lundi 25 mai 2020

« Père, glorifie ton Fils » / Neuvaine préparatoire à la Pentecôte (5e jour) / (320,806)

Bonjour!
Mardi 26 mai 2020

Pentecôte

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Père, glorifie ton Fils » (Jn 17, 1-11a)
Alléluia. Alléluia.

Moi, je prierai le Père,
et il vous donnera un autre Défenseur
qui sera pour toujours avec vous.
Alléluia. (Jn 14, 16)


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,

Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, l’heure est venue.
Glorifie ton Fils
afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair,
il donnera la vie éternelle
à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle,
c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu,
et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Moi, je t’ai glorifié sur la terre

en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père,
de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
J’ai manifesté ton nom
aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner.
Ils étaient à toi, tu me les as donnés,
et ils ont gardé ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu
que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données :
ils les ont reçues,
ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi,
et ils ont cru que tu m’as envoyé.
Moi, je prie pour eux ;
ce n’est pas pour le monde que je prie,
mais pour ceux que tu m’as donnés,
car ils sont à toi.
Tout ce qui est à moi est à toi,
et ce qui est à toi est à moi ;
et je suis glorifié en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ;
eux, ils sont dans le monde,
et moi, je viens vers toi. »

– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...
L’œuvre du Fils consiste à faire connaître le nom du Père aux hommes que celui-ci lui avait confiés. C’est ainsi que Jésus a glorifié son Père durant son ministère terrestre : il n’a pas attiré sur lui l’attention de ses disciples, mais les a réorientés vers le Père, qu’ils ont reconnu comme la source de tous les biens qui leur venaient par le Fils.
Jésus l’Envoyé du Père est venu rassembler les enfants de Dieu dispersés, afin de les remettre sur le droit chemin de la vérité et de la vie. Bien plus : par ses paroles, ses actions et surtout par le don total de lui-même dans l’amour, il est en Personne ce chemin en tant que Fils unique du Père à l’image duquel nous sommes tous créés. Ayant « reconnu que Jésus est venu d’auprès du Père », les disciples se sont mis résolument en route à sa suite, « gardant fidèlement sa parole ».
Aussi la mission du Verbe incarné prend-elle fin : il nous confie au Père et nous précède auprès de lui pour nous y préparer une place, tandis que l’Esprit chemine avec nous sur la voie tracée par Jésus : « Je prie pour eux : ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, et je trouve ma gloire en eux ».
« La gloire de Dieu, disait Saint Irénée, c’est l’homme vivant (de la vie de l’Esprit reçu du Fils). Cette gloire est partagée par le Père et le Fils puisque l’Esprit est leur vie commune qu’ils répandent à profusion sur tous ceux qui croient en leur bienveillance. Et « la vie de l’homme c’est la vision de Dieu » – dans la foi sur cette terre, en attendant de « le voir tel qu’il est » (1 Jn 3, 2) au-delà du voile de la mort.
Mais la foi n’est pas ténèbres : elle est la nuée de l’Esprit qui nous accompagne durant notre traversée du désert, nous éclairant dans la nuit et nous protégeant du soleil brûlant durant le jour. « Or le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où l’Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté. Et nous nous reflétons tous la gloire du Seigneur, et nous sommes transfigurés en son image avec une gloire de plus en plus grande, par l’action du Seigneur qui est Esprit » (2 Co 3, 18).
Père, répands encore sur nous la rosée de ton Esprit Saint, nous te le demandons au nom de ton Fils bien-aimé, Notre-Seigneur Jésus-Christ. Fais descendre sur nous la nuée lumineuse de ta gloire. Rends-nous conscients de la responsabilité qui nous incombe de permettre à ton Esprit, par notre docilité à ses motions, d’étendre le règne du Christ par une vie en toutes choses conforme à la sienne.
Abbé Philippe Link - Merci!
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Pentecôte sur Pinterest
Neuvaine préparatoire à la Pentecôte.

