lundi 18 juin 2018

«Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait» / (272,155)

Bonjour!
Mardi 19 juin 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

  (Mt 5,43-48): «Vous avez appris qu'il a été dit: ‘Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi’. Eh bien moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire? Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant? Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait».
Pour notre réflexion... :
Abbé Iñaki BALLBÉ i Turu (Terrassa, Barcelona, Espagne)
«Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait»
Aujourd'hui, Jésus nous invite à aimer. Aimer sans mesure, car c'est vraiment la compassion la mesure de l'amour vrai. Dieu est Amour, «Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes» (Mt 5,45). Et l'homme, étincelle de Dieu, doit lutter afin de Lui ressembler de plus en plus chaque jour «afin d'être vraiment les fils de votre Père céleste». Où trouvons-nous le visage du Christ? C'est dans notre prochain, celui qui est le plus près de nous. C'est très facile d'éprouver de la compassion pour les enfants affligés par la famine en Ethiopie, quand on voit ça à la télé, ou pour les immigrés qui arrivent chaque jour sur nos côtes. Mais, à la maison? Et nos collègues dans notre travail? Et cette parente éloignée qui habite seule et que nous pourrions visiter pour lui tenir compagnie un moment? Comment agissons-nous envers les autres? Comment les aimons-nous? Comment leur rendons-nous service chaque jour?

C'est très facile d'aimer quelqu'un qui nous aime. Mais le Seigneur nous invite à aller au-delà, parce que «Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous» (Mt 5,46). Aimer nos ennemis! Aimer ceux qui nous savons, pertinemment, ne nous rendront jamais l'affection, ni le sourire, ni un service. Simplement parce qu'ils nous ignorent. Le chrétien, tout chrétien, ne devrait pas aimer de manière “intéressée”, il ne doit pas juste donner un morceau de pain ou l'aumône à celui qui attend au feu rouge. Le chrétien doit se donner lui-même. Le Seigneur mourant sur la croix pardonne à ceux qui le crucifient. Sans reproche, sans plainte, sans un mauvais geste…

Aimer sans attendre rien en retour. Au moment d'aimer nous devons ranger nos calculettes. La perfection c'est d'aimer sans mesure. Nous avons la perfection entre nos mains au milieu du monde dans lequel nous vivons, au milieu de nos occupations quotidiennes. En faisant ce que nous devons faire à chaque moment et non ce que nous avons envie de faire. La Mère de Dieu, aux noces de Cana, se rend compte que les invités n'ont plus de vin. Et elle s'avance. Et elle demande au Seigneur de faire le miracle. Nous aussi, demandons-lui, le miracle de savoir Le découvrir à travers les besoins des autres.
jour!
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«Il n'y a pas d'événement dans notre vie qui ne contienne,
d'une manière ou d'une autre, un appel de Dieu.
 Appel à grandir, à évoluer de telle ou telle façon,
 à changer sa vision des choses, à se convertir.»
(Jacques Philippe)
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«Voilà le motif fondamental de la joie chrétienne,
 l'émerveillement de la Résurrection du Seigneur
qui débouche sur notre propre résurrection.»
(François Dabezies)
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 
 

samedi 16 juin 2018

«Quand vous dites ‘oui’, que ce soit un ‘oui’, quand vous dites ‘non’, que ce soit un ‘non’» /(272,109)

Bonjour,
Samedi 16 juin 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
      (Mt 5,33-37): «Vous avez encore appris qu'il a été dit aux anciens: Tu ne feras pas de faux serments, mais tu t'acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien moi, je vous dis de ne faire aucun serment, ni par le ciel, car c'est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Cité du grand Roi. Et tu ne jureras pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Quand vous dites ‘oui’, que ce soit un ‘oui’, quand vous dites ‘non’, que ce soit un ‘non’. Tout ce qui est en plus vient du Mauvais».
Commentaire:
Abbé Jordi PASCUAL i Bancells (Salt, Girona, Espagne)
«Quand vous dites ‘oui’, que ce soit un ‘oui’, quand vous dites ‘non’, que ce soit un ‘non’»

