mercredi 18 octobre 2017

«Le règne de Dieu est tout proche de vous»... / (260,608)

Bonjour!
Mercredi 18 octobre 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Texte de l'Évangile (Lc 10,1-9): Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit: «La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route.

»Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord: ‘Paix à cette maison’. S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants: ‘Le règne de Dieu est tout proche de vous’».
Commentaire: Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet (Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)
«Le règne de Dieu est tout proche de vous»
Aujourd'hui, jour de la Saint Luc —l'Évangéliste de la douceur du Christ—, l'Église proclame cet Évangile dans lequel se présentent les caractéristiques centrales de l'apôtre du Christ.

L'apôtre est, en premier lieu, celui qui a été appelé par le Seigneur, désigné par Lui-même, en vue d'être envoyé en son nom: c'est Jésus qui appelle qui Il veut pour lui confier une mission concrète!: «Le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller» (Lc 10, 1).

L’apôtre, ayant été appelé par Dieu, est aussi celui qui dépend totalement de Lui. «N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route» (Lc 10,4). Cette interdiction de Jésus à ses disciples indique, surtout, qu'ils doivent laisser entre ses mains ce qui est essentiel pour vivre: le Seigneur, qui habille l'iris des champs et nourrit les oiseaux, veut que ses disciples cherchent, d'abord le Règne des cieux plutôt que: «(…) ne vous mettez pas en quête de ce que vous mangerez ou ce que vous boirez, et ne soyez pas anxieux. C'est de tout cela, en effet, que les païens du monde sont en quête; mais votre Père sait que vous avez besoin de cela» (Lc 12,29-30).

L'apôtre est également celui qui prépare le chemin du Seigneur, annonçant sa paix, guérissant les malades et manifestant ainsi la venue du Règne. Le devoir de l'apôtre est donc central tant dans la vie de l'Église que pour elle, car de cela dépend le futur accueil du Maître parmi les hommes.

Le meilleur témoignage que peut nous offrir la fête d'un Évangéliste, de celui qui a raconté l'annonce de la Bonne Nouvelle, est celui de nous faire devenir plus conscients de la dimension apostolique-évangélisatrice de notre vie chrétienne.
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En ce jour,
je t'offre:
la vérité
pour que ton cœur qui cherche,
trouve la paix et la sécurité.
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«Tu es la lampe de nos pas
Sur une route de ténèbres.
Quant tout décline, tu demeures,
Quand tout s'efface, tu es là!
Le soir descend, tu resplendis
Au cœur de toute créature.»
(Hymne au bréviaire)
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«De nuit on voit plus loin»
car... on voit les étoiles.»
(Francesco Châlet)
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«L'instant présent qui fuit rapidement ne reviendra plus.
 Nous devons le vivre intensément.»
(Francesco Châlet)
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«Auprès du Seigneur j'ai mon refuge.»
(Psaume 10 - 1)
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«Quand je fais appel au Seigneur,
je suis sauvé de tous mes ennemis.»
(Psaume - 17)
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«L'Église se fait prophète de l'espérance.»
(Mgr Dominique Rey)
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 
 


vendredi 13 octobre 2017

Jésus est bien celui qui chasse les démons au nom de Dieu... /(260,004)

   Bonjour!  
Vendredi 13 octobre 2017
 
 
Photo:
D'où viennent ces fleurs?
De Bretagne!
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Texte de l'Évangile (Lc 11,15-26): Mais certains se mirent à dire: «C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons». D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel.

Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit: «Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous.

»Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit mauvais est sorti d'un homme, il parcourt les terres desséchées en cherchant un lieu de repos. Et comme il n'en trouve pas, il se dit: ‘Je vais retourner dans ma maison, d'où je suis sorti’. En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début».

Commentaire: Abbé Josep PAUSAS i Mas (Sant Feliu de Llobregat, Espagne)


«Certains se mirent à dire: ‘C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons’»

Aujourd'hui, nous contemplons avec stupéfaction comment Jésus est accusé de manière ridicule de chasser les démons «par Béelzéboul, le chef des démons» (Lc 11,15). Il est difficile d'imaginer un plus grand bien, celui d'éloigner les âmes du démon, l'instigateur du mal, et d'entendre en même temps une accusation encore plus grave qui est celle que cela se fait précisément par le pouvoir du même diable. C'est vraiment une accusation gratuite, qui laisse entrevoir un grand aveuglement et une grande jalousie de la part des accusateurs du Seigneur. Aujourd'hui encore, même sans nous rendre compte, nous coupons à la racine les droits des autres à diverger, à être différents et avoir leurs propres opinions parfois contraires et à l'opposé des nôtres.

