mercredi 17 juillet 2019

Je suis doux et humble de cœur et vous trouverez le repos... / Quelques pensées.../ (295,405)

Bonjour!
Jeudi 18 juillet 2019


Photo:
Cette photo a été prise à Cacouna.
(Jean-Yves)
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«La croix ouvre le ciel 
qui plus jamais ne se refermera.»
(Anne Lécu)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

PSAUME

(Ps 104 (105), 1.5, 8-9, 24-25, 26-27)
R/ Le Seigneur s’est toujours souvenu de son alliance.      

ou    
Alléluia !   (Ps 104, 8a)

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,

annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,

Il s’est toujours souvenu de son alliance,

parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.

Dieu rend son peuple nombreux

et plus puissant que tous ses adversaires ;
ceux-là, il les fait se raviser,
haïr son peuple et tromper ses serviteurs.

Mais il envoie son serviteur, Moïse,

avec un homme de son choix, Aaron,
pour annoncer des signes prodigieux,
des miracles au pays de Cham.

ÉVANGILE

« Je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 28-30)
Alléluia. Alléluia. 

Venez à moi, vous tous qui peinez                                                          
sous le poids du fardeau, dit le Seigneur,
et moi, je vous procurerai le repos.
Alléluia. (Mt 11, 28)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit :

    « Venez à moi,
vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
et moi, je vous procurerai le repos.
    Prenez sur vous mon joug,
devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur,
et vous trouverez le repos pour votre âme.
    Oui, mon joug est facile à porter,
et mon fardeau, léger. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Spontanément, lorsque nous entendons parler de prendre sur ses épaules un joug nous comprenons cela en terme de poids et de charge qui nous aurions à porter.

« Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau ». Jésus ne nous propose pas de venir à lui pour nous charger d’un fardeau supplémentaire. Bien contraire. Il ajoute « et vous trouverez le repos ». Il veut nous soulager du fardeau que nous portons déjà en nous permettant de venir nous reposer auprès de lui.
Pourtant Jésus continue par ces paroles : « Prenez sur vous mon joug… » Il faudrait savoir… Nous inviter à prendre un joug sur nos épaules n’est-il pas en contradiction avec le fait de nous appeler à venir nous reposer près de lui. Apparemment non, puisque Jésus ajoute lui-même : « car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez le repos».
Que signifie alors prendre le joug de Jésus ? Si l’on y regarde de plus près, même si cela est pesant, il est clair qu’un joug n’est pas un fardeau à proprement parler. En effet, le joug permet de tirer plus facilement un fardeau. Le joug aide en effet les bêtes attelées pour tirer leur charge. C’est bien là son but. Autrement dit, en nous proposant son joug, Jésus ne fait rien d’autre que de nous offrir de l’aide pour porter notre fardeau. A cela, il faut rajouter que cet aide ne consiste pas seulement dans le joug mais dans le fait qu’un joug est toujours prévu pour deux. Et Jésus dit : « mon joug ». Il est donc celui qui y est attelé en premier et qui nous propose la place à son côté pour nous aider à tirer notre fardeau. Car lorsque deux bêtes reliées par un joug tirent une charge, il y en a toujours une qui marche légèrement en avant de l’autre. C’est précisément ce que fait Jésus avec chacun d’entre nous.
Jésus s’est lié à nous sous le joug de son humilité qui l’a conduit à prendre chair de notre chair, à se faire homme, pour nous sauver. Tirer seul le fardeau de notre péché est plus difficile que de le tirer avec Jésus.
En échange du fardeau de la justification par les œuvres pour tenter de nous sauver par nous-mêmes, Jésus nous propose de prendre sur nous le joug de la foi, de la confiance en sa miséricorde, de l’abandon de tout notre être entre ses mains. C’est bien en accueillant au cœur de nos vies sa présence que nous trouverons le repos qu’il promet ; et la charge qui jusque là nous écrasait, nous paraîtra légère, car c’est lui qui la portera pour nous.
Un dernier point. Le joug de Jésus est celui de l’humilité, nous le disions. Il s’agit pour nous de le partager en reconnaissant que nous ne pourrons nous sauver par nous-mêmes.
Mais on pourrait objecter : Pourquoi alors le Seigneur ne tire-t-il pas lui-même la charge, à notre place, nous libérant une bonne fois pour toutes du fardeau que nous tirons. Parce que Jésus ne veut pas nous sauver sans nous. Son amour et son respect pour nous va jusqu’à ce point.
Seigneur fais-nous la grâce d’oser nous présenter devant toi pauvres, misérables, nus, mais riches de notre seule foi et couverts de ta justice, toi en qui nous aurons mis toute notre espérance.

