samedi 12 septembre 2015

(208,461) Jésus continue sa mission d'amour commencée pendant sa vie publique à travers nous: «Si quelqu'un veut marcher derrière moi...».

Bonjour!
Dimanche 13 septembre 2015


Photo:
À La Pocatière, près du fleuve, sur la route verte... (jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Mc 8,27-35): Jésus s'en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait: «Pour les gens, qui suis-je?». Ils répondirent: «Jean Baptiste; pour d'autres, Élie; pour d'autres, un des prophètes». Il les interrogeait de nouveau: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». Pierre prend la parole et répond: «Tu es le Messie».

Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne. Et, pour la première fois, il leur enseigna qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre: «Passe derrière moi, Satan! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes».

Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit: «Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Évangile la sauvera».

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Pour notre réflexion...

1. « Tu es le Christ ». 
La profession de foi de saint Pierre lui sort du cœur car « du trop-plein du cœur parle la bouche » (Mt 12, 34). Saint Pierre suit Jésus depuis ses premiers miracles, depuis la pêche miraculeuse où il reconnut l’origine divine du Christ ? « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur » (Lc 5). Il a perçu le calme et la sérénité de Jésus endormi au milieu de la tempête. Il a admiré son autorité face aux scribes et pharisiens. Il s’est émerveillé devant les nombreuses guérisons. Le Jésus qu’il connaît, au regard serein, ferme et tourné vers le Père remplit ses attentes et celles du peuple juif : Jésus est le Messie envoyé par Dieu, il sauvera Israël de ses infirmités et de l’oppression romaine.

2. « Il leur défendit vivement de parler de lui à personne ». 
Jésus connait le cœur de saint Pierre mieux que celui-ci. Il sait qu’il ne comprend pas encore entièrement sa mission messianique et rédemptrice. Il sait qu’il est dur d’accepter avec le cœur que Jésus du haut de la croix pardonne à ses ennemis, spécialement quand ceux qui le crucifient sont romains. C’est pour cela qu’alors qu’à l’Ascension il donnera à  Pierre la mission de le faire connaître au monde entier, pour le moment il lui défend de parler de lui.
3. « Il leur enseigna qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup ». 
Cependant Jésus n’a d’autre désir que de compléter la compréhension du Messie dans le cœur de Pierre. Ainsi, directement après sa profession de foi, il lui enseigne qu’il faut que le Messie souffre beaucoup et meure. Les Évangiles ne s’arrêtent pas à la Transfiguration. Du Thabor il faut poursuivre jusqu’au Calvaire. Sans la croix il n’y a pas de Résurrection. Jésus portant sa croix est serein, calme et regarde vers le ciel, vers son Père plein de miséricorde. C’est sur la croix, et plus tard à travers les cœurs de ses fidèles, que le Messie accomplit sa mission d’amour commencée pendant sa vie publique.
(catholic.org) 

Bonne journée!
Jean-Yves

jeudi 10 septembre 2015

(208,374) Une règle d'or proposée par Jésus; «Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le ausi pour eux...» (Lc 6, 31)

Bonjour!
Jeudi 10 septembre 2015


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Lc 6,27-38): «Je vous le dis, à vous qui m'écoutez: Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. A celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre. A celui qui te prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu'on vous rendra, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu'on leur rende l'équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très-haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants.

«Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et vous: une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous».
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Commentaire: Abbé Jaume AYMAR i Ragolta (Badalona, Barcelona, Espagne)
«Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux»

Aujourd'hui, dans l'Évangile, par deux fois le Seigneur nous dit d’aimer nos ennemis. Et, tout de suite, Il nous précise trois fois comment: faites du bien à ceux qui vous haïssent, souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. C'est une besogne qui semble difficile à accomplir: comment pouvons-nous aimer ceux qui ne nous aiment pas? Pire encore, comment pouvons-nous aimer ceux qui nous maudissent? Aimer de cette façon est un don de Dieu, mais il faut que nous soyons toujours ouverts à Lui. D'ailleurs, et humainement parlant, le plus sage est d'aimer nos ennemis: l'ennemi aimé se verra apaisé; l'aimer peut être la condition pour qu'il cesse d'être notre ennemi.

