dimanche 19 mars 2017

Fête de saint Joseph... / (247,117)

Bonjour!
Dimanche 19 mars 2017
Fête de saint Joseph...
 
 
Prière de à neuvaine:
 
Un héritage à célébrer
 
Seigneur, nous te remercions
pour cet héritage précieux
que nous a légué saint frère André.
Donne-nous cette foi inébranlable
qui l'a guidé tout au long de sa vie.
Transforme nos cœurs
pour accueillir, comme lui,
nos frères et sœurs avec compassion.
Apprends-nous à nous tourner
avec confiance vers saint Joseph, son ami,
pour lui confier les peines et les souffrances
des personnes qui viennent à nous.
Donne-nous la grâce de découvrir
dans l'accueil et le service des autres
le chemin vers la joie et la sérénité.
Nous t'en prions, toi, notre Père,
par ton Fils et dans l'Esprit.
Amen
 
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Et je vous invite à aller méditer la Parole de Dieu de ce jour où l'on nous présente Jésus qui rencontre la Samaritaine au puits de Jacob...
 
Le pape François a dit à propos de ce texte:
 
«Cet évangile est pour nous!» dans son Angélus de ce dimanche.
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 Poursuivons notre carême...

«En ce carême, nous avons à quitter notre péché
pour marcher à la suite du Christ».
 
 
Bon dimanche!
Jean-Yves
 
 

dimanche 12 mars 2017

La transfiguration, pour affermir la foi de ses disciples... / Neuvaine à saint Joseph... / (246,707)

Bonjour!

Dimanche 12 mars 2017

 

Voici la Parole de Dieu de ce 2e dimanche du carême...

Matthieu 17, 1-9 + Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »

Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »
 

Pour notre réflexion...

1. Pendant la plus grande partie de sa vie, Jésus est resté discret, un homme normal, travaillant comme charpentier avec Joseph. Jésus semblait être un habitant de Nazareth comme tous les autres. Au cours de sa vie publique, les choses changèrent, car Jésus se manifesta comme le Messie avec de nombreux miracles. Mais le seul moment où nous le voyons resplendir de sa divinité dans son propre corps, avant la Résurrection, est lors de la Transfiguration.

2. Jésus voulait sans doute affermir la foi de ses trois disciples qu’il a pris avec lui, avant que ne viennent les épreuves de la Passion. Le Jésus des miracles et le la Transfiguration n’est en effet pas séparable du Jésus souffrant et mourant sur la croix. Au début de la Passion, tous les disciples prirent la fuite. Et Pierre reniera même publiquement Jésus. Et pourtant ils avaient vu Jésus transfiguré, ils avaient aussi, peu avant la Passion, assisté à la résurrection de Lazare, et ils avaient été témoins de tant de miracles.

3. Dans notre vie, les moments joyeux alternent aussi avec des moments de souffrances, des moments où tout semble plus difficile, voire, parfois, où il semble impossible d’aller de l’avant. Il est facile de croire et d’espérer quand tout va bien. Il est bien plus difficile de le faire dans les épreuves de la vie, que ce soient les nôtres ou celles de nos proches. C’est dans ces moments que l’on sait si l’on a la foi et si l’on espère vraiment dans le Seigneur. Quand tout semble perdu, mettons-nous encore notre confiance en lui ? Ou, comme les disciples, préférons-nous nous enfuir et aller voir ailleurs ? Cette vie est celle de la lutte pour la foi. Au Paradis, enfin, nous verrons Dieu face à face, comme il est, et notre joie sera complète.
Cette méditation a été écrite par Père Jean-Marie Fornerod, LC
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Neuvaine à saint Joseph...
 
Souvenez-vous, ô très chaste époux de Marie,
mon aimable protecteur, saint Joseph,
que l'on n'a jamais entendu dire
que quelqu'un ait sollicité votre protection
et imploré votre secours sans avoir été consolé;
 je viens avec confiance me présenter devant vous
et me recommander à vous avec ferveur.
Ne rejetez pas mes prières, père virginal du Rédempteur,
 mais écoutez-les avec bonté et daignez les exaucer.
 Amen
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Notre Père...
Je vous salue Marie...
Gloire au Père...
Bon Saint Joseph, priez-vous nous...
Saint Frère André, priez vous nous.
 