Aujourd'hui, Jésus continue à nous instruire sur les commandements. Les israélites avaient le plus grand respect envers le Nom de Dieu, une vénération sacrée, car ils savaient que le nom se rapporte à la personne, et Dieu mérite tout le respect, tout honneur et toute gloire, par la pensée, par la parole et par les actes. Pour cette raison, sachant que jurer c'est avoir Dieu comme témoin de la vérité que nous disons, la loi commandait: «Tu ne feras pas de faux serments, mais tu t'acquitteras de tes serments envers le Seigneur» (Mt 5,33) Mais Jésus vient pour perfectionner la loi (et en ce faisant pour nous perfectionner-nous dans l'accomplissement de la loi) et va plus loin: «Eh bien moi, je vous dis de ne faire aucun serment, ni par le ciel, car c'est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Cité du grand Roi» (Mt 5,34). Cela ne veut pas dire que jurer en soi soit mauvais, mais il est nécessaire d'imposer des conditions pour que le serment soit légitime, comme par exemple, qu'il y ait une cause grave, juste et sérieuse (un procès, par exemple) et que l'on jure soit vrai et bon.

Mais le Seigneur nous dit encore: «Quand vous dites ‘oui’, que ce soit un ‘oui’, quand vous dites ‘non’, que ce soit un ‘non’» (Mt 5,37). C'est à dire, qu'il nous invite à vivre dans la vérité dans toutes les occasions, à adapter notre pensée, nos actes et nos paroles à la vérité. Et, la vérité, c'est quoi? C'est la grande question que nous entendons dans l'évangile, posée par Pilate, pendant le jugement de Jésus et à laquelle beaucoup de penseurs au cours des siècles ont voulu donner une réponse. Dieu est la Vérité. Celui qui vit sa vie en étant agréable à Dieu, en respectant ses commandements, vit dans la Vérité. Le Saint Curé d'Ars disait: «La raison pour laquelle si peu de chrétiens agissent avec la seule intention d'être agréables à Dieu, c'est parce que la plupart d'entre eux sont soumis à la plus grande ignorance. Mon Dieu, combien de bonnes œuvres pour le ciel sont gâchées!».

Nous devons nous former, lire l'Évangile et le catéchisme. Ensuite, vivre selon ce que nous avons appris.
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«Quand nous cherchons de manière sincère la volonté de Dieu,
 elle finit toujours par se manifester.»
(Jacques Philippe)
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«Dieu a crée l'homme au jour de sa conception
et continue à le créer, chaque jour, chaque minute.»
(François Dabezies)
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Bonne journée!
Jean-Yves

mercredi 13 juin 2018

Le bon exemple est le premier élément de l'apostolat chrétien./ Le Diaconat permanent. / (272,062)

                Bonjour!                 
Mercredi 13 juin 2018
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
   (Mt 5,17-19): «Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes: je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis: Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux» .                                                                                                                     
     Commentaire:      
Abbé Miquel MASATS i Roca (Girona, Espagne)
«Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir»
Aujourd'hui, nous entendons Jésus nous dire: «Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes: (…) mais accomplir» (Mt 5,17). Dans l'Évangile d'aujourd'hui Jésus nous apprend que l'Ancien Testament est une partie de la Révélation divine: D'abord, Dieu se révèle aux hommes à travers les prophètes. Le Peuple élu se réunissait les samedis à la Synagogue pour entendre la Parole de Dieu. Et de la même façon qu'un bon Israélite connaissait les Saintes Écritures et les mettait en pratique, nous, les Chrétiens, devrions méditer plus fréquemment les Saintes Écritures —tous les jours, si possible.

En Jésus nous avons la plénitude de la Révélation. Il est le Verbe, la Parole de Dieu devenu chair vivante (cf. Jn 1,14), qui vient à nous pour nous faire connaître qui est Dieu et combien Il nous aime. Dieu attend de l'homme une réponse d'amour, manifestée dans l'accomplissement de son enseignement: «Si vous m'aimez, vous resterez fidèles à mes commandements» (Jn 14,15).

