jeudi 23 janvier 2020

Avant toute chose, le Seigneur appelle les Douze à une relation d’amitié avec lui... / (309,568)

Bonjour!
Vendredi 24 janvier 2020



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Jésus appela ceux qu’il voulait pour qu’ils soient avec lui » (Mc 3, 13-19)
Alléluia. Alléluia.
Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :
il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.
Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là,
    Jésus gravit la montagne,
et il appela ceux qu’il voulait.
Ils vinrent auprès de lui,
    et il en institua douze
pour qu’ils soient avec lui
et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle
    avec le pouvoir d’expulser les démons.
    Donc, il établit les Douze :
Pierre – c’est le nom qu’il donna à Simon –,
     Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques
– il leur donna le nom de « Boanerguès »,
c’est-à-dire : « Fils du tonnerre » –,
    André, Philippe, Barthélemy, Matthieu,
Thomas, Jacques, fils d’Alphée,
Thaddée, Simon le Zélote,
    et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

« Jésus gravit la montagne ». Dans l’évangile, la montagne n’est pas un lieu fortuit. Il n’y a qu’à penser au mont des béatitudes, à celui du mont Thabor, à celui du Golgotha. A chaque fois que Jésus monte sur une montagne, il nous dit quelque chose de son mystère ; plus que tout, il nous révèle sa divinité.

Ainsi, si Jésus a voulu appeler ses disciples du haut d’une montagne c’est pour manifester que c’était en tant que Fils de Dieu qu’il le faisait et donc dévoiler le caractère divin et surnaturel de cet appel.

Il faut remarquer aussi que Jésus appelle qui il veut. Pas d’arbitraire ici mais plutôt la gratuité d’un choix dont l’initiative revient à Dieu seul. Il est vrai que notre péché, dont la caractéristique principale est de nous rendre défiant vis à vis de Dieu et envieux de nos frères, fait que nous avons souvent beaucoup de mal à accepter la grâce et la générosité de Dieu. Pourtant, le propre de l’élection est bien d’être une initiative de Dieu, gratuite et libre parce qu’aimante.

Mais l’élection, parce qu’elle est appel, attend une réponse, un engagement à « gravir la montagne » pour venir auprès du Seigneur. En nous appelant, Dieu ne se substitue en rien à notre liberté. L’amour appelle l’amour qui ne peut être tel que parce qu’il est libre.

Notons que saint Marc fait bien ressortir que ceux que le Seigneur avait appelés « vinrent auprès » de lui. C’est le « petit troupeau » annoncé par les prophètes qui se trouve ici rassemblé autour du « bon berger ». Petite communauté au sein de laquelle Jésus choisit et « institue » douze hommes « pour qu’ils soient avec lui, et pour les envoyer prêcher avec le pouvoir de chasser les esprits mauvais ».

Il est beau de voir que toute la mission des apôtres résultera de leur intimité avec Jésus : « pour qu’ils soient avec lui ». Avant toute chose, le Seigneur appelle les Douze à une relation d’amitié avec lui qui les unira au mystère de toute sa personne et les associera plus profondément au mystère de la Rédemption dont ils devront se faire les instruments.

C’est déjà le fondement de l’Eglise que saint Marc nous donne à contempler ici, peuple élu de Dieu dont les « douze intimes » que Jésus s’est choisis seront comme les cellules vivantes, les colonnes qui en assureront la stabilité.

C’est alors que l’évangéliste propose de porter notre regard sur le visage de chacun des douze apôtres et d’entendre résonner leur nom. Il y a ici à la fois quelque chose de solennel et d’émouvant. Tous différents car uniques ; et pourtant, tous appelés à la même mission.

Penser que l’élection des apôtres a quelque chose à dire uniquement aux évêques et aux prêtres serait se méprendre. Elle demeure signifiante pour tous quelle que soit notre vocation. En effet, à travers le particulier de l’élection des apôtres, à travers le particulier de chacune de leur personnalité, l’universalité de l’appel de Dieu à porter la Bonne Nouvelle du salut se dit de la façon la plus significative.

 Abbé Philippe Link - Merci!