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Bon dimanche!
Jean-Yves
 
 

samedi 11 mars 2017

Aimez vos ennemis... Priez pour ceux qui vous persécutent.../ Neuvaine à saint Joseph... / (246,597)












« Prier, c'est tout simplement parler à Dieu,
comme nous le faisons avec quelqu'un d'autre,
avec sincérité et honnêteté.»
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Bonjour!
Samedi 11 mars 2017
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

 Matthieu 5, 43-48 + Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

Pour notre réflexion

1. « Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent ».
Ces paroles de Jésus sont extrêmes. Nous avons parfois domestiqué l’Évangile et nous ne nous laissons plus interpellés par sa nouveauté. Devant la scène du Christ qui pardonne à ses meurtriers, qui prient pour eux et qui les aime... suis-je encore chrétien ? Seigneur, apprends-moi à aimer, à pardonner, à servir. Apprends-moi que la logique de la croix et de l’amour n’est pas celle du monde.


2. Dans l’expérience quotidienne nous avons probablement peu d’ennemis. Cependant souvent nos plus proches peuvent devenir nos ennemis. Ils nous trahissent, ils nous blessent, ils nous dérangent. Les circonstances elles-mêmes sont parfois nos ennemis. Et combien de fois, malgré nos bons désirs, nous devenons nous-mêmes cause de souffrance pour les personnes que nous aimons ? C’est aussi dans ces situations-là que l’Évangile d’aujourd’hui nous parle. Aimer mes ennemis cela veut dire aimer mon prochain quand il me blesse, quand il est faible. Car c’est alors qu’il a le plus besoin d’être soutenu par ma fidélité. Nous en faisons nous-même l’expérience quand nous tombons. Combien de fois un cœur prêt à pardonner, un sourire ou une conversation réengagée a su nous tirer de notre misère ?

3. « Que faites-vous d’extraordinaire ? »
Cette simple question de Jésus peut nous aider à comprendre un aspect important de notre vie chrétienne : elle doit avoir un goût d’extraordinaire. Vivre la vie ordinaire avec un amour extraordinaire, c’est-à-dire vivre une vie humaine en y insérant l’amour de Dieu. N’ayons pas peur de vivre la vie surnaturelle à laquelle Dieu nous appelle, de laisser le Christ habiter dans notre cœur. Aimer mes ennemis, aimer les personnes quand elles me blessent ou me trahissent, c’est déjà d’une certaine manière vivre l’extraordinaire.


Cette méditation a été écrite par Frère Melchior Poisson, LC
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«En toute personne, il y a une part de solitude
qu'aucune intimité humaine ne peut remplir.
C'est là que Dieu nous rencontre.»
(Frère Roger de Taizé)
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Neuvaine à Saint Joseph
 
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La neuvaine à saint Joseph
est commencée depuis le 10 mars...
Nous pouvons la faire ensemble...
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«Saint Joseph est un protecteur par son intercession,
et un modèle par sa vie exemplaire.
 Il se conduit envers ses protégés comme un bon pasteur,
comme un père affectueux.»
(Roland Gauthier)
 
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PRIÈRE...

Cette prière est proposée par
 l'Oratoire Saint Joseph du Mont-Royal - Montréal
 
 
Un héritage à célébrer
 
Seigneur, nous te remercions
pour cet héritage précieux
que nous a légué saint frère André.
Donne-nous cette foi inébranlable
 qui l'a guidé tout au long de sa vie.
 
Transforme nos cœurs
pour accueillir, comme lui,
nos frères et nos sœurs avec compassion.
Apprends-nous à nous tourner
avec confiance vers saint Joseph, son ami,
pour lui confier les peines et les souffrances
des personnes qui viennent à nous.
 
