vendredi 24 février 2017

Aimer de tout son coeur et se laisser aimer... comme un enfant... / (245,964)

Bonjour!
Samedi 25 février 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Marc 10, 13-16 - Des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement. Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.
 

...Pour notre réflexion...

1. M’insérer dans la scène.
Jésus, je me joins à ces enfants que tu veux bénir et embrasser. Je veux moi aussi m’approcher de toi, répondre à ton invitation. Cependant, je ne me sens pas digne. Je me sens « trop grand » parmi eux, un peu ridicule ! Que vont dire les gens ? J’en vois quelques-uns se surprendre, se moquer, me regarder de travers. D’ailleurs, ils pensent de même des enfants qui étaient considérés comme des « inutiles » en ce temps. Je suis identifié à eux maintenant que je suis au milieu d’eux. Je pourrai me ranger du côté des adultes et prendre un air important, sérieux, intelligent mais je préfère rester avec les petits enfants. Ils m’entraînent vers toi, sans peur, sans complications, sans grands discours. Au contraire, ils sourient, rient, me prennent la main.
 
2. Les enfants.
Qu’ont donc les enfants pour que tu nous dises : « C’est à leurs pareils qu’appartient le Royaume de Dieu » ? Je pense à ces scènes quotidiennes dans la rue, le métro où l’on surprend des personnes, de tout âge et de toute condition, sourire de manière béate à ces bébés dormant dans les landaus ou gazouillant dans les bras de leurs parents. Les enfants attirent, peut-être parce qu’ils demandent notre amour et nous donnent le leur de manière si naturelle et spontanée souvent, sans s’arrêter à notre apparence, à notre passé, à nos idées. Aimer de tout son cœur et se laisser aimer sans imposer de barrière est un désir profond du cœur humain. Les enfants ont aussi confiance sans limite en leurs parents « qui peuvent tout », ils reçoivent tout d’eux, et croient toute parole sortie de leur bouche ! Foi, espérance, amour, vertus théologales qui rendent présent le Royaume de Dieu en ceux qui l’accueillent.
 
3. « Il les embrassa et les bénit en leur imposant les mains ».
Seigneur, tu viens vers moi, m’embrasse, impose tes mains sur moi, comme tu l’as fait tant de fois pour guérir physiquement, spirituellement ceux qui s’approchent de toi avec foi. Je me laisse faire. Viens guérir en moi ce qui est blessé. Viens apporter ta paix. Viens me donner la confiance d’être aimé, infiniment, comme un enfant chéri par son papa.
 
Cette méditation a été écrite par Mélanie Duriez, consacrée de Regnum Christi
 
 
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La vie n'est pas un long fleuve tranquille...
L'Église n'est pas un long fleuve tranquille...
L'Église vit par ses engagés, ses disciples-missionnaires.
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«Ce n'est pas le niveau de vie
qui fat le bonheur des hommes,
mais bien la liaison des cœurs
et notre point de vue sur la vie.»
(Alexandre Solienitsyne)
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«Ce qui finalement fait que notre vie soit pleine,
c'est d'avoir eu la chance
de donner beaucoup de soi aux autres.»
(Pierre Teilhard de Chardin)
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«Aider les autres,
c'est la meilleure façon de s'aider soi-même.»
(Martin Gray)
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Diacre
au cœur du monde
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Bonne journée!
Jean-Yves
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dimanche 19 février 2017

Être parfaits... (245,826)

Bonjour!
Dimanche 19 février 2017

«Que c'est beau, c'est beau la  vie!»
 (Jean Ferrat)
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« L'éducation est plus qu'un métier, 
c'est une mission, 
qui consiste à aider chaque personne 
à reconnaître ce qu'elle a d'irremplaçable et d'unique, 
afin qu'elle grandisse et s'épanouisse. » 
(Jean Paul II)
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«La vie vaut la peine d'être vécue.»
(Mgr Fulton Sheen)
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«Par notre baptême nous participons à cette Vie
 et nous en sommes reconnaissants.«
(P. Paul Cossette s.d.b.)
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«La vie vaut la peine d'être vécue
car elle est le suprême cadeau de Dieu.»
(Don Vigano)
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«La sagesse, c'est de savoir ce qu'il faut faire;
 la vertu, c'est de passer à l'acte.»
(David Stark Jordan)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 (Mt «Vous avez appris qu'il a été dit: 'Oeil pour oeil, dent pour dent'. Eh bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant; mais si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l'autre. Et si quelqu'un veut te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. Donne à qui te demande; ne te détourne pas de celui qui veut t'emprunter. 

