dimanche 20 octobre 2019

DIMANCHE MISSIONNAIRE MONDIAL / Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice et tout le reste vous sera donné par surcroît (Mt 6,33).(301,654)

Bonjour!
Dimanche 20 octobre 2019

DIMANCHE MISSIONNAIRE MONDIAL



Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...

ÉVANGILE

« Dieu fera justice à ses élus qui crient vers lui » (Lc 18, 1-8)
Alléluia. Alléluia.

Elle est vivante, efficace, la parole de Dieu ;

elle juge des intentions et des pensées du cœur.
Alléluia. (cf. He 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,

    Jésus disait à ses disciples une parabole

sur la nécessité pour eux
de toujours prier sans se décourager :
    « Il y avait dans une ville
un juge qui ne craignait pas Dieu
et ne respectait pas les hommes.
    Dans cette même ville,
il y avait une veuve qui venait lui demander :
‘Rends-moi justice contre mon adversaire.’
    Longtemps il refusa ;
puis il se dit :
‘Même si je ne crains pas Dieu
et ne respecte personne,
    comme cette veuve commence à m’ennuyer,
je vais lui rendre justice
pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.’ »
    Le Seigneur ajouta :
« Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !
    Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus,
qui crient vers lui jour et nuit ?
Les fait-il attendre ?
    Je vous le déclare :
bien vite, il leur fera justice.
Cependant, le Fils de l’homme,
quand il viendra,
trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

    – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Se tourner vers Dieu en priant ne supprime pas les épreuves qu’il nous faut parfois traverser, ni les difficultés qu’il nous faut combattre.
Mais le Christ est là, toujours à nos côtés. Il a étendu une fois pour toutes ses bras sur la croix.
Mieux que Moïse jadis, un jour sur la montagne, le Christ intercède pour nous, depuis le ciel, chaque jour et pour toujours.
C’est bien en ce sens que le Christ nous parle dans la parabole du juge inique et de la veuve importune (Lc 18,1-8).
La puissance personnifiée par le juge et la faiblesse représentée par la veuve. Une parabole aux traits volontairement grossis et presque caricaturaux.
Dieu en tout cas n’a ici rien de comparable à ce juge distant et sans cœur. Et notre prière ne saurait avoir pour but, à force d’insistance, de l’attendrir ou de le réveiller pour en obtenir justice.
Tout au contraire et plus encore, le Seigneur, lui, est toujours prêt à nous écouter et à nous exaucer. Si toutefois ce que nous lui demandons est le meilleur pour notre âme.
Et si nous savons le faire avec la persévérance de la foi. Que va-t-il alors nous accorder, et sans tarder (18,8) ? Le Seigneur lui-même nous le dit : Il leur fera justice ! (18,16).
Expression biblique admirable ! Littéralement : il les justifiera. Il les sauvera.
L’important est donc là : nous prions pour être sauvés. Que demander de mieux ? Et pourquoi nous arrêter si souvent à demander beaucoup moins ?
On comprend qu’alors Dieu ne nous exauce pas. Mais non ! Il attend que nous lui demandions bien davantage.
Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice et tout le reste vous sera donné par surcroît (Mt 6,33).
Il nous faut donc prier avec foi et persévérance. Mieux encore, nous dit Jésus, prier toujours sans se décourager (Lc 18,1).
Et Paul n’hésite pas à déclarer : Priez en tout tempos dans l’Esprit. Apportez-y une vigilance inlassable (Ep 6,18).
Et il ajoute encore : Restez toujours joyeux. Priez sans cesse (1 Th 5,17).
Comment donc peut-on parvenir à prier sans cesse ?
Saint Augustin nous le dit dans une parole fort éclairante : « Ton désir, c’est ta prière. Si ton désir est continuel, ta prière sera continuelle ».
Et il ajoute que, quand notre âme est sincèrement orientée vers le désir du ciel, notre vie entière est comme habitée par une prière qui n’a pas de cesse.
Cela veut dire en clair que, si nous portons en nous un vrai désir d’entrer un jour dans la vie éternelle (et comment ne l’aurions-nous pas ?), toute notre vie est orientée vers la Maison du Père.
Et donc déjà en communion permanente avec Dieu. Quand l’amour est vrai, il vit pour toujours.
Mais quand le Fils de l’homme viendra, pour m’accueillir au seuil de son Royaume, trouvera-t-il la foi en mon âme ? (Lc 18,8).
Seigneur, garde toujours en mon cœur un vivant désir de Toi !

