samedi 21 janvier 2017

Jésus, l'un d'entre nous... / Quelques peensées... / (244,031)

Bonjour!
Samedi 21 janvier 2017
 
 
 
«Après le verbe aimer,
le plus beau mot au monde, c'est le verbe aider
(Bertha Von Suttner)
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«L'univers est un don de Dieu et l'on doit pressentir
Celui qui l'a crée.»
(Saint Vincent de Paul)
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«Pendant tout ce temps... Toi tu es Dieu!»
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«Oui, chacun, quel qu'il soit, a le droit d'être aimé.»
(Marc Vaillot)
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Parole de Dieu pour aujourd'hui...
 
 
 Marc 3,20-21.
En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger.
Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »



Commentaire du jour :

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p.90)
Jésus, un homme mangé

Quand Jésus est venu en ce monde, il l'a aimé si fortement qu'il a donné sa vie pour lui. Il est venu pour satisfaire notre faim de Dieu. Et comment l'a-t-il fait ? Il s'est changé lui-même en Pain de la Vie. Il s'est fait petit, fragile, désarmé pour nous. Les miettes de pain sont si minuscules que même un bébé peut les mâcher, même un agonisant peut les manger. Il s'est changé en Pain de la Vie pour apaiser notre appétit de Dieu, notre faim d'Amour.

Je ne crois pas que nous aurions jamais pu aimer Dieu si Jésus n'était pas devenu l'un d'entre nous. Et c'est afin de nous rendre capables d'aimer Dieu qu'il est devenu l'un d'entre nous en toute chose, sauf le péché. Créés à l'image de Dieu, nous avons été créés pour aimer, car Dieu est amour. Par sa passion, Jésus nous a enseigné comment pardonner par amour, comment oublier par humilité. Trouve Jésus et tu trouveras la paix.
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«Le diacre est un passeur d'espérance: quel beau ministère!»
(Albert Rouet)
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 
 
 

mardi 17 janvier 2017

Quelques pensées pour notre nourriture spirituelle... / Jésus a du coeur... / (243,906)

Bonjour!
Mercredi 18 janvier 2017
 
 
 
«Le Christ est servi dans le prochain,
et surtout dans le pauvre dont il est l'icône.»
(Rose-Marie Berty)
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«J'aime Marie,
d'abord et avant tout parce qu'elle incarne
dans son discret éclat,
la pureté du cœur.»
(Jonathan Guilbault)
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«L'espérance aime les nouveaux départs
 au lever du soleil.»
(Ernest Ronchi)
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«La prière me permet de placer sous la lumière de Dieu
 la réalité de mon être et d'éclairer mes côtés sombres.»
(A. Grün)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 
Marc 3, 1-6  -  Jésus entra de nouveau dans la synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée. On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser. Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu. » Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient. Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale. Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.
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Commentaire: Abbé Joaquim MESEGUER García (Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

«Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de tuer?»

Aujourd'hui, Jésus nous enseigne qu'il faut faire le bien en tout temps: il n'y a pas un temps pour faire le bien et un autre pour négliger l'amour du prochain. L'amour qui vient de Dieu nous conduit à la Loi suprême, que Jésus nous a laissée dans le commandement nouveau: «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé» (Jn 13,34). Jésus ne déroge pas à la Loi de Moïse, Il ne la critique pas, puisque Lui-même accomplit ses préceptes et se rend à la synagogue le sabbat; ce que Jésus critique, c'est l'interprétation étroite de la Loi qu'en ont fait les docteurs et les pharisiens, une interprétation qui laisse peu de place à la miséricorde.

Jésus-Christ est venu proclamer l'Évangile du salut, mais ses adversaires, loin de se laisser convaincre, cherchent des prétextes contre Lui: «Il y avait là un homme dont la main était paralysée. On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat; on pourrait ainsi l'accuser» (Mc 3,1-2). Nous pouvons voir l'action de la grâce et, simultanément, constater la dureté de coeur d'hommes orgueilleux qui croient détenir la vérité. Les pharisiens furent-ils contents de voir ce pauvre homme récupérer la santé? Non, tout au contraire, ils s'aveuglèrent encore davantage, au point d'aller pactiser avec les hérodiens -leurs ennemis naturels- pour voir comment perdre Jésus. Curieuse alliance!

