samedi 18 août 2018

«Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel: si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement»/(275,111)

Bonjour!
Dimanche 19 août 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...
 
     (Jn 6,51-58): «Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel: si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie». Les Juifs discutaient entre eux: «Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger?». Jésus leur dit alors: «Amen, amen, je vous le dis: si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel: il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts; celui qui mange ce pain vivra éternellement».
Commentaire:
Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)
«Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel: si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement»
Aujourd'hui, nous continuons la lecture du Discours sur le Pain de vie qui nous tient à cœur ces temps-ci: «Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel» (Jn 6,51). Ce discours a une structure, très bien pensée et remplie des enseignements enrichissants. Quel bonheur si tous les chrétiens connaissaient bien les saintes écritures! Nous nous retrouverions face à face au mystère de Dieu, telle une vraie nourriture pour nos âmes, qui sont souvent endormies et affamées d'éternité. Elle est magnifique cette parole vivante, la seule écriture capable de changer les cœurs.

Jésus, qui est le chemin, la vérité et la vie, nous parle pour nous dire qu'il est le pain de vie. Et le pain, comme nous le savons bien, est fait pour être mangé. Mais afin de le manger, nous devons avoir faim. Comment pouvons nous comprendre le sens d'être chrétien si nous avons perdu la faim de Dieu? Faim de le connaître, faim de le traiter en ami, faim de le faire connaître à ceux qui ne le connaissent pas encore, faim de le partager, comme on partage le pain a table. Quelle belle image de voir un père de famille a la tête de la table coupant un bon pain, obtenu par son travail et de le donner à ses enfants! Dans l'Eucharistie, c'est Jésus lui-même qui se donne comme pain de vie, qui se donne en partage et avec une générosité telle que nous sommes saisis d'émoi.

Pain de vie… mais, de quelle vie? Il est clair que ce pain là, ne va pas prolonger notre existence sur terre, mais il est clair également qu'il changera la qualité et la profondeur de chaque instant de notre vie. Posons-nous cette question: -Et moi, quelle est la vie que je souhaite vivre? Et comparons notre réponse à la vie que nous menons aujourd'hui. Est-ce que c'est ce que nous aurions souhaité? Ne croyons-nous pas que nous pourrions élargir encore plus nos horizons? La vie du Christ dans l'Eucharistie est encore plus vaste de ce que toi et moi pouvons imaginer, elle est plus remplie, plus belle, et elle attend que nous la mangions, elle attend à la porte de notre cœur, patiente et ardente comme seul celui qui sait aimer peut le faire. Et après cette nourriture: la vie éternelle! «Si quelqu'un mange de ce pain il vivra éternellement» (Jn 6,58). -Que pouvons nous souhaiter
de plus?
 
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Bon dimanche!
Jean-Yves

«On présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant»/(275,102)

Bonjour!
Samedi 18 août 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Mt 19,13-15): Alors, on présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement. Jésus leur dit: «Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent». Il leur imposa les mains, puis il partit de là.
Commentaire:
Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)
«On présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant»
Aujourd'hui, nous contemplons une scène qui est, malheureusement, toujours d'actualité «Alors, on présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement» (Mt 19,13). Jésus aime tout spécialement les enfants, et nous avec un raisonnement soi-disant “adulte” nous les empêchons de s'approcher de Jésus et du Père: —Quand ils seront grands, s'ils le veulent, ils choisiront…! C'est une grave erreur.

Les pauvres, c'est-à-dire, ceux qui n'ont rien, les plus nécessiteux, sont l'objet de prédilection du Seigneur. Et les enfants sont aussi des “nécessiteux”. Ils sont pauvres en âge, en formation… c'est-à-dire, ils sont entièrement sans défense. C'est pour cela que l'Église —notre Mère— stipule que les parents baptisent leurs enfants très tôt, afin que l'Esprit Saint vienne habiter dans leurs âmes et qu'ainsi ils puissent rentrer dans la chaleur de la communauté chrétienne. Ainsi l'expliquent tant le Catéchisme de l'Église que le Code du droit canonique, deux ordonnances du plus haut rang dans l'Église, qui, comme toute communauté, doit avoir des ordonnances.