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Bonne journée!
Jean-Yves


mercredi 22 janvier 2020

Dernière heure: Décès / « Les esprits impurs criaient : “Toi, tu es le Fils de Dieu !” «Chemin faisant...»: Quelques réflexions... / (309,495)

Dernière heure:
Décès du père de Mgr Pierre Goudreault 


Nous vous informons que monsieur Denis Goudreault, père de Mgr Pierre Goudreault, notre évêque, s'est endormi dans le Seigneur le 23 janvier 2020 à l'âge de 84 ans à la Maison des soins palliatifs de l'Envol à Rouyn-Noranda. Monsieur Denis Goudreault sera exposé au Complexe funéraire Sainte-Bernadette situé au 515 avenue Chénier, le mercredi 29 janvier 2020 de 14h à 17h et de 19h à 21h ainsi que le jeudi 30 janvier 2020 de 9h à 11h. Les funérailles seront présidées par Mgr Pierre Goudreault le jeudi 30 janvier 2020 à 11h à la cathédrale Saint-Joseph située au 75 avenue Mercier à Rouyn-Noranda. La famille Goudreault vous remercie pour votre communion par l'esprit et la prière.

Gaétan Godbout

Service des communications du diocèse de Sainte-Anne
La Pocatière - Québec

Nos plus sincères condoléances 
vont à notre évêque: Mgr Pierre et à sa famille.
Louise et Jean-Yves
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Bonjour!
Jeudi 23 janvier 2020


Dimanche prochain, le 26 janvier, 
c'est le Premier Dimanche 
consacré particulièrement à 
la Parole de Dieu.
Ce dimanche spécial a été  institué dans toute l'Église universelle
 par le Pape François.

Voilà déjà plus de 10 ans que je mets en évidence
 la Parole de Dieu sur ce blogue...





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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Les esprits impurs criaient : “Toi, tu es le Fils de Dieu !” Mais il leur défendait vivement de le faire connaître » (Mc 3, 7-12)
Alléluia. Alléluia.

Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;

il a fait resplendir la vie par l’Évangile.

Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là,

    Jésus se retira avec ses disciples près de la mer,

et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent.

    De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie,

et de la région de Tyr et de Sidon

vinrent aussi à lui une multitude de gens

qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait.

    Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition

pour que la foule ne l’écrase pas.
    Car il avait fait beaucoup de guérisons,
si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal
se précipitaient sur lui pour le toucher.
    Et lorsque les esprits impurs le voyaient,
ils se jetaient à ses pieds et criaient :
« Toi, tu es le Fils de Dieu ! »
    Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Le repli stratégique de Jésus devant l’hostilité croissante des pharisiens, le ramène aux bords du lac de Galilée. Mais si au premier chapitre Jésus marchait seul sur le rivage, appelant ses premiers disciples à sa suite, il revient cette fois accompagné d’une foule nombreuse, composée non seulement de « gens de Judée et de Jérusalem », mais de païens accourus des nations environnantes – Idumée, Transjordanie, Tyr, Sidon. Mais ces hommes et ces femmes ne viennent pas écouter les enseignements d’un Maître dont la parole fait autorité (1, 27) : ils « se précipitent » sur un thaumaturge dans une bousculade qui risque de dégénérer. Aussi Jésus est-il obligé de faire tenir une barque à sa disposition afin de ne pas « être écrasé » par cette foule excitée et difficile à contenir.

Malgré l’apparent succès de sa mission, on ne peut pas dire que le bilan soit encourageant : alors que les chefs religieux complotent avec les hérodiens sur la manière dont ils vont « faire périr » (3, 6) ce Rabbi qui prétend être « Maître du sabbat » (2, 28) et s’arroge le pouvoir de pardonner les péchés (2, 5), la foule menace elle-aussi le Seigneur, par sa fébrilité incontrôlée. Et comme si cela ne suffisait pas, les esprits mauvais viennent ajouter leur grain de sel, se prosternant devant lui en criant : « Tu es le Fils de Dieu ! », dans une mise en scène destinée à fournir des arguments aux pharisiens qui pourraient ainsi accuser Jésus de blasphème.

Notre-Seigneur est pleinement conscient de la versatilité des foules et de la haine que lui portent les chefs religieux. Aussi va-t-il se donner comme objectif principal : la structuration du groupe des disciples, et l’instruction de la foule, donnant la priorité à la prédication sur les miracles, afin de tenter d’ouvrir les yeux de ses interlocuteurs sur les vrais enjeux de sa mission. Tel sera l’objet de la suite de l’évangile.