«Vous avez appris qu'il a été dit: 'Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi'. Eh bien moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire? Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant? Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait».
Commentaire: 
 Abbé José PLAZA Monárdez (Calama, Chili)
«Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait»
Aujourd'hui, la Parole de Dieu nous apprend que la source de sainteté ainsi que sa mesure, demeurent en Dieu seul: «Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait» (Mt 5,48). C'est Lui qui nous inspire et c'est vers Lui que nous marchons. On parcourt le chemin sous l'égide de la nouvelle loi, celle de l'Amour. L'amour est le véritable guide de nos idéaux, qui sont si bien exprimés dans ce cinquième chapitre de l'évangile de saint Matthieu.

La vieille loi du Talion du livre de l'Exode (cf. Ex 21,23-35) —qui se voulait une loi ayant pour but d'éviter les vengeances sans pitié, et restreindre à "l'œil pour œil" le dédommagement querelleur— est définitivement dépassée par la loi de l'Amour. Dans ces versets on nous donne toute une Magna Carta de la morale chrétienne: l'Amour de Dieu et du Prochain.

Le Pape Benoît XVI nous dit que: «Seul le service du prochain ouvre mes yeux sur ce que Dieu fait pour moi et sur sa manière à Lui de m’aimer». Jésus nous présente la loi d'une justice surabondante, car le mal n'est pas vaincu en faisant plus de mal mais en l'expulsant de la vie, coupant court à son efficacité contre nous.

Pour vaincre —nous dit Jésus— il faut avoir une très bonne maîtrise de soi, et assez de clarté d'esprit pour connaitre la loi à laquelle nous obéissons: celle de l'amour inconditionnel, gratuit et magnanime. L'amour, Jésus l'a amené sur la Croix car la haine est vaincue par l'amour. C'est cela le chemin de la victoire, sans violence, avec humilité et avec un amour joyeux, car Dieu est l'Amour fait action. Et si nos actes proviennent de ce même amour qui ne déçoit pas, le Père éternel reconnaîtra en nous ses enfants. Voilà le chemin parfait, celui de l'amour surabondant qui nous met sur la route du Royaume des Cieux, et dont l'expression exacte est la sublime manifestation de l'amour débordant que Dieu a déversé dans nos cœurs par le don de l'Esprit Saint (cf. Rom 5,5).
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Diacre
au cœur de notre monde
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Bonne journée!
Jean-Yves


mardi 14 février 2017

S'ouvrir à la Parole de Dieu...à la foi en sa parole... / (244,849)

Bonjour!
Mardi 14 février 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Marc 8, 14-21

Les disciples avaient oublié d’emporter des pains ; ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque. Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! » Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains. Jésus s’en rend compte et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ? Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur endurci ? Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! Vous ne vous rappelez pas ? Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze. Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. » Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? »
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Pour notre réflexion...

Commentaire: Abbé Juan Carlos CLAVIJO Cifuentes (Bogotá, Colombie)
«Attention! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode!»
Aujourd'hui, une fois de plus, nous voyons la sagacité du Seigneur Jésus. Sa façon d'agir est surprenante, car il ne fait pas comme le commun des mortels, il est original. Il vient d'accomplir quelques miracles et il se dirige vers un autre secteur où la Grâce de Dieu doit aussi arriver. C'est dans ce contexte de miracles, face à un nouveau groupe de personnes qui l'attend, qu'il les prévient: «Ouvrez les yeux et prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode» (Mc 8,15), car ils —les pharisiens et les gens d'Hérode— ne veulent pas que l'on connaisse la Grâce de Dieu et ils passent leur temps à répandre dans le monde le mauvais levain, en semant la zizanie.

La foi ne dépend pas des œuvres, car «une foi que nous pouvons nous-mêmes déterminer n'est pas du tout une foi» (Benoît XVI). Au contraire, ce sont les œuvres qui dépendent de la foi. Avoir une foi vraie et authentique implique d'avoir une foi active, dynamique; pas une foi conditionnée et qui reste seulement en dehors, qui s'arrête aux apparences, qui tourne autour du pot… La nôtre doit être une foi réelle. Il faut regarder avec les yeux de Dieu, pas avec ceux de l'homme pêcheur: «N'entendez-vous pas encore et ne comprenez-vous pas? Avez-vous donc l'esprit engourdi?» (Mc 8,17).

