lundi 25 mars 2019

Le pardon est avant tout un choix personnel, une option du cœur qui va contre l’instinct spontané de rendre le mal pour le mal.(287,198)

Bonjour!
Mardi 26 mars 2019

 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

Matthieu 18, 21-35

En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit :« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »

 

Commentaire... 

‘Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ?’ Jésus lui répondit : ‘Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois’.

La symbolique des chiffres utilisés ici nous renvoie à un passage du livre de la Genèse où nous entendons Lamek qui s’exprime ainsi devant ses femmes Ada et Cilla :
J’ai tué un homme pour une blessure, un enfant pour une meurtrissure. C’est que Caïn est vengé sept fois, mais Lamek, soixante-dix sept fois (Gn 4, 23-24).
Avec Lamek, nous sommes confrontés à la réaction première de tout homme face au mal qui lui est infligé : la vengeance, qui ne peut prendre que des proportions démesurées.
Un peu plus loin, dans le livre de l’Exode, la loi du talion voudra limiter le déchaînement de la passion vengeresse de l’homme et mesurer la juste compensation d’une offense :
Vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, meurtrissure pour meurtrissure, plaie pour plaie. (Ex 21, 24-25).
Un œil (et non pas deux !) pour un œil ; une dent (et non pas la mâchoire !) pour une dent abîmée…
Notre Seigneur Jésus Christ va aller bien au-delà de l’imposition d’un châtiment égal au dommage causé. En réponse à l’offense, il va appeler à pardonner et ce indéfiniment. Pour expliciter son commandement, il donne une parabole dont la mise en scène a pour but de mettre en pleine lumière la démesure de la miséricorde dont fait preuve le roi, qui accorde bien plus que ce que lui demandait son débiteur. En effet, « ému jusqu’aux entrailles », nous dit l’évangéliste, le roi devenu le « maître », non seulement « laisse partir » son serviteur, c’est-à-dire renonce à le vendre, mais il lui remet sa dette infinie (Dix mille talents, soit soixante millions de deniers qui auraient correspondu, à l’époque de Jésus, à soixante millions de journées de travail).
 
Quel contraste entre l’attitude du maître vis-à-vis de ce serviteur et celle de ce dernier envers son compagnon endetté, d’autant plus que celui-ci ne lui doit qu’une somme insignifiante (six cent mille fois moins) en comparaison de celle dont il vient lui-même d’être acquitté ! Le serviteur semble avoir complètement oublié la gratuité du don de la miséricorde dont il a bénéficié. Qu’il n’ait même pas songé à remercier son maître après la remise de sa dette en témoigne. Nous touchons ici la fine pointe de l’enseignement de notre Seigneur.
 
Au contraire de ce serviteur, garder présent à notre conscience la gratuité du don du salut dont le Père nous a fait bénéficier en son Fils Jésus-Christ devrait nous conduire à une attitude de miséricorde inconditionnelle envers nos frères humains, qu’elle que soit leur dette envers nous. Comme le disait Saint Jean-Paul II :
Le pardon est avant tout un choix personnel, une option du cœur qui va contre l’instinct spontané de rendre le mal pour le mal. Cette option trouve son élément de comparaison dans l’amour de Dieu, qui nous accueille malgré nos péchés, et son modèle suprême est le pardon du Christ qui a prié ainsi sur la Croix: ‘Père, pardonne-leur: ils ne savent pas ce qu’ils font’ (Lc 23, 34) (Message pour la Journée mondiale de la paix, 1er janvier 2002).
Seigneur, aide-nous à nous engager sur ce chemin de la miséricorde. Puissions-nous recevoir chacune des offenses qui nous sont faites comme autant d’occasions de témoigner par notre pardon de quel amour tu nous as aimé, de quelle dette tu nous as acquittés et de quelle liberté nous jouissons désormais.

Abbé Philippe Link - Merci!

