dimanche 20 août 2017

Que faire pour avoir la vie éternelle? / (257,398)

Bonjour!
Lundi 21 août 2017
 
 
Photo:
De André Lavoie, Saint-Pacôme - Merci!
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 


Texte de l'Évangile (Mt 19,16-22): Quelqu'un s'approcha de Jésus et lui dit: «Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?». Jésus lui dit: «Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon? Il n'y a qu'un seul être qui soit bon! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. -«Lesquels?», lui dit-il. Jésus reprit: «Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d'adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi: Tu aimeras ton prochain comme toi-même». Le jeune homme lui dit: «Tout cela, je l'ai observé: que me manque-t-il encore?». Jésus lui répondit: «Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi». A ces mots, le jeune homme s'en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Commentaire: Abbé Óscar MAIXÉ i Altés (Roma, Italie)

«Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?»

Aujourd'hui, la liturgie nous donne à considérer le fameux passage du jeune riche, ce jeune qui n'a pas su quoi répondre face au regard plein d'amour avec lequel l'a fixé le Christ (cf Mc 10,21). Jean Paul II nous rappelle que dans ce jeune nous pouvons reconnaître tout homme qui s'approche du Christ pour lui demander quel est le sens de sa propre vie: «Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?» (Mt 19,16). Le Pape explique que l'interlocuteur de Jésus a l'intuition qu'il existe une connexion entre le bien moral et l'accomplissement total de sa destinée.

Aujourd'hui aussi, combien de personnes se posent cette même question! Si nous regardons autour de nous, nous pouvons peut-être croire que le nombre de personnes qui voient au-délà est peu nombreux, ou nous pensons que l'homme du 21e siècle n'a pas besoin de se poser ces questions puisque les réponses qu'on lui donnera ne lui serviront à rien.

Jésus répond «Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon? Il n'y a qu'un seul être qui soit bon! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements» (Mt 19,17). Ce n'est pas uniquement juste de se poser des questions sur l'au-délà, sur le sens de la vie, mais il est même indispensable de le faire! Le jeune homme demande à Jésus ce qu'il doit faire pour atteindre la vie éternelle et le Christ lui répond qu'il faut être bon.

De nos jours, pour certains, pour beaucoup, enfin peu importe, il semble impossible d'être bon. Ou alors ils considèrent que ça n'a pas de sens: quelle sottise! Aujourd'hui comme il y a 20 siècles, le Christ continue à nous rappeler que pour entrer dans la vie éternelle il faut obéir aux commandements de la loi de Dieu: il ne s'agit pas d'un aboutissement ou d'une finalité en soi mais c'est le chemin que doit prendre l'homme afin de ressembler à Dieu et ainsi pouvoir accepter des mains de son Dieu-Père la vie éternelle. En effet, «Jésus nous montre que les commandements ne doivent pas être compris comme une limite minimum qu'il ne faut pas dépasser, mais comme un sentier ouvert sur un chemin moral et spirituel de perfection dont le moteur intérieur est l'amour» (Jean-Paul II).

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«En ce jour je t'offre:
mon appui
pour que tu restes fort(e)
 dans les moments difficiles.»
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

samedi 19 août 2017

On présenta à Jésus des enfants... / (257,370)

Bonjour!
Samedi 19 août 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

 
Texte de l'Évangile (Mt 19,13-15): Alors, on présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement. Jésus leur dit: «Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent». Il leur imposa les mains, puis il partit de là.

Commentaire: Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

«On présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant»

Aujourd'hui, nous contemplons une scène qui est, malheureusement, toujours d'actualité «Alors, on présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement» (Mt 19,13). Jésus aime tout spécialement les enfants, et nous avec un raisonnement soi-disant “adulte” nous les empêchons de s'approcher de Jésus et du Père: —Quand ils seront grands, s'ils le veulent, ils choisiront…! C'est une grave erreur.

Les pauvres, c'est-à-dire, ceux qui n'ont rien, les plus nécessiteux, sont l'objet de prédilection du Seigneur. Et les enfants sont aussi des “nécessiteux”. Ils sont pauvres en âge, en formation… c'est-à-dire, ils sont entièrement sans défense. C'est pour cela que l'Église —notre Mère— stipule que les parents baptisent leurs enfants très tôt, afin que l'Esprit Saint vienne habiter dans leurs âmes et qu'ainsi ils puissent rentrer dans la chaleur de la communauté chrétienne. Ainsi l'expliquent tant le Catéchisme de l'Église que le Code du droit canonique, deux ordonnances du plus haut rang dans l'Église, qui, comme toute communauté, doit avoir des ordonnances.

Mais non, les gens disent “quand ils seront grands!”. Cette manière de penser est absurde. Sinon posons-nous les questions suivantes: Que mangera cet enfant? Et bien, il mangera ce que sa mère lui donnera, et elle ne va pas attendre que l'enfant lui dise ce qu'il préfère. Quelle langue parlera cet enfant? Celle de ses parents, sinon l'enfant ne pourra jamais choisir une langue quelconque. Dans quelle école ira-t-il? Il ira là où ses parents vont l'inscrire, et ils ne vont pas attendre que l'enfant ait une idée bien arrêtée de ce qu'il veut faire comme études pour l'inscrire.

