lundi 12 mars 2018

«Jésus, le voyant couché là: ‘Est-ce que tu veux retrouver la santé?’» / (267,641)

Bonjour!
Mardi 13 mars 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Jn 5,1-3.5-16): Après cela, à l'occasion d'une fête des Juifs, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la Porte des Brebis, il existe une piscine qu'on appelle en hébreu Bézatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades: aveugles, boiteux et paralysés. Il y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu'il était dans cet état depuis longtemps, lui dit: «Est-ce que tu veux retrouver la santé?». Le malade lui répondit: «Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l'eau bouillonne; et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi». Jésus lui dit: «Lève-toi, prends ton brancard, et marche». Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard: il marchait!

Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent à cet homme que Jésus avait guéri: «C'est le sabbat! Tu n'as pas le droit de porter ton brancard». Il leur répliqua: «Celui qui m'a rendu la santé, c'est lui qui m'a dit: ‘Prends ton brancard, et marche!’». Ils l'interrogèrent: «Quel est l'homme qui t'a dit: ‘Prends-le, et marche’?». Mais celui qui avait été guéri ne le savait pas; en effet, Jésus s'était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit: «Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t'arriver pire encore». L'homme partit annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui lui avait rendu la santé. Et les Juifs se mirent à poursuivre Jésus parce qu'il avait fait cela le jour du sabbat.
-----   
         Commentaire:
Abbé Àngel CALDAS i Bosch (Salt, Girona, Espagne)
«Jésus, le voyant couché là: ‘Est-ce que tu veux retrouver la santé?’»
Aujourd'hui saint Jean nous parle de la scène de la piscine de Bézhata. Elle ressemblait, plutôt, à la salle d'attente d'un hôpital pour traumatisés: «Une foule de malades étaient couchés: aveugles, boiteux et paralysés» (Jn 5,3). Et Jésus s'y rendit.

Comme c'est étonnant! L'on trouve toujours Jésus au beau milieu des problèmes. Là où il existe une possibilité de “libérer”, de rendre quelqu'un heureux, le voici. Les pharisiens, par contre, ne songeaient qu'au Sabbat. Leur mauvaise foi tuait l'esprit. La colère du péché dégoulinait de leurs yeux. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre!

Le protagoniste du miracle était malade depuis trente-huit ans. «Est-ce que tu veux retrouver la santé?» (Jn 5,6), lui dit Jésus. Depuis longtemps qu'il luttait dans le vide, faute d'avoir rencontré Jésus. Mais, maintenant, il avait trouvé l'Homme. Les cinq colonnades de la piscine de Bézhata retentirent lorsqu'on entendit la voix du Maître: «Lève-toi, prends ton brancard, et marche» (Jn 5,8). Ce fut l'affaire d'un instant.

La voix du Christ est la voix de Dieu. Tout était neuf dans ce vieux paralysé, usé par le découragement. Plus tard, saint Jean Chrysostome nous dira que dans la piscine de Bézhata les maladies du corps étaient guéries, et qu'avec le Baptême ce sont les maladies de l'âme qu'on guérit. Là, c'était de temps en temps et pour un seul malade à la fois. Dans le Baptême, c'est pour toujours et pour tous. Dans le deux cas, le pouvoir de Dieu est manifesté par l'eau.

Le paralytique impuissant au bord de l'eau, ne te fait-il pas songer à l'expérience de notre propre impuissance à faire le bien? Comment essayons–nous de résoudre, tout seul, ce qui relève d'un pouvoir surnaturel? Te rends-tu compte que chaque jour, autour de toi, il y a une foule de paralytiques qui “se remuent” beaucoup, mais n'arrivent pas à échapper de leur manque de liberté? Le péché paralyse, vieillit, tue. Il nous faut regarder Jésus. Il est nécessaire qu'Il —sa Grâce— nous plonge dans les eaux de la prière, de la confession, de l'ouverture de le esprit. Toi et moi, nous pouvons être de sempiternels paralytiques, ou des porteurs et des instruments de lumière.
-----

Les deux côtés de la médaille...
 
