mardi 5 janvier 2021

« Ils le virent marcher sur la mer » / (341,890)

 Bonjour!

Mercredi 6 janvier 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ils le virent marcher sur la mer » (Mc 6, 45-52)

Alléluia, Alléluia.
Louange à toi, Jésus Christ,
manifesté dans la chair,
proclamé parmi les nations,


reconnu dans le monde.
Alléluia. (cf. 1 Tm 3, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Aussitôt après avoir nourri les cinq mille hommes,
Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque
et à le précéder sur l’autre rive, vers Bethsaïde,
pendant que lui-même renvoyait la foule.
Quand il les eut congédiés,
il s’en alla sur la montagne pour prier.
Le soir venu, la barque était au milieu de la mer
et lui, tout seul, à terre.
Voyant qu’ils peinaient à ramer,
car le vent leur était contraire,
il vient à eux vers la fin de la nuit
en marchant sur la mer,
et il voulait les dépasser.
En le voyant marcher sur la mer,
les disciples pensèrent que c’était un fantôme
et ils se mirent à pousser des cris.
Tous, en effet, l’avaient vu et ils étaient bouleversés.
Mais aussitôt Jésus parla avec eux et leur dit :
« Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! »
Il monta ensuite avec eux dans la barque
et le vent tomba ;
et en eux-mêmes
ils étaient au comble de la stupeur,
car ils n’avaient rien compris au sujet des pains :
leur cœur était endurci.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Et nous, nous avons reconnu et nous avons cru que l’amour de Dieu est parmi nous. Dieu est Amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu en lui » (1 Jn 4, 16).

Reconnaître en Jésus le Fils envoyé du Père est la preuve de l’orthodoxie de notre foi mais est aussi la preuve de l’amour suprême de Dieu pour nous car « le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde » (1 Jn 4, 14). La divinité du Christ, l’amour de Dieu pour nous, et notre amour pour Dieu et les hommes ne peuvent être séparés. Priver le Christ de sa divinité c’est priver Dieu de la gloire de son amour et priver l’homme de la seule foi qui produit en lui un amour parfait : « si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour atteint en nous sa perfection » (1 Jn 4, 12).

Mais voilà, l’homme, dans son état de péché, est incapable de croire et d’aimer. Il est à la fois aveugle et égoïste. N’est-ce pas ce qui apparaît dans l’épisode de l’évangile de Marc où Jésus, marchant sur les eaux, vient à la rencontre de ses disciples ? Marc prend bien soin de préciser que « leur cœur était aveuglé » (Mc 6, 52). Les disciples ont eu peur de Jésus et cet effroi a aveuglé l’intelligence de leur cœur. Ils ont cru voir un fantôme qui venait les menacer. Ils n’ont pas reconnu Jésus. A ce moment de l’évangile, ils n’ont pas encore « reconnu et cru que l’Amour de Dieu » était en Jésus parmi eux, ils n’ont pas encore « reconnu et cru » que Jésus était le Fils envoyé par le Père pour sauver les hommes.

Ce n’est qu’après la Pâque – et même la Pentecôte – que ces mêmes disciples, illuminés par l’Esprit, comprendront qui est celui qu’ils ont suivi. Ils pourront alors interpréter les événements déconcertants qu’ils ont vécus avec lui et nous rapporter cette relecture dans les évangiles pour que nous aussi nous ayons accès au mystère du salut par la foi en leur témoignage.

Etablis dans cet amour, nous n’avons plus peur car « il n’y a pas de crainte dans l’amour » (1 Jn 4, 18). Laissons résonner à nos oreilles ces paroles de Jésus : « Confiance ! C’est moi ; n’ayez pas peur ! » (Mc 6, 50) Au milieu de nos tempêtes, prenons-le dans notre barque. Laissons-le nous aimer le premier et venir demeurer en nous pour qu’à notre tour nous puissions demeurer en lui, dans la paix et la sérénité que donnent la foi et l’amour.


Abbé Philippe Link

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Bonne journée!

Jean-Yves

lundi 4 janvier 2021

«Ils étaient comme des brebis sans berger» / Multipliant les pains, Jésus se manifeste comme le Prophète / (341,789)

 Bonjour!