Qu'est-ce que Jésus mangeait? Ce que sa mère lui préparait. Quelle langue a-t-Il parlé? Celle de ses parents. Quelle religion a-t-il apprise et pratiquée? Celle de ses parents, la religion juive. Bien après, devenu adulte, et grâce à l'instruction religieuse reçue de ses parents, Il a fondé une autre religion... mais d'abord Il a pratiqué celle de ses parents, tout naturellement.

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«Une journée est une semence d'éternité,
 et nous sommes ses jardiniers.»
(Erika Harris)
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Bonne journée!
Jean-Yves

jeudi 10 août 2017

Fête de saint Laurent, diacre et martyr... / Si quelqu'un veut me suivre... / (257,038)

Bonjour!
Jeudi 10 août 2017
 
Aujourd'hui
c'est la fête de saint Laurent, diacre et martyr.
 
«Jeune diacre brûlé vif à Rome, en 258. Comme on voulait lui arracher le secret des "richesses" de l'Église, il répondit en montrant des miséreux: «Voilà les richesses de l'Église; ils convertissent nos aumônes en trésors impérissables!».
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Le diacre veut être signe d'espérance
dans le monde d'aujourd'hui.
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Texte de l'Évangile (Jn 12,24-26): «Amen, amen, je vous le dis: si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera».
 
Commentaire: Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)
«Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur»
Aujourd'hui, l'Église à travers la liturgie de l'eucharistie qui célèbre la fête du martyr romain saint Laurent, nous rappelle qu'«Il existe un témoignage de cohérence que chaque chrétien doit être capable de porter chaque jour, y compris à travers la souffrance et les grands sacrifices» (Saint Jean Paul II)

La loi morale est sainte et inviolable. Cette affirmation, contraste vraiment avec le milieu relativiste qui règne de nos jours, où nous adaptons les exigences éthiques sans difficulté à notre convenance ou à nos défaillances personnelles. Nous ne trouverons jamais personne qui va nous dire «Je suis corrompu»; ou «Je n'ai pas de conscience»; «Je suis une personne sans vérité»… celui qui le dirait se discréditerait lui-même immédiatement.

En définitive, la question serait plutôt: de quelle morale, de quelle conscience et de quelle vérité est-ce que nous parlons? Il est évident que la paix et une saine cohabitation sociale ne peuvent se baser sur une morale “à la carte”, où chacun choisit ce qui lui plaît, sans prendre en compte les inclinations ou les aspirations que notre Créateur a mis à notre disposition dans la nature de chacun d'entre nous. Cette soi-disant morale, loin de nous conduire par des chemins “sûrs” vers des prairies vertes comme le souhaite le Bon Pasteur (cf Ps 23,1-3) nous conduit irrévocablement vers les sables mouvants du “relativisme moral” où tout peut se négocier et se justifier.

Les martyrs sont les témoins irréfutables de la sainteté de la loi morale: il y a des exigences basiques d'amour qui n'admettent pas d'exceptions ni d'adaptations. C'est clair, «dans la Nouvelle Alliance nous retrouvons de nombreux témoignages de disciples du Christ qui (…) ont accepté les persécutions et la mort plutôt que de faire le geste païen de brûler de l'encens devant la statue de l'empereur» (Saint Jean Paul II).

Dans la Rome de l'empereur Valérien, le diacre «saint Laurent a aimé le Christ dans sa vie et l'a imité dans sa mort» (Saint Augustin). Et, une fois de plus, s'accomplissent les paroles «celui qui hait sa vie sur terre, la gardera pour la vie éternelle» (Jn 12,25). La mémoire de saint Laurent, restera toujours, heureusement pour nous, comme un signe pour nous faire comprendre qu'aller à la suite du Christ mérite bien de donner sa vie plutôt que d'accepter des interprétations frivoles de son chemin.
 
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«Être capable d'être heureux,
quelles que soient les circonstances, nécessite de la créativité.»
(Franklin P. Adams)
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«Heureux es-tu si tu te souviens
que le berceau de ta naissance est le cœur de ton Dieu.»
(Maurice Zundel)
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«Si tu existes, c'est que tu es une œuvre d'amour.»
(Jean Lafrance)
 
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«Je prie avec toi en passant le temps que tu me donnes.»
(Jacques Gauthier)

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Le diacre
veut être signe d'espérance
dans ce monde d'aujourd'hui.
 
 
Bonne journée!
Jean-Yves
 

mardi 8 août 2017

La grande foi de cette femme l'a sauvée... / (257,004)

Bonjour!
Mercredi 9 août 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Texte de l'Évangile (Mt 15,21-28): Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon. Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait: «Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David! Ma fille est tourmentée par un démon». Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui demander: «Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris!». Jésus répondit: «Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël».

