samedi 20 janvier 2018

«Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle» / (265,221)

Bonjour!
Dimanche 21 janvier 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...
 
       (Mc 1,14-20): Après l’arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu; il disait: «Les temps sont accomplis: le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle». Passant au bord du lac de Galilée, il vit Simon et son frère André en train de jeter leurs filets: c'étaient des pêcheurs. Jésus leur dit: «Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes». Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent. Un peu plus loin, Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient aussi dans leur barque et préparaient leurs filets. Jésus les appela aussitôt. Alors, laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils partirent derrière lui.
Commentaire: + Abbé Lluís ROQUÉ i Roqué (Manresa, Barcelona, Espagne)
«Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle»
Aujourd'hui l'Eglise nous invite à nous convertir et, avec Jésus, elle nous dit «Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle» (Mc 1,15). Par conséquent, Il faudra écouter Jésus Christ, en corrigeant et en améliorant ce qui est nécessaire.

Toute action humaine s'unit au dessein éternel de Dieu pour nous et à la vocation d'écouter Jésus, de le suivre en tout et pour tout, et de le proclamer comme l'ont fait les premiers disciples, comme l'ont fait des millions de personnes et comme nous essayons de le faire.

Maintenant c'est l'opportunité de rencontrer Dieu par le biais de Jésus-Christ; maintenant c'est le moment de notre vie qui nous lie à une éternité heureuse ou malheureuse, maintenant c'est le moment que Dieu nous donne pour Le rencontrer, pour vivre comme ses enfants et faire en sorte que les événements quotidiens aient la charge divine que Jésus-Christ —tout au long de sa vie terrestre— leur a imprimée.

Nous ne pouvons pas laisser passer cette opportunité! Cette vie, plus ou moins longue dans la durée, mais toujours courte, puisque «l'apparence de ce monde passe» (1Cor 7,31). Ensuite, une éternité avec Dieu et ses fidèles dans une vie et un bonheur complets, ou loin de Dieu —avec les infidèles— dans une vie et un malheur total.

Ainsi, les heures, les jours, les mois et les ans ne sont pas faits pour les gâcher, ni pour s'installer confortablement et les passer sans peine ni gloire dans un stérile “aller comme ci, comme ça”. Ils sont faits pour vivre —ici et maintenant— ce que Jésus a proclamé dans l'Evangile salvateur: vivre avec Dieu, en aimant tout et tout le monde. Et ainsi, ceux qui ont aimé —Marie, la Mère de Dieu et notre Mère, les saints, ceux qui ont été fidèles jusqu'à la fin de leur vie terrestre— ont pu écouter «Très bien, serviteur bon et fidèle (…): entre dans la joie de ton Seigneur» (Mt 25,23").

Convertissons-nous! Cela en vaut la peine! Nous aimerons et nous serons d'ores et déjà heureux.
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«Nos blessures ne sont pas des obstacles à l'amour.
Dieu en fait un portail pour que notre vie puisse croître.»
(Mgr Jérôme Beau, évêques auxiliaire à Paris)
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Merci à nos visiteurs...

Il proviennent des pays suivants:

Canada - France - États-Unis - Allemagne -
Russie - Belgique - Ukraine - Suisse -
Côte d'Ivoire - Espagne - Algérie - Portugal -
 Royaume-Uni - Et autres encore...

Merci d'être là pour partager la Parole de Dieu
et faire une prière...

Ensemble, nous formons Église...
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Bon dimanche!
Jean-Yves
 
 


vendredi 19 janvier 2018

Qu'en penses-tu?: Règles de vie... / L'âne jaloux (Une fable.) / (265,189)

Bonjour!
Samedi 20 janvier 2018
 
 
 
Règles de vie...
 
Appends à tendre les bras
pour accueillir et non pour enchaîner.
 
Aime sans t'appuyer sur l'autre,
mais accorde-lui ton appui.
 
Aide quelqu'un à planter des fleurs
au lieu d'attendre qu'on t'offre un bouquet.
 