Nous trouvons une bonne interprétation du texte de l'Évangile d'aujourd'hui dans la première lettre de Saint Jean: «Car l'amour de Dieu, c'est cela: garder ses commandements. Ses commandements ne sont pas un fardeau» (1Jn 5,3). Garder les commandements de Dieu est la preuve que nous l'aimons avec des œuvres et en vérité. L'amour n'est pas seulement un sentiment; il requiert aussi des œuvres, des œuvres d'amour, il requiert de vivre le double précepte de la charité.

Jésus nous enseigne aussi la malice du scandale: «Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux» (Mt 5,19). Car, comme nous le dit saint Jean, «Celui qui dit: ‘Je le connais’, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur: la vérité n'est pas en lui» (1Jn 2,4).

En même temps, Jésus nous apprend l'importance du bon exemple: «Celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des Cieux» (Mt 5,19). Le bon exemple est le premier élément de l'apostolat chrétien.
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LE DIACONAT PERMANENT :
Le Ministère Diaconal était en vigueur dès la primitive Église. Les Actes des Apôtres témoignent de la création du Diaconat comme ministère ordonné.
Tombé en désuétude, le Conseil Oeucuménique Vatican II a restauré le Diaconat Permanent. Les textes de "Lumen Gentium" en témoignent ainsi : "Institué par les Apôtres, au niveau inférieur de la hiérarchie, non en vue du sacerdoce, mais en vue du Service, les diacres servent le Peuple de Dieu en communion avec l'évêque et son Prebytérium".
Le Christ, lui-même, a voulu être serviteur : "Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir". Les Diacres, expriment, d'une manière visible le signe du Christ Serviteur. Il importe que soit manifesté l'unité de la triple diaconie. Dans le Service de la Liturgie; de la Parole et de la Charité.
Le diacre est un ministre ordonné, il est donc clerc, il dépend directement de l'évêque qui lui confie une mission d'évangélisation.
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«Le chemin de la sagesse et de la liberté
 est un chemin qui mène au centre de son propre être.»
(Mircea Eliade)
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«Le sourire est la langue universelle de la bonté.»
(William Arthur Ward)
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

dimanche 10 juin 2018

«Comment Satan peut-il expulser Satan?»/ (271,854)

Bonjour!
Dimanche 10 juin 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
      (Mc 3,20-35): Jésus entre dans une maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu'il n'était pas possible de manger. Sa famille, l'apprenant, vint pour se saisir de lui, car ils affirmaient: «Il a perdu la tête».
Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient: «Il est possédé par Béelzéboub; c'est par le chef des démons qu'il expulse les démons». Les appelant près de lui, Jésus disait en parabole: «Comment Satan peut-il expulser Satan? Si un royaume se divise, ce royaume ne peut pas tenir. Si une famille se divise, cette famille ne pourra pas tenir. Si Satan s'est dressé contre lui-même, s'il s'est divisé, il ne peut pas tenir; c'en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, s'il ne l'a d'abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis: Dieu pardonnera tout aux enfants des hommes, tous les péchés et tous les blasphèmes qu'ils auront faits. Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il n'obtiendra jamais le pardon. Il est coupable d'un péché pour toujours». Jésus parla ainsi parce qu'ils avaient dit: «Il est possédé par un esprit impur».

Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font demander. Beaucoup de gens étaient assis autour de lui; et on lui dit: «Ta mère et tes frères sont là dehors, qui te cherchent». Mais il leur répond: «Qui est ma mère? qui sont mes frères?». Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit: «Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère».
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Commentaire:
Abbé Salomon BADATANA (Wau, Soudan du Sud)
«Comment Satan peut-il expulser Satan?»
Aujourd'hui, l’Evangile nous invite à méditer sur deux ennemis irréconciliables: Jésus et l’esprit mauvais. L’Evangile affirme: «Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient: ’’Il est possédé par Béelzéboub…’» (Mc 3,22). Ce verset nous aide à comprendre les préoccupations des membres de la famille de Jésus qui sont venus le chercher. En effet, comme nous pouvons le remarquer, Jésus n’est pas accusé d’avoir violé la Loi, ni les us et coutumes des juifs, ni le Sabbat. Il n’a pas blasphémé non plus. Mais Il est accusé d’être possédé par le chef des démons. Et c’est la première fois que Jésus est accusé de quelque chose bien différente que de désobéir à la Loi Juive.