Abbé Philippe Link - Merci!

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«L'amour et l'amitié sont aussi nécessaires à l'homme 
que le pain et l'air qu'il respire.»
(Jean Harang)
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«La vie humaine est une merveilleuse aventure. 
Malgré les difficultés et les souffrances qu'on y rencontre inévitablement,
 elle offre en permanence la possibilité de grandir 
en maturité, en amour, en liberté.

 Pour en faire l'expérience, 
plutôt que d'essayer de tout maîtriser dans notre existence,
 il faut nous rendre disponibles 
aux appels que Dieu nous adresse tout au long de celle-ci
 et nous laisser conduire par eux.»
(Jacques Philippe)
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«Il n'y a pas d’événement dans notre vie 
qui ne contienne, d'une manière ou d'une autre, 
un appel de Dieu. 
Appel à grandir, à évoluer de telle ou elle façon, 
à changer sa vision des choses, à se convertir...»
(Jacques Philippe)
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«Dispose de ta vie et récoles-en les fruits, 
mais sache reconnaître la part d'autrui.»
(Daniel Desbiens)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

«Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits» / Il y a la sagesse qui s'obtient par la foi et la simplicité et l'humilité intérieures. (295,355)

Bonjour!
Mercredi 17 juillet 2019


De ce temps-ci le soleil se couche souvent ainsi...
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

PSAUME

(Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 6-7)
R/ Le Seigneur est tendresse et pitié.  (Ps 102, 8a)
Bénis le Seigneur, ô mon âme,

bénis son nom très saint, tout mon être !

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses

et te guérit de toute maladie ;

il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse ;

Le Seigneur fait œuvre de justice,

il défend le droit des opprimés.

Il révèle ses desseins à Moïse,
aux enfants d’Israël ses hauts faits.

ÉVANGILE

« Ce que tu as caché aux sages et aux savants,
 tu l’as révélé aux tout-petits»  (Mt 11, 25-27)
Alléluia. Alléluia. 

Tu es béni, Père,

Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
Alléluia.   (cf. Mt 11, 25)


Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,

Jésus prit la parole et dit :

« Père, Seigneur du ciel et de la terre,
je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l’as révélé aux tout-petits.
    Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
    Tout m’a été remis par mon Père ;
personne ne connaît le Fils, sinon le Père,
et personne ne connaît le Père, sinon le Fils,
et celui à qui le Fils veut le révéler. »
            – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

«Tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits»
Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)


Aujourd'hui, l'Évangile nous donne l'opportunité de pénétrer, pour ainsi dire, dans la structure même de la sagesse divine. Qui d'entre nous n'aurait pas envie de se voir dévoiler les mystères de la vie? Mais il y a des énigmes que même la meilleure équipe de savants du monde ne pourra jamais élucider. Néanmoins, il y en a UN devant lequel «(...) rien n'est caché, (…) rien n'a été gardé secret» (Mc 4,22). C'est celui qui s'appelle lui-même “Fils de l'homme”, car Il affirme que «Tout m'a été confié par mon Père» (Mt 11,27). Sa nature humaine —à travers l'Union Hypostatique— a été appropriée par la Personne du Verbe de Dieu c'est, en un mot, la deuxième personne de la Sainte Trinité, face à laquelle il n'y a pas de ténèbres et c'est grâce à elle que la nuit est encore plus lumineuse que le jour.
Un proverbe arabe dit: «Si dans une nuit noire une fourmi noire grimpe sur un mur noir, Dieu la voit». Pour Dieu il n'y a pas de secrets ni de mystères. Les mystères existent pour nous, mais pas pour Dieu, devant qui le passé, le présent et le futur sont dévoilés et scrutés jusqu'au dernier détail.