Abbé Philippe Link  - Merci!

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Prière d'un disciple-missionnaire...

À la Gloire de notre Dieu


Nous te louons, Dieu notre Père,
pour la manifestation de ta gloire
dans ta création et dans notre vie.
Nous nous réjouissons, Jésus Christ, Fils du Père,
pour l'oeuvre de salut et de guérison
que tu accomplis en nous à chaque jour.
Nous reconnaissons, Esprit saint,
ta puissance infinie d'amour et de consolation,
Toi qui agis en nous et nous dynamise.

Puisse notre langage humain te plaire toujours,
Dieu trois fois Saint,
autant dans nos moments de recherche et de silence
que dans nos manifestations de grande communion.

Qu'il nous soit donné de te louer et de célébrer ta gloire
chaque jour en étant accueillants et disponibles.
Que l'expression de ton amour infini et déjà partagé
grandisse en nous jusque dans la plénitude éternelle,
là où tout se dépasse et s'accomplit.

Que ce même amour se reflète dans notre vie
avec une intensité qui dérange,
et réveille la foi endormie de ceux et celles qui nous entourent.
Que notre foi s'incarne toujours plus dans notre vie
à travers les événements qui nous arrivent.

Que notre espérance qui nous fait tendre
vers un bonheur infini et indescriptible, se développe.
Que notre amour, qui anticipe la communion parfaite,
éclaire la nuit de ceux et celles qui ont perdu le goût de vivre.
Et que, par notre témoignage,
d'autres hommes et d'autres femmes se lèvent
pour travailler à la construction de ton Royaume
avec Marie, notre mère 
et en communion avec l'Église.
Alléluia! Amen.

Jean-Yves Fortin, diacre
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«Notre mission s'enracine 
dans la paternité de Dieu 
et dans la maternité de l'Église.»
(Pape François)
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«Une Église en sortie 
jusqu'aux confins de la terre 
demande une conversion missionnaire 
constante et permanente.»
(Pape François)
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Bon dimanche missionnaire!
Jean-Yves

samedi 19 octobre 2019

L'Esprit Saint vous enseignera ce qu'il faudra dire... Il est en nous et nous défend... / 301,597)

Bonjour!
Samedi 19 octobre 2019



Voici la Parole de Dieu de ce jour...


 (Lc 12,8-12): «Je vous le déclare: Celui qui se sera prononcé pour moi devant les hommes, le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m'aura renié en face des hommes sera renié en face des anges de Dieu. Et celui qui dira une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera pardonné; mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. 



»Quand on vous traduira devant les synagogues, les puissances et les autorités, ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l'Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu'il faudra dire».


Commentaire:
Abbé Alexis MANIRAGABA (Ruhengeri, Rwanda)

«Celui qui se sera prononcé pour moi (…),
 le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui»


Aujourd'hui, le Seigneur Jésus ravive notre foi et notre espérance en Lui. Il nous prévient que nous paraîtrons devant le corps céleste pour être évalué. Et celui qui a prononcé en faveur de Jésus en se donnant pour sa mission, «le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui» (Lc 12,8). Cette confession publique se fait en paroles, en actes et par la vie. 


Cette interpellation à la confession est encore nécessaire et urgente pour notre temps où certaines gens ne veulent pas écouter la voix de Dieu ni suivre son chemin de vie. La confession de notre foi aura une forte suite. Pourtant, nous ne confessons pas notre foi par peur du châtiment qui sera plus sévère pour les apostats et la récompense plus abondante pour les fidèles. Mais, c’est nécessaire et urgent pour la vie et le monde, et Dieu même nous y appelle comme le dit Saint Jean Chrysostome: «Dieu ne se contente donc pas de la foi intérieure, il en demande la confession extérieure et publique, et nous excite ainsi à une plus grande confiance et à un plus grand amour». 