Mardi 5 janvier 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

Multipliant les pains, Jésus se manifeste comme le Prophète (Mc 6, 34-44)

Alléluia, Alléluia.
Le Seigneur m’a envoyé
porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,
annoncer aux captifs leur libération.
Alléluia. (Lc 4, 18cd)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus vit une grande foule.
Il fut saisi de compassion envers eux,
parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger.
Alors, il se mit à les enseigner longuement.
Déjà l’heure était avancée ;
s’étant approchés de lui, ses disciples disaient :
« L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive.
Renvoie-les :
qu’ils aillent dans les campagnes et les villages des environs
s’acheter de quoi manger. »
Il leur répondit :
« Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
Ils répliquent :
« Irons-nous dépenser
le salaire de deux cents journées
pour acheter des pains
et leur donner à manger ? »
Jésus leur demande :
« Combien de pains avez-vous ?
Allez voir. »
S’étant informés, ils lui disent :
« Cinq, et deux poissons. »
Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes
sur l’herbe verte.
Ils se disposèrent par carrés de cent et de cinquante.
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons,
et, levant les yeux au ciel,
il prononça la bénédiction
et rompit les pains ;
il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule.
Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous.
Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés.
Et l’on ramassa
les morceaux de pain qui restaient, de quoi remplir douze paniers,
ainsi que les restes des poissons.
Ceux qui avaient mangé les pains
étaient au nombre de cinq mille hommes.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Nous cueillons cette semaine les fruits de notre chemin à travers le temps de l’Avent et de la fête de Noël. La moisson est riche et nous voyons à présent s’ouvrir devant nous des perspectives nouvelles.

Après la célébration de l’épiphanie, qui nous a donné, entre autres, la joie de voir notre roi reconnu et adoré, l’évangile nous rappelle que le chemin que Jésus nous invite à suivre désormais, et qu’il va suivre lui-même, n’est pas un chemin de gloire au sens humain. Il est celui que Jean-Baptiste a déjà suivi.

Autrement dit, le roi que nous avons choisi et qui nous envoie en mission, a une façon de procéder qui peut dérouter : il appelle et agit selon nos incapacités. L’épisode que nous venons d’entendre est en effet un envoi en mission : « donnez-leur vous-mêmes à manger », adressé à des disciples qui viennent de constater leur incapacité à nourrir la foule. Etre envoyé par Jésus ne donne aux disciples aucune autorité, la seule base de leur entreprise est leur propre pauvreté.

Il est permis de franchir un pas de plus en remarquant que le souci de Jésus et celui des disciples ne se rejoignent pas. Certes, tous sont en inquiétude pour la foule ce soir là. Mais pour Jésus cette foule est avant tout un troupeau abandonné et sans berger. Pour les disciples par contre, il s’agit d’une foule manifestement trop nombreuse pour être nourrie. Leurs choix sont alors inverses : Jésus les prend en charge, les soigne, les enseigne, se présente comme le Bon Berger. Les disciples quant à eux préfèrent envisager le renvoi des personnes dans leurs foyers.

Outre d’être démunis, les disciples nous apparaissent alors comme de bien mauvais élèves. Ils n’ont pas compris leur maître, ils ne savent pas encore penser comme lui, partager son souci, voir leurs frères humains avec ses yeux à lui. Ceux que Jésus envoie ne sont donc pas seulement des pauvres, il apparaît en outre qu’ils ne peuvent offrir aucun signe extérieur encourageant à ceux à qui ils sont envoyés. Leur indignité d’avoir été choisis par un tel maître est flagrante.

Voilà précisément l’enseignement de Noël. Chanter notre espérance de voir enfin présent le Sauveur que le monde attend, et particulièrement nous, nous unir à la joie de ces rois venus d’Orient pour l’adorer, nécessite de notre part une conversion. Chanter l’Enfant de la crèche et négliger l’image de ces disciples hésitants et indignes est risquer de manquer le fruit offert. Pour entrer dans le mystère de Nazareth, il nous faut en effet quitter la logique de conformité des disciples à une certaine image de perfection, pour nous orienter vers la pauvreté et la faiblesse de leur maître. L’enfant de Bethléem nous enseigne que sa puissance vient de son abandon, que sa force est liée à sa nudité à nos regards, que son amour est plus fort que la mort parce qu’il ne répond pas au nôtre mais le provoque. La fragilité de cet enfant montre le chemin d’humiliation que devront suivre ses disciples pour lui ressembler.

