mercredi 20 mars 2019

Comment vivons-nous personnellement, et communautairement l’accueil... / .(286,820)

Bonjour!
Jeudi 21 mars 2019

 
 
Voilà que le printemps se pointe... Nous l'accueillons avec plaisir!
 



Parole de Dieu 

Évangile

« Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur.
 Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance »
Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.

Heureux ceux qui ont entendu la Parole
dans un cœur bon et généreux,
qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.
(cf. Lc 8, 15)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
 
En ce temps-là,
Jésus disait aux pharisiens :
« Il y avait un homme riche,
vêtu de pourpre et de lin fin,
qui faisait chaque jour des festins somptueux.
Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,
qui était couvert d’ulcères.
Il aurait bien voulu se rassasier
de ce qui tombait de la table du riche ;
mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
Or le pauvre mourut,
et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.
Le riche mourut aussi,
et on l’enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;
levant les yeux,
il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
Alors il cria :
“Père Abraham,
prends pitié de moi
et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau
pour me rafraîchir la langue,
car je souffre terriblement dans cette fournaise.
– Mon enfant, répondit Abraham,
rappelle-toi :
tu as reçu le bonheur pendant ta vie,
et Lazare, le malheur pendant la sienne.
Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,
et toi, la souffrance.
Et en plus de tout cela, un grand abîme
a été établi entre vous et nous,
pour que ceux qui voudraient passer vers vous
ne le puissent pas,
et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”
Le riche répliqua :
“Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare
dans la maison de mon père.
En effet, j’ai cinq frères :
qu’il leur porte son témoignage,
de peur qu’eux aussi ne viennent
dans ce lieu de torture !”
Abraham lui dit :
“Ils ont Moïse et les Prophètes :
qu’ils les écoutent !
– Non, père Abraham, dit-il,
mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,
ils se convertiront.”
Abraham répondit :
“S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,
quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :
ils ne seront pas convaincus.” »
 
– Acclamons la Parole de Dieu.
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   Commentaire...

À propos de cette parabole, il convient de nous demander pourquoi le riche voit Lazare en compagnie d’Abraham plutôt qu’en compagnie d’un autre patriarche ou d’un autre prophète. C’est que dans les Écriture, Abraham s’est montré hospitalier. Il apparaît donc à côté de Lazare pour accuser le riche d’avoir été inhospitalier.


En effet, le patriarche cherchait à retenir même les simples passants pour les faire entrer sous sa tente. Le riche, au contraire, n’avait eu que dédain pour celui qui logeait dans sa propre maison. Or, il avait les moyens, avec tout l’argent dont il disposait, d’assurer la sécurité du pauvre. Mais il a continué, jour après jour, à l’ignorer et il a négligé de lui donner l’aide dont il avait besoin.

Le patriarche n’a pas agi de cette façon, bien au contraire! Assis à l’entrée de sa tente, il mettait la main sur tous ceux qui passaient, à la manière dont un pêcheur jette son filet dans la mer pour y prendre du poisson, et souvent même de l’or et des pierres précieuses. Ainsi, en ramenant des hommes dans son filet, il est arrivé qu’Abraham prenne des anges et, chose étonnante, sans même le deviner!

L’auteur de l’épître aux Hébreux lui-même en a été tout émerveillé, ce qui nous a valu cette exhortation: N’oubliez pas l’hospitalité. Elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges (He 13,2). Il a raison de dire: sans le savoir. Si Abraham avait su que ceux qu’il accueillait avec tant de bienveillance étaient des anges, il n’aurait rien fait d’extraordinaire ni d’admirable. Il reçoit donc cet éloge uniquement parce qu’il ignorait l’identité des passants. En effet, ces voyageurs qu’il invitait si généreusement chez lui, il les prenait pour des hommes ordinaires.

Nous savons bien, nous aussi, nous montrer plein d’empressement pour recevoir un personnage célèbre, un notable, quelqu’un d’important, mais cela ne vaut pas que l’on s’en émerveille. Car il arrive souvent qu’un homme, même inhospitalier, dès qu’il est obligé de recevoir une personne de qualité, y mette toute sa bonne volonté. En revanche, il est très remarquable et vraiment admirable de réserver un accueil plein de bonté aux premiers venus, aux gens inconnus et ordinaires. Ceux qui pratiquent cet accueil, le Christ les reçoit avec ces paroles: Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’avez fait (Mt 25,40). Il leur dit aussi: Ainsi, votre Père ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu (Mt 18,14). Et encore: Celui qui entraînera la chute d’un seul de ces petits, il est préférable pour lui qu’on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes et qu’on l’engloutisse en pleine mer (Mt 18,6). Dans tout son enseignement, d’ailleurs, le Christ fait une grande place aux petits et aux humbles.