Cependant ce qui est intéressant ici est la réponse que Jésus leur a donné : «Comment Satan peut-il expulser Satan? Si un royaume se divise, ce royaume ne peut pas tenir... Mais personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, s'il ne l'a d'abord ligoté» (Mc 3,23-24.27). Ceci nous montre que Jésus rejette catégoriquement l’idée qu’il travaillerait pour Satan. Pour cela, il commence à leur parler en parabole sur la maison de l’homme fort. D’une manière ou d’une autre, cette parabole semble être directement liée à la mission de Jésus qui révèle le Royaume de Dieu en ligotant l’homme fort, Satan, à travers les activités de Jésus.

En effet, l’expulsion des esprits mauvais par Jésus nous dit qu’il est plus fort que Satan. Le Pape François dans son audience générale du 12 Juin 2013 affirmait: «Il suffit d’ouvrir les journaux et nous voyons qu’autour de nous il y a la présence du mal, le Diable est à l’œuvre. Mais je voudrais dire à haute voix ’’Dieu est plus fort’’. Croyez-vous cela, que Dieu est plus fort?».
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Le Saint-Laurent - Photos: Jean-Yves
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Bonne journée!
Jean-Yves

vendredi 8 juin 2018

«Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements»/(271,820)

Bonjour!
Samedi 9 juin 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Lc 2,41-51): Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent. Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher.

C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi: il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit: «Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi!». Il leur dit: «Comment se fait-il que vous m'ayez cherché? Ne le saviez-vous pas? C'est chez mon Père que je dois être». Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son coeur tous ces événements.


   
Commentaire:
Abbé Jordi PASCUAL i Bancells (Salt, Girona, Espagne)
  
«Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements»
Aujourd'hui nous fêtons la mémoire du Cœur Immaculé de Marie. Un cœur sans tache, rempli de Dieu, totalement voué à l'obéissance et à l'écoute de Dieu. Le cœur, dans le langage de la Bible, signifie ce qu'il y a de plus profond dans la personne, l'endroit d'où jaillissent toutes les pensées, toutes les paroles et toutes les actions. Qu'est-ce qui jaillit du Cœur de Marie? Foi, obéissance, tendresse, disponibilité, servitude, force, humilité, simplicité, reconnaissance, et toute une panoplie inépuisable de vertus.

Pourquoi? La réponse nous la trouvons dans les paroles de Jésus «là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur» (Mt 6,21). Le trésor de Marie est son Fils, et elle lui a donné tout son Cœur. Les pensées, les paroles et les actions de Marie ont comme source et comme but de contempler et plaire à Dieu.

L'Évangile de ce jour nous donne un bon exemple de ceci. Après nous avoir raconté la scène de l'enfant Jésus perdu et retrouvé dans le Temple, il nous dit «Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements» (Lc 2,51). Saint Grégoire de Nicée nous dit: «Dieu se laisse contempler par les cœurs purs». Qu'est-ce que Marie garde dans son Cœur? Depuis l'Incarnation et jusqu'à l'Ascension de Jésus, en passant par les heures amères de la Passion, Elle a gardé dans son Cœur d'innombrables souvenirs médités et approfondis: la joie de la visite de l'ange Gabriel lorsqu'il lui annonça son rôle dans les desseins de Dieu, le premier baiser et la première fois qu'elle a serré Jésus nouveau-né dans ses bras, les premiers pas de son Fils sur Terre, constater sa croissance physique et spirituelle, leur “complicité” lors des noces de Cana, les enseignements de Jésus lors de ses sermons, la douleur salvatrice de la Croix, l'espérance dans le triomphe de la résurrection…

Demandons au Seigneur de nous donner la grâce de l'aimer chaque jour plus pleinement, avec tout notre cœur, en bons fils de Marie.
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Bonne journée!
Jean-Yves

jeudi 7 juin 2018

Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second: Tu aimeras ton prochain comme toi-même’./(271,782)

Bonjour!
Jeudi 8 juin 2018
 
 
Vo0ici la Parole de Dieu de ce jour...
 