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«La capacité de pardonner de quelqu'un
donne la mesure de son cœur.»
(Alain Roy)
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«Chaque jour est à réinventer, tout comme l'amour.»
(Benoît Lacroix)
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«Si on sait que Dieu nous aime infiniment et inconditionnellement
 et que l'on a encore le désir de faire n'importe quoi,
 c'est que cela reste encore seulement un savoir
 et non pas une expérience.»
(Hervé Reynaud)
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 

L'Annonciation... / (287,132)

Bonjour!
Lundi 25 mars 2019

 
L'Annonciation -
 Tableau situé en haut du maître-autel -
Paroisse de Notre-Dame-de-Bon-Secours - l'Islet-sur-Mer
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Évangile selon saint Luc 1, 26-38

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit :« L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.
 
   Commentaire...  

Une annonciation est bien plus qu’une simple énonciation – l’affirmation d’un fait, ou la description d’un événement ; elle signale l’irruption d’une nouveauté radicale, dont Dieu lui-même est l’auteur.

Un monde nouveau est appelé à surgir, à partir d’une jeune fille, moyennant son consentement. L’élue se nomme Marie et est déjà engagée légalement envers un homme issu de la maison de David. La salutation de l’Ange – « Je te salue, comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi » – en dit long sur le travail de la grâce prévenante dans le cœur de cette fille d’Israël. Mais il n’y a pas d’annonce de la présence de Dieu sans une mission particulière, dont la réalisation attestera l’authenticité de l’expérience vécue. D’où le trouble chez la jeune fille qui s’inquiète sur ses capacités à pouvoir assurer la mission discrète mais exceptionnelle qui lui est confiée : « Comment cela va-t-il se faire puisque je suis vierge ? » Qu’elle se rassure : cet enfantement ne requiert aucune intervention humaine ; il va se réaliser par la seule « puissance du Très-Haut » agissant par « l’Esprit Saint », afin que celui qui va naître soit saint lui aussi.
 
Toute annonciation véritable est accréditée d’un signe : le renouvellement radical de la vie est annoncé par la fécondité inattendue d’une femme âgée, Elisabeth, « car rien n’est impossible à Dieu ». Cette interprétation lumineuse et pleine d’espérance, libère l’audace de la jeune fille nommée Marie. Elle donne son consentement en s’offrant tout entière à l’action de l’Esprit : « Voici… » : elle se présente à Dieu pour qu’Il fasse en elle son bon plaisir. Le passage à la troisième personne semble souligner le dessaisissement total de sa volonté propre, pour ne plus être que « …la servante du Seigneur ». Elle accepte que « tout se passe selon la parole » dite ; elle s’abandonne au rhéma, traduction grecque de l’hébreu dabar, signifiant la « parole-événement », la parole de Dieu qui se fait événement, et dans notre cas : qui se fait avènement du Verbe dans la chair.
Assuré d’un tel consentement, le messager de Dieu se retire :
L’ange la quitta
Il peut remonter au ciel, mission accomplie. La Parole commence sa course victorieuse, entraînant irrésistiblement à sa suite tous ceux qui reconnaissent à son passage, la venue des temps nouveaux.
 
Dieu a donné son Fils, fruit unique de son cœur, qui était son égal et qu’il aimait comme lui-même : il l’a donné à Marie, et, du sein de Marie, il en fait son Fils, non pas quelqu’un d’autre, mais le même en personne, de sorte qu’il est par sa nature le même Fils unique de Dieu et de Marie. Toute la création est l’œuvre de Dieu, et Dieu est né de Marie ! Dieu a tout créé, et Marie a enfanté Dieu ! Dieu qui a tout formé, s’est formé lui-même du sein de Marie, et ainsi il a refait tout ce qu’il avait fait. Lui qui a pu tout faire de rien, n’a pas voulu refaire sans Marie sa création détruite. Dieu est donc le Père de toutes les choses créées, et Marie la mère de toutes les choses recréées. Dieu est le Père de la création universelle, et Marie la mère de la rédemption universelle. Car Dieu a engendré celui par qui tout a été fait, et Marie a enfanté celui par qui tout a été sauvé. Dieu a engendré celui sans qui absolument rien n’existe, et Marie a enfanté celui sans qui absolument rien n’est bon.
 