Abraham était également animé de la même conviction quand il s’interdisait d’interroger les passants pour connaître leur identité ou leur origine, comme nous le faisons en pareilles circonstances. Il accueillait simplement tous les passants. Car celui qui veut faire du bien à quelqu’un n’a pas à lui demander des comptes sur sa vie, mais à soulager sa pauvreté et à remédier à son indigence.

Il y a là peut-être un appel pour nos communautés, particulièrement durant ce temps du Carême. Interrogeons-nous. Comment vivons-nous personnellement, et communautairement l’accueil. Oh, il ne s’agit pas tant de se mettre au bord de la rue demain pour inviter tous les passants à venir déjeuner, que de s’interroger, intérieurement, sur notre capacité à accueillir celui ou celle que Jésus met sur notre chemin. C’est notre capacité d’accueil des plus petits, notre attention aux plus pauvres, pauvres matériellement, spirituellement, pauvres en amour, qui doit devenir l’un des éléments de discernement de notre vie spirituelle. Demandons au Seigneur de venir dilater notre cœur afin que nous soyons capables d’aimer comme Il aime, d’accueillir comme Il accueil. Il y a là une véritable règle de vie.

Seigneur, Dieu d’Abraham et Dieu de Jésus Christ, tu combles de biens les affamés et tu renvoies les riches les mains vides. Fais de nous des pauvres en esprit et en vérité. Alors nous deviendrons capables de comprendre les avertissements que tu nous donnes en cette vie.
 

 

Abbé Philippe Link - Merci! 
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Est-ce que je suis à l'écoute de mon voisin
 qui est peut-être moins chanceux que moi?
Comment suis-je instrument du Christ
 pour les autres de nos frères humains?
 
                 Et l'environnement...
                        Qu'est-ce que je fais pour le protéger aujourd'hui?
 

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Le retour des oiseaux sauvages...
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«La vraie joie s'enracine dans la liberté que seul Dieu peut donner.»
(Benoît XVI)
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«Dieu était notre louange tout le jour;
sans cesse nous rendions grâce à ton nom»
(Hymne)
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«Il n'y a pas d'événements dans notre vie
 qui ne contienne, d'une manière ou d'une autre, un appel de Dieu.
 Appel à grandir, à évoluer de telle ou telle façon,
 à changer sa vision des choses, à se convertir... »
(Jacques Philippe)
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Une petite histoire:

Le travail de Dieu

Un jeune enfant de huit ans, écrivit ceci pour son enseignante de catéchèse qui avait demandé à ses élèves d’expliquer Dieu:
L’une des principales tâches de Dieu est de faire les gens. Il les fait pour remplacer ceux qui meurent; comme ça, il y a toujours assez de gens pour prendre soin des choses de la terre. Il ne fait pas des grandes personnes, seulement des bébés. Je pense que c’est parce qu’ils sont plus petits de donc plus faciles à faire. En s’y prenant de cette manière, il n’a pas à leur apprendre à marcher et à parler. Il n’a qu’à les confier aux papas et aux mamans. Je crois que ça fonctionne très bien.
La deuxième tâche la plus importante de Dieu est d’écouter les prières. Cela doit lui prendre beaucoup de temps, car certaines personnes, comme les pasteurs et d’autres, ne prient pas seulement avant de dormir, sans compter grand-papa et grand-maman qui prient chaque fois qu’ils mangent, sauf aux collations. À cause de cela, Dieu n’a pas le temps d’écouter la radio ou de regarder la télévision. Et comme Dieu entend tout, il doit y avoir beaucoup de bruit dans ses oreilles, à moins qu’il ait trouvé une façon de baisser le volume des prières.
Dieu voit tout, entend tout et est partout, ce qui veut dire qu’il est très occupé. Vous ne devriez donc pas gaspiller son temps en lui demandant des choses sans importance ou que vos parents vous ont déjà refusées. Ça ne fonctionnera pas de toute façon.”
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   Prions...
 
Pour les diacres du diocèse 
et les éventuels candidats qui s'annoncent...
Pour nos malades...
Pour notre Église qui traverse une crise...
 