Mais non, les gens disent “quand ils seront grands!”. Cette manière de penser est absurde. Sinon posons-nous les questions suivantes: Que mangera cet enfant? Et bien, il mangera ce que sa mère lui donnera, et elle ne va pas attendre que l'enfant lui dise ce qu'il préfère. Quelle langue parlera cet enfant? Celle de ses parents, sinon l'enfant ne pourra jamais choisir une langue quelconque. Dans quelle école ira-t-il? Il ira là où ses parents vont l'inscrire, et ils ne vont pas attendre que l'enfant ait une idée bien arrêtée de ce qu'il veut faire comme études pour l'inscrire.

Qu'est-ce que Jésus mangeait? Ce que sa mère lui préparait. Quelle langue a-t-Il parlé? Celle de ses parents. Quelle religion a-t-il apprise et pratiquée? Celle de ses parents, la religion juive. Bien après, devenu adulte, et grâce à l'instruction religieuse reçue de ses parents, Il a fondé une autre religion... mais d'abord Il a pratiqué celle de ses parents, tout naturellement.
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Bonne journée!
Jean-Yves



vendredi 17 août 2018

«Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas!» / (275,084)

Bonjour!
Vendredi 17 août 2018
 
 
Statue du Sacré-Cœur
Devant l'église e Saint-Roch-des-Aulnaies
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Mt 19,3-12): Des pharisiens s'approchèrent de lui pour le mettre à l'épreuve; ils lui demandèrent: «Est-il permis de renvoyer sa femme pour n'importe quel motif?». Il répondit: «N'avez-vous pas lu l'Écriture? Au commencement, le Créateur les fit homme et femme, et il leur dit: ‘Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un’. A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas!».

Les pharisiens lui répliquent: «Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d'un acte de divorce avant la séparation?». Jésus leur répond: «C'est en raison de votre endurcissement que Moïse vous a concédé de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n'en était pas ainsi. Or je vous le dis: si quelqu'un renvoie sa femme -sauf en cas d'union illégitime- pour en épouser une autre, il est adultère».

Ses disciples lui disent: «Si telle est la situation de l'homme par rapport à sa femme, il n'y a pas intérêt à se marier». Il leur répondit: «Ce n'est pas tout le monde qui peut comprendre cette parole, mais ceux à qui Dieu l'a révélée. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du Royaume des cieux. Celui qui peut comprendre, qu'il comprenne!».
Commentaire:
Abbé Roger J. LANDRY (Hyannis, Massachusetts, Etats-Unis)
«Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas!»
Aujourd'hui, Jésus répond aux questions de ses contemporains relativement au sens véridique du mariage, soulignant la indissolubilité de celui-ci.

Sa réponse, par ailleurs, fournit une base adéquate sur laquelle les chrétiens peuvent s'appuyer afin de répondre à ceux dont les cœurs entêtés ont justifié l'ampliation de la définition du mariage aux couples homosexuels.

En reportant le mariage au plan originel de Dieu, Jésus souligne quatre aspects pertinents pour lesquels seulement peuvent être unis par le mariage un homme et une femme:

1) «Au commencement, le Créateur les fit homme et femme» (Mt 19,4). Jésus nous enseigne que, dans le plan divin, la masculinité et la féminité ont un sens important. L'ignorer équivaut à ignorer ce que nous sommes.

2) «Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme» (Mt 19,5). Le plan de Dieu n'est pas que l'homme abandonne ses parents pour aller avec qui bon lui semble, mais bien avec une épouse.

3) «A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul» (Mt 19,5). Cette union corporelle va au-delà de la courte union physique qui a lieu durant l'acte conjugal. Il fait allusion à l'union véridique qui arrive lorsqu'un homme et une femme, à travers de son amour, conçoivent une nouvelle vie qui est le mariage perpétuel ou union de leur corps. Il est évident qu'un homme avec un autre homme, ou qu'une femme avec une autre femme, ne peut pas se considérer un corps unique de cette façon.

4) «Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas» (Mt 19,6). Dieu Lui-même a uni au mariage l'homme et la femme, et dans la mesure où nous tenterons de séparer ce qu'il a uni, nous le ferons de notre propre chef et au coût de la société.

