mardi 23 octobre 2018

Centraide... /Dieu nous a faits, et nous sommes à lui. / Nous sommes le trésor qu’il désire et qu’il recherche. / Fête de saint Jean-Paul II... / (277,917)

     Bonjour!     
Mardi 23 octobre 2018

 
Photo:
Prise à La Pointe de Rivière-du-Loup...
(Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Dieu nous a faits, et nous sommes à lui.
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
    du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus :
« Maître, dis à mon frère
de partager avec moi notre héritage. »
    Jésus lui répondit :
« Homme, qui donc m’a établi
pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? »
    Puis, s’adressant à tous :
« Gardez-vous bien de toute avidité,
car la vie de quelqu’un,
même dans l’abondance,
ne dépend pas de ce qu’il possède. »
    Et il leur dit cette parabole :
« Il y avait un homme riche,
dont le domaine avait bien rapporté.
    Il se demandait :
“Que vais-je faire ?
Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.”
    Puis il se dit :
“Voici ce que je vais faire :
je vais démolir mes greniers,
j’en construirai de plus grands
et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens.
    Alors je me dirai à moi-même :
Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition,
pour de nombreuses années.
Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.”
    Mais Dieu lui dit :
“Tu es fou :
cette nuit même, on va te redemander ta vie.
Et ce que tu auras accumulé,
qui l’aura ?”
    Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même,
au lieu d’être riche en vue de Dieu. »
 (Lc 12, 13-21)
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 Photo prise à Cap-de-La Madeleine.
(Une pièce tissée...)
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Psaume 99

Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse,
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce,
dans sa demeure chanter ses louanges ;
rendez-lui grâce et bénissez son nom !

Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d’âge en âge.
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Saint du Jour


 

Saint Jean-Paul II

Pape (264 ème) de 1978 à 2005 (✝ 2005)
Canonisé le 27 avril 2014 en même temps que Jean XXIII.
statue de Jean-Paul II à Guadalajara, Mexique- 'Jean Paul II a été le Pape de la famille' (le pape François) - texte complet de l'homélie.
- béatification de Jean-Paul II, le 1er mai 2011, dimanche de la Miséricorde, à Rome.
- dossier de la béatification de Jean-Paul II (Église catholique en France)
Le 15 mars 2011, la Salle-de-Presse du Saint-Siège a annoncé:
- Une nouvelle page consacrée à Jean-Paul II est activée sur Youtube sur laquelle seront insérés au fur et à mesure des vidéos... La page Youtube et le canal déjà existant seront enrichis par les vidéos d'actualité et d'information sur les journées de la béatification.
- Une page consacrée à Jean-Paul II est activée sur Facebook. Toutes les vidéos insérées sur Youtube seront également insérées sur cette page... Cette page porte la signature conjointe de Radio Vatican et du CTV et a été mise en place en collaboration avec le Conseil pontifical pour les communications sociales. (source: VIS 20110315 - 310)
Le 12 avril 2011, La Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements a émané le décret fixant au 22 octobre(*) la mémoire liturgique du bienheureux Jean-Paul II, inscrite au calendrier diocésain de Rome et de la Pologne. (source: VIS 20110412 210)
(*)jour anniversaire de l'inauguration de son pontificat - homélie 'N'ayez pas peur'

- Ioannes Paulus PP. II - Karol Wojtyla - 16.X.1978 - 2.IV.2005 sur le site du Vatican.
- Pontificat de Jean-Paul II sur le site du Vatican.
- Biographie de Karol Wojtyla, pape Jean-Paul II sur le site de l'Église catholique en France.
- Fondation Jean-Paul II en France dont l'objectif est de développer des initiatives à caractère scientifique, culturel, religieux et caritatif liées au pontificat du Pape Jean-Paul II et à la personne de Karol Wojtyla.

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Homélie... 
 
« Vous aussi, tenez-vous prêts ». L’avertissement que nous adresse le Seigneur Jésus est très clair.  Il s’agit d’un rendez-vous important. « Si le maître de maison connaissait l’heure », « il ne laisserait pas percer le mur ». Cette évidence que Jésus énonce montre l’aspect inéluctable de la visite du voleur. Quand il  vient, il est impossible de lui résister, parce que la surprise joue toujours en sa faveur. Ainsi, quand le Seigneur viendra, il n’y aura rien à faire contre lui, il est réellement irrésistible. Il faut donc préparer sa venue avant qu’elle n’advienne.