Et Jésus continue à dire: «À celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre» (Lc 6,29). Il pourrait sembler un excès de soumission. Mais, qu'est ce que Jésus fit lorsqu'un des gardes lui donna une gifle lors de sa Passion? Certainement, il n'a pas contré. Au contraire, Il lui répliqua si fermement, plein de charité, qu'Il a fait réfléchir à ce garde tellement exaspéré: «Si j'ai mal parlé, montre ce que j'ai dit de mal; mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?» (Jn 18,22-23).

Dans tous les religions il y a une règle d'or: «Ne fais pas aux autres ce qui tu n'aimerais pas qu'on te fasse». Cependant, Jésus est le seul à la formuler en positive: «Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux» (Lc 6,31). Cette règle d'or est le fondement de la morale. Saint Jean Chrysostome, en commentant ce strophe, nous enseigne: «mais il y a en plus, car Jésus n'a pas dit seulement: ‘souhaitez-vous du bien les uns aux autres’, mais aussi ‘faites le bien aux autres’»; c'est pour cela qu'il ne faut pas que la règle d'or proposé par Jésus reste un simple souhait, mais il nous faut la transformer en faits tangibles.
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Prions...
- Pour tous ces réfugiés qui cherchent une terre d'asile...
-Pour ceux qui ont perdu un être cher dernièrement...
-Pour les parents qui font baptiser leurs enfants...
-Pour les personnes victimes de la drogue, du sexe, de la boisson...
- Pour tous les étudiants qui reprennent l'école...
- Pour nos paroisses qui vivent des transformations...



Notre Père...
Je vous salue Marie...
Gloire au Père...
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«Si la vie a été dure avec toi, retrousse tes manches
 et accepte de ne pas te laisser abattre et démolir.«
(Marc Gervais)
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«Si ton cœur est ouvert et disponible, 
tu seras emporté dans les courant de l'amour, 
et ta vie sera le lieu privilégié de l'expérience de Dieu.»
(Jean Lafrance)
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«Regardons la terre avec émotion. 
Malgré son exiguïté et son isolement, 
c'est elle qui porte, attachée à ses flancs, 
la fortune et l'avenir du monde.»
(Pierre Teilhard de Chardin)
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Bonne journée!
Jean-Yves 
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lundi 7 septembre 2015

(208,270) Jésus guérit... c'est plus fort que lui, au risque de se poser lui-même des problèmes...

Bonjour!
Lundi 7 septembre 2015

Bonne Fête du Travail!
Profitez de la chaleur de l'été.
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Photo:
Île-aux-Grues
(Vue d'un bateau)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 (Lc 6,6-11): Un autre jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était paralysée. Les scribes et les pharisiens observaient Jésus afin de voir s'il ferait une guérison le jour du sabbat; ils auraient ainsi un motif pour l'accuser. Mais il connaissait leurs pensées, et il dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi, et reste debout devant tout le monde». L'homme se leva et se tint debout. Jésus leur dit: «Je vous le demande: Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de la perdre?». Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l'homme: «Étends ta main». Il le fit, et sa main redevint normale. Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu'ils allaient faire à Jésus.
Commentaire: Abbé Julio César RAMOS González SDB (Mendoza, Argentine)
«Lève-toi, et reste debout devant tout le monde (…). Étends ta main»
Aujourd'hui, Jésus nous donne en exemple la liberté. Nous parlons tellement d'elle de nos jours. Mais, à la différence de ce qu'aujourd'hui on annonce et on vit comme “liberté”, celle de Jésus est une liberté totalement associée et adhérée à l'action du Père. Lui-même dira: «Je vous assure que le Fils de l'homme ne peut faire quoi que ce soit de lui-même, sinon seulement ce qu'il voit faire par le Père; ce que le Père fait, le fait le Fils» (Jn 5,19). Et le Père agit seulement par amour.

L'amour ne s'impose pas, mais fait agir, mobilise rendant généreusement la vie. Cet ordre de Jésus: «Lève-toi, et reste debout devant tout le monde» (Lc 6,8) a la force de recréer de celui qui aime, et qui par la parole agit. Encore davantage: «Étends ta main» (Lc 6,10), qui termine par un miracle, rétablit définitivement la force et la vie à ce qui était faible et mort. “Sauver” signifie arracher à la mort, et c'est la même parole qui se traduit par “guérir”. Jésus en guérissant, sauve ce qu'il y avait de mort en ce pauvre homme malade, ce qui constitue un signe, on ne peut plus claire, de l'amour de Dieu le Père pour ses créatures. Ainsi, dans la nouvelle création dans laquelle le Fils ne fera autre chose que ce qu'il voit faire par le Père, la nouvelle loi qui règnera sera celle de l’amour qui se manifeste à travers l'action, et non celle d'un repos “inactif” incluant pour faire le bien à un frère qui a besoin d'aide.