  (Mc 12,28-34): Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s'avança pour lui demander: «Quel est le premier de tous les commandements?». Jésus lui fit cette réponse: «Voici le premier: ‘Écoute, Israël: le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second: Tu aimeras ton prochain comme toi-même’. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là».

Le scribe reprit: «Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui. L'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices».

Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit: «Tu n'es pas loin du royaume de Dieu». Et personne n'osait plus l'interroger.
 
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Ce soir à la cathédrale à 19 h 00
Rencontre avec Mgr Pierre Goudreault.
 
Venez car il veut vous rencontrer pour échanger avec nous
et connaître la région...
Il veut livrer son message.
Cette première rencontre est importante.
À ce soir!
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
«Prier c'est penser à Dieu en l'aimant.»
(Charles de Foucault)
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«Rien n'est plus responsable que de prier.»
(frère Roger, de Taizé)
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samedi 2 juin 2018

L'Eucharistie est un mystère de foi. Elle est le centre et la clé de la vie de l'Église/(271,635)

Bonjour!
Dimanche 3 juin 2018
Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...
       (Mc 14,12-16.22-26): Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l'on immolait l'agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent: «Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal?». Il envoie deux disciples: «Allez à la ville; vous y rencontrerez un homme portant une cruche d'eau. Suivez-le. Et là où il entrera, dites au propriétaire: ‘Le maître te fait dire: Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples?’. Il vous montrera, à l'étage, une grande pièce toute prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs». Les disciples partirent, allèrent en ville; tout se passa comme Jésus le leur avait dit; et ils préparèrent la Pâque.

Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant: «Prenez, ceci est mon corps». Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit: «Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour la multitude. Amen, je vous le dis: je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu'à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu».

Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.
Commentaire:
Mgr. Josep Àngel SAIZ i Meneses Evêque de Terrassa (Barcelona, Espagne)
«Ceci est mon corps. Ceci est mon sang»
Aujourd'hui nous célébrons solennellement la présence eucharistique du Christ parmi nous, le “Don par excellence”: «Ceci est mon corps (…). Ceci est mon sang» (Mc 14:22-24). Préparons-nous à susciter dans notre âme “l'étonnement eucharistique” (Saint Jean Paul II).

Avec le repas pascal le peuple juif commémorait l'histoire du salut, les merveilles de Dieu pour son peuple, en particulier, sa libération de l'esclavage d'Égypte. Lors de cette commémoration, chaque famille mangeait l'agneau pascal. Jésus-Christ devient le véritable et définitif Agneau pascal sacrifié sur la croix et mangé comme Pain Eucharistique.

L'Eucharistie est Sacrifice: c'est le sacrifice du corps immolé du Christ et de son sang versé pour nous tous. Ce sacrifice fut anticipé au moment de la Cène. Et tout au long de l'histoire, à chaque Eucharistie, il est actualisé. En fait, c'est dans l'Eucharistie que nous trouvons notre nourriture: le nouvel aliment qui donne vie et force au chrétien qui chemine vers le Père.

L'Eucharistie est la présence du Christ au milieu de nous. Le Christ ressuscité et glorieux demeure parmi nous de façon mystérieuse mais réelle, dans l'Eucharistie. Cette présence implique une attitude d'adoration de notre part et une attitude de communion personnelle avec Lui. La présence Eucharistique nous garantit qu'Il demeure chez nous et accomplit l'œuvre du salut.