Seigneur Jésus, à la lecture de ces versets, nous prenons mieux conscience de la souffrance qui fut la tienne non seulement durant les heures sombres de la Passion, mais durant toute ta vie publique. Tu étais confronté à l’hostilité, au mépris, à l’incompréhension, à l’indifférence ; seul tu as porté le poids de notre péché. Donne-nous de pouvoir consoler ton Cœur de l’indifférence, du mépris voire de l’hostilité que te voue notre monde, en te rendant grâce, en te louant, en te bénissant dans l’Esprit, et en n’ayant pas peur de nous prononcer pour toi devant les hommes nos frères.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Le fleuve Saint-Laurent a l'air ainsi de ce temps-ci...


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«Chemin faisant...»

«Le futur se trouve déjà dans le présent, 
dans le bonheur d'être soi.»
(Dominique Rey)
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«L'Église existe pour ce qui n'est pas encore l'Église visible.»
(Dominique Rey)
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«La crédibilité de l'Église passe 
par le chemin de l'amour miséricordieux et de la compassion. 
L'Église vit du désir inépuisable d'offrir la miséricorde.«
(Pape François)
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«L'Église ouvre le monde a un au-delà, 
à l'espérance qui ouvre un chemin vers un avenir 
qu'on porte déjà en soi, en raison du Christ ressuscité.»
(Dominique Rey)
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S'aimer soi-même...

«Est-ce que je suis capable de m'attribuer une valeur intérieure? 
Je suis une personne digne d'amour... 
À chaque jour, j'ai à poser cet acte d'amour envers moi-même.»
(Monica Pilote)
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«Jésus nous poursuit de son amour, 
même au temps où nous sommes le plus pécheur...»
(Jean A. Patry)
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«Contempler attentivement toute fleur 
qui peut t'apprendre à vivre.«
(Jean Proulx)

«Voyez le lys des champs...» 


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Bonne journée!
Jean-Yves 

mardi 21 janvier 2020

Jésus n’a pas d’autre réponse que l’amour et la vérité. (309,422)

Encore plus d'une centaine de visites hier...  
Nous sommes plusieurs à partager la Parole de Dieu.
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Bonjour!
Mercredi 22 janvier 202


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Est-il permis, le jour du sabbat, de sauver une vie ou de tuer ? » (Mc 3, 1-6)
Alléluia. Alléluia.

Jésus proclamait l’Évangile du Royaume
et guérissait toute infirmité dans le peuple.
Alléluia. (cf. Mt 4, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là,

    Jésus entra dans une synagogue ;
il y avait là un homme dont la main était atrophiée.
    On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat.
C’était afin de pouvoir l’accuser.
    Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée :
« Lève-toi, viens au milieu. »
    Et s’adressant aux autres :
« Est-il permis, le jour du sabbat,
de faire le bien ou de faire le mal ?
de sauver une vie ou de tuer ? »
Mais eux se taisaient.
    Alors, promenant sur eux un regard de colère,
navré de l’endurcissement de leurs cœurs,
il dit à l’homme :
« Étends la main. »
Il l’étendit, et sa main redevint normale.

    Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil

avec les partisans d’Hérode
contre Jésus, pour voir comment le faire périr.

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

À l’hostilité des Pharisiens, Jésus n’a pas d’autre réponse que l’amour et la vérité qui se conjuguent dans l’annonce de l’Évangile.

Jésus dit au malade :
Viens te mettre là, devant tout le monde (Mc 3,3).
Et voici l’homme – cet homme qui nous représente tous – au milieu de l’assemblée.

Pour sauver ce malade Jésus se donne, se perd, se livre. Car l’unique loi pour Jésus est l’amour ; l’unique loi c’est de se donner pour sauver les frères quelques soient les hostilités, les résistances et les refus.
Mais, aujourd’hui est pourtant sabbat !  Oui. Oui, mais l’amour est-il interdit le jour du sabbat ? Y a-t-il une loi plus forte que le commandement de l’amour ? Non !
Qu’est-ce qui est permis le jour du sabbat ? De faire du bien, de faire le bien, de sauver une vie, comme Jésus le fait pour ce malade ? Ou bien est-il permis de faire du mal, de faire le mal, de tuer, comme les pharisiens sont en train de le préméditer ? Peut-on tuer au non d’une loi de Dieu ? Non !
Alors Jésus regarde à la ronde avec indignation, désolé par la dureté de leur cœur. Puis il dit à l’homme :

Tends la main (Mc 3, 5).
Il la tend et sa main est rétablie.