Donne-nous la grâce de découvrir
dans l'accueil et le service des autres
le chemin vers la joie et la sérénité.
Nous t'en prions, toi, notre Père,
par ton Fils et dans l'esprit.
Amen
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Notre Père...
Je vous salue Marie...
Gloire au Père...
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«Ce qui importe, c'est le degré d'amour
que vous mettez dans chacun de vos gestes...
Qui donne avec joie donne mieux.»
(Sainte Mère Teresa)
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«Le manque d'amour est la plus grande pauvreté.»
(Sainte Mère Teresa)
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«Si la pierre disait: Une pierre ne peut bâtir une maison,
il n'y aurait pas de maison.
Si la goutte d'eau disait: Comment pourrais-je, moi,
former un fleuve?, il n'y aurait pad d'océan.
Si le grain de blé renonçait à pénétrer le sillon,
 il n'y aurait pas de moisson.
Si l'homme disait: Mon geste d'amour
ne peut sauver l'humanité, il n'y aurait ni paix,
ni dignité, ni respect... ni bonheur sur terre.»
(Cité par Marc Vaillot dans Aimer, c'est... - Petit livre de l'amour véritable.)
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«Notre soif de bonheur est insatiable.
 Nous cherchons sans cesse plus et ailleurs!
Pourtant, la parole de Dieu nous affirme que c'est aujourd'hui
que nous pouvons être heureux.
Jésus a été un homme heureux, vivant l'ouverture de cœur,
 la joie et la paix. "Heureux les pauvres de cœur".»
(Roger Ébacher dans le Carnet du Carême de Novalis)
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Diacre
au cœur de notre monde
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Bonne journée!
Jean-Yves
+
 


lundi 6 mars 2017

Seul le Fils pouvait nous apprendre à nous adresser à Dieu en disant « notre Père », « papa ! ». (246,336)


Bonjour!
Mardi 7 mars 2017
 
 
 
Voici la parole de Dieu de ce jour...
 

Matthieu 6, 7-15 + Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes.

Pour notre réflexion...

1. Beauté de la prière de Notre Seigneur !
Seul le Fils pouvait nous apprendre à nous adresser à Dieu en disant « notre Père », « papa ! ». Lui-même, Fils, nous apprend à être fils de Dieu. Et nous voici à des années-lumière de tout ce que nous avions pu penser de Dieu avant. Merci, Père, de m’avoir envoyé ton Fils, pour qu’il puisse te révéler à moi comme mon père. Désormais, je suis libre! « Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie ’’Abba !’’, c’est-à-dire : Père ! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu » (Épître de saint Paul aux Galates 4, 6).


2. « Car votre Père sait de quoi vous avez besoin ».
Quoi de plus naturel, que mon Père, mon Créateur, que Dieu sache ce dont j’ai besoin. Y aurait-il vraiment besoin que je lui dise que je suis malade et voudrais guérir, au chômage et que j’ai besoin d’un travail pour nourrir ma famille, que je ressens peur, tristesse et chagrin et que j’ai besoin de consolation ? Pourtant, lui-même veut que je le lui dise ? et souvent le lui dire m’aidera à le désirer vraiment. Car souvent, espérer quand tout va mal est difficile, et si je n’arrive même pas à lui confier ce dont j’ai besoin, à le lui demander instamment, n’aurais-je pas perdu l’espoir de pouvoir un jour obtenir la guérison, un travail, la consolation, ne serait-ce pas que j’ai jusqu’à perdu l’espoir que Dieu lui-même puisse m’obtenir ce dont j’ai besoin ?


3. « Que ton règne vienne ! »
Merci, Seigneur, d’avoir formulé pour moi ces sept demandes qui constituent le Notre Père ! Car malheureusement parfois j’abandonne et perds l’espoir que les affamés soient rassasiés (quatrième demande), que le mal disparaisse (septième demande) et que ton règne vienne vraiment dans le cœur de chaque homme (deuxième demande). Ce sont des choses que je te demande chaque jour, mais seulement grâce à toi, car tu as inséré ces demandes dans ma prière quotidienne. Jésus, apprends-moi à me confier en toi, à me confier dans le Père que tu m’as révélé, pour ne pas douter un seul instant de te confier mes proches, mes projets, mes tristesses et mes joies, mes peurs et mes blessures de l’âme, mes difficultés et mes réussites.