En conséquence, conjuguer liberté et amour est la clef d’aujourd’hui. Conjuguer liberté et amour à la façon de Jésus. Ce que disait Saint Augustin est maintenant pleinement en vigueur pour apprendre à ressembler pleinement au Christ Sauveur : « Aime et fait ce que tu veux».
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Photo:
Prise au Jardin floral de La Pocatière (Jean-Yves)
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«Si, dans le calme,  arrives à ressentir 
ce que tu as au fond de toi,
 tu verras que ton bonheur le plus grand 
est de te rapprocher de l'image de Dieu 
et de faire fructifier les talents qu'Il t'a donnés.»
(Un exégète cité par Anselm Grün)
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Bonne journée!
Jean-Yves

samedi 5 septembre 2015

(208,170) Jésus guérit tout l'être...

Bonjour!

Dimanche 6 septembre 2015


Photo:
Sur la berge du fleuve Saint-Laurent (Jean-Yves)
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«Les êtres humains ne peuvent réussir leur vie 
que s'ils laissent dans leur cœur une place à Dieu.»
(Anselm Grün)
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«Notre vie est un chemin vers Dieu.«
(Anselm Grün)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 (Mc 7,31-37): Jésus quitta la région de Tyr; passant par Sidon, il prit la direction du lac de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. On lui amène un sourd-muet, et on le prie de poser la main sur lui. Jésus l'emmena à l'écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, prenant de la salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit: «Effata!», c'est-à-dire: «Ouvre-toi!». Ses oreilles s'ouvrirent; aussitôt sa langue se délia, et il parlait correctement. Alors Jésus leur recommanda de n'en rien dire à personne; mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient. Très vivement frappés, ils disaient: «Tout ce qu'il fait est admirable: il fait entendre les sourds et parler les muets».
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Commentaire: Abbé Fernando MIGUENS Dedyn (Buenos Aires, Argentine)
«On lui amène un sourd-muet, et on le prie de poser la main sur lui»
Aujourd'hui, la liturgie nous propose la contemplation de la guérison d'un «sourd-muet» (Mc 7,32). Comme on le voit à chaque miracle (l'aveugle de Betsaïde et Jérusalem, etc.), le Seigneur accompagne ses miracles de gestes. Les Pères de l'Eglise voient dans ces gestes la participation de l'humanité du Christ comme instrument à l'accomplissement de ces miracles. Un instrument qui a un double sens: d'un coté l'abaissement du Verbe et son rapprochement envers nous en tant que des humains (le toucher, la profondeur de son regard, sa voix douce…) et de l'autre coté, le désire de réveiller en nous la confiance, la foi et la conversion de notre cœur.

En effet, les guérisons que Jésus accomplit durant sa mission vont au-delà de la guérison du corps. Parmi ceux qu'Il aime, ces guérisons visent la rupture avec l'aveuglement, la surdité et la paralysie de leur esprit. C'est à dire une vraie communion de foi et d'amour.

En même temps nous constatons comment la réaction de gratitude de ceux qui reçoivent le don divin est de proclamer la miséricorde de Dieu «mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient» (Mc 7,36). Ils témoignent du don de Dieu, ils sont remplis de sa miséricorde ainsi que d'une véritable et profonde gratitude.

Pour nous aussi il est important de nous sentir aimés de Dieu, d'avoir la certitude que nous sommes l'objet de sa miséricorde infinie. C'est cette certitude qui est le moteur de la générosité et de l'amour que Dieu attend de nous. Plusieurs sont les chemins à suivre pour que cette découverte se réalise en nous. Parfois ça sera l'expérience intense et soudaine d'un miracle mais plus fréquemment c'est la réalisation que toute notre vie est un miracle d'amour. Dans les deux cas et pour que cela s'accomplisse, il faut que notre conscience soit dans un état d'indigence, c'est à dire remplit d'une véritable humilité ainsi que d'une véritable capacité à écouter, d'une manière attentive, la voix de Dieu.
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«Plus j'aurai d'égards envers moi, 
plus je réussirai à instaurer la paix en moi.»
(Anselm Grün)
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Bon congé  

de la Fête du Travail.