Cette confession est soutenue par la force et l’assurance de son Esprit qui est à l’œuvre en nous et qui nous défend. La prononciation de Jésus devant ses anges est vitale car elle nous permettra de Le voir face à face, de vivre avec Lui et être inondé de sa lumière. Alors que le contraire n’est que «souffrir et perdre la vie, être privé de la lumière et dépouillé de tous les biens». Demandons la grâce d’éviter tout reniement par la crainte du supplice ou par notre ignorance; par les hérésies, par la foi stérile et par manque de responsabilités; ou parce que nous voulons éviter le martyre. Soyons forts; l’Esprit Saint est avec nous! Et «avec l’Esprit Saint il y a toujours Marie (…) et elle a ainsi rendu possible l’explosion missionnaire advenue à la Pentecôte» (Pape François).
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«Je veux avoir la foi de ceux qui se sentent toujours
 en pèlerinage vers la vérité
 et non pas de ceux qui la possèdent, qui pensent la posséder.»
(D'après Enzo Bionchi)
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Bonne journée!
Jean-Yves 




jeudi 17 octobre 2019

Seigneur, arrache-nous à notre sommeil, et donne-nous de prendre conscience de l’urgence des temps où nous sommes.(301,458)

Bonjour!
Vendredi 18 octobre 2019



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux » (Lc 10, 1-9)
Alléluia. Alléluia.
C’est moi qui vous ai choisis du milieu du monde,
afin que vous alliez, que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure, dit le Seigneur.
Alléluia. (cf. Jn 15, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
    En ce temps-là,
parmi les disciples,
    le Seigneur en désigna encore 72,
et il les envoya deux par deux, en avant de lui,
en toute ville et localité
où lui-même allait se rendre.
    Il leur dit :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
    Allez ! Voici que je vous envoie
comme des agneaux au milieu des loups.
    Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,
et ne saluez personne en chemin.
    Mais dans toute maison où vous entrerez,
dites d’abord :
‘Paix à cette maison.’
    S’il y a là un ami de la paix,
votre paix ira reposer sur lui ;
sinon, elle reviendra sur vous.
    Restez dans cette maison,
mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;
car l’ouvrier mérite son salaire.
Ne passez pas de maison en maison.
    Dans toute ville où vous entrerez
et où vous serez accueillis,
mangez ce qui vous est présenté.
    Guérissez les malades qui s’y trouvent
et dites-leur :
‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »

    – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Notre-Seigneur appelle soixante-douze disciples supplémentaires ; avec les Douze, ils constitueront une équipe de quatre-vingt-quatre apôtres, soit sept (chiffre de la perfection) fois douze (nombre des tribus d’Israël).
La raison de ce nouvel envoi est claire : « la moisson est abondante » ; les hommes sont mûrs pour accueillir la Bonne Nouvelle.
Encore faut-il que quelqu’un la leur porte. Quatre-vingt apôtres d’un seul coup, ce n’est pas si mal : bon nombre d’évêques seraient heureux d’avoir ordonné autant de prêtres durant tout leur ministère ! Pourtant Jésus se plaint : « les ouvriers sont peu nombreux ».
Sans doute Notre-Seigneur ne portait-il pas seulement son regard sur les besoins de son temps, mais aussi sur ceux de l’Eglise à venir.
Jésus souffrait déjà en Palestine de la pénurie de prêtres qui affecte nos communautés en ce début de troisième millénaire.
Et que nous propose-t-il comme « stratégie vocationnelle » ? Uniquement et exclusivement la prière insistante adressée à Dieu son Père : « Priez donc le Maître de la moisson, d’envoyer des ouvriers pour sa moisson ».
La mission des apôtres de l’Evangile, telle que la présente Jésus, n’est cependant guère enviable : que peuvent faire des agneaux face aux loups ?
Rien d’autre que consentir, comme leur Berger, à se laisser « manger » ; c’est-à-dire à triompher de la haine par l’amour, de l’offense par le pardon.
Loin d’être des obstacles à la diffusion de leur message, les difficultés rencontrées par les envoyés leur rappelleront la nécessité d’éviter toute dispersion, et de se concentrer sur l’essentiel : « N’emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route ».
Quant à leur message, il se résume en quelques mots, ceux-là même que Jésus Ressuscité adresse aux siens lors de sa première apparition « ecclésiale » : « La paix soit avec vous ! » (Jn 20, 19.21).
Dans le troisième comme dans le quatrième Evangile, cette « paix » désigne l’Esprit Saint, qui en est à la fois la Source et celui qui la fait régner dans nos cœurs.
Comme les langues de feu de la Pentecôte, la paix ira reposer sur les amis de Dieu qui la désirent ardemment.
Seigneur, arrache-nous à notre sommeil, et donne-nous de prendre conscience de l’urgence des temps où nous sommes.
« Rempli-nous de ta force, pour que nous puissions jusqu’au bout annoncer l’Evangile et le faire entendre à toutes les nations » (1ère lect.).
Tu veux avoir besoin de nous pour communiquer ta paix ; mais comment pourrions-nous la transmettre si nous n’en sommes pas remplis, débordants ?
Envoie ton Esprit sur ton Eglise, pour que se lèvent « les apôtres des derniers temps » (Saint Louis Marie Grignon de Montfort), ces âmes embrasées qui communiquent le Feu de l’Esprit partout où elles passent, « annonçant aux hommes tes exploits, la gloire et l’éclat de ton Règne éternel » (Ps 144). »

Abbé Philippe Link *  Merci!

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Bonne journée!
Jean-Yves 

mercredi 16 octobre 2019

Dieu a laissé aux hommes les moyens de le connaître afin qu’ils puissent le chercher et le trouver.( / 301,384)

Bonjour!
Jeudi 17 octobre 2019



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie » (Lc 11, 47-54)
Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur.
Personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Alléluia. (Jn 14, 6)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait :
    « Quel malheur pour vous,
parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes,
alors que vos pères les ont tués.
    Ainsi vous témoignez
que vous approuvez les actes de vos pères,
puisque eux-mêmes ont tué les prophètes,
et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.
    C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit :
Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ;
parmi eux, ils en tueront et en persécuteront.
    Ainsi cette génération devra rendre compte
du sang de tous les prophètes
qui a été versé depuis la fondation du monde,
    depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie,
qui a péri entre l’autel et le sanctuaire.
Oui, je vous le déclare :
on en demandera compte à cette génération.
    Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi,
parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ;
vous-mêmes n’êtes pas entrés,
et ceux qui voulaient entrer,
vous les en avez empêchés. »
    Quand Jésus fut sorti de la maison,
les scribes et les pharisiens
commencèrent à s’acharner contre lui
et à le harceler de questions ;
    ils lui tendaient des pièges pour traquer
la moindre de ses paroles.

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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 Commentaire...

