lundi 11 février 2019

Dieu ne veut pas la souffrance de ses enfants ; mais maintenant qu’elle est devenue leur lot suite au péché, il va s’en servir pour en tirer un plus grand bien.(284,431)

Bonjour!
Lundi 11 février 2019

Photo:
Statue sculpté en bois de la Vierge Marie
Dans la Cathédrale de Sainte-Anne
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Elle est bénie de Dieu,
La Vierge
Docile au souffle de l'Esprit,
Elle est bénie de Dieu!
Voici la nouvelle Ève
Promise aux joies du Paradis.
 
(Hymne - Ce jour... - Magnificat)
 
 
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Journée mondiale des malades
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Que Dieu se réjouisse en ses œuvres !

 
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
   En ce temps-là,
après la traversée,
abordant à Génésareth
Jésus et ses disciples accostèrent.
Ils sortirent de la barque,
et aussitôt les gens reconnurent Jésus :
ils parcoururent toute la région,
et se mirent à apporter les malades sur des brancards
là où l’on apprenait que Jésus se trouvait.
Et dans tous les endroits où il se rendait,
dans les villages, les villes ou les campagnes,
on déposait les infirmes sur les places.
Ils le suppliaient de leur laisser toucher
ne serait-ce que la frange de son manteau.
Et tous ceux qui la touchèrent
étaient sauvés.
(Mc 6, 53-56)
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Commentaire...

Toute la péricope est visuelle : aucune mention d’une parole prononcée, ni par le Seigneur, ni par la foule. L’attention se porte exclusivement sur le regard, comme dans une méditation ignacienne où le retraitant se concentre successivement sur les différentes perceptions – vue, ouïe, goût, odorat, toucher – pour ne rien perdre de l’apport de chacune d’elles.

Cette présentation, propre à saint Marc, nous permet de suivre l’activité de Jésus avec un certain recul, d’y assister comme on contemple une scène sur un écran. Or les quelques situations rapidement esquissées, mettent admirablement en lumière l’impact de la personne de Jésus sur « les gens », c’est-à-dire ces hommes et ces femmes peu instruits dans les choses religieuses, mais qui ont perçu avec l’intuition sûre du cœur, la bonté surnaturelle de ce Rabbi pas comme les autres. Loin de se cantonner dans les milieux des scribes et autres docteurs de Jérusalem, Jésus s’expose en effet au peuple des petits, des malades, des pécheurs ; il sort à leur rencontre « dans les villages, les villes et les champs », au grand scandale des bien-pensants, mais pour la plus grande joie des pauvres.

Notre-Seigneur est bouleversé devant tant de misère, physique, psychique et spirituelle ; mais il est bien plus ému encore par la solidarité qui unit ces hommes et ces femmes :

Ils se mirent à transporter les malades là où on apprenait sa présence ; on déposait les infirmes sur les places.
 
Cette communion dans le malheur n’est-elle pas déjà une manifestation de l’Esprit de charité que Jésus est venu répandre en plénitude dans les cœurs de bonne volonté ? Le geste qu’ils supplient Jésus de leur laisser faire – toucher la frange de son vêtement – peut paraître superstitieux aux esprits critiques ; mais nous avons appris dans l’épisode de la femme hémorroïsse qu’il est bien plus fondamentalement l’expression de la foi des cœurs simples. Croire c’est se laisser toucher par la présence de Dieu en Jésus Christ, et le toucher en signe d’accueil de la grâce qu’il nous offre. Toucher c’est se compromettre dans une relation interpersonnelle dont le premier mot est ce geste de confiance, d’espérance et de tendresse respectueuse.

Dieu ne veut pas la souffrance de ses enfants ; mais maintenant qu’elle est devenue leur lot suite au péché, il va s’en servir pour en tirer un plus grand bien. La maladie, la souffrance et la mort nous obligent à reconnaître notre non-suffisance ; elles dénoncent de façon criante le mensonge du Démon, qui avait séduit nos premiers parents par la promesse d’une humanité divine :

Vous serez comme des dieux.
Elles sont le signe dans notre corps d’un besoin de guérison à tous les niveaux de notre être. La revanche de la miséricorde divine consiste précisément à se déverser en abondance dans ces plaies qui nous humilient, mais qui nous obligent à faire la vérité :

Tous ceux qui touchaient la frange de son manteau étaient sauvés.
Le Seigneur ne fait pas les choses à moitié : la guérison des corps est le signe d’une intervention victorieuse qui atteint toutes les dimensions de la personne, dans la mesure où elle ouvre son cœur au Fils de Dieu dans la foi, et se livre à l’Esprit qui agit à travers lui.
Cette péricope n’est pas un fait divers extrait de la gazette locale de Génésareth, daté de l’an 32 de notre ère. A travers ces quelques lignes, nous sommes nous aussi bien réellement mis en présence de Jésus ressuscité, qui continue à s’offrir au monde dont il est le salut. Chacun d’entre nous décide de sa participation à ce mystère dans la mesure même de sa foi.