Rappelle-toi que chacun est unique
et a une valeur infinie.
(Auteur inconnu)
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L'âne jaloux...
 
 
 
Un jour, un âne entendit le chant d'un oiseau. Il le trouva bien beau et voulut apprendre à chanter lui-aussi. Il alla à la rencontre de l'oiseau et lui demanda; «Qu'Est-ce que tu manges qui te fait chanter aussi bien?»
L'oiseau lui répondit: «C'est parce que je me nourris de la rosée du matin».
En entendant cela, l'âne cessa de manger de l'herbe et ne mangea que de la rosée.
Il mourut.
Morale: il ne faut pas envier les talents des autres...
Fable Kikuyu (Kenya)
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Bonne journée!
Jean-Yves

jeudi 18 janvier 2018

Vous êtes un enfant de l'univers... Texte de sagesse. / L'acte de contrition... / (265,140)

Bonjour!
Jeudi 18 janvier 2018

 

Note: Aujourd'hui, je vous offre un texte que j'ai trouvé dans mes "vieux papiers" mais qui est rempli de sagesse...  Apparemment, ce texte aurait été trouvé dans une église en 1692.  Moi je le transcris à partir de la revue "Plein jour" de mai 1999... C'est déjà pas d'hier! Voici:  

Vous êtes un enfant de l'univers
 
Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte
et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence.
Sans aliénation, vivez autant que possible
de bons termes avec toutes personnes.
Dites doucement et clairement votre vérité.
 Écoutez les autres, même le simple d'esprit et l'ignorant.
Ils ont eaux aussi leur histoire.
Évitez les individus bruyants et agressifs,
 ils sont une vexation pour l'esprit.
Ne vous comparez avec personne:
 vous risqueriez de devenir vains et vaniteux.
 Il y a toujours plus grands et plus petits que vous.
 
Soyez vous-même, surtout n'affectez pas l'amitié.
Non plus ne soyez cynique en amour,
car il est, en face de toute stérilité
et de tout désenchantement, aussi éternel que l'herbe.
Prenez avec bonté le conseil des années,
 en renonçant avec grâce à votre jeunesse.

Fortifiez une puissance d'esprit
pour vous protéger en cas de malheur soudain.
Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères.
De nombreuses peurs naissent
de la fatigue été de la solitude.

Au-delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même.
Vous êtes un enfant de l'univers,
pas moins que les arbres et les étoiles,
 vous avez le droit d'être ici.
Et qu'il vous soit clair ou non,
l'univers se déroule sans doute comme il le devrait.

Soyez en paix avec Dieu,
quelle que soit votre conception de lui,
et quels que soient vos travaux et vos rêves,
gardez dans le désarroi bruyant de la vie la paix de votre âme.
Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses
et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau.
 Prenez attention. tâchez d'être heureux.
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   Prière... 
 
 
 


On m'a demandé si je pouvais reproduire ici l'acte de contrition...

Mon Dieu, j'ai un extrême regret de vous avoir offensé,
parce que vous êtes infiniment bon,
infiniment aimable, et que le péché vous déplaît;
pardonnez-moi par les mérites de Jésus Christ mon Sauveur;
je me propose, moyennant votre sainte grâce,
de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

J'ai pris cette prière chez les Carmes et je donne l'adresse :

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Diacre
au cœur de notre monde
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PAIX À VOUS!

Merci d'être là!

Jean-Yves

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Prenons conscience de ce que, tout au long des siècles, les chrétiens se sont divisés... / (265,116)

Bonjour!
Jeudi 18 janvier 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Mc 3,7-12): Jésus se retira avec ses disciples au bord du lac; et beaucoup de gens, venus de la Galilée, le suivirent; et aussi beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon avaient appris tout ce qu'il faisait, et ils vinrent à lui. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour qu'il ne soit pas écrasé par la foule. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient: «Tu es le Fils de Dieu!». Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.
Commentaire:
Abbé Melcior QUEROL i Solà (Ribes de Freser, Girona, Espagne)
«Beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon»
Aujourd'hui, le baptême encore tout récent de Jean dans les eaux du Jourdain devrait nous rappeler la force de conversion de notre propre baptême. Nous avons tous été baptisés en un seul Seigneur, une seule foi, «un seul Esprit pour former un seul corps» (1Co 12,13). Voici l'idéal d'unité: ne former qu'un seul corps, être dans le Christ une seule chose, pour que le monde croie.

