samedi 27 août 2016

Une parabole pour ceux qui ont tendance à choisir les premières places... / (232,561)

Bonjour!
Dimanche 28 août 2016


«Aujourd'hui est le meilleur temps 
pour prendre soin de toi.»
(Marc Gervais)
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«Tout changement commence par un pas, 
un seul petit pas.»
(Marc Gervais)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Lc 14,1.7-14): Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et on l'observait. Remarquant que les invités choisissaient les premières places, il leur dit cette parabole: «Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place, car on peut avoir invité quelqu'un de plus important que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire: ‘Cède-lui ta place’, et tu irais, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t'a invité, il te dira: ‘Mon ami, avance plus haut’, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi. Qui s'élève sera abaissé; qui s'abaisse sera élevé»

Jésus disait aussi à celui qui l'avait invité: «Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins; sinon, eux aussi t'inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue. Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre: cela te sera rendu à la résurrection des justes».
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Commentaire: Abbé Enric PRAT i Jordana (Sort, Lleida, Espagne)
«Remarquant que les invités choisissaient les premières places»
Aujourd'hui, Jésus nous donne une leçon magistrale: ne cherchez pas la première place: «Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place» (Lc 14,8). Jésus-Christ sait que nous aimons nous mettre en premier lieu: dans les actes publiques, dans les rencontres amicales, à la maison, à table... Il connaît bien notre tendance à nous surestimer par arrogance. Pire encore! Par orgueil mal dissimulé. Soyons alertés contre les honneurs!, puisque «le cœur prend racine là ou il trouve la possibilité de jouissance» (Saint Léon I, le Grand).

En effet, qui nous dit qu'il n'y a pas des collègues avec plus de mérites ou avec une catégorie personnelle plus grande? Il ne s'agit guère d'un fait sporadique, mais de l'attitude bien assumée de nous juger les plus intelligents, les plus importants, ceux qui ont plus de mérites ou plus de discernement; ambition qui suppose une conception étroite sur nous-mêmes et sur tout ce qui nous entoure.

En réalité, Jésus nous invite à la pratique de la contrition parfaite, consistent à ne pas nous juger ni à juger les autres, ainsi qu'à prendre conscience de notre insignifiance individuelle dans le concert global du cosmos et de la vie.

C'est pourquoi, le Seigneur, nous propose que, par précaution, nous choisissions la dernière place car, si nous ignorons la vraie réalité intime d'autrui, nous n'ignorons pas notre petitesse dans le grand spectacle de l'univers. Conséquemment, nous placer en dernier lieu est le plus prémuni. Ne fût-ce que le Seigneur, qui nous connaît tous à fond, viendrait à nous dire: «‘Cède-lui ta place’, et tu irais, plein de honte, prendre la dernière place» (Lc 14,9).

Dans cette même ligne de pensée, le Maître nous invite à nous mettre humblement au côté de ceux que Dieu préfère: les pauvres, les estropiés, les aveugles, les boiteux, en nous mettant à leur hauteur jusqu'à nous trouver au beau milieu de ceux qui Dieu aime avec une tendresse spéciale, aussi bien qu'à surmonter tout le dégoût et honte de devoir partager notre table et notre amitié avec eux.

Nous avons à vivre avec courage et prendre des risques... / Qu'est-ce que je peux faire pour que ce qui est dit dans la Parole de Dieu se réalise? / (232539)

Bonjour!
Samedi 27 août 2016


Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

(Mt 25,14-30): «C'est comme un homme qui partait en voyage: il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s'occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un creusa la terre et enfouit l'argent de son maître.

»Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança en apportant cinq autres talents et dit: ‘Seigneur, tu m'as confié cinq talents; voilà, j'en ai gagné cinq autres’. ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître’. Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit: ‘Seigneur, tu m'as confié deux talents; voilà, j'en ai gagné deux autres’. ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître’.

»Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit: ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur: tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain. J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t'appartient’. Son maître lui répliqua: ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque; et, à mon retour, je l'aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres; là il y aura des pleurs et des grincements de dents!’».
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Commentaire: Abbé Albert SOLS i Lúcia (Barcelona, Espagne)
«C'est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens»
Aujourd'hui, nous contemplons la parabole des talents. Nous constatons un changement de style dans le message de Jésus: l'annonce du Royaume ne se limite plus à nous signaler son approche mais plutôt à nous raconter ce qu'il contient par des descriptions: c'est l'heure des paraboles!

Un grand homme décide d'entreprendre un long voyage, et confie tout son patrimoine à ses serviteurs. Il aurait pu en effet le répartir en parties égales, mais ne l'a pas fait ainsi. Il donne à chacun selon ses capacités (cinq, deux et un talent). Avec cet argent chaque serviteur peut capitaliser le début d'un commerce. Les deux premiers se lancent dans l'administration de leurs dépôts, mais le troisième, par crainte ou par paresse, préfère le garder en évitant tout investissement: il s'est enfermé dans le confort de sa pauvreté.

Le Seigneur revient et exige qu'on lui rende des comptes (cf. Mt 25,19). Il récompense le courage des deux premiers qui avaient doublé les sommes qu'il leur avait confiées. Sa réaction envers le serviteur “prudent” fut tout autre.

Deux mille ans après, le message de cette parabole est toujours d'actualité. Les démocraties modernes se dirigent vers une séparation progressive entre l'Église et l'État. Cela n'est pas mauvais, au contraire. Néanmoins, cette mentalité globale et progressive cache un effet secondaire, dangereux pour les chrétiens: devenir l'image vivante du troisième serviteur qui se fait réprimander sévèrement par son Maître (figure biblique de Dieu le Père). Sans aucune malice, par confort ou par crainte, nous courons le risque de cacher et réduire notre foi chrétienne aux membres de notre famille et amis intimes. On ne peut pas se contenter d'une simple lecture et d'une contemplation stérile de l'Évangile. Nous devons gérer avec courage, et en prenant des risques, notre vocation chrétienne dans notre milieu social et professionnel, en proclamant le Christ par des paroles et par des témoignages.

Saint Augustin dit: «Nous qui prêchons la parole de Dieu aux peuples nous ne sommes pas si éloignés de la condition humaine et de la réflexion appuyée sur la foi au point de ne plus voir nos dangers. Mais cela nous console de savoir que là où il y a des dangers à cause de notre ministère, là aussi nous avons l'aide de vos prières».

jeudi 25 août 2016

Parabole des dix jeunes filles... La prévoyance récompensée... (232,488)

Bonjour!
Vendredi 26 août 2016
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«S'aimer, c'est une obligation. 
La vraie sainteté en dépend. 
Pour pouvoir aimer l'autre, 
il faut d'abord s'aimer soi-même.»
(Joan Chittister)
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«Le monde appartiendra 
à celui qui lui donnera la plus grande espérance.»
(Teilhard de Chardin)
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«L'avenir est entre les mains de ceux 
qui auront su donner aux générations de demain 
les raisons de vivre et d'espérer.»
(Gaudium et Spes, 32,3)
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«On ne parle pas suffisamment  aujourd'hui de l'espérance, 
on ne la met pas à la place qui lui revient, 
elle qui, bien vécue, constitue indiscutablement 
un véritable moteur de l'existence humaine et chrétienne.»
(Marie-Thérèse Nadeau dans Un besoin fou d'espérance)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Discours sur la venue du Fils de l'homme : 

une parabole sur le Royaume: 

la parabole des dix jeunes filles...

Matthieu 25, 1-13

Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole :
« Le Royaume des cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s’en allèrent à la rencontre de l’époux.
Cinq d’entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes : les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l’huile en réserve. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : ’Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’ Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe.
Les insensées demandèrent aux prévoyantes : ’Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.’
Les prévoyantes leur répondirent : ’Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous ; allez plutôt vous en procurer chez les marchands.’
Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l’on ferma la porte.
Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent : ’Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’
Il leur répondit : ’Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.’
Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

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Pour notre réflexion...