Que le respect humain et les sophismes du Prince de ce monde ne nous tiennent pas éloignés de celui qui a voulu se faire proche de nous pour nous donner part à sa propre vie. Supplions Jésus de nous « laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau », et ne doutons pas du salut qu’il nous offre.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Psaume 103

Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
Revêtu de magnificence,
tu as pour manteau la lumière !

Tu as donné son assise à la terre :
qu’elle reste inébranlable au cours des temps.
Tu l’as vêtue de l’abîme des mers :
les eaux couvraient même les montagnes.

Dans les ravins tu fais jaillir des sources
et l’eau chemine aux creux des montagnes ;
les oiseaux séjournent près d’elle :
dans le feuillage on entend leurs cris.

Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !
Tout cela, ta sagesse l’a fait ;
la terre s’emplit de tes biens.
Bénis le Seigneur, ô mon âme !
 
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 

samedi 9 février 2019

Avance au large ! / Prions pour les gens du Venezuela... / Aujourd'hui: Journée de la Santé. / (284,371)

⇮Bonjour!
Dimanche 10 février 2019


 
Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...
« Laissant tout, ils le suivirent » (Lc 5, 1-11)

    En ce temps-là,
    la foule se pressait autour de Jésus
pour écouter la parole de Dieu,
tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.
    Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ;
les pêcheurs en étaient descendus
et lavaient leurs filets.
    Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon,
et lui demanda de s’écarter un peu du rivage.
Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.
    Quand il eut fini de parler,
il dit à Simon :
« Avance au large,
et jetez vos filets pour la pêche. »

    Simon lui répondit :
« Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ;
mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »
    Et l’ayant fait,
ils capturèrent une telle quantité de poissons
que leurs filets allaient se déchirer.
    Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque
de venir les aider.
Ceux-ci vinrent,
et ils remplirent les deux barques,
à tel point qu’elles enfonçaient.
    à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus,
en disant :
« Éloigne-toi de moi, Seigneur,
car je suis un homme pécheur. »
    En effet, un grand effroi l’avait saisi,
lui et tous ceux qui étaient avec lui,
devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;
    et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée,
les associés de Simon.
Jésus dit à Simon :
« Sois sans crainte,
désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
    Alors ils ramenèrent les barques au rivage
et, laissant tout, ils le suivirent.


    – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

C’est le grand jour de la rencontre avec Dieu ! Pour un homme, un homme comme les autres, du nom de Simon-Pierre, pêcheur très modeste sur la toute petite mer de Galilée, c’est le grand jour de la rencontre avec Dieu, le jour qui va décider de sa vie et de son éternité !

Eh bien, la rencontre est plutôt mal partie ! Ce ne sera pas de l’impertinence si on imagine Pierre de mauvaise humeur ce jour-là… Regardez-le sur le rivage du lac, en train de rafistoler son filet. Juste à côté, tout le monde s’est massé autour de Jésus, tout le monde boit les paroles de cet homme extraordinaire qui soulève déjà l’enthousiasme populaire… Mais Pierre dans son coin, fait comme si de rien n’était, il a passé une nuit blanche complètement inutile, pas un seul poisson à vendre, pas un sou à ramener à la maison. Et ce filet toujours aussi pénible à nettoyer alors qu’il n’a servi à rien : absurdité, il y a de quoi être de mauvaise humeur, c’est vrai.

Eh bien, cette journée ratée d’avance, ce sera quand même le jour de la rencontre, le jour décisif de la grâce. Oui, nous croyons en un Dieu qui prend la liberté de nous visiter même quand nous sommes « de mauvaise humeur », même quand tout est raté et que le quotidien nous pèse.

