samedi 23 septembre 2017

La Parole de Dieu: quelle est sa place dans ma vie? / Installation de l'équipe missionnaire de l'Unité Centre... / Le diacre et la dimension du service... / (259,274)

Bonjour!
Samedi 23 septembre 2017
 
 
Photo:
La ferme expérimentale de La Pocatière
(Une école d'agriculture)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

 
Luc  8, 4-15
En ce temps-là, comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers Jésus, il dit dans une parabole : « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piétinèrent, et les oiseaux du ciel mangèrent tout. Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité. Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent. Il en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au centuple. » Disant cela, il éleva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole.
Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit : Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre.
Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu. Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-là ont entendu ; puis le diable survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés. Il y a ceux qui sont dans les pierres : lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. »


Pour notre réflexion...


1. Je peux remercier les disciples d’avoir osé dire à Jésus qu’ils ne comprenaient pas la parabole du semeur. Grâce à leur aveu d’ignorance, j’ai droit à l’explication de cette parabole de la part du Seigneur lui-même. Celui-ci dévoile que la semence est la parole de Dieu, et que les quatre endroits où le grain tombe sont quatre comportements possibles à l’égard de la Parole. C’est l’occasion pour moi d’examiner quelle est ma relation face à l’Évangile.

2. Le premier type, ce sont ceux qui sont au bord du chemin. Ce sont les gens qui entrent un instant en contact avec l’Évangile, mais qui, l’instant d’après, reportent leur curiosité vers autre chose. C’est le cas des foules qui accourent au bruit des miracles, mais qui n’ont même pas le temps de croire, parce que le démon profite de leur indifférence pour les détourner tout de suite de la foi. (...) La Parole de Dieu n’est-elle pour moi qu’un simple objet de curiosité ?

3. Le deuxième type, c’est celui qui est dans les pierres. Ici, la Parole de Dieu arrive à germer. Ce sont les gens qui croient, ceux dont le cœur est touché par l’Évangile. Ce sont les gens qui s’enthousiasment en entrevoyant l’incroyable plan d’amour de Dieu pour les hommes. Mais leur foi ne tient pas longtemps. Ils ne résistent pas à l’épreuve. (...) Est-ce mon cas parfois, d'abandonner?...

4. Le troisième type, c’est celui qui est dans les ronces. Ici aussi, ce sont des personnes qui rencontrent vraiment le Seigneur à un moment donné, mais qui finissent par l’abandonner. Les ronces qui les étouffent sont les intérêts qui entrent en concurrence avec la vie de foi. Il faut remarquer qu’en plus de la richesse et des plaisirs, Jésus mentionne ici les soucis de la vie parmi les rivaux de la Parole. Je ne peux pas servir deux maîtres. Il faut que je choisisse ma direction : l’argent, le plaisir, mon agenda ou… l’écoute du Seigneur. (...) Et moi ? Est-ce que je reste prisonnier des ronces, ou est-ce que je choisis de ne rien préférer à l’amour du Christ ?

5. Finalement, le quatrième type, c’est celui de la bonne terre. C’est ici que la Parole de Dieu peut enfin s’épanouir et porter du fruit. Pour arriver à ce stade, il me faut intérioriser la Parole, la conserver dans mon cœur, comme la Très Sainte Vierge. Il me faut donc une prière régulière qui puisse nourrir ma relation intime avec le Seigneur. Et il faut aussi avoir de l’endurance, persévérer dans la prière malgré les épreuves. C’est ce qu’on fait les onze apôtres. Malgré leur faiblesse, ils ont eu l’humilité de rester fermement attachés à la Parole vivante, qui leur a dit : « Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves ». Seigneur, ne permets pas que je sois séparé de toi !
         
Frère Benoît Terrenoir, LC
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De l'église de Saint-Jean-Port-Joli...
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Installation de l'Équipe missionnaire de l'Unité Centre...