Dans sa catéchèse sur la Genèse, le Pape Jean-Paul II dit: «Dans sa réponse aux pharisiens, Jésus-Christ présente à ses interlocuteurs la vision totale de l'homme, sans laquelle il n'est pas possible d'offrir une réponse adéquate aux questions reliées au mariage».

Chacun de nous est appelé à être “écho” de cette Parole de Dieu lorsque le moment s'y prête.
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«Dans notre quotidien,
une multitude de situations nous invitent à la louange.
Tout peut devenir occasion de louange et d'action de grâce.»
(Bertrand Georges / Vivre dans la louange)
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Photo:
À Notre-Dame-du-Portage
(Jean-Yves)
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Bonne journée!
Jean-Yves

lundi 13 août 2018

«Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu»/(275,009)

Bonjour!
Mardi 14 août 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Mt 18,1-5.10.12-14): Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent: «Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux?». Alors Jésus appela un petit enfant; il le plaça au milieu d'eux, et il déclara: «Amen, je vous le dis: si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c'est moi qu'il accueille. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. Que pensez-vous de ceci? Si un homme possède cent brebis et que l'une d'entre elles s'égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée? Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis: il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu».
Commentaire:
Abbé Valentí ALONSO i Roig (Barcelona, Espagne)
«Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu»
Aujourd'hui, l'Évangile nous révèle à nouveau le Cœur de Dieu. Ce passage nous fait comprendre les sentiments de notre Père des Cieux dans sa façon d'agir envers ses enfants. Son empressement le plus fervent va vers les plus petits, ceux à qui personne ne fait attention, ceux qui n'arrivent pas là où arrivent les autres. Nous savions déjà que le Père, étant un bon Père, a une prédilection particulière pour les plus petits de ses fils, mais aujourd'hui Il nous fait part également d'un autre désir qui doit se transformer pour nous en obligation: «Si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux» (Mt 18,3)

En effet, nous comprenons par cela que ce qui a le plus de valeur pour notre Père n'est pas tant le fait d'être petit mais plutôt de le devenir: «Celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux» (Mt 18,4) Par ces paroles, nous pouvons comprendre que telle est notre responsabilité de "devenir petit". Il ne s'agit pas d'être de nature petite ou simple, limité ou non dans ses capacités, mais plutôt de renoncer à la grandeur acquise pour rester au niveau des humbles et des simples. L'important pour chacun de nous est de chercher à ressembler aux petits que Jésus lui-même nous présente.

Pour terminer, l'Évangile va plus loin dans la leçon d'aujourd'hui. Il nous dit qu'il y a parmi nous, et cela même dans notre proche entourage, des "petits" que nous avons abandonné plus que d'autres, ceux qui sont comme les brebis qui se sont égarées et que le Père cherche et quand Il les retrouve, Il est ravi car elles rentrent au bercail et ne s'égarent plus. Peut-être si nous voyions ceux qui nous entourent comme des brebis égarées et retrouvées par le Père et non pas tout simplement comme des brebis égarées, nous serions en mesure de voir plus souvent et de plus près le visage de Dieu. Comme dit saint Astierius d'Amasée: «La parabole du Bon pasteur et de la brebis égarée nous enseigne que nous ne devons pas nous méfier précipitamment des hommes ni nous lasser d'aider ceux qui sont en danger».
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 

«Comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée»/ Messe au sanctuaire de Fatima... / (274,994)

Bonjour!
Lundi 13 août 2018
 
 

 
Photo:
Notre-Dame-du-Rosaire
Petit sanctuaire au Cap-de-la-Madeleine
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
 
       (Mt 17,22-27): Comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit: «Le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera». Et ils furent profondément attristés.

Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent les deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent: «Votre maître paye bien les deux drachmes, n'est-ce pas?». Il répondit: «Oui». Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier: «Simon, quel est ton avis? Les rois de la terre, sur qui perçoivent-ils les taxes ou l'impôt? Sur leurs fils, ou sur les autres personnes?». Pierre lui répondit: «Sur les autres». Et Jésus reprit: «Donc, les fils sont libres. Mais il faut éviter d'être pour les gens une occasion de chute: va donc jusqu'au lac, jette l'hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour toi et pour moi».
Commentaire:
Abbé Joaquim PETIT Llimona, L.C. (Barcelona, Espagne)
«Comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée»
Aujourd'hui, la liturgie nous offre des possibilités nouvelles de réflexion. Parmi celles-ci nous pourrions nous fixer sur ce qui est présent tout au long du texte: la relation éminemment familière de Jésus avec les siens.