C’est une belle audace de croire en un Dieu tellement libre vis-à-vis de nous-mêmes. Il est tellement plus courant de penser que Dieu ne vient, ne s’intéresse à nous que lorsque nous sommes prêts, lorsque nous pouvons Lui montrer bonne mine ! Mais en Jésus nous avons découvert un Dieu qui n’a pas besoin d’attendre notre hypothétique perfection, un Dieu qui nous visite alors que tout est encore en désordre, car Il vient Lui-même nous préparer.

Jésus n’attend pas que Pierre lâche de lui-même son filet pour s’approcher. Jésus prend les devants, il vient déranger l’isolement – finalement confortable – de Pierre. Car le problème de nos échecs, c’est surtout qu’on finit par s’installer dedans, on les rumine, on en a presque besoin, on ne peut plus les lâcher. Nos échecs, nos blessures sont un peu comme ce filet plein de nœuds dont Pierre a besoin, en fait, pour s’isoler, se replier sur lui-même. Comme on s’attache facilement à ses plaintes, à ses rancœurs ! On se construit parfois tout un petit équilibre, peut-être même toute une identité, à partir de ses déceptions. Alors, si Jésus s’approche, forcément Il vient déranger tout cela, comme Il a dérangé Pierre :
Avance au large !
Quitte le rivage ! Lâche tout ce qui te rive à toi-même ! Lâche tes échecs, tes amertumes, tes craintes ! Donne-les Moi ! Remets-Moi, offre-Moi toutes ces blessures auxquelles tu tiens secrètement et qui compriment le jaillissement de ta vie
Il y a un lieu pour nous aujourd’hui, où nous pouvons expérimenter toute la force de cet appel à la liberté intérieure, un lieu dans l’Église où retentit ce cri de Jésus :
Avance au large !
C’est le sacrement du pardon, la confession. Là, en confessant nos péchés, nous laissons réellement Jésus nous détacher de nos échecs, de nos blessures, de nos amertumes.
Comme Jésus a ramené Pierre sur le lac, sur le lieu précis de son échec, de même l’aveu de nos péchés nous ramène sur le lieu précis de nos stérilités, de nos manques d’amour. Mais il se passe pour nous le même miracle que pour Pierre. Nous revisitons ces échecs avec la lumière nouvelle de la présence et du regard de Jésus. Alors nos échecs sont transformés ; ce qui n’était que stérilité devient l’occasion d’une fécondité imprévisible à l’image de ces filets débordants de vie. Et, comme Pierre, éblouis par la puissance du Pardon de Jésus, nous L’adorons, Lui qui seul change le mal en bien.
Personne, sinon Lui, Jésus, ne peut nous dire :
 Avance au large !
Lâche ton passé car je l’ai pris ! Tes échecs, tes péchés, c’est Moi qui les porte et les assume dans le mystère de Ma passion ; mais toi, avance, tu es libre ! Je t’ai ouvert un avenir neuf, tu es libre maintenant pour aimer, pour te donner, pour te souvenir seulement de Ma miséricorde.

Dieu très bon, quand tu appelles les hommes à collaborer à ton œuvre, tu leur donnes des signes merveilleux : le filet s’est rempli de poissons et Simon-Pierre est devenu pêcheur d’hommes. Accorde-nous aujourd’hui des signes de ta présence. Alors, laissant tout, nous marcherons à la suite du Christ et nous proclamerons sa Bonne Nouvelle.

Merci à l'abbé Philippe Link

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Orgue
Cathédrale de Sainte-Anne-de-La Pocatière
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Prions pour les gens du Venezuela...
Que des jours meilleurs se pointent...
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«La quête spirituelle est faite de commencements constants.
 Et la seule chose qui compte, toujours,
c'est la volonté d'aller de l'avant.
(Paulo Coelho)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

« Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu... " / (284,355)

Bonjour!
Samedi 9 février 2019

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...


Le Seigneur est mon berger :
rien ne saurait me manquer.


 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps- là,
les Apôtres se réunirent auprès de Jésus,
et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné.
Il leur dit :
« Venez à l’écart dans un endroit désert,
et reposez-vous un peu. »
De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux,
et l’on n’avait même pas le temps de manger.
Alors, ils partirent en barque
pour un endroit désert, à l’écart.
Les gens les virent s’éloigner,
et beaucoup comprirent leur intention.
Alors, à pied, de toutes les villes,
ils coururent là-bas
et arrivèrent avant eux.
En débarquant, Jésus vit une grande foule.
Il fut saisi de compassion envers eux,
parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger.
Alors, il se mit à les enseigner longuement.
(Mc 6, 30-34)
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Psaume 22

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.