Frères et sœurs, que garder en nos cœurs, de cela ? Tout d’abord une immense confiance en Jésus : rien ne l’a arrêté, rien ne l’a découragé, tant notre salut, notre vie est tout son désir.
Ensuite, cet Évangile nous appelle également à « faire le bien, à faire du bien » (Mc 3, 4). Nous aussi, c’est-à-dire à annoncer l’Évangile avec audace sans nous décourager, sans céder à la violence, y compris lorsque nous rencontrons l’hostilité. Si notre vie annonce l’Évangile il est impossible que nous ne rencontrions pas d’hostilité. Jésus nous demande aujourd’hui de ne pas nous décourager, de ne pas nous taire et de ne pas faire violence à quiconque.

Abbé Philippe LINK - Merci!

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«Chemin faisant...»

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Aujourd'hui ce sera la fête de saint Vincent, 
diacre et martyr à Valence, en Espagne en 305.
 Merci Seigneur de mettre des modèles sur notre route...
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«Observe bien ce qui se passe en ton existence 
et tu constateras qu'il arrive bien souvent 
que la bonne personne se présente ou le bon événement advient 
au moment opportun." 
(Jean Proulx)
... Tu n'es pas laissé seul...
«Accepte que la vie soit ton guide. 
Travaille avec les circonstances en lesquelles tu es plongé. 
Ce sont des signes à lire: sois attentif!» 
(Jean Proulx)
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«Un vrai témoin c'est quelqu'un qui, 
sans même avoir à parler, 
laisse transparaître ce qui l'habite.» 
(Georges Madore)

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Photo prise dans la cathédrale d'Angers. 
(Jean-Yves)

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Une adresse de correspondance:

jyfortin2@hotmail.com


Bonne journée!
Jean-Yves 


lundi 20 janvier 2020

« Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. »(309,317)

Hier (20 janvier) à date, il y a eu 171 visites: c'est énorme!
Merci de venir réfléchir avec nous.
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Bonjour!
Mardi 21 janvier 2020


À Kamouraska, en bordure du fleuve...
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat » (Mc 2, 23-28)
Alléluia. Alléluia.

Que le Père de notre Seigneur Jésus Christ
ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur,
pour que nous percevions l’espérance que donne son appel.
Alléluia. (cf. Ep 1, 17-18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Un jour de sabbat,

Jésus marchait à travers les champs de blé ;
et ses disciples, chemin faisant,
se mirent à arracher des épis.
    Les pharisiens lui disaient :
« Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat !
Cela n’est pas permis. »
    Et Jésus leur dit :
« N’avez-vous jamais lu ce que fit David,
lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim,
lui-même et ceux qui l’accompagnaient ?
    Au temps du grand prêtre Abiatar,
il entra dans la maison de Dieu
et mangea les pains de l’offrande
que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres,
et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. »
    Il leur disait encore :
« Le sabbat a été fait pour l’homme,
et non pas l’homme pour le sabbat.
    Voilà pourquoi le Fils de l’homme
est maître, même du sabbat. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Jésus se promène un beau samedi d’été dans les champs ; il ne va pas loin : juste de quoi se détendre les jambes, comme il est permis le jour du sabbat. Les disciples flânent avec lui, tout en gardant l’intériorité qui sied à ce jour réservé à la prière et à la charité fraternelle.

Il est probable que le geste des apôtres est simplement mécanique : qui n’a pas laissé glisser ses doigts sur les épis, pour en extraire les grains mûrs et ressentir la joie de la vie nouvelle reposant au creux de la main ?

La réaction des pharisiens trahit que leur cœur n’est pas dans l’attitude qui convient en ce jour béni : ils ne sont pas en quête d’une parole de conciliation, mais à l’affût d’un motif d’accusation ; leur cœur n’est pas dans le « sabbat shalom » – la paix du sabbat », mais dans le trouble de la jalousie ; ils ne se tiennent pas dans la lumière du regard de Dieu, mais cédant aux suggestions de l’Ennemi, ils sont enfermés dans les ténèbres de la haine d’un soi-disant rival menaçant leur pouvoir. 

L’épisode des épis arrachés trahit leur aveuglement : prenant prétexte du geste des disciples, ils vont pousser l’hypocrisie jusqu’à leur reprocher d’être en infraction avec la Loi. « Cueillir des épis » fait en effet partie de la liste des 39 comportements défendus le jour du sabbat ; mais il ne fait aucun doute que le législateur visait l’action de moissonner, ce qui n’est bien évidemment pas l’intention des disciples.