Cette méditation a été écrite par Frère Loïc Chabut, LC
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 

samedi 4 mars 2017

Jésus veut nous indiquer le vrai chemin... / (246,247)

Bonjour!
 
Dimanche 5 mars 2017
 
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce 1er dimanche du Carême...
 

 Matthieu 4, 1-11 + Alors Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu ». Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. » Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.

Pour notre réflexion...

1. Nous venons à peine de commencer le Carême et on nous propose déjà de méditer les chants de Pâques ?
Oui, le choix n’est pas infondé. Suivant l’exemple du pape François, j’aimerais vous inviter à vivre ce Carême sous le signe de la deuxième vertu théologale, à célébrer ce temps de conversion et de pénitence dans l’espérance. Saint Paul, qui fait une méditation exceptionnelle sur les traces du péché dans l’histoire du salut, nous donne deux raisons fortes pour espérer dans la deuxième lecture : « Il n’en va pas du don gratuit comme de la faute. En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ ». Et plus loin : « Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul n’ont pas la même mesure non plus ». Le chant à deux voix, interprété par la première lecture et l’Évangile, est aussi une source d’espérance : si le tentateur ment à la créature en lui montrant le chemin égaré vers sa divinisation, Jésus vient pour chasser le père du mensonge et nous indiquer le vrai chemin qui nous conduit à l’adoption filiale. Enfin, David nous montre dans le psaume qu’après l’égarement il est toujours possible de revenir vers Dieu avec un cœur contrit et cela aussi est une source d’espérance.


2. Comment est-ce possible qu’on puisse appeler heureuse une faute ? Au milieu de la veillée pascale, le prêtre chante ces paroles alors qu’il nous annonce la Résurrection du Christ. Elles expriment deux poids, deux mesures : d’un côté notre faute et notre péché ; de l’autre le don gratuit, le don de Dieu. Le premier côté n’est pas très heureux en lui-même, le péché ne saura jamais nous réjouir. La faute est heureuse parce qu’elle a provoqué dans le cœur de Dieu une réponse démesurée d’amour et de miséricorde, une réponse à sa mesure divine : « Ô heureuse faute qui nous valut un tel Rédempteur ! » Il n’y a nulle part un encouragement au péché, mais une invitation à aimer un Dieu qui s’est ainsi comporté à notre égard.

3. Quel péché ? Dans l’Évangile Jésus est confronté à la tentation de la richesse, de la vanité et de l’orgueil. Ces trois tentations se présentent souvent dans notre vie de manière subtile, il suffit de voir à notre époque ce que l’homme est capable de faire pour l’argent. Jésus nous donne la force pour résister aux tentateurs, mais surtout tout au long du Carême il va nous montrer le chemin à parcourir pour devenir comme Dieu, des fils dans le Fils. Dans la première lecture le tentateur montre à Ève le chemin de l’orgueil et de la désobéissance pour être comme Dieu. Dans l’Évangile et pendant quarante jours Jésus nous montrera que c’est l’obéissance et l’accueil amoureux du projet de Dieu qui fait de nous ses enfants.
 
Cette méditation a été écrite par Père Roger Villegas, LC
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«Notre corps est le lieu de notre connaissance.»
(Fr. Jean-Pierre Brice Olivier, o.p.)
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«Toutes les tentations viennent des concupiscences
qui sont le plaisir de la chair, le désir de la gloire
 et l'ambition du pouvoir».
(Saint Thomas d'Aquin, o.p.)
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«La base de l'humilité c'est d'abord d'accepter le réel.»
(André Daigneault)
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«Je me réjouis d'être imparfaite.»
(Thérèse de l'Enfant-Jésus)
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«La grand tentation de l'être humain,
est d'être séduit par la puissance
et de refuser la communion
aves sa vulnérabilité et sa petitesse.»
(Jean Vanier)
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Bon dimanche!
Jean-Yves
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vendredi 3 mars 2017

Jésus est venu pour sauver ceux qui ont pris un mauvais chemin... / (246,190)

Bonjour!
Samedi 4 mars 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...