Comblé le Seigneur dit: «Je proclame ta louange: ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits» (Mt 11,25). C'est vrai, personne ne peut prétendre connaître de pareils secrets même en essayant de les élucider par des études intensives, ni par le don de la connaissance. Une vieille dame sans éducation en saura plus sur les secrets de la vie que le scientifique prétentieux qui a passé des années dans les universités les plus prestigieuses. Il y a la sagesse qui s'obtient par la foi et la simplicité et l'humilité intérieures. Clément Alejandrino l'a très bien dit: «La nuit est propice aux mystères, c'est le moment où l'âme, attentive et humble, se retourne sur elle-même pour réfléchir à sa condition et c'est à ce moment là qu'elle rencontre Dieu».
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«Pour que notre vie ait un sens,
 il est nécessaire d'entrer dans la dynamique du don de soi, 
sinon nous nous desséchons repliés sur nos richesses.»
(Étienne Dahler)
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«Ce que depuis toujours nous recherchons dehors 
veut naître en nous.»
(Christine Singer)
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«Gardons au cœur cette espérance 
que les forces de vie sont les plus fortes.»
(Charles-André Sohier)
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«Quand une petite étoile s'allume dans un coin du ciel, 
n'allez surtout pas la laisser s'éteindre.»
(Raymond Devos)
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Photo:
Sculpture du Christ près de l'église de Saint-Jean-Port-Joli
(Jean-Yves)
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«Le blé en tas pourrit!
(Saint Dominique)
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«L'action de grâce»  ... c'est quoi?
Reconnaître ce qui nous a été donné,
 remercier la source de ce don et offrir à notre tour.
(Étienne Dahler, diacre)
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Dans la forêt de chez Léopold, à Dégelis
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Bonne journée!
Jean-Yves 

mardi 16 juillet 2019

Seigneur, renouvelle en ce jour notre regard de foi sur ta présence agissante au cœur de nos existences. (295,317)

Bonjour!
Mardi 16 juillet 2019



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

PSAUME

(Ps 68 (69), 3, 14, 30-31, 33-34)
R/ Cherchez Dieu, vous les humbles,
et votre cœur vivra. (Ps 68, 33b)

J’enfonce dans la vase du gouffre,
rien qui me retienne ;
je descends dans l’abîme des eaux,
le flot m’engloutit.

Et moi, je te prie, Seigneur :
c’est l’heure de ta grâce ;
dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,
par ta vérité sauve-moi.

Et moi, humilié, meurtri,
que ton salut, Dieu, me redresse.
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,
je vais le magnifier, lui rendre grâce.

Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.

ÉVANGILE

« Au jour du Jugement, Tyr et Sidon et le pays de Sodome seront traités moins sévèrement que vous » (Mt 11, 20-24)
Alléluia. Alléluia. 
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,     
mais écoutez la voix du Seigneur.
Alléluia.   (cf. Ps 94, 8a.7c)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
    Jésus se mit à faire des reproches
aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles,
parce qu’elles ne s’étaient pas converties :
    « Malheureuse es-tu, Corazine !
Malheureuse es-tu, Bethsaïde !
Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous
avaient eu lieu à Tyr et à Sidon,
ces villes, autrefois, se seraient converties,
sous le sac et la cendre.
    Aussi, je vous le déclare :
au jour du Jugement,
Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous.
    Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ?
Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts !
Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi
avaient eu lieu à Sodome,
cette ville serait encore là aujourd’hui.
    Aussi, je vous le déclare :
au jour du Jugement,
le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Les villes juives auxquelles s’adresse Jésus dans l’évangile de ce jour sont celles où il a opéré de « nombreux miracles ».