Vent de Pentecôte
Envahie-nous
Refais nos forces
Vent de pentecôte
Souffle divin
Redonne vie
À ton Église

Viens, Esprit Saint, remplis le cœur de tes fidèles 
et allume en eux le feu de ton amour.
Envoie, Seigneur, ton Esprit, et tout sera crée
Et tu renouvelleras la face de la erre.

26 mai - Cinquième jour: Demandons au Seigneur le don de force pour que notre vie témoigne de notre foi au Christ. Qu'il nous donne le courage dans l'épreuve et soutienne nos pas de chaque jour pour continuer à être des infatigables chercheurs de Dieu.

L'Esprit Saint est un souffle, donc c'est une force...  Cette force c'est celle de la fidélité pour vaincre les tentations du découragement dans les épreuves de la vie... C'est un souffle missionnaire qui remplit le cœur des croyants à tous les âges de la vie. 
Il fait traverser les souffrances, la maladie, une déception en se gardant ouvert... 
Il permet de tenir ou de remonter la pente lors des adversités.
Il est le renouvellement du cœur quand le corps faiblit avec l'âge...  

Prions les uns pour les autres et pour toute l'Église. 

Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

Prière: Seigneur, ton Esprit nous conduit; c'est Toi qui prends soin de nous.
Montre-nous ta miséricorde, sois favorable a  nos prières.
Que toujours tes bienfaits viennent soutenir la foi de notre baptême. Amen.

La prière de conclusion: «À la gloire de notre Dieu». (Voir le 25 mai) 

À demain!
Jean-Yves
diacre

dimanche 24 mai 2020

« Courage ! Moi, je suis vainqueur du monde » / Neuvaine préparatoire à la Pentecôte (Jour4) / (320,692)

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Bonjour!
Lundi 25 mai 2020

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Courage ! Moi, je suis vainqueur du monde » (Jn 16, 29-33)
Alléluia. Alléluia.

Si vous êtes ressuscités avec le Christ,

recherchez les réalités d’en haut :

c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.
Alléluia. (Col 3, 1)


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,

les disciples de Jésus lui dirent :

« Voici que tu parles ouvertement

et non plus en images.
Maintenant nous savons que tu sais toutes choses,
et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge :
voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. »
Jésus leur répondit :
« Maintenant vous croyez !
Voici que l’heure vient – déjà elle est venue –
où vous serez dispersés chacun de son côté,
et vous me laisserez seul ;
mais je ne suis pas seul,
puisque le Père est avec moi.
Je vous ai parlé ainsi,
afin qu’en moi vous ayez la paix.
Dans le monde, vous avez à souffrir,
mais courage !
Moi, je suis vainqueur du monde. »

– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...
« Courage : je suis vainqueur du monde ». Il y a des jours où il est consolant d’entendre ces paroles ; à condition bien sûr de pouvoir leur accorder notre foi, c’est-à-dire de pouvoir nous appuyer sur elles pour avancer malgré les épreuves qui nous assaillent, et traverser ainsi les tempêtes dans la certitude que Jésus est « vainqueur du monde ».
Notre-Seigneur nous a averti : « dans le monde vous avez à souffrir ». Le terme « souffrir » est très fort ; il évoque les grands ébranlements cosmiques annonciateurs de la fin des temps, lorsque le Seigneur reviendra glorieux, pour introduire dans la Maison de son Père, ceux qui auront cru en lui et qui auront persévéré jusqu’au bout dans la fidélité à sa Parole. Certes, la Parousie se fait attendre, et les douleurs de l’enfantement mettent notre patience à l’épreuve ; aussi est-il bon de murmurer dans nos cœurs cette parole du Seigneur : « courage », c’est-à-dire gardez la foi.
Jésus ajoute : « Je vous ai dit tout cela pour que vous trouviez en moi la paix ». Dans les moments de désarroi, le Seigneur s’offre à nous comme notre havre de paix, mais c’est un port auquel on n’accède que par la foi, porté par la barque ecclésiale. Dans la lettre qu’il écrit aux chrétiens de Rome, Saint Paul associe les trois vertus théologales dans un crescendo saisissant. Il ouvre son propos par un verset introductif : « Nous sommes en paix avec Dieu par Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui nous a donné, par la foi, l’accès au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis ; et notre orgueil à nous, c’est d’espérer avoir part à la gloire de Dieu » (Rm 5, 1-2). Jusque là tout semble facile : une vie chrétienne en régime de croisière. La suite trahit cependant qu’il n’en est rien : « La détresse elle-même fait notre orgueil, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ; la persévérance produit la valeur éprouvée ; la valeur éprouvée produit l’espérance ; et l’espérance ne trompe pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 3-5).
La preuve que nous ne nous trompons pas en misant tout sur Dieu en son Christ, c’est cette flamme de l’amour divin qui continue à brûler dans nos cœurs, au plus fort de la tempête. Certes parfois elle vacille, il nous semble perdre pied. Si hier encore nous pouvions dire avec les apôtres, dans l’enthousiasme des moments de consolation : « Nous croyons que tu es venu de Dieu », aujourd’hui peut-être sommes-nous « dispersés chacun de notre côté, laissant Jésus seul ». Mais le Seigneur veille : il intercède pour nous auprès de son Père et le prie de nous envoyer l’Esprit Consolateur, afin que nous tenions bon dans l’épreuve et puissions mener jusqu’au bout le beau combat de la foi, de l’espérance et de la charité, ces trois vertus théologales par lesquelles nos vies sont déjà cachées en Dieu.
« Courage : je suis vainqueur du monde ». Le courage, c’est-à-dire la foi vivante qui nous unit à Jésus dans une communion d’amour, nous associe à sa victoire. Saint Jean écrit en effet : « Qui donc est vainqueur du monde ? N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est vérité » (1 Jn 5, 5-6).
Père saint, envoie sur nous ton Esprit : que son lumineux témoignage éclaire notre nuit et nous donne de persévérer dans la foi ; que l’espérance surabonde en nos cœurs troublés, afin que la paix l’envahisse, et que nous puissions garder nos pas dans ceux de Jésus-Christ Notre-Seigneur.
 Abbé Philippe Link - Merci!
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Neuvaine préparatoire à la Pentecôte
Vent de Pentecôte
Envahie-nous
Refais nos forces
Vent de Pentecôte
Souffle divin
Redonne vie
À ton Église
Demandons la venue de l'Esprit Saint, ses dons et ses fruits sur chacun et chacune de nous. 
25 mai - Quatrième jour: Demandons au Seigneur le don de conseil, pour éclairer notre conscience et  pour agir selon la volonté de Dieu. Ce don éclaire nos incertitudes, nous aide à discerner et à nous ajuster à Dieu et aux autres. 
Jésus nous donne l'Esprit Saint "le Défenseur", qui se tient à nos côtés. Ainsi nous pouvons prendre des décisions et agir selon l'Évangile. Il parle à notre conscience pour l'orienter selon le bien et l'amour de Dieu et en respect des autres à la lumière de la foi et de l'espérance. Ce don permet aussi de justifier notre espérance et de témoigner justement de notre foi.
Notre Père... Je vous salue Marie...
Prière: Seigneur, Dieu puissant et fort, Toi qui relève ce qui est déchu, Toi qui protège ce que tu as relevé, fais grandir le peuple de ceux que tu renouvelles en leur donnant de sanctifier ton nom: que soient toujours guidés par ton souffle ceux et celles que purifies par le sacrement du Baptême. Amen. 

La prière de conclusion: "À la gloire de notre Dieu" se retrouve à la journée d'hier.
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Esprit Saint viens verser ta tendresse au creux de ma faiblesse.
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«Le but de la vie chrétienne est l'accueil de l'Esprit Saint en nous.»
(Saint Séraphin de Sarov)
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À demain...
Bonne journée!
Jean-Yves

samedi 23 mai 2020

« Père, glorifie ton Fils » (Jn 17, 1b-11a) /Neuvaine préparatoire à la Pentecôte, 3e jour / (320,592)

Bonjour!
Dimanche 24 mai 2020



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Père, glorifie ton Fils » (Jn 17, 1b-11a)
Alléluia. Alléluia.