Notre Père...
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Bonne journée!
Jean-Yves

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mardi 19 mars 2019

“Vous ne savez pas ce que vous demandez”... Cette attitude peut étonner mais... il nous arrive bien sûr à nous aussi de demander à Dieu de bénir des entreprises audacieuses... Moi, mes projets sont si importants! / (286,767)

Bonjour!
Mercredi 20 mars 2019
 
 
Photo:
Pour saluer l'arrivée du printemps...
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Sauve-moi, mon Dieu, par ton amour.

 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus, montant à Jérusalem,
prit à part les Douze disciples
et, en chemin, il leur dit :
« Voici que nous montons à Jérusalem.
Le Fils de l’homme sera livré
aux grands prêtres et aux scribes,
ils le condamneront à mort
et le livreront aux nations païennes
pour qu’elles se moquent de lui,
le flagellent et le crucifient ;
le troisième jour, il ressuscitera. »

Alors la mère des fils de Zébédée
s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean,
et elle se prosterna pour lui faire une demande.
Jésus lui dit :
« Que veux-tu ? »
Elle répondit :
« Ordonne que mes deux fils que voici
siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,
dans ton Royaume. »
Jésus répondit :
« Vous ne savez pas ce que vous demandez.
Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? »
Ils lui disent :
« Nous le pouvons. »
Il leur dit :
« Ma coupe, vous la boirez ;
quant à siéger à ma droite et à ma gauche,
ce n’est pas à moi de l’accorder ;
il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
Les dix autres, qui avaient entendu,
s’indignèrent contre les deux frères.
Jésus les appela et dit :
« Vous le savez :
les chefs des nations les commandent en maîtres,
et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi :
celui qui veut devenir grand parmi vous
sera votre serviteur ;
et celui qui veut être parmi vous le premier
sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,
mais pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

(Mt 20, 17-28)
 
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Psaume 30

Tu m’arraches au filet qu’ils m’ont tendu ;
oui, c’est toi mon abri.
En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

J’entends les calomnies de la foule :
de tous côtés c’est l’épouvante.
Ils ont tenu conseil contre moi,
ils s’accordent pour m’ôter la vie.

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
des mains hostiles qui s’acharnent.
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Commentaire...
 
 

Tout en marchant, « Jésus prend à part les Douze » pour les avertir de ce qu’ils auront à affronter à Jérusalem. Avec un réalisme émouvant, Notre-Seigneur leur expose le sort qui l’attend dans la Ville Sainte, mais aussi le triomphe de Pâques au troisième jour.

 
La mère de Jacques et de Jean, pensant sans doute que dans cet aparté avec ses proches collaborateurs, Jésus préparait les structures du gouvernement qu’il mettrait bientôt en place, profite de l’occasion pour présenter la candidature de ses deux fils. Il est probable que cette femme faisait partie du groupe de celles qui suivaient le Maître, pourvoyant à ses besoins ainsi qu’à ceux de ses apôtres ; mais on s’étonne néanmoins de la voir intervenir ainsi abruptement, poussant en avant ses deux garçons, qui ont pourtant largement dépassé l’âge d’avoir besoin du soutien de maman ! Qui est à l’origine de cette « manœuvre électorale », dont il serait étonnant qu’elle ait été improvisée : la mère a-t-elle monté la tête à ses deux fils, ou ceux-ci ont-ils eu recours à ses services pour lui faire exprimer la demande qui brûlait leurs lèvres mais qu’ils n’osaient formuler ? Quoi qu’il en soit, la situation révèle au grand jour l’abîme qui sépare les dispositions de cœur de Jésus et celles de son entourage.
 
Rien ne laisse supposer que les autres apôtres pensaient différemment : ils « s’indignèrent contre les deux frères », non pas en raison de la nature de la demande, mais …de les avoir devancés ! D’avoir osé demander explicitement des postes que chacun d’eux briguait secrètement. Il suffit pour s’en assurer de rapprocher notre récit d’un passage en Saint Luc : au terme d’une mission d’évangélisation, le même groupe arrive à Capharnaüm. « Une fois à la maison, Jésus leur demandait : “De quoi discutiez-vous en chemin ?” Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand » (Mc 9, 33-34). Cet échange fait également suite à une des annonces de la Passion. Autrement dit : les Douze refusent d’entendre ce que leur Maître va tenter par trois fois de leur faire comprendre quant aux événements dramatiques qui se préparent.
 
Cette attitude peut étonner, mais ne sommes-nous pas tous sourds de la même manière aux enseignements de Jésus ? Combien de fois ne lui demandons-nous pas de bénir des entreprises qui n’ont pas grand-chose à voir avec le Royaume, mais visent plutôt à l’accroissement de notre avoir, de notre gloire, ou même de notre pouvoir ? Toujours avec les meilleures raisons du monde bien sûr et protestant de la droiture de nos intentions. Mais si nous étions sincères, nous reconnaîtrions sans peine que ces demandes ne formulent pas le désir de l’Esprit sur nous, mais qu’elles sont dictées par nos ambitions humaines.
 