Les prophètes sont persécutés. Et tués. Par Israël. Ainsi en a-t-il toujours été, d’Abel à Zacharie, en passant par Isaïe, Jérémie ou Amos. Jésus s’en prend à ceux qui bâtissent des grands monuments commémoratifs pour faire reposer les dépouilles de ceux que leurs ancêtres ont martyrisés.
Non pas qu’il ne faille pas respecter et honorer la mémoire des prophètes envoyés par le Seigneur.
Mais, de la même manière que nous l’avons médité ces jours derniers, Jésus dénonce ceux qui privilégient les apparences plutôt que l’essentiel, ceux qui préfèrent élever des monuments qui ne les engagent pas personnellement plutôt que d’accueillir la parole des prophètes qu’ils prétendent honorer et de se convertir.
Pire, en rendant ainsi hommage aux prophètes disparus, ils montrent que pour eux seuls des morts peuvent être porte-parole de Dieu. Et que les seuls reproches qui soient vrais, sont ceux qui visent les ancêtres.
Il ne s’agit pas pour Jésus de montrer à ses interlocuteurs qu’ils percent les secrets de leurs cœurs, mais de leur révéler à eux-mêmes la décision qu’ils ont déjà prise.
Dans un tel état d’esprit, un prophète surviendrait, il serait mis à mort. Il n’est pas question pour ces gens d’entendre les reproches que le Seigneur pourrait avoir à leur faire par la bouche de ses envoyés.
C’est pourquoi Jésus leur oppose vivement le projet de la Sagesse. Les prophètes auront beau être tués, ce sont eux qui auront le dernier mot.
La Sagesse elle aussi a déjà pris sa décision : la Bonne Nouvelle sera proclamée et entendue de tous. Et de surcroît, justice sera faite, il faudra répondre du sang innocent versé.
Cette fermeté et cette radicalité vient de l’urgence de la situation : Dieu a laissé aux hommes les moyens de le connaître afin qu’ils puissent le chercher et le trouver. Or ceux qui devaient introduire leurs frères ont refusé d’entreprendre ce chemin pour eux-mêmes et ont décidé de le cacher aux autres.
Ce jour-là, s’endurcissant dans leurs projets, confirmant la parole de Jésus et sa mission de prophète, ils n’acceptèrent pas ses reproches.
Que l’Esprit de sagesse et de sainteté ouvre nos cœurs à la Parole du Seigneur.
Quand vient pour nous l’heure d’être corrigés ou mis en défaut par la Parole, que nous restions toujours humblement convaincus que notre Dieu est un père qui éduque ses enfants à la liberté et non un puissant qui châtie pour prouver son pouvoir.
Quand vient pour nous l’heure de porter la Bonne Nouvelle à nos frères, par nos choix, par notre témoignage de vie ou par notre parole, que nous ne craignions pas pour le sort réservé aux prophètes mais que nous suivions Jésus qui choisit de parler en vérité pour jusqu’au bout tendre la main et inviter à la conversion.
Montrant ainsi aux hommes que nous sommes tous frères nous dirons au monde que notre Dieu est Père.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Bonne journée!
Jean-Yves 

Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer.(301,351)

Bonjour!
Mercredi 16 octobre 2019


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

PSAUME

(Ps 61 (62), 6-7, 8, 9)
R/ Seigneur, tu rends à chacun selon ce qu’il fait ! (cf. Ps 61, 13b)
Je n’ai mon repos qu’en Dieu seul ;
oui, mon espoir vient de lui.
Lui seul est mon rocher, mon salut,
ma citadelle : je reste inébranlable.

Mon salut et ma gloire
se trouvent près de Dieu.
Chez Dieu, mon refuge,
mon rocher imprenable !

Comptez sur lui en tous temps,
vous, le peuple.
Devant lui épanchez votre cœur :
Dieu est pour nous un refuge.

ÉVANGILE

« Quel malheur pour vous, pharisiens ! Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous ! » (Lc 11, 42-46)
Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.

Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait :
    « Quel malheur pour vous, pharisiens,
parce que vous payez la dîme
sur toutes les plantes du jardin,
comme la menthe et la rue
et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu.
Ceci, il fallait l’observer,
sans abandonner cela.
    Quel malheur pour vous, pharisiens,
parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues,
et les salutations sur les places publiques.
    Quel malheur pour vous,
parce que vous êtes comme ces tombeaux qu’on ne voit pas
et sur lesquels on marche sans le savoir. »