Le règne de Dieu se répand dans le monde comme lorsqu'on met une dose de levain dans la pâte: elle croît sans que l'on sache comment. C'est ainsi que doit être la foi authentique, qui grandit dans l'amour de Dieu. C'est pour cela que rien ni personne ne doit nous détourner de la vraie rencontre avec le Seigneur et son message salvateur. Le Seigneur ne perd pas l'occasion de l'enseigner et il continue à le faire de nos jours: «Nous devons nous libérer de l'idée fausse que la foi n'a plus rien à dire aux hommes de notre époque» (Benoît XVI).
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samedi 11 février 2017

Il est important de chercher la réconciliation... / Le tournant missionnaire... une conversion... / (244,753)

Bonjour!
Dimanche 12 février 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 Matthieu 5, 17-37

« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux.
Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. « Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.
Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien ! moi, je vous dis : tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne. Il a été dit également : Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation.
Eh bien ! moi, je vous dis : tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère.
Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi. Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir.
Que votre parole soit oui , si c’est oui, non , si c’est non . Ce qui est en plus vient du Mauvais.

 

Pour notre réflexion...

1. Mieux que les Pharisiens.
Le christianisme demande d’aller plus loin : au-delà de ce qui est prévu, au-delà de ce qui est normal. Les Pharisiens étaient les modèles de la religion juive, mais le Christ demande à ses auditeurs de les surpasser. Cela signifie que la religion est plus que des formalités. À quoi bon accomplir une pratique religieuse loyalement s’il n’y a pas l’amour ? Le royaume de Dieu est un royaume d’amour. Pratiquer notre religion sans grandir dans l’amour vrai revient à ne pas la pratiquer du tout. Les justes sont ceux qui préfèrent faire les choses comme Dieu veut qu’elles soient faites. Le psaume 73 commence avec l’exclamation : « Oui, Dieu est bon pour ceux qui ont le cœur pur ! »


2. Se fâcher.
Il est facile de se fâcher parce que la colère est un sentiment qui survient quand nous sommes confrontés à un mal difficile à surmonter. Ainsi, si nous pensons que quelqu’un veut nous nuire, nos actions seront guidées par la colère. Cependant il y a un problème : nous nous fâchons souvent au sujet de choses qui ne sont pas vraiment un mal en elles-mêmes, mais seulement un mal pour nous. Quand nous recherchons le silence, n’importe quel bruit nous irrite. Quand nous avons faim, un réfrigérateur vide nous exaspère. Jésus va jusqu’à enseigner que tuer un homme et se fâcher avec lui sont des maux analogues. C’est parce que notre tendance à la colère réside dans l’égocentrisme, et lorsque nous nous fâchons avec une personne, nous la traitons d’une manière qui nie sa dignité.


3. La réconciliation.
La haine produit une réponse de haine. La colère produit une réponse de colère. La violence engendre la violence. Afin de casser ce cycle négatif, il est nécessaire « d’accomplir le contraire ». Lorsque l’on nous déteste, aimer. Lorsque l’on nous provoque, être doux. Quand on nous blesse, pardonner. Quand quelqu’un me fait du mal, je réponds en faisant le bien, par une bénédiction. Beaucoup de conflits dans la société et dans le monde sont dus au fait que l’homme ne sait pas toujours chercher la réconciliation. Demander pardon ou pardonner de bon cœur est fréquemment perçu comme de la faiblesse. Ce n’est pas du tout une faiblesse ! Le pardon est quelque chose qui exige une grande force. Était-ce facile pour Jésus de pardonner à ceux qui l’ont crucifié ?

Cette méditation a été écrite par Un père légionnaire du Christ

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Tournant missionnaire?...
 
«Depuis le Concile Vatican II, l'Église redonne toute l'importance à la dimension missionnaire de tout baptisé! Le Pape nous exhorte à maintes reprises, à sortir des enceintes sacrées du temple et faire en sorte que notre Église soit davantage en Mission. (...)
 