Mais elle vint se prosterner devant lui: «Seigneur, viens à mon secours!». Il répondit: «Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens». «C'est vrai, Seigneur, reprit-elle; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres». Jésus répondit: «Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux!». Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.
Commentaire: Abbé Jordi CASTELLET i Sala (Sant Hipòlit de Voltregà, Barcelona, Espagne)

«Femme, ta foi est grande»
Aujourd'hui, nous entendons souvent dire «il n'y a plus de foi», et ce sont les personnes qui demandent à nos communautés de baptiser leurs enfants, de leur enseigner le catéchisme ou de célébrer un mariage qui le disent. Cette façon de parler est une façon de voir le monde de manière négative, comme si les temps passés étaient meilleurs et que nous vivons la fin d'une époque où il n'y a rien de nouveau à dire ni à faire. Il s'agit, bien évidemment, des jeunes qui, pour la plupart d'entre eux, sont attristés de se rendre compte que le monde a beaucoup changé depuis l'époque de leurs parents qui vivaient, peut-être, une foi plus populaire et ils ont du mal à s'adapter. Or cette expérience les laisse insatisfaits et sans capacité de réaction alors qu'ils sont peut-être à l'aube d'une nouvelle étape dont il faut savoir profiter.

Ce passage de l'Évangile attire l'attention sur une mère de famille de la ville de Canna qui demande la grâce pour sa fille, reconnaissant en Jésus le fils de David: «Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David! Ma fille est tourmentée par un démon» (Mt 15,22). Le Maître est surpris par sa foi: «Femme, ta foi est grande», et dans des cas comme ça, Il ne peut qu'agir pour donner satisfaction à ceux qui Lui demandent quelque chose «que tout se fasse pour toi comme tu le veux!» (Mt 15,28) même si cela ne semble pas rentrer dans Ses plans. Nonobstant, la grâce de Dieu se manifeste dans la réalité humaine.

La foi ne constitue pas le patrimoine de quelques-uns, elle n'est pas non plus la propriété privée de ceux qui se croient bons ou de ceux qui l'ont été, qui ont une étiquette sociale ou religieuse. L'action de Dieu précède l'action de l'Église, et le Saint Esprit agit déjà dans le cœur des personnes qui bien que nous ne l'ayons pas soupçonné nous apporteront un message de Dieu, une demande en faveur des plus nécessiteux. Saint Léon disait: «Bien-aimés, la vertu et la sagesse de la foi chrétienne consistent dans l'amour de Dieu et du prochain; celui qui aime à servir Dieu et à secourir son prochain possède toutes les vertus».


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«Il n'y a pas de marche sans émerveillement.»
(M. Dominique Molinie)
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Prions pour tous ces migrants qui traversent nos frontières
pour venir trouver une patrie chez-nous.
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Bonne journée!
Jean-Yves
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Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer... (256,990)

Bonjour!
Mardi 8 août 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

Texte de l'Évangile (Mt 14,22-36): Aussitôt Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul.

La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient: «C'est un fantôme», et la peur leur fit pousser des cris. Mais aussitôt Jésus leur parla: «Confiance! c'est moi; n'ayez pas peur!». Pierre prit alors la parole: «Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau». Jésus lui dit: «Viens!». Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il cria: «Seigneur, sauve-moi!». Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit: «Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?». Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent: «Vraiment, tu es le Fils de Dieu!».

Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth. Les gens de cet endroit reconnurent Jésus; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui la touchèrent furent sauvés.

Commentaire: Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet (Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

«Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau»

Aujourd'hui, nous ne verrons pas Jésus entrain de dormir dans une barque pendant que cette dernière s'enfonce dans l'eau, ni calmer la tourmente avec une seule parole de réprimande, suscitant ainsi l'admiration des disciples (cf. Mt 8,22-23). Mais l'action d'aujourd'hui est aussi déconcertante: autant pour les premiers disciples que pour nous-même.

Jésus avait obligé les disciples à monter dans la barque et à se diriger vers l'autre rive; il s'était éloigné de tout le monde, après avoir donné à manger à une foule affamée et était demeuré seul dans la montagne, profondément plongé dans la prière (cf. Mt 14,22-23). Les disciples, sans le Maître, avançaient avec difficulté. Ce fut alors lorsque Jésus s'approcha à la barque en marchant sur les eaux.

Comme il est propre des personnes normales et saines d'esprit, les disciples s'effrayèrent à le voir: les hommes ne marchent généralement pas sur l'eau et donc, ils devaient être entrain de voir un fantôme. Mais ils se trompaient: il ne s'agissait pas d'une illusion, mais bien du Seigneur Lui-même, qui les invitaient —comme en tant d'autres occasions— à ne pas avec peur et à Lui faire confiance pour leur révéler la foi. Cette foi s'exigea tout d'abord de Pierre, qui dit alors: «Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau» (Mt 14,28). Avec cette réponse, Pierre démontre que la foi consiste en l'obéissance à la parole du Christ: il ne dit pas “fait que je puisse marcher sur les eaux”, mais il voulait faire ce que le Seigneur lui-même lui ordonne pour pouvoir croire en la véracité des paroles du Maître.

Ses doutes le firent chanceler dans la foi naissante, mais permirent la confession des autres disciples, lorsqu'en présence du Maître: «Vraiment, tu es le Fils de Dieu!» (Mt 14,33). «Le groupe de ceux qui étaient déjà apôtres, mais qui ne croyaient toujours pas, lorsqu'ils virent que les eaux bougeaient sous les pieds du Seigneur et que malgré les mouvements agités des vagues, les pas du Seigneurs étaient certains, (…) crurent alors que Jésus était le véritable Fils de Dieu, le reconnaissant comme tel» (Saint Ambroise).