L'Eucharistie est un mystère de foi. Elle est le centre et la clé de la vie de l'Église. Elle est la source et la racine de l'existence chrétienne. Sans l'expérience eucharistique la foi chrétienne ne serait qu'une philosophie.

Avec l'institution de l'Eucharistie Jésus nous donne le commandement de l'amour de charité. Il ne s'agit pas de la dernière recommandation de l'ami qui part au loin ou du père qui voit venir la mort. C'est l'affirmation d'une dynamique que Jésus met en nous. Par le Baptême nous commençons une nouvelle vie, nourrie par l'Eucharistie. Le dynamisme de cette vie nous amène à aimer les autres, et ce dynamisme grandit jusqu'à donner notre vie: à cela l'on reconnaîtra que nous sommes chrétiens.

Le Christ nous aime parce qu'il reçoit la vie du Père. Nous aimerons en recevant du Père la vie, spécialement au moyen de l'aliment eucharistique.
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«Celui qui est heureux de ce qu'il a reçu (de la vie),
qui remercie Dieu pour ce qu'il est,
son chemin recevra encore davantage et finira par être comblé.»
(Jacques Philippe)
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«L'action de grâce n'est par une forme de prière
à pratiquer seulement de temps en temps, 
elle doit devenir une attitude de cœur,
une disposition de vie,
une manière de nous positionner dans l'existence.»
(Jacques Philippe)
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Bonne journée!
Jean-Yves

Foi et prière vont de pair... / (271,630)

Bonjour!
Samedi le 2 juin 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Mc 11,27-33): Jésus et ses disciples reviennent à Jérusalem. Et comme Jésus allait et venait dans le Temple, les chefs des prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver. Ils lui demandaient: «Par quelle autorité fais-tu cela? Ou bien qui t'a donné autorité pour le faire?». Jésus leur dit: «Je vais vous poser une seule question. Répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais cela. Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes? Répondez-moi».

Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement: «Si nous disons: ‘Du ciel’, il va dire: ‘Pourquoi donc n'avez-vous pas cru à sa parole?’. Mais allons-nous dire: ‘Des hommes’?». Ils redoutaient la foule, car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète. Ils répondent donc à Jésus: «Nous ne savons pas!». Alors Jésus leur dit: «Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais cela».
Commentaire:
Abbé Antoni BALLESTER i Díaz (Camarasa, Lleida, Espagne)
«Par quelle autorité fais-tu cela?»
Aujourd'hui, l'Évangile nous demande de songer à l'intention avec laquelle nous allons trouver Jésus. Il y a ceux qui y vont sans foi, sans reconnaître son autorité: «les chefs des prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver. Ils lui demandaient: ‘Par quelle autorité fais-tu cela? Ou bien qui t'a donné autorité pour le faire?’» (Mc 11,27-28).

Si nous ne parlons pas à Dieu dans nos prières, nous n'aurons pas la foi. Mais, comme le dit saint Grégoire le Grand, «lorsque nous insistons avec véhémence dans la prière, Dieu s'arrête dans notre cœur et nous recouvrons la vue perdue». Si notre disposition est bonne, même si nous nous trompons, en voyant que l'autre a raison, nous accueillerons ses paroles. Si notre intention est bonne, même si nous traînons le poids du péché, quand nous prierons, Dieu nous fera comprendre notre misère pour que nous puissions nous réconcilier avec Lui, en Lui demandant pardon de tout notre cœur moyennant le sacrement de la pénitence.

Foi et prière vont de pair. Saint Augustin nous dit que «si la foi s'éteint, la prière cesse elle-même d'exister. Croyons donc pour assurer le succès de nos prières, et prions pour que notre foi ne vienne pas à faiblir. La foi produit la prière, et la prière à son tour obtient l'affermissement de la foi». Si notre intention est bonne, et que nous nous adressons à Jésus, nous découvrirons qui Il est et nous comprendrons quand Il nous demande: «Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes?» (Mc 11,30). Par la foi, nous savons qu'il venait du ciel, et que son autorité Lui vient aussi de son Père, qui est Dieu, et de Lui même, car Il est la deuxième Personne de la Sainte Trinité.