Effectivement, Corazine, Bethsaïde, Capharnaüm ont vu s’accomplir la plus grande partie des miracles de Jésus… Mais leurs habitants ne se sont pas convertis et sont passés à côté de la béatitude évangélique.
Le reproche de Jésus est d’autant plus fort qu’il affirme que Tyr et Sidon, villes païennes par excellence à son époque, se seraient converties et auraient fait pénitence si elles avaient été témoins des mêmes œuvres de puissance :
Si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence.
Jésus en arrive même à comparer Capharnaüm, sa propre ville, à Sodome, ville païenne maudite entre toutes dans l’Ancien Testament pour sa perversité. Pourquoi un tel jugement sur Capharnaüm ? Jésus semble donner lui-même la réponse dans la question qu’il lui adresse :
Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ?
Ne peut-on pas lire ici une prétention de Capharnaüm à s’élever par ses propres forces jusqu’au ciel c’est-à-dire à se faire l’égale de Dieu, à se sauver par elle-même sans Dieu ?
De son côté, Sodome, même si elle fut le théâtre de tous les vices, ne prétendait à rien et si les miracles de Jésus s’étaient opérés chez elle, elle se serait convertie. Jésus ne semble avoir aucun doute à ce sujet.
Face à ce constat qui bien qu’hypothétique n’en demeure pas moins certain, le jugement de Jésus tombe :
Le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi, au jour du Jugement.
Les villes qui n’ont pas été témoins des miracles de Jésus auront un sort moins dur que celles qui en auront bénéficié.
L’essentiel étant d’éviter le courroux de Dieu, la condition de Sodome n’en deviendrait-elle pas préférable ? Mais le fait est que nous sommes dans la situation de Capharnaüm. Nous sommes de ceux qui ont eu la grâce de voir Jésus passer dans leur vie. Nous avons été témoins de miracles de sa part, à commencer peut-être par celui de notre conversion. Mais nous sommes-nous tournés davantage vers lui ? Avons-nous grandi dans l’humilité d’avoir tout reçu de lui, ou bien, sommes-nous restés indifférents, ingrats à ses dons ?
Jésus n’est pas en train de nous dire que la voie choisie par Sodome est meilleure que celle adoptée par Capharnaüm. Il n’est pas non plus en train de dire qu’il vaudrait mieux ne pas l’avoir rencontré. Non ! Jésus nous dit aujourd’hui encore que c’est vraiment une grâce de l’avoir vu venir chez nous. Mais comment y avons-nous répondu ?
A travers un style prophétique dans ce qu’il a de plus percutant, Jésus veut en fait nous exhorter à entrer dans un regard de foi sur notre vie pour y reconnaître son action et proclamer sa Seigneurie. Car nous nous sommes peut-être tellement bien habitués à sa présence que nous ne le reconnaissons même plus à l’œuvre chez nous, que nous n’en faisons même plus cas. Et ne plus faire attention à notre Sauveur ne conduit-il pas peu à peu à une attitude d’autosuffisance similaire à celle de Capharnaüm qui prétendait s’élever jusqu’au ciel ?
Seigneur, renouvelle en ce jour notre regard de foi sur ta présence agissante au cœur de nos existences. Que nous puissions proclamer que tu es notre Seigneur et notre Sauveur et nous approprier ainsi le salut que tu es venu nous apporter.

Philippe Link. - Merci.
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Bonne journée!
Jean-Yves


dimanche 14 juillet 2019

Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche... / (295,278)

Bonjour!



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

PSAUME

(Ps 123 (124), 1-3, 4-6, 7-8)
R/ Notre secours est dans le nom du Seigneur.  (Ps 123, 8a)
Sans le Seigneur qui était pour nous
– qu’Israël le redise –
sans le Seigneur qui était pour nous
quand des hommes nous assaillirent,
alors ils nous avalaient tout vivants,
dans le feu de leur colère.

Alors le flot passait sur nous,
le torrent nous submergeait ;
alors nous étions submergés
par les flots en furie.
Béni soit le Seigneur
qui n’a pas fait de nous la proie de leurs dents !

Comme un oiseau, nous avons échappé
au filet du chasseur ;
le filet s’est rompu :
nous avons échappé.
Notre secours est dans le nom du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.

ÉVANGILE

« Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » (Mt 10, 34 – 11, 1)
Alléluia. Alléluia.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,    
car le royaume des Cieux est à eux !
Alléluia.
  (Mt 5, 10)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
    « Ne pensez pas que je sois venu
apporter la paix sur la terre :
je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
    Oui, je suis venu séparer
l’homme de son père,
la fille de sa mère,
la belle-fille de sa belle-mère :
    on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
    Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi
n’est pas digne de moi ;
    celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas
n’est pas digne de moi.
    Qui a trouvé sa vie
la perdra ;
qui a perdu sa vie à cause de moi
la trouvera.
    Qui vous accueille
m’accueille ;
et qui m’accueille
accueille Celui qui m’a envoyé.
    Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète
recevra une récompense de prophète ;
qui accueille un homme juste en sa qualité de juste
recevra une récompense de juste.
    Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche,
à l’un de ces petits en sa qualité de disciple,
amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

    Lorsque Jésus eut terminé les instructions
qu’il donnait à ses douze disciples,
il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole
dans les villes du pays.