Oui, le Seigneur est vraiment avec toi : il t’a fait un don tel que la nature entière t’est grandement redevable, à toi, en même temps qu’à lui.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Bonne journée
Jean-Yves
 

samedi 23 mars 2019

«Partagez le chemin et la table! (Projet L'Islet) / Pourquoi Dieu n'agit-il pas?... /Patience de Dieu... / Un homme avait un figuier qui ne produisait pas... / (287,081)

Bonjour!
Dimanche 24 mars 2019

 
Photo:
C'est Liette Desjardins qui m'a donné cette photo... - Merci!
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Carte de prière automne 2018
«Partagez le chemin et la table
avec le Grand L'Islet!»
(Voir plus bas...)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Luc 13, 1-9
Un jour, des gens vinrent rapporter à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu’ils offraient un sacrifice. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. »
Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. » Il dit alors à son vigneron : « Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ? ». Mais le vigneron lui répondit : « Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas. »

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Commentaire...


La liturgie du troisième dimanche du carême nous invite à une réflexion sur le comportement divin. Que fait Dieu devant le mal et les souffrances de notre monde ? Cette question a été posée à Jésus et elle se pose encore de nos jours.

Cheminons à travers la liturgie de ce dimanche pour en savoir plus.

Dieu vient vers les humains.

La première lecture est tirée du livre de l’Exode. À cette époque, Moïse percevait Dieu comme un Être puissant, infini, loin de lui et des humains. Conformément à cette conception de Dieu, Moïse devait retirer ses sandales pour fouler la terre sainte et couvrir son visage, car il craignait de porter son regard sur Dieu.

Devant l’infini et le Tout-Puissant, l’humain se sent très petit, mais d’un même souffle, l’auteur parle d’un Dieu proche de ses créatures raisonnables, d’un Dieu serviable et accompagnateur. Voilà la nouveauté de cette révélation mille ans avant Jésus.

Dieu voyait la misère de son peuple et il entendait ses cris. Touché par les malheurs d’Israël, Dieu agissait en conduisant Moïse et les siens vers une terre de miel et de lait.

Dieu était donc défini comme celui qui était loin et proche de l’homme. Et c’est pourquoi les psalmistes chantèrent que Dieu est tendresse et bonté. Dieu défend, pardonne et guérit l’homme.

Les juifs croyaient en un Dieu bon et proche des humains, mais comment expliquer le mal ?
Alors, ils ont posé la question à Jésus : pourquoi Dieu a-t-il permis que Pilate tue plusieurs Galiléens qui offraient un sacrifice au temple ?
Était-ce parce que ces personnes avaient péché ?
Pourquoi Dieu tout-puissant n’a-t-il pas agi ?
Pourquoi Dieu n’a-t-il pas arrêté la main du criminel ?

Nous entendons parfois la même question.

Au lieu de répondre tout de suite, Jésus formule une autre question. Pourquoi dix-huit personnes sont-elles mortes dans l’effondrement de la tour de Siloé ?
Dieu créerait-il des accidents pour punir les hommes ?
Dieu est-il un juge qui laisse mourir les personnes qui n’ont pas respecté la loi ou qui ont péché ?

Jésus affirme que ces gens n’ont pas péché et il continue en disant : si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux.
Il faut ici comprendre que Jésus s’attaquait à la pensée qui consiste à croire que Dieu est un juge et qu’il punit les pécheurs.

Dieu serait-il celui qui crée des événements pour donner la mort ?
Non, dit Jésus.

Si les humains croient que Dieu est un manipulateur des personnes et des événements, il mourra. Vous périrez tous de la même manière.
S’il croit que Dieu est un contrôleur de marionnettes, il périra. Il tombera d’une mort certaine, car il est loin de la pensée de Dieu. Il est à mille lieues de ce qu’est Dieu. Celui qui pense ainsi mourra spirituellement très lentement.

Dieu n’est pas un juge des pécheurs et des pécheresses.
Dieu n’est pas un contrôleur des accidents.
Dieu n’est pas un empêcheur de tourner en rond.
Dieu n’arrête pas la bêtise humaine.

Convertissez-vous sinon vous périrez.

Changez de mentalité à l’égard de Dieu, sinon vous êtes déjà morts en vous-mêmes.