Luc 5, 27-32 + Après cela, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait. Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »

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Pour notre réflexion...

1. Jésus sort de l’endroit où il se trouvait et rencontre un publicain, Matthieu, assis à son bureau. Pour comprendre bien ce qui se passe, il faut se rendre compte de la façon dont étaient considérés les publicains à l’époque de Jésus. Collectant les impôts pour l’occupant romain, ils étaient considérés comme des traîtres. Et de plus, beaucoup d’entre eux profitaient de leur situation pour s’enrichir personnellement, ils étaient donc également vus comme des voleurs. (...)

2. Et pourtant, c’est bien un de ces publicains que Jésus choisit pour venir à sa suite, pour devenir l’un de ses disciples. On retrouve ici l’un des aspects les plus merveilleux de l’œuvre de Jésus. Jésus ne vient pas pour condamner ceux qui sont dans un mauvais chemin, mais pour les sauver. Il vient apporter au monde la miséricorde, la miséricorde infinie du cœur de Dieu. Jésus fait confiance à Matthieu, il lui donne la possibilité de changer de vie.

3. La dernière phrase de ce passage doit nous faire réfléchir. Jésus ne vient pas appeler les justes mais les pécheurs. Nous pourrions préciser : il ne vient pas appeler ceux qui se croient justes mais ceux qui se reconnaissent pécheurs. Si nous voulons donc nous aussi écouter Jésus prononcer notre nom, si nous voulons nous aussi nous faire appeler par Jésus, nous savons ce qu’il faut faire. Avoir l’humilité de se reconnaître pécheur, reconnaître que l’on a besoin de changer, de se convertir. Un cœur orgueilleux ne peut pas s’approcher de Dieu. Un cœur humble ne peut que se laisser attirer par l’infinie miséricorde du cœur de Jésus.

Cette méditation a été écrite par Père Jean-Marie Fornerod, L.C.
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«La vie est un long cheminement, un pèlerinage qui se poursuit à travers des gains et des pertes, des joies et des peines. Ce pèlerinage commence à notre naissance et prend fin au moment de notre mort. Toute notre existence, nous vivons des pertes qui, lentement, et parfois plus brusquement, nous font traverser une nouvelle étape. Nous sommes en cheminement pour retrouver notre cœur d'enfant, nous sommes un peuple en exode qui passe par des morts et des résurrections.
 
Au fond, les événements de notre vie nous posent toujours la question: »D'où es-tu? et Où vas-tu?» et la première chose que nous devons accepter, pour débuter ce cheminement, c'est d'être des humains incarnés, car le premier choix à la base de toute croissance humaine est de s'accepter soi-même tel qu'on est; accepter sa réalité telle qu'elle est, avec ses dons, ses faiblesses, avec toutes ses limites, ses blessures, ses ténèbres et sa finitude. La croissance humaine commence quand on accepte sa propre humanité, limitée, pauvre, mais belle aussi.»
 (André Daigneault / Le long chemin vers la sérénité.)
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«Ensemble nous montons vers Pâques!»
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Prions les uns pour les autres.....
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«Faire plaisir aux autres
donne une plus grande joie de vivre.«
(Anselm Grün)
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Photo:
Souvenir de Lyon...
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Bonne journée!
Jean-Yves

Quand on va aux noces on ne jeûne pas... /(246,181)

Bonjour!
 
Vendredi 3 mars 2017
 
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

 Matthieu 9, 14-15

Alors les disciples de Jean le Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront.


Pour notre réflexion...