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   Commentaire...
 
Les Apôtres se réunissent auprès de Jésus.
Il n’est pas difficile d’imaginer leur enthousiasme : ils reviennent de leur première mission, ils ont tant de choses à partager, tant de questions à poser. Jésus les accueille et les invite à se mettre à l’écart, pour prendre un peu de repos :
Venez à l’écart, reposez-vous un peu.
Mais Jésus est vraiment incorrigible, voici le Seigneur se laissant attendrir par la détresse de tous ceux qui se précipitent au-devant lui. Alors, nous dit saint Marc :
Il se mit à les instruire longuement.
À qui Jésus se mit-il à enseigner ? La foule seulement ? Ou bien tous ceux qui étaient là, les disciples y compris ? En effet, pouvons-nous soupçonner Jésus de ne pas tenir ses promesses ? S’il dit à ses apôtres qu’il va leur donner du repos, oublie-t-il sa parole quelques instants après ?
Il nous faut alors sans doute considérer que l’enseignement de Jésus à la foule, s’il n’était pas directement destiné aux apôtres, avait également vertu pour ses disciples. Une façon de leur enseigner que le repos que nous devons chercher, le seul dont nous avons vraiment besoin, est celui qu’on éprouve au terme du chemin de guérison, celui qui gratifie l’aboutissement du long chemin de retour vers le Père. Notre repos est de faire la volonté de Dieu. Or pour éprouver le bouleversement intérieur de sa miséricorde émue par la foule, il faut être suffisamment débarrassé de sa volonté propre.
Ainsi Jésus n’a-t-il pas pu tenir sa promesse de partager un moment d’intimité avec les siens à l’écart des foules, mais il a donné aux apôtres de pouvoir être non seulement être près de leur Dieu mais en lui, en leur donnant d’abandonner leur volonté propre et d’épouser la sienne, qui est de ramener les brebis perdues.
 
Donne-nous Seigneur de savoir entendre tes enseignements, de quitter nos logiques tout humaines et d’accueillir la réconciliation et la mission que tu nous offres ; donne-nous de savoir rester ouverts à ta présence pour entendre chaque matin l’invitation que tu nous fais d’entrer dans ton repos.

Merci à l'Abbé Philippe Link

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«Comme elle est heureuse et bénie
La femme qui a pu contempler
Son fils et son Dieu sur le foin d'une étable!
 
Mais plus heureuse es-tu Marie,
D'avoir sur veiller dans ton cœur
Sur la Parole du Seigneur!»
(Hymne - Magnificat - Liturgie des heures - ce matin...)
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«Soyons nous-mêmes.
le monde n'en sera que plus cohérent,
riche de sa diversité assumée.»
(Yves Duteil)
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«Depuis le jour du baptême,
 une dimension d'éternité est inscrite
 dans le cœur du croyant.»
(Dominique Rey)
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«Si vous voulez que la vie vous sourie,
apportez lui d'abord votre bonne humeur.«
(Baruch Spinoza)
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 «Si tu juges les gens,
tu t'as pas le temps de les aimer.»
(Mère Teresa)
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«De toutes les énergies,
 la chaleur humain est la moins coûteuse.»
(Anonyme)
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«Naître,
 c'est recevoir tout un univers en cadeau.»
(Jostein Gaarder)
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Merci à Bernard Lecomte - France -  pour cette photo reçu un jour...
C'est une photo-souvenir.
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Bonne journée!
Jean-Yves
 

vendredi 8 février 2019

Seigneur donne-nous de lire des événements de notre vie à la lumière de ta présence à nos côtés... / (284,322)

Bonjour!
 
Vendredi 8 février 2019
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
      (Mc 6,14-29): Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait: «C'est Jean le Baptiste qui est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles». Certains disaient: «C'est le prophète Élie». D'autres disaient encore: «C'est un prophète comme ceux de jadis». Hérode entendait ces propos et disait: «Celui que j'ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité!». Car c'était lui, Hérode, qui avait fait arrêter Jean et l'avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, et Jean lui disait: «Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère». Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n'y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean: il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l'avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l'entendre.

Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l'armée et aux notables de la Galilée. La fille d'Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille: «Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai». Et il lui fit ce serment: «Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'est la moitié de mon royaume». Elle sortit alors pour dire à sa mère: «Qu'est-ce que je vais demander?». Hérodiade répondit: «La tête de Jean le Baptiste». Aussitôt la jeune fille s'empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande: «Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste». Le roi fut vivement contrarié; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Le garde s'en alla, et le décapita dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.
Commentaire:
 

Le second Évangile est le plus court des quatre ; il est aussi le plus sobre. Or voilà que saint Marc consacre pas moins de 16 versets à un récit où n’interviennent ni Jésus, ni ses disciples !

Ces derniers viennent d’être envoyés en mission ; quant à Jésus, il n’en est question qu’au début de la péricope, pour introduire le flash-back sur l’exécution du Baptiste. A moins qu’il ne soit question indirectement aussi bien de Notre-Seigneur que des disciples à travers le sort qui est réservé au Précurseur ?
Le comportement d’Hérode annonce en fait l’attitude d’un autre représentant du pouvoir, Pilate, engagé malgré lui dans un procès qui s’ouvrira bientôt. De part et d’autre, l’inculpé est traîné devant le tribunal en raison de jalousies. Pilate en est conscient et tente de défendre Jésus ; mais devant la pression du Grand Prêtre et de son entourage, il ne veut pas prendre parti en faveur de l’Innocent. Il tente alors de sauver l’inculpé en se référant à la tradition qui voulait que l’on relâche un prisonnier pour la Pâque, mais la faveur accordée à l’occasion d’une fête se retourne contre lui : la foule préfère Barabbas à Jésus. Pour ne pas perdre la face et ne pas être discrédité auprès de l’Empereur, il préfère livrer le Prisonnier entre les mains de ses accusateurs, et laver les siennes en signe de désapprobation.
Poursuivant le parallélisme, comment ne pas remarquer que dans les deux cas, la trahison a lieu au cours d’un repas : celle de Judas au cours de la dernière Cène, celle de Jean Baptiste au cours d’un banquet royal ? Dans le premier, Notre-Seigneur se donne lui-même en nourriture ; dans le second, la tête du Précurseur est apportée sur un plat…
L’évangéliste voudrait-il donc nous dire que le pouvoir de ce monde est corrompu parce qu’il est dominé par les passions ? Que les Rois, alors même qu’ils croient disposer du droit de vie et de mort sur leurs sujets, sont en fait livrés au pouvoir du Prince de ce monde qui les dirige invisiblement, les conduisant à leur perte ?
Il est significatif que l’Évangile se poursuive par le récit d’un autre repas, au cours duquel Notre-Seigneur va préfigurer l’Eucharistie en multipliant les pains. Ce repas sera suivi de l’épisode de la marche de Jésus sur la mer, symbolisant sa victoire sur la mort. Le rapprochement des deux péricopes nous permet d’étendre aux disciples venus enterrer le corps du Baptiste, l’exhortation adressée par Jésus aux apôtres :
Confiance ! C’est moi ; n’ayez pas peur ! J’ai vaincu le monde (Jn 16, 33) ; je suis le seul véritable Roi : le Roi des rois et le Seigneur des Seigneurs (Ap 19, 16).
Seigneur donne-nous de lire les événements de notre vie à la lumière de ta présence à nos côtés, afin que nous ne cédions ni à la tentation du découragement, ni à celle de devenir complice des forces du mal ; mais que nous puissions poursuivre paisiblement notre route sur le chemin de l’Évangile, sûrs que tu es « avec nous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20).
 
Abbé Philippe Lionk - Merci1
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«En nous établissant dans l'instant présent,
nous pouvons voir toutes les beautés
et les merveilles qui nous entourent ,
 et en être heureux.»
(Thich Nhat Hanh)
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«Jésus marche avec nous
au cœur de nos fragilités et de souffrances.
 Laissons-nos regarder par le Christ.
(Charles-André Sohier)
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«La sanctification
constitue la mission de l'Église.»
(Dominique Rey)
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Bonne journée.
Jean-Yves

jeudi 7 février 2019

« Deux par deux » : c’est collégialement, communautairement, que les apôtres sont envoyés en mission.(284,276)

Bonjour!
Jeudi 7 février 2019

 
Photo:
 À Saint-Denis-de-la-Bouteillerie ( de Kamouraska)
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   Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Dieu, nous revivons ton amour
au milieu de ton temple.