« “Vous ne savez pas ce que vous demandez” : vous me demandez de vous accorder la gloire selon ce monde, alors que je m’apprête à ouvrir pour vous le chemin de la gloire du Royaume, à travers l’humiliation de la croix ». Je ne crois pas que nous soyons nombreux à avoir demandé cette dernière gloire, du moins selon la voie proposée par Jésus ! Nous voulons tous devenir saints, mais en évitant le passage étroit et pourtant incontournable de la Croix. La demande du disciple devrait être : « Seigneur, donne-moi le courage de ne pas fuir la coupe que tu me tends, mais de la saisir à pleine main, et de la boire résolument, dans la certitude que son amertume se changera en douceur, sa tristesse en joie, car c’est en “communiant à tes souffrances, en te devenant conforme dans ta mort, que nous parviendrons à ressusciter d’entre les morts”» (cf. Ph 3, 10-11).
 
Certes voilà un discours que nous n’aimons pas entendre ; pourtant il ne fait que nous placer devant la cohérence de notre choix baptismal. Jésus nous a avertis clairement : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se charge de sa croix chaque jour » (Lc 9, 23). Il pose à ses disciples des exigences morales qui exigent de « se renier soi-même » (Ibid.). La route qu’il nous promet est « étroite et resserrée », comparée à la voie « large et spacieuse » qui « mène à la perdition » (cf. Mt 7, 13-14). Nous connaissons tous ces versets, il nous arrive même de les citer ; mais les avons-nous réellement intégrés dans notre vie de foi ? Pourtant, seul celui qui garde les yeux fixés sur la Croix de notre Seigneur et Sauveur, pour y puiser la force de marcher délibérément à sa suite, est digne de porter le beau nom de « chrétien ».
 
Ce temps de carême nous est précisément donné pour revenir à l’essentiel et refaire les choix dont nous nous sommes peut-être insensiblement écartés sous l’influence de la mentalité ambiante. Quelles sont mes priorités ? Les finalités qui me mobilisent ? Me faire un nom, une place en ce monde, au besoin « en commandant en maître et en faisant sentir mon pouvoir », ou devenir le serviteur de tous dans la discrétion de la véritable humilité, ne cherchant rien d’autre que de, donner ma vie jour après jour, dans l’oubli de moi-même ?

Abbé Philippe Link  -  Merci!

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Voici, pour faire venir le printemps...
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«Ce Dieu qui nous unit dans sa présence,
qui est comme la respiration de notre liberté
et l'éternité de toutes nous tendresses,
 est le Dieu que L'Église a mission d'annoncer.»

(Ramon Martinez de Pison)
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«Il y a une joie à recevoir
 mais une joie encore plus grande à remercier
 pour le don qui nous a été fait.»

(Jacques Philippe)
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«Ouvre-nous le chemin vers le Père, Seigneur.»
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«Dieu nous a aimés le premier.
Il a fait alliance avec nous.
Sa tendresse est sans mesure.»
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«Le sacrifice qui plaît à Dieu,
 c'et un esprit bissé: ne  repousse pas , mon Dieu,
 un cœur brisé, broyé.»

(Dans le Livre des heures)

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«Le Fils de l'Homme viendra apporter le salut
comme le printemps du monde.»

(Jean Corbineau)
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«Chacun et chacune de nous a quelque chose d'unique
qui constitue la source de sa relation à Dieu,
de son action de grâce, de sa religion ou de sa spiritualité.»

(Ramon Martinez Pison)
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Prière de libération - Gérard Marier
 

«Père, ton Fils Jésus est venu détacher nos liens

car il nous aime jusqu'à l'extrême.

Par lui, brise mes chaînes, mes entraves, afin que je témoigne

parmi les miens de tout ce qu'il fait pour moi.

Amen! Alléluia!»

(L'abbé Gérard Marier /Neuvaine de libération
Ce cher Gérard Marier est décédé la semaine dernière.)
 
