jeudi 27 avril 2017

La multiplication des pains...Confiance et collaboration... /(249,341)

«L'Église se construit
sur la foi de chaque baptisé(e).»
(Pape François)
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Bonjour!
Vendredi 28 avril 2017
 
«La résurrection est l'expérience quotidienne de chacun, c'est se lever chaque matin, appelés par le futur, combattant la mort quotidienne en nous, en lutte contre ce qui tue ou décolore la vie. L'espérance aime les nouveaux départs au lever du soleil.»
(Ermes Ronchi)
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Le diacre est un passeur d'espérance
en ce monde en grand besoin...
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«Voici le jour du Seigneur, jour de joie, alléluia!
La vie a vaincu la mort, la croix a vaincu l'enfer!»
(Hymne au bréviaire)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...


Jean 6, 1-15

En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades.
Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions- nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »
Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.
À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.

Pour notre réflexion...

1. « Jésus leva les yeux et vit la foule ».
L’Évangile d’aujourd’hui nous offre un passage très connu, celui de la multiplication des pains. Comme souvent, une foule nombreuse était venue voir et écouter Jésus. Saint Jean nous dit qu’une fois assise : « Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui ». Le regard de Jésus sur cette foule n’est pas un simple regard, saint Augustin nous précise : « l’élévation des regards du Seigneur est le symbole du regard même de sa miséricorde : il contemple d’abord d’un regard plein de compassion les multitudes qu’il nourrira tout à l’heure » (Saint Augustin, sermon 14). Il s’agit donc d’un regard plein d’amour et de compassion, mais il ne s’arrête pas car c’est aussi un regard qui traverse les siècles et qui se pose sur chaque chrétien qui cherche à le suivre, et que l’on retrouve de manière spéciale dans l’Eucharistie et dans le sacrement de la confession.
Jésus regarde donc la foule et, pris de compassion, lui donnera de quoi manger. Il ne cherche pas à rassasier seulement leurs corps mais aussi leurs âmes. Il le fera d’abord par sa parole et plus tard par l’Eucharistie, cette multiplication en est la préfiguration. En effet, saint Augustin dit encore : « Dans le pain de l’eucharistie, nous recevons la multiplication inépuisable des pains de l’amour de Jésus-Christ, assez riche pour rassasier la faim de tous les siècles ».

2. « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »
Oui, Jésus veut prendre soin de la foule et de chacun de nous mais même avec ce regard et ce désir de compassion, il demande quand même la coopération de l’homme. Concrètement dans ce passage il demande à Philippe de trouver à manger. Après de vaines recherches, celui-ci dit à Jésus qu’ils n’ont seulement que cinq pains et deux poissons, qui plus est appartenant à un jeune garçon. Cela paraît tellement ridicule en comparaison des cinq mille personnes présentes.
La situation dans laquelle se trouvent les disciples peut parfois ressembler à notre situation personnelle : comment vivre ma foi dans un monde aussi hostile, comment faire pour annoncer l’Évangile, comment faire pour surmonter une certaine difficulté ou un problème. Tout cela semble impossible.
Toutefois, c’est là que le Seigneur nous demande à la fois de lui faire confiance et il sollicite aussi notre collaboration. Même si cela peut paraître inutile, il faut y mettre du nôtre, donner tout ce que l’on a. En effet, s’il n’y avait pas eu ces cinq pains et ces deux poissons, Jésus n’aurait jamais pu accomplir ce miracle. Dans notre vie il faut, nous aussi, déposer nos cinq pains et nos deux poissons, même s’ils ressemblent à cinq croûtons et deux sardines. C’est avec cela que Jésus peut réaliser de grandes choses dans notre vie.
Saint Augustin continue sa réflexion en précisant que Jésus : « cherche ainsi à nous mettre, nous aussi, au service de cette multiplication des pains. Les quelques pains de seigle de notre vie pourront sembler inutiles, mais le Seigneur en a besoin et les demande ».

Cette méditation a été écrite par Frère Jean-Baptiste Ribes, LC
 


Bonne journée!
Jean-Yves  

«Celui qui croit au Fils a la vie éternelle..... » (249,316)

Bonjour!
Jeudi 27 avril 2017


 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Jean 3, 31-36

« Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage. Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure.
Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »
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Pour notre réflexion...

1. « Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous ».
Jésus est venu dans le monde pour rendre témoignage de la vérité de Dieu et de son œuvre. Il en a l’autorité, puisqu’il vient d’en haut. Il témoigne de ce qu’il a vu et entendu.
Nombreuses sont les vérités que nous recevons sans avoir les moyens de vérifier par nous-mêmes. Nous croyons les différents témoins. Refuser le témoignage du Christ fait de lui un menteur. Comment est-ce que je reçois l’Évangile et son interprétation authentique ? Est-ce que je les relativise, les soumettant à un discours terrestre ?
 
2. « Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu... ».
En assimilant le témoignage transmis par nos frères aînés, de génération en génération, en nous en imprégnant par la lecture et l’écoute de la Parole en Église, reposant sur la grâce du baptême, nous devenons de plus en plus témoins venus « du ciel » nous aussi.
Les évangélistes ont connu le même défi que nous : la divinité du Christ n’était pas évidente à croire non plus, car elle est une vérité scandaleuse, qu’aucun signe miraculeux n’aurait pu imposer. Ils sont devenus des témoins investis de la même autorité divine, car à celui qui reçoit le témoignage, « Dieu lui donne l’Esprit sans mesure ». À nous de nous laisser façonner en témoins par le don de l’Esprit.
 
3. « Le Père aime le Fils ».
Le meilleur prisme pour voir et reconnaître la vérité surnaturelle est l’amour, qui est l’Esprit de Dieu lui-même. Il détache les enseignements du règne de l’évidence, où ils sont nés, pour les investir de lui-même. La Vérité devient aimable, objet des aspirations les plus profondes de l’âme.
Le Fils est l’oblation du Père pour arracher notre humanité aux filets du péché. Il est le gage de la Vérité. Jésus est Dieu ayant assumé notre condition humaine, pour se rendre accessible aux hommes. Il ne nous est demandé que de l’accueillir aimablement. Est-ce que je me laisse toucher par ce sublime geste ?
 
Cette méditation a été écrite par Père Jaroslav de Lobkowicz, LC
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«La suprême sagesse
est de savoir tirer parti de sa vie pour être saint.
La vie est précieuse,
parce qu'elle est la monnaie de l'éternité. »
(Gaston Dutil)
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«Je n'ai de repos qu'en Dieu seul;
Oui, mon espoir vient de lui.
Lui seul est mon rocher, mon salut,
ma citadelle: je reste inébranlable.»
(Psaume 61)
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«Chacun, avec l'aide de Dieu,
est responsable de son bonheur.»
(Léon Robichaud)
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«Qu'on le veuille ou non,
notre image mentale a une très grand influence
sur notre comportement, notre cheminement spirituel et notre bien-être, »
(Léon Robichaud0
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Union dans la prière...
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 «Pour les diacres,
enseigner, sanctifier et gouverner
deviennent la diaconie
de la liturgie, de la parole et de la charité.»
(Albert Rouet)
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Bonne journée!
Jean-Yves
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20e anniversaire de mon ordiantion diaconale que je partage avec vous... / (249,315)

Bonjour!
Jeudi 27 avril 2017
 
Aujourd'hui:
20 anniversaire de mon ordination diaconale!
C'était le 27 avril 1997
en la Cathédrale de Sainte-Anne-de-La Pocatière.
J'ai été ordonné par Mgr Clément Fecteau
qui était alors évêque du diocèse.
 
«Je suis au milieu de vous comme celui qui sert.»
 
 
Les trois pôles d'engagement du diacre:
 
Le service, représenté par la croix,
La Parole, représentée par le livre,
La liturgie représentée par la flamme.
Voilà les trois pôles du service diaconal.
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«Le diacre et un passer d'espérance en ce monde:
quel beau ministère!»
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Fraternellement,
Jean-Yves

mardi 25 avril 2017

«La Lumière est venue dans le monde...»(249,278)

Bonjour!
Mercredi 26 avril 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

Texte de l'Évangile (Jn 3,16-21): «Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique: ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici: quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises. En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière: il ne vient pas à la lumière, de peur que ses oeuvres ne lui soient reprochées; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient reconnues comme des oeuvres de Dieu».