Je ne vous laisserai pas orphelins, dit le Seigneur ;
je reviens vers vous, et votre cœur se réjouira.
Alléluia. (cf. Jn 14, 18 ; 16, 22)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
    En ce temps-là,

        Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, l’heure est venue.
Glorifie ton Fils
afin que le Fils te glorifie.
    Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair,
il donnera la vie éternelle
à tous ceux que tu lui as donnés.
    Or, la vie éternelle,
c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu,
et celui que tu as envoyé,
Jésus Christ.
    Moi, je t’ai glorifié sur la terre
en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
    Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père,
de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
    J’ai manifesté ton nom
aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner.
Ils étaient à toi, tu me les as donnés,
et ils ont gardé ta parole.
    Maintenant, ils ont reconnu
que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
    car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données :
ils les ont reçues,
ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi,
et ils ont cru que tu m’as envoyé.

    Moi, je prie pour eux ;

ce n’est pas pour le monde que je prie,
mais pour ceux que tu m’as donnés,
car ils sont à toi.
    Tout ce qui est à moi est à toi,
et ce qui est à toi est à moi ;
et je suis glorifié en eux.
    Désormais, je ne suis plus dans le monde ;
eux, ils sont dans le monde,
et moi, je viens vers toi. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Lorsque Jésus dit : « Père, glorifie ton Fils », il parle bien de sa mort, mais d’une mort pour la vie. En Jésus, la mort n’est pas mortelle, elle est un mourir vers le Père, où Jésus est et reste Fils, où le Père l’engendre dans une éternelle plénitude. Jésus meurt en Fils et ainsi glorifie le Père.
La vertu filiale par excellence, c’est l’obéissance et Jésus, non sans combat (cf. He 5,8), s’est soumis à la croix, devenant obéissant jusqu’à la mort (Ph 2,8). En acceptant la mort, Jésus consent à n’exister que par le Père. Il pose l’acte absolu d’amour que jamais personne n’avait pu poser.
Mourir filialise Jésus. « En tes mains, je remets mon esprit ». Jésus meurt filialement. « Cette mort est immense, à la mesure de sa filiation ». Glorifiant le Père dans sa mort, il est ainsi glorifié comme Fils par sa résurrection. Le Père a entendu sa prière. La Résurrection du Fils en est la réponse. Elle est le déploiement de la gloire de sa divine filiation.
Jésus retrouve cette gloire qu’il avait auprès du Père avant que fut le monde (Jn 17,5). La mort de Jésus sans la Résurrection serait insensée. Saint Paul le dit bien : « Si le Christ n’est pas ressuscité, vide est notre foi » (1 Co 15,17). Mort et Résurrection du Christ sont inséparables. La mort fait passer Jésus de ce monde au Père (Jn 13,1) et la Résurrection est entrée dans la vie filiale, elle est naissance à ce pour quoi le Fils est engendré depuis toute éternité. Comme tout homme, Jésus devait mourir, mais afin de ressusciter.
Faisons le lien entre la pâque glorifiante du Christ et notre propre chemin de vie. La glorification de Jésus nous concerne car il dit dans sa prière au Père, en parlant de ses Apôtres : « Je trouve ma gloire en eux » (Jn 17,10). Que nous faut-il comprendre ? Comme aux Apôtres, Jésus nous fait découvrir le nom du Père, de notre Père (Jn 17,6). La mission de Jésus est de conduire tout homme au Père. Qui vit lié au Père a la vie éternelle, car relié à la source de sa vie, il ne peut mourir. Jésus a glorifié le Père sur la terre (Jn 17,4), en permettant à tout homme de devenir fils comme Lui, ou plutôt fils en Lui. En celui qui vit en disciple de la Parole de Dieu (Jn 17,6), Jésus trouve sa gloire de Fils, il se reconnaît.
Jésus veut désormais être glorifié en chacun de nous ! Sa mort glorifiante se prolonge dans notre vie. Si notre vieil homme est émondé par la Parole de Dieu, c’est pour filialiser notre être. La Résurrection est déjà à l’œuvre en nous pour que se lève cette « créature nouvelle », cet être filial qui sommeille en nous. L’image divine, nous l’avons. La ressemblance, elle, est à conquérir par le labeur de notre conversion. Notre devenir n’est pas dans une quelconque gloire terrestre et éphémère. Notre devenir est céleste. Être fils dans le Fils, voilà notre gloire. Dès aujourd’hui, que notre être, notre attitude, nos actes, nos paroles soient filiaux et Jésus trouvera sa gloire en nous et il nous attirera dans sa propre gloire.
 Entends notre prière, Seigneur : nous croyons que le Sauveur des hommes est auprès de toi dans la gloire ; fais-nous croire aussi qu’il est encore avec nous jusqu’à la fin des temps, comme il nous l’a promis.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Neuvaine préparatoire à la Pentecôte