C'est ce soir à 19 h 30 en l'église de Saint-Jean-Port-Joli
que Mgr Yvon Joseph Moreau procédera à l'installation
des membres qui seront rattachés à l'Unité missionnaire
du Centre du diocèse de Sainte-Anne.
Cette installation se fera au sein de l'Eucharistie.
Cette installation est la dernière des trois
et concerne toutes les personnes mandatées:
prêtres, diacres (épouses) et agentes de pastorale.
Cette même installation aura lieu également demain,
dimanche, à 10 h 00 en l'église de Saint-Pascal.
Ces deux installations concernent les fidèles
des 23 communautés chrétiennes
qui composent l'Unité missionnaire du Centre.
 Vous êtes priés de prendre note
qu'il n'y aura pas d'autres eucharisties
sur le territoire de l'Unité:
Donc: ce soir à 19 h 30 à Saint-Jean-Port-Joli
et demain à 10 h 00 à Saint-Pascal de Kamouraska.
Bon dimanche!


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«Le diacre, au sein de la communauté chrétienne, signifie et garantit que la dimension de service est au centre de la vie ecclésiale. Il n'assume pas, à lui seul, la charge du service, mais il en est le signe sacramentel parce qu'il engage toute son existence, à la suite du Christ-Serviteur, pour manifester l'actualité du service.»
(Dominique Rey)
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
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jeudi 21 septembre 2017

Une journée dans la vie de Jésus... / Une journée dans ma vie... / (259,249)

Bonjour!
Vendredi 22 septembre 2017

Photo:
Basilique Notre-Dame-du-Cap
à Trois-Rivières
(Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
Texte de l'Évangile (Lc 8,1-3): Ensuite Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l'accompagnaient, ainsi que des femmes qu'il avait délivrées d'esprits mauvais et guéries de leurs maladies: Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons), Jeanne, femme de Kouza, l'intendant d'Hérode, Suzanne, et beaucoup d'autres, qui les aidaient de leurs ressources.
CmentairommentairCoCommentaire: 

«Jésus passait à travers villes et villages, 
proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu»

Aujourd'hui, nous voyons dans l'Évangile ce que devait être une journée courante des trois années de vie publique de Jésus. Saint Luc nous la raconte en quelques mots: «Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu» (Lc 8,1). C'est ce que nous contemplons dans le troisième mystère lumineux du Saint Rosaire.

Jean-Paul II dit en commentant ce mystère: «Mystère lumineux que la prédication par laquelle Jésus annonce la venue du Royaume de Dieu et invite à la conversion, en pardonnant les péchés de ceux qui s'approchent de Lui avec une foi humble, inaugurant ainsi le mystère de la miséricorde qu'Il continuera d'exercer jusqu'à la fin du monde, spécialement à travers le sacrement de la Réconciliation confié à l'Église».

Jésus continue de passer près de nous en nous offrant ses biens surnaturels: quand nous prions, quand nous lisons et méditons l'Évangile pour Le connaître et L'aimer davantage et imiter sa vie, quand nous recevons un sacrement, en particulier l'Eucharistie et la Pénitence, quand nous nous dédions avec effort et constance au labeur quotidien, quand nous sommes avec notre famille, nos amis ou nos voisins, quand nous aidons cette personne qui se trouve dans le besoin matériel ou spirituel, quand nous nous reposons ou nous divertissons... Dans toutes ces circonstances, nous pouvons trouver Jésus et le suivre comme les douze et comme les saintes femmes.

Mais en plus, chacun de nous est appelé par Dieu à être aussi “Jésus qui passe”, pour parler –par nos œuvres et nos paroles– à ceux que nous essayons d'approcher de cette foi qui remplit de sens notre existence, de cette espérance qui nous pousse à aller de l'avant sur les chemins de la vie confiants dans le Seigneur, et de cette charité qui guide toute notre action.

Marie fut la première à suivre Jésus et à “être Jésus”. Qu'elle nous aide par son exemple et son intercession!
Abbé Jordi PASCUAL i Bancells (Salt, Girona, Espagne)

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Du pape François...  
«Vous n'êtes pas inquiet de ce que vous avez entendu jusqu'à maintenant? (En regard des problèmes du monde...). Le pape François répond: «J'attends et j'espère. Dieu m'a attendu si longtemps, moi avec tous mes péchés...»

Bonne journée!
Jean-Yves

mercredi 20 septembre 2017

Jésus est venu appeler les pécheurs... / Journée internationale de la paix. / (259,215)

Bonjour!
Jeudi 21 septembre 2017

 
 
Aujourd'hui c'est la fête de saint Mathieu,
apôtre et évangéliste
 
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
 
Texte de l'Évangile (Mt 9,9-13): Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit: «Suis-moi». L'homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples: «Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs?». Jésus, qui avait entendu, déclara: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole: C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs».
 