Par son action, Jésus libère aussi le sabbat des entraves posées par les docteurs de la Loi et les pharisiens, et lui restitue son sens véritable: jour de communion entre Dieu et l'homme, jour de libération de l'esclavage, jour de la délivrance des forces du mal. Saint Augustin nous dit: «Celui qui a la conscience en paix est tranquille, et cette tranquillité est le sabbat du coeur». En Jésus-Christ, le sabbat s'ouvre déjà au don du dimanche.

À nos prières...
 
- Toutes ces personnes qui demandent de prier pour elles
dans les groupes de prières...
- Les équipes qui dirigeront nos futures unités missionnaires
dans le diocèse...
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Bonne journée!
Jean-Yves

 

lundi 16 janvier 2017

«Le sabbat est fait pour l'homme... » / (243,869)

Bonjour!
Mardi 17 janvier 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 


Texte de l'Évangile (Mc 2,23-28): Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient: «Regarde ce qu'ils font le jour du sabbat! Cela n'est pas permis». Jésus leur répond: «N'avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui et ses compagnons? Au temps du grand prêtre Abiathar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l'offrande que seuls les prêtres peuvent manger, et il en donna aussi à ses compagnons». Il leur disait encore: «Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l'homme est maître, même du sabbat».

Commentaire: Abbé Ignasi FABREGAT i Torrents (Terrassa, Barcelona, Espagne)

«Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat»

Aujourd'hui, comme hier, Jésus a affaire aux pharisiens, qui déforment la loi de Moïse en s'attachant aux détails pour oublier l'esprit qui l'informe. Les pharisiens, en effet, accusent les disciples de Jésus de violer le sabbat (cf. Mc 2,24). Selon leur casuistique étouffante, arracher des épis équivaut à "moissonner" et "égrener", à "battre": ces activités agricoles -et une quarantaine d'autres que nous pourrions ajouter- étaient prohibées les jours de sabbat, consacrés au repos. Nous le savons, les pains de l'offrande dont nous parle l'Évangile étaient au nombre de douze; on les plaçait chaque semaine sur la table du sanctuaire, en hommage des douze tribus d'Israël à leur Dieu et Seigneur.

Le comportement d'Abiathar est conforme aux enseignements de Jésus: les préceptes légaux de moindre importance doivent céder le pas aux plus grands; un précepte cérémoniel, à un précepte de loi naturelle; le précepte du repos sabbatique n'est donc pas supérieur aux élémentaires besoins de la subsistance. En s'inspirant de la péricope que nous commentons, et pour souligner que la personne est au-dessus de toutes les questions économiques et sociales, le Concile Vatican II enseigne: «L'ordre social et son développement progressif doivent à tout moment être subordonnés au bien de la personne, car l'ordre des choses doit être soumis au bien des personnes, et non le contraire. Le Seigneur Lui-même l'a souligné quand il a dit que le sabbat avait été fait pour l’homme, non l’homme pour le sabbat (cf. Mc 2,27)».

Saint Augustin nous dit: «Aime et fais ce que tu veux». L'avons-nous bien compris, ou l'obsession de ce qui est secondaire étouffe-t-elle l'amour qu'il faut mettre en tout ce que nous faisons? Travailler, pardonner, corriger, aller à la messe les dimanches, prendre soin des malades, accomplir les commandements…, faisons-nous tout cela pour le faire ou par amour de Dieu? Que ces considérations nous aident à vivifier toutes nos œuvres par l'amour que le Seigneur a mis dans nos coeurs précisément pour que nous puissions L'aimer.
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samedi 14 janvier 2017

Jésus fréquente les pécheurs... / (243,790)

Bonjour!
Samedi 14 janvier 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 Marc 2, 13-17

Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait. En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre. Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

Pour notre réflexion...

1. « Chemin faisant, il vit Lévi ».
Au passage de Jésus, il y a un mouvement de foule : tout le monde vient vers lui et il les enseignait. Alors que Lévi, lui, est resté assis comme s’il n’y avait aucun dynamisme spirituel dans sa vie. Il semble que le passage de Jésus ne retienne pas spécialement l’attention du personnage. Mais le prédicateur passe et le désigne du doigt : « Suis-moi ». Il est stupéfait et, accueillant l’invitation de Jésus, il se lève et quitte tout immédiatement. Il fait alors préparer un immense festin auquel il invite Jésus en même temps que ses amis : « les publicains et autres pécheurs » nous précise l’Évangile.
Ce repas avec les publicains rappelle aussi celui de Zachée avec Jésus et les publicains. Ce jour-là, Zachée était caché dans un sycomore pour ne pas être vu. Mais, en passant, Jésus lève la tête et l’appelle : « Aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison ! » (Lc 19, 5).