La différence majeure vient cependant de l’objet et de la nature de la visite. Le voleur perce en effet le mur de la maison, au milieu de la nuit, pour prendre un bien précieux qu’il convoite mais qui ne lui appartient pas. Le Seigneur Jésus, lui, vient également au milieu de la nuit, mais il prend un bien qui lui appartient. Là est notre espérance et notre joie. L’homme en effet a fait un choix : il a choisi de s’éloigner de Dieu, il a choisi de vivre sans lui et de s’enfoncer dans les ténèbres. Le voici à présent prisonnier d’une nuit qui semble sans fin. Lui qui a été créé libre, pour aimer, est à présent esclave de la mort. Mais le Seigneur ne peut pas supporter de voir l’homme ainsi prisonnier, il a donc choisi de venir percer le mur de sa prison et de le soustraire à l’esclavage de la mort.

Cet évangile est donc un appel à nourrir notre espérance ; même si notre nuit semble ne jamais devoir finir, nous savons désormais que le salut est proche, il adviendra au cœur de la nuit. Nous avons tellement de prix aux yeux du Seigneur, qu’il est prêt à percer les murs pour nous rejoindre. Nous sommes le trésor qu’il désire et qu’il recherche.

Seigneur Jésus, tu es le voleur que nous attendons de tout cœur ; viens nous arracher au pouvoir de la nuit que nous avons choisie. Renouvelle-nous dans les dons de ton Esprit, que nous sachions rester au travail de sanctification de notre âme le jour et la nuit, que nous sachions vivre de ton évangile à temps et à contretemps, pour te donner la joie de trouver radieux le trésor de notre âme que tu désire tant.

Abbé Philippe LINk

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«En somme, pour toi qui cherches à vivre
dans l'esprit neuf et lumineux du débutant ,
que "maintenant" soit ton lieu de résidence.
Que l'étonnement devant ce qui est, ici et maintenant,
soit pour toi comme un chemin de vie!
Et que tous ces instants où tu souffres
se transforment en prières, en quête de lumière!
(Jean  Proulx)
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Photo prise à Sainte-Luce-sur-Mer.
(Jean-Yves)
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Campagne Centraide 2018

L'argent recueilli demeure pour les groupes sociaux de la région
 qui en ont besoin pour survivre
et aller de l'avant auprès des démunis.

Donnons généreusement!
On en reparle...
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Jean-Yves
Bonne journée!
Paix à toi!
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dimanche 21 octobre 2018

« Ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? » / C’est par la gratuité que la solidarité s’élève au niveau de la charité.(277,777)

Bonjour!
Lundi 22 octobre 2018



Psaume du jour...
(Ps 99 (100), 1-2, 3, 4, 5)
R/ Dieu nous a faits, et nous sommes à lui. (cf. Ps 99, 3b)

Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse,
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce,
dans sa demeure chanter ses louanges ;
rendez-lui grâce et bénissez son nom !

Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d’âge en âge.

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
« Ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? » (Lc 12, 13-21)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
    du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus :
« Maître, dis à mon frère
de partager avec moi notre héritage. »
    Jésus lui répondit :
« Homme, qui donc m’a établi
pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? »
    Puis, s’adressant à tous :
« Gardez-vous bien de toute avidité,
car la vie de quelqu’un,
même dans l’abondance,
ne dépend pas de ce qu’il possède. »
    Et il leur dit cette parabole :
« Il y avait un homme riche,
dont le domaine avait bien rapporté.
    Il se demandait :
“Que vais-je faire ?
Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.”
    Puis il se dit :
“Voici ce que je vais faire :
je vais démolir mes greniers,
j’en construirai de plus grands
et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens.
    Alors je me dirai à moi-même :
Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition,
pour de nombreuses années.
Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.”
    Mais Dieu lui dit :
“Tu es fou :
cette nuit même, on va te redemander ta vie.
Et ce que tu auras accumulé,
qui l’aura ?”
    Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même,
au lieu d’être riche en vue de Dieu. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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Homélie...
 