Commentaire: Fr. Damien LIN Yuanheng (Singapore, Singapour)

«La lumière est venue dans le monde»

Aujourd'hui avec la myriade d'opinions de la vie moderne, on pourrait croire que la vérité n'existe pas —la vérité sur Dieu, la vérité sur le sexe des personnes, la vérité sur le mariage, les vérités morales et, pour finir, la vérité sur moi-même.

Le passage de l'Évangile d'aujourd'hui identifie le Christ comme «le chemin, la vérité, et la vie» (Jn 14,6). Séparé du Christ, il n'y a que désolation, fausseté et mort. Il n'y a qu'un chemin qui conduit au paradis et il s'appelle Jésus Christ.

Le Christ n'est pas juste une autre opinion. Le Christ est la Vérité même. Le fait de nier la vérité est semblable à quelqu'un qui persiste à fermer ses yeux devant la lumière du soleil. Que cela lui plaise ou non, le soleil sera toujours là; mais le pauvre homme a délibérément choisi de fermer ses yeux au soleil de la vérité. De même, nombreux sont ceux qui se consacrent à leur carrière avec toute leur volonté, ils prétendent qu'ils utilisent tout leur potentiel, en oubliant qu'ils ne pourraient atteindre la vérité sur eux-mêmes qu'en marchant avec le Christ.

D'un autre côté, selon Benoît XVI «chaque personne trouve ce qui est bon pour elle en adhérant au plan que Dieu a pour elle, afin qu'il se réalise pleinement: dans ce plan, il trouve la vérité, et en adhérant à cette vérité il devient libre (cf. Jn 8,32)» (Lettre Encyclique "Caritas in Veritate"). La vérité de chacun est un appel à être un fils ou une fille de Dieu au royaume des cieux: «La volonté de Dieu, c'est que vous viviez dans la sainteté» (1Th 4,3). Dieu veut des filles et des fils libres, pas des esclaves.

Le parfait "moi" est en réalité un projet conjoint entre Dieu et moi. Lorsque nous recherchons de toutes nos forces la sainteté, nous commençons à refléter la vérité de Dieu dans nos vies. Le Pape l'a dit d'une manière magnifique: «Chaque saint est semblable à un rayon de lumière qui jaillit de la Parole de Dieu» (Exhortation Apostolique "Verbum Domini").
 
«La paix: c'est le premier don du Christ ressuscité. »

Notre vie est le lieu et l’espace où le Christ ressuscité par mon témoignage et l’annonce de l’Évangile rejoint les gens d'aujourd'hui... / .(249.255)

Bonjour!
Mardi 25 avril 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

Marc, chapitre 16, 15-20

En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »
Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile.
 
Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.
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Pour notre réflexion...

1. Marc conclue son Évangile par ces derniers versets que nous lisons dans l’Évangile de ce jour. Comme toute bonne conclusion, celle-ci inclut une ouverture. Le récit n’est pas terminé car si le Christ est « enlevé au ciel et assis à la droite de Dieu », « le Seigneur travaille avec eux et confirme la Parole par les signes qui l’accompagnent ». La vie du Christ et l’œuvre de celui-ci se poursuit par celle de toute l’Église, par notre vie à nous. Notre vie est le lieu et l’espace où le Christ ressuscité par mon témoignage et l’annonce de l’Évangile rejoint mes contemporains.
 
2. Ne sommes-nous pas alors surpris de lire les signes qui accompagnent cette évangélisation. Les voyons-nous dans notre vie ? Tout d’abord il est intéressant de remarquer que ces signes sont accordés à ceux qui croient. « Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants ».
Nous nous souvenons de ce cher saint Pierre qui parce qu’il croyait en Jésus marcha sur les eaux, la mer étant le lieu où règne le mal pour les hébreux. C’est lorsqu’il douta et arrêta de regarder le Christ, distrait par le vent, qu’il coula. Pierre arrive à surmonter les forces du mal par sa foi dans le Christ. Nous ne sommes pas loin de ce que nous dit l’évangéliste Marc : « ils expulseront les démons, (...) ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ».
 