Souviens-toi toujours d'oublier les choses
qui t'ont rendu triste,
Mais n'oublie jamais de te souvenir des choses
qui ont réjoui ton cœur.
 
Souviens-toi toujours d'oublier les amis
qui n'en étaient pas vraiment,
Mais n'oublie pas de te souvenir de ceux
qui te sont restés fidèles.
 
Souviens-toi toujours d'oublier les ennuis
qui sont chose du passé,
Mais n'oublie jamais de te souvenir des bénédictions
qui te comblent chaque jour.
(Auteur inconnu)
 
 
 
-----
 
C'est quoi la vie?
 
«Pendant longtemps j'ai pensé
que la vraie vie allait commencer d'un jour à l'autre,
 sauf qu'il y avait toujours quelque chose
qui se mettait en travers:
 il y avait encore un travail à terminer:
 telle affaire à régler;
 il fallait encore compter sur le temps:
telle dette à éteindre.
Et alors ce serait la vraie vie.
En bout de ligne, j'ai fini par comprendre
que tous ces obstacles à franchir
 formaient le tissu même de ma vie:
 que c'était cela, la vie.»
(B. Howland)
-----
 
 

Bonne journée!
Jean-Yves

samedi 10 mars 2018

«Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique» / Accueil de Mgr Pierre Goudreault dans le diocèse... / 267,581)

Bonjour!
Dimanche 11 mars 2018
 

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Jn 3,14-21): Jésus dit à Nicodème: «De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique: ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en Lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

»Et le Jugement, le voici: quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière: il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu».
Commentaire: Abbé Joan Ant. MATEO i García (La Fuliola, Lleida, Espagne)
«Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique»
Aujourd'hui la liturgie nous offre à l'avance un parfum de la joie pascale. Les vêtements liturgiques sont roses. C'est le dimanche de "lætare" qui nous invite à une joie paisible. «Réjouis-toi, Jérusalem, et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez...», crie le chant d'ouverture.

Dieu veut que nous soyons heureux. La psychologie la plus basique nous dit qu'une personne qui n'est pas heureuse finit par être un malade du corps et de l'esprit. Cela dit, notre joie doit être une joie qui a des bonnes bases, elle doit être l'expression de la paix d'une vie qui a un sens. Sinon, la joie dégénèrerait et deviendrait superficielle et stupide. Sainte Thérèse les distinguait avec justesse entre "sainte joie" et "folle joie". La dernière étant une joie extérieure qui ne dure que très peu et qui nous laisse un goût amer.

Ce sont des jours difficiles pour la vie de la foi. Mais ce sont des temps passionnants également. Nous expérimentons, d'une certaine manière, l'exil de Babylone, celui que chante le psaume. Nous pouvons nous aussi vivre une expérience d'exil «nous pleurions, en nous souvenant de Sion» (Ps 136,1). Les difficultés extérieures, et surtout, le péché, peuvent nous amener sur les rivages de Babylone. Mais malgré tout, il y a des raisons pour garder l'espérance, et Dieu continue à nous dire: «Que ma langue s'attache à mon palais, si je cesse de penser à toi» (Ps 136,6).

Nous pouvons vivre toujours heureux car Dieu nous aime à la folie, tellement «qu'il a donné son Fils unique» (Jn 3,16). Bientôt, nous accompagnerons ce Fils unique dans son chemin de mort et résurrection. Nous contemplerons l'amour de Celui qui nous aime jusqu'au point de se donner pour nous tous, pour toi et pour moi. Et nous serons remplis d'amour en voyant «Celui qu'ils ont transpercé» (Jn 19,37) et grandira en nous une joie que personne ne pourra nous enlever.