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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«Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi»
Abbé Valentí ALONSO i Roig 
(Barcelona, Espagne)


Aujourd'hui, Jésus nous offre un cocktail explosif de recommandations, c'est comme un buffet à la mode où il y a des petits plats à déguster. Il s'agit de conseils profonds et difficiles à avaler, destinés à ses disciples et qui sont le centre du processus de leur formation et préparation à leur mission (cf. Mt 11,1). Afin de bien les déguster nous devons les contempler un par un.

Jésus commence par leur révéler les bienfaits de l'enseignement. Au-delà des séquelles positives, évidentes dans l'attitude du Seigneur, l'Évangile évoque également les contretemps et effets secondaires de la prédication «on aura pour ennemis les gens de sa propre maison» (Mt 10,36). C'est cela le paradoxe de vivre la foi: le risque de nous confronter, même à nos proches, quand nous ne comprenons pas qui est Jésus, le Seigneur, et nous ne le percevons pas comme le Maître de l'union.

Ensuite, Jésus nous demande de le placer au plus haut niveau sur l'échelle de l'amour: «Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi…» (Mt 10,37), «celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi» (Mt 10,37). Ainsi, Il propose de nous laisser accompagner par Lui en tant que présence de Dieu, car «qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé» (Mt 10,40). La conséquence de vivre accompagné par le Seigneur, quand on l'accueille chez soi, est de jouir de la récompense des prophètes et des justes, car nous avons accueilli chez nous un prophète et un juste.

Le Maître finit ses recommandations en donnant beaucoup de valeur aux petits gestes d'aide et de soutien que nous devons avoir envers ceux qui vivent en Sa compagnie: ses disciples, c'est à dire, nous les chrétiens «et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de ces petits en sa qualité de disciple» (Mt 10,42). De ce conseil naît une responsabilité: celle du respect d'autrui, nous devons prendre conscience que celui qui vit dans le Seigneur, qui que ce soit, doit être considéré comme si c'était Jésus Lui-même. Saint Jean Chrysostome nous dit: «Si l'amour était parsemé partout, cela donnerait une foule de biens».
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Bonne journée!
Jean-Yves 

vendredi 12 juillet 2019

+ Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? / (295,206)

Bonjour!
samedi 13 juillet 2019



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

PSAUME

(Ps 104 (105), 1-2, 3-4, 6-7)
R/ Cherchez Dieu, vous les humbles,

et votre cœur vivra. (Ps 68, 33b)

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,

annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;

chantez et jouez pour lui,

redites sans fin ses merveilles.
Glorifiez-vous de son nom très saint :

joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !

Cherchez le Seigneur et sa puissance,

recherchez sans trêve sa face.
Vous, la race d’Abraham son serviteur,

les fils de Jacob, qu’il a choisis,

le Seigneur, c’est lui notre Dieu :

ses jugements font loi pour l’univers.

ÉVANGILE

« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps » (Mt 10, 24-33)
Alléluia. Alléluia. 

Si l’on vous insulte pour le nom du Christ,    

heureux êtes-vous :

l’Esprit de Dieu repose sur vous.
Alléluia. (1 P 4, 14)

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,

Jésus disait à ses Apôtres :

    « Le disciple n’est pas au-dessus de son maître,

ni le serviteur au-dessus de son seigneur.
    Il suffit que le disciple soit comme son maître,
et le serviteur, comme son seigneur.
Si les gens ont traité de Béelzéboul le maître de maison,
ce sera bien pire pour ceux de sa maison.
    Ne craignez donc pas ces gens-là ;        
rien n’est voilé qui ne sera dévoilé,
rien n’est caché qui ne sera connu.
    Ce que je vous dis dans les ténèbres,
dites-le en pleine lumière ;
ce que vous entendez au creux de l’oreille,
proclamez-le sur les toits.
    Ne craignez pas ceux qui tuent le corps
sans pouvoir tuer l’âme ;
craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne
l’âme aussi bien que le corps.
    Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ?
Or, pas un seul ne tombe à terre
sans que votre Père le veuille.
    Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés.
    Soyez donc sans crainte :
vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.
    Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes,
moi aussi je me déclarerai pour lui
devant mon Père qui est aux cieux.
    Mais celui qui me reniera devant les hommes,
moi aussi je le renierai
devant mon Père qui est aux cieux. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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     Commentaire...   