2. « Beaucoup de publicains, de pécheurs et de scribes étaient à table avec Jésus ».
Tous ceux qui étaient à table avec lui s’empressent de manifester leur indignation. Mais n’osant pas s’adresser directement à Jésus et, espérant que leur indignation remonterait jusqu’à ses oreilles, ils manifestent auprès des disciples ce qu’ils pensent de la situation. Pour eux, il est inadmissible de voir des prophètes jouir de prestige devant les hommes, manger à la même table que les publicains que tout juif regarde comme collaborateurs des Romains occupant le pays, donc des pécheurs notoires.


3. « Jésus qui avait entendu... ».
Les gens n’ont pas besoin de parler fort : Jésus lit dans les cœurs et sait ce que pensent les grands prêtres et les scribes. Il se tourne vers eux et leur annonce une fois encore les raisons de sa présence parmi les hommes : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin ». Il n’est pas venu pour ceux qui sont en bonne santé ou qui se croient tels, mais il est là pour appeler les pécheurs, pour les appeler à la conversion, pour les appeler à changer de comportement et de vie. C’est une façon de répéter l’invitation au retour vers Dieu : « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés ; de la mesure dont vous vous servez, on se servira aussi pour vous » (Mt 7, 1 ss).

 
Cette méditation a été écrite par Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi

mardi 10 janvier 2017

Quand Jésus trouve-t-il le temps de prier?(243,710)

Bonjour!
Mercredi 11 janvier 2017
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Texte de l'Évangile (Mc 1,29-39): En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade. Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.

Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était.

Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent: «Tout le monde te cherche». Mais Jésus leur répond: «Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle; car c'est pour cela que je suis sorti». Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais.

Commentaire: Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM (Barcelona, Espagne)

«Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait»

Aujourd'hui, nous voyons clairement comment Jésus divisait ses journées. D'un côté, il se consacrait à la prière, et, de l'autre, à sa mission de prédication par la parole et par les actes. La contemplation et l'action. Prière et travail. Etre avec Dieu et être avec les hommes.

En effet, nous voyons Jésus qui se donne corps et âme à sa tâche de Messie et de Sauveur: il guérit les malades, comme la belle-mère de Pierre et beaucoup d'autres, il console ceux qui sont tristes, il expulse des démons, il prêche. Tout le monde lui amène ses malades et ses possédés. Ils veulent tous l'écouter: "Tout le monde te cherche" (Mc 1,37) lui disent les disciples. Il avait certainement une activité souvent très fatigante, qui ne devait presque pas le laisser souffler.

Mais Jésus s'accordait aussi un temps de solitude pour se consacrer à la prière: «Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait» (Mc 1,35). Dans d'autres passages de l'Evangile, nous voyons Jésus se consacrer à la prière à d'autres heures, y compris très tard dans la nuit. Il savait partager son temps avec sagesse, afin que sa journée ait un équilibre raisonnable entre le travail et la prière.

Nous disons souvent: Je n'ai pas le temps! Nous sommes occupés avec les tâches ménagères, le travail et les innombrables tâches qui remplissent notre agenda. Fréquemment, nous croyons être dispensés de la prière quotidienne. Nous faisons un tas de choses importantes, c'est vrai, mais nous courons le risque d'oublier la plus nécessaire: la prière. Nous devons créer un équilibre pour pouvoir faire les unes sans négliger les autres.

Saint François nous présente les choses ainsi: «Il faut travailler fidèlement et avec dévouement, sans éteindre l'esprit de la sainte prière et de la dévotion que les autres choses temporelles doivent servir».

Nous devrions peut-être nous organiser un peu plus. Nous discipliner, en “domestiquant” le temps. Ce qui est important doit trouver sa place. Mais ce qui est nécessaire encore plus.

lundi 9 janvier 2017

Il enseigne avec autorité... /(243,670)

Bonjour!
Mardi 10 janvier 2017
 
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 Marc 1, 21-28

Ils entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.