Ne mésestimons pas le pouvoir qui nous est donné par notre baptême. Nous sommes devenus des fils de Dieu qui, à la suite de Notre Mère, la Vierge Marie, représentée si souvent écrasant la tête du serpent comme la Genèse l’annonce, pouvons écraser les forces du mal, porter le Christ au monde, résister à la tentation et chasser les démons parce que nous croyons en la victoire du Christ sur la mort et sur le mal !
 
En ce temps pascal, l’Église nous invite à approfondir notre foi en la Résurrection du Christ qui a vaincu la mort et qui veut continuer à la vaincre dans notre vie et dans le monde. En quoi la Résurrection du Christ me fait-elle vivre ? Ne lui refusons pas nos actes de foi pour qu’il agisse pleinement et délivre ses enfants pour les amener avec lui à la droite du Père. Écoutons ces mots de saint Pierre qui, parce qu’il a cru et annoncé le Christ, a découvert de plus en plus la force du Christ en lui. « Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Résistez-lui avec la force de la foi, car vous savez que tous vos frères, de par le monde, sont en butte aux mêmes souffrances. Après que vous aurez souffert un peu de temps, le Dieu de toute grâce, lui qui, dans le Christ Jésus, vous a appelés à sa gloire éternelle, vous rétablira lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables » (1P, 5).
 
Cette méditation a été écrite par Jeanne Mendras, consacrée de Regnum Christi
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«Il est avec nous ,
le Seigneur de l'univers;
citadelle pour nous,
le Dieu de Jacob!»
(Psaume 45)
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«Je suis tout à fait convaincu que la base d'une vie plus heureuse,
plus belle et plus satisfaisante
repose dans la conscience du moment présent.»
(Mats Billmark)
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«Vivre  d'Évangile, c'est chercher à mieux vivre sur terre
pour préparer, dès maintenant, le Royaume qui est à venir
et qui est déjà là. Votre à-venir commence tout de suite.'
(Michel Wakenheim)
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«Rien n'est impossible.
L'impossible demande juste un peu plus de temps.»
(Winston Churchill)
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«Le manque d'amour est la plus grande pauvreté»
(Sainte Mère Teresa)
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«Le ministère diaconal décentre l'Église d'elle-même.
C'est même là sa fonction principale.
 Il la met en contexte avec le monde,
dont il partage la vie la plus commune.»
(Albert Rouet)
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Ils attendent le moment favorable...
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Prions les uns pour les autres...
 
«S'inquiéter,
c'est oublier
que Dieu
veille sur nous.»
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Bonne journée!
Jean-Yves


dimanche 23 avril 2017

Le tournant missionnaire: message de Mgr Yvon Joseph Moreau lors de la conférence de presse donnée à l'évêché de Sainte-Anne et à Rivière-du-Loup jeudi dernier le 20 avril 2017... / (249,145)

Bonjour!
Dimanche 23 avril 2017
 
Note: Dans le cadre du tournant missionnaire entrepris depuis plus d'un an déjà, le Diocèse de Sainte-Anne-de-La Pocatière a convoqué jeudi dernier une conférence de presse pour les médias de la région. Voici le message livré par notre évêque, Mgr Yvon Joseph Moreau pour présenter ce grand mouvement de conversion de notre Église diocésaine...
Ce message constituait la première partie de cette conférence qui était poursuivie par les deux membres du tandem missionnaire diocésain, l'abbé Simon-Pierre Pelletier, vicaire général et madame Audrey Boucher, agente de pastorale; eux sont allés au niveau plus concret de la nouvelle organisation à mettre en place...
 
Grand merci à Mgr Moreau d'avoir bien voulu nous partager son message et bon voyage à Rome. Le Père Moreau partira dans quelques jours pour aller rejoindre un groupe d'évêques pour la rencontre avec le Pape François.  
 
