mardi 31 décembre 2024

« Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né. Quand fut arrivé le huitième jour, l’enfant reçut le nom de Jésus » / (488,546)

 Bonjour!

BONNE' HEUREUSE ET SAINTE ANNÉE

2  0  2  5

Mercredi 1er janvier 2025



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né. Quand fut arrivé le huitième jour, l’enfant reçut le nom de Jésus » (Lc 2, 16-21)

Alléluia. Alléluia.
À bien des reprises, Dieu, dans le passé,
a parlé à nos pères par les prophètes ;
à la fin, en ces jours où nous sommes,
il nous a parlé par son Fils.
Alléluia. (cf. He 1, 1-2)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem,
et ils découvrirent Marie et Joseph,
avec le nouveau-né
couché dans la mangeoire.
Après avoir vu,
ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé
au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient
de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements
et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ;
ils glorifiaient et louaient Dieu
pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu,
selon ce qui leur avait été annoncé.

Quand fut arrivé le huitième jour,
celui de la circoncision,
l’enfant reçut le nom de Jésus,
le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

– Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

«Les bergers y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche»

Abbé Manel VALLS i Serra(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Église contemple avec reconnaissance la maternité de la Mère de Dieu, modèle de sa propre maternité envers nous tous. Luc nous présente la “rencontre” des bergers “avec l'Enfant”, accompagné de Marie, sa Mère, et de Joseph. La discrète présence de Joseph suggère son importante mission de gardien du grand mystère du Fils de Dieu. Tous ensembles, bergers, Marie et Joseph, «avec le petit enfant couché dans la crèche» (Lc 2,16), sont comme une belle image de l'Église en adoration.

“La crèche”: Jésus est déjà là, en une allusion voilée à l'Eucharistie. C'est Marie qui l'a mis là! Luc parle d'une “rencontre”, d'une rencontre des bergers avec Jésus. En effet, sans l'expérience d'une “rencontre” personnelle avec le Seigneur, on ne trouve pas la foi. Seule cette “rencontre”, qui comporte un “voir de ses propres yeux” et, d'une certaine façon, un “toucher”, rend les bergers capables de témoigner de la Bonne Nouvelle, d'être de véritables évangélisateurs qui puissent «raconter ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant» (Lc 2,17).

Et voici un premier fruit de la “rencontre” avec le Christ: «Tous ceux qui les entendirent furent dans l'étonnement» (Lc 2,18). Nous devons demander la grâce de savoir susciter cet “étonnement”, cette admiration chez ceux auxquels nous annonçons l'Évangile.

Il existe encore un second fruit de cette rencontre: «Les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu» (Lc 2,20). L'adoration de l'Enfant leur remplit le cœur d'enthousiasme pour communiquer ce qu'ils ont vu et entendu, et la communication de ce qu'ils ont vu et entendu les amène à la prière de louanges et à l'action de grâces, à glorifier le Seigneur.

Marie, maîtresse de contemplation —elle «gardait toutes ces choses, et les repassait dans son cœur» (Lc 2,19)— nous donne Jésus, dont le nom signifie “Dieu sauve”. Son nom est aussi notre Paix. Accueillons dans notre cœur ce Nom saint et très doux et ayons-le souvent sur nos lèvres!

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Tout le peuple de la ville d’Ephèse attendait avec anxiété la décision [du Synode concernant la Maternité de Marie]… Lorsque l’on a appris que l’auteur des blasphèmes [Nestorius] n’avait pas eu gain de cause, tous d’une seule voix commencèrent à glorifier Dieu » (Saint Cyrille d’Alexandrie)

  • « Jésus est le Fils de Dieu et, en même temps, Il est le fils d’une femme : Marie. Il vient d’Elle. Il est de Dieu et de Marie. C’est pourquoi la Mère de Jésus peut et doit être appelée Mère de Dieu “Theotokos” (Concile d’Ephèse, an 431) » (Benoit XVI)

  • « Pour cela le concile d’Ephèse a proclamé en 431 que Marie est devenue en toute vérité Mère de Dieu par la conception humaine du Fils de Dieu dans son sein : Mère de Dieu, non parce que le Verbe de Dieu a tiré d’elle sa nature divine, mais parce que c’est d’elle qu’il tient le corps sacré (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 466)


  • Bon dimanche et Très heureuse année!