Dans l'Évangile du jour nous voyons «beaucoup de gens, venus de la Galilée» et beaucoup d'autres gens encore (cf. Mc 3,7-8) qui s'approchent du Seigneur. Et Lui les accueille tous; à tous, sans exception, il fait du bien. Nous devons avoir cela très présent à l'esprit durant la semaine pour l'unité des chrétiens.

Prenons conscience de ce que, tout au long des siècles, les chrétiens se sont divisés en catholiques, orthodoxes, anglicans, luthériens et toute une kyrielle de confessions chrétiennes. Péché historique contre l'une des notes essentielles de l'Église: son unité.

Mais atterrissons dans notre réalité ecclésiale d'aujourd'hui. Celle de notre diocèse, celle de notre paroisse. Celle de notre groupe de chrétiens. Sommes-nous réellement une seule chose? Notre relation d'unité est-elle un motif de conversion pour ceux qui sont éloignés de l'Église? «Que tous soient un, pour que le monde croie» (Jn 17,21), demande Jésus au Père. C'est çà le défi. Que les païens voient comment se fréquentent des croyants qui, réunis par l'Esprit Saint dans l'Église du Christ, ont un seul coeur et une seule âme (cf. Ac 4,32-34).

Rappelons que comme fruit de l'Eucharistie, en même temps que l'union de chacun avec Jésus, doit se manifester l'unité de l'Assemblée puisque nous nous nourrissons du même Pain pour être un seul corps. Ce que les sacrements signifient, la grâce qu'ils contiennent, exigent par conséquent des gestes de communion envers les autres. Nous nous convertissons à l'unité trinitaire (don qui vient d'en-haut) et notre sanctification ne peut éviter les gestes de communion, de compréhension, d'accueil et de pardon envers les autres.
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«Prenez soin de votre enfant intérieur...».
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«L'espérance est le plus grand défi
 adressé à l'humanité aujourd'hui.»
(Timothy Radcliff)
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«Faire l'expérience d'être choisi, appelé,
c'est cela, une religion.»
(Timothy Radcliff)
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«Oubliez votre bonheur pour vous occuper de celui des autres
et vous serez plus heureux que vous n'auriez pu rêver de l'être.»
(Timothy Radcliff)
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«Envoie ton Esprit Saint, fais de nous des témoins,
Qui portent l'Évangile à toutes les nations,
Car tu es avec nous jusqu'à la fin du monde.»
 
Dieu notre Père, Source de tout don,
répands ton esprit sur l'église
et renouvelle la face de la terre.»
 
(Hymne - bréviaire)
 
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Prions...
 
- Pour le pape François en voyage apostolique actuellement...
- Prions pour notre clergé...
- Prions pour la paix dans le monde...
- Prions pour l'Unité des chrétiens...
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 



lundi 15 janvier 2018

Mgr Clément Fecteau: Homélie - Hommage - Prière / (264,935)

Bonjour!
 
À l'occasion des funérailles de Mgr Clément Fecteau,
évêque-émérite du Diocèse de Sainte-Anne-La Pocatière:
- Homélie de Mgr Yvon-Joseph Moreau,
évêque-émérite et administrateur
- Hommage à Mgr Fecteau 
par Gaétan Godbout (serv. communications)
Prière: «À gloire de notre Dieu»:
 pour rendre hommage
 à l'évêque qui m'a ordonné diacre.