La vraie joie qui remplit notre vie n'est pas le résultat de nos efforts personnels. Saint Paul nous le rappelle: elle ne vient pas de nous, c'est un don de Dieu, nous sommes son œuvre (Col 1,11). Laissons Dieu nous aimer et aimons-le en retour, et notre joie sera grande tant dans notre vie que lors de la prochaine Pâque. N'oublions pas de nous laisser caresser et transformer par Dieu en faisant une bonne confession avant Pâques.
-----
 

-----
 
Dieu demeure dans les profondeurs de notre être
et accomplit des merveilles si,
dans le silence,  nous l'écoutons...
----- 


«Là où Dieu habite en moi,
 aucune blessure ne peut m'atteindre.»
(Anselm Grün)
-----


      Bienvenue!       
dans votre diocèse
de Sainte-Anne-de-la-Pocatière Mgr Pierre Goudreault.

Hier, lors de l'ordination épiscopale,
 la cathédrale était remplie de diocésains et de gens de Rouyn-Noranda
venus le reconduire et lui prouver leur attachement et leur affection.

La devise qu'a choisie le Père Goudreault c'est:

«Proclamer partout l'Évangile»
(Mc 16, 20)

Vous ne serez pas seul à proclamer cette Bonne Nouvelle.
Nous sommes avec vous.
Bon et fructueux ministère.
Nous vous aimons déjà!
-----

«Chacun a besoin de savoir qu'il est aimé.
Durant ce pèlerinage qu'est la vie,
 la plus grande de toutes des découvertes est
que Dieu nous aime.»
(Ben O'Rourke)
-----
 
Bon dimanche de la joie!
Jean-Yves

vendredi 9 mars 2018

Ordination de Mgr Pierre Goudreault / (267,510)

Bonjour!
Samedi 10 mars 2018
Ordination épiscopale de
Mgr Pierre Goudreault
nouvel évêque du Diocèse
de Sainte-Anne-de-La-Pocatière
Mgr Pierre Goudreault sera ordonné 
évêque de Sainte-Anne le samedi 10 mars.
Notre Église diocésaine sera bientôt en fête alors que le 10 mars prochain, nous accueillerons officiellement notre nouveau pasteur, Mgr Pierre Goudreault. En collaboration avec l’évêque élu, l’équipe diocésaine est à préparer cette célébration qui fera une large place au thème de la joie. 

En parallèle, une équipe a aussi été mise sur pied pour assurer la captation audio et vidéo de la cérémonie qui sera retransmise en direct à la chapelle du Collège de Sainte-Anne afin d’accommoder ceux et celles qui n’auraient pu prendre place dans la cathédrale.


Il est très Important de noter que, compte tenu du nombre de places restreint, seules les personnes munies d’un laissez-passer pourront accéder à la cathédrale ce jour-là. Plus de 400 laissez-passer ont été réservés pour les diocésains et diocésaines et ce sont les membres des équipes pastorales des trois Unités missionnaires qui ont été chargés de les répartir au sein de leurs communautés. 

Par ailleurs, il est déjà acquis qu’une importante délégation en provenance du diocèse de Rouyn-Noranda sera avec nous pour célébrer l’arrivée de notre sixième évêque. D’ici là, nous comptons que la prière de nos diocésaines et diocésains se fera ardente pour accompagner Mgr Pierre Goudreault dans son nouveau ministère. 

Diffusion en direct sur le net 
Prenez note que la cérémonie d’ordination épiscopale du nouvel évêque de Sainte-Anne sera diffusée en direct le 10 mars prochain sur la WEBTÉLÉ de l’ECDQ. 
 
La diffusion devrait commencer vers 13 h 30 alors que la cérémonie débutera à 14 h et devrait durer un peu plus de 2 heures. Ceux et celles qui le désirent peuvent télécharger et imprimer le carnet de célébration en cliquant sur ce lien.  
 
-----

ATTENTION:

Pour la diffusion en direct:
allez sur Google et écrivez le site:

 Unité missionnaire de l'Ouest - Région de Montmagny.

Vous y arriverez.
Bon visionnement!
-----
 
 
Cathédrale
de Sainte-Anne-de-la-Pocatière
 
 
 
 
Bonne journée!
Jean-Yves
-----

jeudi 8 mars 2018

«Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là» / (267,493)

Bonjour!
Vendredi 9 mars 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

       (Mc 12,28b-34): Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s'avança pour lui demander: «Quel est le premier de tous les commandements?». Jésus lui fit cette réponse: «Voici le premier: Écoute, Israël: le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là».