Commentaire: Abbé Joan PUJOL i Balcells (La Seu d'Urgell, Lleida, Espagne)
«Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs»
Aujourd'hui, nous fêtons saint Matthieu, apôtre et évangéliste. Lui-même nous raconte dans son Évangile sa conversion. Il était assis à l'endroit où l'on collectait l'impôt et Jésus l'invita à le suivre. Matthieu -dit l'Évangile- «se leva et le suivit» (Mt 9,9). Avec lui, s'adjoint au groupe des Douze un homme totalement différent des autres apôtres, tant par sa formation que par sa position sociale et sa fortune. Son père lui avait fait faire des études d'économie pour pouvoir fixer le prix du blé et du vin, des poissons que Pierre, André et les fils de Zébédée devaient lui apporter, et des perles précieuses dont parle l'Évangile.

Son métier de collecteur d'impôts était mal vu. Ceux qui l'exerçaient étaient considérés comme des publicains et des pécheurs. Il était au service du roi Hérode, maître de la Galilée, un roi haï par son peuple et que le Nouveau Testament nous présente comme adultère, assassin de Jean-Baptiste et se moquant de Jésus le Vendredi Saint. À quoi songeait Matthieu quand il allait rendre des comptes au roi Hérode? Sa conversion dût supposer pour Matthieu une véritable libération, comme le montre le banquet auquel il invita publicains et pécheurs. Ce fut sa manière de prouver sa reconnaissance au Maître d'être sorti d'une situation misérable et d'avoir trouvé le vrai bonheur. Saint Bède le Vénérable écrit, en commentant la conversion de saint Matthieu: «La conversion d'un collecteur d'impôts donne un exemple de pénitence et d'indulgence à d'autres collecteurs d'impôts et pécheurs (…). Dès le premier instant de sa conversion, il attire à Lui, c'est-à-dire au salut, tout un groupe de pécheurs».

Dans sa conversion se manifeste la miséricorde de Dieu comme l'indiquent les paroles de Jésus face aux critiques des pharisiens: «C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs» (Mt 9,13).

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Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur!
Ouvrez, ouvrez vos portes,
Ne fermez pas vos cœurs!
Il vient à nous sans faste,
grandeur ni majesté,
Vêtu comme le pauvre
Dans son humilité!
(Hymne au bréviaire du jour).
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Allons au Seigneur parmi les chants d'allégresse.
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Fais que j'entende au matin ton amour,
car je compte pour toi.
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Je tends les mains vers toi,
me voici devant toi comme une terre assoiffée.
(Du psaume 142)
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«S'abstraire du monde ne veut pas dire
tourner le dos à ce qui nous entoure,
au contraire: c'est voir le monde
avec davantage d'acuité,
garder le cap et apprécier la vie.»
(Erling Kagge)

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Diacre
au cœur de notre monde
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Bonne journée!
Jean-Yves


mardi 19 septembre 2017

La sagesse de Dieu est plus forte que le mal... / Ne jugez pas sur l'apparence... / (259,053)

Bonjour!
Mercredi 20 septembre 2017

 

 Photo:
La route verte, près du fleuve à La Pocatière.
(Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Luc  7, 31-35  En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ? À qui ressemblent-ils ? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent en disant : “Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré.” Jean le Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : “C’est un possédé !” Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Mais, par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste. »

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Pour notre réflexion...

1. « Nous avons joué de la flûte pour vous, et vous n'avez pas dansé ! Nous avons chanté des complaintes et vous n'avez pas pleuré ! »

L'apôtre Paul nous donne le même enseignement dans sa Lettre aux  Romains 12, 15 : « Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent. Pleins d'une égale complaisance pour tous, ne vous complaisez pas dans votre propre sagesse. » Oui, bien souvent, l’on se dit : « Ce n'est pas le moment de faire ceci. Cette personne m'importune. » Non, renonçons à notre propre sagesse ! Ne soyons pas des grognons, ne méprisons pas les joies et les tristesses de nos proches ; partageons-les, soyons joyeux avec celui qui joue de la flûte pour nous, chantons des complaintes avec celui qui pleure.