 
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là,
Jésus appela les Douze ;
alors il commença à les envoyer en mission deux par deux.
Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,
et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route,
mais seulement un bâton ;
pas de pain, pas de sac,
pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.
« Mettez des sandales,
ne prenez pas de tunique de rechange. »
Il leur disait encore :
« Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison,
restez- y jusqu’à votre départ.
Si, dans une localité,
on refuse de vous accueillir et de vous écouter,
partez et secouez la poussière de vos pieds :
ce sera pour eux un témoignage. »
Ils partirent,
et proclamèrent qu’il fallait se convertir.
Ils expulsaient beaucoup de démons,
faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades,
et les guérissaient.
 (Mc 6, 7-13)
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          Psaume 47         

 
Il est grand, le Seigneur, hautement loué,
dans la ville de notre Dieu,
sa sainte montagne, altière et belle,
joie de toute la terre.

La montagne de Sion, c’est le pôle du monde,
la cité du grand roi ;
Dieu se révèle, en ses palais,
vraie citadelle.

Nous l’avions entendu, nous l’avons vu
dans la ville du Seigneur, Dieu de l’univers,
dans la ville de Dieu, notre Dieu,
qui l’affermira pour toujours.

Dieu, nous revivons ton amour
au milieu de ton temple.
Ta louange, comme ton nom,
couvre l’étendue de la terre.
 
 
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   Commentaire...
 
 

« Deux par deux » : c’est collégialement, communautairement, que les apôtres sont envoyés en mission.

La mission doit toujours se vivre en communion les uns avec les autres, autrement dit en Église. Elle n’est pas une affaire personnelle, mais celle de toute l’Église. Et l’impératif de communion à vivre entre ceux qui sont envoyés est la garantie de la présence agissante du Christ au milieu d’eux :
Là où vous serez deux ou trois réunis en mon nom, je serai au milieu de vous.
Les Douze ont à manifester que le Royaume de Dieu est advenu. Plus encore que les œuvres de puissance, la proclamation faite avec autorité témoigne de la présence du règne de Dieu :
Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir.
En invitant à une conversion radicale, leurs voix résonnent comme la voix du Père qui en appelant ses enfants à la responsabilité, les réenfante à la vie filiale. Cette voix c’est aussi celle du Bon Berger, celle du Fils, qui rassemble le troupeau égaré, le guide sur des routes sûres, et le conduit au chemin de la paix.
Marc commence le dernier verset de notre péricope évangélique par ces mots :
Ils partirent…
Nous comprenons alors qu’annoncer l’Évangile, c’est avant tout se mettre en route, quitter ses peurs pour oser aller à la rencontre de l’autre, y compris et peut-être surtout de celui avec qui nous avons le moins d’affinité. Si l’annonce de l’Évangile est parvenue jusqu’à nous, c’est parce que les Apôtres ont osé, un jour, partir sur les routes pour l’annoncer.
Seigneur, fais-nous la grâce de ne pas nous replier sur le peu de foi que nous avons pour la cacher au fond de nous afin que le monde ne vienne pas nous la ravir. Non, Seigneur. Nous voulons nous engager résolument à ta suite et proclamer que tu es la réponse aux angoisses et aux attentes des hommes de notre temps. Si douze hommes ont pu répandre la foi dans tout l’empire romain et même au-delà, que ne ferons-nous pas si nous nous laissons animer et transformer par le même feu de ton Esprit !

Abbé Philippe Link - Merci!

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Photo prise à Kamouraska.
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«L'Évangile est une force de transformation sociale.»
(Dominique Rey)
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«La sainteté est une vocation réservée à tous les baptisés.»
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«Dieu attend de nous des êtres
en chemin et heureux de vivre,
 parce qu'ils trouvent au plus profond d'eux-mêmes
 les échos de leur raison d'être.»
(Philippe Cochinaux)
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«Va paisiblement ton chemin, te souvenant que le silence et paix.»
(Max Ehrmann)
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«Rien, aux yeux du croyant, ne peut diminuer l'homme
et lui ôter sa dignité qui lui vient de Dieu.»
(Christine Fontaine)
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Photo:
Le parc sur la berge du fleuve, à La Pocatière.
(Jean-Yves)
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Bonne journée!
Jean-Yves

mardi 5 février 2019

Jésus rentre chez lui à Nazareth, sans doute pour y retrouver les siens et prendre un peu de repos en famille.(284,245)

Bonjour!
Mercredi 6 février 2019

 
Photo:
C'est l'église de Notre-Dame-du-Portage
près de Rivière-du-Loup
(Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

t Marc 5, 21-43
En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait.
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré – … cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.
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Commentaire...

