vendredi 25 septembre 2020

« Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant : le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. » / (332,216)

 Bonjour!

Samedi 26 septembre 2020



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. Les disciples avaient peur de l’interroger sur cette parole » (Lc 9, 43b-45)

Alléluia. Alléluia.
Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;
il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    comme tout le monde était dans l’admiration
devant tout ce qu’il faisait,
Jésus dit à ses disciples :
    « Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant :
le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. »
    Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole,
elle leur était voilée,
si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens,
et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

«Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes»

Aujourd'hui, après plus de deux mille ans, l'annonce de la passion de Jésus continue de nous provoquer. Que l'Auteur de la Vie annonce qu'Il sera livré entre les mains de ceux-là même pour qui Il est venu tout donner, voilà qui est clairement provocateur. L'on pourrait dire: ce n'était pas nécessaire, c'était exagéré. Nous négligeons toujours le poids qui accable le cœur du Christ, notre péché, le plus radical des maux, la cause et l'effet de ce que nous nous mettons à la place de Dieu. Plus encore, de ce que nous ne nous laissons pas aimer par Dieu et nous efforçons de demeurer dans nos courtes vues et l'immédiateté de notre présent. Il nous est aussi nécessaire de nous reconnaître pécheurs que d'admettre que Dieu nous aime dans son Fils Jésus-Christ. En fin de compte, nous sommes comme les disciples, qui «ne comprenaient pas cette parole; elle était voilée pour eux, afin qu'ils n'en eussent pas le sens; et ils craignaient de l'interroger à ce sujet» (Lc 9,45).

Disons-le avec une image: au Ciel, nous pourrons trouver tous les vices et tous les péchés sauf l'orgueil, car l'orgueilleux ne reconnaît jamais ses fautes et ne se laisse pas pardonner par un Dieu qui aime au point de mourir pour nous. Dans l'enfer, nous pourrons trouver toutes les vertus, moins l'humilité, car la personne humble se connaît vraiment et sait très bien que, sans la grâce de Dieu, elle ne peut pas ne pas L'offenser, ni correspondre à sa Bonté.

L'une des clés de la sagesse chrétienne est de reconnaître la grandeur et l'immensité de l'Amour de Dieu, tout en admettant notre petitesse et la vilenie de notre péché. Que nous sommes lents à comprendre! Le jour où nous découvrirons que l'Amour de Dieu nous était si proche, nous dirons comme saint Augustin, avec des larmes d’Amour: «Je t'ai aimé bien tard, mon Dieu!». Ce jour pourrait être aujourd'hui. Ce jour peut être aujourd'hui. Pourquoi pas?

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Le Seigneur passe...

Ouvriras-tu

Quand frappe l'inconnu?

Peux-tu laisser mourir la voix

Qui réclame ta foi?

(Hymne - Liturgie des heures - Ce matin)

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Une réflexion....  
 "Être humain"

«Être humain, c'est être imparfait, mais c'est précisément notre imperfection qui nous donne droit à ce que la condition humaine a de meilleur. Notre sort n'a rien de tragique. Nous pouvons compter les uns sur les autres. On n'attend pas de nous que nous nous suffisions à nous-même. C'est bien plutôt notre vulnérabilité qui nous donne droit à l'amour et nous permet de nous faire entendre du reste de l'humanité.»  (Joan Chittister)
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Bonne journée!

Jean-Yves

jeudi 24 septembre 2020

« Tu es le Christ, le Messie de Dieu... » / (332,089)

Bonjour!

Vendredi 25  septembre 2020


Photo prise à Val Notre-Dame 

chez les moines cisterciens

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Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Tu es le Christ, le Messie de Dieu. – Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup » (Lc 9, 18-22)