Nous sommes en train de vivre un véritable tournant missionnaire partout dans nos diocèses. Nous assistons à un éveil croissant de l'esprit missionnaire qui va soutenir notre conversion pastorale et le renouveau de nos communautés chrétiennes. (...)
 
Mais avant de crier: "Vive le tournant missionnaire", le défi consiste à vivre ce tournant. Il exige de nous un changement de mentalité et de culture. Courage! Développons en nous la passion pour la Mission ainsi que le goût de la joie de l'évangélisation. Afin de vivre ce renouveau missionnaire dans nos milieux, nous sentons que nous devons aussi entrer dans la dynamique d'une conversion constante à l'Évangile, aux sacrements, à la communion fraternelle et missionnaire. Tout un programme!...   (...)
(Yoland Ouellet, o.m.i. / La Barque de Pierre fév. 2017)
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«La foi rend possibles
les choses humainement impossibles.»
(Benoît XVI)
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«Les chaînes de l'habitude sont, en général, trop solides
pour être senties jusqu'à ce qu'elle deviennent trôp fortes
pour être brisées.»
(Samuel Johnson)
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Il est important de bien
entretenir sa maison spirituelle intérieure
car c'est là qu'on réside la plupart du temps...
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«Le pétale exprime ce dont la racine est porteuse
mais qu'elle ne peut exprimer.»
(Louis-Philippe Trottier)
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«Comme le soleil ne cesse pas d'exister
 lorsque les nuages le dissimulent, ainsi est notre Dieu:
 "Je suis avec vous tous les jours
 jusqu'à la fin du monde." (Mt 28,30) nous a-t-il dit.
Qu'importe alors que nous fassions l'expérience
 tangible et sensible de sa présence
ou que nous soyons dans la nuit, nous pouvons le louer!»
(Bernadette Cunin, fmj - Le Veilleur)
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«Prier, c'est accepter de donner du temps à Dieu
pour se recevoir de lui; aimer et se laisser aimer.»
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«Le péché étant universel,
ceux qui prétendent ne pas avoir besoin de salut
s'aveuglent certainement sur eux-mêmes»
 (Roger Poudrier)
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«La sagesse véritable ne s'acquiert pas à la force du poignet,
elle est à accueillir humblement
comme le plus précieux des dons de Dieu.»
(Christelle Javary - Magnificat - 12 fév.)
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Bonne journée!
Jean-Yves

mardi 7 février 2017

À ses disciples, Jésus n'apprend pas à faire tel ou tel rite... mais l'amour de Dieu et du prochain... Il veut rejoindre l'homme dans son intimité, dans ses fragilités, ses blessures.../ (244,601)

Bonjour!
Mardi 7 février 2017

Photo:
Bénitier - Église de Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud
Montmagny
(Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 Marc, chapitre 7, 1-13
Les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats.
Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. »
Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour établir votre tradition. En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort. Mais vous, vous dites : Supposons qu’un homme déclare à son père ou à sa mère : ?Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont korbane, c’est-à-dire don réservé à Dieu ?, alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit pour son père ou sa mère ; vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »

 

Pour notre réflexion...

1. Ce n’est pas la première fois que le Christ doit rendre des comptes pour des actes qu’il n’a pas commis. De toute évidence, lui-même a respecté les traditions du lavement des mains. Seuls les disciples n’avaient pas pris soin de le faire. L’avaient-ils fait au moins une fois dans leur vie ? La majorité des disciples du Christ n’étaient pas issus de ces milieux aristocratiques, soucieux d’apparences, reflet inconscient d’un désir de confort spirituel ou de contrôle. Jésus n’a jamais voulu les introduire dans ce monde-là et veut de toute évidence les en écarter.

2. Mais pourquoi le Christ fustige-t-il aussi durement ses auditeurs ? Qu’y a-t-il de si grave et de si dangereux dans des pratiques si extérieures ? Jésus sait très bien que le cœur de l’homme est inconstant. Nos passions, nos humeurs, nos sentiments et les circonstances de la vie sont autant d’éléments qui viennent perturber notre âme. Face à cela, l’homme est bien souvent impuissant. Or l’homme ne veut pas, ne peut pas se voir impuissant face à quelque chose qui se trouve au plus profond de lui. Notre instinct nous incite naturellement à contrôler et à dominer le monde qui nous entoure. L’homme éprouve aussi le besoin de contrôler et de dominer (à sa façon) le monde divin. Les rituels des pharisiens peuvent aussi avoir ce sens-là : si j’accomplis à la lettre ce que Dieu me demande, alors il va, et même il doit me bénir.