Voici le texte de Mgr Moreau:
 


Le tournant missionnaire
dans la vie de notre Église

            Le tournant missionnaire, que nous vous présentons ce matin, est au service de la vie de notre Église et il trouve son inspiration lointaine dans le Concile Vatican II. Ce Concile a développé une vision de l’Église en tant que « peuple de Dieu » et il a mis en valeur le « sacerdoce baptismal » de tous les fidèles. Le pape Jean XXIII parlait d’une « nouvelle Pentecôte » pour l’Église et, à sa suite, le pape Paul Vi souhaitait une « Pentecôte continuelle ». Plus de 50 ans après le Concile, le tournant missionnaire de notre Église diocésaine m’apparaît comme un signe de la présence de l’Esprit Saint toujours à l’œuvre parmi nous, comme un fruit de « Pentecôte continuelle ». Je me permets d’insister sur ce travail premier de l’Esprit si nous ne voulons pas réduire le tournant missionnaire à un simple réaménagement pastoral, dû à la diminution du nombre des prêtres.

 
            Plus récemment, différents documents et événements ont contribué à nous faire avancer vers ce tournant missionnaire. Je m’arrêterai surtout à l’Exhortation apostolique du Pape François sur La Joie de l’Évangile, publiée le 24 novembre 2013, dès la première année de son pontificat. On a écrit de ce texte que c’était « une charte missionnaire ». Le Pape nous partage le grand désir qui l’habite :

Comme je voudrais trouver les paroles pour encourager une période d’évangélisation plus fervente, joyeuse, généreuse, audacieuse, pleine d’amour et débordante de vie contagieuse ! Mais je sais qu’aucune motivation ne sera suffisante si le feu de l’Esprit ne brûle pas dans les cœurs. […] J’invoque une fois de plus l’Esprit Saint, je le prie de venir renouveler, secouer, donner à l’Église l’impulsion pour une audacieuse sortie d’elle-même, pour évangéliser tous les peuples. (no 261)
 

            Ce tournant missionnaire, comme nous aide à le voir le pape François,  trouve sa source et son inspiration premières dans la Parole de Dieu elle-même. Cette mission, l’Église ne se la donne pas : elle l’a reçue et elle ne cesse de la recevoir du Christ lui-même : Allez ! De toutes les nations, faites des disciples... (Mt 28, 19) C’est pourquoi elle est missionnaire depuis ses origines et elle doit toujours revenir à son point de départ, à sa raison d’être.

 
            Cette mission, l’Église ne pourra jamais la réaliser toute seule. Elle devra compter sur l’Esprit Saint et apprendre à l’écouter, comme le rappelle si souvent le pape François.  C’est le sens de la prière qui nous accompagnera dans ce tournant missionnaire et c‘est le premier document que vous trouvez dans la pochette qui vous a été remise. L’Église devra aussi apprendre à mieux voir l’Esprit Saint toujours à l’œuvre dans le monde. C’est pourquoi une Église missionnaire, c’est une Église qui travaille d’abord à sa propre conversion afin d’être fidèle à la mission qu’elle a reçue : témoigner de l’amour sauveur de notre Dieu envers toute l’humanité. Une Église missionnaire, c’est une Église qui ne se préoccupe pas d’abord d’elle-même. Elle est plutôt désireuse de partager avec tous l’Évangile de miséricorde et de salut qui lui a été confié. C’est ce qu’affirme fortement le pape François dans son Exhortation apostolique :


Toute l’évangélisation est fondée sur la Parole de Dieu, écoutée, méditée, vécue, célébrée et témoignée. La Sainte Écriture est source de l’évangélisation. Par conséquent, il faut se former continuellement à l’écoute de la Parole. L’Église n’évangélise pas si elle ne se laisse pas continuellement évangéliser. Il est indispensable que la Parole de Dieu « devienne toujours plus le cœur de toute activité ecclésiale ». (no 174)

 
            Dans la foulée de l’Exhortation du pape François, il y a eu ici, au Québec:

- à l’automne 2014, un Colloque sur la paroisse à l’Université Laval ;

- au printemps 2015, au niveau de l’Assemblée des évêques du Québec, une journée de réflexion en lien avec l’Exhortation du Pape ;

- en janvier 2016, suite à cette réflexion, le Conseil Communautés et Ministères de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec a publié un texte intitulé Le tournant missionnaire des communautés chrétiennes. De là s’est rapidement répandue l’expression de « tournant missionnaire ». Cette expression offre un avantage : elle fait ressortir qu’un ajustement est nécessaire et que nous devons nous aligner toujours plus fidèlement sur une vision missionnaire de l’Église. Mais cette expression présente un risque : on peut penser qu’il s’agit d’un tournant qui se prendra plus ou moins vite et qui connaîtra une fin.