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«Le bon Dieu n'a pas écrit
 que nous étions le miel de la terre mais le sel.»
(Georges Bernanos)
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«La vraie joie s'enracine dans la liberté
que seul Dieu peut donner.»
(Benoît XVI)
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

samedi 5 août 2017

Les disciples de Jean allèrent en informer Jésus... / (256,702)

Bonjour!
Samedi 5 août 2017
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
 
Texte de l'Évangile (Mt 14,1-12): En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs: «Cet homme, c'est Jean le Baptiste, il est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles».

Car Hérode avait fait arrêter Jean, l'avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe. En effet, Jean lui avait dit: «Tu n'as pas le droit de vivre avec elle». Hérode cherchait à le mettre à mort, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète.

Lorsque arriva l'anniversaire d'Hérode, la fille d'Hérodiade dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode. Aussi s'engagea-t-il par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait. Poussée par sa mère, elle: Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste». Le roi fut contrarié, mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner. Il envoya décapiter Jean dans la prison. La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l'apporta à sa mère. Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, l'ensevelirent et allèrent en informer Jésus.
Commentaire: Abbé Joan Pere PULIDO i Gutiérrez (Sant Feliu de Llobregat, Espagne)
«Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus»
Aujourd'hui, la liturgie nous invite à contempler une injustice: celle de la mort de Jean Baptiste, et en même temps à découvrir dans la parole de Dieu le besoin de porter témoignage clairement et concrètement de notre foi afin d'annoncer l'espérance au monde.

Je vous invite à focaliser notre réflexion sur le personnage d'Hérode. En réalité, pour nous il représente un mauvais témoin, mais il va nous aider à faire ressortir des aspects importants pour notre témoignage de foi au monde. «En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus» (Mt 14,1). Cette déclaration désigne en apparence une bonne attitude, mais elle est peu sincère. C'est une réalité que nous pouvons rencontrer de nos jours chez certaines personnes et peut-être même en nous-mêmes. Beaucoup de gens ont entendu parler de Jésus, mais on se demande: qui est-Il réellement? Quel est l'engagement personnel qui nous unit à Lui?

Tout d'abord, il est nécessaire de donner une réponse exacte: celle d'Hérode nous semble un peu vague: «Cet homme, c'est Jean le Baptiste, il est ressuscité d'entre les morts» (Mt 14,2). Il est clair que nous regrettons de ne pas donner la réponse de Pierre à la question posée par Jésus: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». «Prenant la parole, Simon-Pierre déclara: ‘Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant!’» (Mt 16,15-16) Cette affirmation ne laisse aucun doute, elle n'inspire ni la peur ni l'indifférence, mais elle ouvre la porte au témoignage d'espérance ancré dans l'Évangile. Saint Jean-Paul II le définit ainsi dans son Exhortation Apostolique Ecclesia in Europa: «Avec toute l'Église j'invite mes frères et sœurs dans la foi à savoir constamment s'ouvrir en toute confiance au Christ et à se laisser renouveler par lui, annonçant à toute personne de bonne volonté, avec la force de la paix et de l'amour, que celui qui rencontre le Seigneur connaît la Vérité, découvre la Vie, trouve la Voie qui y conduit».

Prions pour qu'aujourd'hui samedi, la Vierge Marie, Mère de l'espérance, nous aide à découvrir réellement qui est Jésus et à porter un bon témoignage sur Lui à nos frères.
 
«Je considère la prière comme une sortie en mer,
 parce que dans la prière, au départ,
 on évoque et on invoque parfois ensuite.»
(Gilles Vigneault)
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«La crédibilité de l'Église dépend en premier lieu
de chrétiens et chrétiennes qui incarnent l'Évangile
et n'ont pas peur d'en parler.»
(Alain Roy)
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«La vie est un voyage initiatique
où l'objet réel du voyage est finalement soi-même.»
(André Beauchamp)
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Bonne journée!
Jean-Yves


vendredi 4 août 2017

Un prophète n'est pas écouté dans son pays... / (256,681)

Bonjour!
Vendredi 4 août 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Texte de l'Évangile (Mt 13,54-58): Jésus alla dans son pays, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu'ils étaient frappés d'étonnement et disaient: «D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles? N'est-il pas le fils du charpentier? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie, et ses frères: Jacques, Joseph, Simon et Jude? Et ses soeurs ne sont-elles pas toutes chez nous? Alors, d'où lui vient tout cela?». Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur dit: «Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison». Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

Commentaire: Abbé Jordi POU i Sabater (Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

«Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison»

Aujourd'hui, comme hier, il nous est difficile de parler de Dieu à ceux qui nous connaissent depuis toujours. Dans le cas de Jésus, Saint Jean Chrysostome, disait: «Les gens de Nazareth l'admirent, mais cette admiration au lieu de leur inspirer la foi, leur inspire la jalousie, c'est comme s'ils se disaient ‘pourquoi Lui et pas moi?’». Jésus connaissait bien ceux qui au lieu de l'écouter se scandalisaient de ses paroles. C'était des parents, des amis, des voisins qui lui étaient chers, mais c'est justement à eux qu'Il ne réussira pas à faire entendre son message de salut.