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Merci de m'avoir lu jusqu'au bout...
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Bonne journée!
Jean-Yves  
  

Fête de saint Joseph... / (286,715)

Bonjour!
Mardi 19 mars 2019
 
Fête de saint Joseph

Résultats de recherche d'images pour « Saint Joseph »

Prière à saint Joseph pour nos familles
 
Joseph, soutien des familles
Attentif Joseph, la Parole divine trouve en vous et Marie
un milieu propice pour réaliser la volonté du Père;
 ainsi vous devenez la famille de l’Enfant-Dieu.
Par la douceur d’habiter ensemble,
vous faites l’expérience de l’Amour au quotidien.
 L’unité de vos cœurs façonne les apprentissages de la vie
vers une croissance en sagesse et en grâce.
Ouvrez nos cœurs à la Parole qui nous habite
afin que nos actes témoignent
 de notre lien avec la famille de Dieu.
Soutenez notre engagement dans les liens affectifs,
où le don et le pardon
participent à la réalisation de notre identité.
 Enveloppez-nous de votre tendresse
dans les gestes de chaque jour !
 Amen 

Saint Joseph - Priez pour nous.
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 Sa dynastie, sans fin subsistera.

 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem
pour la fête de la Pâque.
          Quand il eut douze ans,
ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
          À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient,
le jeune Jésus resta à Jérusalem
à l’insu de ses parents.
          Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins,
ils firent une journée de chemin
avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
          Ne le trouvant pas,
ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.

          C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple,
assis au milieu des docteurs de la Loi :
il les écoutait et leur posait des questions,
          et tous ceux qui l’entendaient
s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
          En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement,
et sa mère lui dit :
« Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ?
Vois comme ton père et moi,
nous avons souffert en te cherchant ! »
          Il leur dit :
« Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ?
Ne saviez-vous pas
qu’il me faut être chez mon Père ? »
          Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.
          Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth,
et il leur était soumis.

(Lc 2, 41-51a)
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Psaume 88

L'amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l'annonce d'âge en âge.
Je le dis : C'est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

« Avec mon élu, j'ai fait une alliance,
j'ai juré à David, mon serviteur :
J'établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges.

« Il me dira : Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !
Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle.
»
 
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Commentaire... 

L’Évangile est particulièrement discret sur Saint Joseph, mais il y a néanmoins quelques péricopes qui parlent de lui et qui décrivent sa participation à l’économie de l’incarnation rédemptrice. Pourtant, le passage que nous propose la liturgie de ce jour de sa fête, fait à peine allusion à sa présence aux côtés de Marie.

 
Saint Luc parle à plusieurs reprises des « parents » de Jésus, incluant donc implicitement Saint Joseph, mais il ne le désigne jamais par son nom propre. Son action – ou plutôt sa passion – semble se confondre avec celle de Marie, dont il partage l’angoisse : « Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! » Les récits de l’enfance du troisième Évangile se structurent autour du binôme Marie-Jésus, la mère et l’enfant, tandis que Saint Joseph s’efface discrètement, se contentant d’offrir le cadre de vie dans lequel le mystère de la venue de Dieu parmi les hommes pourra se déployer.
 
Cette présentation n’a évidemment par pour but de minimiser la place de Saint Joseph, mais elle cherche plutôt à nous faire découvrir sa manière propre d’agir. Sa vie est mystère d’effacement ; et par le fait même, il nous invite à nous effacer à notre tour, pour laisser toute la place à celui qui a daigné venir nous visiter sous les humbles apparences d’un enfant. Le silence si éloquent de Saint Joseph n’est pas celui de l’indifférence mais de la contemplation : celui qui fut donné pour père au Fils de Dieu s’est mis silencieusement à l’école de la Sagesse incarnée qui grandissait sous ses yeux ; et lorsque les événements le déconcertent, loin de reprendre l’initiative, il attend patiemment que Dieu lui fasse signe ou que le voile se lève et que surgisse la lumière.
 
C’est bien ce qui se passe dans le passage du recouvrement de l’enfant au Temple, au milieu des docteurs qui « s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses ». Certes Saint Joseph tout comme Marie, a souffert de la disparition de Jésus ; comme elle il a été surpris de voir son enfant, apparemment insouciant, au milieu des docteurs. Mais il n’intervient pas impulsivement comme nous l’aurions fait : il attend de découvrir la raison cachée de ce comportement inattendu. En bon juif, il sait que Dieu parle dans les événements ; or cet enfant est la Parole de Dieu venue dans la chair ; elle parle donc non seulement par ce qu’elle dit, mais par tout ce qu’elle fait.
 