 
            Dans son Exhortation le Pape François ne parle pas de « tournant », mais de « transformation missionnaire ». En fait, il s’agit d’un processus qui ne sera jamais terminé en un sens : l’Église doit toujours travailler à sa transformation missionnaire et l’Église doit toujours faire preuve de vigilance, si elle ne veut pas s’installer dans ses sécurités ou s’enliser dans des routines. La transformation missionnaire de l’Église exige une conversion permanente de tous ses membres, sans oublier la conversion du pape lui-même, des cardinaux et des évêques !


            Le pape nous invite à devenir des disciples-missionnaires, des femmes et des hommes, qui rayonnent la miséricorde et la joie de l’Évangile… Un Évangile qu’ils ne cessent d’accueillir dans la foi et de travailler à incarner dans leur propre vie, en comptant sur la lumière et la force de l’amour que l’Esprit Saint dépose en leur cœur. Dans son récit intitulé Terre des hommes, l’écrivain Antoine de Saint-Exupéry, parle de son ami Guillaumet en affirmant : Il répandait la confiance, comme une lampe répand la lumière. Un disciple-missionnaire, avant toute parole, c’est d’abord un homme, une femme, qui répand la lumière de la foi, par sa qualité d’être, par la beauté de ses relations fraternelles avec les autres.

 
            De là surgit la vision que vous trouverez exprimée dans le dépliant Un appel à la conversion missionnaire :

Nous voyons une Église de disciples-missionnaires,

heureux de croire en Jésus-Christ, de célébrer leur foi

et de la partager (la partager entre eux et avec tous).

 
            Pour animer cette vision et pour aider à l’incarner toujours mieux dans nos différentes communautés chrétiennes, il y aura dans chacune des trois Unités missionnaires un tandem composé d’un prêtre responsable et d’une coordonnatrice qui est agente de pastorale. Vous voyez tout de suite la complémentarité prêtre-laïque, homme-femme. Au niveau du diocèse, j’ai tenu à ce que l’animation soit aussi assurée par un Tandem composé du Vicaire général, premier collaborateur de l’évêque, et de la coordonnatrice de la pastorale diocésaine.


            La mission de ces tandems est avant tout un travail d’animation et de coordination des équipes d’Unité, comme Audrey et Simon-Pierre vont vous le présenter dans un instant. Un enjeu essentiel de la conversion et de la transformation missionnaire de notre Église, c’est de développer un esprit d’équipe qui s’exprime dans le partage, dans le respect mutuel, et dans la joie de mettre les dons de chacun et de chacune au service de la mission. Une mission que nous recevons du Christ et que nous accomplirons fidèlement si nous savons toujours mieux nous aider les uns, les unes les autres à vivre d’abord et à témoigner de la miséricorde et de la joie de l’Évangile !

+ Yvon Joseph, évêque de Sainte-Anne
 
 

Heureux ceux qui croient sans avoir vu... / (249,120)

Bonjour!
Dimanche 23 avril 2017
 

 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 


Jean 20, 19-31

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.
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Pour notre réflexion...