Celui qui vit enfermé dans un dogme politique, culturel ou idéologique, méprise facilement celui qui diffère, en discréditant ses projets et en niant sa compétence et même son honnêteté. Alors, son adversaire en politique ou en idéologie devient un ennemi personnel. La confrontation dégénère en insultes et agressivité. Le climat d'intolérance et d'exclusion mutuelle violente peut, alors, nous conduire à la tentation d'éliminer d'une manière ou d'une autre celui qui représente pour nous un ennemi.

Dans ce climat il est facile de justifier n'importe quel attentat contre la personne humaine y compris l'assassinat, si celui qui meurt n'est pas un des nôtres. Combien de personnes souffrent de nos jours dans des milieux d'intolérance et refus d'autrui comme celui qui existe souvent dans nos institutions publiques, sur nos lieux de travail, dans les assemblées et confrontations politiques!

Nous devons tous travailler pour créer des conditions et un climat de tolérance, respect d'autrui et confrontation franche où il est possible de trouver un terrain d'entente et de dialogue. Et nous chrétiens loin d'endurcir et sacraliser faussement nos opinions en manipulant le Seigneur et en l'identifiant à nos propres positions, nous devons suivre ce Jésus qui —quand ses disciples voulaient empêcher que d'autres, à part eux, expulsent les démons en son nom— les corrige en leur disant: «Ne les en empêchez pas, car celui qui n'est pas contre vous est pour vous» (Lc 9,50). Car,... «tout le chœur innombrable de bergers se réduit à un seul et unique Berger» (Saint Augustin).
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«J'ai hâte d'avoir un abri
contre ce grand vent de tempête!»
(Du psaume 54 - bréviaire)
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«Un homme ayant perdu la mémoire de Dieu
s'est laissé exilé de son milieu vital.
Certes, il peut survivre.
Mais il lui manque de respirer au large dans l'Essentiel.»
(Benoît Billot)
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«Rêver est beau,
mais cela peut nous empêcher d'affronter la réalité.»
(Francesco Châtel)
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Qui m'a fourni cette photo?
Je crois qu'elle a été prise en Palestine...
Je crois que c'est Liette Desjardins... Merci1
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En ce jour, je t'offre:
 la gratuité
pour que tu découvres
que le plus beau trésor,
c'est le sourire de ton frère (ta sœur)
à qui tu tends la main.
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Diacre:
présence d'Église
au cœur de notre monde d'aujourd'hui
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Bonne journée!
Jean-Yves
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mardi 10 octobre 2017

Un temps de repos chez Marie et Marthe.../ (259,810)

Bonjour!
Mardi 10 octobre 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
 
 Luc 10, 38-42 +En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »
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   Pour notre réflexion...
1. Alors que Jésus et ses disciples font route vers Jérusalem, deux sœurs, Marthe et Marie, les accueillent chez elles. Qui sont ces femmes ? L’Évangile de Jean nous apprend que leur frère Lazare était un ami du Seigneur et que celui-ci acceptait volontiers l’hospitalité de leur maison de Béthanie. Le passage évangélique d’aujourd’hui nous raconte peut-être la première rencontre de Jésus avec cette famille. Pour le Seigneur, cette rencontre a dû être une bouffée d’air frais. Alors que les grands prêtres ont décidé de le tuer, que les controverses avec les pharisiens n’en finissent plus et que ses propres disciples ont peur de ce voyage vers Jérusalem, cette halte est comme une oasis au milieu du désert. Comme l’hospitalité de Marthe doit être agréable au Seigneur ! Comme il aime cette famille qui n’hésite pas à l’accueillir, lui et ses disciples ! Seigneur, moi aussi, je t’offre mon hospitalité. Je t’en prie, viens et vis en moi !
2. L’attitude des deux sœurs peut m’aider à voir ma propre attitude face au Seigneur. Tandis que Marie s’assied aux pieds de Jésus pour l’écouter, Marthe se met à préparer le repas. Je l’imagine aller et venir entre la cuisine et la salle à manger, tout agitée à l’idée qu’il puisse manquer quelque chose. À chaque fois qu’elle passe à côté de sa sœur, elle lui lance un regard noir en murmurant : « Quelle paresseuse… Elle ne voit donc pas que je suis surchargée de travail ! C’est toujours moi qui dois tout faire ici… » À la fin, elle n’en peut plus et dit tout haut ce qu'elle pensait tout bas.
Parfois, je suis comme Marthe : je pense que l’important, ce n’est pas ce que le Seigneur fait pour moi, mais ce que je fais pour lui. Je considère le Seigneur comme un maître inflexible qui exige tout de moi. Je suis angoissé à l’idée de décevoir ses attentes, de ne pas être à la hauteur. Mais Dieu attend-il vraiment quelque chose de moi ? A-t-il besoin de moi ? Le prophète Isaïe a dit : « Voici les nations : elles sont pour lui comme une goutte au bord d’un seau, un grain de sable sur le plateau de la balance ! Voici les îles, comme une poussière qu’il soulève ! Le Liban ne pourrait suffire au feu, ni ses animaux, suffire à l’holocauste. » (Is 40, 15-16). Après avoir lu cela, puis-je continuer à me sentir indispensable aux yeux du Seigneur ?