Jésus continue son explication avec une parabole.
Un figuier qui ne donne pas de fruits, les hommes le coupent. Un figuier qui ne donne pas de fruits, Dieu lui donne le temps et il l’accompagne. Il lui donne l’engrais et il le taille pour qu’il produise des fruits.

Vous et moi, nous devons nous convertir à ce qu’est Dieu et nous devons le faire chaque jour, car Dieu ne fonctionne pas selon les idées des hommes.

Dieu est et il est Amour.

Il ne peut être en même temps le mal et le bien. Il y aurait une contradiction.
Dieu dès le commencement, était; et l’amour était en lui.
Il a donné vie à la création, car il est la Vie.
Il s’est présenté en Christ Jésus, comme la nourriture divine et la source spirituelle.
Il a offert son intimité à toute personne, car il est unité.

Celui qui veut concevoir un autre dieu que celui présenté par le Christ mourra spirituellement. L’Évangile ne sera plus pour lui source de vie.

Vous et moi, convertissons-nous à la Parole du Christ et manifestons par notre vie ce qu’elle accomplit en nous.

Amen.
  

André Sansfaçon, prêtre.  - Merci!
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Le Carême nous invite à entrer dans l'Alliance avec Dieu.
Avec le Christ, tournons-nous vers le Père.
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«Si Dieu lui-même espère en nous, espère en l'humanité,
pourquoi désespérons-nous?
(Marc Pernot)
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Tantôt elle vont nous faire croire au printemps...
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«Dieu est un jardinier patient et habile;
 il ne démissionne jamais devant nos lenteurs.
Il ne désespère jamais de nous.»
(Alain Roy)
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«L'espérance chrétienne se fonde sur ce qui est commencé,
sur les embryons de printemps et de vie
qui sont déjà à l'œuvre dans le présent.
Elle invite à les développer et à les faire croître.»
(PaulTtremblay)
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Prions pour le père Grou:
 blessé lors qu'une messe
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PARTAGEZ LE CHEMIN ET LA TABLE!
AVEC LE GRAND L'ISLET!

Carte de prière automne 2018

Ce dimanche:
à 11 h 00 - à la Salle des Chevaliers de Colomb de L'IsletVille.
Un beau projet de fraternité sociale:

«Dîner de la faim»

Le coût: 8$ par personne.

La migration: qu'en est-il dans la région?

Dans le cadre du
Carême de Partage de Développement et Paix.

Bravo! aux organisatrices et organisateurs
 qui réalisent cette activité
 avec les membres des champs

"Fraternité et Engagement social"
des communautés chrétiennes

des paroisses de Notre-Dame-de-Bon-Secours de l'Islet 
et de  Saint-Eugène.

Excellente initiative!

Merci! Merci!
Jean-Yves
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Bonne journée!
Jean-Yves, diacre
Diocèse de Sainte-Anne-de-La Pocatière 

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«Me lèverai, j'irai vers mon père... » / (287,006)

Bonjour!
Samedi 23 maars 2019
 
 
Voici la Parole d Dieu de ce jour...
 
Texte de l'Évangile (Lc 15,1-3.11-32): Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s'approchaient de Jésus pour l'entendre. Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: «Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux». Mais il leur dit cette parabole: Il dit encore: «Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père: ‘Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir’. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Étant rentré en lui-même, il se dit: ‘Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim! Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils; traite-moi comme l'un de tes mercenaires’. Et il se leva, et alla vers son père.

»Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit: ‘Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils’. Mais le père dit à ses serviteurs: ‘Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé’. Et ils commencèrent à se réjouir.

»Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c'était. Ce serviteur lui dit: ‘Ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras’. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d'entrer. Mais il répondit à son père: ‘Voici, il y a tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c'est pour lui que tu as tué le veau gras!’. ‘Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi; mais il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé’».