En première lecture, ce passage d’évangile présente l’état et la mission du disciple sous un angle qui n’est pas particulièrement paisible !
Les contrepoints crépitent comme un feu d’artifice : « le monde voile ? Eh bien dévoilez.
Il murmure dans l’ombre ? Proclamez sur les toits. Ce qu’il garde secret : faites-le connaître ».
On comprend qu’à force de nous mettre ainsi en porte à faux par rapport à la mentalité ambiante, nous finirons par nous faire traiter de Démons !
Jésus nous répond : « Qu’à cela ne tienne : le monde et ceux qui lui appartiennent ne peuvent rien contre vous.
Non seulement ils n’ont aucun pouvoir sur votre âme, mais ils n’en ont sur votre corps que dans la mesure où votre Père le permet. “Sois sans crainte petit troupeau” (Lc 12, 32) : de même que le Père m’a arraché à la mort pour me glorifier auprès de lui, ainsi vous sauvera-t-il vous aussi, et il vous donnera part à sa propre vie dans l’Esprit ».
A force de ruminer et de se laisser pénétrer par ces versets, la première impression un peu oppressante cède progressivement le pas à un sentiment de liberté et de joie : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
Il n’a pas refusé son propre Fils, il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il avec lui ne pas nous donner tout ? » (Rm 8, 31-32).
Le monde entier pourrait bien se déchaîner contre nous : ne sommes-nous pas dans la main de Dieu ? Or « nul ne peut rien arracher de la main du Père » (Jn 10, 29).
Oui, « j’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l’avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur » (Rm 8, 38-39).
A condition bien sûr de ne pas le « renier devant les hommes » ; car Notre- Seigneur ne s’impose pas à nous : il s’offre à notre liberté, pour qu’en le choisissant nous puissions retrouver notre orientation originelle vers Dieu, Source et Fin de notre vie.
Jésus s’engage même solennellement à intercéder auprès de son Père en faveur de ceux qui ne craignent pas de se compromettre, en prenant position pour lui devant les hommes.
« Je me prononcerai pour eux devant mon Père » signifie que Notre-Seigneur se fait notre avocat, bien plus : notre « goël » (Lev 25, 48), le frère aîné qui rachète, fût-ce au prix de sa propre liberté, le petit cadet devenu insolvable.
Nous touchons à nouveau le paradoxe de l’Evangile. Nous rêvions d’un Dieu manifestant sa toute-puissance en nous préservant de la souffrance, qu’il n’aurait aucune peine à maîtriser du haut de sa grandeur.
Or lorsque Dieu se révèle, il n’apparaît pas « au-dessus » de nous, mais au-dessous, et même au plus bas, lui qui s’est « s’abaissé jusqu’à mourir et à mourir sur une croix », afin qu’aucun des enfants du Père tombés dans le péché n’échappe à sa miséricorde.
Ne cherchons pas à être « au-dessus de notre Maître » : c’est sous les ailes de la poule que les poussins sont à l’abri !
Ne désirons pas une autre condition que celle qui nous échoit, puisque le Verbe, en l’assumant, lui a donné un poids de gloire éternelle.
« Contentons-nous d’être comme notre Maître », recevant tout de la main du Père et lui rendant grâce en toutes circonstances : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger » (Mt 11, 28-30).
Dieu qui as envoyé ton Fils pour nous sauver et pour faire de nous tes enfants d’adoption, regarde avec bonté ceux que tu aimes comme un père ; puisque nous croyons au Christ, accorde-nous la vraie liberté et la vie éternelle, par ce même Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Abbé Phillippe Link - Merci!
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«La seule existence de l'Église est une preuve
 de la résurrection du Christ.»
(Étienne Dahler)
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«L'habitude de l'attente peut se révéler souvent 
le pire adversaire de la vigilance, pour le veilleur.»
(Jean-Claude Lavigne)
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Bonne journée!
Jean-Yves