Nous, qui ne pouvons pas faire de miracles et qui n'avons pas la sainteté de Jésus, nous ne susciterons pas la jalousie (même si parfois cela peut arriver quand nous nous efforçons réellement de vivre en chrétien). Mais quoi qu'il en soit, comme à Jésus, il nous arrivera souvent que ceux que nous aimons et qui nous sont chers ne nous écoutent pas. Dans ces circonstances, nous devons nous rappeler que ceux qui ont toujours été très proches de nous voient davantage nos défauts que nos vertus et qu'ils peuvent se dire: —Toi qui faisais ça ou qui fait ça, tu n'as rien à m'apprendre.

Prêcher ou parler de Dieu aux gens de notre entourage ou de notre famille est difficile mais nécessaire. Il faut dire, tout de même, que lorsque Jésus rentre chez lui, la renommée de ses paroles et de ses miracles le précèdent. Peut-être que nous aussi nous devrions établir une certaine réputation de sainteté en dehors (et à l'intérieur) de nos maisons avant de prêcher à nos proches.

Sain Jean Chrysostome ajoute ce commentaire: «Je t'en prie, regarde l'amabilité du Maître: il ne les punit pas parce qu'ils ne l'écoutent pas, mais au contraire il leur dit avec douceur: ‘Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison’ (Mt 13,57)». Il est évident que Jésus s'en alla de là très triste, mais Il continu à prier pour que son message de salut parvienne à ceux de son village. Et nous (qui ne devrons rien pardonner ou excuser), nous devrons également prier pour que le message de Jésus parvienne à ceux qui nous sont chers, mais qui ne veulent pas nous écouter.
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«Le temps que l'on prend pour dire je t'aime
C'es le seul qui reste au bout de nos jours»
Gilles Vigneault
Gens du pays
 
 
 

mercredi 2 août 2017

La joie de la découverte du Royaume... / Nos visiteurs et lecteurs... / (256,602)

Bonjour!
Mercredi 2 août 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Texte de l'Évangile (Mt 13,44-46): «Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ; l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ.

»Ou encore: Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle».
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Commentaire: Abbé Enric CASES i Martín (Barcelona, Espagne)
«Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ»
Aujourd'hui, Mathieu, soumet à notre réflexion deux paraboles sur le Royaume des Cieux. L'annonce du Royaume a beaucoup d'importance pour la prédication de Jésus ainsi que pour l'espérance du peuple choisi. Mais il est certain que la nature de ce Royaume n'était pas quelque chose connu de tous. Les Sanhédrins qui avaient condamné Jésus à mort ne l'avaient pas compris, Pilate et Hérode non plus, et, au début, même les disciples ne l'avaient pas compris. Nous ne trouvons qu'un seul instant de compréhension, celui du bon larron cloué sur la croix à côté de Jésus, quand il lui dit: «Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne» (Lc 23,42). Tous les deux avaient été accusés en tant que criminels et étaient sur le point de mourir, mais pour une raison que nous ne connaissons pas, le bon larron reconnaît Jésus comme le Roi d'un Royaume qui viendra après cette terrible mort sur la croix. Ce ne pouvait être qu'un Royaume Spirituel.

Jésus, dans sa première prédication, parle du Royaume des Cieux comme d'un trésor caché sous terre, et dont la découverte est cause d'une telle joie, que cela nous incite à acheter le terrain où il se trouve afin de profiter de lui pour toujours. «Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète ce champ» (Mt 13,44). Mais au même temps, pour trouver ce Royaume, nous devons le chercher assidûment même au point de vendre tout ce que nous possédons: «Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle» (Mt 13,46). «Car à propos de quoi est-il dit: ‘cherchez’, ou ‘qui cherche trouve’? Oserai-je dire qu'il s'agit des perles et de la perle, celle que se procure celui qui a tout donné et accepté de tout perdre…» (Origène).

Le Royaume est la paix, amour, justice et liberté. L'atteindre est à la fois un don de Dieu et une responsabilité humaine. Devant la grandeur du don divin, nous constatons l'imperfection et l'instabilité de tous nos efforts, qui sont souvent détruits par le péché, la guerre et la malice qui nous semblent insurmontables. Cependant, nous devons être confiants, car ce qui semble impossible pour l'homme est possible pour Dieu.

 
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Qu'est-ce que le Royaume de Dieu?
Qui est le Royaume de Dieu?

Un idéal? - Paix - Fraternité - Justice...

Le Christ va plus loin...
Regardez ce champ...
Dans le champ de ma vie, il y a un trésor...
Qu'est-ce que ce trésor? Cette perle fine?...
Qui est le Royaume de Dieu en fin de compte?...
Pour vous, qui suis-je?

Il est le Royaume de Dieu en vous...
Le Christ habite en vous comme un trésor?...
Le Royaume de Dieu... c'est une Personne...
 C'est le Christ qui vient à ma rencontre...

Et pour aller plus loin...