Alléluia. Alléluia.
Le Fils de l’homme est venu pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude.
Alléluia. (cf. Mc 10, 45)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce jour-là, Jésus était en prière à l’écart.
Comme ses disciples étaient là,
il les interrogea :
« Au dire des foules, qui suis-je ? »
    Ils répondirent :
« Jean le Baptiste ; mais pour d’autres, Élie ;
et pour d’autres, un prophète d’autrefois qui serait ressuscité. »
    Jésus leur demanda :
« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Alors Pierre prit la parole et dit :
« Le Christ, le Messie de Dieu. »
    Mais Jésus, avec autorité,
leur défendit vivement de le dire à personne,
    et déclara :
« Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup,
qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes,
qu’il soit tué,
et que, le troisième jour, il ressuscite. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jésus vient de multiplier les pains ; l’enthousiasme de la foule est à son comble. Le Seigneur, lui, se retire dans la solitude pour prier ; c’est-à-dire pour rencontrer plus intimement son Père, l’adorer, lui rendre grâce et écouter ses volontés. C’est là dans cette humble prière, que Jésus est pleinement Fils. Il est parfaitement conscient – y compris dans sa conscience humaine – de son identité et de sa mission : révéler le visage de ce Père qu’il aime et devant lequel il veut s’effacer. C’est pourquoi il fuit la liesse de ces hommes et de ces femmes qui ne parviennent pas à s’élever du signe à la réalité, du pain donné à la paternité qui s’y manifeste.

Pour la foule qui suis-je ?

Les apôtres énumèrent les mêmes propositions que celles qui furent rapportées à Hérode. Certes les foules ont bien pressenti que ce Rabbi hors du commun venait de Dieu ; mais elles reconnaissent tout au plus en lui le prophète de la fin des temps, celui qui devait préparer la venue du Messie. Il leur a manqué, pour découvrir l’identité de Jésus, l’intimité d’une relation personnelle, qui aurait grandi dans la durée.

Aussi Jésus est-il en droit d’attendre de ses proches une autre réponse :

Et vous, que dites-vous ?

Pour vous qui avez parcouru les routes de Judée et de Galilée à ma suite, à qui j’ai réservé mes enseignements les plus profonds, vous à qui j’ai donné ma confiance, mon amitié, pour vous qui suis-je ?

Pierre n’est pas un intellectuel ; il se nourrit davantage des yeux que des discours. Aussi a-t-il observé plus que les autres, avec le regard pénétrant de l’amour, celui qui a pris progressivement toute la place dans son cœur et avec lequel il se sent mystérieusement uni pour le temps et l’éternité. Non son Maître n’est pas un Rabbi comme les autres. Il n’est pas qu’un juif pieux investi de la grâce divine ; il est bien plus qu’un homme remplit de Dieu ; en lui Dieu c’est fait proche de l’homme ; bien plus : en lui Dieu semble avoir pris forme humaine pour nous dire son amour. Mais comment un pêcheur des bords du lac de Galilée, ignorant les Ecritures, pourrait-il exprimer un tel mystère ? D’autant plus que son pressentiment semble plutôt hérétique au regard du catéchisme juif qu’il a appris à la synagogue.

S’enhardissant pourtant devant le regard insistant de Jésus, Pierre se lance : « Tu es “l’Oint de Dieu” ; celui qui vient de la part du Très-Haut et que Lui seul pourrait définir. Je ne saisis sans doute pas très bien la portée de ce que je dis, mais je peux seulement affirmer, avec l’intuition sûre de l’amour, que sur toi repose en plénitude l’Esprit de sainteté (Is 61, 1). Tu es bien plus qu’un précurseur annonçant celui qui doit venir, ou qu’un prophète lui préparant la route. Le Messie c’est toi : tu es celui qui instaure le Royaume en réconciliant les hommes avec Dieu ».

La mise en garde de Jésus, défendant à ses disciples de révéler cette identité avant l’Heure, résonne comme une confirmation de la confession de foi de Pierre. Et pourtant paradoxalement, Notre-Seigneur poursuit en révélant pour la première fois sa fin tragique. Ce n’est en effet qu’au matin de Pâques qu’éclatera au grand jour la gloire du Fils de l’homme ; avant cela, « il faut » d’abord « qu’il souffre beaucoup, qu’il soit rejeté et qu’il soit tué ». On imagine sans peine la perplexité de Pierre, qui à nouveau perd ses repères au moment même où il croyait commencer à comprendre…

Le disciple n’est pas plus grand que le Maître.

Un jour nous serons invités nous aussi à marcher à la suite du Christ sans plus rien comprendre, et à nous engager sur le chemin paradoxal de la Croix. Pour pouvoir demeurer fidèle à l’heure de l’épreuve, il faut nous hâter d’entrer dès à présent dans son intimité, comme lui-même demeure dans celle de son Père.