1. Cette parabole s’inscrit dans une série de récits où Jésus parle aux foules du Royaume des Cieux. Jésus nous parle du grand mystère de notre vie : qu’y aura-t-il après la mort ? Jésus parle en parabole, pour nous rendre accessible ce qui est bien au-delà de notre capacité de comprendre. Qui pourrait comprendre ce qu’est la vie avec Dieu ? Nous avons besoin d’images, de métaphores. Jésus nous montre la fin, pour que nous puissions prendre les moyens adaptés, pour que nous puissions vivre selon ce pour quoi nous avons été créés, c’est-à-dire, le ciel, l’amitié avec Dieu.

2. Dans ce passage de l’Évangile, il est important de donner une signification à l’huile pour trouver le sens de toute la parabole. L’huile, c’est ce qui permet à la lampe d’éclairer, c’est la lumière grâce à laquelle nous pouvons marcher dans les ténèbres. L’huile peut donc symboliser la foi et l’espérance qui sont cette lumière, qui nous permet de trouver un sens au milieu des ténèbres du monde et de notre vie, au milieu du mystère du mal et de la souffrance, de la mort, de la contingence humaine qui n’a pas de réponse en elle-même.
Mais l’huile c’est aussi le symbole de ce qui se consume pour les autres, de ce qui donne chaleur pour le cœur des hommes, c’est le symbole de la charité. Foi, espérance et charité : voilà les trois vertus théologales, le noyau de la vie chrétienne , qui nous est résumé en une seule image, l’huile.

3. Le Christ présente donc dix vierges, cinq insensées et cinq prévoyantes. Celles qui n’ont pas emporté d’huile nous avertissent du grand danger de l’homme en pèlerinage sur la terre : ne pas se soucier de sa vie chrétienne, spirituelle, de son amitié avec Dieu. Les vierges insensées pensaient que cette huile était inutile, que leurs propres yeux leur suffisaient pour trouver le chemin. Parfois, au milieu du train-train quotidien, l’amitié avec Dieu peut sembler comme cette huile : au fond, à quoi sert-elle ? Et c’est alors que l’on s’éloigne de l’essentiel, de ce qui donne sens et lumière à notre vie, on pense se combler à force de vacances, de choses matérielles, de relations humaines. Et lorsque vient la nuit, l’homme cherche cette huile. Il rencontre des gens qui en sont comblés, qui rayonnent de bonheur, mais ce bonheur ne lui appartient pas, il ne le connaît pas. Il s’imagine qu’il peut aller l’acheter, comme tout le reste, chez les marchands. Mais les marchands de bonheur n’existent pas. Alors, que faire ? La réponse est divinement simple, il faut humblement retourner aux grandes vérités qui embellissent notre vie : Dieu est présent, la foi ; Dieu m’aide à chaque instant, l’espérance ; Dieu m’aime et désire mon amour, la charité.
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Cette méditation a été écrite par Frère Melchior Poisson, LC


mercredi 24 août 2016

Est-ce que je fais attention à ce que le Seigneur veut de moi au jour le jour?... / (232,449)

Bonjour!
Jeudi 25 août 2016

«En tout homme se trouve une part de solitude 
qu'aucune intimité humaine ne peut remplir. 
C'est là que Dieu nous rencontre.»
(Frère Roger de Taizé)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...


Photo:
Abbaye Saint-Benoît-du-Lac 
(Bernard Desmeules - Merci!)
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Ne pas s’endormir aux commandes

Matthieu 24, 42-51

Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
« Veillez, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra.
Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.
Quel est donc le serviteur fidèle et sensé à qui le maître de maison a confié la charge de son personnel pour lui donner la nourriture en temps voulu ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera à son travail ! Amen, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens.
Mais si ce mauvais serviteur se dit : ’Mon maître s’attarde’, et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, son maître viendra le jour où il ne l’attend pas et à l’heure qu’il n’a pas prévue : il se séparera de lui et le mettra parmi les hypocrites ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents. »

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Pour notre réflexion...