Qu’aurions-nous fait à la place de cet agriculteur « dont les terres avaient beaucoup rapporté » ? Probablement la même chose : n’est-ce pas agir de manière responsable que de créer un plan d’épargne pour mettre à l’abri les bénéfices d’une année féconde ? Bien sûr ses projets sont assez limités : se reposer, manger, boire, jouir de la vie ; mais – à condition de ne pas tomber dans cet hédonisme primaire – qu’y a-t-il de répréhensible à profiter de ses rentes ?
 
Pourtant le Seigneur ne mâche pas ses mots : « Tu es fou » ; entendons : « insensé ». Comme l’étymologie de ce terme l’indique, il désigne celui qui a perdu le sens de sa vie, qui a oublié sa finalité véritable ; celui qui, aveuglé par l’appât d’une vie facile, s’installe ici-bas dans l’indifférence aux autres, et comme s’il devait y passer l’éternité. N’ayant de souci que pour sa sécurité et son confort, « n’amassant que pour lui-même », il souffre d’une double amnésie : il oublie de rendre grâce à Dieu, source de tout ce qu’il possède ; et il oublie de faire la part du pauvre. Certes il est légitime de profiter du fruit de notre travail, mais en nous souvenant que nous ne sommes que les gestionnaires des biens que le Seigneur nous confie pour subvenir à nos propres besoins, et partager avec nos frères en humanité moins favorisés. C’est précisément en partageant que nous constituons « un trésor inépuisable dans les cieux, là où le voleur n’approche pas, où la mite ne ronge pas » (Lc 12, 33).
 
Si hier on pouvait penser qu’il fallait d’abord rechercher la justice et que la gratuité devait intervenir ensuite comme un complément, aujourd’hui, il faut dire que sans la gratuité on ne parvient même pas à réaliser la justice » (Ibid., 38).
 
 
Il ne s’agit pas que d’une pieuse méditation sur le détachement des biens de ce monde : Benoît XVI discerne dans le principe de la gratuité, la dimension spécifiquement humaine de nos comportements, qu’il faut nécessairement honorer, si nous voulons parvenir à humaniser le développement économique, social et politique (Lettre encyclique Caritas in veritate, 34). Le Pape émérite ajoute : « Le principe de gratuité et la logique du don, comme expression de la fraternité, peuvent et doivent trouver leur place à l’intérieur de l’activité économique normale. C’est une exigence conjointe de la charité et de la vérité. (Ibid., 36). Si hier on pouvait penser qu’il fallait d’abord rechercher la justice et que la gratuité devait intervenir ensuite comme un complément, aujourd’hui, il faut dire que sans la gratuité on ne parvient même pas à réaliser la justice » (Ibid., 38).
 
Puissions-nous entendre ce message, et le mettre en pratique à notre échelle. La logique de la gratuité et du don procède de la conscience que l’autre ne peut me laisser indifférent, mais qu’il « m’oblige » au nom de notre commune humanité et de notre commune appartenance à la « famille de Dieu » (Ep 2, 19). Somme toute, c’est par la gratuité que la solidarité s’élève au niveau de la charité.


Abbé Philippe LINK
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

samedi 20 octobre 2018

«Le fruit de la foi est l'amour, le fruit de l'amour est le service et le fruit du service est la paix».(277,749)

Bonjour!
Dimanche 21 octobre 2018

Aujourd'hui c'est le Dimanche missionnaire monial.

 
 
Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...
 
       (Mc 10,35-45): Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s'approchent de Jésus et lui disent: «Maître, nous voudrions que tu exauces notre demande». Il leur dit: «Que voudriez-vous que je fasse pour vous?». Ils lui répondirent: «Accorde-nous de siéger, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ta gloire». Jésus leur dit: «Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire, recevoir le baptême dans lequel je vais être plongé?». Ils lui disaient: «Nous le pouvons». Il répond: «La coupe que je vais boire, vous y boirez; et le baptême dans lequel je vais être plongé, vous le recevrez. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder, il y a ceux pour qui ces places sont préparées».