C’est au cœur de nos vies quotidiennes que le Bien-Aimé nous pose à nous aussi cette question dont dépend notre salut : « Et toi, qui dis-tu que je suis ? Pour toi, qui suis-je ? » Saurons-nous voir dans le « Fils de l’homme » que le monde rejette, le « Messie de Dieu » qui nous ouvre les cieux ?


Abbé Philippe Link - Merci!

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Photo prise au monastère de Val Notre-Dame
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Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 23 septembre 2020

« Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » / Solidaire avant tout... (Billet). (332,019)

Bonjour!

Jeudi 24 septembre 2020


Photo:
Isabelle Fortin - Québec - Merci!
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«Il suffit d'être, et vous vous entendrez
Rendre la grâce d'être et de bénir;
Vous serez pris dans l'hymne d'univers,
Vous aurez tout en vous pour adorer.»

(Hymne - Liturgie des heures - Ce jour)
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   Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » (Lc 9, 7-9)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur.
Personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Alléluia. (Jn 14, 6)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Hérode, qui était au pouvoir en Galilée,
entendit parler de tout ce qui se passait
et il ne savait que penser.
En effet, certains disaient que Jean le Baptiste
était ressuscité d’entre les morts.
    D’autres disaient :
« C’est le prophète Élie qui est apparu. »
D’autres encore :
« C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. »
    Quant à Hérode, il disait :
« Jean, je l’ai fait décapiter.
Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? »
Et il cherchait à le voir.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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      Commentaire...   

«Et il cherchait à le voir»

Abbé Jorge R. BURGOS Rivera SBD(Cataño, Porto Rico)

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous raconte qu'Hérode voulait rencontrer Jésus (cf. Lc 9,9). Son désir de voir Jésus est inspiré par la curiosité. On parlait beaucoup de Jésus à cause des miracles qu'Il effectuait sur son passage. Beaucoup de personnes parlaient de Lui.

La façon de se comporter de Jésus rappelait au peuple la façon de se comporter des prophètes: Elie, Jean le Baptiste, etc. Mais en étant simple curiosité, ce désir ne transcende pas. A un tel point que lorsque Hérode le rencontre Il ne l'impressionne pas (cf. Lc 23,8-11). Son désir s'évanouit quand il se trouve face à face avec Lui, car Jésus refuse de répondre à ses questions. Le silence de Jésus confirme Hérode comme corrompu et dépravé.

Comme Hérode, nous avons sûrement senti, à un moment donné, le désir de voir Jésus. Mais nous ne comptons plus sur Jésus en chair et en os comme Hérode, et pourtant nous comptons sur la présence de Jésus de plusieurs façons. Je veux vous parler de deux d'entre elles.

En premier lieu la tradition de l'Église a fait que le jeudi soit un jour par excellence pour voir Jésus dans l'Eucharistie. Beaucoup d'endroits exposent Jésus-Eucharistie. «L'adoration eucharistique est une manière essentielle d'être avec le Seigneur. Dans l'ostensoir est présent le vrai trésor, et Il nous attend toujours: Il n'est pas là pour Lui mais pour nous» (Benoît XVI). —Approche-toi de Lui afin que tu sois ébloui par sa présence.

En second lieu nous pouvons faire référence à la chanson populaire qui dit «Il est avec nous et nous ne le connaissons pas». Jésus est présent dans tant et tant de nos frères qui se trouvent marginalisés, qui souffrent et qui n'ont personne qui veuille d'eux. Dans son encyclique Dieu est amour, le pape Benoît XVI nous dit: «L'amour du prochain ancré dans l'amour de Dieu est avant tout une tâche pour chacun des fidèles, mais elle en est une également pour toute la communauté ecclésiastique». Ainsi donc, Jésus t'attend, avec ses bras grands ouverts dans les deux cas. Approche-toi!

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«Tu es venu, Seigneur,
Dans notre nuit,
Tourner vers l'aube nos chemins;
Le tien pourtant reste caché,
L'Esprit seul nous découvre
Ton passage.»

(Hymne - Liturgie des heures - Ce matin)
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Billet:  - Tiré de l'éditorial du Prions en Église de septembre (2020) - Je tire des extraits du texte original de Jean Grou.