(Lundi prochain au Canada et aux États-Unis)
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Bonne journée!
Jean-Yves
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vendredi 4 septembre 2015

(208,130) Le repos est sacré... / Quelques pensées...

Bonjour!
Samedi 5 septembre 2015


Photo:
Prise au quai de Kamouraska (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Lc 6,1-5): Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs de blé; ses disciples arrachaient et mangeaient des épis, après les avoir froissés dans leurs mains. Des pharisiens lui dirent: «Pourquoi faites-vous ce qui n'est pas permis le jour du sabbat?». Jésus leur répondit: «N'avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu'il eut faim, lui et ses compagnons? Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l'offrande, en mangea, et en donna à ses compagnons, alors que les prêtres seuls ont la permission d'en manger». Jésus leur disait encore: «Le Fils de l'homme est maître du sabbat».
Commentaire: Abbé Austin Chukwuemeka IHEKWEME (Ikenanzizi, Nigeria)
«Le Fils de l'homme est maître du sabbat»
Aujourd'hui, face à l'accusation des pharisiens, Jésus explique le sens correct du repos sabbatique, en prenant un exemple dans l'Ancien Testament (cf. Dt 23,26): «N'avez-vous pas lu ce que fit David (…), [qui] prit les pains de l'offrande, en mangea, et en donna à ses compagnons?» (Lc 6,3-4).

La conduite de David anticipa la doctrine que le Christ enseigne dans ce passage. Dans l'Ancien Testament, Dieu avait déjà établi un ordre dans les préceptes de la Loi, pour que ceux de rang inférieur cèdent le pas aux principaux.

L'on s'explique ainsi qu'un précepte cérémoniel comme celui que nous commentons soit écarté lorsqu'il entre en conflit avec un précepte de la loi naturelle. Le précepte du sabbat n'est pas supérieur aux nécessités élémentaires de la subsistance.

Dans ce passage, le Christ enseigne quel est le sens de l'institution divine du sabbat: Dieu l'avait établi pour le bien de l'homme, pour qu'il puisse se reposer et se dédier dans la paix et la joie au culte divin. L'interprétation des pharisiens avait fait de ce jour une occasion d'angoisse et de préoccupation de par la foule des prescriptions et des prohibitions.

Le sabbat avait été établi non seulement pour que l'homme se reposât, mais aussi pour qu'il rendît gloire à Dieu: c'est là le sens authentique de l'expression «le sabbat a été fait pour l'homme» (Mc 2,27).

De plus, quand Il se déclare “maître du sabbat” (cf. Lc 6,5), Jésus manifeste ouvertement qu'Il est ce même Dieu qui a donné ce précepte au peuple d'Israël, affirmant ainsi sa divinité et son pouvoir universel. Aussi peut-Il établir d'autres lois, tout comme Yahvé dans l'Ancien Testament. Jésus peut bien se dire “maître du sabbat”, car Il est Dieu.

Demandons son aide à la Vierge pour croire et comprendre que le sabbat appartient à Dieu et qu'il est une manière —adaptée à la nature humaine— de rendre gloire et honneur au Tout-Puissant. Comme l'a écrit Saint Jean-Paul II, «le repos est une chose “sacrée”» et une occasion de «prendre conscience que tout est œuvre de Dieu».
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Photo:
Prise au Jardin floral de La Pocatière (Jean-Yves)
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«La prière me permet 
de placer sous le regarde de Dieu 
la réalité de mon être et d'éclairer mes côtés obscurs.»
(Anselm Grün)
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«Le monde serait plus beau 
si chacun était au service de l'autre.»
(Charles Delhez)
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«Nous devons prendre soin de notre corps 
afin que l'âme s'y sente bien.»
(Hildegarde de Bingen)
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«Pour être heureux, il faut être prêt 
à abandonner ses illusions 
et à accueillir la réalité telle qu'elle est.»
(Anselm Grün)
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Prions...

Pour tous ces migrants qui fuient leurs pays...
Pour les étudiants qui reprennent le chemin de l'école...
Prions pour tous nos visiteurs: c'est une grande famille... 
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Diacre
au cœur de la vie dans ce monde en évolution.
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Photo:
Des anémones au Jardin floral de La Pocatière (Jean-Yves)
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Bonne journée!
Jean-Yves

(208,119) Il y a un temps pour tout dans la vie: un temps pour fêter et un temps pour jeûner...