Saint Matthieu nous dit que Jésus et les disciples «étaient réunis en Galilée» (Mt 17,22). Il semble bien évident, mais le fait de mentionner qu'ils étaient ensemble nous montre comme l'évangéliste veut souligner la proximité du Christ. Puis, Il leur ouvre son Cœur pour leur confier le chemin de sa Passion, Mort et Résurrection, c'est-à-dire, ce sentiment qu'Il porte au fond de son cœur et qu'Il ne veut pas que, ceux qu'Il aime tant, puissent ignorer. Après, le texte signale l'épisode du paiement des taxes, et ici, à nouveau, l'évangéliste nous laisse entrevoir le traitement de Jésus, en se mettant au même niveau que Pierre, en opposant les fils (Jésus et Pierre) exemptes de payer aux autres qui y sont obligés. Finalement, le Christ leur montre comment ils doivent faire pour obtenir l'argent nécessaire pour payer, pas seulement pour Lui, mais pour eux deux, de façon à ne pas être une occasion de chute et scandale.

Dans tous ces traits nous découvrons une vision fondamentale de la vie chrétienne: il s'agit de l'ardeur que Jésus y met pour rester avec nous. Le Seigneur dit dans le livre des Proverbes: «Trouvant ma joie dans les fils des hommes» (Prov 8,31). À noter comment cette réalité peut changer notre approche à la vie spirituelle sur laquelle, souvent, nous ne plaçons aucune attention alors que, par contre, nous tendons à mettre tout l'accent sur ce que nous faisons, comme si c'était cela le plus important! La vie intérieure doit se centrer sur le Christ Jésus, sur son amour pour nous, sur son dévouement jusqu'à la mort pour nous, dans sa recherche constante de notre cœur. Le Pape st. Jean Paul II l'a très bien exprimé lors d'une visite en Espagne, lorsqu'il a dit aux jeunes d'une voix forte: «Regardez-Le!».
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«Croire, ce n'est pas tout expliquer.
Croire c'est une mise de confiance de toute notre personne
(Mgr Thibault Verny, évêque auxiliaire à Paris)
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«Comme un veilleur attend l'aurore,
Nous appelons le jour promis.
Mais si la nuit demeure encore,
Tiens-nous déjà pour tes amis.»
(Hymne - au bréviaire)
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Mercredi, le 15 août, à 15 h.
il y aura messe solennelle au Sanctuaire de Fatima
célébrée par Mgr Pierre Goudreault, évêque de Sainte-Anne.
Tous et toutes sont invités, spécialement les malades et les aînés.
La messe sera précédée du chapelet médité.
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Bonne journée!
Jean-Yves

samedi 11 août 2018

«Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi»/(274,960)

Bonjour!
Dimanche 12 août 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Jn 6,41-51): Comme Jésus avait dit: «Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel», les Juifs récriminaient contre lui: «Cet homme-là n'est-il pas Jésus, fils de Joseph? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire: ‘Je suis descendu du ciel’?». Jésus reprit la parole: «Ne récriminez pas entre vous. Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes: ‘Ils seront tous instruits par Dieu lui-même’. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. Certes, personne n'a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu: celui-là seul a vu le Père.

»Amen, amen, je vous le dis: celui qui croit en moi a la vie éternelle. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts; mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel: si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie».
Commentaire:
Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet (Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)
«Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi»
Aujourd'hui, l'Evangile nous montre l'étonnement dans lequel vivaient les compatriotes de Jésus dans sa présence, «Cet homme-là n'est-il pas Jésus, fils de Joseph? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire: ‘Je suis descendu du ciel’?» (Jn 6,42). La vie de Jésus parmi les siens avait été tellement normale, qu'au début de sa mission, ceux qui le connaissaient se scandalisaient de ses paroles.