Commentaire: Abbé Llucià POU i Sabater (Granada, Espagne)
«Me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi»
Aujourd'hui, nous regardons la Miséricorde, la note distinctive de Dieu le Père, en ce moment où nous contemplons une Humanité orpheline, car elle —dans un oubli de sa mémoire— ne sait plus qu'elle est Fille de Dieu. Cronin parle d'un fils qui est parti de chez lui, qui a gaspillé tout son argent, sa santé, son honneur de famille et est allé en prison. Peu avant de reprendre sa liberté, il écrit chez lui en disant que si on le pardonnait il fallait accrocher au pommier qui donnait sur la voie ferrée un mouchoir blanc. Si le mouchoir était là il reviendrait à la maison sinon ils ne le reverraient plus jamais. Y aurait-il un mouchoir accroché au pommier? «Ouvre les yeux…! et regarde!», lui dit un compagnon. Il ouvre les yeux et reste bouche-ouverte, il n'y avait pas un mouchoir accroché au pommier… mais il y en avait des centaines!

Cela nous rappelle ce tableau de Rembrandt où on voit comment le fils qui revient, malade et affamé est accueilli par un vieillard avec deux mains différentes, l'une forte d'un père qui le serre fort, l'autre délicate d'une mère qui douce et affectueuse le caresse. C'est pareil pour Dieu, Il est Père et Mère…

«Mon père, j'ai péché» (Lc 15,21), nous aussi nous voulons dire cela au Père et sentir comment Il nous serre dans Ses bras au moment de la confession pour nous préparer à participer à la fête de l'Eucharistie. Ainsi, puisque: «Dieu nous attend chaque jour, comme ce père de l'Evangile attendait son fils prodigue» (San Josemaría), parcourons le chemin de retour avec Jésus jusqu'à notre rencontre avec le Père, où tout sera lumière: «Le mystère de l'homme ne s'éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné» (Concile Vatican II).

Le sujet principal est toujours le Père. Demandons que le trajet à travers le désert du Carême nous amène à nous interroger intérieurement sur cet appel à participer dans le mystère de la Miséricorde Divine, puisque, après tout, la vie n'est que un retour vers le Père.
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Bonne journée!
Jean-Yves

vendredi 22 mars 2019

Comme le Père a envoyé son Fils dans le monde pour réaliser sa mission rédemptrice, de la même manière, le Christ nous envoie pour collaborer à son œuvre de Rédemption.(286,939)

Bonjour!
Vendredi 22 mars 2019

 
 
«La ciel, c'est la joie fraîche de ce matin
au bord du lac lorsque le Ressuscité prépare pour ses disciples,
autour d'un feu de braise, le déjeuner de pain et poisson.
(Jn 21, 1-9).
 
(Paul Tremblay)
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«Si Dieu s'est fait homme,
 c'est pour goûter aux saisons de l'homme
et pour que l'homme goûte
aux saisons de Dieu.»
 
(Charles Singer)
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Quelles sont vos provisions pour affronter les saisons à venir?
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   Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Souvenez-vous des merveilles
que le Seigneur a faites. 


 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :
« Écoutez cette parabole :
Un homme était propriétaire d’un domaine ;
il planta une vigne,
l’entoura d’une clôture,
y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde.
Puis il loua cette vigne à des vignerons,
et partit en voyage.
Quand arriva le temps des fruits,
il envoya ses serviteurs auprès des vignerons
pour se faire remettre le produit de sa vigne.
Mais les vignerons se saisirent des serviteurs,
frappèrent l’un,
tuèrent l’autre,
lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs
plus nombreux que les premiers ;
mais on les traita de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils,
en se disant :
“Ils respecteront mon fils.”
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux :
“Voici l’héritier : venez ! tuons-le,
nous aurons son héritage !”
Ils se saisirent de lui,
le jetèrent hors de la vigne
et le tuèrent.
Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra,
que fera-t-il à ces vignerons ? »
On lui répond :
« Ces misérables, il les fera périr misérablement.
Il louera la vigne à d’autres vignerons,
qui lui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit :
« N’avez-vous jamais lu dans les Écritures :
La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux !
Aussi, je vous le dis :
Le royaume de Dieu vous sera enlevé
pour être donné à une nation
qui lui fera produire ses fruits. »

En entendant les paraboles de Jésus,
les grands prêtres et les pharisiens
avaient bien compris qu’il parlait d’eux.
Tout en cherchant à l’arrêter,
ils eurent peur des foules,
parce qu’elles le tenaient pour un prophète.