Commentaire: + Abbé Antoni ORIOL i Tataret (Vic, Barcelona, Espagne)
«On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes»
Aujourd'hui, premier mardi du temps ordinaire, saint Marc nous présente Jésus en train d'enseigner dans la synagogue et, aussitôt après, il commente: «On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes» (Mc 1,21). Cette observation initiale est impressionnante. En effet, la raison de l'admiration des auditeurs, d'une part, n'est pas la doctrine mais le maître, non ce qu'on enseigne mais Celui qui l'enseigne et, d'autre part, non pas le prédicateur en général, mais ce prédicateur en particulier, dont il est dit qu'Il enseigne «avec autorité», c'est-à-dire avec un pouvoir légitime et incontestable. Cette particularité est ensuite confirmée par une opposition tranchée: «non pas comme les scribes».

Mais, dans un second temps, la scène de la guérison de l'homme possédé par un esprit mauvais ajoute à l'admiration pour la personne la référence à sa doctrine: «Qu'est-ce que cela veut dire? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité!» (Mc 1,27). Nous remarquons cependant que le qualificatif ne vise pas tant le contenu que la singularité: la doctrine est «nouvelle». Voici un autre contraste: Jésus communique quelque chose d'inouï (et, certes, on ne pouvait mieux dire).

Troisième remarque. L'autorité vient aussi du fait que Jésus «commande même aux esprits mauvais, et [qu']ils lui obéissent». Voilà un contraste aussi fort que les précédents. À l'autorité du maître et à la nouveauté de sa doctrine, il faut ajouter maintenant sa puissance contre les esprits du mal.

Mes frères! Par la foi nous savons que cette liturgie de la parole nous rend témoins de ce que nous venons d'entendre et que nous sommes en train de commenter. Demandons-nous avec une humble reconnaissance: Ai-je conscience de ce que jamais homme n'a parlé comme Jésus, Parole de Dieu le Père? Est-ce que je me sens riche d'un message incomparable? Est-ce que je me rends compte de la force libératrice que Jésus et son enseignement ont sur la vie humaine et, plus concrètement, sur ma vie? Mus par l'Esprit Saint, disons à notre Rédempteur: Jésus-vie, Jésus-doctrine, Jésus-victoire, fais que, comme le grand Raymond Llull aimait à le dire, nous vivions dans un continuel émerveillement de toi!

 

dimanche 8 janvier 2017

«Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie.» / (243,487)

Bonjour!
Lundi 9 janvier 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Matthieu 3, 13-17
Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui. Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laisse faire. Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. »

 

Pour notre réflexion...

1. « Jésus était venu de Galilée ».
Anciennement, l’Épiphanie, le baptême du Seigneur et les noces de Cana étaient fêtés le même jour. Quel est le rapport entre ces trois fêtes ? Jésus se révèle au monde. D’abord il se révèle aux mages qui le cherchaient, ensuite après trente ans de vie cachée il se révèle comme Fils de Dieu, et finalement il se révèle à travers son premier miracle. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus « sort à la rencontre » du monde. Il vient à la rencontre du pécheur qui se fait baptiser par Jean. Dans ma vie aussi Jésus est celui qui a fait et continue à faire le premier pas. Sans quoi je ne l’aurais pas connu.
 
2. « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice ».
Jean ne comprenait pas la demande de Jésus. Il se savait indigne de défaire la courroie des sandales du Messie, comment pouvait-il lui donner un baptême de conversion, qui plus est, à quelqu’un qui n’a pas péché, à celui-là même que le péché offense ? Parfois dans notre vie nous ne reconnaissons pas Jésus. Souvent, nous ne comprenons pas pourquoi il nous demande telle ou telle chose. Il nous apparaît même souvent qu’il nous demande de renoncer à tant de choses, alors qu’il nous dit qu’il est le chemin, la vérité et la vie ! Jésus nous demande souvent, comme à Jean le Baptiste, de croire et de lui faire confiance. Je ne sais pas si Jean a compris vraiment la réponse de Jésus, du moins sur le moment, et ce que pouvait vouloir dire « accomplir toute justice ». Mais il a su lui faire confiance.
 