3. Mais là, nous sommes très loin de l’amour pour Dieu que Jésus est venu nous faire connaître. Jésus veut nous guérir de cette maladie du dictateur. À ses disciples, il n’apprend pas à faire tel ou tel rite. Même l’institution de l’Eucharistie n’a pas été très formalisée. Il leur apprend la douceur, la patience, la foi, le don de soi. Il veut aller à la recherche, à travers ses enseignements et son exemple, de l’homme dans sa plus profonde intimité. Et c’est justement cette intimité fragile et blessée que Dieu attend.
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Cette méditation a été écrite par Père François Garreau, LC
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«L'homme est un être
qui cherche à trouver une signification à ce qu'il vit
pour ensuite en parler à son voisin.»
(Jean-Philippe Trottier)
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«Si le cœur ne trouve pas la tranquillité,
il s'épuise et, au bout d'un moment, finit par défaillir.»
(Anselm Grün)
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«Celui qui ressent la présence de Dieu
dans la prière et la méditation trouvera la paix
en lui et autour de lui.»
(Anselm Grün)
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Photo:
De André Lavoie - Saint-Pacôme - Merci.
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«Croire à l'amour de Dieu et se laisser aimer par lui,
c'est le commencement de la sagesse.»
(Jean-Paul Labelle)
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«Le premier livre de prières
qui nous permet de prier notre vie,
c'est notre vie elle-même.»
(Madeleine Delbrêl)
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«Espérer, c'est le début du mouvement qui fait avancer,
qui fait parfois changer et qui permet d'évoluer.»
(Marie Laberge)
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Photo:
Qu'attendent-ils?
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L'espérance est comme le vent favorable...
Heureux, si tu sais profiter du vent pour avancer... 
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« Si l’existence n’était qu’un chant d’été,
personne ne saurait combien la neige est belle en hiver »
(Yasmina Khadra - Par Audivec-Média)

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Diacre
au cœur du monde
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Bonne journée!
Jean-Yves
Note: Il y a possibilité de faire un commentaire à l'adresse suivante: jyfortin2@hotmail.com
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dimanche 5 février 2017

Le sel disparaît dans les aliments pour être efficace... La lumière remplit la pièce pour éclairer tout... / (244,559)

Bonjour!
Dimanche 5 février 2017
 
 
 La lumière est faite pour être allumée et placée sur la table...
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 Matthieu 5, 13-16

« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.

 

Pour notre réflexion...

1. L’image biblique de la lumière, très présente pendant la période de Noël et très actuelle avec la fête de la Présentation du Seigneur au temple que nous venons de célébrer, revient en force ce dimanche. À Noël, saint Jean nous parle de la lumière qui brille dans les ténèbres et cette lumière c’est Dieu. À la Présentation, Siméon présente Jésus comme « lumière pour éclairer les nations ».

Ce dimanche, la liturgie éclaire davantage le lien entre la lumière de Dieu qui a brillé sur le visage de Jésus et notre propre vie. En guise de résumé, nous pouvons emprunter ce verset à saint Jean pour montrer la dynamique des textes de ce dimanche : « Si nous marchons dans la lumière comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché » (1 Jn 1, 7).

2. (...)  Nous sommes la lumière du monde si nous brillons de la lumière de Dieu : son amour et sa miséricorde. En plus, Jésus nous rappelle la vocation de la lumière : elle est faite pour éclairer et on la met sur le lampadaire, on ne la cache pas. Le témoignage chrétien, aujourd’hui plus que jamais, doit rayonner, réchauffer le monde par les rayons de lumière qui, de Dieu, passent à travers nous dans chacune de nos œuvres bonnes : « Que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux ». (...)

Cette méditation a été écrite par Père Roger Villegas, LC
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«Aujourd'hui, l'évangile nous appelle à être témoins du Christ...
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«Le rôle de l'Église n'est-il pas de témoigner aujourd'hui
 que notre vie a un sens
et que nous sommes légitimement autorisés à l'espérance?»
(Bernard Sesboüé)
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«On prend plus de mouches avec une cuillerée de miel
qu'avec un tonneau de vinaigre.»
(Saint François de Sales)
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«Il n'y a rien à faire:
 l'homme porte en lui le germe de la divinité.»
(Jean-Philippe Trottier / La profondeur divine de l'existence)
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«Le bonheur est l'humble chemin du disciple
qui se laisse sauver par son maître...»
(Auteur inconnu...)
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Merci à tous nos visiteurs...
 