Est-ce que je suis signe de ce Royaume?
Comment être signe de ce Royaume?
Comment Est-ce que je bâtis ma vie?...
Est-ce en vue de ce Royaume qui m'habite
et que je veux partager?...
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Photo:
Je pense que cette photo m'a été fournie par Liette Desjardins. Merci!
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«Quiconque désire Dieu le trouve et peut s'entretenir avec lui.
Il nous accueille tous, la nuit et le jour, à notre gré.»
(Saint Alphonse-marie de Ligouri)
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«La liberté consiste en ceci:
savoir où sont nos frontières, faire clairement la différence
 entre ce qu'est un autre et ce que nous sommes.»
(Anselm Grün)
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Merci!

Merci à nos visiteurs et nos lecteurs
 avec lesquels nous partageons la Parole de Dieu...
Ils nous viennent des pays suivants:

Canada - France - États-Unis
Allemagne - Russie - Belgique
Ukraine - Suisse - Côte d'Ivoire
Vietnam - Espagne - Portugal
Cameroun - La Réunion - Autriche
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MERCI!
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Bonne journée!
Jean-Yves

lundi 31 juillet 2017

Explication sur la parabole de l'ivraie dans le champ... / Sur la prière... / (256,566)

Bonjour!
Mardi 1er août 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Texte de l'Évangile (Mt 13,36-43): Alors, laissant la foule, il vint à la maison. Ses disciples s'approchèrent et lui dirent: «Explique-nous clairement la parabole de l'ivraie dans le champ». Il leur répondit: «Celui qui sème le bon grain, c'est le Fils de l'homme; le champ, c'est le monde; le bon grain, ce sont les fils du Royaume; l'ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L'ennemi qui l'a semée, c'est le démon; la moisson, c'est la fin du monde; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l'on enlève l'ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l'homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume tous ceux qui font tomber les autres et ceux qui commettent le mal, et ils les jetteront dans la fournaise: là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu'il entende!».
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Pour notre réflexion

1. Dans cette parabole Jésus aborde un thème épineux, le grand scandale du mal. Si Dieu est bon et tout-puissant, pourquoi permet-il le mal ? Pourquoi n’enlève-t-il pas l’ivraie de son champ ? Le problème n’est pas d’hier, on le retrouve d’une certaine manière au troisième chapitre de la Genèse : pourquoi avoir mis cet arbre tristement célèbre dans le jardin d’Eden ? Jésus répond dans le passage qui précède l’Évangile d’aujourd’hui, « de peur qu’en enlevant l’ivraie, vous n’arrachiez le blé en même temps » (Mt 13,29). Si l’on enlève la possibilité pour l’homme de choisir entre le bien et le mal, on lui enlève sa liberté. Sans liberté on ne peut aimer. Voilà pourquoi en enlevant l’ivraie, nous arracherions aussi le blé.

2. Dans le contexte de cet Évangile, Jésus explique à ses disciples le Royaume des Cieux avec plusieurs paraboles. Nous avons ici une image de notre vie chrétienne sur la terre. C’est une quête du Royaume, une réponse avec notre liberté au plan d’amour de Dieu pour notre vie, c’est-à-dire à sa volonté. Mais cette quête suppose la liberté des hommes, et pour cela elle implique aussi que le mal puisse être présent dans notre propre cœur et dans le monde. Cette tension qui existe dans notre vie entre le bien et le mal est, certes, fruit du péché originel, mais elle est aussi pour nous l’occasion d’aimer, de renouveler chaque jour notre décision de vivre selon Dieu, de nous relever après chaque chute.

3. La mort et la Résurrection du Christ sont la plus grande preuve qu’un mal peut être à l’origine d’un plus grand bien. Heureuse faute d’Adam qui nous a valu un tel Rédempteur, chante l’Exultet la nuit de Pâques. Nous en faisons aussi parfois l’expérience à travers les maux de la vie quotidienne : combien de fois une maladie fait redécouvrir les choses vraiment importantes de la vie ! Le saint d’aujourd’hui, saint Ignace de Loyola, se convertit des suites d’une blessure de guerre, et il devint le grand fondateur des jésuites. Notre péché lui-même peut devenir le motif d’une plus grande sainteté si, touchés par le repentir et mieux enracinés dans l’humilité, nous reprenons le chemin du bien avec une vigueur renouvelée.

 
Cette méditation a été écrite par Frère Melchior Poisson, LC
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Sur les chemins de la prière...

(De Jacques Gauthier)

On fait son chemin en marchant, comme on apprend à prier en priant.

La prière est toujours le départ d'une nouvelle aventure
avec le Seigneur, notre Dieu.
 (Inspiration de J.G.)

Je prie comme quelqu'un qui va rejoindre un ami qui arrive de voyage...
(Inspiration de J.G.)

Je prie pour accueillir ma misère et m'offrir à la miséricorde divine.

Je prie avec mes larmes comme un enfant qui a perdu son chemin.

Je prie pour inscrire le temps dans l'éternité.

Je prie avec toi en passant le temps que tu me donnes.