Jésus rentre chez lui à Nazareth, sans doute pour y retrouver les siens et prendre un peu de repos en famille. Mais une cruelle déception l’attend dans son village.

Quel contraste avec les foules qui le suivaient, le pressant de toute part, sur le chemin conduisant à la maison de Jaïre ! Les nazaréens sont certes nombreux à venir écouter son enseignement dans la synagogue, mais leur cœur est fermé ; ils ne dépassent pas le stade d’un étonnement sceptique et critique, qui se transforme bientôt en hostilité et rejet. L’obstacle qui empêche les habitants de Nazareth de s’ouvrir au mystère du Royaume que Jésus rend présent au milieu d’eux, consiste paradoxalement dans le fait qu’ils le connaissent – ou du moins croient le connaître.
A la foi de la femme hémorroïsse, qui « touche » Jésus et obtient la guérison, s’oppose une connaissance selon la chair, qui empêche d’accéder au mystère du Christ. En raison de leur attitude, les nazaréens deviendront paradoxalement dans l’évangile de Marc, le modèle des incroyants, de ceux qui « regardent et ne voient pas, entendent et ne comprennent pas » (Mc 4,12), et du fond de leur aveuglement, manifestent leur hostilité :
ils étaient profondément choqués à cause de lui.
Après avoir évoqué les païens qui reconnaissent la puissance de Dieu à l’œuvre en Jésus ; les chefs religieux, jaloux de son prestige, et cherchant à le faire mourir ; l’évangéliste introduit ici un troisième groupe de personnages : ceux qui se scandalisent et se détournent du Seigneur malgré sa « sagesse » et les « grands miracles s’accomplissant par ses mains ».
Scandale de hier, d’aujourd’hui et de toujours : comment la puissance de Dieu se manifesterait-elle dans le fils d’un humble charpentier ? Penser cela n’est-il pas déjà un blasphème, un outrage à la grandeur et la majesté divines ? Le scandale sera à son comble lorsque nous prétendrons que ce Dieu-fait-homme sauve le monde en mourant sur une croix.
On est en droit de se demander si une des raisons majeures de la défection de tant de nos contemporains, abandonnant la foi de leur enfance, n’est pas à chercher précisément dans ce scandale : qui peut croire à l’aube du troisième millénaire que Dieu puisse s’abaisser jusqu’à partager notre condition humaine, et pour une destinée aussi misérable ? Comment, à l’heure de la Raison triomphante, peut-on encore soutenir une telle représentation de Dieu, qui n’a traversé les siècles que grâce à l’emprise des clercs sur les foules ignorantes ? Pauvres chrétiens qui s’attachent à une telle chimère ! L’homme « émancipé » a délimité l’espace de liberté de Dieu, excluant a priori ce qui est incompatible avec sa dignité ; et peut-être aussi ce qui serait trop compromettant pour nous. Car si Dieu s’immisce dans notre histoire, comment échapper à la confrontation ?
La Révélation nous enseigne précisément que le vrai Dieu n’est pas un divin cosmique manipulable, ni l’esprit absolu qui prend conscience de lui-même dans la rationalité humaine (Hegel) ; mais un Dieu libre, qui a pris l’initiative déconcertante de venir jusqu’à nous pour nous offrir son amour. C’est ce « scandale » qui différencie le christianisme d’une idéologie.
Inutile de nous mentir : nous pressentons bien que nous avons à nous situer face à ce Jésus de Nazareth, et que ce choix décide du sens de notre vie.
Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël (Lc 2, 34).
Seul le « oui » de la foi libère l’action de l’Esprit Saint et permet à Dieu de réaliser le miracle de notre salut. Que le Seigneur ne soit pas pour nous cause de scandale, mais accueillons avec joie, émerveillement et reconnaissance celui qui vient de la part du Père pour nous donner part à sa vie divine.

Abbé Philippe Link Merci!

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«S'il y a mille raisons de s'inquiéter,
de craindre l'avenir, de redouter le pire...
 il y a mille raisons aussi de se réjouir,
d'apprécier et d'être content.»
(Catherine Rambert)
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Il faudrait que chacun puisse dire:
l'humanité sera meilleure parce que j'ai vécu.
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Bonne journée!
Jean-Yves