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Homélie pour les funérailles de Mgr Clément Fecteau – 13-01-2018


PAROLE DE DIEU : Éphésiens 1, 3-12 ; Jean 17, 24-26


Le jour de la célébration du cinquantième anniversaire de son ordination presbytérale,

après avoir jeté un regard d’ensemble sur son parcours de prêtre et d’évêque, notre frère Clément affirmait :


Quand je regarde ces 50 années, une seule pensée me vient,

c’est : « Merci, mon Dieu.

Merci de m’avoir fait l’immense honneur et le grand bonheur

d’avoir pu accomplir un tant soit peu la mission que tu m’as confiée…

J’ai voulu le faire, comme le dit cette parole de Paul que j’ai choisie comme devise :
« À la louange de sa gloire. »



Le cantique de la lettre aux Éphésiens d’où notre frère a tiré sa devise,

nous fait voir que la louange est la prière

où notre vie de fils et de filles de Dieu peut s’accomplir pleinement,

à la suite de Jésus dont la vie tout entière a été pour la gloire de Dieu son Père,

jusqu’au don total de lui-même.

Son désir de vivre « à la louange de sa gloire »

et il me semble entendre notre frère préciser :

« Il s’agit de sa gloire à lui, Dieu, et non de la mienne !... »,

notre frère Clément l’a fait grandir ce désir

et l’a renouvelé constamment dans le sacrement de l’eucharistie

qu’il célébrait avec reconnaissance.

Si nous prenons le temps de nous y arrêter et d’observer,

nous découvrons comment ce désir de louer Dieu est très présent dans l’Eucharistie :

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, affirmons-nous au début de la préface.

Et nous retrouvons encore ce mouvement de louange, au terme de la prière eucharistique :

Par Lui (le Christ), avec Lui et en Lui, à toi Dieu le Père tout-puissant,

dans l’unité du Saint Esprit, tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles…

 
L’élan de louange qui animait son cœur, notre frère l’a également nourri

au contact de la nature : la nature vallonnée de sa Beauce natale

qu’il était toujours heureux de retrouver

en se rendant à la ferme et à l’érablière familiales,

auprès de sa sœur Thérèse et de son frère Daniel,

auprès de ses nombreux neveux et arrière-neveux dont il était proche.

De même, au contact de la nature grandiose au chalet du Collège de Lévis, à Beaumont,

avec ses ouvertures et ses beaux points de vue sur le grand fleuve Saint-Laurent…

Tout en respirant l’air de la campagne et du fleuve,

notre frère respirait aussi dans la louange !


Aujourd’hui, par cette eucharistie,

nous reconnaissons devant Dieu que la vie de notre frère

a vraiment été « à la louange de sa gloire »,

selon la devise qu’il s’était donnée comme évêque.

La longue chaîne d’amitié et de reconnaissance dont j’ai été témoin

dans la magnifique église de Sainte-Marie de Beauce, jeudi soir,

l’hommage bien senti rendu par son neveu Michael, au nom de toute la famille,

l’hommage livré hier soir avec estime et admiration

par le responsable des communications de notre diocèse de Sainte-Anne,

enfin votre présence aujourd’hui, malgré des conditions atmosphériques très difficiles,

tous ces faits attestent que la vie de notre frère a été pour nous un reflet de l’Évangile

et de la vie d’un vrai disciple à la suite de Jésus.

Lors de la fête de l’Épiphanie, célébrée dans la basilique Saint-Pierre de Rome,

samedi dernier, le pape François déclarait :

L’Évangile se réalise quand le chemin de la vie parvient au don.

Par sa présence aimante lors des rassemblements avec sa famille,

par son engagement d’éducateur au Collège de Lévis,

par son dévouement et son travail de prêtre dans les paroisses de Plessisville,

par son ministère d’évêque au diocèse de Québec et au diocèse de Sainte-Anne,

où il a été un pasteur aimé durant 12 ans

différentes étapes de sa vie que mettront en valeur

les intentions de prière qui seront énoncées dans quelques instants –,

notre frère a avancé fidèlement sur ce chemin de la vie

où il a réalisé au jour le jour le don de lui-même :

un don fraternel et joyeux, vécu dans un esprit de simplicité et de service.