1. Ici, des disciples de Jean-Baptiste viennent trouver Jésus, pour lui poser cette question : « Pourquoi alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » La réponse qu’apporte Jésus nous montre que le problème n’est pas le fait de jeûner ou non....Ce passage nous invite à réfléchir sur le sens que l’on donne au jeûne.
 
2. Le mot « Évangile » signifie « Bonne Nouvelle ». Et la Bonne Nouvelle dont nous parlent les Évangiles, c’est Jésus lui-même. Les disciples de Jésus ne jeûnent pas, car ils ont reçu la Bonne Nouvelle. Ils ont rencontré et suivi Jésus. Comment pourraient-ils être dans l’affliction ? La réponse de Jésus peut donc se lire ainsi : mes disciples ne jeûnent pas car ils ont trouvé celui que leur cœur attendait, l’Époux est là présent pour eux, ils ne peuvent que se réjouir avec lui.
 
3. Mais la réponse de Jésus continue : « des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront ». Il y a sans doute ici une allusion à la Passion et à la mort de Jésus, moment de grande tribulation pour les disciples de Jésus. Celui en qui ils avaient mis leur espoir disparaît. Cependant nous savons qu’il ressuscitera. Et de fait, lors des récits des apparitions du Ressuscité, le fait de manger est souvent mentionné. Ce que dit Jésus peut aussi se comprendre comme un conseil pour nous : le jeûne doit nous servir à nous rapprocher plus de Jésus. Le jeûne, qui constitue un acte de renoncement et de contrôle sur soi-même, doit surtout nous servir à avoir un cœur plus disponible pour Dieu et pour les autres. Le jeûne est donc un moyen pour nous faire passer de la tristesse du péché à la joie de l’amitié avec Dieu.
 
Cette méditation a été écrite par Père Jean-Marie Fornerod, LC
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«La foi la plus belle et la plus extraordinaire,
c'est celle qui sait reconnaître la présence de Dieu
dans l'humble quotidien.»
(Frère Yvon, abbé d'Oka)
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«Avec du courage et de la volonté,
les plus petits font de grandes choses.»
(Bienheureuse Anne-Marie Javouhey)
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«Le Carême est un passage,
 comme on passe du sommeil à l'activité et à la vigilance.
C'est un temps durant lequel chacun(e) est invité(e)
à retrouver le chemin de son cœur.»
(Mgr Roger Ébacher)
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Diacre
au cœur de notre monde
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Photo:
Église de Saint-Roch-des-Aulnaies
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Bonne journée!
 
Jean-Yves
 

 
 
Souvenir de la Bretagne...
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mercredi 1 mars 2017

Quand vous jeûnez... Ne prenez psr un air triste... / (246,045)

Bonjour!
Mercredi 1er mars
Mercredi des cendres...
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

Matthieu, 6, 1-6

« Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra.

 

Pour notre réflexion...

1. Dans ce passage de l’Évangile de Matthieu Jésus donne des conseils sur l’aumône, la prière et le jeûne. Or pendant le Carême nous sommes justement invités à les mettre en pratique de manière spéciale. Et si nous lisons attentivement le texte de Matthieu, nous nous rendons compte que Jésus ne donne pas vraiment de conseils pratiques sur l’aumône (combien faut-il donner, à qui ?), sur la prière (combien de temps dois-je y consacrer ?) ou sur le jeûne (de quoi dois-je me priver ?). Ces questions sont importantes. C’est cependant à chacun d’y répondre, en fonction de sa situation personnelle, de ses possibilités, des différentes circonstances de la vie. Les conseils de Jésus atteignent un niveau plus profond. Ses conseils sont valables pour tout le monde, quelle que soit la manière dont nous faisons l’aumône, prions ou jeûnons.
2. Dieu regarde avant tout ce qu’il y a dans notre cœur car c’est de là que procède ce que nous faisons, et là se trouve, en quelque sorte, le centre de notre personne. Ainsi les conseils de Jésus se situent à ce niveau-là, au niveau du cœur, c’est-à-dire de l’esprit avec lequel nous pratiquons l’aumône, la prière et le jeûne. En réalité, si nous y prêtons bien attention, les conseils de Jésus dans ce passage peuvent se résumer en une seule chose : ce que tu fais, fais-le devant Dieu et pour Dieu.
3. Le risque est grand, en effet, de transformer l’aumône, la prière et le jeûne en des moyens d’autosatisfaction. Je peux ainsi donner aux pauvres pour le prestige que cela va me donner. Mon but est-il alors vraiment d’aider mon prochain, ou de me servir de lui dans mon propre intérêt ? Ou bien je peux jeûner pour perdre du poids. Non que cela soit une mauvaise chose, mais Jésus nous invite à aller plus loin, et faire du jeûne une véritable offrande spirituelle, un moyen pour ouvrir plus grand notre cœur à Dieu et aux autres. Au bout du compte, Jésus nous invite à chercher la plus grande récompense. Il nous invite à découvrir la beauté de l’union à Dieu et la joie de la charité désintéressée.
Méditation a été écrite par Père Jean-Marie Fornerod, LC
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mardi 28 février 2017