De quel Père, que personne n'avait vu, leur parlait-il? Quel était ce pain venu du ciel qui donnerait la vie éternelle à ceux qui le mangeraient? Il niait que c'était la manne du désert car ceux qui l'avaient mangé étaient morts. «Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie» (Jn 6,51). Sa chair pouvait-elle être une nourriture pour les hommes? La consternation que semait Jésus parmi les juifs pourrait s'appliquer à nous aussi si nous ne répondons pas à une question fondamentale de notre vie chrétienne; «qui est Jésus?».

Beaucoup d'hommes et des femmes se sont posé cette même question bien avant nous et ils ont répondu personnellement, ils sont allés vers Jésus, ils l'ont suivi et ils jouissent d'une vie sans fin et pleine d'amour. «(…) Et moi je les ressusciterait au dernier jour» (cf. Jn 6,44). Juan Casiano exhortait ses moines leur disant: «Approchez-vous de Dieu et Dieu s'approchera de vous, car ‘personne ne peut venir à Moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers Moi’. Dans l'Evangile nous entendons le Seigneur qui nous invite à aller vers lui ‘Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos’». Accueillons la Parole de l'Evangile qui nos rapproche de Jésus chaque jour, accueillons l'invitation de ce même Evangile à rentrer en communion avec Lui en mangeant sa chair, car «c'est la nourriture vrai, la chair du Christ, celui qui étant le Verbe, se fait chair pour nous» (Orígenes).
 
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

vendredi 10 août 2018

«Si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde (…), rien ne vous sera impossible»/(274,935)

Bonjour!
Samedi 11 août 2018
 

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
  (Mt 17,14-20): Quand ils rejoignirent la foule, un homme s'approcha, et tombant à genoux devant lui, il lui dit: «Seigneur, prends pitié de mon fils. Il a des crises d'épilepsie, il est bien malade. Souvent il tombe dans le feu et souvent aussi dans l'eau. Je l'ai amené à tes disciples, mais ils n'ont pas pu le guérir». Jésus leur dit: «Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous? Combien de temps devrai-je vous supporter? Amenez-le-moi ici». Jésus l'interpella vivement, le démon sortit de lui et à l'heure même l'enfant fut guéri.

Alors les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier: «Pour quelle raison est-ce que nous, nous n'avons pas pu l'expulser?». Jésus leur répond: «C'est parce que vous avez trop peu de foi. Amen, je vous le dis: si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne: ‘Transporte-toi d'ici jusque là-bas’, et elle se transportera; rien ne vous sera impossible».
Commentaire:
Abbé Fidel CATALÁN i Catalán (Terrassa, Barcelona, Espagne)
«Si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde (…), rien ne vous sera impossible»
Aujourd'hui, encore, Jésus nous fait comprendre que ses miracles sont à la mesure de notre foi: «Je vous le dis: si vous avez de la foi grosse comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne: ‘Transporte-toi d'ici jusque là-bas’, et elle se transportera» (Mt 17,20). En effet, comme nous le font remarquer Saint Jérôme et Saint Augustin, dans l'œuvre de notre sainteté (quelque chose qui clairement est au-dessus de nos forces) se réalise ce “déplacement de montagnes”. Pourtant, les miracles sont là et si nous ne voyons pas beaucoup plus c'est parce que notre peu de foi nous l'empêche.

Face à une situation déconcertante et incompréhensible, l'être humain réagit de manières différentes. Dans le temps, l'épilepsie était considérée comme une maladie incurable dont souffraient ceux qui étaient possédés par un esprit malin.

Le père de cet enfant exprime son amour pour son fils en cherchant une guérison totale et il fait appel à Jésus. Sa démarche est un vrai acte de foi. Il s'agenouille devant Jésus et l'implore directement avec la conviction intérieure que sa demande sera exaucée. La manière d'exprimer sa demande nous montre à la fois, l'acceptation de sa condition ainsi que la reconnaissance de la miséricorde de Celui qui peut avoir pitié pour les autres.