Vent de Pentecôte 
Envahie-nous
Refais nos forces
Vent de Pentecôte
Souffle divin
Redonne vie
À ton Église.

Nous poursuivons notre neuvaine préparatoire à la Fête de la Pentecôte. Nous en sommes au 3e jour...

24 mai - Troisième jour: Demandons au Seigneur le don d'intelligence, qu'il ouvre les yeux de notre cœur au mystère de sa Parole pour qu'elle donne sens à notre vie. 

L'Esprit Saint aide à comprendre la Parole de Dieu; il la rend vivante et agissante dans la vie du croyant. 
L'Esprit Saint donne des clés pour mieux comprendre notre monde et son évolution... notre vie personnelle... le mystère du salut...
L'Esprit Saint éclaire le monde à la lumière du Christ et de sa Parole... 
L'Esprit Saint nous inspire l'Espérance véritable celle qui est passée par la croix et qui nous amène à la Résurrection. 

Notre Père... Je vous salue Marie... 

Prions: Seigneur, répands maintenant sur nous ton Esprit d'intelligence. Illumine nos esprits pour comprendre et vivre en vérité de la Parole de Dieu qui donne sens à notre vie. 

Prions les uns pour les autres;
portons-nous les uns les autres dans la prière.
Nous sommes en communion les uns avec les autres dans la prière.

(Un chrétien isolé est un chrétien en danger surtout dans les moments difficiles. Pensons à rejoindre quelqu'un aujourd'hui...)

Prière de conclusion: 

 “À LA GLOIRE DE NOTRE DIEU”

Nous te louons, Dieu notre Père,
pour la manifestation de ta gloire
dans ta création et dans notre vie.
Nous nous réjouissons, Jésus Christ, Fils du Père,
pour l’œuvre de salut et de guérison
que tu ne cesses d’accomplir en nous à chaque jour.
Nous reconnaissons, Esprit-Saint, ta puissance infinie d’amour et de consolation,
Toi qui agis en nous et nous dynamise.

Puisse notre langage humain te plaire toujours, Dieu trois fois Saint,
autant dans nos moments de recherche et de silence
que dans nos manifestations de grande communion.

Qu’il nous soit donné de te louer et de célébrer ta gloire
chaque jour en étant accueillants et disponibles.
Que l’expression de ton amour infini et déjà partagé
grandisse en nous jusque dans la plénitude éternelle,
là où tout se dépasse et s’accomplit.

Que ce même amour se reflète dans notre vie
avec une intensité qui dérange,
et secoue la foi endormie de ceux et celles qui nous entourent.
Que notre foi s’incarne toujours plus dans notre vie
à travers les événements qui nous arrivent.

Que notre espérance qui nous fait tendre
vers un bonheur infini et indescriptible, se développe.
Que notre amour, qui anticipe la communion parfaite,
éclaire la nuit de ceux et celles qui n’ont plus le goût de vivre.
Et que, par notre témoignage,
d’autres hommes et d’autres femmes se lèvent
pour travailler à la construction de ton Royaume
avec Marie, notre mère et en communion avec l’Église.