3. L’exemple de Marie m’enseigne que l’important, ce n’est pas ce que je fais pour le Seigneur, mais ce que le Seigneur fait pour moi. Sans le Christ, mes efforts et mes mérites ne servent à rien. Comme le dit saint Bernard, « mon mérite, c’est […] la miséricorde du Seigneur, et je ne manquerai pas de mérite tant que la miséricorde ne [me] fera pas défaut » (Homélie sur le Cantique des Cantiques 61, 5). Le Seigneur a déjà gagné tous les mérites possibles par sa croix et sa Résurrection. Mon seul effort doit consister à puiser dans le trésor qu’il a rassemblé pour moi, écouter sa parole et dire oui à son amour.
La différence entre Marthe et Marie fait penser à la différence entre saint Paul avant et après sa conversion. Avant sa conversion, Saul de Tarse était convaincu que la sainteté était une question d’efforts et d’observance de la Loi. Il pensait acquérir lui-même la sainteté, la justice, en respectant minutieusement les commandements. Après sa conversion, il s’est aperçu que Dieu n’était pas un Dieu exigeant et tatillon, mais un Dieu d’amour. Il s’est rendu compte que la sainteté ne pouvait pas être le fruit de ses efforts, mais un don gratuit de Dieu. Il suffit simplement de croire, d’accepter humblement l’amour infini du Seigneur. Telle est la meilleure part, qui ne sera jamais enlevée.
         
Frère Benoît Terrenoir, LC


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«La liberté, tout comme la vie, l'amour et la conscience,
 est la présence de Dieu dans l'humain.»
(Jean-Yves Leloup)
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«Chaque fois que je laisse Dieu prendre sa place
dans mon esprit, mon regard et mes paroles,
 tout n'est que grâce.»
(Pierre Renaudin)
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«Je ne puis comprendre la terre sans le ciel,
 l'amour sans la prière et le temps sans l'éternité.»
(Alphonse de Lamartine)
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Bonne journée!
Jean-Yves


lundi 9 octobre 2017

Savoir dire merci à la vie... à Dieu... aux bons samaritains qui sont là sur nos routes... / (259,770)

   B o n j o u r !  
 
Lundi 9 octobre 2017
 
 
 
   JOUR DE L'ACTION DE GRÂCE    
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

Luc 10, 25-37

  Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question : « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit ? Que lis-tu ? » L'autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. » Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ? »
Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort.
Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l'autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l'autre côté.
Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié. Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant : 'Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.'
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. »
         

Pour notre réflexion...

1. Le « légiste » : il représente tous ceux qui prient avec les lèvres, mais dont le cœur est loin de Dieu : ceux que Jean-Baptiste traite de « race de vipères ». Ils ont l’habitude de mettre Jésus à l’épreuve, comme on le voit dans les récits évangéliques, mais il y est habitué et sait très bien pourquoi ils ne veulent pas le suivre. Il sait que si les légistes, les Scribes et les Pharisiens scrutent les Écritures, c’est pour le soumettre à une contestation systématique et perfide. Ces « docteurs de la Loi » ne veulent pas suivre le Seigneur, parce qu’ils savent que ses enseignements sont vrais et incontournables. Ils savent que Jésus n’est pas venu « abolir mais accomplir les Écritures et que pas un iota ne sera changé à la Loi » : ils ne veulent pas sortir de leur hypocrisie et de leur mensonge.
Jésus ne se laisse pas prendre par des débats interminables avec eux, mais quand le légiste lui demande « qui est mon prochain ? », il répond par une parabole qui pourrait parfaitement être un fait réel de la vie courante.