2. « Jean le Baptiste est venu en effet, ne mangeant pas de pain ni ne buvant de vin, et vous dites : ‘Il est possédé !’ Le Fils de l'homme est venu mangeant et buvant, et vous dites : ‘Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs !’ »

Combien de fois l'homme se trompe dans ses jugements ! La parole de l'Évangile nous en donne ici un exemple frappant. Jean-Baptiste est considéré comme un possédé alors qu'il vient nous apprendre à préférer Dieu aux biens terrestres. Jésus est jugé comme un ivrogne alors qu'il vient chez les pécheurs les guérir. Nous voyons les choses avec la connaissance parcellaire que nous en avons, avec notre sensibilité qui forcément déforme un peu les faits et nous nous hâtons de porter un jugement, souvent contraire à la charité. Notre façon humaine de juger n'est jamais tout à fait dans la vérité. Et combien est sage Jésus, qui sait ce qu'il y a dans le cœur de l'homme, lorsqu'il dit : « Ne jugez pas selon l'apparence, mais selon la justice. » (Jn 7, 24)


3. « La sagesse de Dieu se révèle juste en tout ce qu'elle fait. »

Malgré la mauvaise volonté des hommes, la providence conduit les événements avec sagesse. « Mais contre la sagesse, le mal ne prévaut pas. Elle s'étend avec force d'un bout du monde à l'autre et elle gouverne l'univers avec bonté. (...) Elle est un esprit ami des hommes, (...), elle est un reflet de la lumière éternelle, un miroir sans tâche de l'activité de Dieu, une image de sa bonté. » (Sagesse 7, 23.26 ; 8, 1)
En dépit de tout, Dieu gouverne le monde avec sagesse. Cette phrase de l'Évangile de saint Luc est un hymne à la providence, elle renforce notre confiance et nous donne force et consolation. La sagesse est plus forte que le mal.
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«Si nous ne confessons pas Jésus Christ,
 cela ne va pas. Nous deviendrons une ONG humanitaire,
mais non l'Église, Épouse du Seigneur.»
(Pape François / Dominique Rey)
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«La  foi c'est se laisser choisir par Dieu.»
(Cardinal Jean-Marie Lustiger)
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« L’être humain, capable de Dieu, a au cœur cette petite flamme 
souvent imperceptible qui s’appelle l’espérance
cette sorte de certitude qui s’appuie sur les promesses de Dieu. »

(Mgr Dorylas Moreau) 


Bonne journée!
Jean-Yves

Photo:
Sur les terrains de l'évêché - La Pocatière. 
(Jean-Yves)


«JEUNE HOMME, JE TE L'ORDONNE, LÈVE-TOI..."/ La mort spirituelle causée par le péché... / (259,008)

Bonjour!
Mardi 19 septembre 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
 
Luc chapitre 7, 11-17
En ce temps-là, Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on emportait un mort pour l’enterrer ; c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule importante de la ville accompagnait cette femme. Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle et lui dit : « Ne pleure pas. » Il s’approcha et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. » Alors le mort se redressa et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère.
La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. » Et cette parole sur Jésus se répandit dans la Judée entière et dans toute la région.