3. « Et des cieux, une voix disait : ... ».
Et c’est justement parce qu’il a su faire confiance qu’il a pu découvrir Dieu davantage. Voir la Trinité se révéler par la voix du Père et l’Esprit de Dieu descendant comme une colombe sur le Christ, l’oint. Aujourd’hui Jésus veut se révéler à moi aussi dans ma vie, comme il s’est révélé au monde à son baptême. Mais il aime se cacher et se révéler à travers des circonstances, une rencontre, un dialogue... Et pourtant, offrir un sourire authentique à un passant au lieu de lui présenter mon visage des mauvais jours, ou aimer le Christ dans mes frères (à la fois dans les plus démunis et dans les plus à l’aise matériellement), ce sont autant d’occasions spirituelles, une occasion de vivre son commandement de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés. Une occasion de vivre selon lui. Et d’en découvrir le bonheur. Surtout, de le découvrir lui, de découvrir son amour immense pour chacun des hommes. Son amour qui le pousse à vouloir partager la vie: souffrances, peines et joies, de chacun de nous.
 
 
Cette méditation a été écrite par Frère Loïc Chabut, LC
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«Ouvrir son esprit au monde et son cœur aux autres,
c'est rester jeune à n'importe quel âge.»
(Jacques Sèvres)
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«Commencez par rendre heureux les membres de votre famille.
Ensuite, vous pourrez penser aux pauvres de l'Inde.«
(Sainte Mère Teresa)
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Bonne journée!
Jean-Yves
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Ils sont venus d'orient pour adorer l'Enfant-Dieu et lui offrir des cadeaux... /(243,456)

Bonjour!
Dimanche 8 janvier 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 


 Matthieu, chapitre 2, 1-12

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
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Pour notre réflexion...

1. Ces mages, dont on dit qu’ils étaient aussi des rois, viennent d’Orient, mais de leur origine précise nous n’en savons pas plus. Peut-être vivaient-ils dans le même pays, dans la même ville, ou peut-être étaient-ils d’endroits très éloignés, et se sont-ils rencontrés en chemin. Ce qui est sûr, c’est qu’ils étaient des savants, car pour pouvoir voir la nouvelle étoile dans le Ciel, et la suivre jusqu’en Judée, ils devaient être familiers de l’observation et de l’étude des astres. Et de plus ils étaient riches, comme nous le montrent les cadeaux qu’ils apportent à l’Enfant-Jésus.
 
2. Ces mages sont, d’après Matthieu, les derniers visiteurs que Jésus reçut à Bethléem. Jésus était né de Marie, qui fut la première à contempler le Fils de Dieu fait homme. Son époux Joseph était auprès d’elle. Puis les anges avertirent des bergers qui se trouvaient dans les alentours, qui vinrent à leur tour contempler le nouveau-né. Et plus tard, ce sont ces mages, venus d’Orient, qui viennent rendre hommage à Jésus. Jésus est né dans le secret et la pauvreté. Mais cet événement ne pouvait pas rester inconnu. Jésus est venu pour sauver toute l’humanité, et, dès sa naissance, il invite, à travers les différentes personnes qui viennent le voir, tout le genre humain : les juifs et les païens, les gens simples et ignorants, les riches et les pauvres.
 
3. La première lecture de la messe de l’Épiphanie est un texte du prophète Isaïe, qui annonce la venue du Seigneur dans la lumière, qui attire les peuples venus de loin. Jésus est la « lumière qui éclaire les nations », la « lumière qui luit dans les ténèbres ». Mais pour suivre cette lumière, il ne suffit pas de voir une étoile dans le ciel. Il faut aussi ouvrir son cœur à la foi, à la Providence qui nous guide intérieurement. Sinon comment les mages auraient-ils pu apporter ces cadeaux, l’or qui symbolise la royauté, l’encens qui s’offrait aux dieux, et la myrrhe, précieuse épice qui faisait partie de l’onguent qu’on utilisait pour préparer les corps des personnes décédées. Par leurs cadeaux, les mages annoncent que Jésus est roi, qu’il est Dieu, et pourtant qu’il va mourir. Et cela, c’est seulement avec la foi que nous pouvons le découvrir.
 
Cette méditation a été écrite par Père Jean-Marie Fornerod, LC
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«L'Évangile nous rapporte aujourd'hui le pèlerinage des mages d'Orient. Bien mystérieux ces pèlerins dont on ne connaît ni le nom, ni la couleur, ni même s'ils voyageaient vraiment sur des chameaux! Une seule chose est important pour notre foi: ces hommes cherchaient le roi qui venait de naître. Ils voulaient le voir, l'adorer et lui offrir des cadeaux.»
(Au fil des jours - Calendrier 2017)
 
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«Il est urgent de redécouvrir l'immensité
du trésor de la miséricorde divine.»
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«Qui peut restreindre le champ de la miséricorde de Dieu?»
(Deux citations tirées du livre:
 "L'Eucharistie, source de intarissable du pardon" -
Du père Roger Poirier, franciscain)
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Ce livre a été écrit en 2007...
Le père Poirier avait une intuition de  l'Année de la Miséricorde!
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Bonne journée!
Jean-Yves
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jeudi 5 janvier 2017

L'histoire de Jésus, c'est une histoire d'alliance... C'est notre histoire... / / (243,396)

Bonjour!
Vendredi 6 janvier 2017
 
 
Chantez au Seigneur, bénissez son nom,
de jour en jour, proclamez son salut.
 
