samedi 4 mai 2019

Jésus, marchant à leur rencontre / Quand Dieu dévoile sa présence, il bannit toute peur. / .(290,302)

Bonjour!
Samedi 4 mai 2019


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ils virent Jésus qui marchait sur la mer » (Jn 6, 16-21)
Alléluia. Alléluia.
Le Christ est ressuscité, lui qui a tout créé ;
il a pris en pitié le genre humain.
Alléluia.
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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Le soir venu,
les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer.
Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm,
sur l’autre rive.
C’était déjà les ténèbres,
et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples.
Un grand vent soufflait, et la mer était agitée.
Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades
(c’est-à-dire environ cinq mille mètres),
lorsqu’ils virent Jésus
qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque.
Alors, ils furent saisis de peur.
Mais il leur dit :
« C’est moi. N’ayez plus peur. »
Les disciples voulaient le prendre dans la barque ;
aussitôt, la barque toucha terre
là où ils se rendaient.
– Acclamons la Parole de Dieu.
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   Commentaire...

La scène est un peu déroutante. Elle se passe de nuit, temps favorable à la révélation chez saint Jean. Les disciples ont à traverser la mer, pour rejoindre l’autre rive. La mer ne représente donc qu’une étape, un chemin à emprunter.

Certes, la tempête fait rage, ce qui est toujours un phénomène impressionnant. Mais les disciples en ont vu d’autres ; ils sont de bons navigateurs, ils sauront rejoindre leur but à bon port. La peur qu’ils éprouvent ne vient ni du vent ni des vagues. Ils ont peur parce qu’ils voient, tache lumineuse sur un écran obscur et agité, Jésus, marchant à leur rencontre.

Tous les regards convergent en effet vers la personne de Jésus. Les eaux démontées ne sont pas un adversaire dont il faudrait venir à bout. Comme jadis dans le livre de l’Exode, elles ne sont qu’un chemin par lequel Dieu nous conduit. Aujourd’hui, celui qui guide le voyage est Jésus, le nouveau Moïse. Grâce à lui, l’eau qui sépare les deux rives devient le chemin qui réunit, qui mène à la vraie vie. Voilà le grand passage, la nouvelle Pâque qui s’accomplit. Par ce signe Jésus nous révèle que Dieu agit en personne. Les disciples l’ont bien compris, la crainte qu’ils éprouvent en est la preuve.

La révélation culmine dans la parole de Jésus. En effet, quand Dieu dévoile sa présence, il bannit toute peur. Et dans le « c’est moi », Jésus prononce le « Je suis » divin. Jésus est à la fois le nouveau Moïse et Dieu lui-même.

Si jamais la Pâque avait à nos yeux l’image d’un clivage entre deux Jésus différents, le Jésus charnel proche de nous et le Jésus glorieux déjà près du Père, entre l’homme extraordinaire et le Dieu unique, cet épisode nous rappelle que Jésus n’a jamais cessé d’être pleinement homme et pleinement Dieu. C’est ce que reconnaissent les disciples quand ils veulent le prendre avec eux dans la barque, dans un geste de coopération confiante. Ils demandent à Dieu qui montre le chemin de partager leur route.

C’est alors que la barque touche terre. On s’attendait à ce qu’il reste du chemin, mais il n’y en a plus à parcourir. Ainsi en va-t-il lorsque nous reconnaissons la présence du Ressuscité dans nos vies. Une fois que nous lâchons prise et que nous laissons le don de sa paix porter son fruit de confiance et d’abandon, la terre ferme prend la place de la mer démontée. Vouloir prendre Jésus dans notre barque, c’est lui demander d’établir en nous son règne de paix. Parvenir à demander à Jésus d’être le capitaine de nos vies est faire entièrement le voyage de la foi.

Seigneur Jésus, garde nos yeux fixés sur toi. Que la douceur de ta présence illumine la nuit de nos peurs et nous donne d’avancer fermement sur le chemin de la foi, dans la force de la résurrection.