De même que notre frère a voulu vivre « à la louange de sa gloire »,

nous demandons aujourd’hui que Dieu notre Père l’accueille dans sa gloire,

en faisant nôtre la prière de Jésus que nous avons entendue dans l’Évangile :



Père, ceux que tu m’as donnés,

je veux que là où je suis,

ils soient eux aussi avec moi,

et qu’ils contemplent ma gloire,

celle que tu m’as donnée

parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.



Cette gloire dont parle Jésus, c’est la victoire sur toute mort,

c’est la vie en abondance que nous promet l’Évangile, c’est la « gloire de la résurrection »,
 ainsi que nous le proclamerons dans la préface de ce jour :


Oui, nous sommes sauvés

par la mort de ton Fils ;

et nous attendons qu’un signe de toi

nous éveille à la vraie vie

dans la gloire de la résurrection.

 

C’est là notre espérance pour notre frère

et c’est aussi notre espérance pour chacun et chacune de nous

lorsque le chemin de notre vie arrivera à son terme.

Cette vie éternelle qui nous est promise peut nous sembler mystérieuse

et il est possible qu’elle suscite en nous des questionnements, parfois même des doutes…
Nous ne voyons pas, nous sommes dans l’ordre de la foi,

dans l’attitude de ceux et celles qui font confiance, au-delà de ce qu’ils voient…

Ces derniers jours, nous avons vu un corps que la vie avait quitté…

Mais nous croyons que la vie de Dieu en notre frère est victorieuse,

au-delà de ce que nous pouvons voir…


Parlant de cette vie, dans son Encyclique Loué sois-tu

qui est précisément une invitation à la louange –, le pape François déclare :



La vie éternelle sera un émerveillement partagé, où chaque créature,

transformée d’une manière lumineuse, occupera sa place… (no 243)



Nous pouvons croire que Clément

est maintenant transformé d’une manière lumineuse,

et c’est pourquoi je ne vois pas meilleure conclusion à cette homélie,

que celle que lui-même faisait le jour de la célébration de ses 50 ans de sacerdoce,

lors de la fête qui vous avait rassemblés nombreux dans cette cathédrale.

Ce 26 août 2007, il déclarait :



Je vous invite donc à faire de cette eucharistie

un immense chant de reconnaissance,

d’action de grâces à Dieu notre Père,

avec Jésus son Fils,

en souvenir de son sacrifice sur la Croix

et en souvenir de sa résurrection bienheureuse.



Prenons un moment de silence pour répondre à l’invitation de notre frère et ami Clément,

et disposons nos cœurs à faire de cette eucharistie un immense chant de reconnaissance...

+ Yvon Joseph Moreau
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Hommage à Monseigneur Clément Fecteau

 
Cinq jours après avoir été nommé au diocèse de Sainte-Anne, Monseigneur Clément Fecteau disait au journaliste que j’étais alors qu’il arrivait parmi nous avec l’intention de se mettre à l’écoute des gens. Et il ajoutait qu’il était « un peu curieux ». Ce que nous n’avions pas compris sur le moment, c’est que pour être à l’écoute des gens, il lui fallait poser d’innombrables questions… Tellement nombreuses qu’au début, elles nous ont désarçonnés. Quand, autour de la table du Conseil diocésain de pastorale, nous abordions quelques problématiques rencontrées dans notre diocèse, bien vite il nous demandait : « Et vous, qu’est-ce que vous en pensez? Qu’est-ce que notre Église peut faire pour régler ce problème? »

Peu de domaines échappaient à sa curiosité. Je veux croire que c’est sa formation de scientifique qui l’avait habitué à questionner afin de bien comprendre telle situation, telle façon de fonctionner. S’il visitait une usine, il ne craignait pas de s’approcher des ouvriers pour les questionner sur leur travail… Et il le faisait comme s’ils étaient camarades de travail : « Comment tu fais cela? » demandait-il. Ou encore : « Explique-moi cela… » Même nous, des Services diocésains, avions droit à ce genre de questionnement lorsque nous lui présentions l’un ou l’autre des dossiers que nous portions.