Bonjour!
Vendredi 4 septembre 2015


Photo:
À partir du camping de la Demi-Lieue de Saint-Jean-Port-Joli (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Lc 5,33-39): On disait un jour à Jésus: «Les disciples de Jean jeûnent souvent et font des prières; de même ceux des pharisiens. Au contraire, tes disciples mangent et boivent!». Jésus leur dit: «Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé: ces jours-là, ils jeûneront».

Et il dit pour eux une parabole: «Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau ajouté, qui vient du neuf, ne s'accordera pas avec le vieux. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Jamais celui qui a bu du vieux ne désire du nouveau. Car il dit: ‘C'est le vieux qui est bon’».
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Commentaire: Abbé Frederic RÀFOLS i Vidal (Barcelona, Espagne)
«Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l¨'Époux est avec eux?»

Aujourd'hui, dans notre réflexion sur l'Évangile de ce jour, nous voyons comment les pharisiens et les maîtres de la loi trichent quand ils tergiversent une question importante: ils opposent le jeûne et le temps de prière des disciples de Jean et des pharisiens au boire et au manger des disciples de Jésus.

Jésus nous dit que dans la vie il y a un temps pour jeûner et pour prier et qu'il y a un temps pour boire et manger. C'est bien cela: la personne qui prie et jeûne est aussi celle qui boit et mange. Nous le voyons dans la vie de tous les jours: contemplons la joie simple d'une famille, peut-être même la nôtre. Et nous voyons, qu'à un autre moment les tribulations lui rendent visite. Les sujets sont les mêmes, mais chaque chose a son temps: «Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l'Époux est avec eux?» (Lc 5,34).

Il y a un moment pour tout: sous le ciel il y a un temps pour chaque chose: «Un temps pour déchirer, et un temps pour coudre» (Qo 3,7). Ces paroles exprimées par un sage de l'Ancien Testament, pas des plus optimistes, coïncident presque avec la parabole du vêtement rapiécé. Et coïncident sûrement d'une certaine manière avec nos propres expériences. L'erreur c'est que pendant le temps de déchirer nous cousions et que pendant le temps de coudre nous déchirions, à ce moment là plus rien ne va.

Nous savons que comme Jésus, nous arriverons à la gloire de la résurrection par la mort et par la passion et tout autre chemin n'est pas le chemin de Dieu. Précisément, Simon Pierre est grondé quand il veut éloigner le Seigneur du “chemin unique”: «tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes» (Mt 16,23) Si nous pouvons profiter de moments de paix et de joie, profitons-en. Nous aurons certainement de durs moments de jeûne. La seule différence c'est que, par chance, nous aurons toujours l'Epoux avec nous. C'est cela que les Pharisiens ne savaient pas et c'est peut-être pour cela que dans l'Évangile on nous les présente presque toujours comme des personnes de mauvaise humeur. En admirant la douce ironie du Seigneur qui émane de l'Évangile d'aujourd'hui, essayons surtout de ne pas être des personnes de mauvaise humeur.
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Prions les uns pour les autres...
Prions pour tous ces migrants qui fuient leurs pays... 
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 Dans le Vieux-Québec...


Bonne journée!
Jean-Yves


jeudi 3 septembre 2015

(208,005) «Avance au large, et jetez les filets...» / Quelques pensées...

Bonjour!
Jeudi 3 septembre 2015


Photo:
- Une sculpture du Christ - 
Église de Saint-Jean-Port-Joli (Jean-Yves)
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(Les vieux disaient: "Le 3 fait le mois..."
S'il en est ainsi, on aura un très beau mois de septembre...)


Photo:
De ma réserve-photos (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Texte de l'Évangile (Lc 5,1-11): Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth; la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. Il vit deux barques amarrées au bord du lac; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule.