Abbé Philippe Link - Merci!

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«La bouche garde silence pour écouter parler le cœur.»
(Alfred de Musset)
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«Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.»
(Jean-Philippe Blondel)
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«Dieu a créé l'homme comme une merveilleuse pierre précieuse,
dans laquelle se mire toute la création.»
(Hildegarde Von Bingen)
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       Pèlerins-visiteurs et priants...      


Photo:
Jacques Delcourt, diacre - Belgique - Merci!
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Merci à tous nos visiteurs et priants...

Mais d'où viennent ces pèlerins en quête de spiritualité?...

Ils proviennent des pays suivants:

Canada - France - États-Unis -
Allemagne - Russie - Belgique - Suisse - Ukraine-
Espagne - Côte d'Ivoire - Irlande -
Portugal - Espagne - Cameroun - Italie -
Sénégal - Pérou - Et autres encore...

Il y a là une belle grande communauté de priants.

MERCI BIEN FRATERNEL!

Jean-Yves
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Bonne journée!
Jean-Yves
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vendredi 3 mai 2019

«Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie...» / Une citation célèbre de Vatican II / Un ami... / (290,238)

Bonjour!
Vendredi 3 mai 2019

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Il y a si longtemps que je suis avec vous,
 et tu ne me connais pas ! »
 (Jn 14, 6-14)
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Alléluia. Alléluia. 
Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur.
Philippe, celui qui m’a vu a vu le Père.
Alléluia. (Jn 14, 6b.9c)
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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
    Jésus dit à Thomas :
« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ;
personne ne va vers le Père sans passer par moi.
    Puisque vous me connaissez,
vous connaîtrez aussi mon Père.
Dès maintenant vous le connaissez,
et vous l’avez vu. »
    Philippe lui dit :
« Seigneur, montre-nous le Père ;
cela nous suffit. »
    Jésus lui répond :
« Il y a si longtemps que je suis avec vous,
et tu ne me connais pas, Philippe !
Celui qui m’a vu
a vu le Père.
Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père’ ?
    Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père
et que le Père est en moi !
Les paroles que je vous dis,
je ne les dis pas de moi-même ;
le Père qui demeure en moi
fait ses propres œuvres.
    Croyez-moi :
je suis dans le Père,
et le Père est en moi ;
si vous ne me croyez pas,
croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
    Amen, amen, je vous le dis :
celui qui croit en moi
fera les œuvres que je fais.
Il en fera même de plus grandes,
parce que je pars vers le Père,
    et tout ce que vous demanderez en mon nom,
je le ferai,
afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
    Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom,
moi, je le ferai. »
    – Acclamons la Parole de Dieu.
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   Commentaire...
 

Jésus nous introduit dans le mystère de sa Personne ; et comme celle-ci est inséparable de celle du Père, c’est au cœur même du mystère trinitaire qu’il nous entraîne – pour autant bien sûr que nous puissions y pénétrer, éclairés par l’Esprit.

Comment faut-il comprendre cette mystérieuse collaboration ? Le Père serait-il l’Acteur caché qui « tire les ficelles » derrière le rideau de l’humanité du Christ ; le sujet transcendant divin, qui opère dans notre monde à travers l’homme Jésus, dont il se servirait comme d’un instrument ? Une telle conception est bien sûr inacceptable, car elle ne respecte pas le caractère personnel du Fils, qui est pleinement responsable de sa parole et de ses actes. Les Ecritures, la Tradition et le Magistère nous orientent plutôt vers une interprétation en termes d’inhabitation réciproque du Père et du Fils – « Je suis dans le Père et le Père est en moi » – respectant à la fois la pleine réalité des deux Personnes, tout en affirmant leur parfaite communion dans l’amour, c’est-à-dire dans l’Esprit Saint : c’est librement que le Fils décide d’accomplir le dessein du Père, par amour pour lui et par amour pour les hommes que le Père aime et lui confie.
 