Ce père met en évidence le fait que les disciples n'avaient pas pu expulser ce démon. Jésus profite de cette occasion pour nous faire remarquer le peu de foi de ses disciples. Suivre Jésus, être son disciple, prendre part à sa mission demande une foi profonde et bien enracinée, capable d'endurer les contrariétés, les contretemps, les difficultés et les incompréhensions. Une foi active car elle est enracinée d'une manière solide. Dans d'autres passages de l'Évangile Jésus lui-même se plaint du manque de foi de ses disciples. L'expression «rien ne vous sera impossible» (Mt 17,20) exprime avec force l'importance qu'a la foi chez ceux qui vont à la suite de Jésus.

La Parole de Dieu nous amène à réfléchir sur la qualité de notre foi et sur notre manière de l'approfondir et nous rappelle l'attitude de ce père de famille en s'approchant de Jésus pour l'implorer avec tout l'amour de son cœur.
 
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«Il y a d'innombrables motifs de louer Dieu.
En effet, la louange nous met dans la joie,
 nous rapproche les uns les autres... »

«Quand nous louons le Seigneur, nous ne faisons rien d'extraordinaire.
Nous lui devons la louange.
Il est normal de louer Dieu.
C'est quand nous ne le faisons pas que ce n'est pas normal.«
(Bertrand Georges dans Vivre dans la louange)
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Il est important
de bien entretenir sa maison spirituelle intérieure
car c'est là qu'on réside la plupart du temps...
(Jean-Yves)
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Salutations spéciales à tous nos visiteurs.
Ils nous viennent des pays suivants:

France - Canada - États-Unis
Allemagne - Russie - Belgique
Ukraine - Suisse - Espagne -
Côte d'Ivoire - Brésil - Irlande
Portugal - Cameroun - Bénin
Gabon - Autres pays encore...

Merci d'être là!
Nous formons ensemble
une belle communauté de partage
de la Parole de Dieu.

Jean-Yves
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Bonne journée!
Jean-Yves
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jeudi 9 août 2018

«Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur» /(274,904)

Bonjour!
Vendredi 10 août 2018
 
 
Aujourd'hui:
La fête de saint Laurent, diacre et martyr

«Saint Laurent et le plus célèbre des martyrs romains. Si le prestige du pape Sixte II, décapité le 6 août 258, a  été éclipsé par celui de l'un de ses diacres, mis à mort quatre jours plus tard, c'est que le récit de la passion de Laurent ne pouvait que frapper les imaginations. Le courage de l'intendant de l'Église face à ses juges, la manière évangélique avec laquelle il mit en lieu sûr les biens de la communauté en les distribuant aux pauvres, l'horreur des tortures qu'il a subies et sa maitrise pleine d'ironie envers elles, tout cela était déjà connu de l'ensemble du monde chrétien au temps de saint Ambroise et de saint Augustin.
Le pape Damase fit graver sur sa tombe:
 «Les coups, les bourreaux, les flammes, les tourments, les chaînes,
 seule la foi de Laurent a pu les vaincre.»

(Magnificat)

«Le diacre Laurent a reconnu dans les pauvres le trésor de l'Église.
Serviteur de Jésus Christ,
l'amour est ta victoire.«
«Le Seigneur est ma force et mon rempart:
Mon cœur lui fait confiance.»
«Le te rends grâce, Seigneur,
 tu m'as ouvert les portes de ta maison.»
 Alléluia!
(Au bréviaire - ce jour...)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Jn 12,24-26): «Amen, amen, je vous le dis: si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera».
Commentaire:
Abbé Antoni CAROL i Hostench
             (Sant Cugat del Vallès, Barcelone, Espagne)
«Si quelqu'un veut me servir,
qu'il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur»
Aujourd'hui, l'Église à travers la liturgie de l'eucharistie qui célèbre la fête du martyr romain saint Laurent, nous rappelle qu'«Il existe un témoignage de cohérence que chaque chrétien doit être capable de porter chaque jour, y compris à travers la souffrance et les grands sacrifices» (Saint Jean Paul II)

La loi morale est sainte et inviolable. Cette affirmation, contraste vraiment avec le milieu relativiste qui règne de nos jours, où nous adaptons les exigences éthiques sans difficulté à notre convenance ou à nos défaillances personnelles. Nous ne trouverons jamais personne qui va nous dire «Je suis corrompu»; ou «Je n'ai pas de conscience»; «Je suis une personne sans vérité»… celui qui le dirait se discréditerait lui-même immédiatement.