  • Jean-Yves

lundi 30 décembre 2024

Le Verbe s'est fait chair / (488,456)

 Bonjour!

Mardi 31 décembre 2024



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

Le Verbe s'est fait chair (Jn 1, 1-18)

Alléluia, Alléluia.
Le Verbe s’est fait chair,
il a établi parmi nous sa demeure.
À tous ceux qui l’ont reçu,
il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu.
Alléluia.   (cf. Jn 1, 14a.12a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Au commencement était le Verbe,
et le Verbe était auprès de Dieu,
et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
C’est par lui que tout est venu à l’existence,
et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
En lui était la vie,
et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres,
et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

Il y eut un homme envoyé par Dieu ;

son nom était Jean.

Il est venu comme témoin,

pour rendre témoignage à la Lumière,

afin que tous croient par lui.

Cet homme n’était pas la Lumière,

mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.

Le Verbe était la vraie Lumière,
qui éclaire tout homme
en venant dans le monde.
Il était dans le monde,
et le monde était venu par lui à l’existence,
mais le monde ne l’a pas reconnu.
Il est venu chez lui,
et les siens ne l’ont pas reçu.
Mais à tous ceux qui l’ont reçu,
il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu,
eux qui croient en son nom.
Ils ne sont pas nés du sang,
ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme :
ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair,
il a habité parmi nous,
et nous avons vu sa gloire,
la gloire qu’il tient de son Père
comme Fils unique,
plein de grâce et de vérité.

Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant :
« C’est de lui que j’ai dit :
Celui qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était. »
Tous nous avons eu part à sa plénitude,
nous avons reçu grâce après grâce ;
car la Loi fut donnée par Moïse,
la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Dieu, personne ne l’a jamais vu ;
le Fils unique, lui qui est Dieu,
lui qui est dans le sein du Père,
c’est lui qui l’a fait connaître.

– Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

«Et la parole a été faite chair»

Abbé David COMPTE i Verdaguer(Manlleu, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, c'est le dernier jour de l'année. Fréquemment, un mélange de sentiments —même contradictoires— refont surface dans nos coeurs en cette période de l'année. C'est comme si un échantillon des différents moments vécus dans le courant de l'année, et aussi de ceux qu'on aurait aimé vivre, viennent dans nos esprits. L'Evangile d'aujourd'hui peut nous aider à les mettre en perspective pour pouvoir commencer le nouvel an avec entrain.

«La Parole était Dieu (…). Tout se fit pour elle» (Jn 1,1.3). A l'heure de faire le bilan de l'année, il faut se rappeler que chaque jour vécu est un don reçu. C'est pour cela que quel que soit la manière dont nous en avons profité, aujourd'hui nous devons rendre grâce pour chaque minute de l'année.

Mais le don de la vie ne suffit pas. Nous sommes toujours dans le besoin. C'est pour cela que l'Evangile d'aujourd'hui nous apporte une parole clé: “accueillir”. «Et la parole s'est fait chair» (Jn 1,14). Accueillir Dieu lui-même! Dieu, se faisant homme, se met à notre portée. “Accueillir” signifie Lui ouvrir nos portes, Le laisser entrer dans nos vies, dans nos projets, dans ces actes qui remplissent nos journées. Jusqu'à quel point avons-nous accueilli Dieu et lui avons-nous permis d'entrer en nous?

«La Parole est la lumière véritable qui illumine tout homme qui vient de ce monde» (Jn 1,9). Accueillir Jésus veut dire se laisser questionner par lui. Laisser ses critères illuminer tant nos pensées les plus intimes comme nos actions, dans le travail ou dans nos relations sociales. Que nos actions puissent s'accorder aux siennes!

«La vie est la lumière» (Jn 1,4). Mais la foi est quelque chose de plus que de simples critères. C'est notre vie joint à la Vie. Ce n'est pas seulement notre effort mais surtout, don et grâce. Vie reçue au sein de l'Eglise, surtout à travers les sacrements. Quelle place ont-ils dans ma vie chrétienne?

«A tous ceux qui l'ont reçu il leur a donné le pouvoir de se faire Fils de Dieu» (Jn 1,12). Tout un projet passionnant pour cette année que nous allons entamer!