Parce que nous savons que Jésus est l'unique sauveur du monde, nous nous adressons à Marie qui est aussi notre Mère, pour accueillir la parole et la vie de Jésus, avec bonne intention et bonne volonté, et pour avoir la paix et la joie des enfants de Dieu.
 
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«Colère et intolérance sont les ennemis d'une bonne compréhension.»
(Gandhi)
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«Les plus belles choses de ce monde sont les plus inutiles:
par exemple les paons et les lys.»
(John Ruskin)
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

 
   «Si tu juges les gens, tu n'as pas le temps de les aimer.»  
(Mère Teresa)
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jeudi 31 mai 2018

Une famille c'est un sanctuaire de la vie. (271,591)

Bonjour!
Jeudi 31 mai 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
  (Lc 1,39-56): En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte: «Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi? Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur».

Marie dit alors: «Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles; Saint est son nom! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais».

Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.
Commentaire:
Mgr. F. Xavier CIURANETA i Aymí Evêque Emérite de Lleida (Lleida, Espagne)
«Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père»
Aujourd'hui nous contemplons la Visite de la Vierge Marie à sa cousine Élisabeth. Aussitôt qu'elle eut appris que Dieu le Père l'avait choisi pour être la Mère du Fils de Dieu et que sa cousine Élisabeth avait aussi reçu le don de la maternité, Marie partit avec décision dans la montagne pour féliciter sa cousine, partager avec elle la joie d'avoir reçu le don de la maternité et se mettre à son service.

La salutation de la Mère de Dieu fait tressaillir d'allégresse l'enfant qu'Élisabeth porte dans ses entrailles. La Mère de Dieu, qui est enceinte de Jésus, est la cause de cette joie. La maternité est un don de Dieu qui suscite la joie. Les familles se réjouissent à l'annonce d'une nouvelle vie. La naissance du Christ produit certainement «une grande joie» (Lc 2,10).

Malgré ce, la maternité n'est pas vraiment appréciée de nos jours. Fréquemment, on lui oppose d'autres intérêts superficiels, qui ne sont qu'une manifestation de complaisance et d'égoïsme. Les éventuels renoncements qu'entraîne l'amour paternel et maternel effrayent beaucoup de couples mariées qui, à cause des biens qu'ils ont reçus de Dieu, devraient être plus généreux et dire “oui” à de nouvelles vies d'une façon plus responsable. Trop de familles ne sont plus des “sanctuaires de la vie”. Saint Jean Paul II constate que la contraception et l'avortement «sont des maux qui s'enracinent dans une mentalité hédoniste et de déresponsabilisation en ce qui concerne la sexualité et supposent une conception égoïste de la liberté, qui voit dans la procréation un obstacle à l'épanouissement de la personnalité de chacun».

Pendant cinq mois, Élisabeth n'a pas quitté la maison, et elle songeait: «Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi» (Lc 1,25). Et Marie disait: «Mon âme exalte le Seigneur (...) parce qu'Il s'est penché sur son humble servante» (Lc 1,46.48). La Vierge Marie et Élisabeth apprécient et sont reconnaissantes à l'œuvre que Dieu a fait en elles: la maternité! Les catholiques doivent retrouver le sens de la vie comme don sacré de Dieu aux hommes.
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«Marcher dans la foi,
c'est consentir à une certaine obscurité,
c'est accepter de ne pas tout comprendre,
 c'est reconnaître ses limites
et mettre en Dieu seul sa véritable sécurité.»
(Jacques Philippe)
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«Ne vivez pas dans l'inquiétude
alors qu'une simple prière peut vous apporter la paix.»
(Auteur inconnu)
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Donnez du sens à vos gestes, à vos paroles, à vos regards:
un sourire, un clin d'œil, un câlin,
 une tape sur l'épaule, une parole qui libère...etc...
(Pierre-Luc Bordeleau)
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   Bonne journée!  
Jean-Yves