2. Le Samaritain : ce récit a été repris par saint Jean-Paul II dans sa Lettre apostolique Salvifici Doloris où il explique que c’est le bon Samaritain qui est « en vérité le prochain de l’homme dévalisé et laissé à demi-mort par les bandits entre Jéricho et Jérusalem. Le prêtre et le lévite passent leur chemin sans s’arrêter alors que le Samaritain – celui que les juifs regardaient comme le parjure, le traître, l’ennemi infréquentable – voit le blessé et s’approche. Il a pitié, il est rempli de compassion, il bande ses plaies, le monte sur son cheval et le conduit chez l’hôtelier auquel il promet de payer ce qu’il aura dépensé pour le soigner ».
À la suite du Concile Vatican II qui soulignait déjà l’influence des moyens de communication moderne sur le rapprochement entre les cultures et les civilisations, Benoît XVI, dans Deus Caritas est, remarque que « notre planète est devenue plus petite » et que « chaque jour nous prenons conscience de l’importance de la souffrance dans le monde comme conséquence d’une misère tant matérielle que spirituelle et prenant de multiples formes, malgré l’avancée de la science et de la technique ». Pour lui, les innombrables organisations caritatives qui ont vu le jour dans tous les pays du monde, ne doivent pas nous faire oublier que le modèle donné par la parabole du bon Samaritain, la charité chrétienne, est d’abord la réponse à la nécessité immédiate et que la seule préparation professionnelle ne suffit pas pour assurer ce service : ces organisations doivent s’assurer que les professionnels aient aussi une « formation du cœur », de façon à ce que le service rendu soit véritablement « la conséquence de leur foi qui sera agissante dans l’amour ». Le cœur et la sensibilité sont prioritaires dans le service rendu.

3. « Que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? »
C’est la question du « légiste » à Jésus. En avril 2013, place Saint-Pierre, le pape François répondait aux questions qui lui avaient été posées par écrit avant la rencontre. Il disait qu’en ces moments de crise mondiale, il fallait voir la profondeur de ce que nous vivions actuellement et que la crise dépassait le niveau économique, politique ou culturel. « Ce qui est en crise, c’est l’homme ». Le monde dans lequel nous sommes a perdu le sens de Dieu et nous vivons dans un monde de mensonge : ce qui peut être détruit, c’est l’homme et l’homme à l’image de Dieu ! Nous ne pouvons pas nous inquiéter uniquement de nous-mêmes et nous enfermer dans la solitude, dans le découragement, dans le sentiment d’impuissance face à ces questions. « Il faut sortir, il faut aller à la rencontre. La pauvreté, pour nous chrétiens, n’est pas une catégorie sociologique ou philosophique, ou culturelle : non, c’est une catégorie théologale ». L’ignorance de Dieu est la première pauvreté. C’est là que nous pouvons être le prochain de l’autre, de celui qui a perdu le sens de sa vie, parce qu’il a perdu Dieu.

         
Cécile Beaure d'Augères, consacrée de Regnum Christi

 
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Savoir dire MERCI!...
Pour la vie...
Pour ce que l'on a...
Pour...
Merci!
Merci d'être là...
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«Jésus, Maître, prend soin de nous...»
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«C'est ensemble que nous nous aiderons
 à devenir disciples-missionnaires,
en témoignant de la miséricorde et de la joie de l'Évangile»
(Mgr Yvon Joseph Moreau)
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

vendredi 6 octobre 2017

Homélie de Mgr Yvon Joseph Moreau à l'occasion de l'admission au diaconat de M. Coulombe. / (259,674)


Homélie de Mgr Yvon Joseph Moreau
évêque du Diocèse de Sainte-Anne
 pour l’admission au diaconat de Marc Coulombe
Saint-Mathieu de Montmagny
 en la fête de saint François d'Assise
 le 4 octobre 2017
(Merci Mgr Yvon Joseph.)
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            Aujourd’hui, Dieu nous parle par sa Parole,

il nous parle par la belle figure de Saint-François d’Assise

dont c’est la fête dans notre Église ;

il nous parle encore par cette journée provinciale du diaconat permanent,

au premier mercredi d’octobre de chaque année,

et enfin par la démarche de notre ami Marc Coulombe et de son épouse Marie-Pierrette Cloutier.