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«Le langage humain renferme des mots profonds qui abritent des aperçus sur la nature des choses, sur l'ensemble de la vie. Et non seulement des aperçus, mais des expériences. Car ils contiennent des choses non seulement constatées mais contemplées, de la vie non seulement observées mais vécues. parmi eux, quelaues0uns ont une profondeur particulière: les noms divins.»
 (Le Dieu vivant de Romano Guardini)

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
 Luc 3, 23-38
Au moment de son baptême, Jésus avait environ trente ans ; il était considéré comme fils de Joseph, fils d’Éli, fils de Matthate, fils de Lévi, fils de Melki, fils de Jannaï, fils de Joseph, fils de Mattathias, fils d’Amos, fils de Nahoum, fils de Hesli, fils de Naggaï, fils de Maath, fils de Matthathias, fils de Seméine, fils de Josek, fils de Joda, fils de Joanane, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri, fils de Melki, fils d’Addi, fils de Kosam, fils d’Elmadam, fils d’Er, fils de Jésus, fils d’Éliézer, fils de Jorim, fils de Matthate, fils de Lévi, fils de Syméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d’Éliakim, fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Natham, fils de David, fils de Jessé, fils de Jobed, fils de Booz, fils de Sala, fils de Naassone, fils d’Aminadab, fils d’Admine, fils d’Arni, fils d’Esrom, fils de Pharès, fils de Juda, fils de Jacob, fils d’Isaac, fils d’Abraham, fils de Thara, fils de Nakor, fils de Sérouk, fils de Ragaou, fils de Phalek, fils d’Éber, fils de Sala, fils de Kaïnam, fils d’Arphaxad, fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamek, fils de Mathusalem, fils de Hénok, fils de Jareth, fils de Maléléel, fils de Kaïnam, fils d’Énos, fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu.
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Pour notre réflexion...

1. Cette généalogie de Jésus que saint Luc retrace ici, à partir de Joseph et jusqu’à Adam, le premier homme, est une occasion pour revoir toute l’histoire de l’alliance de Dieu avec les hommes. Contempler l’histoire de Noé, de Moïse, de David c’est revoir cette histoire d’amour de Dieu pour les hommes. Amour auquel les hommes n’ont pas toujours répondu. C’est une histoire d’alliance, de trahison, de pardon. Au fond c’est un peu notre histoire à chacun de nous. Dieu nous a créés, il nous a aimés, il a voulu faire une alliance avec nous. Et parfois nous l’oublions, ou même nous le trahissons, et lui revient patiemment, pour nous relever de nos péchés.
 
2. Au temps de Jésus, il y avait une grande attente de la venue du Messie, et principalement pour deux raisons. En effet, une prophétie du livre de Daniel laissait penser que c’était bien à l’époque où Jésus est né que le Messie attendu par Israël devait venir. Et, de plus, avant que ne se manifeste Jean-Baptiste, il n’y avait plus eu de grands prophètes depuis environ deux siècles. Quand le Baptiste est arrivé, certains ont pensé que quelque chose de grand allait se passer. Certains ont même cru que c’était lui le Messie.
 
3. Et pourtant, comme la suite des Évangiles nous le montre, Jésus n’a pas été accueilli comme le Messie par tout le monde. Ceux qui connaissaient le mieux les Écritures, les pharisiens et les prêtres, sont précisément ceux qui ont refusé le plus violemment Jésus. Il était annoncé par les prophètes, et il a réalisé de nombreux signes, jusqu’à ressusciter des morts, mais ils n’ont pas cru en lui. Pour croire en Jésus il faut avoir le cœur ouvert, il faut rechercher avec sincérité la vérité. Et il faut être prêt à ce qu’il vienne changer notre vie, à laisser brûler en nous le feu qu’il est venu apporter sur la terre. Sans ces dispositions, nous ferons tout pour ne pas croire en lui, malgré toutes les prophéties que nous pourrons écouter et tous les miracles que nous pourrons voir. Pour croire en Jésus il faut apprendre à devenir humble et pauvre de cœur.
 