La longue patience de Jésus nous enseigne comment nous devrions réagir envers ceux qui nous cherchent noise. Notre-Seigneur a bien compris que c’est lui qui est visé à travers le comportement de ses disciples : « “Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis” ; un rabbi n’est pas supposé ignorer les prescriptions de la loi ni les coutumes de nos Pères. Pourquoi n’interviens-tu pas ? » Loin de les rabrouer, de les ridiculiser pour leur argumentation spécieuse, Jésus prend tout au contraire la peine d’engager la conversation afin de leur ouvrir les yeux. « En supposant que mes disciples aient vraiment fait la moisson de ce champ que nous venons de traverser, ils l’auraient fait pour refaire leurs forces déficientes. 

Or si David a pu transgresser une loi cultuelle bien plus importante sans encourir de sanction, et pour le seul motif “qu’il avait faim”, c’est que la sauvegarde de la vie prime sur le respect d’une prescription rituelle. Ils ne sont donc pas coupables ».

Après cette argumentation introductive de type rabbinique, Jésus tente d’élever ses interlocuteurs d’une conception formelle de l’obéissance, à son sens spirituel, qui ne peut être qu’une réponse filiale d’amour au Dieu de l’Alliance. Le sabbat – et davantage encore le dimanche – nous est précisément donné pour raviver notre mémoire et nous faire souvenir que nous sommes fils du Père, et dès lors frères et sœurs sous son regard.

« Le sabbat a été fait pour l’homme », pour l’humanisation de l’homme, afin qu’il ne tombe pas sous le joug de l’esclavage d’une efficacité qui ne connaît d’autre finalité que son propre accroissement indéfini.

« …et non pas l’homme pour le sabbat » : si notre observance dominicale n’est que formelle, elle ne rend pas gloire à Dieu, mais fait de nous les esclaves d’une religiosité aliénante, qui est la caricature de la foi évangélique.

« Le Fils de l’homme est maître du sabbat » : Jésus seul, en tant que Fils unique, peut nous enseigner la vraie finalité du sabbat. Puissions-nous nous laisser instruire par l’Esprit Saint à l’école de l’Evangile, afin d’entrer toujours plus dans la liberté des enfants de Dieu, puisqu’il a plu au Père de faire de nous ses fils.

Abbé Philippe Link - MERCI!

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Le Dimanche de la Parole de Dieu : le 26 janvier 2020


DIMANCHE DE LA PAROLE
26 janvier 2020

Institué par le Pape François le 30 septembre 2019, le Dimanche de la Parole est célébré chaque année le 3ème dimanche du temps ordinaire. Cette année, il aura lieu le 26 janvier et vise à rappeler toute la richesse et le caractère vivant du texte sacré. Il encourage les croyants à une plus grande familiarité à son égard, afin de «vivre en profondeur notre relation avec Dieu et avec nos frères».

La publication de ce « motu proprio » intervient le 30 septembre, jour où l’on célèbre Saint-Jérôme, docteur de l’Eglise, qui a consacré sa vie à la traduction des textes sacrés.

Dans la lettre apostolique  » Aperuit Illis « , le Pape François écrit : « Ignorer les Écritures, c’est ignorer le Christ ». C’est pourquoi, par cette journée du Dimanche de la Parole, il souhaite redonner la place centrale aux écritures, dans la vie des chrétiens.
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«Chemin faisant...» 
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«Frappe à ma porte,
Toi qui viens me déranger.
Frappe à ma porte,
Tu viens me ressusciter.»
(Hymne - Liturgie des heures)
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«La Source coule 
là où règne ton plus pur désir d'être.»
(Jean Proulx)
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«Nous valons ce que valent nos joies.»
(Thomas d'Aquin)
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«Il existe une loi du cœur humain:
en œuvrant au bonheur des autres, 
on fait aussi le sien.»
(Frédéric Lenoir)
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BONNE JOURNÉE!
PAIX!
JEAN-YVES 

dimanche 19 janvier 2020

À vin nouveau, outres neuves.(309,143)

Bonjour!
Lundi 20 janvier 2020
Bonjour!



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« L’Époux est avec eux » (Mc 2, 18-22)
Alléluia. Alléluia.
Elle est vivante, énergique, la parole de Dieu ;
elle juge des intentions et des pensées du cœur.

Alléluia. (cf. He 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là,
    comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient,
on vint demander à Jésus :
« Pourquoi, alors que les disciples de Jean
et les disciples des Pharisiens jeûnent,
tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
    Jésus leur dit :
« Les invités de la noce pourraient-ils jeûner,
pendant que l’Époux est avec eux ?
Tant qu’ils ont l’Époux avec eux,
ils ne peuvent pas jeûner.
    Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ;
alors, ce jour-là, ils jeûneront.