De Monseigneur Fecteau, je retiens aussi la grande confiance qu’il nous manifestait lorsqu’il nous confiait un mandat. Et s’il nous arrivait de nous écarter quelque peu, il nous reprenait avec grande délicatesse, sans crainte de nous expliquer pourquoi nous avions dévié de la route. Ce trait de caractère, ses confrères du Collège de Lévis l’avaient déjà remarqué. Parlant de Clément Fecteau, directeur des élèves du Collège de Lévis, Mgr Jean Gagnon disait qu’il « fut toujours proche des personnes et attentif à maintenir une discipline intelligente plutôt que contraignante ». (Pastorale Québec, 7 août 1996) Ainsi le percevaient ses confrères du Collège de Lévis; ainsi nous qui étions ses collaborateurs au diocèse pouvons encore le décrire.

Cette attention qu’il accordait aux personnes qu’il rencontrait, Monseigneur Fecteau a aussi voulu l’appliquer aux besoins de l’Église qui lui avait été confiée. Peu après son arrivée, il s’est lancé dans une vaste consultation de toutes les personnes impliquées en Église afin de définir des orientations pastorales qui correspondent aux besoins de notre temps. Publiées en 1998, ces orientations insistent particulièrement sur la responsabilité qui incombe à tous les baptisés d’annoncer l’Évangile et de voir à l’organisation de la vie ecclésiale. N’était-ce pas là l’amorce de la transformation missionnaire que notre Église diocésaine vit actuellement?
 
Son passage au diocèse de Sainte-Anne fut certes marqué de quelques moments tristes mais aussi de belles réalisations… Dans les semaines et mois qui ont suivi son arrivée chez nous, il a voulu se faire proche de son presbyterium. Ainsi, il a fait en sorte que tous les prêtres du diocèse puissent partager sa table pour des repas de fête. En modifiant continuellement la constitution des groupes invités, il s’est assuré que ces moments de rencontre permettraient aux participants de nouer des liens entre eux.

C’est sans doute sa sollicitude à l’égard de ses prêtres qui l’on conduit à autoriser la mise en place dans notre diocèse du Mouvement des Marguerites dont il a lui-même composé la prière. « Seigneur Jésus, a-t-il écrit, nous te prions pour les prêtres que tu as choisis pour être signes de ta présence, pour rassembler tes fidèles en ton nom et présider aux sacrements. »

Souvenons-nous aussi que c’est lui qui a insisté pour que nous revalorisions la fête de sainte Anne, patronne de notre Église paroissiale et diocésaine. Grâce à lui, nous avons pu profiter de l’enseignement de prédicateurs de qualité et rendre hommage à la grand-maman de Jésus pour qui il avait un attachement et une affection particulière.

Son passage chez nous fut aussi marqué par l’accueil de quatre paroisses du secteur Transcontinental que le diocèse de Rimouski parvenait difficilement à desservir. Avec l’accord de son clergé, Monseigneur Fecteau leur a ouvert grand les bras. Dans la Lettre pastorale qu’il destinait aux fidèles de ces communautés, il ne craignait pas d’affirmer que « la sollicitude de leur évêque leur était assurée », ajoutant qu’en solidarité avec le personnel pastoral du diocèse, il voulait « les accompagner, les soutenir et les guider sur la route qui conduit à la rencontre du Dieu vivant. »
Le travail d’évêque consiste aussi à veiller à la bonne gestion financière du diocèse qui lui est confié, ce qui permet d’assurer la pérennité des services dispensés au profit des fidèles. Voilà pourquoi il a travaillé à la réorganisation des Services diocésains, à l’assainissement et à la consolidation financière du diocèse, incluant la création du Club Soutien 2000. Là encore, il a su puiser à même les compétences de certaines personnes avantageusement connues de notre milieu et qui ont accepté de prêter main-forte à cette nouvelle forme de levée de fonds.
Au chapitre des événements heureux, on ne peut oublier que c’est durant son passage chez nous que nous avons célébré le 50e anniversaire de création de notre diocèse, en juillet et septembre 2001. À cette occasion, nous avons accueilli l’ensemble des évêques du Québec venus tenir chez nous leur plénière d’automne et célébrer avec nous cet heureux anniversaire.
Durant ses années à Sainte-Anne, l’occasion lui fut aussi donnée d’aller à Rome rencontrer le pape Benoît XVI dans le cadre de la visite ad limina en plus de participer, comme délégué de la Conférence des évêques du Canada, au synode sur « l’Eucharistie, source et sommet de la vie et de la mission de l’Église ».