Le Père est la Source, l’origine absolue, d’où procède toute initiative ; le Fils, qui se reçoit pleinement du Père, épouse ses projets, s’approprie personnellement ses intentions, mais les accomplit en son nom propre. Tout en agissant comme un sujet à part entière, sa communion de pensée et de volonté avec le Père est cependant telle, qu’il peut dire : « C’est le Père qui demeure en moi qui accomplit ses propres œuvres ». Cette parfaite communion dans l’être et l’agir justifie que Jésus puisse dire : « Celui qui m’a vu a vu le Père » – c’est-à-dire : celui qui me connaît dans la foi – le « voir » johannique – ou encore : qui s’unit à moi dans l’Esprit, entre en communion avec le Père en qui je demeure et qui demeure en moi. Dès lors « celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi », car dans la mesure où il fait siennes mes intentions, il communie au dessein du Père et lui permet d’agir en lui, comme il agit en moi.
 
Ce qui nous conduit à une nouvelle « exigence » de la foi : croire implique adhérer librement et totalement aux Paroles de Jésus, épouser parfaitement son projet, se mettre inconditionnellement à son service, « comme » lui-même a épousé le dessein du Père et a accompli sa volonté dans une parfaite obéissance filiale.
 
« Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié » : Seigneur, accorde à tous les chrétiens dispersés sur la surface de la terre, de vivre vraiment cette “obéissance de la foi”, afin que tu puisses continuer ton œuvre de salut à travers les pauvres instruments que nous sommes, et que vienne ton Règne de justice, de paix et d’amour.

Abbé Philippe Link - Merci!

 
 
«Le motif fondamental de la joie chrétienne:
 l'émerveillement de la Résurrection du Seigneur
 qui débouche sur notre propre résurrection.»
(François Dabezies)
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 « Les joies et les espoirs, les tristesses
 et les angoisses des hommes de ce temps,
des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent,
 sont aussi les joies et les espoirs,
 les tristesses et les angoisses des disciples du Christ,
et il n’est rien de vraiment humain
 qui ne trouve écho dans leur cœur. »
(Vatican II)
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«Accepter de ne pas tout comprendre
est une attitude de foi et d'humilité,
 c'est reconnaître ses limites et mettre en Dieu seul
sa véritable sécurité.»
(Jacques Philippe)
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   Un ami  
 
Un ami est, dans ta vie,
comme le pain et le vin.
 
Les amis sont des personnes qui se comprennent bien
et font un bout de chemin ensemble.
Ils ne sont plus seuls.
 Ils ne se regardent pas tant l'un l'autre,
 qu'ils regardent ensemble plus loin.
 Ils ne se cherchent pas l'un l'autre,
 mais cherchent ensemble ce dont chacun a besoin.
 
Les amis ne s'enchaînent pas l'un l'autre:
ce serait la mort de l'amitié.
 Ils ne succombent pas à la jalousie
 ni ne s'isolent du monde.
 Ils se rendent mutuellement libres.
 Ils s'aident mutuellement à trouver leur propre chemin.
 
Les amis ne se laissent pas tomber.
 Ils restent l'un près de l'autre, dans la joie et dans la peine,
dans la réussie et dans l'échec.
Avec un ami à tes côtés,
tu peux tout supporter et tout surmonter.
Dans l'épreuve, un bon ami est la meilleure consolation qui soit.
 