(Évangile au quotidien)
1. Ni le jour ni l’heure. 
Aucun de nous ne sait combien de temps il va vivre et Jésus n’a pas indiqué combien de temps l’histoire humaine continuera, avant qu’il ne revienne pour le jugement final. Ceci devrait nous inciter à nous rendre compte que nous devons être toujours prêts à rencontrer notre Seigneur, en agissant dans le vrai, et en gardant notre conscience toujours pure de tout péché. Nous devons vivre comme si chaque jour était notre dernier, comme si notre bonheur éternel dépendait des choix et des actions de ce jour même. Chaque moment est précieux et important aux yeux de Dieu. Le plus nécessaire est de nous efforcer à demeurer en état de grâce, afin d’atteindre notre salut. C’est ce que nous ferons de plus important dans la vie.

2. La vraie prudence. 
Le serviteur fidèle qui fait ce qu’il est censé faire à chaque moment, est la personne véritablement prudente. Dieu veut que nous soyons fidèles et que nous accomplissions sa volonté chaque jour. C’est le chemin de la sainteté et de l’union avec Dieu. Il n’y a pas d’autre manière d’être près de Dieu que de faire sa volonté, par amour et avec gratitude. Comment mes actions d’aujourd’hui reflètent-elles mon obéissance affectueuse à la volonté de Dieu ? Est-ce que j’ai mis Dieu au centre de ma vie, ou bien l’ai-je relégué, lui et sa volonté, à la périphérie de ma vie, en ne prêtant attention à ce qu’il veut de moi que de temps en temps ?

3. Un long retard. 
Souvent il nous semble que Dieu est loin et pas impliqué dans notre vie. Il peut sembler que son retour n’est pas pour bientôt, et ceci peut nous conduire à nous distraire avec beaucoup d’autres choses. Renouvelons chaque jour notre esprit de foi en Dieu et en sa présence constante, en vivant chaque jour pour lui plaire, peu importe combien cela nous semble long. Vivons en sa présence par la foi en lui et en sa révélation, qui nous guident le long du chemin vers la vie éternelle. Efforçons-nous chaque jour de maintenir une foi animée et effective en Dieu et en sa présence.


Cette méditation a été écrite par Un père légionnaire du Christ

mardi 23 août 2016

Justice et Miséricorde (suite deuxième partie)... / (232,406)

Bonjour!

Voici la deuxième et dernière partie 
du texte du cardinal Walter Kasper intitulé:
«Ce qui est le plus important dans la Loi: 
justice et miséricorde»

Ainsi, la miséricorde de Dieu révélé de manière définitive à la croix nous laisse vivre et renaître à la vie, alors que nous avions mérité le jugement et la mort; elle nous redonne l'espérance contre toute espérance (cf. Rm 4, 18). Elle accorde la vie et la liberté à l'homme. Elle n'opprime ni ne supprime la liberté humaine. Au contraire, la nouvelle justice restaure notre liberté pour qu'elle porte des fruits de miséricorde. N'ayez pas peur! la justice de Dieu est sa miséricorde et sa miséricorde est sa justice. Elle vous libère de toute désespérance et vous ouvre à une vie nouvelle. à une nouvelle espérance, à une vie faite d'amour et pour l'amour. 

Le cardinal allemand Walter Kasper est président émérite du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens. - Ce texte a été tiré de la revue Magnificat du mois d'août 2016.
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Justice et Miséricorde... (première partie...) / (232,335)

Bonjour!
Mardi 23 août 2016

Voici une méditation pour ce jour...

Le texte est du cardinal Walter Kasper...