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « En tout nous devons procéder non pas selon notre volonté ou selon nos propres sentiments, mais selon les voies que le Seigneur lui-même nous a fait connaitre dans les Saintes Ecritures » (Saint Hippolyte)

  • « En cette fin d’année, en rendant grâce et en demandant pardon, cela nous fera du bien de demander la grâce de marcher correctement dans la liberté » (Pape François)

  • « Jésus a révélé que Dieu est “Père” dans un sens inouï : Il ne l’est pas seulement en tant que Créateur, Il est éternellement Père en relation à son Fils unique. C’est pourquoi les apôtres confessent Jésus comme ‘le Verbe qui était au commencement auprès de Dieu et qui est Dieu’ (Jn 1,1)» (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 240-241)



dimanche 29 décembre 2024

« Elle parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem » (Lc 2, 36-40)(488,393)

 Bonjour!

Lundi 30 décembre 2024

Aujourd'hui c'est la fête de saint Roger.

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Elle parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem » (Lc 2, 36-40)

Alléluia. Alléluia. Aujourd'hui la lumière a brillé sur la terre. Peuples de l'univers, entrez dans la clarté de Dieu. Venez tous adorer le Seigneur ! Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

          En ce temps-là,
quand les parents de Jésus vinrent le présenter au Temple,
  il y avait aussi une femme prophète,
Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.
Elle était très avancée en âge ;
après sept ans de mariage,
  demeurée veuve,
elle était arrivée à l’âge de 84 ans.
Elle ne s’éloignait pas du Temple,
servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
  Survenant à cette heure même,
elle proclamait les louanges de Dieu
et parlait de l’enfant
à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

          Lorsqu’ils eurent achevé
tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.

          L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,
rempli de sagesse,
et la grâce de Dieu était sur lui.

          – Acclamons la Parole de Dieu.

-----


Commentaire: Abbé Joaquim FLURIACH i Domínguez (St. Esteve de P., Barcelona, Espagne)

«Proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous»

Aujourd'hui, Joseph et Marie viennent de célébrer le rite de la présentation de leur premier né, Jésus, dans le Temple de Jérusalem. Marie et Joseph n'épargnent rien pour accomplir avec soin tout ce que la loi prescrit, car accomplir ce que Dieu veut est un signe de fidélité, d'amour de Dieu.

Depuis que son fils —et Fils de Dieu— est né, Joseph et Marie expérimentent merveille après merveille: les pasteurs, les mages d'Orient, les anges… Non seulement des évènements extraordinaires extérieurs, mais aussi intérieurs, dans le cœur des personnes qui ont un certain contact avec cet Enfant.

Aujourd'hui apparaît Anne, une femme, veuve, qui à un moment déterminé a pris la décision de dédier toute sa vie au Seigneur, avec des jeûnes et des prières. Nous ne nous trompons pas si nous disons que cette femme était une des “vierges prudentes” de la parabole du Seigneur (cf. Mt 25,1-13): veillant toujours fidèlement sur tout ce qui lui semble être la volonté de Dieu. Et bien sur: le moment venu, le Seigneur la trouve prête. Tout le temps qu'elle a dédié au Seigneur, cet Enfant le lui récompense largement. —Demandez-lui, demandez à Anne si ça valait la peine tant de prières, tant de jeûnes et tant de générosité!

Le texte dit que «elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem» (Lc 2,38). La joie se transformait en apostolat décidé: elle est le motif et la racine. Le Seigneur est incroyablement généreux avec ceux qui sont généreux avec Lui.

Jésus, Dieu incarné, vit la vie de famille à Nazareth, comme toutes les familles: grandir, travailler, apprendre, prier, jouer… “Sainte quotidienneté!”, routine bénie où grandissent et se forgent presque sans s’en rendre compte les âmes des hommes de Dieu! Comme les petites choses de tous les jours sont importantes!