1. Ce passage de l’Évangile me ramène une semaine en arrière, au soir de Pâques. Malgré les témoignages de Marie Madeleine et des autres femmes qui disent avoir vu le Seigneur vivant, les apôtres restent emmurés dans leur déception et refusent de croire. Et c’est là que, tout à coup, Jésus vient. Il faut imaginer leur surprise ! En un instant, Pierre, Jean et les autres passent de la stupéfaction à l’espoir, puis à la joie, une joie sans mesure. Cette apparition, ils ne l’oublieront jamais. Ils en témoigneront tout au long de leur vie. Cette foi qu’ils refusaient d’accorder aux paroles de Marie Madeleine, ils la garderont désormais jusqu’au martyre.
Quelle chance ils ont eue de te voir face à face, Seigneur ! L’expérience de la Résurrection les a heurtés de plein fouet, ils n’ont quasiment pas eu le choix : la foi leur est tombée dessus. Comme je voudrais, moi aussi, te voir en chair et en os, Seigneur ! Qu’il serait facile de croire si tu te manifestais en pleine lumière ! Pourtant, « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ». Tu attaches plus de prix à l’humble foi de ceux qui, de génération en génération, accueillent le témoignage des apôtres. Deux mille ans plus tard, c’est moi qui me retrouve au bout de cette chaîne ininterrompue depuis le soir de Pâques. Merci pour le don de la foi, Seigneur !


2. Ce soir-là, tu dis aux apôtres : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ».
Tu leur donnes le pouvoir de pardonner les péchés en ton nom. Ce pouvoir est tellement grand que les pharisiens avaient été scandalisés quand tu avais remis les péchés du paralytique. De la part d’un simple mortel, d’un pécheur comme les autres, ce serait blasphématoire... Ils ne savaient pas que tu étais Dieu !
Qu’il est grand, le pouvoir de pardonner les péchés ! Pendant la confession, le Christ se sert des apôtres et de leurs successeurs, les évêques et les prêtres, pour m’arracher des griffes de Satan. Si j’ai sauté dans l’abîme du péché mortel, il m’attrape au vol et me ramène sur le sentier du ciel. Est-ce que je profite de ce sacrement ? Seigneur, aide-moi à me confesser avec foi et humilité !


3. À la fin de ce passage évangélique, saint Jean nous donne la clé de son Évangile : s’il a mis par écrit les signes réalisés par Jésus, c’est « pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom ». L’Évangile est là pour me faire connaître les signes ; les signes, pour me transmettre la foi ; la foi, pour me donner la vie éternelle. Le but ultime de l’Église, de l’histoire, de la morale, de toute la vie humaine, n’est rien d’autre que cela : la vie éternelle.
Le catéchisme de l’Église catholique l’affirme dès la première ligne : « Dieu, infiniment parfait et bienheureux en lui-même, dans un dessein de pure bonté, a librement créé l’homme pour le faire participer à sa vie bienheureuse ». Seigneur, tu ne m’as pas créé pour cette courte vie terrestre, mais pour le bonheur sans fin du paradis ! Aide-moi à lire l’Évangile de telle façon que je partage déjà ta vie bienheureuse ici sur terre, avant de vivre éternellement avec toi au ciel !



Cette méditation a été écrite par Frère Benoît Terrenoir, LC
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«Les autres sont notre miroir,
 ils nous renvoient ce que nous leur offrons.»
(Léon Robichaud
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«J'aurai réussi quand, avec des miettes, j'aurai fait un repas.
J'aurai réussi, quand, avec des débris, j'aurai bâti une cathédrale.»
(Inconnu)
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«Le plus souvent, on cherche le bonheur
comme on cherche ses lunettes: quand on les a sur le nez.»
(Gustave Droz)
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«Il arrive à l'être humain ce qu'il pense en son cœur.»
(Léon Robichaud)
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«La tristesse, c'est la résistance à un changement.»
(Léon Robichaud)
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Diacre
au cœur du monde
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 
 
 

samedi 22 avril 2017

Jour de la Terre... / Ordination diaconale de José Libardo Toca... / Proclamez l'Évangile... / (249,081)

Bonjour!
Samedi 22 avril 2017

Aujourd'hui
c'est le Jour de la Terre...

Protégeons cette TERRE qui nous nourrit
et qui est la maison commune
de tous les humains...
Louons le Créateur du ciel et de la terre!