 (Mt 21, 33-43.45-46)
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Psaume 104

Cherchez le Seigneur et sa puissance,
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.

Il appela sur le pays la famine,
le privant de toute ressource.
Mais devant eux il envoya un homme,
Joseph, qui fut vendu comme esclave.

On lui met aux pieds des entraves,
on lui passe des fers au cou ;
il souffrait pour la parole du Seigneur,
jusqu’au jour où s’accomplit sa prédiction.

Le roi ordonne qu’il soit relâché,
le maître des peuples, qu’il soit libéré.
Il fait de lui le chef de sa maison,
le maître de tous ses biens.
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   Commentaire...

« Et bien, quand le maître viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » La réponse ne se fait pas attendre : C’est la punition qui doit prévaloir jusqu’à les faire périr, qui plus est « misérablement ». Autrement dit, pas de pitié et la vigne se verra confiée à d’autres vignerons mieux intentionnés. Mais nous sommes ici dans une logique de mort. D’ailleurs, pas un mot dans cette réponse au sujet du « fils ». Les auditeurs de Jésus l’auraient-ils oublié ? Serait-il mort pour eux aussi ?
 
Pour Jésus, l’histoire ne peut se finir ainsi. Ce maître serait-il vraiment père s’il faisait si peu de cas de son fils ? La mort du fils ne saurait être le dernier mot, pas plus que la vengeance suggérée par les auditeurs. Le maître va tout au contraire se servir de la perversion des vignerons pour révéler que sa paternité est plus puissante que la mort infligée au fils. C’est la vie qui doit avoir le dernier mot. Au sein d’Israël, le refus de certains d’accueillir son Fils, permettra à notre Père céleste de révéler la toute-puissance de sa miséricorde, en construisant le Royaume sur la pierre rejetée, choisie comme pierre d’angle : « C’est là l’œuvre du Seigneur, une merveille à nos yeux ! »
 
Ce Royaume c’est l’Eglise du Christ, composée de Juifs et de païens convertis, qui est appelée tout comme Israël à porter un fruit de vie éternelle. Cette Eglise, nous en sommes membres depuis le jour de notre baptême. Ce jour-là, pour reprendre une autre allégorie de la vigne – que l’on trouve cette fois dans saint Jean -, nous avons été greffés sur le Christ, comme les sarments sur le cep de la vigne (Cf. Jean 15).
 
Comme le Père a envoyé son Fils dans le monde pour réaliser sa mission rédemptrice, de la même manière, le Christ nous envoie pour collaborer à son œuvre de Rédemption. Il est vrai que les fruits de notre sarment ne sont pas toujours immédiats ou visibles mais nous ne pouvons douter que si nous restons unis au Christ comme le sarment uni au cep, nous porterons un fruit qui demeure. Produire ainsi du fruit c’est rendre gloire à Dieu parce que c’est contribuer à la croissance de son Royaume de justice, de paix et de miséricorde.
 
Seigneur, la mission que tu nous confies dans l’histoire du salut n’est pas banale. Aide-nous à cultiver avec soin notre vigne pour qu’elle puisse produire un raisin doux et comestible pour nos frères afin qu’ils découvrent ta bonté, toi le maître de la vigne et le Seigneur de la Vie.
 

Abbé Philippe Link - Merci!

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 On ne se trompe pas      
 quand on croit, quand on espère,
quand on aime.
                                      
                
     
 
 
Bonne journée!
Jean-Yves
 
 

mercredi 20 mars 2019

Comment vivons-nous personnellement, et communautairement l’accueil... / .(286,820)

Bonjour!
Jeudi 21 mars 2019

 
 
Voilà que le printemps se pointe... Nous l'accueillons avec plaisir!
 



Parole de Dieu 

Évangile

« Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur.
 Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance »
Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.