Ce qui est le plus important dans la Loi:
justice et miséricorde
(Texte pris à partir du livret Magnificat)

Selon la logique humaine, la justice aurait exigé la condamnation à mort pour nous pécheurs. Mais maintenant [après la mort et la résurrection de Jésus] il en va tout autrement, la justice nous acquitte et nous permet de vivre. L'exigence de la Loi n'est pour autant pas abrogée, mais c'est Jésus Christ qui s'en est acquitté pour nous et à notre place. Il nous a libérés de l'obligation  de nous justifier par nous-mêmes, car lui-même et notre justification (cf. 1 Co 1,30).  Ainsi donc, la justice de Dieu révélée en Jésus n'est pas une justice qui punit et condamne, mais qui rend juste; elle nous justifie devant Dieu, par pure grâce, sans aucun mérite de notre part et malgré nos péchés. Elle nous est accordée non en vertu de nos bonnes oeuvres, mais à cause de notre foi. 

(À suivre demain...) 


lundi 22 août 2016

Jésus ouvre le Royaume des cieux... / (232,335)

Bonjour!
Lundi 22 août 2016



Photo:
C'était en Bretagne en 2011.
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Mt 23,13-22): «Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le Royaume des cieux devant les hommes; vous-mêmes n'y entrez pas, et ceux qui essayent d'y entrer, vous ne leur permettez pas d'entrer! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand vous y avez réussi, vous en faites un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous! Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites: ‘Si l'on fait un serment par le Temple, il est nul; mais si l'on fait un serment par l'or du Temple, on doit s'en acquitter’. Insensés et aveugles! Qu'est-ce qui est le plus important: l'or? ou bien le Temple par lequel cet or devient sacré? Vous dites encore: ‘Si l'on fait un serment par l'autel, il est nul; mais si l'on fait un serment par l'offrande posée sur l'autel, on doit s'en acquitter’. Aveugles! Qu'est-ce qui est le plus important: l'offrande? ou bien l'autel par lequel cette offrande devient sacrée? Celui qui fait un serment par l'autel fait donc un serment par l'autel et par tout ce qui est posé dessus; et celui qui fait un serment par le Temple fait un serment par le Temple et par Celui qui l'habite; et celui qui fait un serment par le ciel fait un serment par le trône divin et par Celui qui siège sur ce trône».
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Commentaire: Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP (San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)
«Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le Royaume des cieux devant les hommes»
Aujourd'hui, le Seigneur veut nous éclairer sur un concept élémentaire de soi-même, mais sur lequel seulement quelques uns arrivent à approfondir: mener vers un malheur ce n'est pas mener à la vie, mais à la mort. Celui qui enseigne quelqu'un à mourir ou à tuer les autres n'est pas un enseignant de vie, mais plutôt un “assassin”.

Aujourd'hui le Seigneur se trouve —dirait-on— de très mauvaise humeur; Il est justement en colère avec les guides qui égarent autrui et leur enlèvent le goût de vivre et, finalement, même la vie: «Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand vous y avez réussi, vous en faites un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous!» (Mt 23,15).

Il y a ceux qui vraiment essayent d'entrer dans les Royaume des Cieux, et leur enlever cette illusion est certainement grave. Ils ont pris les clés d'accès, mais pour eux elles ne représentent qu'une “babiole”, quelque chose de tapageur pour pendre de leur ceinture et puis rien!

Les pharisiens poursuivent les individus, en les “traquant” pour les conduire à leur propre conviction religieuse; pas celle de Dieu, mais la leur; avec l'intention de les transformer non pas en fils de Dieu, mais de l'enfer. Leur orgueil ne porte pas au ciel, ne conduit pas à la vie, mais à un destin funeste, à la perte. Quelle erreur, mais quelle erreur!

«Guides —leur dit Jésus— aveugles! Vous enlevez le moucheron avec un filtre, et vous avalez le chameau!» (Mt 23,24). Tout est renversé, brouillé; le Seigneur a essayé à plusieurs reprises de dégager les oreilles et dévoiler les yeux aux pharisiens, mais le prophète Zacharie nous dit déjà: «Mais ils refusèrent d'être attentifs, ils eurent l'épaule rebelle, et ils endurcirent leurs oreilles pour ne pas entendre» (Za 7,11). Et puis, lors du jugement, le juge émettra une sentence sévère: «Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal!» (Mt 7,23). Il n'en suffit pas plus: il ne faut que connaître la vérité et l'enseigner avec une humble fidélité. Rappelons-nous de l'adage d'un authentique maître de sagesse, saint Thomas d'Aquin: «Lorsqu'ils exaltent leur propre bravoure, les superbes avilissent l'excellence de la vérité!».