Solidaires avant tout

Le 22 novembre 1963, John F. Kennedy, président des États-Unis, mourait assassiné dans une rue de Dallas. Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin tombait. Le 11 septembre 2001, deux avions s'enfonçaient dans les tours du World Trade Center à New York et un troisième s'écrasait sur le Pentagone. Le 15 avril 2019, un incendie ravageait la cathédrale Notre-Dame de Paris. Ces événements ont ébranlé ou ému une large part de la population mondiale en raison, notamment, de leurs lourdes charge symbolique.

L'année 2020 aura aussi été le théâtre d'un événement marquant: la pandémie causée par l'apparition d'un nouveau coronavirus. Mais contrairement aux faits évoqués d'entrée de jeu, celui-ci ne s'est pas produit en un lieu et a un instant précis. Le virus, en effet, et entré dans nos vies de façon discrète et progressive. Et, surtout, il a eu des conséquences directes et concrètes dans la vie des gens partout dans le monde. Non seulement il a frappé notre imagination, mais il a surtout bouleversé notre quotidien.

Des historiens soutiennent que la grande peste qui a décimé la population européenne entre 1347 et 1351 a contribué à l'émergence de la Renaissance. Assisterons-nous à une transformation aussi marquante à la suite des ravages causés par la COVID-19? Les historiens du futur sauront le dire. À plus court terme, une chose est sûre: la rentrée cette année sera très différente de toutes celles que nous avons connues jusqu'ici! (...) 

Dans la société en général, un mot revient souvent depuis le début de la pandémie: solidarité. Nous avons constaté à quel point même les gestes les plus banals peuvent avoir des conséquences bien au-delà de ce que nous imagions spontanément. S'il y avait un bienfait à espérer de la crise actuelle c'est bien celui-là: une véritable prise de conscience que nous sommes solidaires, et ce, à l'échelle planétaire. Solidaires, dans l'épreuve, ... mais aussi dans la joie... (Espérons-le.)  
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Bonne journée!

Jean-Yves

mardi 22 septembre 2020

« Il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades » /Merci pour les photos qui éveillent à la beauté... / (331,971)

 Note: Plus de 100 visites hier sur ce site.  / La Parole de Dieu fait son chemin... / Merci!

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Bonjour!

Mercredi 23 septembre 2020


Photo: 

André Lavoie - Saint-Pacôme - Merci!

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades » (Lc 9, 1-6)

Alléluia. Alléluia.
Le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.
Alléluia. (Mc 1, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus rassembla les Douze ;
il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons,
et de même pour faire des guérisons ;
    il les envoya proclamer le règne de Dieu
et guérir les malades.
    Il leur dit :
« Ne prenez rien pour la route,
ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ;
n’ayez pas chacun une tunique de rechange.
    Quand vous serez reçus dans une maison,
restez-y ; c’est de là que vous repartirez.
    Et si les gens ne vous accueillent pas,
sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds :
ce sera un témoignage contre eux. »
    Ils partirent
et ils allaient de village en village,
annonçant la Bonne Nouvelle
et faisant partout des guérisons.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

L’influence de l’esprit du monde oriente notre lecture de l’évangile et le fait souvent percevoir comme une liste d’interdictions pesantes et dépassées. Le passage de ce jour est propre à nous faire changer d’avis. Il contient en effet une longue liste d’interdits : « ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n’ayez pas chacun une tunique de rechange ». En résumé : « n’emportez rien ». Pourtant, il s’agit du récit d’un don de Dieu, un don extraordinaire que fait le Seigneur Jésus : il « convoqua », il « donna », il « les envoya proclamer le règne de Dieu et faire des guérisons ». Aussi la liste qui a d’abord retenu notre attention n’est-elle pas une succession d’interdits, mais une série de recommandations pour que les apôtres restent dans un état de pauvreté et de dépendance qui les garde disponibles pour leur mission. Ce sont les conditions du bonheur en quelque sorte ; les rives du fleuve.

En outre, gardons l’importance donnée par le Seigneur à l’hospitalité. Chaque famille ne peut l’exercer de la même manière, il convient à chacun de déterminer justement les temps et les modes de l’accueil ; mais le cœur de chaque famille doit rester grand ouvert. Cet évangile nous montre comment l’hospitalité est une expérience pleinement spirituelle, humaine et culturelle, contribuant grandement à l’avènement du Royaume. Elle est un des aspects fondamentaux de la charité fraternelle.