Heureux ceux qui ont entendu la Parole
dans un cœur bon et généreux,
qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.
(cf. Lc 8, 15)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
 
En ce temps-là,
Jésus disait aux pharisiens :
« Il y avait un homme riche,
vêtu de pourpre et de lin fin,
qui faisait chaque jour des festins somptueux.
Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,
qui était couvert d’ulcères.
Il aurait bien voulu se rassasier
de ce qui tombait de la table du riche ;
mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
Or le pauvre mourut,
et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.
Le riche mourut aussi,
et on l’enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;
levant les yeux,
il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
Alors il cria :
“Père Abraham,
prends pitié de moi
et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau
pour me rafraîchir la langue,
car je souffre terriblement dans cette fournaise.
– Mon enfant, répondit Abraham,
rappelle-toi :
tu as reçu le bonheur pendant ta vie,
et Lazare, le malheur pendant la sienne.
Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,
et toi, la souffrance.
Et en plus de tout cela, un grand abîme
a été établi entre vous et nous,
pour que ceux qui voudraient passer vers vous
ne le puissent pas,
et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”
Le riche répliqua :
“Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare
dans la maison de mon père.
En effet, j’ai cinq frères :
qu’il leur porte son témoignage,
de peur qu’eux aussi ne viennent
dans ce lieu de torture !”
Abraham lui dit :
“Ils ont Moïse et les Prophètes :
qu’ils les écoutent !
– Non, père Abraham, dit-il,
mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,
ils se convertiront.”
Abraham répondit :
“S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,
quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :
ils ne seront pas convaincus.” »
 
– Acclamons la Parole de Dieu.
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   Commentaire...

À propos de cette parabole, il convient de nous demander pourquoi le riche voit Lazare en compagnie d’Abraham plutôt qu’en compagnie d’un autre patriarche ou d’un autre prophète. C’est que dans les Écriture, Abraham s’est montré hospitalier. Il apparaît donc à côté de Lazare pour accuser le riche d’avoir été inhospitalier.


En effet, le patriarche cherchait à retenir même les simples passants pour les faire entrer sous sa tente. Le riche, au contraire, n’avait eu que dédain pour celui qui logeait dans sa propre maison. Or, il avait les moyens, avec tout l’argent dont il disposait, d’assurer la sécurité du pauvre. Mais il a continué, jour après jour, à l’ignorer et il a négligé de lui donner l’aide dont il avait besoin.

Le patriarche n’a pas agi de cette façon, bien au contraire! Assis à l’entrée de sa tente, il mettait la main sur tous ceux qui passaient, à la manière dont un pêcheur jette son filet dans la mer pour y prendre du poisson, et souvent même de l’or et des pierres précieuses. Ainsi, en ramenant des hommes dans son filet, il est arrivé qu’Abraham prenne des anges et, chose étonnante, sans même le deviner!

L’auteur de l’épître aux Hébreux lui-même en a été tout émerveillé, ce qui nous a valu cette exhortation: N’oubliez pas l’hospitalité. Elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges (He 13,2). Il a raison de dire: sans le savoir. Si Abraham avait su que ceux qu’il accueillait avec tant de bienveillance étaient des anges, il n’aurait rien fait d’extraordinaire ni d’admirable. Il reçoit donc cet éloge uniquement parce qu’il ignorait l’identité des passants. En effet, ces voyageurs qu’il invitait si généreusement chez lui, il les prenait pour des hommes ordinaires.

Nous savons bien, nous aussi, nous montrer plein d’empressement pour recevoir un personnage célèbre, un notable, quelqu’un d’important, mais cela ne vaut pas que l’on s’en émerveille. Car il arrive souvent qu’un homme, même inhospitalier, dès qu’il est obligé de recevoir une personne de qualité, y mette toute sa bonne volonté. En revanche, il est très remarquable et vraiment admirable de réserver un accueil plein de bonté aux premiers venus, aux gens inconnus et ordinaires. Ceux qui pratiquent cet accueil, le Christ les reçoit avec ces paroles: Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’avez fait (Mt 25,40). Il leur dit aussi: Ainsi, votre Père ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu (Mt 18,14). Et encore: Celui qui entraînera la chute d’un seul de ces petits, il est préférable pour lui qu’on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes et qu’on l’engloutisse en pleine mer (Mt 18,6). Dans tout son enseignement, d’ailleurs, le Christ fait une grande place aux petits et aux humbles.