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Eveillez-vous donc, ô hommes : Dieu s’est fait homme pour vous. Levez-vous, vous qui dormez, et sortez d'entre les morts, et Jésus-Christ vous éclairera. C'est en effet bien pour vous que Dieu s'est fait homme » (Saint Augustin)

  • « Anne est une “prophétesse”, une femme sage et pieuse. Le long veuvage consacré au culte dans le temple et la participation à l'attente de ceux qui aspiraient au salut d'Israël, trouvent leur conclusion dans la rencontre avec l'Enfant Jésus » (Benoit XVI)

  • « Avec Siméon et Anne c’est toute l’attente d’Israël qui vient à la “rencontre” de son Sauveur (la tradition byzantine appelle ainsi cet événement). Jésus est reconnu comme le Messie tant attendu » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 529)


samedi 28 décembre 2024

« Les parents de Jésus le trouvèrent au milieu des docteurs de la Loi » (488,273)

 Bonjour!

Dimanche 29 décembre 2024



OUVERTURE DU JUBILÉ  DANS TOUTE L'ÉGLISE

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...



ÉVANGILE

« Les parents de Jésus le trouvèrent au milieu des docteurs de la Loi » (Lc 2, 41-52)

Alléluia. Alléluia.
Seigneur, ouvre notre cœur
pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils.
Alléluia. (cf. Ac 16, 14b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem
pour la fête de la Pâque.
    Quand il eut douze ans,
ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
    À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient,
le jeune Jésus resta à Jérusalem
à l’insu de ses parents.
    Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins,
ils firent une journée de chemin
avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
    Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem,
en continuant à le chercher.

    C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple,
assis au milieu des docteurs de la Loi :
il les écoutait et leur posait des questions,
    et tous ceux qui l’entendaient
s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
    En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement,
et sa mère lui dit :
« Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ?
Vois comme ton père et moi,
nous avons souffert en te cherchant ! »
    Il leur dit :
« Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ?
Ne saviez-vous pas
qu’il me faut être chez mon Père ? »
    Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.

    Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth,
et il leur était soumis.
Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.
    Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce,
devant Dieu et devant les hommes.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

«Le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi, et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence»

Abbé Joan Ant. MATEO i García(Tremp, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, contemplons, comme continuation du Mystère de l'Incarnation, l'insertion du Fils de Dieu dans la communauté humaine par excellence, la famille et l'éducation progressive de Jésus par Joseph et Marie. Comme dit l'Évangile, «Jésus progressait en sagesse, en statut et en grâce devant Dieu et devant les hommes» (Lc 2,52).

Le livre de Siracida, nous rappelle que «Car le Seigneur glorifie le père dans ses enfants, il fortifie le droit de la mère sur ses fils» (Si 3,2). Jésus a douze ans et manifeste la bonne éducation reçue dans la maison de Nazareth. La sagesse qui montre, sans aucun doute, l'action de l'Esprit Saint, mais aussi l'indéniable bon savoir éducateur de Joseph et Marie. L'angoisse de Marie et Joseph met en évidence leur empressement à éduquer Jésus et leur présence affectueuse.

Il n'est pas nécessaire de faire de grands raisonnements pour voir qu'aujourd’hui, plus que jamais, il est nécessaire que la famille assume avec force la mission éducatrice que Dieu lui a confiée. Eduquer c'est introduire dans la réalité, et seul celui qui la vit cette réalité avec sentiment peut le faire. Les pères et mères chrétiens doivent éduquer depuis le Christ, source de sagesse et de connaissance.

On peut difficilement trouver un remède aux défaillances de l'éducation au foyer. Tout ce qui ne s'apprend pas dans la maison ne s'apprend pas dehors, si ce n'est avec grande difficulté. Jésus vivait dans la maison de Nazareth en apprenant naturellement à être vertueux comme l'étaient constamment Joseph et Marie: esprit de service envers Dieu et envers les hommes, pitié, amour du travail bien fait, sollicitude des uns pour les autres, délicatesse, respect, horreur du péché… Les enfants, pour grandir comme des chrétiens, ont besoin de témoignages, et si ceux-ci viennent des parents, ces enfants seront heureux.

Il est nécessaire que nous allions tous chercher aujourd'hui la sagesse du Christ pour l'amener à nos familles. Un ancien écrivain, Origenes, en commentant l'Évangile d'aujourd'hui, disait qu'il était nécessaire que celui qui cherche le Christ ne le cherche pas de manières négligentes et avec laisser-aller comme le font certains qui n’arrivent pas à le trouver. Il faut le chercher avec “inquiétude”, avec un grand souci comme le cherchaient Joseph et Marie.



Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Comme nous aimerions que renaisse et se renforce en nous l’estime du silence, cette admirable et indispensable condition de l’esprit. Ô silence de Nazareth, enseigne-nous le recueillement et l’intériorité » (Saint Paul VI)

  • « Le Seigneur est arrivé humblement sur terre. Il a grandi comme un enfant de plus, il a connu l’épreuve du travail et finalement le sacrifice sur la croix. Et en fin de compte, il est ressuscité. Le Seigneur nous enseigne que tout n’est pas magique dans la vie, que le triomphalisme n’est pas chrétien » (François)

  • « Pendant la plus grande partie de sa vie, Jésus a partagé la condition de l’immense majorité des hommes : une vie quotidienne sans apparente grandeur, vie de travail manuel, vie religieuse juive soumise à la Loi de Dieu (cf. Ga 4, 4), vie dans la communauté. De toute cette période il nous est révélé que Jésus était “soumis” à ses parents et qu’ ‘il croissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes’ (Lc 2, 51-52) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 531)



vendredi 27 décembre 2024

« Hérode envoya tuer tous les enfants de Bethléem » / (488,202)

 Bonjour!

Samedi 28 décembre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour..



ÉVANGILE

« Hérode envoya tuer tous les enfants de Bethléem » (Mt 2, 13-18)

Alléluia, Alléluia.
À toi, Dieu, notre louange !
Toi, le Seigneur, nous t’acclamons
toi, dont témoignent les martyrs.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Après le départ des mages,
voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph
et lui dit :
« Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère,
et fuis en Égypte.
Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse,
car Hérode va rechercher l’enfant
pour le faire périr. »
    Joseph se leva ;
dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère,
et se retira en Égypte,
    où il resta jusqu’à la mort d’Hérode,
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
D’Égypte, j’ai appelé mon fils.

    Alors Hérode, voyant que les mages s’étaient moqués de lui,
entra dans une violente fureur.
Il envoya tuer tous les enfants jusqu’à l’âge de deux ans
à Bethléem et dans toute la région,
d’après la date qu’il s’était fait préciser par les mages.
    Alors fut accomplie la parole prononcée
par le prophète Jérémie :
    Un cri s’élève dans Rama,
pleurs et longue plainte :
c’est Rachel qui pleure ses enfants
et ne veut pas être consolée,
car ils ne sont plus.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

«Se leva; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte»

Abbé Joan Pere PULIDO i Gutiérrez(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui, nous célébrons la fête des Saints Innocents, martyrs. Plongés dans les célébrations de Noël, nous ne pouvons pas ignorer le message que la liturgie veut nous transmette pour définir, encore plus, la Bonne Nouvelle de la naissance de Jésus, avec deux précisions très claires. Tout d'abord, la prédisposition de saint Joseph à participer dans le dessein créateur et salvifique de Dieu, en acceptant sa volonté. Et puis, le mal, l'injustice que, bien souvent, nous rencontrons dans notre vie, réalisés dans ces enfants innocents morts en martyrs. Tout cela nous demande une attitude et une réponse personnelle et sociale.

Saint Joseph nous offre un témoignage très clair de réponse décidée à l'appel de Dieu. Nous nous identifions à lui quand nous devons prendre des décisions dans les moments difficiles de notre vie et de notre foi: «Joseph se leva; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte» (Mt 2:14).

Notre foi en Dieu implique notre vie toute entière. Elle fait que nous nous levons, c'est à dire, qu'elle nous rend attentifs aux choses qui se déroulent autour de nous, parce que —souvent— c'est à partir d'elles que Dieu nous parle. Elle nous fait prendre l'Enfant et sa mère, c'est-à-dire que Dieu se rend proche de nous, Il devient notre compagnon de route, renforçant notre foi, notre espérance et notre charité. Et elle nous fait retirer dans la nuit en Égypte, c'est à dire, nous invite à ne pas avoir peur face à notre propre vie, qui souvent, se remplit de nuits difficiles à illuminer.