Comme nous aimerions découvrir le regard échangé entre Jésus et son papa à ce moment qui marque la fin de l’enfance du Fils de Joseph et son entrée dans la vie adulte. Non, la parole de Jésus : « C’est chez mon Père que je dois être » n’est pas un démenti de la paternité de Joseph, bien au contraire ! Par ces quelques mots Jésus atteste que Joseph a su le conduire jusqu’au seuil du mystère de sa Personne divine, enfouie dans la pâte humaine reçue de la Vierge Marie. C’est sous la conduite patiente, attentive, aimante, vigilante de Joseph, que Jésus « a grandi en sagesse et en grâce, sous le regard de Dieu et des hommes » (Lc 2, 52). Telle est sans aucun doute la plus grande gloire de Saint Joseph : il a été à tel point le miroir de la paternité divine, qu’il a permis à Jésus de découvrir qui est son véritable Père. Ou pour le dire autrement : c’est dans le face à face avec Joseph, que le Verbe incarné a pris humainement conscience de sa filiation divine.
 
Joseph a exercé sa paternité en s’effaçant, en se retirant ; et c’est dans ce retrait même, il a révélé le Père des cieux. Aussi est-ce à juste titre que Jésus l’appelait durant les années d’enfance de ce nom de « Abba » par lequel il désignera par la suite son Père des cieux. Voilà pourquoi après Marie, Saint Joseph est le plus grand parmi les saints du ciel, lui qui fut l’ombre du Père éternel. Nul doute que ce ministère de paternité qu’il a exercé en faveur du Christ, Saint Joseph continue de l’assurer en faveur des membres de son Corps, c’est-à-dire de tous ceux qui, par le baptême et par la foi, sont « nés d’eau et d’Esprit » (Jn 3, 5). Chacun de nous est ainsi confié à la paternité bienveillante de celui qui est chargé de nous conduire jour après jour jusqu’à la pleine conscience de notre filiation adoptive dans le Christ. Puissions-nous consentir à ce ministère et accueillir avec reconnaissance l’autorité de saint Joseph, lui demeurant joyeusement soumis, comme Jésus nous en donne l’exemple.
 
Seigneur Jésus, c’est dès le premier moment de ta conception que tu es pour nous “le chemin, la vérité et la vie” (Jn 14, 6). Ce n’est donc pas seulement durant ta vie publique que je suis appelé à te suivre, mais dès ta plus tendre enfance ! Accueille-moi auprès de toi à Nazareth entre Marie et Joseph, et enseigne-moi à ton école, comment entrer dans l’humble soumission à ceux que tu me donnes comme parents dans l’ordre de la grâce.

Abbé Philippe Link - Merci!

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«Où habite Dieu? Dieu habite où on le fait entrer.»
(Martin Buber)
 
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 Bonne journée!
Jean-Yves
 
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lundi 18 mars 2019

Soyez miséricordieux... / Jusqu'où me suivras-tu? / (286,518)

Bonjour!
Lundi 18 mars 2019



Saint Joseph,
ton regard de père a accompagné Jésus dans sa croissance
comme Fils du Père des miséricordes.
Que nos regards mutuels nous aident nous aussi
à grandir dans la beauté de notre être filial et fraternel,
vers la parfaite ressemblance à Dieu notre Père!

(Yvon Joseph Moreau)

Image associée
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

  (Lc 6,36-38): «Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez point, et vous ne serez point jugés; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés; absolvez, et vous serez absous. Donnez, et il vous sera donné: on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis».   
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   Commentaire...

Jésus ne demande pas à tout le monde de vendre tous ses biens et de les donner aux pauvres. Mais il nous demande néanmoins à tous d’« avoir du cœur » au quotidien.

 
Pour bien se faire comprendre, il précise son propos par quelques préceptes qui sont à la portée de tout homme de bonne volonté, ne refusant pas l’assistance de l’Esprit : « ne jugez pas, ne condamnez pas, pardonnez, partagez ». S’il s’agit d’avoir du cœur « comme notre Père », c’est donc que lui non plus ne juge pas, ne condamne pas, mais pardonne, et donne, « une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans notre tablier ».
 
Il pourrait sembler que la motivation suggérée par Notre-Seigneur ne soit pas pure, puisqu’il nous invite à un subtil calcul : ne jugez pas afin de ne pas être jugés vous-mêmes. Il s’agirait davantage d’une stratégie intéressée que d’un appel à l’amour, qui est nécessairement gratuit.