Le scribe reprit: «Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui. L'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices». Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit: «Tu n'es pas loin du royaume de Dieu». Et personne n'osait plus l'interroger.
-----   
Commentaire:
Abbé Pere MONTAGUT i Piquet (Barcelona, Espagne)
«Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là»
Aujourd'hui la liturgie du carême nous présente l'amour comme la racine la plus profonde de l'auto communication avec Dieu: «L'âme ne peut vivre sans amour, elle veut toujours aimer quelque chose, parce qu'elle est faite d'amour, et que Moi je l'ai créée par amour» (Sainte Catherine de Sienne). Dieu est Amour tout puissant, amour à l'extrême, amour crucifié: «C'est dans la croix qu'on peut contempler cette vérité» (Benoît XVI). Cet Evangile n'est pas uniquement une révélation de comment Dieu —par l'intermédiaire de son Fils— souhaite être aimé. Avec un commandement du Deutéronome: «Aime le Seigneur ton Dieu» (Dt 6,5) et un autre du Lévitique (Lv 19,18): «Aime ton prochain», Jésus conduit à son terme la plénitude de la loi. Il aime le Père comme Dieu vrai, né du vrai Dieu, et en tant que Verbe fait homme, Il crée une nouvelle humanité de Fils de Dieu, frères qui s'aiment avec l'amour du Fils.

L'appel de Jésus à la communion et à notre mission demande une participation dans le propre de sa nature, c'est une intimité dans laquelle il faut s'introduire. Jésus ne revendique à aucun moment être le but de nos prières et de notre amour. Il rend grâce au Père et Il est continuellement dans Sa présence. Le mystère du Christ nous attire vers l'amour de Dieu —invisible et inaccessible— et en même temps c'est un chemin pour nous permettre de reconnaître l'amour dans la vérité et dans la vie envers nos frères visibles et présents. Ce qui est le plus précieux ce ne sont pas les offrandes qu'on brûle sur l'autel mais le Christ qui brûle comme sacrifice et offrande unique afin que nous soyons avec Lui un seul autel et un seul amour.

Cette unification de connaissance et d'amour tissé par l'Esprit Saint permet que Dieu puisse aimer à travers nous en utilisant toutes nos capacités et pour nous cela nous permet de pouvoir aimer avec le même amour filial et fraternel que le Christ. Ce que Dieu a uni dans l'amour, l'homme ne peut pas le séparer. C'est bien ça la grandeur de celui qui se soumet au Royaume des Cieux: l'amour de soi-même n'est plus un obstacle mais devient pour chacun d'entre nous une extase d'amour envers l'unique Dieu et la multitude de nos frères.
-----
 
«Il y a des problèmes dans la vie que seulement Dieu peut guérir.»
(Éloi Giard)
-----
 
 
Première sainte indienne en Amérique.
-----
Bonne journée!
Jean-Yves

mardi 6 mars 2018

La mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous»./(267,429)

Bonjour!
Mardi 6 mars 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

      (Mt 18,21-35): Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander: «Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu'à sept fois?». Jésus lui répondit: «Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois.

»En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent). Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout’. Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.

»Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant: ‘Rembourse ta dette!’. Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai’. Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé. Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit: ‘Serviteur mauvais! je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi?’. Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé. C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur».

Commentaire: Abbé Enric PRAT i Jordana (Sort, Lleida, Espagne)

«Saisi de pitié, lui remit sa dette»

Aujourd'hui l'Evangile nous invite à la réflexion sur le mystère du pardon, en nous proposant un parallèle entre la façon de pardonner de Dieu et la nôtre.