(Phil Bonsmans / Soleils de joie)
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C'est François Boute, de France, qui m'a envoyé cette photo un jour...
Merci mon ami François.
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Et pensons à tous ces gens
 dont la maison est dans l'eau encore
et qui ne peuvent entrer chez-eux ni aujourd'hui, ni demain...
Ni jamais peut-être...
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  Bonne journée!
Jean-Yves
 

jeudi 2 mai 2019

«Celui que croit au Fils a la vie éternelle... » / Dieu n'a pas d'autre Parole à nous donner que son Fils... / (290,172)

Bonjour!
Jeudi 2 mai 2019
 


Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
 ÉVANGILE
« Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main »
 (Jn 3, 31-36)
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Alléluia. Alléluia.
Thomas, parce que tu m’as vu tu crois,
dit le Seigneur.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu.
Alléluia. (Jn 20, 29)
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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
« Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous.
Celui qui est de la terre est terrestre,
et il parle de façon terrestre.
Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous,
il témoigne de ce qu’il a vu et entendu,
et personne ne reçoit son témoignage.
Mais celui qui reçoit son témoignage
certifie par là que Dieu est vrai.
En effet, celui que Dieu a envoyé
dit les paroles de Dieu,
car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure.
Le Père aime le Fils
et il a tout remis dans sa main.
Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ;
celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie,
mais la colère de Dieu demeure sur lui. »
– Acclamons la Parole de Dieu.
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   Commentaire... 

« Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tout. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel rend témoignage de ce qu’il a vu et entendu, et personne n’accepte son témoignage. »

Il est clair que Jésus fait ici référence au témoignage de Jean-Baptiste, lui qui avait déclaré à son sujet : « Et moi, j’ai vu et je témoigne que celui-ci est l’Elu de Dieu » (Cf. Jn 1, 34).
Nous avons ici une première synthèse, dans le quatrième évangile, au sujet du ministère apostolique de Jésus. Le Père l’a envoyé, le comble de son Esprit et lui confie toute chose : « Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans compter. Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main » (Cf. Evangile). Nous revient alors en mémoire cet autre témoignage de Jean : « J’ai vu l’Esprit descendre, tel une colombe venant du ciel, et demeurer sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau, celui-là m’a dit : ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, c’est lui qui baptise dans l’Esprit Saint’ » (Cf. Jn 1, 32-33).
Seul le Père, le seul vrai Dieu (Cf. Jn 17, 3), peut révéler que Jésus est son Fils unique. Il est la seule Parole qu’il ait à prononcer. Comme l’exprime admirablement saint Jean de la Croix : « Dès lors qu’Il nous a donné son Fils, qui est sa Parole, Dieu n’a pas d’autre parole à nous donner. Il nous a tout dit à la fois et d’un seul coup en cette seule Parole et il n’a rien de plus à dire ; car ce qu’Il disait par parties aux prophètes, Il l’a dit tout entier dans son Fils, en nous donnant ce tout qu’est son Fils » (Carm. 2, 22).
« Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Cf. Jn 1, 29) : La patience et la douceur de l’Agneau caractérisent le Serviteur donnant sa vie en rançon pour la multitude (Cf. Is 53, 7). Et la seule arme de l’Agneau est la vérité, le glaive de la Parole de Dieu (Cf. Ap 2, 12). Serviteur du Père, Jésus témoigne de lui par sa Parole, autrement dit, il témoigne de lui par ce qu’il est, lui, la Parole de Dieu faite chair (Cf. Prologue).
Tout se joue dans la foi de celui qui accueille cette Parole : « Celui qui accepte son témoignage certifie par là que Dieu dit la vérité. » Croire aboutit donc à un jugement de vérité : Dieu est véridique parce qu’il est. En lui, l’Être et le Vrai ne font qu’Un.
Ainsi par notre adhésion de foi, nous témoignons que Dieu est. Nous le faisons parce que nous permettons alors à la Parole de Jésus de s’inscrire en nos cœurs pour devenir le sceau vivant qui atteste de la vérité du Père : « Vous êtes manifestement une lettre du Christ, remise à nos soins, écrite non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs » (Cf. 2 Co 3, 3).
Père, merci pour la Parole de bénédiction que tu prononces sur chacun de nous. Cette Parole, c’est ton Fils Jésus-Christ notre Seigneur. Augmente en nous la foi, que nous puissions recevoir au plus profond de nos cœurs la présence de ton Verbe éternel qui seul peut dans la vérité nous conduire jusqu’à toi.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Quelle profondeur dans ce texte!
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«Les fleurs ne changent pas de place pour trouver le soleil,
mais c'et le soleil qui vient les visiter.»
(Christian de Chergé, citant sa mère.)
 