Les dix autres avaient entendu, et ils s'indignaient contre Jacques et Jean. Jésus les appelle et leur dit: «Vous le savez: ceux que l'on regarde comme chefs des nations païennes commandent en maîtres; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. Celui qui veut être le premier sera l'esclave de tous: car le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude».
Commentaire:
Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)
«Celui qui veut devenir grand
sera votre serviteur»
Aujourd'hui, à nouveau Jésus dérange nos schémas humains. Sous la provocation de Jacques et Jean nous arrivent à travers le temps ces paroles qui sont toujours d'actualité: «Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie» (Mc 10,45).

Nous aimons être bien servis! Pensons, par exemple, comme c'est agréable de constater l'efficacité, la ponctualité et la propreté des services publics, ou bien comment nous sommes mécontents quand après avoir payé pour un service, nous ne recevons pas le service que nous attendions. Jésus nous enseigne par son exemple. Il est non seulement le Serviteur de la volonté du Père, ce qui inclut notre rédemption, mais en plus c'est lui qui “paye” la note! Et le prix de notre rédemption est son Sang, par laquelle nous recevons la rémission de nos péchés. C'est un grand paradoxe que nous n'arriverons jamais à comprendre! Lui, le grand Roi, le fils de David, Lui qui est venu au nom du Seigneur: «Mais il s'est anéanti lui-même, en prenant la condition d'esclave, en se rendant semblable aux hommes (…) il s'est abaissé lui-même, se faisant obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la croix» (Ph 2,7-8). Les images du Christ comme un Roi cloué sur la Croix sont très éloquentes! En Catalogne nous rencontrons souvent ces images et on les appelle “Sainte Majesté”. Comme une leçon de catéchisme nous contemplons comment servir veut dire régner, et comment l'exercice d'une quelconque fonction d'autorité doit être toujours un service.

Jésus dérange de telle manière les statuts du monde actuel qu'Il remet en question le sens même de l'activité humaine. Ce n'est pas le travail qui brille le plus qui est le meilleur, mais celui que nous accomplissons en nous identifiant à Jésus serviteur, avec plus d'amour envers Dieu et nos frères. Si en vérité nous croyons qu'«Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis» (Jn 15,13), alors nous nos efforcerons d'offrir un service de qualité humaine et compétence professionnelle dans notre travail, remplis d'un profond sentiment de service chrétien. Comme le disait Mère Thérèse de Calcutta: «Le fruit de la foi est l'amour, le fruit de l'amour est le service et le fruit du service est la paix».

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Est-ce bon d'avoir de l'ambition?
Oui...
Mais pour quoi?
Pour qui?
Pour servir?
Pour servir qui? Avec qui?
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«Nous valons ce que valent nos joies!»
(Saint Thomas d'Aquin)
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«L'inspiration de l'Esprit ne se découvre
 que dans ma propre réponse,
c'est-à-dire dans tous les actes que je pose.»
(Jean Corbineau)
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Bon dimanche!
Jean-Yves
 

vendredi 19 octobre 2018

l'Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu'il faudra dire... / (277,733)

Bonjour!
Samedi 20 octobre 2018

 
«Le bonheur est comme le soleil,
il arrive parfois derrière les nuages.
Mais n'empêche qu'il et toujours présent quand même.»
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
  (Lc 12,8-12): «Je vous le déclare: Celui qui se sera prononcé pour moi devant les hommes, le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m'aura renié en face des hommes sera renié en face des anges de Dieu. Et celui qui dira une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera pardonné; mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné.

»Quand on vous traduira devant les synagogues, les puissances et les autorités, ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l'Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu'il faudra dire».
   
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Commentaire...
 
Jésus s’adresse à ceux qu’il vient d’appeler « ses amis » et dont « les cheveux sont tous comptés ». C’est dans cet amour de prédilection qu’ils devront puiser la force de soutenir les assauts de leurs détracteurs, car le disciple n’est pas au-dessus de son maître, et doit se préparer à subir comme lui la persécution (cf. Jn 15, 20).
 
« Celui qui se sera prononcé pour moi – c’est-à-dire pour Jésus, le Verbe fait chair – le Fils de l’homme – c’est-à-dire le Christ exalté à la droite du Père – se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu – qui représentent le tribunal divin ». Le témoignage que le disciple doit rendre devant les hommes concerne donc la divinité de son maître, en qui s’accomplit la prophétie de Daniel : « Je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et toutes les langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite » (Dn 7, 13-14).
 