Seigneur, donne-nous d’être attentifs à honorer les hôtes que tu places sur notre chemin : ceux à qui offrir un moment de convivialité, l’échange de quelques mots, un repas partagé. Donne-nous d’accueillir humblement et sincèrement ces frères, sans nous interroger indûment sur l’avenir, sans nous protéger abusivement dans nos rapports fraternels. Qu’en toute chose nous restions sûrs de ta présence à nos côtés, disponibles à te servir et à annoncer par notre vie la Bonne Nouvelle que tu portes aux hommes.


Abbé Philippe Link - Merci!

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Photo:
Bernard Fortin - Québec - Merci!
Église de Sainte-Anne-de-La-Pérade
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Alors qu'on nous annonce une 2e vague du Corona-virus et que bien des incertitudes s'installent concernant toutes les règles de sécurité qui nous viennent, voici un peu de beauté...
Dans mon livre que je viens de me procurer: «Le Petit Prince est toujours vivant», je note les phrases suivantes: «La beauté sauvera le monde» (Destoïevski)... Et encore: «Toute beauté est une joie éternelle.» (John Keats) et, pour terminer: «Ce qui embellit le désert, dit le petit Prince, c'est qu'il cache un puits quelque part.» (Antoine de Saint Exupéry). Voilà, c'est ma partie poétique pour terminer la journée (pour moi). Merci pour ce coin de beauté qui fait du bien... Merci à mon fils Bernard qui a pris la photo de cette belle église en passant ce matin dans le but de me faire plaisir... 
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Bonne journée!

Jean-Yves 

lundi 21 septembre 2020

« Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. » / (331,870)

Bonjour!



Photo: 

André Lavoie - Saint-Pacôme - Merci!

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Un chant rassemble dans la nuit

Les voix dispersées:

L'Église a devancé l'aurore

et fait monter vers le Seigneur

Tout l'espoir du monde.

(Hymne  - Liturgie des heures - Ce matin)

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Mardi 22 septembre 2020

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique » (Lc 8, 19-21)

Alléluia. Alléluia.
Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu,
et qui la gardent !
Alléluia. (Lc 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    la mère et les frères de Jésus vinrent le trouver,
mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui
à cause de la foule.
    On le lui fit savoir :
« Ta mère et tes frères sont là dehors,
qui veulent te voir. »
    Il leur répondit :
« Ma mère et mes frères
sont ceux qui écoutent la parole de Dieu,
et qui la mettent en pratique. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Qui mieux que Marie a écouté la Parole de Dieu et l’a mise en pratique, elle qui l’a accueillie par la foi dans son cœur avant de la concevoir dans son sein par l’action de l’Esprit Saint ?

N’ayons pas peur de regarder Marie ! Certes, le Christ demeure premier, mais ne craignons pas de tourner notre regard vers Notre Dame et de lui faire de la place dans notre cheminement. Toute vie chrétienne est invitée à se placer sous sa maternelle protection. N’est-elle pas en effet le canal que Dieu a pris pour s’incarner parmi nous, et la trajectoire humaine la plus parfaite nous invitant à marcher sur ses traces ? Dieu a choisi Marie comme chemin pour venir à nous et Il l’a aussi disposée comme route à suivre.

Jésus lui-même nous dit : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique » (Lc 8, 21) ; « Quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là m’est un frère et une sœur et une mère » (Mt 12, 50). Personne mieux que Marie ne peut nous aider à comprendre cela.

Comment est-elle devenue la Mère de Dieu ? Non pas tellement en mettant au monde son fils premier-né, virginalement, à Bethléem, mais en accueillant en elle, pleinement, au long des jours, la Parole de Dieu et en épousant parfaitement la volonté du Père, au jour le jour. Or, qu’est-ce que la Parole de Dieu sinon le Verbe lui-même ? Et qu’est-ce qu’épouser la volonté du Père sinon devenir comme une mère pour son fils ? Nous voyons combien, par là même, le mystère de la Maternité divine de Marie nous aide à comprendre cet appel qui nous est adressé à tous. Nous sommes, nous aussi, appelés à devenir, en vérité, “mère du Christ” en accueillant réellement en nous sa Parole de vie et en adhérant de tout notre être à la volonté du Père qui donne au monde son Fils. Nous pouvons alors vivre cette maternité spirituelle jusqu’à enfanter des membres au Corps du Christ, tout entier identifié à son Eglise. Ainsi donc, si Marie reste seule en ce mystère d’incarnation, elle est universelle en ce mystère de maternité. Quel stimulant spirituel pour nos vies !