Si, comme je viens de l’évoquerp, il a présidé à de fort belles réalisations, Monseigneur Fecteau a aussi connu quelques épreuves durant son mandat d’évêque de Sainte-Anne. Sans nous appesantir, mentionnons simplement le départ subit de ses deux vicaires généraux, les abbés Roland Picard et Jean-Luc Pelletier. Il a aussi conduit à leur dernier repos plus d’une quarantaine de ses prêtres dont quinze pour les seules années 1997-1998.

À mes yeux, Monseigneur Fecteau vous aviez l’allure d’un géant. Physiquement, on peut dire que la différence de taille était visible. Malgré tout, jamais je n’ai senti que vous me regardiez de haut. Ni moi ni personne d’ailleurs! Encore moins les jeunes qui venaient vous rencontrer à l’évêché en préparation de leur confirmation. Visiblement, le courant passait bien entre les jeunes et vous.
Monseigneur Fecteau, le doux géant que vous étiez profite désormais du sommeil des justes. Dans la demeure éternelle, vous avez rejoint ceux et celles que vous aimiez et qui ont marqué votre vie terrestre. Sachez toutefois que l’exemple de service, d’accueil, de simplicité et de générosité que vous nous laissez restera à jamais gravé dans le cœur de ceux et celles qui ont eu l’honneur de collaborer avec vous dans la poursuite de la mission confiée à son Église par le Christ Jésus.
 
Gaétan Godbout
11 janvier 2018 
 
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Prière:
À la gloire de notre Dieu
 
Nous te louons, Dieu notre Père,
pour la manifestation de ta gloire
dans ta création et dans notre vie.
 
Nous nous réjouissons, Jésus Christ, Fils du Père,
pour l'oeuvre de salut et de guérison
que tu accomplis en nous à chaque jour.
 
Nous reconnaissons, Esprit saint,
ta puissance infinie d'amour et de consolation,
Toi qui agis en nous et nous dynamise.
 
Puisse notre langage humain te plaire toujours,
Dieu trois fois Saint,
autant dans nos moments de recherche et de silence
que dans nos manifestations de grande communion.
 
Qu'il nous soit donné de te louer
et de célébrer ta gloire chaque jour
en étant accueillants et disponibles.
 
Que l'expression de ton amour infini et déjà partagé
 grandisse en nous jusque dans la plénitude éternelle,
 là où tout se dépasse et s'accomplit.
 
Que ce même amour se reflète dans notre vie
avec une intensité qui dérange,
et réveille la foi endormie
de ceux et celles qui nous entourent.
 
Que notre foi s'incarne toujours plus dans notre vie
à travers les événements qui nous arrivent.
 
Que notre espérance qui nous fait tendre
vers un bonheur infini et indescriptible, se développe.
 
Que notre amour, qui anticipe la communion parfaite,
éclaire la nuit de ceux et celles qui ont perdu le goût de vivre.
 
Et que, par notre témoignage,
d'autres hommes et d'autres femmes se lèvent
pour travailler à la construction de ton Royaume
avec Marie, notre mère et en communion avec l'Église.
 
Alléluia! Amen.
 
Jean-Yves Fortin, diacre
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