 
Et qui vient nous visiter, nous?
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J'apprécie notre visite sur mon blogue:
 merci d'être là!
J'essaie de faire ces pages belles pour vous...
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«Le bonheur et le parfum de l'âme,
l'harmonie du cœur qui chante.»
(Romain Rolland)
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 
 
 La marche est souvent un lieu d'expérience forte d'humanité....
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Et pensons à toutes ces personnes
dont la maison est inondée
et qui ne peuvent renter tranquillement chez-eux...
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mercredi 1 mai 2019

Croire... /Citations le l'abbé Éloi Giard à «La Victoire de l'Amour... / (290,084)

Bonjour!
Mercredi 1er mai 2019
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Ayons une prière pour tous ces gens
dont les maisons ont été inondées...
Demain ils ne rentreront pas chez-eux en toute tranquillité...
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Photo:
Au Sanctuaire Notre-Dame-de-Fatima, à La Pocatière.

Le mois de mai est un mois consacré à Marie.
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ÉVANGILE

« Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
pour que, par lui, le monde soit sauvé »
(Jn 3, 16-21)
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Alléluia. Alléluia.
Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que ceux qui croient en Lui aient la vie éternelle.
Alléluia. (Jn 3, 16)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :
« Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,
mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement ;
celui qui ne croit pas est déjà jugé,
du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici :
la lumière est venue dans le monde,
et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,
parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Celui qui fait le mal déteste la lumière :
il ne vient pas à la lumière,
de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
mais celui qui fait la vérité vient à la lumière,
pour qu’il soit manifeste
que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »
– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Nous poursuivons la lecture du récit de la rencontre nocturne entre Jésus et Nicodème. Est-ce Jésus qui poursuit son exposé à la troisième personne, ou est-ce l’évangéliste qui partage sa réflexion sous forme d’une synthèse doctrinale du dessein de salut ?