Dieu n’a pas absolument besoin de nous dans son bonheur éternel… et heureusement… c’est une sécurité pour nous car si Dieu n’était pas dans le bonheur éternel de communication du Père et du Fils dans l’Esprit, Il ne serait pas Dieu, et nous ne serions pas créés. Mais en même temps Dieu a voulu avoir besoin de nous. En Lui, le mystère trinitaire est un mystère de comblement d’amour. Depuis l’Incarnation, Jésus associe tous les membres de l’Eglise dans son offrande au Père. Dieu a voulu avoir besoin de nous pour que, dans la venue du Fils dans le monde par Marie, il y ait un engendrement par d’autres fils formant le corps du Christ.  Et si nous ne répondons pas il y a en Dieu une attente, une recherche. L’Esprit Saint se rend fécond par notre réponse d’Amour en union avec Jésus, tête de l’Eglise. Si nous ne répondons pas, si nous ne nous laissons pas aimé et formé par l’Esprit Saint nous ne rendons pas à Dieu cette fécondité qu’Il attend à partir de sa créature. Et Dieu nous donne Marie comme guide dans cette mission. Elle travaille à faciliter en nous l’oeuvre de l’Esprit Saint. Nous avons trop tendance à la montrer inabordable, il faudrait plutôt la montrer imitable. Elle aime mieux l’imitation que l’admiration ! Sa vie est une prédication simple, éloquente, discrète, à la portée de tous. Nous voyons, à travers elle, une simple créature, comme nous, parvenir à la ressemblance divine. C’est par l’imitation de Marie que nous imiterons Jésus. C’est en marchant sur les traces de Marie que nous réaliserons la ressemblance au Christ.

Nous, fils de Marie, nous voulons être à ses côtés pour partager sa mission de mère qui est maintenant la nôtre : incarner Jésus dans l’humanité, faire naître et grandir la foi en l’Evangile. Comme nous le dit Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, « ce que la Sainte Vierge a de plus que nous, c’est qu’elle ne pouvait pas pécher, qu’elle était exempte de la tache originelle, mais d’autre part, elle a eu moins de chance que nous, puisqu’elle n’a pas eu de Sainte Vierge à aimer ! Et c’est une telle douceur de plus pour nous, et une telle douceur de moins pour elle !».

Marie, notre mère, toi qui es le chef d’œuvre d’amour de l’Esprit Saint, intercède pour nous pour que Dieu trouve en chacun de ces fils ce désir de fécondité à la vie divine.


Abbé Philippe Link - Merci!

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Je crois en toi mon Dieu...
J'espère en toi mon Dieu...
    Prions pour les victimes de corona-virus...
Prions pour les personnes qui les soignent...
    Prions pour que le Seigneur nous exempte de cette maladie...
        Notre Père...
        Je vous salue Marie...
        Gloire au Père...

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Bonn journée!

Jean-Yves 

dimanche 20 septembre 2020

« Suis-moi. L’homme se leva et le suivit » / (331,814)

 Bonjour!

Lundi 21 septembre 2020



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Suis-moi. L’homme se leva et le suivit » (Mt 9, 9-13)

Alléluia. Alléluia.
À toi, Dieu, notre louange !
Toi que les Apôtres glorifient,
nous t’acclamons : tu es Seigneur !
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu


En ce temps-là,
    Jésus sortit de Capharnaüm
et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu,
assis à son bureau de collecteur d’impôts.
Il lui dit :
« Suis-moi. »
L’homme se leva et le suivit.

    Comme Jésus était à table à la maison,
voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)
et beaucoup de pécheurs
vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
    Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples :
« Pourquoi votre maître mange-t-il
avec les publicains et les pécheurs ? »
    Jésus, qui avait entendu, déclara :
« Ce ne sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
    Allez apprendre ce que signifie :
Je veux la miséricorde, non le sacrifice.
En effet, je ne suis pas venu appeler des justes,
mais des pécheurs. »

     – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Aujourd’hui Jésus passe et nous appelle (cf. Mt 9,9) :« Suis-moi » (Mt 9,9).