 En fait Jésus ne fait qu’opposer deux logiques entre lesquelles il nous invite à choisir : soit nous appartenons à ce monde, et nous n’échapperons pas à sa spirale de violence, que l’engrenage de jugements et de condamnations tente en vain de juguler ; soit nous entrons dans la famille de Dieu notre Père dont nous adoptons le comportement, qui consiste à laisser parler en toutes circonstances son cœur compatissant et miséricordieux. De même que le mal se nourrit du mal, le bien aussi provoque un effet « boule de neige » : celui qui donne et persévère dans cette attitude, en ne jugeant pas ceux qui « en profitent », en ne condamnant pas ceux qui refusent la réciprocité, celui-là verra la fécondité de son attitude, car « la mesure dont nous nous servons pour les autres, servira aussi pour nous ». Peut-être ne serons-nous témoins de ce triomphe de l’amour que dans le Royaume des cieux, mais nous sommes sûrs que le Seigneur accomplit sa Parole et comble ceux qui donnent sans compter.
 
« Ayez du cœur » : devant cette parole si simple et si vraie, comment ne sentirions-nous pas « la honte nous monter au visage » (1ère lect.). La « sclerocardia », la dureté de cœur, voilà « l’iniquité », c’est-à-dire l’injustice fondamentale, la rupture d’Alliance qui vient briser l’harmonie au sein de la famille de Dieu, et plus largement au sein de tout l’ordre créé. Oui « nous avons fait le mal » : non seulement nous avons laissé le mal s’installer en nous et au milieu de nous, mais nous l’avons fait proliférer, en refusant la logique de l’amour, en nous fermant à la joyeuse dépendance de la charité, en revendiquant une autonomie mensongère, stérile, mortifère. C’est pourquoi, unissant notre supplication à celle du prophète Daniel et du psalmiste nous prions :
 
« Ah Seigneur, Dieu grand et redoutable, qui gardes ton Alliance et ton amour à ceux qui t’aiment, nous avons commis l’iniquité, nous avons été rebelles » (1ère lect.). Mais « ne retiens pas contre nous nos péchés ; délivre-nous, efface nos fautes pour la cause de ton nom ! » (Ps 78). « A toi Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon : que nous vienne bientôt ta tendresse ! Aide-nous Dieu notre Sauveur pour la gloire de ton nom ! » Donne-nous un cœur nouveau, mets en nous un esprit nouveau : que nous puissions aimer dans la simplicité d’une foi vivante par la charité.

Abbé Philippe Link  -  Merci!

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«Jamais les fautes commises par un individu
ou par une nation ne peuvent être plus grandes
que le pardon du Père.»
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«Si nous oublions Dieu,
lui ne nous oublie pas; si nous le rejetons, lui ne nous rejette pas...
 Il pense toujours à nous, il nous accueille toujours,
 il nous aime toujours infiniment.»
 
(Denise Lamarche / Carnet du carême de Vie liturgique)
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 « Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant. »
 Même une petite soif peut nous conduire sur le bon chemin.
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Photo prise dans un parc à Saint-Jean-Port-Joli
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   Nos visiteurs...

Merci à tous nos visiteurs qui viennent réfléchir,
 méditer et prier avec nous...
Ils proviennent des pays suivants:

Canada - France - États-Unis - Allemagne - Russie -

Belgique - Ukraine - Suisse - Côte d'Ivoire -

Irlande - Japon - Émirats arabes unis -

Togo - Brésil - Cameroun - Madagascar  -
et autre régions...

Ensemble, portons dans la prière les intentions de chacun.
Merci d'être là!
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Bonne journée!
Jean-Yves

 

dimanche 17 mars 2019

Au jour de la Transfiguration, Jésus révèle à ses trois disciples ce qui se passera au coeur de chaque croyant après la résurrection... / Un jour nouveau se lève pour celui qui se laisse saisir par la Parole de Dieu... / (286,484)

Bonjour!
Deuxième dimanche du Carême: 17 mars 2019

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
 Le Seigneur est ma lumière et mon salut.
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
    Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques,
et il gravit la montagne pour prier.
    Pendant qu’il priait,
l’aspect de son visage devint autre,
et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante.
    Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui :
c’étaient Moïse et Élie,
    apparus dans la gloire.
Ils parlaient de son départ
qui allait s’accomplir à Jérusalem.
    Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ;
mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus,
et les deux hommes à ses côtés.
    Ces derniers s’éloignaient de lui,
quand Pierre dit à Jésus :
« Maître, il est bon que nous soyons ici !
Faisons trois tentes :
une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
Il ne savait pas ce qu’il disait.
    Pierre n’avait pas fini de parler,
qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ;
ils furent saisis de frayeur
lorsqu’ils y pénétrèrent.
    Et, de la nuée, une voix se fit entendre :
« Celui-ci est mon Fils,
celui que j’ai choisi :
écoutez-le ! »
    Et pendant que la voix se faisait entendre,
il n’y avait plus que Jésus, seul.
Les disciples gardèrent le silence
et, en ces jours-là,
ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu.