(Toutes ces pensées sont de Jacques Gautier ou inspirées pas lui...)
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«La bonté n'est pas une théorie ou un principe:
c'est une façon de vivre.»
(Philip Hallé)
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Notre vie est comme un livre de prières;
 il suffit de l'ouvrir et d'inviter Dieu
à le lire avec nous.
(J.-Y.)
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Diacre
au cœur de notre monde...
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Bonne journée!
Jean-Yves


 
Photo:
Bernard Desmeules - Merci!
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mercredi 26 juillet 2017

«Heureux vos yeux!... / Homélie de Mgr Yvon Joseph Moreau... /

Bonjour!
Mercredi 26 juillet 2017
 
Fête de Sainte Anne
Grand-maman de Jésus
(Patronne de la Province de Québec)
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Photo:
Fresque murale à la Basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré.
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«Le culte de sainte Anne, la grand-maman de Jésus,
était très populaire chez les marins bretons
qui mettaient leurs périlleuses aventures sous sa protection.
 
 
(Basilique Sainte-Anne d'Auray en Bretagne).
 
Ce culte fut accueilli avec ferveur au Canada,
où sainte Anne est spécialement invoquée à Sainte-Anne-de-Beaupré,
près de Québec.»
(Prions en Église)
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Photo:
Statue de sainte Anne dans la montagne du Collège.
(La Pocatière)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Pour le Québec)
 
(Mt 13, 16-17)
 
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples:
Heureux vos yeux puisqu'ils voient,
et vos oreilles puisqu'elles entendent!
Amen, je vous le dis
beaucoup de prophètes et de justes
ont désiré voir ce que vous voyez,
et ne l'ont pas vu,
entendre ce que vous entendez,
et ne l'ont pas entendu.
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Note: L'homélie de notre évêque, Monseigneur Yvon Joseph Moreau était aussi un vrai chef d’œuvre pour faire le point  sur notre Église de Sainte-Anne et un véritable élan de foi et de confiance en l'avenir. Aussi, je lui ai demandé l'autorisation de la placer ici... La voici...
Merci Mgr Yvon Joseph de votre ouverture à en faire profiter un plus grand nombre...
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Homélie pour la fête de sainte Anne – 2017

Parole de Dieu :         - Livre de Ben Sirac le Sage 44, 1.10-15

                                    - Évangile selon saint Matthieu 13, 16-17

           

            Heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent,
Cette parole de Jésus s’adresse aux disciples qui l’accompagnaient
et elle s’adresse aussi à nous rassemblés aujourd’hui dans cette cathédrale.
Sur les routes de Judée, de Galilée et de Samarie,
les disciples voyaient Jésus poser des gestes de bonté envers les petits et les pauvres
et des gestes de grande compassion envers les personnes souffrantes.
Ils l’entendaient proposer la bonne nouvelle du salut
à travers les paraboles du Royaume de Dieu qu’il prenait le temps de leur expliquer…
Et nous, disciples d’aujourd’hui que voyons-nous et qu’entendons-nous dans notre Église ?...
 
            Certains voient d’abord une Église appauvrie…
Les prêtres y sont de moins en moins nombreux… Un exemple frappant :
dans les années cinquante il y avait presque autant de prêtres au Collège de Sainte-Anne
qu’il y en a maintenant pour tout le diocèse et ces prêtres étaient beaucoup plus jeunes.
Certains voient encore une Église où les fidèles du dimanche  
et des grandes fêtes chrétiennes se font de plus en plus  clairsemés…
Ils voient enfin les nombreux presbytères qui ont été vendus
et des églises qui sont en train de subir le même sort…
Rien pour se réjouir apparemment ! Rien pour accueillir la béatitude énoncée par Jésus !
 
            D’autres – heureusement, et c’est le cas de le dire ! – portent leur regard
dans une direction différente…
Ils voient une Église enrichie par la présence
de nombreux laïcs, des hommes et surtout des femmes, intervenantes,
agentes ou bénévoles en pastorale, comme si l’Église était en train de bénéficier
d’un apport qu’elle avait trop longtemps négligé…
-- Que voient-ils de plus ?... Des personnes qui osent s’engager au nom de leur foi
dans les champs de prière et célébration, catéchèse et formation à la vie chrétienne,
fraternité et engagement, de même que dans l’administration matérielle
des biens de l’Église, ce qui représente un grand défi dans le contexte actuel.
-- Que voient-ils encore ?... Une Église qui avance résolument vers une conversion
et une transformation missionnaire, faisant confiance à l’avenir qui se prépare…
Celles et ceux qui développent un tel regard peuvent ouvrir leur cœur
à la béatitude que Jésus énonce dans l’Évangile : Heureux vos yeux puisqu’Ils voient
 
            Et Jésus dit aussi : Heureuses vos oreilles puisqu’elles entendent
-- Qu’entendons-nous ?... Au Concile Vatican II qui n’a pas fini de marquer l’histoire
de notre Église, nous avons entendu le bon pape Jean
inviter toute l’Église à une nouvelle Pentecôte et à une transformation évangélique…
Devant ceux qui s’inquiétaient à la vue des changements qui se préparaient,
nous l’avons entendu déclarer : Ce n’est pas l’Évangile qui a changé,
mais notre façon de le comprendre !
Il rappelait que l’Évangile est d’abord une bonne nouvelle de salut pour toute l’humanité,
et non pas une série d’interdits et de condamnations…
Que l’Évangile est un appel à la vraie liberté des enfants de Dieu
dans la fidélité aux deux commandements qui n’en font qu’un :
Aime Dieu et aime ton prochain comme toi-même
-- Qu’entendons-nous encore  aujourd’hui ?...
Un pape qui a choisi le nom de François,
infatigable et fidèle interprète du message d’amour et de miséricorde apporté par Jésus… 
Un Pape qui ne se lasse pas d’exhorter l’Église universelle à La joie de l’Évangile,
par une patiente et profonde conversion missionnaire…
Un Pape qui exhorte tout spécialement les couples et les familles à vivre toujours plus
dans La joie de l’amour, avec la conviction que la famille
est le premier lieu pour la transmission de la foi et l’apprentissage de la vie selon l’Évangile.
 