L’Évangile de Matthieu s’accomplit pour nous aujourd’hui dans un nouvel appel. Et où Jésus vient-il trouver Matthieu ? Matthieu était-il en prière profonde à la synagogue ou bien en train d’accomplir de grandes œuvres de bienfaisance ? Non ! Jésus vient à lui alors qu’il a les mains dans le sac. Il le rencontre au lieu de sa misère, de sa cupidité et de ses fraudes. C’est ce qu’a admirablement montré le grand peintre Il Caravaggio en représentant Matthieu assis dans une sorte de sous-sol blafard où règnent le trafic et la corruption. Et c’est bien là que Jésus le rejoint, c’est là que Jésus nous rejoint : « Suis-moi ! »

Que faisons-nous ? Jésus nous appelle. Il nous choisit et nous appelle. Que choisis-tu ? Rester assis, faire le sourd, et continuer nos trafics et nos affaires cachées ou bien nous lever, accepter d’être aimés et choisis dans notre misère et suivre Jésus. Aller là où il ira, jusqu’au bout, jusqu’au Ciel, jusqu’à la communion de bonheur que sa croix glorieuse ouvre pour nous ? Que choisis-tu ?

L’Évangile de ce jour ne s’arrête pas là : il nous mène à poser un autre choix. Après la scène de l’appel où jaillit la Parole, il y a la scène du repas, du banquet, de la table. Et là aussi, il va falloir choisir, choisir entre deux camps. D’un côté, il y a la table de Jésus. C’est la table du pardon, la table de la miséricorde, la table du Salut. Et il y a une place pour toi, une place toute prête. Mais en t’approchant tu te rends compte de qui seront tes voisins de table : beaucoup de publicains et de pécheurs (cf Mt 9,11). Il me faut m’asseoir entre ma belle-mère qui me fait souffrir depuis plus de 30 ans bien plus que tous les collecteurs d’impôts du monde ; et ce truand bien connu aux mœurs scandaleuses à côté de qui pour rien au monde je voudrais être photographié ! C’est la table de Jésus.

De l’autre côté, il y a les «saints», c’est-à-dire ceux qui se regardent comme tels. Ce sont des pharisiens, littéralement des «séparés» ; ils restent debout, regardent à distance et interrogent les disciples : «Pourquoi votre Maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ?» (Mt 9,11).Ce sont les fils de Jonas qui étaient incapables d’accepter la miséricorde de Dieu. Leur colère est celle du fils aîné de la parabole, scandalisé devant l’amour immérité dont le Père enveloppe son fils.

Et nous, de quel côté irons-nous ? Sommes-nous prêts à sacrifier nos mérites et notre volonté de puissance pour nous asseoir à la table du pardon ? Cette table est celle de la gratuité de l’amour, celle de l’impuissance partagée, celle de la tendresse débordée de Dieu.

Que vais-je faire pour toi ? nous dit le Seigneur. Je vais te chercher. Je viens te chercher comme le bon berger, sa brebis perdue, comme la femme, sa drachme perdue, comme le père, son fils aîné perdu. L’Amour est dévoilé. Les plus grands pharisiens peuvent devenir les plus grands saints. C’est Paul et tant d’autres. Les publicains aussi peuvent devenir de grands saints : c’est Zachée, Mathieu et tant d’autres. Aujourd’hui, voulons-nous suivre Jésus ? Et nous asseoir à sa table ?

Philippe Link, ptre  ---  Merci!

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La grâce c'est la plénitude; elle ne se divise pas.

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La pièce d'argent c'est la vie éternelle.

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«Nous devenons ce que nous sommes. Mais dans la plupart des cas, nous n'avançons pas en ligne droite pour arriver au but. Nous passons d'une crise à l'autre et, chemin faisant, nous devenons nous-même.»

(Joan Chittester)

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Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 19 septembre 2020

« Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? » / (331,747)

 Bonjour!