Alléluia! Amen.
(Jean-Yves Fortin, diacre)

À demain!

Je vous laisse sur cette réflexion de Benoît XVI:
«L'Esprit de Dieu chasse la peur; il nous fait savoir et sentir que nous sommes entre les mains d'une Toute Puissance d'amour: quoiqu'il arrive, Son amour infini ne nous abandonne pas.»

Jean-Yves
diacre
+

vendredi 22 mai 2020

Invoquer le nom de Jésus c’est donc invoquer le nom de Celui que l’on a reconnu dans la foi comme Seigneur, le Fils unique « sorti du Père » et « venu dans le monde » pour sauver les hommes./Neuvaine à l'Esprit Saint, 2e jour / (320,529)

Bonjour!
Samedi 23 mai 2020


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru » (Jn 16, 23b-28)
Alléluia. Alléluia.

Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ;
maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père.
Alléluia. (Jn 16, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,

Jésus disait à ses disciples :
« Amen, amen, je vous le dis :
ce que vous demanderez au Père en mon nom,
il vous le donnera.
Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ;
demandez, et vous recevrez :
ainsi votre joie sera parfaite.

En disant cela, je vous ai parlé en images.

L’heure vient où je vous parlerai sans images,
et vous annoncerai ouvertement ce qui concerne le Père.
Ce jour-là, vous demanderez en mon nom ;
or, je ne vous dis pas que moi, je prierai le Père pour vous,
car le Père lui-même vous aime,
parce que vous m’avez aimé
et vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti.
Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ;
maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. »

– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...
« Si vous demandez quelque chose en invoquant mon nom » : la référence au nom de Jésus revient par trois fois dans le bref passage d’évangile de ce jour.
Plus exactement, il s’agit chaque fois d’invoquer le nom de Jésus au cours d’une prière de demande adressée au Père. Quel sens peut donc bien recouvrir cette expression : « invoquer le nom de Jésus » ?
« Jésus », « Yeshoua », signifie « Dieu sauve ». Ainsi, le nom de Jésus s’identifie parfaitement avec sa mission de sauver les hommes.
Ce nom, comme nous le rappelle saint Paul dans l’épître aux Philippiens, c’est celui que le Père a donné au Fils en le ressuscitant d’entre les morts et en le faisant siéger à sa droite dans le ciel, c’est « le Nom qui est au-dessus de tout nom » (cf. Ph 2, 9 ; Ep 1, 20s).
Ce Nom, c’est donc celui de « Seigneur », qui convient à Jésus Ressuscité au même titre qu’à Dieu puisque « au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l’abîme, tout être vivant tombe à genoux, et toute langue proclame : « Jésus Christ est le Seigneur », pour la gloire de Dieu le Père » (cf. Ph 2, 10-11).
Invoquer le nom de Jésus c’est donc invoquer le nom de Celui que l’on a reconnu dans la foi comme Seigneur, le Fils unique « sorti du Père » et « venu dans le monde » pour sauver les hommes. Il est important de se rappeler tout cela afin de bien comprendre les paroles que Jésus adresse à ses disciples dans l’évangile de ce jour.
Pour être exaucée, la prière d’intercession auprès du Père faite au nom de Jésus doit être en même temps une confession de sa divinité et du salut qu’il est venu nous porter.
Prier au nom de Jésus, ce n’est pas se recommander de lui ou compter sur lui comme sur quelqu’un de sûr pour répercuter nos demandes auprès du Père.
Prier le Père au nom de Jésus, c’est reconnaître que déjà en son Fils, il nous a comblés de toute grâce et de toute bénédiction. C’est entrer dans une attitude de confiance envers lui sachant qu’en son Fils il nous a déjà tout donné.
L’Incarnation du Fils de Dieu n’est-elle pas la manifestation la plus éminente de la Providence divine !
Nous touchons ici le fondement de toute prière d’intercession : une attitude de confiance filiale par rapport à notre Père du ciel qui nous fait demander en étant sûr de recevoir en retour ce qu’il y aura de meilleur pour nous.
En ces jours qui nous acheminent vers Pentecôte, comme de vrais disciples qui ont reconnu en Jésus le Fils de Dieu vainqueur de la mort et du péché, prions le Père de nous envoyer son Esprit.
Père, ton Fils Jésus nous dit : « Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui l’en prient. » (Lc 11, 13)
Que pourrions-nous espérer de mieux que le don de l’Esprit Saint qui nous rend participants dès ici-bas de la vie divine !
Oui, Père, au nom de Jésus, donne-nous ton Esprit.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Neuvaine préparatoire à la Pentecôte


