix de celui qui crie dans le désert :
Préparez le chemin du Seigneur,
rendez droits ses sentiers.
    Tout ravin sera comblé,
toute montagne et toute colline seront abaissées ;
les passages tortueux deviendront droits,
les chemins rocailleux seront aplanis ;
    et tout être vivant verra le salut de Dieu.
 
(Lc 3, 1-6)
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Psaume 125

 
Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,
nous étions comme en rêve !
Alors notre bouche était pleine de rires,
nous poussions des cris de joie.

Alors on disait parmi les nations :
« Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »
Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
nous étions en grande fête !

Ramène, Seigneur, nos captifs,
comme les torrents au désert.
Qui sème dans les larmes
moissonne dans la joie.

Il s’en va, il s’en va en pleurant,
il jette la semence ;
il s’en vient, il s’en vient dans la joie,
il rapporte les gerbes.

 
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Commentaire:
Abbé Maciej SLYZ Misionero de Fidei Donum (Bialystok, Pologne)
«En l'an quinze de l'empire de Tibère César,
 alors que Ponce Pilate était procureur de Judée…»
Aujourd'hui presque la moitié du passage de l'évangile consiste en des faits historico-biographiques. Même dans la liturgie de la Messe on n'a pas changé ce texte historique par le fréquent "en ce temps-là". C'est cette introduction si "insignifiante" pour l'homme contemporain qui a prévalu : "en l'an quinze de l'empire de Tibère César, alors que Ponce Pilate était procureur de Judée et Hérode tétrarque de Galilée… (Lc 3,1)". Pourquoi ? Pour briser le mythe ! Dieu est entré dans l'histoire de l'humanité d'une façon très "concrète", de même que dans l'histoire de tout homme. Par exemple, dans la vie de Jean – fils de Zacharie – qui était dans le désert. Il l'a appelé pour qu'il crie au bord du Jourdain… (cf. Lc 3,6).

Aujourd'hui, Dieu s'adresse aussi à moi. Il le fait personnellement – comme avec Jean Baptiste – ou par l'intermédiaire de ses émissaires. Mon fleuve Jourdain peut être l'Eucharistie dominicale ou peut être le tweet du pape François, qui nous rappelle que "le chrétien n'est pas le témoin d'une quelconque théorie, mais d'une personne : du Christ Ressuscité, vivant, unique Sauveur de tous". Dieu est entré dans l'histoire de ma vie parce que le Christ n'est pas une théorie. Il est la pratique salvatrice, la Charité, la Miséricorde.

Mais en même temps, Dieu Lui-même a besoin de notre pauvre effort : que nous remplissions les vallées de notre manque de confiance en allant vers son Amour ; que nous nivelions les monts et collines de notre orgueil, qui nous empêche de Le voir et de recevoir son aide ; que nous redressions et aplanissions les chemins tordus qui font de la voie vers notre cœur un labyrinthe…

Aujourd'hui, c'est le deuxième dimanche de l'Avent dont l'objectif principal est que je puisse trouver Dieu sur le chemin de ma vie. Plus seulement un Nouveau Né, mais surtout le Sauveur le plus Miséricordieux, pour voir le sourire de Dieu, quand tout le monde verra le salut que Dieu envoie (cf. Lc 3,6). C'est comme ça ! Saint Grégoire de Nazianze l'enseignait : "Rien ne fait plus plaisir à Dieu que la conversion et le salut de l'homme
".
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Nos chemins de conversion...
Rendons droits nos chemins...
 
«Préparez les chemins du Seigneur,
rendez droits ses sentiers.»
(Luc 3,4)
 
 
 
«Aimer c'et tout donner et se donner soi-même»
(Thérèse de Lisieux)
 
«Prier c'est accepter que tout n'est pas entre nos mains;
 c'est une forme d'abandon...»
(Natacha St-Pier)
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Note: Si vous voulez voir et entendre Natacha St-Pier,
 je vous invite à aller visiter
 le site de «La Victoire de l'Amour» de ce jour...
Vous pouvez atteindre ce site en allant consulter mes liens.
Bonne vision!
 
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«Il faut, quelque part, se laisser défaire
et se laisser refaire... »
(Éloi Girard)
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Bon dimanche!
Jean-Yves