L'homme ose mesurer et compter sa générosité pour accorder son pardon: «Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu'à sept fois?» (Mt 18,21). Pierre pense que sept fois c'est déjà beaucoup ou bien peut-être que c'est le maximum que l'on peut supporter. Enfin si nous y réfléchissons Pierre nous semble même très généreux, si nous le comparons à l'homme de la parabole qui en trouvant son compagnon qui lui devait cent pièces d'argent «se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant: ‘Rembourse ta dette!’» (Mt 18,28) refusant d'entendre ses supplications et ses promesses.

En fin compte, l'homme se nie à pardonner ou bien il donne son pardon à la baisse. En vérité, personne ne dirait qu'on vient de recevoir un pardon sans limites, réitéré à plusieurs reprises de la part de Dieu. La parabole nous dit: «Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette» (Mt 18,27). Et cela même s'il agissait d'une dette très élevée.

Néanmoins, la parabole que nous commentons ici met plutôt l'accent sur la manière dont Dieu nous confère son pardon. D'abord Il rappelle à l'ordre son débiteur et lui fait voir la gravité de la situation; soudain Il est saisi de pitié par sa prière contrite et humble «le serviteur demeurait prosterné et disait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout’» (Mt 18,26-27). Cet épisode met en évidence ce que chacun de nous connaît bien par expérience et avec beaucoup de reconnaissance: Dieu pardonne sans limite celui qui vient vers lui repenti et converti. La fin de cette parabole qui est négative et triste, fait honneur à la justice et mets en évidence la véracité d'une autre parole de Jésus dans Lc 6,38: «Car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous».
-----
 
Dans l'Évangile du jour, Jésus nous dit combien de fois il faut pardonner...
 
«La conscience de nos propres faiblesses
et des pardons reçus du Seigneur
nous incite à faire preuve de générosité envers autrui.»
Normand Provencher dans le feuillet du carême.
 
«Merci Seigneur, de toujours m'aimer,
 de me pardonner sans compter les fois
et de me rendre capable de pardonner à mon tour.»
 
Et Jacques Gauthier écrit ceci dans son feuillet du carême;
 
«Le pardon est au cœur de l'Évangile.»
»Pour Jésus, le pardon est illimité, comme l'amour de son Père.»
 
«Quand on aime, on ne calcule pas;
 telle est l'exigence du royaume des Cieux.»
 
«En pardonnant nos péchés, Jésus nous relève
 et nous empêche de sombrer dans le désespoir.»
 
«Le pardon divin a toujours le dernier mot,
non la faute». (sur nos fautes).
 
«Merci Seigneur, pour ton pardon qui me recrée,
me libère, me rapproche de toi.»
 
«Prends mes péchés, change-les pour toujours
en fleurs de ta miséricorde.»
-----
 
 
Bonne journée!
Jean-Yves
 

 


dimanche 4 mars 2018

«Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic»/(267,388)

Bonjour!
Dimanche 4 mars 2018
 
 
Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré
-----
 
Voici la Parole de Dieu du 3e dimanche du Carême...
 
      (Jn 2,13-25): Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes: «Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic». Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture: L'amour de ta maison fera mon tourment.

Les Juifs l'interpellèrent: «Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là?». Jésus leur répondit: «Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai». Les Juifs lui répliquèrent: «Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais!». Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps. Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

Pendant qu'il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en lui, à la vue des signes qu'il accomplissait. Mais Jésus n'avait pas confiance en eux, parce qu'il les connaissait tous et n'avait besoin d'aucun témoignage sur l'homme: il connaissait par lui-même ce qu'il y a dans l'homme.
Commentaire: Abbé Lluís RAVENTÓS i Artés
(Tarragona, Espagne)
«Ne faites pas de la maison de mon Père
une maison de trafic»
Aujourd'hui alors que la Pâque est déjà proche, un fait insolite est survenu dans le temple. Jésus a jeté dehors le troupeau des marchands, il a renversé les tables des changeurs et a dit aux vendeurs de colombes: «Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic» (Jn 2,16). Et pendant que les veaux courraient sur l’esplanade, les disciples ont découvert une facette de l’âme de Jésus: le zèle pour la maison de son Père, le zèle pour le temple de Dieu.