Cette méditation a été écrite par Père Jean-Marie Fornerod, LC

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«Mystère de Dieu, mystère du Christ,
où se trouvent cachés tous les trésors
de la sagesse et de la connaissance.»
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«Toi, la Parole sortie de la bouche de Dieu,
attire-nous à lui dans l'émerveillement.»
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«Ouvrir son esprit au monde et son cœur aux autres,
 c'est rester jeune à n'importe quel âge.»
(Jacques Sèvres)
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«C'est la joie de croire qui apporte la joie de vivre.»
(François Varillon)
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«Faire plaisir aux autres
donne une plus grande joie de vivre.»
(Anselm Grün)
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Photo:
La crèche située en avant de l'évêché.
 
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Bonne journée!
Jean-Yves
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Notre expérience du Christ n’est jamais terminée et notre attente continue après l’avoir rencontré.(243,382)

Bonjour!
Jeudi 5 janvier 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
 

Jean, chapitre 1, 43-51

Le lendemain, Jésus décida de partir pour la Galilée. Il trouve Philippe, et lui dit : « Suis-moi. » Philippe était de Bethsaïde, le village d’André et de Pierre. Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. » Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »
 
Pour notre réflexion...

 

1. « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth ».
Philippe et Nathanël attendaient le Messie annoncé par les Écritures, ils participaient à cette attente du peuple d’Israël. « Plus qu’un veilleur ne guette l’aurore, attends le Seigneur, Israël » (Ps 129). Cette image magnifique de la sentinelle qui n’en peut plus d’attendre le jour nous donne une idée de ce que signifiait cet espoir. Nous pouvons imaginer la prière fervente des israélites demandant avec insistance la venue du Sauveur promis par les prophètes. Juifs et chrétiens, encore aujourd’hui, partageons la même attente du Sauveur, eux qu’il arrive, nous qu’il revienne. Le désir profond de la rencontre avec le Christ est ce qui donne vie au christianisme. Éloigne de nous, Seigneur, un christianisme froid et routinier, et suscite quotidiennement en nos cœurs le désir de rencontrer ton visage.


2. L’attente de Philippe et Nathanaël se nourrissait de la méditation de la parole de Dieu.
« Être sous le figuier », selon une interprétation rabinique, signifie « étudier la Torah ». Jésus connaissait déjà Nathanaël et Nathanaël connaissait déjà Jésus car il l’avait rencontré implicitement dans l’Écriture. Cependant cette connaissance est imparfaite et encore pleine de préjugés : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » En effet l’Ancien Testament ne parle pas de Nazareth. Notre expérience du Christ n’est jamais terminée et notre attente continue après l’avoir rencontré. Qui aurait dit qu’il viendrait de Nazareth ? Qui aurait pensé qu’il se manifesterait à nous dans la souffrance ? Qui aurait pu croire que Dieu s’identifie au prochain que nous croisons tous les jours ? Consentons que notre attente de Dieu soit chaque jour surprise par la nouveauté du Christ.


3. « Tu verras des choses plus grandes encore ».
L’attente chrétienne devient espérance, car nous possédons déjà les biens que nous recevrons en plénitude. Nous attendons le retour du Christ mais il vient à nous chaque jour. Seigneur, rends-nous attentifs à tes venues quotidiennes !


Dialogue avec le Christ
Merci, Seigneur, pour ce moment de réflexion sur ta parole. Renforce l’espérance de tous les chrétiens, et donne-nous ta grâce pour ne pas tomber dans la routine et l’indifférence. Aide-moi à devenir un apôtre de l’espérance, que mon cœur déborde de la joie de te rencontrer chaque jour de nouveau.

Cette méditation a été écrite par Frère Melchior Poisson, LC


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«L'homme s'est jamais si grand qu'à genoux devant Dieu.»
(Napoléon Bonaparte)
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«Voici la bonne nouvelle:
sache que tu es aimé de Dieu, tel que tu es,
 quel que soit ton passé.
Efforce-toi de correspondre à son amour.»
(Saint Augustin)
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Le moulin seigneurial du Village des Aulnaies.
(Jean-Yves)
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Bonne journée!
Jean-Yves