 
Bonne journée!
Jean-Yves
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vendredi 3 février 2017

Jésus accueille ses disciples qui reviennent de mission... / (244,503)

Bonjour!
Samedi 4 février 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu pour ce jour...
 

 Marc 6, 30-34

Les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.
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Pour notre réflexion...

1. Nous voyons dans ce passage les Apôtres revenir auprès de Jésus, après leur première mission apostolique. Et sans doute avaient-ils eu du succès, car on ne cesse de se presser à l’endroit où Jésus est réuni avec ses disciples, au point qu’ils ne peuvent même plus prendre le temps de manger. Jésus décide donc de partir à l’écart avec ses disciples, afin qu’ils puissent prendre un peu de repos. Ce détail est important. Jésus est bien notre roi, mais ce n’est pas un tyran. Jésus est notre roi pour notre bien, c’est ce qu’il cherche avant tout. Il cherche le bien de chaque personne qu’il rencontre, qui vit avec lui. Voyant ses disciples fatigués, il les emmène se reposer. Jésus ne nous prend pas pour des esclaves, ou pour des machines. Il s’est lui-même fait homme. Il a lui-même partagé notre condition. Jésus est un maître qui nous aime.

2. Mais voilà que les foules se sont rendues compte de l’endroit où Jésus se rendait, et elles se mettent en route, de telle sorte que quand Jésus arrive à l’endroit où il pensait se reposer avec ses disciples, il y a déjà de nombreuses personnes qui l’attendent. Que fait alors Jésus ? Malgré la fatigue des disciples, et sa propre fatigue, il les accueille. Certes Jésus s’est fait homme, mais nous ne devons pas oublier qu’il est aussi Dieu. Ce qui paraît parfois impossible pour les hommes, Jésus peut donner la grâce pour que cela devienne possible. Et de fait peu après nous assisterons à la multiplication des pains : en un instant Jésus résoudra un problème insoluble : nourrir toute cette foule dans un endroit à l’écart. Il peut aussi nous arriver de penser que Jésus nous demande des choses au-dessus de nos forces. Il ne faut alors pas nous décourager, mais nous tourner vers lui.

3. À la fin de ce passage, nous apprenons que Jésus instruit les foules longuement. Jésus sait bien ce dont nous avons besoin. Car si notre ventre réclame du pain pour manger, notre âme a besoin de la Parole de Dieu pour se nourrir. Notre âme a soif des paroles de Jésus. Cette soif, chaque homme la ressent. Mais malheureusement beaucoup ne savent pas à quelle source puiser pour apaiser leur soif. Nous qui avons la chance de connaître l’Évangile, prenons bien soin d’aller puiser à cette source tous les jours. Ne laissons pas passer une journée sans un petit moment de prière, sans une petite lecture d’un ou deux versets de l’Évangile. Comme il instruisait ces gens, Jésus continue à nous instruire, à parler à notre cœur.

Cette méditation a été écrite par Père Jean-Marie Fornerod, LC
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«Le diacre incarne
cet indispensable et incessant "aller-retour"
entre le monde et l'Église.»
(Albert Rouet)
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«Le malheur de l'égalité,
c'est que nous ne la voulons qu'avec nos supérieurs.»
(Henri Becque)
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Photo:
De mon ami André Lavoie - Saint-Pacôme - Merci!
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«La prière, c'est la respiration de l'âme
qui découvre d'un coup
 le visage de Dieu imprimé dans son cœur.»
(Maurice Zundel)
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«Votre vie quotidienne est votre temple et votre religion.
 Lorsque vous y pénétrez,
prenez tout votre être avec vous.»
(Khalil Gibran)
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«Pardonner c'est désactiver la grenade de la violence.»
(Marie Laberge)
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Bonne journée!
Jean-Yves
 



mardi 31 janvier 2017

Un malheur nous a frappé... Osons la solidarité et le réconfort... / Osons nous présenter devant le Seigneur Jésus... / (244,407)

Bonjour!
Mardi 31 janvier 2017
 

Un malheur nous a frappés...