En définitive, la question serait plutôt: de quelle morale, de quelle conscience et de quelle vérité est-ce que nous parlons? Il est évident que la paix et une saine cohabitation sociale ne peuvent se baser sur une morale “à la carte”, où chacun choisit ce qui lui plaît, sans prendre en compte les inclinations ou les aspirations que notre Créateur a mis à notre disposition dans la nature de chacun d'entre nous. Cette soi-disant morale, loin de nous conduire par des chemins “sûrs” vers des prairies vertes comme le souhaite le Bon Pasteur (cf Ps 23,1-3) nous conduit irrévocablement vers les sables mouvants du “relativisme moral” où tout peut se négocier et se justifier.

Les martyrs sont les témoins irréfutables de la sainteté de la loi morale: il y a des exigences basiques d'amour qui n'admettent pas d'exceptions ni d'adaptations. C'est clair, «dans la Nouvelle Alliance nous retrouvons de nombreux témoignages de disciples du Christ qui (…) ont accepté les persécutions et la mort plutôt que de faire le geste païen de brûler de l'encens devant la statue de l'empereur» (Saint Jean Paul II).

Dans la Rome de l'empereur Valérien, le diacre «saint Laurent a aimé le Christ dans sa vie et l'a imité dans sa mort» (Saint Augustin). Et, une fois de plus, s'accomplissent les paroles «celui qui hait sa vie sur terre, la gardera pour la vie éternelle» (Jn 12,25). La mémoire de saint Laurent, restera toujours, heureusement pour nous, comme un signe pour nous faire comprendre qu'aller à la suite du Christ mérite bien de donner sa vie plutôt que d'accepter des interprétations frivoles de son chemin.
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«La prière, que nous le sachions ou non,
 est la rencontre de la soif de Dieu et de la nôtre.
Dieu a soif que nous, ayons soif de Lui.»
(Saint Augustin)
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«Qu'est ce que la prière?
Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus
nous en donne une très belle définition:
«Pour moi, la prière c'est un élan du cœur,
c'est un simple regard jeté vers le ciel,
c'est un cri de reconnaissance et d'amour
au sein de l'épreuve
 comme au sein de la joie.»
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Note: Ces deux citations sont inscrites dans le livre de Bertrand Georges;
 son livre est intitulé:
«Vivre dans la louange.»
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Photo:
Magnifique photo captée par mon évêque,
 (Mgr Pierre Goudreault),
près du fleuve, à Kamouraska.
Merci!
(Il a l'œil et la sensibilité d'un excellent photographe).
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Bonne journée!
Jean-Yves

«Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes»/ (274,886)

Bonjour!
Jeudi 9 août 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Mt 16,13-23): Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples: «Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes?». Ils répondirent: «Pour les uns, il est Jean Baptiste; pour d'autres, Élie; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes». Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». Prenant la parole, Simon-Pierre déclara: «Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant!». Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara: «Heureux es-tu, Simon fils de Yonas: ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux: tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux». Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Messie.

A partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches: «Dieu t'en garde, Seigneur! cela ne t'arrivera pas». Mais lui, se retournant, dit à Pierre: «Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes».
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Commentaire:
Abbé Joaquim MESEGUER García (Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)
«Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes»
Aujourd'hui, Jésus proclame que Pierre est bienheureux par la justesse de sa profession de foi: «Heureux es-tu, Simon fils de Jonas: ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux» (Mt 16,16-17). Dans cette proclamation Jésus promet à Pierre le primat de son Église, mais peu de temps après Il doit le réprimander pour avoir exprimé une idée humaine et fausse du Messie: «Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes» (Mt 16,22-23).