           

            La Parole de Dieu a vraiment pris chair en saint François d’Assise…

Elle a tellement pris chair en lui que, par ses stigmates,

il a porté dans son corps les marques des souffrances de Jésus

Elle a tellement pris chair en lui que, par toute sa vie,

il a cherché comment répondre à l’appel reçu du Christ : Va, répare mon Église

Au début, François a pensé qu’il s’agissait des églises de pierres,

dont plusieurs tombaient en ruine dans l’Italie de son temps…

Peu à peu, il a compris qu’il s’agissait de l’Église, communauté de foi, d’espérance et de charité,

qui avait besoin d’être réparée parce qu’elle s’était trop éloignée de la simplicité

et de la pauvreté voulues par Jésus, ainsi qu’il nous le fait voir dans l’évangile de ce jour…

François avait compris que ce n’est pas l’Église qui sauve l’Évangile,

mais que c’est bien l’Évangile qui sauve l’Église

en l’invitant à marcher plus fidèlement sur les pas de son Seigneur.

Va, répare mon Église, c’est une invitation qui concerne chacun et chacune de nous

en cette période de « tournant missionnaire »…

Comme le pauvre d’Assise, puissions-nous être guidés par un amour du Christ et de l’Évangile

qui fasse de chacun et de chacune de nous des disciples-missionnaires,

heureux, heureuses de croire en Jésus Christ, de célébrer leur foi et de la partager.

 

            En cette journée provinciale du diaconat permanent,

nous sommes invités à redécouvrir cette vocation qui a été remise en valeur dans l’Église

suite au Concile Vatican II.

Il est important de remarquer que cette vocation a existé dès le début de la vie de l’Église

et que c’est même un diacre, Étienne, qui a été le premier à rendre témoignage au Christ

par les souffrances du martyre, avant même les apôtres.

Il est sans doute bon de préciser également que le mot « diaconat » et le mot « diacre »

trouvent leur origine dans un mot grec qui signifie « service  ».

S’engager dans une démarche en vue de l’ordination diaconale,

comme le fait notre ami Marc, avec l’appui de son épouse, Marie-Pierrette,

c’est donc s’engager à devenir toujours plus serviteur,

à la suite du Christ qui n’est pas venu pour être servi, mais pour servir

et donner sa vie en rançon pour la multitude.

Le diaconat nous rappelle dans quel esprit de service doit vivre un disciple du Christ,

de sorte que ni les prêtres, ni les évêques, ni même les Papes ne doivent cesser d’être diacres,

ainsi que l’a si bien rappelé le pape Benoît XVI, dans une homélie,

en 1978, alors qu’il était évêque en Allemagne :

Un prêtre qui cesserait d’être diacre n’accomplirait plus de manière juste son ministère sacerdotal. Et un évêque qui ne resterait pas diacre ne serait plus un véritable évêque. Et un pape qui ne serait pas diacre ne serait plus un véritable pape [dans ce sens-là, nous voyons comment le pape François est un véritable pape au service de l’Église !]. La diaconie est et demeure une dimension de tout ministère ecclésial, car le Seigneur, qui résume en lui tous ces mystères, est devenu lui-même notre diacre et il le demeure jusqu’à la fin des temps dans la Sainte Eucharistie. (Joseph Ratzinger, Benoît XVI, Enseigner et apprendre l’amour de Dieu, Parole et Silence, 2016, p. 126)

 

            Le Directoire national pour le ministère, la formation et la vie des diacres permanents au Canada, qui vient tout juste de paraître et dont j’ai reçu une copie ce matin,

précise la « triple mission de service » que comprend la vocation du diacre permanent :

service de la Parole, service de la liturgie, service de la charité et de la justice

Triple mission au service du Seigneur et de tous ses frères et sœurs…

Triple mission au sein de l’Église et en communion avec toute l’Église..,

Nous entrevoyons que la vocation propre du diacre

est de rappeler à tous les baptisés et à tous les ministres ordonnés

que le disciple du Christ est avant tout un serviteur,

à la suite de Celui qui n’est pas venu pour être servi,

mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour la multitude.