Aujourd'hui, ces enfants martyrs ont aussi des noms concrets d'enfants, de jeunes gens, de couples, de personnes âgées, d'immigrants, de malades... qui demandent la réponse de notre charité. Ainsi le dit Jean Paul II: «En effet, à notre époque, nombreux sont les besoins qui interpellent la sensibilité chrétienne. C'est l'heure d'une nouvelle imagination de la charité qui se déploierait non seulement à travers les secours prodigués avec efficacité, mais aussi dans la capacité de se faire proche, d'être solidaire de ceux qui souffrent, de manière que le geste d'aide soit ressenti non comme une aumône humiliante, mais comme un partage fraternel».

Que la nouvelle lumière, claire et forte de Dieu devenu Enfant remplisse nos vies et consolide davantage notre foi, notre espérance et notre charité.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Pourquoi as-tu peur, Hérode, en apprenant la naissance du Roi? (…). Tu assassines ces faibles corps parce que la peur assassine ton cœur» (Saint Quodvultdeus)

  • « Le Fils de Dieu lui-même - la Parole éternelle - s’est faite enfant, afin que la Parole devienne pour nous saisissable. Ainsi, Dieu nous enseigne à aimer les petits. Il nous enseigne de même à aimer les faibles. De cette manière, Il nous enseigne le respect face aux enfants » (Benoît XVI)

  • « La fuite en Égypte et le massacre des innocents manifestent l’opposition des ténèbres à la lumière : ‘Il est venu chez lui et les siens ne l’ont pas reçu’ (Jn 1, 11). Toute la vie du Christ sera sous le signe de la persécution » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, Nº 530)

Bonne journée!

Jean-Yves 



jeudi 26 décembre 2024

« L’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau » / (488,145)

Bonjour!

Vendredi 27 décembre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



« L’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau »

 

ÉVANGILE

« L’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau » (Jn 20, 2-8)

Alléluia, Alléluia.
À toi, Dieu, notre louange !
Toi, le Seigneur, nous t’acclamons.
C'est toi que les Apôtres glorifient.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l’autre disciple,
celui que Jésus aimait,
et elle leur dit :
« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple
pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble,
mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre
et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;
cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau ;
il aperçoit les linges, posés à plat,
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,
non pas posé avec les linges,
mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple,
lui qui était arrivé le premier au tombeau.
Il vit, et il crut.

– Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

Abbé Manel VALLS Serra (Barcelona, Espagne)

«Il vit, et il crut»

Aujourd'hui, la liturgie célèbre la fête de saint Jean, apôtre et évangéliste. Le jour qui suit la Noël, l'Église célèbre la fête du premier martyr de la foi chrétienne, saint Étienne. Et le jour suivant, saint Jean, celui qui pénètre le mieux et le plus profondément le mystère du Verbe incarné, premier théologien et modèle de tout véritable théologien. Le passage de son Évangile qu'on nous propose aujourd'hui nous aide à contempler Noël dans la perspective de la Résurrection du Seigneur. Jean, en effet, arrivé au sépulcre vide, «vit et crut» (Jn 20,8). Confiants dans le témoignage des Apôtres, à chaque Noël, nous nous voyons poussés à “voir” et à “croire”.

L'on peut revivre ces mêmes “voir” et “croire” à propos de la naissance de Jésus, le Verbe incarné. Jean, poussé par les intuitions de son cœur —et, devrions-nous ajouter, par la “grâce”— “voit” au-delà de ce que ses yeux peuvent contempler en ce moment. En réalité, s'il croit, il le fait sans “avoir vu” encore le Christ, ce qui inclut déjà la louange implicite de ceux qui «croiront sans avoir vu» (Jn 20,29), qui culmine dans le vingtième chapitre de son Évangile.

Pierre et Jean “courent” ensemble au sépulcre, mais le texte nous dit que Jean «courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau» (Jn 20,4). Comme si Jean était mu davantage par le désir d'être de nouveau aux côtés de Celui qu'il aimait —le Christ— que par le fait de rester aux côtés de Pierre, dont, cependant —par le geste de l'attendre et de le laisser entrer le premier— il reconnaît la primauté dans le Collège des Apôtres. Malgré tout, le cœur ardent de Jean, plein de zèle, regorgeant d'amour, le porte à “courir” et à “s'avancer”, nous invitant clairement à vivre aussi notre foi avec ce désir ardent de rencontrer le Ressuscité.



Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Jean, à côté de la crèche nous dit : regardez ce que l’on accorde à celui qui se donne à Dieu d’un cœur pur. Ceux-ci participeront à la plénitude totale et inépuisable de la vie humaine-divine du Christ comme à récompense réale » (Sainte Thérèse Bénédicte de La Croix)

  • « Quel meilleur commentaire au “commandement nouveau”, dont nous parle Saint Jean? Demandons au Père de le vivre, même si c’est toujours de façon imparfaite, si intensément que nous le transmettions à ceux que nous rencontrons dans notre chemin » (Benoît XVI)

  • « Reprenant l’expression de Saint Jean (“Le Verbe c’est fait chair.”: Jn 1, 14), l’Église appelle “Incarnation” le fait que le Fils de Dieu ait assumé une nature humaine pour accomplir en elle notre salut » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 461)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves 


mercredi 25 décembre 2024

Quand on vous livrera, ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz ni comment vous le direz / (488,104)

                                                      

Bonjour!

                                             Lundi 26 décembre 2924

             Voici la Parole de Dieu de ce jour...       

Parole de Dieu 


 

Texte de l'Évangile (Mt 10,17-22): «Méfiez-vous des hommes: ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez traînés devant des gouverneurs et des rois à cause de moi: il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz ni comment vous le direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom; mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé».
-----

«Ils vous livreront aux tribunaux et vous fouetteront»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, alors que nous venons de savourer l'expérience profonde de la Naissance de l'Enfant Jésus, le panorama liturgique change. Nous pourrions penser que célébrer un martyr ne cadre pas avec l'enchantement de Noël… Le martyre de Saint Stéphane, que nous vénérons comme protomartyr du christianisme rentre pleinement dans la théologie de l'Incarnation du Fils de Dieu. Jésus est venu au monde pour déverser son Sang pour nous. Stéphane a été le premier a déverser son sang pour Jésus. Nous lisons dans cet Evangile comment Jésus Lui-même l'a annoncé "On vous livrera aux tribunaux… vous serez amenés devant des gouverneurs et des rois pour témoigner (Mt 10,17.18). Précisément "martyr" signifie exactement cela : témoin.

Ce témoignage de parole et d'œuvre est donné grâce à la force de l'Esprit Saint : "L'Esprit de votre Père (…) parlera à travers vous (Mt 10,19). Comme nous le lisons dans les "Actes des Apôtres", chapitre 7, Stéphane, conduit aux tribunaux, a donné une leçon magistrale, en parcourant l'Ancien Testament, en démontrant que tout l'Ancien Testament convergeait vers le Nouveau en la Personne de Jésus. En Lui s'accomplit tout ce qui a été annoncé par les prophètes et enseigné par les patriarches.

Dans le récit de son martyre nous trouvons une très belle allusion à la Trinité : "Stéphane, rempli de l'Esprit Saint, regarda fixement le ciel et vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu" (Actes 7,55). Son expérience fut une sorte de dégustation de la Gloire du Ciel. Et Stéphane mourut comme Jésus, en pardonnant à ceux qui l'immolaient : "Seigneur, ne prends pas en compte ce péché" (Actes 7,60) ; il pria avec les paroles du Maître : "Père, pardonne-les car ils ne savent pas ce qu'ils font (Lc 23, 34).

Demandons à ce martyr que nous sachions vivre comme lui, remplis de l'Esprit Saint afin que, en fixant les yeux vers le ciel, nous voyons Jésus à la droite de Dieu. Cette expérience nous fera d'ores et déjà jouir du ciel pendant que nous sommes sur la terre.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Etienne, confiant dans la force de la charité, vainquit l'amère cruauté de Saul, et mérita d'avoir au ciel comme compagnon qu'il connut sur terre comme persécuteur » (Saint Fulgence de Ruspe)

  • « Si tous ne sont pas appelés, comme saint Etienne, à verser leur sang, il est cependant demandé à tout chrétien d'être cohérent en toute circonstance avec la foi qu'il professe » (François)

  • « Intercéder, demander en faveur d’un autre, est, depuis Abraham, le propre d’un cœur accordé à la miséricorde de Dieu (…). Dans l’intercession, celui qui prie ne " recherche pas ses propres intérêts, mais songe plutôt à ceux des autres ", jusqu’à prier pour ceux qui lui font du mal (cf. Etienne priant pour ses bourreaux, comme Jésus : cf. Ac 7, 60) » (Catéchisme de la Église catholique, n° 2.63


Bonne journée!
Jean-Yves 

mardi 24 décembre 2024

«Vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur» (488,054)

 Bonjour!