Seul l’Esprit Saint peut attester que « Jésus-Christ est le Seigneur pour la gloire de Dieu le Père » (Ph 2, 11) ; et c’est précisément parce que le Christ glorifié va envoyer d’auprès du Père (Jn 15, 26) l’Esprit de vérité (Jn 14, 17) que ses disciples pourront témoigner de lui devant les hommes (Ac 1, 8), comme lui-même, Jésus, a témoigné en faveur du Père (Jn 17, 4). Le disciple qui « se prononce pour son maître devant les hommes », manifeste donc qu’il a accueilli l’Esprit, en qui il n’est plus qu’un avec Jésus, comme celui-ci ne fait qu’un avec son Père (Jn 17, 21). C’est pourquoi « le Fils de l’homme se prononcera pour lui devant les anges de Dieu ».
 
Mais malheureux celui qui ayant reçu le témoignage de l’Esprit attestant la seigneurie de Jésus, vient à le renier devant les hommes.

 Certes tous n’ont pas reçu l’Esprit Saint ; tous ne sont pas introduits « dans la vérité tout entière » (cf. Jn 16, 13) concernant le Fils de l’homme. Aussi n’est-il pas étonnant que ceux qui n’ont pas (encore) accueilli « l’Esprit de vérité » qui procède du Père et qui rend témoignage en faveur de Jésus (Jn 15, 26), disent « une parole contre le Fils de l’homme ». Cela leur sera pardonné en raison de leur ignorance – comme Saul obtiendra le pardon pour sa participation au meurtre d’Etienne (Ac 7, 58). Bien plus : c’est Jésus lui-même qui intercède pour eux auprès de son Père : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 34). Mais malheureux celui qui ayant reçu le témoignage de l’Esprit attestant la seigneurie de Jésus, vient à le renier devant les hommes. S’étant coupé délibérément de son Sauveur, il se retrouve seul, sans personne pour « se prononcer pour lui devant les anges de Dieu », personne pour lui pardonner ses péchés.
 
En entendant ces paroles de Notre-Seigneur, on comprend que les premières générations chrétiennes redoutaient avant tout le péché d’apostasie, qui rompt la communion au Christ et coupe de la communauté du salut.
 
Par contre, comment ne pas être interloqué par la légèreté avec laquelle nos contemporains traitent leur baptême, ne considérant le don gratuit de la filiation divine dans l’Esprit ni comme un privilège, ni comme une responsabilité. Renier devant les hommes la foi au Christ Jésus, Seigneur et Sauveur, telle qu’ils l’ont reçue de l’Église ne leur pose aucun problème : chacun n’est-il pas libre de se construire son propre corps de croyance en fonction de ses attraits ou de ses besoins du moment, et en s’inspirant des autres traditions religieuses ? Le subjectivisme et le relativisme ont hélas étouffé la flamme de l’Esprit dans le cœur de bien des baptisés, au point que certains d’entre eux ont honte du si beau nom de « chrétien ».
 
Dans le contexte culturel particulièrement difficile que nous traversons en ce début de millénaire, redisons avec ferveur la prière que Jésus a enseignée à ses disciples. L’invocation finale : « Ne nous laisse pas succomber à la tentation, mais délivre-nous du mal » doit être entendue sur l’horizon de ce qui est évoqué dans l’évangile de ce jour : « Ne nous laisse pas succomber à la tentation de l’apostasie, mais délivre-nous du Malin » qui cherche à nous faire blasphémer contre l’Esprit en reniant le Christ en face des hommes.
 
Et si nous avons peur de manquer de courage pour témoigner face au mépris, à l’ironie, au sarcasme, voire aux persécutions que notre monde réserve à ceux qui osent annoncer ouvertement leur appartenance au Christ, souvenons-nous de cette parole de consolation et de réconfort de Notre-Seigneur : « Ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu’il faudra dire ».
 
Abbé Philippe LINK
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«Bâtir la cité de la terre,
c'est bâtir aussi la cité des cieux.»
(Michel Wackenheim)
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«La louange me libère de l'angoisse
et de la peur.»
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«Il n'y a pas de chemin qui mène au bonheur.
 Le bonheur est sur le chemin.»
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«L'autre a un visage.
L'autre est toujours une présence, une personne
 dont il faut prendre soin.»
(François, pape)
 
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L'automne...
Photo de Bernard Lecomte - France. Merci!
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Bonne journée!