Extrait de la déclaration du Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada:
(...)
 Je me joins au pape François et à Son Éminence M. le Cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada, pour offrir aux victimes, leurs familles et amis, les condoléances et les prières de nos frères évêques, et des catholiques de partout au Canada. Je tiens également à remercier nos dirigeants nationaux et communautaires, ainsi que les professionnels de la loi et de la santé, qui réagissent à cette tragédie.
Comme personnes de foi, nous prions sincèrement pour l'âme des victimes et pour que la consolation et la paix soient conférées aux personnes qui souffrent de leur perte.
Mgr Douglas Crosby, OMI
Évêque de Hamilton et
Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada
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Tous unis
Au lendemain de ce drame...
«Au lendemain de ce drame terrible qui a fait six morts et plusieurs blessés graves à la Grande Mosquée de Québec (Sainte-Foy), le premier ministre Justin Trudeau a appelé à l'ouverture envers les musulmans canadiens affirmant haut et fort "qu'ils sont ici chez eux".
Valeurs profondes des Québécois:
- Accueil - Ouverture - Inclusion - Respect -
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Nos condoléances et nos prières
vont aux familles des victimes
et à toute la société musulmane.
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Cet attentat à Québec aura, souhaitons-le,
 l'effet de créer des rapprochements au moins...
Merci pour tous ces gestes 
de solidarité et d'unité
de nos politiciens et de la population.
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«Nous sommes contre tout acte violent
 qui touche l'humanité partout dans le monde,
à Québec ou ailleurs.»
(Raja Deuqkkar, bénévole à la mosquée de Québec)
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«Nous sommes tous touchés par cette solidarité,
ça diminue notre chagrain.»
(Boufeldja Benabdallah, cofondateur du centre culturel islamique)
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«Qui sommes-nous pour juger,
 mais qui sont les autres pour nous juger?»
(Néji Saïdan)
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«Il faut faire comprendre à nos enfants
que ce sont des événements extrêmement tristes,
mais isolés, qui n'ont rien à voir
avec les valeurs du Québec.»
(Alain Fortin, président de la commission scolaire des Découvreurs)
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Note:
Ces commentaires sont tirés du journal Le Soleil
 (31 janvier 2017)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...


 Marc 5, 21-43

Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans... elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré ... Cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : Qui m’a touché ? » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela.
Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher. Elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.

Pour notre réflexion...

1. Le trait de caractère que l’on peut autant admirer chez Jaïre que chez la femme malade est qu’ils ont tous deux osé. Ils ont osé rencontrer le Christ. Ils ont osé mettre à découvert leurs misères et leurs problèmes. Ils ont mis de côté ce que les autres pouvaient penser d’eux et ont choisi de faire confiance à Jésus. C’est leur amour-propre et l’amour de l’autre qui leur ont donné cette force. Les deux sont essentiels. On ne peut aimer de façon désintéressée les autres si l’on ne s’aime pas soi-même

2. De son côté, Jésus n’a pas voulu d’une rencontre éclair. Il prend son temps avec chacun. Il a bien voulu suivre Jaïre jusque chez lui. Il est entré dans la chambre avec la famille et s’est préoccupé de la petite fille après l’avoir réveillée. Chemin faisant, il n’a pas hésité à s’arrêter, malgré l’urgence, pour dialoguer avec l’hémorroïsse. Le cœur à cœur est pour lui bien plus important que toute guérison du corps.

3. Il y a quelques mois, un rassemblement de jeunes catholiques avait pour thème : « Lève-toi et ose ». Ce sont les paroles du pape François. Mais c’est avant tout une demande du Christ quand il dit aux paralysés de se lever et de marcher, d’aller en paix. Osons rencontrer le Seigneur, nous mettre à découvert devant lui, pour qu’il soigne nos misères. Ainsi nous serons en paix avec nous-mêmes et pourrons apporter la paix autour de nous.

Cette méditation a été écrite par Frère Mario Salmon, LC
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Prions...
Pour les victimes de cet attentat...
Pour la paix dans notre monde...

Notre Père...
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«La grande vocation de l'homme est de servir
 plutôt que de dominer.»
(Albert Einstein)
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Bonne journée!
(LJean-Yves
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