Quand il eut fini de parler, il dit à Simon: «Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson». Simon lui répondit: «Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets». Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient. A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant: «Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur». L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon: «Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras». Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.
Commentaire: Abbé Pedro IGLESIAS Martínez (Rubí, Barcelona, Espagne)
«Avance au large»
Aujourd'hui, encore, nous sommes surpris de constater que ces pécheurs furent capables de quitter leur travail, leur famille et de suivre Jésus («laissant tout, ils le suivirent»: Lc 5,11) précisément au moment où Celui-ci se présente à leurs yeux comme un collaborateur d'exception dans le négoce qui assure leur subsistance. Si Jésus de Nazareth nous faisait la même proposition, en notre XXIe siècle…, aurions-nous le courage de ces hommes? Serions-nous capables de saisir où est le véritable gain?

Nous, chrétiens, nous croyons que le Christ est éternel présent; par conséquent, ce Christ qui est ressuscité demande, non plus à Pierre, à Jean ou à Jacques, mais à Georges, à Emmanuel ou à Annie, à chacun de ceux qui le confessent comme leur Seigneur, Il demande, je le répète, sur la base du texte de Luc, de le prendre dans la barque de notre vie, car Il veut se reposer à nos côtés; Il nous demande de le laisser se servir de nous, de lui permettre de nous montrer vers où orienter notre existence pour être féconds au milieu d'une société nécessiteuse de la Bonne Nouvelle, dont elle s'éloigne pourtant chaque fois davantage. La proposition est attirante, il ne nous manque qu'à savoir et à vouloir nous défaire de nos craintes, de nos préjugés et de mettre le cap vers des eaux plus profondes ou, ce qui revient au même, vers des horizons plus lointains que ceux qui limitent notre médiocre quotidien fait d'angoisses et de découragements. «Celui qui peine sur la route, pour peu qu'il avance, se rapproche du but; celui qui court hors du chemin, plus il court, plus il s’éloigne du but» (saint Thomas d'Aquin).
«Avance au large» (Lc 5,4): Ne restons pas sur les bords d'un monde qui vit en se regardant le nombril! Notre navigation sur les mers de la vie doit nous emmener à jeter l'ancre dans la terre promise, afin de faire notre traversée vers ce Ciel espéré, cadeau du Père mais aussi —indivisiblement— travail de l'homme —le tien, le mien— au service des autres dans la barque de l'Église. Le Christ connaît bien les fonds, tout dépend de nous: ou bien le port de notre égoïsme, ou bien ses horizons à Lui.
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«Bienheureux celui (celle) qui rit gentiment 
et allègrement de soi et invite les autres à en faire autant.»
(Roger Poudrier)
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«Nous sommes en voyage, et cette vie est une hôtellerie.
Gardons-nous dans ces sentiments 
et nous parviendrons au bonheur que Dieu nous a promis.»
(Saint Augustin)
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«Qui veut voyager loin ménage sa monture.»
(Jean Racine)
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«La vie est faite de petits pas. 
Ces petits pas les uns à la suite des autres 
donnent de belles avancées.»
(Aude de Béarn)
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Photo:

Au port de Saint-Jean-Port-Joli (Jean-Yves)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

mardi 1 septembre 2015

(207,932) Jésus guérissait en imposant les mains...

Bonjour!
Mercredi 2 septembre 2015


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Lc 4,38-44): En quittant la synagogue, Jésus entra chez Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on implora Jésus en sa faveur. Il se pencha sur elle, interpella vivement la fièvre, et celle-ci quitta la malade. A l'instant même, elle se leva, et elle les servait. Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des infirmes atteints de diverses maladies les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait. Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant: «Tu es le Fils de Dieu!». Mais Jésus les interpellait vivement et leur interdisait de parler parce qu'ils savaient, eux, qu'il était le Messie.

Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Les foules le cherchaient; elles arrivèrent jusqu'à lui, et elles le retenaient pour l'empêcher de les quitter. Mais il leur dit: «Il faut que j'aille aussi dans les autres villes pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé». Et il se rendait dans les synagogues de Judée pour y proclamer la Bonne Nouvelle.

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1. Dans ce passage, nous retrouvons Jésus qui se rend dans la maison de Simon, et y trouve sa belle-mère, souffrant d’une forte fièvre. Et Jésus la guérit. Dans la suite de ce passage, nous pouvons voir Jésus qui accueille tous les infirmes, malades et possédés qu’on lui présente au coucher du soleil. Et Jésus les guérit.