Jean-Yves 
 

Même nos cheveux sont tous comptés. / .Vous valez plus que tous les moineaux du monde... / (277,691)

Bonjour!
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
     (Lc 12,1-7): Comme la foule s'était rassemblée par dizaines de milliers, au point qu'on s'écrasait, Jésus se mit à dire, en s'adressant d'abord à ses disciples: «Méfiez-vous bien à cause du levain des pharisiens, c'est-à-dire de leur hypocrisie. Tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Aussi tout ce que vous aurez dit dans l'ombre sera entendu au grand jour, ce que vous aurez dit à l'oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits. Je vous le dis, à vous mes amis: ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre: craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis: c'est celui-là que vous devez craindre. Est-ce qu'on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous? et pas un seul n'est indifférent aux yeux de Dieu. Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés. Soyez sans crainte: vous valez plus que tous les moineaux du monde».
Commentaire:
Abbé Salomon BADATANA (Wau, Soudan du Sud)
«Soyez sans crainte: vous valez plus que tous les moineaux du monde»

Aujourd'hui, nous contemplons dans l’Evangile notre Seigneur Jésus Christ qui se tourne vers la foule après avoir confronté les autorités religieuses juives que sont les pharisiens et les scribes. L’Evangile nous dit que la foule était si grande qu’on s’écrasait. Il est clair ici qu’ils étaient affamés d’écouter les paroles de Jésus qui a parlé avec une autorité extraordinaire à leurs chefs religieux.

Mais avant tout, St. Luc nous informe que Jésus a commencé par parler à ses disciples en leur disant : « Méfiez-vous bien à cause du levain des pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie » (Lc 12,1) Ici, notre Seigneur Jésus Christ veut nous amener à pratiquer la sincérité et la transparence au lieu de l’hypocrisie comme le font les pharisiens et les scribes. Car ils montrent une attitude extérieure qui n’est pas conforme à leur vie intérieure : ils prétendent être ce qu’ils ne sont pas intérieurement.

C’est contre ceci que notre Seigneur nous avertit dans l’Evangile de ce jour quand il dit: « Tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu » (Lc 12,2) Oui tout se dévoilera. C’est pourquoi nous devons essayer d’accorder notre vie à ce que nous professons et proclamons. Ceci n’est évidemment pas facile. Mais nous ne devons pas avoir peur car notre Dieu est au contrôle. Comme le dit St. Jean Paul II, « l’amour de Dieu ne nous impose pas des fardeaux que nous ne pouvons pas porter… Pour tout ce qu’il nous demande, il nous accorde l’aide dont nous avons besoin. » Rien ne passe sans qu’Il ne soit au courant. Même nos cheveux sont tous comptés. Oui nous avons du prix aux yeux de Dieu. Soyons sans crainte car son amour envers nous est infini.

Seigneur, accorde nous la sagesse de bien accorder notre vie aux exigences de la foi, même au milieu des vicissitudes de ce monde. Amen.
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«Envisager la perspective de la mort
peut vraiment éclairer le sens que tu donnes à ta vie.»
(Jean Proulx)
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«L'amour de Dieu est patient,
sans condition, et dépasse notre entendement.»
(Michel Fontaine)
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Accompagnons de nos prières notre évêque
qui est présentement en pèlerinage avec un groupe
en Terre sainte.
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Bonne journée!
Jean-Yves
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jeudi 18 octobre 2018

« N’emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route ».(277,664)

Bonjour!
Jeudi 18 octobre 2018

 
Aujourd'hui c'est la fête de saint Luc,
évangéliste.
 