vendredi 19 août 2016

«Tu aimeras ton Dieu... Tu aimeras ton prochain... » / (232,193)

Bonjour!
Vendredi 19 août 2016

Photo:
Église de Saint-Jean-Port-Joli 
(Jean-Yves) 
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 (Mt 22,34-40): Les pharisiens, apprenant qu'il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve: «Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement?». Jésus lui répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu'il y a dans l'Écriture -dans la Loi et les Prophètes- dépend de ces deux commandements».
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Commentaire: 
Abbé Pere CALMELL i Turet (Barcelona, Espagne)
«Tu aimeras le Seigneur ton Dieu… Tu aimeras ton prochain»
Aujourd'hui, le maître de la Loi demande à Jésus: «Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement?» (Mt 22,36), le plus important, le premier. La réponse, par contre, parle d'un premier commandement et d'un second, qui lui «est semblable» (Mt 22,39). Deux anneaux inséparables qui ne font qu'un seul. Inséparables, mais un premier anneau et un second, un en or et l'autre en argent. Le Seigneur nous amène jusqu’à la profondeur du catéchisme chrétien, car «Tout ce qu'il y a dans l'Écriture —dans la Loi et les Prophètes— dépend de ces deux commandements» (Mt 22,40).

Et voici la raison d'être du commentaire classique sur les deux morceaux de bois de la Croix du Seigneur: celui qui est planté dans la terre est la verticalité, qui regarde Dieu vers le ciel. Le traversier représente l'horizontalité, les relations avec nos semblables. De même, dans cette image il y a un premier et un second. L'horizontalité serait au niveau de la terre si avant nous ne possédions pas un bâton droit, et plus nous voudrons élever le niveau de nos services aux autres —l'horizontalité— plus notre amour de Dieu sera élevé. Sinon, viennent facilement le découragement, l'inconstance, l'exigence de compensations de quelque nature qu'elles soient. Saint Jean de la Croix nous dit: «Plus une âme aime, plus elle est parfaite en ce qu'elle aime; à partir de là, cette âme, qui est déjà parfaite, est tout amour et toutes ses actions sont amour».
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Effectivement, parmi les saints que nous connaissons nous voyons comment l'amour de Dieu, qu'ils savent manifester de nombreuses manières, leur donne une grande initiative au moment d'aider leur prochain. Demandons aujourd'hui à la Sainte Vierge qu'elle nous remplisse du désir de surprendre Notre Seigneur avec des actes et des paroles attentionnées. Ainsi, notre cœur sera capable de découvrir comment surprendre par un détail sympathique ceux qui vivent et travaillent à nos côtés, et pas seulement les jours importants, car n'importe qui peut faire cela. Surprendre!: c'est une forme pratique de moins penser à nous-mêmes.

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«Il faut planter des arbres pour les générations futures.»
(Cicéron)
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Prions...

Pour une personne atteinte d'un cancer...
Pour une personne en recherche d'emploi...
Notre Père...
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Bonne journée!
Jean-Yves



dimanche 14 août 2016

Des "évangiles" et un "Jésus" à la carte?... / Notre vie chrétienne, une question de routine?.../ (231,920)

Bonjour!
Dimanche 14 août 2016



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Lc 12,49-53): «Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé! Je dois recevoir un baptême, et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli! Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées: trois contre deux et deux contre trois; ils se diviseront: le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère».
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Commentaire: Abbé Isidre SALUDES i Rebull (Alforja, Tarragona, Espagne)
«Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde?»
Aujourd'hui —des lèvres de Jésus, lui-même— nous entendons des affirmations effroyables: «Je suis venu apporter un feu sur la terre» (Lc 12,49); «Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde? Non, je vous le dis» (Lc 12,51). Car la vérité amène la division en face du mensonge; ainsi que la charité en face à l'égoïsme; et la justice en face de l'injustice...