JOYEUX NOËL!!!


Mercredi 25 décembre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour ...

(Lc 2,1-14): En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre —ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie—. Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine. Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune.

Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte, mais l'ange leur dit: «Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple: aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné: vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire». Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant: «Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime».

Commentaire: Abbé Ramon Octavi SÁNCHEZ i Valero (Viladecans, Barcelona, Espagne)

«Vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur»


Aujourd'hui, le Sauveur est venu au monde. Voici la bonne nouvelle de la nuit de Noël. Comme tous les Noëls, Jésus vient à nouveau au monde, dans chaque foyer, dans nos cœurs.

Mais, contrairement à la façon dont notre société consommatrice commémore cette fête, Jésus ne vient pas au monde dans un environnement d'opulence, de shopping, de luxe, de caprices, et de grands repas. Jésus vient au monde dans la simplicité d'un portail et une mangeoire.

Et ce fut ainsi car il était rejeté par les hommes, personne n'a voulu les accueillir, ni dans les maisons, ni dans les auberges. Marie et Joseph, ainsi que Jésus bébé, ont ressenti ce que veut dire le rejet, le manque de générosité et de solidarité.

Peu après, avec l'annonce de l'Ange —«Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple» (Lc 2,10)— ils sont tous accourus pour adorer le Fils de Dieu. C'est un peu comme dans notre société qui marginalise et rejette les gens parce qu'ils sont pauvres, étrangers ou simplement différents et ensuite fête Noël en parlant de paix, de solidarité et d'amour.

En ce jour, nous les chrétiens nous sommes remplis de joie, et à juste titre. Comme l'affirme Saint Léon le Grand: «La tristesse n’est pas de mise en ce jour où naît la vie». Mais nous ne pouvons oublier que cette naissance demande de notre part un compromis: celui de vivre Noël de la façon la plus proche possible de celle vécue par la Sainte Famille. C'est à dire, sans ostentations, sans dépenses inutiles, sans jeter l'argent par la fenêtre. Fêter et faire la fête est tout à fait compatible avec austérité ainsi qu'avec pauvreté.

Par ailleurs, si pendant ces jours nous n'éprouvons pas de sentiments de solidarité envers ceux qui sont rejetés, les étrangers, les sdf, cela veut dire qu'au fond nous sommes comme les habitants de Bethléem: nous n'accueillons pas le Petit Jésus.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Remercions Dieu le Père par le biais de son Fils, dans l’Esprit Saint, puisqu’il a eu pitié de nous à cause de l’immense miséricorde avec laquelle il nous a aimés. Puisque nous sommes morts pour les péchés, Il nous a fait vivre avec le Christ, afin que grâce à Lui nous soyons une nouvelle créature » (Saint Léon le Grand)

  • « Ce jour-là Jésus le Sauveur, est né de la Vierge Marie. Adorons la bonté de Dieu faite chair, et laissons les larmes du repentir remplir nos yeux et laver nos cœurs. Nous en avons tous besoin » (Pape François)

  • « Jésus est né dans l’humilité d’une étable, dans une famille pauvre. De simples bergers sont les premiers témoins de l’événement. C’est dans cette pauvreté que se manifeste la gloire du ciel. L’Eglise ne se lasse pas de chanter la gloire de cette nuit : ‘La Vierge aujourd’hui met au monde l’Eternel. Et la terre offre une grotte à l’Inaccessible. Les anges et les pasteurs le louent. Et les mages avec l’étoile s’avancent. Car Tu es né pour nous, Petit Enfant, Dieu éternel ! ’ » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 525)



Un très joyeux Noël!!!


      Jean-Yves Fortin, diacre