Vent de Pentecôte 
Envahie-nous
Refais nos forces
Vent de Pentecôte
Souffle divin
Redonne vie
À ton Église.

En ce temps bien spécial de notre année liturgique et dans le contexte particulier de la pandémie qui nous marque tous dans le monde, j'ai pensé vous proposer une neuvaine à l'Esprit Saint qui nous amènera à la grande fête de la Pentecôte. 

Je vous propose cette neuvaine en m'inspirant de certains textes de deux diocèse français, celui d'Albi et celui de Nevers.

Demandons la venue de l'Esprit Saint, ses dons et ses fruits sur chacun et chacune de nous.   

23 mai - Deuxième jour: Demandons au Seigneur le don de Sagesse: qu'il nous donne le goût de Dieu pour chercher le bien en toute chose. 

L'Esprit Saint est lumière intérieure pour nous orienter selon la vérité, même si elle ne nous apparaît pas toujours clairement. La Sagesse guidera mes actes avec prudence et me guidera. Oui, elle nous guidera à travers tous les bouleversements du monde et de notre vie personnelle. 

Notre Père... Je vous salue Marie...

Prière: Seigneur, répands maintenant sur nous ton Esprit de Sagesse. Qu'elle illumine et instruise notre cœur. Qu'elle nous confirme dans ta grâce. 
Seigneur, rends-nous dociles à ton Esprit pour apprécier ce qui est juste, et donne-nous d'éprouver toujours le réconfort de sa présence. 

Et vous pouvez terminer par la prière: «À la gloire de notre Dieu» que vous retrouverez à la journée d'hier...

À demain...

Bonne journée!
Jean-Yves 


jeudi 21 mai 2020

« Votre joie, personne ne vous l’enlèvera » / Neuvaine à l'Esprit Saint... / (320,446)

Bonjour!
Vendredi 22 mai 2020


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Votre joie, personne ne vous l’enlèvera » (Jn 16, 20-23a)
Alléluia. Alléluia.

Le Christ devait souffrir

et ressusciter d’entre les morts

pour entrer dans la gloire.
Alléluia. (cf. Lc 24, 46.26)


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,

Jésus disait à ses disciples :

« Amen, amen, je vous le dis :

vous allez pleurer et vous lamenter,
tandis que le monde se réjouira ;
vous serez dans la peine,
mais votre peine se changera en joie.
La femme qui enfante est dans la peine
parce que son heure est arrivée.
Mais, quand l’enfant est né,
elle ne se souvient plus de sa souffrance,
tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde.
Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine,
mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ;
et votre joie, personne ne vous l’enlèvera.
En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions. »

– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...
Seigneur Jésus, je t’en prie, donne-moi cette joie qui ne passe pas !
 Le Christ annonce aux apôtres que leur peine se transformera en joie. Mais pourquoi faut-il passer par la case « peine » pour arriver à la case « joie » ? Le chemin de la joie ne pourrait-il pas être plus direct ? L’exemple biblique de la femme sur le point d’enfanter nous donne un indice : en l’absence d’anesthésie, les douleurs de l’accouchement sont inévitables, mais elles ne sont rien comparées à la joie de la nouvelle maman qui embrasse son bébé. Il n’y a pas de commune mesure entre la peine et la joie, celle-ci dépasse infiniment celle-là. D’autre part, souvenons-nous de ces paroles de saint Augustin : « Suppose que Dieu veuille te remplir de miel : si tu es plein de vinaigre, où mettre le miel ? Il faut répandre le contenu du vase ; il faut purifier le vase lui-même ; il faut le purifier, fût-ce à force de peiner, à force de frotter, pour le rendre apte à recevoir cette réalité mystérieuse. » (Sermon sur la première Lettre de saint Jean, 4, 6). Sans purification, mon cœur ne serait tout simplement pas prêt à aimer. Sans peine, je ne serais pas prêt pour la joie.
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Vent de Pentecôte...