    Alors un docteur de la Loi prit la parole et lui dit :
« Maître, en parlant ainsi,
c’est nous aussi que tu insultes. »
    Jésus reprit :
« Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous,
parce que vous chargez les gens
de fardeaux impossibles à porter,
et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux
d’un seul doigt. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...
Les invectives que nous venons d’entendre contre les pharisiens se situent dans le prolongement de l’accusation d’hypocrisie que Jésus leur avait adressée à l’occasion des ablutions rituelles.
L’obligation de la dîme est scripturaire (Gn 28, 22 ; Am 4, 4) : le fidèle participe ainsi à l’entretien du Temple et pourvoit aux besoins des prêtres qui y officient. Tout comme les autres peuples, Israël offre à Dieu les prémices de sa récolte, c’est-à-dire le meilleur grain (Lv 23,17) ou la meilleure huile (Lv 23, 10ss).
Plus tard s’est ajoutée la dîme sur les plantes potagères et même sur le salaire.
Mais la valeur de ces présents est à la mesure de l’intention qui sous-tend la démarche.
Qu’ils sont loin d’être heureux ceux qui portent le souci d’une apparence irréprochable, mais « oublient » que l’offrande signifie le don (du meilleur) de soi : ils croient être justes en s’acquittant scrupuleusement de la dîme de minuscules plantes potagères, et négligent d’offrir à Dieu et à leur prochain l’amour qui leur est dû en stricte justice !
Aveuglés par la vaine gloire, ces malheureux s’exhibent aux premiers rangs et prétendent conduire les autres, sans se rendre compte qu’ils sont spirituellement morts.
On pressent le réalisme de la mise en garde que Jésus adresse à ses disciples : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer.
Autrement il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux » (Mt 6, 1). Car ceux qui « reçoivent leur gloire les uns des autres, ne cherchent pas la gloire qui vient du Dieu unique » (Jn 5, 44).
Prisonniers du tombeau scellé de leur suffisance, ils ont réduit le culte du Très Haut, à un moyen au service de l’idolâtrie de soi.
Les pharisiens sont formés à l’école des docteurs de la Loi ; on comprend dès lors que ceux-ci prennent ombrage des invectives prononcées par Jésus.
Leur mission consistait à interpréter les Ecritures afin qu’elles soient lumière sur le chemin vers Dieu. Mais eux aussi se sont égarés loin du bonheur !
Car loin d’aider les croyants à progresser, ces pseudo guides les chargent de « fardeaux impossible à porter », qu’ils « ne touchent même pas d’un seul doigt ».
C’est pourquoi le Seigneur les rejette et vient lui-même paître son troupeau.
C’est à leurs victimes que Jésus adresse cette invitation : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai.
Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes (Mt 11, 28-29) ».
Nous ne sommes pas des Docteurs de la Loi, mais cela ne nous empêche pas pour autant de nous comporter comme eux !
N’avons-nous pas nous aussi pour notre entourage, des exigences qui ne procèdent pas de la charité mais plutôt de notre « cœur endurci, qui ne veut pas se convertir » (1ère lect.) ?
Ne méprisons pas « les trésors de patience et de générosité du Seigneur envers nous, en refusant de reconnaître que cette bonté de Dieu nous pousse à la conversion » (Ibid.).
Demandons au Seigneur de nous ouvrir les yeux sur notre hypocrisie, et de nous donner la force de nous détourner de nous-mêmes pour ne chercher qu’en lui seul notre salut et notre gloire (Ps 61).
Seigneur ne permet pas que la vaine gloire m’aveugle au point de prendre ta place dans ma vie comme dans celle des autres ; ne permet pas que la dureté de mon cœur ou la peur de l’engagement m’empêchent d’accéder à l’intelligence spirituelle de ta Parole.
Garde-moi de « me refuser à ta vérité pour me donner à l’injustice » (1ère lect.), et conduis-moi sur le chemin des Béatitudes.

Abbé Philippe Link - Merci!

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«L'automne est une saison sage et de bon conseil.»
(Félix-Antoine Savard)
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«Tout le chemin de la vie, c'est de passer 
de l'ignorance à la connaissance,
 de l'obscurité à la lumière,
 de l'inaccompli à l'accompli, 
de la peur à l'amour.»
(Frédéric Lenoir)
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Statue de Notre-Dame-de-Paris
quand elle était dans la Cathédrale Notre-Dame.
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Bonne journée!
Jean-Yves