2. Dans un premier temps, Jésus guérit donc la belle-mère de Simon. Cela nous montre que Jésus s’intéresse à chaque personne en particulier. Il ne vient pas pour « l’humanité en général » mais pour rencontrer chacun de nous. Et la seconde partie, où nous voyons cette multitude de personnes souffrantes venir à Jésus, nous montre qu’il est capable de répondre à tous les problèmes de l’homme. Quelle que soit la maladie dont souffre notre âme, quel que soit le péché dans lequel nous sommes tombés, Jésus a le pouvoir de nous guérir.
3. Enfin, à la fin du passage, nous écoutons Jésus dire qu’il doit se rendre aussi dans les autres villages. Jésus est venu pour tous les hommes, pas pour une petite minorité ou pour une élite. Il est venu pour sauver tout le monde. Et, comme ces villageois ne pouvaient pas garder Jésus pour eux seuls, nous ne pouvons pas non plus garder Jésus pour nous seuls. Une fois rencontré le Sauveur, nous ne pouvons qu’essayer de le faire connaître autour de nous. (catholique.org) 
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Bonne journée!
Jean-Yves

«L'espérance aime les nouveaux départs
au lever du soleil.»
(Ermes Ronchi)
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(207,914) La réputation de Jésus se propageait dans la région... /

Bonjour!
Mardi 1er septembre 2015


La Parole de Dieu de ce jour...

(Lc 4,31-37): Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par un esprit démoniaque, qui se mit à crier d'une voix forte: «Ah! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu!». Jésus l'interpella vivement: «Silence! Sors de cet homme!». Alors le démon le jeta par terre devant tout le monde et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Tous furent effrayés, et ils se disaient entre eux: «Quelle est cette parole? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits mauvais, et ils sortent!». Et la réputation de Jésus se propagea dans toute la région.
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Commentaire:
Abbé Joan BLADÉ i Piñol (Barcelona, Espagne)

«On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité»
Aujourd'hui, nous voyons comment l'enseignement fut le centre de la mission de Jésus dans sa vie publique. Mais la prédication de Jésus était très différente de celle des autres maîtres de la loi et cela faisait que les gens étaient dans la confusion et dans l'admiration. C'est clair que bien que Jésus n'avait jamais fait des études Il déconcertait par son enseignement car Il «parlait avec autorité». Sa façon de parler avait l'autorité de celui qui sait qu'Il est “le Saint de Dieu”.

Précisément, cette autorité dans sa façon de parler était ce qui donnait de la force à son langage. Il utilisait des images vives et concrètes, sans syllogismes ni définitions; paroles et images qu'Il tirait de la nature ou des Saintes Ecritures. Il n'y a pas de doute que Jésus était un bon observateur, et très proche des situations humaines en tous genres: en même temps que nous le voyons en train d'enseigner, nous le voyons en train de faire le bien autour de Lui (guérison des malades, expulsion des démons, etc.). Il lisait dans le livre de la vie de tous les jours, des expériences de tous les jours qu'il utilisait pour enseigner. Même si ce matériel était basique et rudimentaire, la parole du Seigneur était toujours d'une grande profondeur, inquiétante, tout à fait nouvelle, définitive.

La chose la plus grande dans la manière de parler de Jésus était qu'Il conciliait l'autorité divine avec la plus incroyable simplicité humaine. Autorité et simplicité étaient possibles pour Jésus grâce à sa connaissance du Père et à la relation d'obéissance amoureuse qu'Il entretenait avec Lui (cf. Mt 11,25-27). C'est précisément cette relation avec le Père qui explique l'harmonie unique entre la grandeur et l'humilité. L'autorité de son langage ne s'ajustait pas du tout aux paramètres humains, Il n'y avait aucune concurrence, aucun intérêt personnel ou empressement de se montrer. C'était une autorité qui se manifestait tant par le sublime de ses paroles ou ses actions que par son humilité et sa simplicité. De sa bouche ne sortaient pas des éloges personnels, ni de l'arrogance, ni des cris… Mansuétude, douceur, compréhension, paix, sérénité, miséricorde, vérité, lumière, justice… voici les parfums qu'exhalait l'autorité de son enseignement.
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«Ta route de bonheur ne part pas des personnes et des choses 
pour arriver à toi, elle part toujours de toi
 pour aller vers les autres.»
(Michest Quoist)
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«Si ton cœur est ouvert et disponible, 
tu seras emporté dans le courant de l'amour, 
et ta vie sera le lieu privilégié 
de l'expérience de Dieu.»
(Jean Lafrance)
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Bonne journée!
Jean-Yves 
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