Être chrétien... est-ce que cela en vaut la peine? / (246,028)

Bonjour!
Mardi 28 février 2017
 
 
Voici la parole de Dieu de ce jour...
 



Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers. »

Pour notre réflexion...

1. « Nous avons tout quitté pour te suivre ».
Jésus vient d’inviter un jeune homme à vendre et à donner tout ce qu’il possède puis à le suivre mais ce dernier s’est en allé car il avait de grands biens. L’Évangile d’aujourd’hui se trouve juste après cette scène et Pierre demande donc à Jésus ce qu’il adviendra de ceux qui ont tout laissé pour le suivre. Il veut savoir concrètement ce que cela lui rapportera de le suivre. En effet, pour les juifs la richesse matérielle était un signe de la bénédiction de Dieu. Laisser tout cela pour suivre Jésus n’est donc pas quelque chose de simple. Cela en vaut-il la peine car la peur et l’incertitude peuvent nous en empêcher ? La question de Pierre est donc tout à fait légitime. Et c’est une question que parfois nous pouvons nous poser. Est-ce que cela vaut la peine d’être chrétien, de faire tant d’efforts ? On a l’impression que la vie de ceux qui ne croient pas semble plus facile. Toutefois la réponse de Jésus à Pierre est celle qu’il nous fait à chacun d’entre nous.

2. « Le centuple, des persécutions et la vie éternelle »
La réponse de Jésus est la suivante : tous ceux qui auront renoncé à quelque chose pour lui et le suivront obtiendront le centuple. On peut voir dans ces paroles de Jésus les bienfaits qui nous seront offerts grâce au baptême. En suivant le Christ par ce sacrement, nous devenons fils de Dieu et membre d’une même famille : l’Église, ainsi tout chrétien et même tout homme devient un frère ou une sœur. Mais pas seulement cela, le baptême est aussi une porte pour tous les autres sacrements, sources d’innombrables grâces.
Cependant le Christ promet non seulement le centuple mais aussi la persécution. Jésus ne cache rien, il dit clairement à ses apôtres que le suivre signifie aussi souffrir. Il dira à une autre occasion : « Celui qui veut me suivre qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Mt 16, 24). Il en est de même pour nous, nous ne devons pas nous attendre à une vie sans difficultés. Mais Jésus lui-même a donné un sens à cette souffrance et il l’a vécue dans sa propre chair. Grâce à sa mort sur la croix, il a pu nous obtenir la dernière partie de la promesse : la vie éternelle. En effet le vrai bonheur et la vraie récompense que le Christ nous promet est la vie éternelle.
Les paroles de Benoit XVI le jour de son intronisation peuvent nous aider à mieux vivre le Christ au quotidien : « N’ayez pas peur du Christ ! Il n’enlève rien et il donne tout. Celui qui se donne à lui reçoit le centuple. Oui, ouvrez, ouvrez tout grand les portes au Christ ? et vous trouverez la vraie vie ».

Cette méditation a été écrite par Frère Jean-Baptiste Ribes, LC