Nous devons remercier les quatre évangélistes de nous avoir décrit les premiers disciples tels qu'ils étaient réellement et non pas comme des grands personnages idéalisés, mais comme des hommes en chair et en os, comme nous, avec leurs vertus et leurs défauts, cela nous rapproche d'eux et nous aide à constater que nous devons tous parcourir le chemin de la perfection, car personne n'est parfait à la naissance.
Etant donné que nous connaissons déjà l'histoire de l'Évangile, nous acceptons comme un fait que Jésus soit le Messie annoncé par le prophète Isaïe et qu'Il a donné sa vie pour nous sur la Croix. Par contre, ce que nous avons du mal à accepter c'est que nous aussi nous devons continuer par l'abandon, le renoncement et le sacrifice à faire en sorte que son œuvre soit toujours présente. Nous sommes programmés par une société qui encourage le succès rapide, s'instruire sans le moindre effort et en s'amusant, et tirer profit au maximum de tout en faisant peu, il faut donc pas nous étonner que nous finissions par voir les choses à la manière des hommes et pas comme les voit Dieu. Après avoir reçu l'Esprit Saint, Pierre était conscient par où passait le chemin qu'il devait parcourir et a vécu dans l'espérance. «Les tribulations du monde sont remplies de souffrance et vidées de récompenses; mais celles qu'on endure pour Dieu sont adoucies par l'espérance» (Saint Ephrem).
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La sagesse...
«Où sont les sages d'aujourd'hui,
ceux et celles qui, par leurs conseils,
 leurs paroles de sagesse, nous apprennent à bien vivre?»
(Ramon Martinez de Pison / Le Dieu qui tient Parole)
 
À nous d'y réfléchir...
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

mardi 7 août 2018

«Femme, ta foi est grande»/ (274,870)

Bonjour!
Mercredi  8 août 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Mt 15,21-28): Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon. Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait: «Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David! Ma fille est tourmentée par un démon». Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui demander: «Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris!». Jésus répondit: «Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël».

Mais elle vint se prosterner devant lui: «Seigneur, viens à mon secours!». Il répondit: «Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens». «C'est vrai, Seigneur, reprit-elle; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres». Jésus répondit: «Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux!». Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.
Commentaire:
Abbé Jordi CASTELLET i Sala (Sant Hipòlit de Voltregà, Barcelona, Espagne)
«Femme, ta foi est grande»
Aujourd'hui, nous entendons souvent dire «il n'y a plus de foi», et ce sont les personnes qui demandent à nos communautés de baptiser leurs enfants, de leur enseigner le catéchisme ou de célébrer un mariage qui le disent. Cette façon de parler est une façon de voir le monde de manière négative, comme si les temps passés étaient meilleurs et que nous vivons la fin d'une époque où il n'y a rien de nouveau à dire ni à faire. Il s'agit, bien évidemment, des jeunes qui, pour la plupart d'entre eux, sont attristés de se rendre compte que le monde a beaucoup changé depuis l'époque de leurs parents qui vivaient, peut-être, une foi plus populaire et ils ont du mal à s'adapter. Or cette expérience les laisse insatisfaits et sans capacité de réaction alors qu'ils sont peut-être à l'aube d'une nouvelle étape dont il faut savoir profiter.

Ce passage de l'Évangile attire l'attention sur une mère de famille de la ville de Canna qui demande la grâce pour sa fille, reconnaissant en Jésus le fils de David: «Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David! Ma fille est tourmentée par un démon» (Mt 15,22). Le Maître est surpris par sa foi: «Femme, ta foi est grande», et dans des cas comme ça, Il ne peut qu'agir pour donner satisfaction à ceux qui Lui demandent quelque chose «que tout se fasse pour toi comme tu le veux!» (Mt 15,28) même si cela ne semble pas rentrer dans Ses plans. Nonobstant, la grâce de Dieu se manifeste dans la réalité humaine.

La foi ne constitue pas le patrimoine de quelques-uns, elle n'est pas non plus la propriété privée de ceux qui se croient bons ou de ceux qui l'ont été, qui ont une étiquette sociale ou religieuse. L'action de Dieu précède l'action de l'Église, et le Saint Esprit agit déjà dans le cœur des personnes qui bien que nous ne l'ayons pas soupçonné nous apporteront un message de Dieu, une demande en faveur des plus nécessiteux. Saint Léon disait: «Bien-aimés, la vertu et la sagesse de la foi chrétienne consistent dans l'amour de Dieu et du prochain; celui qui aime à servir Dieu et à secourir son prochain possède toutes les vertus».
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Bonne journée!
Jean-Yves