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Pour notre réflexion...
1. Ce passage de l’Évangile nous révèle la tendresse de Jésus pour ceux qui sont dans la souffrance. Il y a la mort physique causée par la maladie, comme pour ce fils de la veuve de Naïm, mais il y aussi la mort spirituelle causée par le péché. Ce sont les deux plus grands ennemis de l’homme. Le texte précise que Jésus était saisi de compassion pour cette pauvre veuve de Naïm et pour son fils. Cette compassion de Jésus peut nous toucher profondément mais Jésus ne reste pas dans la compassion devant notre maladie et la mort. Jésus est venu non seulement avec sa compassion mais il est devenu homme pour partager ce sort du péché et de la mort en passant lui-même par la mort et en portant nos péchés sur la croix. Il est un Dieu capable de comprendre notre peine parce qu’il est passé lui-même par ce chemin ! Il a de la compassion pour nous mais il traverse aussi les épreuves avec nous. Mais même cela n’est pas suffisant pour lui. Jésus veut aussi vaincre la mort, la mort de chacun d’entre nous. Sa victoire viendra le troisième jour avec la Résurrection.
2. Alors pourquoi la mort et le péché continuent-ils à sévir dans nos vies et dans notre monde si le Seigneur nous a réellement sauvés ? La Résurrection de Jésus nous fait comprendre que la victoire définitive du Seigneur sur le péché et la mort n’arriveront à leur plénitude que dans une autre vie, dans la vie éternelle. Jésus, en ressuscitant, n’est pas revenu à une nouvelle vie terrestre mais il est entré dans la vie éternelle. La solution définitive que le Seigneur a voulu donner au problème de la mort et du péché n’est pas de donner quelques années de plus de vie dans ce monde. Ce serait trop peu ! Ce jeune homme de l’Évangile d’aujourd’hui reçoit quelques années de plus de vie sur terre mais il aura à passer par une deuxième mort. Jésus veut beaucoup plus pour nous. Il veut nous offrir une vie éternelle auprès de lui là où il n’y aura plus de maladie ni de mort, là où il n’y aura plus de mal ni de péché.
3. En attendant le grand jour de notre délivrance définitive de la mort et du péché, le Seigneur nous invite à vivre dans l’espérance et à semer autant de vie, de bien et de joie que nous le pouvons dans ce monde. Il nous dit, comme à la veuve : « Ne pleure pas ». Comme dans un jardin, il y aura des recoins de notre existence où cette graine de la vie et du bien germera et grandira, nous apportant ainsi grande joie et satisfaction. Reconnaissons et réjouissons-nous du bien et de la vie qui prospèrent autour de nous ! Il y aura aussi des recoins de mon existence ou de celle des autres où la vie et le bien ne pousseront pas, où elles s’éteindront tristement. Ne perdons pas espoir. Ce mal n’est que pour un temps. Le Christ est capable de faire rejaillir dans ces recoins de nos vies, la vie éternelle par sa miséricorde, par son pardon, par sa grâce.
         
Père Richard Tardiff, LC
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«Pour que l'homme soit un fils à son image,
Dieu l'a travaillé au souffle de l'Esprit:
lorsque nous n'avions ni forme ni visage,
Son amour nous voyait libres comme lui.»
(Hymne au bréviaire)
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Bonne journée!
Jean-Yves
 


dimanche 17 septembre 2017

Pardonner toujours... / Installation de l'équipe missionnaire de la région de l'Est (Rivière-du-Loup et Témiscouata / (258,925)

Bonjour!
Dimanche 17 septembre 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...
 
Texte de l'Évangile (Mt 18,21-35): Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander: «Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu'à sept fois?». Jésus lui répondit: «Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois. En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent). Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait: 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout'. Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.

»Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant: 'Rembourse ta dette!'. Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait: 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai'. Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé.

»Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : 'Serviteur mauvais ! je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi?'. Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé. C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur».
 
Pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.
 
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C'est la surabondance de la miséricorde de Dieu...
 
Être chrétien c'est cheminer vers la perfection...
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Photos:
Prise au Jardin floral de la Pocatière.
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Fructueux ministère!
Cette fin de semaine avait lieu l'installation
de l'équipe missionnaire de l'Est -
Région de Rivière-du-Loup et du Témiscouata.
Meilleurs vœux
 à toute cette belle équipe
dont les capitaines (le tandem) sont:
l'abbé Martin-Patrice Pelletier
et madame Lorraine Beaulieu.
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«Il nous faut une éducation du cœur et de l'œil,
qui nous rende attentifs au Seigneur
 présent parmi nous dans l'opprimé et le blessé.»
(Timothy Radcliffe)
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«Être sage, ce n'est pas une question de temps,
c'est une question de cœur,
et le cœur n'est pas dans le temps.»
(Christian Babin)
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Le problème, ce n'est pas d'en arriver
à ne plus avoir de défauts.
 C'est plutôt d dire:
"Seigneur, j'aurai toujours besoin de toi."
(Jean-Jacques Authier)
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La vie est une chance, saisis-la.
la vie est un mystère, perce-le.
La vie est une aventure, ose-la.
(Sainte Mère Teresa)
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Bon dimanche!
Jean-Yves
 
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samedi 16 septembre 2017

Bâtir sur du solide... / (258,862)

Bonjour!
Samedi le16 septembre 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

Texte de l'Évangile (Lc 6,43-49): «Jamais un bon arbre ne donne de mauvais fruits; jamais non plus un arbre mauvais ne donne de bons fruits. Chaque arbre se reconnaît à son fruit: on ne cueille pas des figues sur des épines; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L'homme bon tire le bien du trésor de son coeur qui est bon; et l'homme mauvais tire le mal de son coeur qui est mauvais: car ce que dit la bouche, c'est ce qui déborde du coeur.