C’est sur ce chemin que Marc s’engage à avancer aujourd’hui,

avec l’accord et le soutien de son épouse Marie-Pierrette.

Il est accueilli dans la famille diaconale de notre diocèse

et il peut compter sur la prière solidaire de notre Église diocésaine.

 

            À chaque eucharistie, en nous unissant au Christ serviteur,

nous comprenons que le service conduit au don total de soi,

un don qui se vit dans « la joie de l’Évangile »,

ainsi que l’a vécu saint François d’Assise qui était diacre.

Dieu aime celui qui donne avec joie, rappelle justement saint Paul.


   + Yvon Joseph Moreau, évêque du diocèse de Sainte-Anne

« Celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé.» / (259,662)

  Bonjour! 
Vendredi 6 octobre 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
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« Celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé.»                     

 
Saint du jour: Saint Bruno, prêtre

Luc 10, 13-16 + En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que leurs habitants auraient fait pénitence, avec le sac et la cendre. D’ailleurs, Tyr et Sidon seront mieux traitées que vous lors du Jugement. Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ? Non, jusqu’au séjour des morts tu descendras !
Celui qui vous écoute m’écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé. »

     
   

Pour notre réflexion

1. « À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup. » (Lc 12, 48)
Corazine et Bethsaïde ont vu de nombreux miracles mais elles sont restées les mêmes. Elles ne se sont pas converties. Nous sommes peut-être dans la même situation. Catholiques depuis toujours, messe tous les dimanches et parfois même en semaine, cependant, notre cœur appartient encore au monde et à nous-mêmes. Se convertir, comme l’affirme Jésus dans l'Évangile, signifie « prendre le vêtement de deuil et s'asseoir dans la cendre en signe de pénitence. »

2. En effet, faire pénitence n'est pas à la mode, pourtant, demandez à qui jeûne chaque vendredi et il vous en dira les avantages. Savoir jeûner, c'est-à-dire renoncer à des aliments et surtout à sa faim et sentir alors son intestin qui gémit car vide et en manque, permet ensuite de renoncer à sa sensualité quand j’aimerais passer tout mon après-midi à regarder mes séries préférées sur Netflix au lieu de donner un coup de main à la cuisine ou au repassage ou encore rendre visite à la voisine qui a besoin de compagnie, etc. Savoir faire pénitence c'est renoncer à soi-même comme Jésus-Christ au jardin de Gethsémani. Sommes-nous donc capables de faire pénitence lorsque l'amour du Christ nous l'exige ? Quand j'observe les besoins de mon prochain suis-je donc prêt à renoncer à moi-même pour me mettre à son service ? Ou suis-je celui qui répète à longueur de journée « Seigneur, Seigneur ! » mais ne change pas le moindre aspect de son comportement ?
3. « Qui vous écoute m'écoute et qui vous rejette me rejette. »
Jésus finit son discours d'envoi en mission des soixante-douze disciples avec cette phrase lapidaire ; mais quel est donc le rapport entre ces peuples de Corazine et Bethsaïde avec cette dernière parole ? C'est pourtant simple. La Bonne Nouvelle est difficile à entendre. Renoncer à soi-même n'est pas un message facile à transmettre et à écouter. Il s'agit alors de vivre cette Bonne Nouvelle avec sa propre vie comme un héritage du Christ, une vie en lui sans peur du qu'en dira-t-on. Écouter les disciples du Christ, c'est écouter Jésus lui-même. Parler au nom du Christ, c'est laisser le Christ parler par sa bouche. Si personne ne nous écoute lorsque nous parlons au nom du Christ alors rappelons-nous que le premier à en souffrir est bien Jésus qui se sent rejeté ; et si notre amour-propre peut être blessé alors demandons-nous vraiment si nous parlons au nom de Jésus ou plutôt pour notre vanité et ainsi nous saurons si nous gardons une véritable pureté d'intention comme disciple du Seigneur dans notre apostolat et témoignage.

          Frère Corentin Jarry, LC
 
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Rien n'est jamais perdu pour Dieu...
 
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Plus on remercie plus on reçoit dans la vie...
 