Neuvaine préparatoire à la Pentecôte

En ce temps bien spécial de notre année liturgique et dans le contexte particulier de la pandémie qui nous marque tous dans le monde, j'ai pensé vous proposer une neuvaine à l'Esprit Saint qui nous amènera à la grande fête de la Pentecôte. 


Je vous propose cette neuvaine en m'inspirant de certains textes de deux diocèses français, celui d'Albi et celui de Nevers. 
Demandons la venue de l'Esprit saint, ses dons et ses fruits sur chacun et chacune de nous. 


22 mai - Premier jour : Demandons au Seigneur l'Esprit Saint qui est le Don de Dieu. Demander l'Esprit Saint, c'est demander ce qu'il y a de meilleur: l'Esprit Saint rassemble tous les dons. Les dons de l'Esprit Saint sont comme les couleurs de l'arc en ciel qui forment une unique lumière dans une infinité de nuances... Il est souffle de vie, de vie éternelle venant de Dieu et nous y conduisant. C'est lui qui nous unit à Dieu.

Seigneur, par notre baptême, tu nous as fait renaître de l'eau et de l'Esprit. Toi qui as promis d'envoyer l'Esprit et ses dons à tous ceux qui te prient, rends-nous participants à l'amour qui unit le Père et le Fils. Amen.

Notre Père... Je vous salue Marie... 

Viens, Esprit Saint en nos cœurs
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

«Les ténèbres ne sont pas ténèbres devant toi.
La nuit comme le jour est Lumière.»
(Psaume)

+ Prions les uns pour les autres;
portons-nous les uns les autres, 
supportons-nous les uns les autres dans la prière. 
Nous sommes en communion les uns avec les autres dans la prière.



 “À LA GLOIRE DE NOTRE DIEU”

Nous te louons, Dieu notre Père,
pour la manifestation de ta gloire
dans ta création et dans notre vie.
Nous nous réjouissons, Jésus Christ, Fils du Père,
pour l’œuvre de salut et de guérison
que tu ne cesses d’accomplir en nous à chaque jour.
Nous reconnaissons, Esprit-Saint, ta puissance infinie d’amour et de consolation,
Toi qui agis en nous et nous dynamise.

Puisse notre langage humain te plaire toujours, Dieu trois fois Saint,
autant dans nos moments de recherche et de silence
que dans nos manifestations de grande communion.

Qu’il nous soit donné de te louer et de célébrer ta gloire
chaque jour en étant accueillants et disponibles.
Que l’expression de ton amour infini et déjà partagé
grandisse en nous jusque dans la plénitude éternelle,
là où tout se dépasse et s’accomplit.

Que ce même amour se reflète dans notre vie
avec une intensité qui dérange,
et secoue la foi endormie de ceux et celles qui nous entourent.
Que notre foi s’incarne toujours plus dans notre vie
à travers les événements qui nous arrivent.

Que notre espérance qui nous fait tendre
vers un bonheur infini et indescriptible, se développe.
Que notre amour, qui anticipe la communion parfaite,
éclaire la nuit de ceux et celles qui n’ont plus le goût de vivre.
Et que, par notre témoignage,
d’autres hommes et d’autres femmes se lèvent
pour travailler à la construction de ton Royaume
avec Marie, notre mère et en communion avec l’Église.

Alléluia! Amen.
(Jean-Yves Fortin, diacre)

À demain... 

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Bonne journée!
Jean-Yves