    Personne ne raccommode un vieux vêtement
avec une pièce d’étoffe neuve ;
autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu
et la déchirure s’agrandit.
    Ou encore, personne ne met du vin nouveau
dans de vieilles outres ;
car alors, le vin fera éclater les outres,
et l’on perd à la fois le vin et les outres.
À vin nouveau, outres neuves. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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   Commentaire...

La question du jeûne pour un juif pieux est de la première importance. La liturgie juive connaissait du temps de Jésus un « grand jeûne » au jour de l’Expiation et sa pratique était une condition d’appartenance au peuple de Dieu : « Quiconque ne jeûnera pas ce jour-là, nous dit le Lévitique, sera retranché des siens » (Lv 23, 29). Mais, il était aussi courant que les juifs pieux, tels les disciples de Jean-Baptiste ou les Pharisiens, jeûnent par dévotion personnelle. C’était là une manière de manifester une attitude de confiance dans la Providence divine et d’abandon total entre les mains de Dieu.

On peut comprendre que les Pharisiens interrogent Jésus sur la non pratique du jeûne de la part de ses disciples. En fait, derrière leur question, il y a surtout celle de savoir, non pas la raison de l’absence de jeûne de ses disciples mais plutôt pourquoi, lui, ne leur prescrit pas de jeûner.

Autrement dit, c’est Jésus que les Pharisiens veulent remettre en question. Jésus l’a d’ailleurs bien perçu et c’est pourquoi il base sa réponse sur son identité d’Epoux : « Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. » En effet, comment l’épouse pourrait-elle jeûner lorsque l’Epoux est là près d’elle, elle qu’il est venu sauver et sanctifier malgré son infidélité.

Pour mieux faire comprendre aux Pharisiens la grandeur de ces Noces de Dieu avec l’humanité, Jésus va développer deux métaphores. Tout d’abord, celle du vieux vêtement, que l’on ne peut rapiécer avec un bout de tissu neuf sous peine de le voir se déchirer davantage. Ensuite, celle du vin nouveau que l’on ne peut mettre dans de vieilles outres sous peine de les voir éclater. Qu’est-ce à dire ? En fait, Jésus utilise ces images pour nous faire comprendre que la nouveauté que lui, l’Epoux, est venu apporter ne peut être comparée à un bout de tissu neuf venant se greffer sur une humanité déchirée par le péché, ni à du vin nouveau introduit dans les vieilles outres d’une humanité fragilisée par ses égarements loin de son Dieu. C’est bien plus que cela.

En Jésus-Christ, la grâce de Dieu n’est pas venue recoller des morceaux cassés. Elle est venue tout changer. Sa puissance est telle qu’il ne pouvait en être autrement. Voilà le véritable sens du salut : être totalement transformé, renouvelé, recréé à l’image et la ressemblance de Dieu. Voilà le fruit des Noces de l’Agneau de Dieu avec l’humanité, avec tout homme. Désormais unis au Fils de Dieu nous sommes devenus enfants du Père céleste et nous communions à la vie divine trinitaire.

Ce don, nous l’avons accueilli dans notre vie le jour de notre baptême et au cours de chaque eucharistie nous l’actualisons. Aujourd’hui encore, l’Epoux vient à la rencontre de nos jeûnes exprimant notre désir de le voir revenir au milieu de nous. Par son Corps et son Sang, il vient rassasier en nous la faim et la soif de sa présence et nous donner la force d’attendre sa venue définitive : « Heureux les invités au repas du Seigneur, voici l’Agneau de Dieu, l’Epoux de l’Alliance Nouvelle et éternelle, Celui qui enlève le péché du monde ».

Abbé Philippe Link - Merci!

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«Esprit de Dieu, très pur Amour!
Descends dans notre nuit obscure;
Le temps nous tient; la chair nous dure.
Esprit de feu, très pur Amour!»
(Hymne de ce matin)
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   Saisis le présent...
«Tu es aussi appelé à découvrir, autant que faire se peut, 
la vérité intérieure de chaque instant. 
Il te faut être là, présent à chacun des pas que tu fais 
par les chemins de cette vie qui est la tienne. 
Car quelque aspect  du mystère de l'être est sans doute déjà là. 
Ne rate surtout pas tes rendez-vous avec ces instants 
qui portent une clarté semblable 
à tous les plus beaux matins du monde.»
(Jean Proulx)
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«Chemin faisant...»



Bonne journée!
Jean-Yves