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En ce jour,
je t'offre:

   la conversion  

afin que ton cœur
ne s'assaisonne
que du bon et du vrai.
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Soyez heureux tout de suite...
(Père Michel-Marie)
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«Le règne de Dieu se manifeste
à travers la proximité et la tendresse.»
(Pape François)
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«Une Église missionnaire,
c'est une Église qui ne se préoccupe pas d'abord d'elle-même.
Elle est plutôt désireuse de partager avec tous
 l'Évangile de miséricorde et de salut qui lui a été confié.»
(Mgr Yvon Joseph Moreau)
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«La Parole de Dieu est le pain quotidien
que nous demandons dans la prière du Pater
pour nous fortifier. "Car l'homme ne vit pas seulement de pain
 mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu".»
(Mgr Marc Aillet)
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Diacre
au cœur de notre monde
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 

jeudi 5 octobre 2017

Le Royaume des cieux est proche... / Dieu agit encore dans le monde à travers les instruments que nous sommes... / (259,640)

Bonjour!
Jeudi 5 octobre 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

 
                     Au calendrier liturgique de ce jour: Sainte Faustine


 Luc 10, 1-12  + Après cela, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.” S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.”
Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites : “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.” Je vous le déclare : au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville.

      

   Pour notre réflexion...


1. Jésus va se faire aider de ses disciples pour annoncer le Royaume, et il les envoie donc dans différents endroits pour porter sa parole. Et il leur donne plusieurs conseils qui, au-delà de simples conseils pratiques, nous montrent le chemin à suivre pour vivre comme chrétiens et faire connaître Jésus autour de nous. L’Évangile nous dit que Jésus les envoie dans des localités où lui-même devait aller. Voilà un premier point important, le chrétien, quand il parle de sa foi, quand il annonce la Bonne Nouvelle, ne parle pas en son nom, mais au nom de celui qui l’a envoyé. Les chrétiens ne cherchent pas à se faire des propres disciples, mais à amener les autres à rencontrer Jésus. La mission doit se vivre avec humilité, notre rôle n’est seulement qu’un rôle de préparation, le rôle principal, c’est celui de Jésus.

2. Et de fait, comme nous le montre la suite du passage, c’est cela la principale force des chrétiens, leur force vient seulement de Jésus. Jésus indique à ses disciples de ne pas trop se préoccuper des choses matérielles (argent, sac, sandales, etc.) ni de chercher à se faire des relations avec le plus de personnes possibles. Cette pauvreté, cette apparente faiblesse, cache en réalité la plus grande force. En laissant Dieu agir à travers eux, les chrétiens s’appuient sur ce qu’il y a de plus puissant dans le monde : le pouvoir de Dieu lui-même. Dieu aime à se choisir de faibles instruments. Il semble même, comme nous le montre l’histoire des saints, que plus l’instrument est petit, plus l’œuvre sera grande. De manière à ce qu’éclate au grand jour la puissance de Dieu.

3. Jésus demande aussi à ses disciples de guérir les malades et d’annoncer que le Royaume des Cieux est proche. Il est important pour les chrétiens de se rappeler souvent quel est leur véritable trésor, ce qu’ils ont de plus précieux à offrir. La plus grande chose que les chrétiens puissent faire est de donner Jésus, de le faire connaître. L’homme cherche éperdument à combler le vide qu’il y a dans son cœur dans le divertissement, le plaisir, le pouvoir, etc. Mais il n’y a que Jésus qui puisse le combler, Jésus est le seul qui puisse guérir notre cœur malade. C’est cela que nous devons donner au monde. En connaissant Jésus, nous avons le meilleur, la seule chose nécessaire. C’est cela qu’il nous fait avant tout partager, en faisant de notre vie un témoignage d’amour.
         
Père Jean-Marie Fornerod, LC

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«L'homme est grand dans la mesure
où il met sa confiance en Dieu.»
(Mgr Marc Aillet)
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«Sans Dieu, l'humanisme devient inhumain.»
(Benoît XVI)
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Photo:
Clocher, église de Saint-Jean-Port-Joli
 (Jean-Yves)

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En ce jour,
 je t'offre
l'amour
pour que ton cœur, parfois si petit,
s'agrandisse aux dimensions
du monde.
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«Le pessimiste se plaint du vent.
L'optimiste attend que le vent tourne.
 Le leader ajuste les voiles.»
(Proverbe Zen)
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Bonne journée!
Jean-Yves