Nous sommes souvent tentés de nous faire des “évangiles” et un “Jésus” à la carte, d'après nos goûts et passions. Mais il faut que nous soyons convaincus que notre vie chrétienne ne peut pas être une question de routine, notre “petit train-train quotidien”, sans un désir constant d'amélioration et perfection. Benoît XVI nous assure que «Jésus Christ n'est pas une simple conviction privée ou une doctrine abstraite, mais une personne réelle, dont l'insertion dans l'histoire est capable de renouveler la vie de tous».

Le modèle suprême est Jésus (nous devons “avoir le regard constamment fixé sur Lui”, spécialement dans les difficultés et les persécutions). Il a volontairement accepté le supplice de la Croix afin de nous faire retrouver notre liberté et récupérer notre félicité: «La liberté de Dieu et la liberté de l'homme se sont définitivement rencontrées dans sa chair crucifiée en un pacte indissoluble, valable pour toujours» (Benoît XVI). Si nous avons Jésus toujours présent, nous ne nous laisserons jamais abattre. Son sacrifice représente tout le contraire de la tiédeur spirituelle où, souvent, nous demeurons.

La fidélité nous demande du courage et de la lutte ascétique. Le péché et le mal nous tentent constamment; c'est pourquoi, le combat, l'effort courageux, la participation dans la Passion du Christ, s'imposent. La haine du péché n'est pas une affaire simple et paisible. «Le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s'en emparent» (Mt 11,12).

samedi 13 août 2016

Jésus s'occupe des enfants... / (231,811)

Bonjour!
Samedi 13 août 2016
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Mt 19,13-15): Alors, on présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement. Jésus leur dit: «Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent». Il leur imposa les mains, puis il partit de là.
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Commentaire: Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)
«On présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant»
Aujourd'hui, nous contemplons une scène qui est, malheureusement, toujours d'actualité «Alors, on présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement» (Mt 19,13). Jésus aime tout spécialement les enfants, et nous avec un raisonnement soi-disant “adulte” nous les empêchons de s'approcher de Jésus et du Père: —Quand ils seront grands, s'ils le veulent, ils choisiront…! C'est une grave erreur.

Les pauvres, c'est-à-dire, ceux qui n'ont rien, les plus nécessiteux, sont l'objet de prédilection du Seigneur. Et les enfants sont aussi des “nécessiteux”. Ils sont pauvres en âge, en formation… c'est-à-dire, ils sont entièrement sans défense. C'est pour cela que l'Église —notre Mère— stipule que les parents baptisent leurs enfants très tôt, afin que l'Esprit Saint vienne habiter dans leurs âmes et qu'ainsi ils puissent rentrer dans la chaleur de la communauté chrétienne. Ainsi l'expliquent tant le Catéchisme de l'Église que le Code du droit canonique, deux ordonnances du plus haut rang dans l'Église, qui, comme toute communauté, doit avoir des ordonnances.

Mais non, les gens disent “quand ils seront grands!”. Cette manière de penser est absurde. Sinon posons-nous les questions suivantes: Que mangera cet enfant? Et bien, il mangera ce que sa mère lui donnera, et elle ne va pas attendre que l'enfant lui dise ce qu'il préfère. Quelle langue parlera cet enfant? Celle de ses parents, sinon l'enfant ne pourra jamais choisir une langue quelconque. Dans quelle école ira-t-il? Il ira là où ses parents vont l'inscrire, et ils ne vont pas attendre que l'enfant ait une idée bien arrêtée de ce qu'il veut faire comme études pour l'inscrire.

Qu'est-ce que Jésus mangeait? Ce que sa mère lui préparait. Quelle langue a-t-Il parlé? Celle de ses parents. Quelle religion a-t-il apprise et pratiquée? Celle de ses parents, la religion juive. Bien après, devenu adulte, et grâce à l'instruction religieuse reçue de ses parents, Il a fondé une autre religion... mais d'abord Il a pratiqué celle de ses parents, tout naturellement