            Oui, chères sœurs et chers frères  de l’Église de Sainte-Anne,
heureux sommes-nous de ce que nous voyons et de ce que nous entendons !...
Nous vivons un moment de la vie de  l’Église qui, sous bien des aspects,
ressemble au commencement des premières communautés chrétiennes…
Il y a beaucoup à bâtir à la lumière de l’Évangile,
mais le Seigneur est avec nous comme il l’a promis !
Heureux sommes-nous si nos yeux s’ouvrent aux signes de sa présence
et si nos oreilles se montrent attentives aux inspirations de l’Esprit Saint…
 
            En cette fête qui nous rassemble,
confions notre Église diocésaine à notre sainte patronne…
Elle qui a donné sa protection aux marins bretons menacés par la tempête
saura aussi protéger notre Église des écueils et des vents contraires…
Qu’à sa prière, l’Esprit saint transforme chacun et chacune de nous
en véritables disciples-missionnaires heureux de croire en Jésus-Christ,
de célébrer notre foi – comme nous le faisons en ce moment –
et de la partager entre nous et avec tous…
            + Yvon Joseph Moreau

     
 
 Paroles du Pape François en ce jour...
 
« Les grands-parents sont importants dans la famille pour communiquer le patrimoine d’humanité et de foi essentiel pour toute société ! ». (Un tweet de ce jour publié sur ZÉNIT)

Le 26 juillet 2013 depuis Rio de Janeiro (Brésil), François avait invité la foule présente à ovationner les grands-parents en disant:

« Combien sont importants la rencontre et le dialogue entre les générations, en particulier l’intérieur de la famille ! (…)  Cette relation, ce dialogue entre les générations est un trésor qui doit être préservé et nourri ! En cette Journée mondiale de la Jeunesse, les jeunes veulent saluer les grands-parents. Saluons les grands-parents ! » (ZÉNIT - ce jour...).

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Prière à sainte Anne 
(Sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré - 2016)

Saine Anne, toi qui fus la grand-maman de Jésus,

 Fils Bien-Aimé du Père,

 tu continues à nous soutenir de ta prière et de ton exemple
pour faciliter cette rencontre avec ton petit-Fils.
C'est auprès de toi que tant de personnes accourent,
le cœur meurtri par tant de souffrances, pour le rencontrer.
 
Aujourd'hui c'est à mon tour, chère grand-maman,
de m'approcher de Jésus.
Avec patience, douceur et humilité tu me guides
afin que je vive pleinement ce moment de rencontre si important.
Merci, grand-maman, sainte Anne de ton aide.
 
Que ma prière, unie à la tienne et celle de Marie,
ouvre mon cœur à la miséricorde du Cœur de Jésus.
 
Que le Cœur de Jésus guérisse mes peurs
pour découvrir que le Père accourt vers moi,
 les bras grands ouverts.
 
Que l'accueil sans limite du Père
 m'aide à vivre dans la miséricorde avec mes frères et sœurs.
Amen.
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Bonne Sainte Anne:
                         Prie pour nous!
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Photo:
La statue principale dans la Basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré.
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«La prière n'est pas une technique ni un devoir.
C'est une relation d'amour.»
(Alain Roy)
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«Quand bien même notre vie reste imparfaite,
nos souhaits inexaucés,
nous savons que Dieu seul peut nous combler.»
(Anselm Grün)
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«Être attentif signifie que nous sommes présent
à chaque instant.
Nous percevons alors le secret de l'instant,
du temps, de la vie.»
(Anselm Grün)
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«Pour être heureux et surtout digne de sa condition,
 l'homme a besoin de cultiver son pays intérieur
 en s'abreuvant à la fois à ce qui le  précède
 et à ce qui le dépasse.»
(Gilles Vigneault)
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Essaie...

Deviens comme un enfant:
simple, spontané et joyeux.
Ne sois pas un paquet de problèmes.
Tu peux tout de même rire!
Essaie chaque jour à nouveau
d'aimer les personnes qui t'entourent
même celles qui te tapent sur les nerfs.
Essaie paisiblement
de panser les plaies des personnes
qui pleurent et désespèrent.
Offre un peu d'amour
aux personnes qui sont trop peu aimées.
C'est merveilleux:
le bonheur des autres
dépend du toi.
(Phil Bosmans)


 Photo:
De mon ami André Lavoie - Saint-Pacôme - Merci!
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Bonne journée!
Jean-Yves
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