Le temple de Dieu converti en marché: quelle énormité! Cela avait dû commencer petitement. Un jeune berger qui montait vendre un agneau, une petite vieille qui voulait gagner quelques sous en vendant des pigeons…, et l’affaire grossit petit-à-petit. Au point que l’auteur du Cantique des cantiques s’exclamait: «Chassez les renards, les petits renards qui dévastent les vignes» (Cant 2,15). Mais qui lui prêtait attention? L’esplanade du temple était comme un marché un jour de foire.

—Moi aussi je suis temple de Dieu. Si je ne fais pas attention aux petits renards, l’orgueil, la paresse, la gourmandise, la jalousie, l’avarice, tous ces vêtements de l’égoïsme, se glissent à l’intérieur et abîment tout. Voilà pourquoi le Seigneur nous avertit: «Ce que je vous dis, je le dis à tous: Veillez!» (Mc 13,37).

Veillons, pour que le laisser-aller n’envahisse pas notre conscience! «L’incapacité de reconnaître sa faute est la forme la plus dangereuse de cécité spirituelle que l’on puisse imaginer, car elle rend les personnes incapables de s’améliorer» (Benoit XVI).

Veiller? —J’essaie de le faire chaque soir. Ai-je offensé quelqu’un? Mes intentions sont-elles droites? Suis-je disposé à accomplir toujours et en tout la volonté de Dieu? Ai-je admis une inclination qui déplaît au Seigneur? Mais, à ces heures-là, je suis fatigué et le sommeil me vainc.

—Jésus, toi qui me connais à fond, tu sais très bien ce qu’il ya dans le cœur de chaque homme, fais-moi connaître mes fautes, donne-moi la force et un peu de ton zèle pour rejeter du temple tout ce qui m’écarte de toi.
-----

«Le vrai temple de la présence de Dieu,
c'est le Christ: c'est son corps.»
 
«Notre corps est un lieu sacré...
Notre corps est temple de Dieu.»
 
Chassons de notre cœur tous ces marchands
qui brisent nos liens de présence à Dieu.
 
 
«Notre corps est aussi le temple de Dieu
 par la présence de l'Esprit Saint.»
 
«Laissons entrer en nous la vie et l'amour.»
 
-----


 
 
  Bonne journée!  
Jean-Yves
 


vendredi 2 mars 2018

«Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai..." /(267,352)

Bonjour!
Samedi 3 mars 2018
 
 
Photo:
Le chemin vers la basilique de Québec...
(Jean-Yves)
-----
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Lc 15,1-3.11-32): Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s'approchaient de Jésus pour l'entendre. Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: «Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux». Mais il leur dit cette parabole: Il dit encore: «Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père: ‘Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir’. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Étant rentré en lui-même, il se dit: ‘Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim! Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils; traite-moi comme l'un de tes mercenaires’. Et il se leva, et alla vers son père.

«Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit: ‘Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils’. Mais le père dit à ses serviteurs: ‘Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé’. Et ils commencèrent à se réjouir.

«Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c'était. Ce serviteur lui dit: ‘Ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras’. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d'entrer. Mais il répondit à son père: ‘Voici, il y a tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c'est pour lui que tu as tué le veau gras!’. ‘Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi; mais il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé’».
Commentaire:
Abbé Llucià POU i Sabater (Granada, Espagne)
«Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai:
Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi»
Aujourd'hui, nous regardons la Miséricorde, la note distinctive de Dieu le Père, en ce moment où nous contemplons une Humanité orpheline, car elle —dans un oubli de sa mémoire— ne sait plus qu'elle est Fille de Dieu. Cronin parle d'un fils qui est parti de chez lui, qui a gaspillé tout son argent, sa santé, son honneur de famille et est allé en prison. Peu avant de reprendre sa liberté, il écrit chez lui en disant que si on le pardonnait il fallait accrocher au pommier qui donnait sur la voie ferrée un mouchoir blanc. Si le mouchoir était là il reviendrait à la maison sinon ils ne le reverraient plus jamais. Y aurait-il un mouchoir accroché au pommier? «Ouvre les yeux…! et regarde!», lui dit un compagnon. Il ouvre les yeux et reste bouche-ouverte, il n'y avait pas un mouchoir accroché au pommier… mais il y en avait des centaines!