»Et pourquoi m'appelez-vous en disant: ‘Seigneur! Seigneur!’ et ne faites-vous pas ce que je dis? Tout homme qui vient à moi, qui écoute mes paroles et qui les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble. Il ressemble à un homme qui bâtit une maison. Il a creusé très profond, et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l'inondation, le torrent s'est précipité sur cette maison, mais il n'a pas pu l'ébranler parce qu'elle était bien bâtie. Mais celui qui a écouté sans mettre en pratique ressemble à l'homme qui a bâti sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s'est précipité sur elle, et aussitôt elle s'est effondrée; la destruction de cette maison a été complète».

Commentaire: Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP (San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

«Chaque arbre se reconnaît à son fruit»

Aujourd'hui, le Seigneur nous surprend en faisant sa propre “publicité”. Je ne veux “scandaliser” personne en disant cela. C'est notre publicité d'ici-bas qui rapetisse les choses grandes et surnaturelles. Quand, par exemple, on nous promet qu'en quelques semaines quelqu'un peut perdre au moins cinq ou six kilos en employant un produit déterminé (ou d’autres promesses de ce genre), nous sommes conduits à envisager la publicité d'un œil soupçonneux. Quand, au contraire, quelqu'un possède un “produit” cent pour cent efficace et –à l'instar de notre Seigneur– ne cherche pas à le vendre, mais demande seulement de le croire en le prenant pour guide et modèle d'un genre de vie déterminé, alors cette “publicité” ne doit pas nous surprendre; elle nous paraîtra la plus légitime du monde. Jésus n'a-t-Il pas été le plus grand “publicitaire” lorsqu'Il a dit de Lui-même «Je suis le chemin, la vérité et la vie» (Jn 14,6)?

Aujourd'hui Il affirme: «Tout homme qui vient à moi, qui écoute mes paroles et qui les met en pratique» est prudent, il «ressemble à un homme qui bâtit une maison», «il a creusé très profond, et il a posé les fondations sur le roc» (Lc 6,47-48), pour obtenir une construction solide et ferme, capable d’affronter le mauvais temps. Mais si celui qui construit n'a pas cette prudence, il finira par trouver un tas de ruines et, s'il est à l’intérieur quand survient la pluie torrentielle, il y perdra et sa maison et sa vie.

Mais il ne suffit pas de s'approcher de Jésus, il faut écouter avec la plus grande attention ses enseignements et, surtout, les mettre en pratique. Car même le curieux s'approche de Lui, tout comme l'hérétique, l'historien ou le philologue. Ce n'est qu'en nous approchant, en écoutant et, surtout, en pratiquant la doctrine de Jésus, que nous bâtirons l'édifice de la sainteté chrétienne, pour l'exemple des fidèles qui cheminent en ce monde et pour la gloire de l'Église céleste.

mercredi 13 septembre 2017

La croix du Christ, le nouvel arbre de la sagesse... / (258,761)

Bonjour!
Jeudi 14 septembre 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Texte de l'Évangile (Jn 3,13-17): «Car nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique: ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé».

Pour notre réflexion...


1. « Nul n’est monté au ciel… »
Seigneur, le sage Nicodème voudrait aller plus loin et mieux connaître qui tu es vraiment. Il vient te trouver « de nuit » pour comprendre à qui il a affaire ; il a besoin de comprendre ce qui remue les foules et fait tant parler de toi. Juif à la foi solide et ferme en Yahvé, il est Maître en Israël, il veut savoir d’où vient ce que tu dis, d’où viennent tes paroles.
Tu le rassures et lui confirmes qu’elles viennent bien du ciel et que personne ici-bas ne pourra entrer au ciel sans d’abord lever les yeux vers celui que le Père a envoyé. Tu lui rappelles qu’au désert, les fidèles mordus par les serpents, devaient lever les yeux vers le serpent d’airain que Dieu avait demandé à Moïse de placer sur un mât pendant la traversée du désert. Lui qui est pharisien connaît ce passage des Écritures ; il sait que ce serpent guérissait les blessures. « Et nul ne pourra monter au ciel s’il ne lève d’abord les yeux sur celui qui est descendu du ciel. »


2. « Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a envoyé son Fils unique. »
Tu veux que Nicodème te reconnaisse comme celui que le Père a envoyé : tu es le nouveau serpent d’airain qui sera cloué sur la croix et c’est vers toi, aujourd’hui, que les hommes doivent tourner les yeux pour être sauvés. C’est à travers toi que le peuple pourra rejoindre le salut éternel que Dieu a promis à son peuple au moment de la chute originelle. Être guéri de la morsure du serpent, c’est renouer l’Alliance et c’est justement ce que Nicodème et tous les membres du peuple élu attendent.
Mais les capacités humaines, quelles qu’elles soient, ne peuvent remplacer la foi à laquelle tu veux que Nicodème s’ouvre. Tu veux qu’en te voyant lorsque tu seras sur la croix, il comprenne que tu es véritablement le « Serviteur souffrant » dont parle Isaïe, celui qui a offert sa vie en rachat pour la multitude, celui que lui, en Maître pharisien, connaît parfaitement.


3. « Pour que le monde soit sauvé par lui. »
Là, maintenant, Seigneur, c’est moi qui lève les yeux vers toi. Oui, sans toi, je ne peux rien faire, je ne peux pas même reconnaître que tu es Seigneur. Mais tu es descendu du ciel et en remontant vers le Père, tu nous envoies l’Esprit, ton Esprit, celui qui souffle où il veut, celui qui vient habiter dans le cœur de tes fidèles. Tu veux que je me tourne vers toi, que je te laisse me former, me façonner, que je te permette de m’imprégner de toi, de ta présence, de ta Loi, tu veux la graver au fond de moi. C’est vrai, Seigneur, que de moi-même, seul sur la terre, mes pas ne me porteront pas jusqu’à toi, mon esprit et mon intelligence resteront sans comprendre parce que les choses de la terre n’atteignent pas les choses du ciel, elles n’atteignent pas l’intelligence du Créateur. Il faut que la Vérité me soit donnée par le ciel lui-même, il faut qu’elle descende du ciel.

         

Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi
 
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«La patience est la capacité d'accepter consciemment
ses propres limites ou celles des autres
 et de savoir les affronter pas à pas.»
(Francesco Châtel)
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Méditation

 
Par le frère Olivier Catel, Couvent de Jérusalem
 
                                                               
                                                                                                      
 


 
Pièce unique, faite main.
Le quartier arménien de Jérusalem regorge de ces potiers talentueux qui façonnent et peignent patiemment chaque objet. Chaque poterie a sa forme, sa couleur et son caractère unique. Ici, pas de fabrication de masse, en série, chaque pièce est différente avec ses défauts et ses trésors. De même, chacun d’entre nous est une pièce unique dans les mains agiles du Seigneur.
Dieu ne se décourage pas, car la sainteté, ça ne réussit pas nécessairement du premier coup. Nous le savons bien : nos actes manqués, nos erreurs, nos résistances à la volonté du Seigneur nous obligent — et obligent Dieu — à sans cesse reprendre le travail. Combien de fois, ai-je eu un projet, un beau projet dont j’étais fier. Combien de fois ai-je échoué parce que je n’ai pas écouté Dieu et que mon orgueil a tout fait échouer ?
Alors, patiemment, sans me décourager, je me suis remis en marche, j’ai demandé au Seigneur d’agir dans ma vie et de façonner, selon sa volonté, mon projet.
Ce que nous apprend Jésus, c’est que Dieu, contrairement à la vision du prophète Jérémie, ne se décourage jamais, ne renonce jamais à nous faire du bien. Oh, le résultat final ne sera peut-être pas parfait : tant mieux, il ne sera pas standardisé ! Chacun d’entre nous est appelé à être saint, à sa manière, avec ses résistances, ses aspérités et ses défauts. Chacun d’entre nous est appelé à être une pièce unique dans les mains du Seigneur, une pièce unique qui a du prix à ses yeux.

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«Dieu se manifeste comme une liberté interpellant la nôtre.»
(Françis Bourdeau)
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«Tout est reflet de Dieu, et à travers ces reflets,
c'est lui que nous cherchons.
Nos vies sont une marche sur les traces de Dieu.»
(Pierrre Ceyrac)
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 Bonne journée!
Jean-Yves