Originaire de Syrie, Luc était médecin et homme de lettres.
 Converti au Christ, il devint le compagnon de Paul
dans se tournées missionnaires.
À Jérusalem, il connut les Apôtres et la Vierge Marie,
qui inspirèrent son texte du troisième évangile.
 Il est aussi l'auteur des Actes des Apôtres,
qui racontent les débuts de l'Église.
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
   
En ce temps-là,
parmi les disciples,
    le Seigneur en désigna encore 72,
et il les envoya deux par deux, en avant de lui,
en toute ville et localité
où lui-même allait se rendre.
    Il leur dit :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
    Allez ! Voici que je vous envoie
comme des agneaux au milieu des loups.
    Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,
et ne saluez personne en chemin.
    Mais dans toute maison où vous entrerez,
dites d’abord :
‘Paix à cette maison.’
    S’il y a là un ami de la paix,
votre paix ira reposer sur lui ;
sinon, elle reviendra sur vous.
    Restez dans cette maison,
mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;
car l’ouvrier mérite son salaire.
Ne passez pas de maison en maison.
    Dans toute ville où vous entrerez
et où vous serez accueillis,
mangez ce qui vous est présenté.
    Guérissez les malades qui s’y trouvent
et dites-leur :
‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »
    – Acclamons la Parole de Dieu.

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 L'autre...
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Homélie...

Notre-Seigneur appelle soixante-douze disciples supplémentaires ; avec les Douze, ils constitueront une équipe de quatre-vingt quatre apôtres, soit sept (chiffre de la perfection) fois douze (nombre des tribus d’Israël). La raison de ce nouvel envoi est claire : « la moisson est abondante » ; les hommes sont mûrs pour accueillir la Bonne Nouvelle. Encore faut-il que quelqu’un la leur porte.

Quatre-vingt apôtres d’un seul coup, ce n’est pas si mal : bon nombre d’évêques seraient heureux d’avoir ordonné autant de prêtres durant tout leur ministère ! Pourtant Jésus se plaint : « les ouvriers sont peu nombreux ». Sans doute Notre-Seigneur ne portait-il pas seulement son regard sur les besoins de son temps, mais aussi sur ceux de l’Eglise à venir.
 
Jésus souffrait déjà en Palestine de la pénurie de prêtres qui affecte nos communautés en ce début de troisième millénaire. Et que nous propose-t-il comme « stratégie vocationnelle » ? Uniquement et exclusivement la prière insistante adressée à Dieu son Père : « Priez donc le Maître de la moisson, d’envoyer des ouvriers pour sa moisson ».
 
La mission des apôtres de l’Évangile, telle que la présente Jésus, n’est cependant guère enviable : que peuvent faire des agneaux face aux loups ? Rien d’autre que consentir, comme leur Berger, à se laisser « manger » ; c’est-à-dire à triompher de la haine par l’amour, de l’offense par le pardon.
 
Loin d’être des obstacles à la diffusion de leur message, les difficultés rencontrées par les envoyés leur rappelleront la nécessité d’éviter toute dispersion, et de se concentrer sur l’essentiel : « N’emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route ».
 
Quant à leur message, il se résume en quelques mots, ceux-là même que Jésus Ressuscité adresse aux siens lors de sa première apparition « ecclésiale » :
 « La paix soit avec vous!» (Jn 20, 19.21).
 
Dans le troisième comme dans le quatrième Évangile, cette « paix » désigne l’Esprit Saint, qui en est à la fois la Source et celui qui la fait régner dans nos cœurs.
 
Comme les langues de feu de la Pentecôte, la paix ira reposer sur les amis de Dieu qui la désirent ardemment.
 
Seigneur, arrache-nous à notre sommeil, et donne-nous de prendre conscience de l’urgence des temps où nous sommes. “Rempli-nous de ta force, pour que nous puissions jusqu’au bout annoncer l’Évangile et le faire entendre à toutes les nations” (1ère lect.). Tu veux avoir besoin de nous pour communiquer ta paix ; mais comment pourrions-nous la transmettre si nous n’en sommes pas remplis, débordants ? Envoie ton Esprit sur ton Eglise, pour que se lèvent “les apôtres des derniers temps” (Saint Louis Marie Grignon de Montfort), ces âmes embrasées qui communiquent le Feu de l’Esprit partout où elles passent, “annonçant aux hommes tes exploits, la gloire et l’éclat de ton Règne éternel” (Ps 144).
 Abbé Philippe LINK
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«Dieu est nomade; il emprunte le chemin des hommes.»
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«L'amour requiert une attitude créative, concrète et ingénieuse...
Aidons-nous les uns les autres à nous rappeler
que l'autre n'est ni une statistique ni un nombre.
 L'autre a un visage. L'autre est toujours une présence,
une personne dont il faut prendre soin
(François, pape)
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«Jean-Paul II disait
que si la pastorale ne visait par la sanctification,
 elle ne servait à rien.»
(François Dabezies)
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«Laissez Marie vous combler de sa grâce.»
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... Il emprunte le chemin des hommes...
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Merci d'être là...
L'autre, c'est toi, c'est moi, c'est nous...
  