A vrai dire peu importe que ces paroles aient été prononcées directement par le Verbe de Dieu, ou inspirées par l’Esprit Saint à l’hagiographe. Ce qui compte pour nous, c’est qu’elles nous parlent en vérité du mystère trinitaire.
Lorsque le Seigneur se révèle ainsi dans des paroles aussi denses, ce n’est pas seulement pour nous inviter à le contempler intellectuellement, mais c’est d’abord et essentiellement pour que nous puissions le connaître en nous identifiant à lui. Car comme Jésus vient de l’enseigner à Nicodème, il n’est pas de « savoir » qui vaille sur Dieu : il nous faut re-naître pour con-naître.
Fidèle à la pédagogie de toute la Révélation biblique, Jésus ne nous enseigne pas qui est Dieu ; Indirectement nous « savons » donc déjà qu’il est le Père de Jésus ; mais pour accéder à une véritable connaissance de cette paternité, il n’est pas d’autre chemin que celui de l’identification au Fils, c’est-à-dire à Jésus qui a pu dire : « Qui m’a vu, a vu le Père » (Jn 14, 9).
Pour nous identifier à Jésus, il nous faut commencer par l’imiter, afin d’attirer sur nous l’Esprit Saint, qui repose sur le Fils et descend sur ceux qui cherchent à lui ressembler afin de les configurer à lui. C’est lui, l’Esprit qui nous rétablira à l’image du Fils unique, celui que le Père engendre éternellement au prix de sa propre substance. Et c’est dans cette union au Christ que nous connaîtrons le Père, lorsqu’il nous engendrera nous aussi dans le don de sa propre vie.
La désappropriation est telle en Dieu, que son amour paternel correspond à une véritable « mort à soi », dans la mesure où ce terme peut être utilisé analogiquement en Dieu. Lorsque Jésus dit « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13), il ne fait qu’expliciter ce qui se vit depuis toute éternité et de manière exemplaire en Dieu lui-même. Le Père se donne tout entier dans l’engendrement du Fils, et celui-ci se livre en retour dans une totale désappropriation de soi, en réponse à l’initiative du Père.
Tel est le paradoxe qui ressurgit à chaque page de l’Evangile : l’amour vrai, l’amour de charité donne, il se donne sans compter, jusqu’à livrer sa propre vie. De même que le soleil s’épuise dans le rayonnement de sa lumière et de sa chaleur, Dieu se communique à l’infini dans le rayonnement de son amour.
« Tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais obtiendra la vie éternelle » : croire c’est adhérer à ce modèle divin de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre force, attirant ainsi par nos pauvres efforts stériles, la puissance de l’Esprit qui vient au secours de notre impuissance. Croire c’est donc entrer concrètement dans le mouvement de désappropriation de soi de l’amour, qui implique une radicalité comparable à une véritable mort. Or Jésus affirme tout au contraire que c’est dans la mesure même où nous consentons à cette mort à nous-mêmes dans le dynamisme de la charité, que « nous ne périrons pas, mais obtiendrons la vie ».
Nous pressentons bien que notre rationalité est mise à mal, et que nous ne pourrons vérifier cette parole, qu’en la mettant en pratique ; car plus que jamais il s’agit de connaître et non de savoir.
La « lumière est venue dans le monde », et elle est venue pour un jugement. Ceux qui se laissent pénétrer par cette lumière de l’amour de charité, au point de devenir « fils de lumière », échappent au jugement, car ils ne s’appartiennent plus ; ils se sont laissés entraînés par l’Esprit dans le mouvement de la vie triomphante : « Le vent souffle où il veut, tu entends le bruit qu’il fait, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l’Esprit ».
Mais ceux qui « ont préféré les ténèbres à la lumière », ceux qui ont refusé d’entrer dans la logique du don et se sont cramponnés à « leurs œuvres mauvaises », ceux-là s’excluent eux-mêmes du salut que le Fils est venu offrir aux hommes en leur ouvrant le chemin de l’amour et de la vie.
Croire n’est décidément pas adhérer à une idéologie ; il s’agit avant tout d’agir selon la vérité en venant à la lumière de la charité. Ces paroles du Seigneur nous traversent comme un glaive : elles révèlent en nous le véritable lieu de notre combat spirituel : tout ce que nous faisons par attachement à notre volonté propre par vaine gloire ou par ambition – fût-ce des œuvres en apparence charitables au service du Royaume – sont des « œuvres mauvaises » que nous offrons à l’idole de notre moi. Seules les œuvres que nous faisons dans le désintéressement de l’amour vrai, sont « reconnues comme des œuvres de Dieu », c’est-à-dire des œuvres que Dieu accomplit en nous par son Esprit.
Que la radicalité de ce jugement ne nous désespère pas : les apôtres non plus ne sont pas devenus du jour au lendemain des saints ! L’important est de « préférer la lumière aux ténèbres », de désirer vivre dans la charité à l’image du Père et du Fils, et de laisser l’Esprit faire en nous la vérité. Rappelons-nous que lorsque Jésus nous dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie », il nous promet par cette Parole d’être lui-même notre chemin de sainteté, au terme duquel nous serons pleinement immergés dans la lumière de sa vie.
Dieu très bon, reste auprès de ton peuple, car sans toi notre vie tombe en ruine ; fais passer à une vie nouvelle ceux que tu as initiés aux sacrements de ton Royaume.

Abbé Philippe Link - Merci!

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«Il a changé mes murs intérieurs en vitraux...»

«Il a fait de mes ruines une chapelle...»

(Citations de l'abbé Éloi Giard - Auteurs inconnus.)
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 Bonne journée!
Jean-Yves
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