(Lc 9, 28b-36)
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Psaume 26

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

Écoute, Seigneur, je t’appelle !
Pitié ! Réponds-moi !
Mon cœur m’a redit ta parole :
« Cherchez ma face. »

C’est ta face, Seigneur, que je cherche :
ne me cache pas ta face.
N’écarte pas ton serviteur avec colère :
tu restes mon secours.

J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »
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Commentaire... 

Nous avons tous fait cette petite expérience : voilà une braise… est-elle éteinte ? On ne sait pas. Alors, on souffle dessus, et soudain apparaît le feu qui l’habitait secrètement.

 
C’est un peu cela, la Transfiguration. Jésus est la braise qui doit incendier le monde du feu de l’amour divin. Mais l’amour divin est un feu caché, mystérieux, il couve dans l’humanité de Jésus, prêt à se communiquer de l’intérieur, de proche en proche, de cœur à cœur.
 
Aujourd’hui, Jésus est en prière au sommet de la montagne, la braise est là, sur la cime du monde, mais pour un instant seulement. Jésus va redescendre sans tarder, la braise va s’enfoncer dans l’épaisseur du monde, elle se laissera presque étouffer sous la pesanteur de la souffrance et de la mort : il faudra enfouir la braise sous les décombres du monde, c’est la condition pour que le feu prenne. Ce sera la Croix, l’ensevelissement et puis, tout au fond, alors qu’on croyait la braise perdue, éteinte, ce sera comme une explosion souterraine, cachée, mais irréversible, la Résurrection, l’embrasement du monde, commencé du fond des enfers.
 
Tout l’embrasement du monde doit passer par cette unique braise qu’est Jésus. Pourquoi cela ? Parce que le feu de l’amour divin ne veut pas s’imposer de l’extérieur. Il ne tombe pas sur le monde comme un éclair sur un combustible inerte, comme un incendie pénétrant par effraction et dévorant tout avec violence. Non, le feu de l’amour infini est trop chaste vis-à-vis du monde.
 
Pour entrer dans le monde, le Verbe se fait chair, le Feu se fait braise, il s’enclot dans une toute petite partie du monde, il devient un homme caché dans la multitude. Mais à partir de cette unique braise, à partir de cet homme unique, le feu de la vie divine va pouvoir s’offrir, se communiquer de l’intérieur.
 
L’unique braise qu’est le Christ vient toucher, une à une, nos libertés. Et s’il trouve notre adhésion, notre foi, il communique Son feu, il fait de nous, à notre tour, des braises qui portent en elles, par le Baptême, le feu de la vie divine.
 
Que faisons-nous de cette flamme en nous ? Il faut prendre conscience de ce trésor intérieur, prendre soin de ce feu qui couve, l’alimenter par les sacrements, par la prière, par des actes, même très petits, de charité. C’est cela qui attise la vie de la grâce en nous, la vie théologale.
 
Au cœur du monde, il n’y a pas de plus profonde force de transformation, de transfiguration, que l’amour, cet amour du Christ qui a saisi la racine de notre être.
 
Ayons confiance dans la puissance de la vie de Jésus en nous, ne nous laissons pas trop freiner par nos peurs, nos ressentiments ou nos désirs inutiles. Il y a en nous un tel trésor d’amour, de don de soi ! Un feu qu’il faut laisser respirer !
 
Tu nous as dit, Seigneur, d’écouter ton Fils bien-aimé; fais-nous trouver dans ta parole les vivres dont notre foi a besoin : et nous aurons le regard assez pur pour discerner ta gloire.

Abbé Philippe Link - Merci!

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    Pour notre méditation...

«Dieu s'est fait voir, reconnaître, interpréter
dans l'humanité de Jésus de Nazareth.
Et confesser que Jésus est vrai Dieu et vrai homme
signifie qu'on ne peut dire Dieu sans dire homme
et qu'on ne peut plus penser à Dieu
sans penser
qu'en lui se trouve notre humanité transfigurée
dans la vie éternelle et divine.»

(Enzo Bianchi / Foi et confiance)

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Saint Joseph,
dans le secret de ta foi et de ta prière,
 tu as donné ton consentement à une mission inattendue.
À ton exemple,
nous demandons un cœur qui écoute,
disponible aux surprises de Dieu!
 
(Mgr Yvon Joseph Moreau)
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Bon dimanche!
Jean-Yves