Abraham était également animé de la même conviction quand il s’interdisait d’interroger les passants pour connaître leur identité ou leur origine, comme nous le faisons en pareilles circonstances. Il accueillait simplement tous les passants. Car celui qui veut faire du bien à quelqu’un n’a pas à lui demander des comptes sur sa vie, mais à soulager sa pauvreté et à remédier à son indigence.

Il y a là peut-être un appel pour nos communautés, particulièrement durant ce temps du Carême. Interrogeons-nous. Comment vivons-nous personnellement, et communautairement l’accueil. Oh, il ne s’agit pas tant de se mettre au bord de la rue demain pour inviter tous les passants à venir déjeuner, que de s’interroger, intérieurement, sur notre capacité à accueillir celui ou celle que Jésus met sur notre chemin. C’est notre capacité d’accueil des plus petits, notre attention aux plus pauvres, pauvres matériellement, spirituellement, pauvres en amour, qui doit devenir l’un des éléments de discernement de notre vie spirituelle. Demandons au Seigneur de venir dilater notre cœur afin que nous soyons capables d’aimer comme Il aime, d’accueillir comme Il accueil. Il y a là une véritable règle de vie.

Seigneur, Dieu d’Abraham et Dieu de Jésus Christ, tu combles de biens les affamés et tu renvoies les riches les mains vides. Fais de nous des pauvres en esprit et en vérité. Alors nous deviendrons capables de comprendre les avertissements que tu nous donnes en cette vie.
 

 

Abbé Philippe Link - Merci! 
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Est-ce que je suis à l'écoute de mon voisin
 qui est peut-être moins chanceux que moi?
Comment suis-je instrument du Christ
 pour les autres de nos frères humains?
 
                 Et l'environnement...
                        Qu'est-ce que je fais pour le protéger aujourd'hui?
 

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Le retour des oiseaux sauvages...
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«La vraie joie s'enracine dans la liberté que seul Dieu peut donner.»
(Benoît XVI)
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«Dieu était notre louange tout le jour;
sans cesse nous rendions grâce à ton nom»
(Hymne)
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«Il n'y a pas d'événements dans notre vie
 qui ne contienne, d'une manière ou d'une autre, un appel de Dieu.
 Appel à grandir, à évoluer de telle ou telle façon,
 à changer sa vision des choses, à se convertir... »
(Jacques Philippe)
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Une petite histoire:

Le travail de Dieu

Un jeune enfant de huit ans, écrivit ceci pour son enseignante de catéchèse qui avait demandé à ses élèves d’expliquer Dieu:
L’une des principales tâches de Dieu est de faire les gens. Il les fait pour remplacer ceux qui meurent; comme ça, il y a toujours assez de gens pour prendre soin des choses de la terre. Il ne fait pas des grandes personnes, seulement des bébés. Je pense que c’est parce qu’ils sont plus petits de donc plus faciles à faire. En s’y prenant de cette manière, il n’a pas à leur apprendre à marcher et à parler. Il n’a qu’à les confier aux papas et aux mamans. Je crois que ça fonctionne très bien.
La deuxième tâche la plus importante de Dieu est d’écouter les prières. Cela doit lui prendre beaucoup de temps, car certaines personnes, comme les pasteurs et d’autres, ne prient pas seulement avant de dormir, sans compter grand-papa et grand-maman qui prient chaque fois qu’ils mangent, sauf aux collations. À cause de cela, Dieu n’a pas le temps d’écouter la radio ou de regarder la télévision. Et comme Dieu entend tout, il doit y avoir beaucoup de bruit dans ses oreilles, à moins qu’il ait trouvé une façon de baisser le volume des prières.
Dieu voit tout, entend tout et est partout, ce qui veut dire qu’il est très occupé. Vous ne devriez donc pas gaspiller son temps en lui demandant des choses sans importance ou que vos parents vous ont déjà refusées. Ça ne fonctionnera pas de toute façon.”
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   Prions...
 
Pour les diacres du diocèse 
et les éventuels candidats qui s'annoncent...
Pour nos malades...
Pour notre Église qui traverse une crise...
 
Notre Père...
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Bonne journée!
Jean-Yves

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