Bonne journée!
Jean-Yves
 

mardi 16 octobre 2018

Dieu est présent et agit en nous et à travers nous. / L'amour est une science expérimentale : on l'apprend en le pratiquant. / (277.627)

Bonjour!
Mercredi 17 octobre 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
 Luc 11, 42-46
Jésus disait : « Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue, et vous laissez de côté la justice et l'amour de Dieu. Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste. Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous aimez les premiers rangs dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. Malheureux êtes-vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu'on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir. » Alors un docteur de la Loi prit la parole : « Maître, en parlant ainsi, c'est nous aussi que tu insultes. » Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt. »
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        Réflexion
1. L'alliance de Dieu avec les hommes comporte deux dimensions : une dimension morale et juridique, la Loi, les préceptes religieux, le style de vie et même l'attitude avec laquelle les obligations religieuses doivent être accomplies et une autre charismatique, le rapport vivant avec Dieu qui sera, avec l'avènement du Christ, la vie dans l'Esprit : Dieu est présent et agit en nous et à travers nous.
Puisque la dimension morale-juridique est plus palpable, nous sommes souvent tentés de nous arrêter au précepte et de nous croire de bons croyants lorsque nous le mettons en pratique : cela a été le cas des Pharisiens. Or Jésus les blâme.
Une autre tentation serait de prétendre vivre dans l'Esprit, en jetant par-dessus bord les commandements divins et de nous croire « charismatiques ». Cela est une erreur encore plus subtile, car, en réalité, on utilise l'amour comme un choix politique : amour sans engagement. Il faut beaucoup d'humilité pour se laisser conduire véritablement par l'Esprit et pour concilier observance et amour.
2. L'amour est l'âme de toute bonne action. Celui qui pratique une bonne action sans amour n'a pas plus d'égard envers le bénéficiaire qu'envers un instrument inanimé que l'on domine. Dans ce sens, nos actes religieux ou notre charité envers les plus pauvres, si souvent pauvres en « amour », peuvent être viciés par l'autocomplaisance, au mépris de Dieu ou du prochain. Cela dit, ne soyons pas trop rapides à juger ! La moindre bonne action, par le fait même d'avoir été exercée, contient déjà au moins une étincelle de justice et d'amour de Dieu.
Les reproches de Jésus contre les Pharisiens, l'offense contre les docteurs de la loi, n'est pas une justification d'un idéal politique de justice, mais ils sont aussi un acte de charité de Jésus : il veut souffler sur ces étincelles, afin que l'amour ne s'éteigne pas et qu'il embrase au moins encore une feuille, qui rallumera le feu. Le souffle de Jésus a un nom : viens, Esprit Saint !
3. L'amour est une science expérimentale : on l'apprend en le pratiquant. Plus la pratique est coûteuse, plus elle nous fera découvrir l'étendue de l'amour. En donnant son Fils, Dieu a tout donné ; nous avons tout reçu. Mais plus nous rendons à Dieu la gloire qui lui est due (justice), plus nous deviendrons semblables à Dieu (amour de Dieu). Cela aussi est un don.
Plus on aime Dieu, plus l'accomplissement des préceptes religieux et les actes de charité deviendront des expressions d'amour, des manières d'aimer. Le grand Maître de l'amour, c'est Jésus notre Seigneur, qui a tant aimé le monde, y compris ses ennemis, qu'il a engagé sa vie pour nous sauver. Il a assumé notre dette pour nous la rembourser à nous-mêmes !
           
Père Jaroslav de Lobkowicz, LC
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«Pour chaque être humain qui croise ta route,
 tu peux être un ferment de liberté.»
 
«Chaque situation qui se présente
 peut être la meilleure des occasions.»
(Jean Proulx)
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«Quelle est la ressource principale de notre existence?
(Cardinal André Vingt-Trois)
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Bonne journée!
Jean-Yves