Dimanche 20 septembre 2020



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? » (Mt 20, 1-16)

Alléluia. Alléluia.
La bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres :
tous acclameront sa justice.
Alléluia. (cf. Ps 144, 9.7b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu


En ce temps-là,
Jésus disait cette parabole à ses disciples :
    « Le royaume des Cieux est comparable
au maître d’un domaine qui sortit dès le matin
afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne.
    Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée :
un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent,
et il les envoya à sa vigne.
    Sorti vers neuf heures,
il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire.
    Et à ceux-là, il dit :
‘Allez à ma vigne, vous aussi,
et je vous donnerai ce qui est juste.’
    Ils y allèrent.
Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures,
et fit de même.
    Vers cinq heures, il sortit encore,
en trouva d’autres qui étaient là et leur dit :
‘Pourquoi êtes-vous restés là,
toute la journée, sans rien faire ?’
    Ils lui répondirent :
‘Parce que personne ne nous a embauchés.’
Il leur dit :
‘Allez à ma vigne, vous aussi.’

    Le soir venu,
le maître de la vigne dit à son intendant :
‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire,
en commençant par les derniers
pour finir par les premiers.’
    Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent
et reçurent chacun une pièce d’un denier.
    Quand vint le tour des premiers,
ils pensaient recevoir davantage,
mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier.
    En la recevant,
ils récriminaient contre le maître du domaine :
    ‘Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure,
et tu les traites à l’égal de nous,
qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !’
    Mais le maître répondit à l’un d’entre eux :
‘Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi.
N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ?
    Prends ce qui te revient, et va-t’en.
Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi :
    n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ?
Ou alors ton regard est-il mauvais
parce que moi, je suis bon ?’

    C’est ainsi que les derniers seront premiers,
et les premiers seront derniers. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

«Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon?»

Abbé Jaume GONZÁLEZ i Padrós(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'évangéliste continue à nous décrire le Royaume de Dieu selon l'enseignement de Jésus, comme cela a été fait tout au long de l'été.

Au fond le passage de ce jour, celui de la vigne, image prophétique du peuple d'Israël dans l'ancien testament ainsi que du nouveau peuple de Dieu qui est né du coté ouvert de Jésus sur la croix. La question qui se pose donc est: l'appartenance à ce peuple, qui vient d'un un appel personnel fait à chacun de nous: «Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis» (Jn 15,16), et de la volonté généreuse de salut du Père de lancer cet appel à tous les hommes.

Ce qui ressort de cette parabole, ce sont les protestations des travailleurs de la première heure. C'est l'image parallèle du fils aîné dans la parabole du fils prodigue. Il s'agit de ceux qui vivent leur travail pour le Royaume des Cieux (le travail de la vigne) comme une lourde tâche («nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur»: Mt 20,12) et non comme un privilège qui vient de la part de Dieu, ils travaillent non pas dans la joie filiale, mais dans la mauvaise humeur des serviteurs.

Pour eux la foi est quelque chose qui les attache et les réduit en esclavage et, en silence, ils sont jaloux de ceux qui "vivent leur vie" puisqu'ils conçoivent la conscience chrétienne comme un frein et non pas comme des ailes qui donnent de l'envol à nos vies humaines. Ils pensent qu'il vaut mieux rester inoccupé spirituellement, plutôt que de vivre à la lumière de la parole de Dieu. Ils pensent que le salut leur est dû et le gardent jalousement. C'est un contraste de leur esprit mesquin et de la générosité du Père qui «veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à connaître pleinement la vérité» (1Tim 2,4) et c'est pour cela qu'il les appelle à sa vigne, «la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres» (Ps 144,9).

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«N'allons plus à contre-voie

De Celui qui nous entraîne;

Le Seigneur est ressuscité!

Dans sa chair monte, soudaine,

L'éternité.

Il rend leur poids

Aux jours, aux semaines,

Les achemine vers la joie.»

(Hymne - Liturgie des heures - Ce jour)

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«La vie est mouvement, croissance, développement. Être fidèle à l'Esprit, c'est demeurer sensible, ouvert, perméable à son dynamisme créateur.»

(Henri Boulad)

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« Le premier saint canonisé dans l’Eglise », le Bon Larron, « a “volé” le Ciel au dernier moment de sa vie », a souligné le pape François à l’angélus de ce 20 septembre 2020 : « En nous donnant la grâce, (Dieu) nous accorde toujours plus que ce que nous méritons. »

(Source: ZENIT 20/09/2020)

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Si tu es tombé

sur la route où tu voulais marcher

le Seigneur est à ton côté

il t'aide à te relever

pour continuer...

(On peut y mettre des notes de musique...)

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(Photo fournie par Isabelle, notre fille... Merci!)
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Bonne journée!

Jean-Yves