«Le Jour de la Terre est une initiative née aux États-Unis en 1970 par le sénateur Gaylord Nelson qui encouragea les étudiants à mettre en place des projets de sensibilisation à l'environnement dans leurs communautés. En 1971, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a déclaré que le 22 avril devenait officiellement le Jour de la Terre. Partout dans le monde, cette journée est l’occasion de parler d’environnement, de sensibiliser sur le climat et sur le gaspillage. Au Québec, elle est célébrée depuis 1995.» (TVA - Nouvelles)
 
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Aujourd'hui,
à Notre-Dame-du-Mont-Carmel (de Kamouraska) à 19 h 30,
 il y aura l'ordination diaconale de José Libardo Toca
par Mgr Yvon Joseph Moreau,
 évêque du Diocèse de Sainte-Anne-de-la Pocatière.
Que le Seigneur te bénisse!
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«Le ciel "éternisera" les actes d'amour
que nous aurons accomplis.»
(Michel Wakenheim)
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«Le ciel, en effet, sera constitué, pour une part,
de ce que nous avons fait de beau et de grand
en cette vie.»
(Michel Wakenheim)
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«Bâtir la cité de la terre,
c'est bâtir aussi la cité des cieux.»
(Michel Wakenheim)
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«La croissance humaine n'est pas une affaire d'un instant
comme l'éclair;
 elle dure toute la vie,
comme l'apprentissage de l'amour.
Elle est surtout grâce!»
(Léon Robichaud)
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«Les biens les plus précieux,
tu ne pourras jamais les échanger contre de l'argent.
Ce sont: la bonté, l'affection, la sympathie, la bienveillance,
l'accueil, la miséricorde, la compassion, l'amitié.»
(Phil Bosmans)
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Parole de Dieu de ce jour...

Texte de l'Évangile (Mc 16,9-15): Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s'affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent qu'il était vivant et qu'elle l'avait vu, ils refusèrent de croire. Après cela, il se manifesta sous un aspect inhabituel à deux d'entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l'annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table: il leur reprocha leur incrédulité et leur endurcissement parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité. Puis il leur dit: «Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création».

Commentaire: Père Jacques PHILIPPE (Cordes sur Ciel, France)

«Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création»

Aujourd'hui comptant sur Jésus ressuscité, nous devons redécouvrir l'Evangile comme une "bonne nouvelle". L'Evangile n'est pas une loi qui nous opprime. Nous avons pu parfois tomber dans la tentation de penser que ceux qui ne sont pas chrétiens sont plus tranquilles que nous et font ce qu'ils veulent, alors que nous nous devons obéir à une liste de commandements. C'est une vision des choses purement superficielle.

Personnellement, une de mes principales préoccupations est que l'Evangile se présente toujours comme une bonne nouvelle, une nouvelle joyeuse, qui nous remplit le cœur de joie et de consolation.

L'enseignement de Jésus est évidemment exigeant, mais Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus nous aide à le percevoir réellement comme une bonne nouvelle, car pour elle l'Evangile n'est rien d'autre que la révélation de la tendresse de Dieu, de la miséricorde de Dieu pour chacun de ses enfants, et qu'il indique les lois de la vie qui mènent au bonheur. Le centre de la vie chrétienne est d'accueillir avec reconnaissance la tendresse et la bonté de Dieu – révélation de son amour miséricordieux – et de se laisser transformer par cet amour.

L'itinéraire spirituel pris par la petite Sainte Thérèse, le "petit chemin", est un authentique chemin de sainteté, un chemin ouvert à tous, fait de telle façon que personne ne puisse se décourager, ni les plus humbles ni les plus pauvres, ni les plus pécheurs. Thérèse est ainsi en avance sur le Concile Vatican II qui affirme avec certitude que la sainteté n'est pas un chemin exceptionnel, mais un appel pour tous les chrétiens, dont personne ne doit être exclu. Même le plus vulnérable et le plus misérable des hommes peut répondre à l'appel de la sainteté.

Cette sainteté consiste en un "chemin de confiance et d'amour". Ainsi, "l'ascenseur qui doit m'élever jusqu'au ciel ce sont tes bras, Jésus !" (…). Toi, Mon Dieu, tu as dépassé mes espérances, et je veux chanter tes miséricordes" (Sainte Thérèse de Lisieux).
 




Bonne journée!
Jean-Yves