Cela nous rappelle ce tableau de Rembrandt où on voit comment le fils qui revient, malade et affamé est accueilli par un vieillard avec deux mains différentes, l'une forte d'un père qui le serre fort, l'autre délicate d'une mère qui douce et affectueuse le caresse. C'est pareil pour Dieu, Il est Père et Mère…

«Mon père, j'ai péché» (Lc 15,21), nous aussi nous voulons dire cela au Père et sentir comment Il nous serre dans Ses bras au moment de la confession pour nous préparer à participer à la fête de l'Eucharistie. Ainsi, puisque: «Dieu nous attend chaque jour, comme ce père de l'Evangile attendait son fils prodigue» (San Josemaría), parcourons le chemin de retour avec Jésus jusqu'à notre rencontre avec le Père, où tout sera lumière: «Le mystère de l'homme ne s'éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné» (Concile Vatican II).

Le sujet principal est toujours le Père. Demandons que le trajet à travers le désert du Carême nous amène à nous interroger intérieurement sur cet appel à participer dans le mystère de la Miséricorde Divine, puisque, après tout, la vie n'est que un retour vers le Père.
-----


Église Saint-Louis de l'Isle-aux-Coudres
(Jean-Yves)
-----

«Je suis sous la protection du très Haut,
 rien ne peut m'arriver de mal.«
(K. O. Schmidt)
-----
 
«S'inquiéter, c'est oublier
que Dieu veille sur nous.»
-----
 
«Nous valons bien plus
 et sommes bien plus libres que nos actes.
L'important est ce que nous sommes.»
(Ben O'Rourke, frère augustin)
-----
 
«On demandait un jour à Mère Teresa de Calcutta:
"Quand vous priez, que dites-vous à Dieu?"
Elle répondit: "Je ne dis rien. J'écoute."
Alors on lui demanda:
 "Très bien, et que vous dit-il?"
Elle répondit: "Dieu ne dit rien, il écoute."
Puis elle ajouta:
"Si vous n'arrivez pas à comprendre cela,
je ne peux pas vous l'expliquer."
-----
 
 
Merci à tous nos visiteurs...

Ils proviennent des pays suivants:

Canada - France - États-Unis -
Allemagne - Russie - Belgique -
Ukraine - Suisse - Côte d'Ivoire -
Espagne - Irlande - Cameroun -
 La Réunion - Australie - Guadeloupe -
Et autre encore...

Merci d'être là. Nous formons une communauté de priants...
Bienvenue toujours!
-----

«L'Esprit Saint guide l'Église dans sa mission.»

«L'Esprit est un, mais il accorde des dons divers
pour construire intérieurement l'Église.«
(Marie-Joseph Guillou)

-----



 
Bonne journée!
Jean-Yves
 

Comment s'approcher de Dieu dans sa vie? / (227,338)

Bonjour!
Vendredi 2 mars 2018
 
 
 
Comment s'approcher de Dieu ?
P. Miguel Roland Gosselin, sj,

                                 
S’il y a un service à rendre aux gens, c’est bien de les éveiller à cette vérité toute simple et ordinaire de la présence de Dieu, qui nous invite à une relation directe avec lui, quotidiennement, discrètement, parfois brutalement, de mille et une façons.
 
Et d’ailleurs, s’il en était autrement, comment Jésus aurait-il imaginé de l’appeler «Père» et de nous inviter à en faire autant? Quel serait ce père qui n’aurait aucune relation directe avec nous, qui ne se laisserait pas approcher, dont la bonté ne serait pas immédiatement perceptible?
 
Tout l’art est d’y être attentif, d’éveiller ses «sens spirituels» et d’apprendre à lire, sentir, goûter la bonté de Dieu, directement sensible. Cette proximité à Dieu est le fond premier de tout homme.
-----