« Donnez-leur vous-mêmes à manger ». Que cet envoi de notre Seigneur raisonne dans notre prière d’adoration de ce temps de Noël comme une action de grâce d’être choisi pour nos incapacités. Elles nous assurent que nous ne serons jamais rien d’autre que ce qu’il fera de nous. Pour peu que nous mettions la main dans ce panier qui ne contient presque rien pour en sortir le repas d’une foule en attente.


Abbé Philippe Link - Merci!

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Il est l'Agneau de Dieu; il vient porter nos errances et fragilités... 

Sur notre chemin, nous ne sommes plus seuls...

Grâce à Dieu, découvrons que nous valons beaucoup plus 

que nos erreurs et nos péchés.


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«Devenir libre, c'est simplement devenir pleinement 

ce que l'on est.»

(André Daigneault)

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«L'homme est créé pour le bonheur véritable et éternel 

que seul l'amour de Dieu peut donner.»

(Benoît XVI)

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«La valeur de l'homme ne vient pas de ses actions, 

mais de la contemplation qui les a précédées 

et qui devrait les suivre.»

(Gilles Vigneault)

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Cette sculpture fait partie de l'ambon de l'église de Saint-Jean-Port-Joli
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Bonne journée!

Jean-Yves 


dimanche 3 janvier 2021

« Le royaume des Cieux est tout proche » / (341,718)

 Bonjour!

Lundi 4 janvier 2021



Voici la parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Le royaume des Cieux est tout proche » (Mt 4, 12-17.23-25)

Alléluia, Alléluia.
Jésus proclamait l’Évangile du Royaume,
et guérissait toute maladie dans le peuple.
Alléluia. (cf. Mt 4, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste,
il se retira en Galilée.
Il quitta Nazareth
et vint habiter à Capharnaüm,
ville située au bord de la mer de Galilée,
dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
C’était pour que soit accomplie
la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Pays de Zabulon et pays de Nephtali,
route de la mer et pays au-delà du Jourdain,
Galilée des nations !
Le peuple qui habitait dans les ténèbres
a vu une grande lumière.
Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort,
une lumière s’est levée.
À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer :
« Convertissez-vous,
car le royaume des Cieux est tout proche. »

Jésus parcourait toute la Galilée ;
il enseignait dans leurs synagogues,
proclamait l’Évangile du Royaume,
guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.
Sa renommée se répandit dans toute la Syrie.
On lui amena tous ceux qui souffraient,
atteints de maladies et de tourments de toutes sortes :
possédés, épileptiques, paralysés.
Et il les guérit.
De grandes foules le suivirent,
venues de la Galilée, de la Décapole,
de Jérusalem, de la Judée,
et de l’autre côté du Jourdain.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Enjambant le récit du baptême de Jésus – que nous méditerons dimanche prochain – ainsi que celui de la tentation au désert, la liturgie de ce jour nous conduit au début du ministère public de Notre-Seigneur.

L’évangéliste précise qu’à l’annonce de l’arrestation de Jean-Baptiste, Jésus « se retire en Galilée ». C’est donc qu’il résidait régulièrement en Judée, et en particulier à Jérusalem. Le récit suggère que Notre-Seigneur se replie au Nord du pays par prudence, ce qui laisserait sous-entendre que son visage est déjà connu des responsables religieux, et qu’il est associé au mouvement de réforme amorcé autour du Baptiste. Ainsi s’annonce déjà la tension qui traversera tout le premier évangile : tout tend à prouver que Jésus est bien le Messie ; conformément aux Écritures, il est né à Bethléem (Mt 2, 6), dans la maison de Joseph, fils de David (Mt 1, 20) ; il accomplit les œuvres annoncées par les prophètes. Et pourtant il est l’objet de persécutions de la part des siens dès sa plus tendre enfance, alors que « des mages venus d’Orient » (Mt 2, 1) le reconnaissent comme « roi des Juifs » (Mt 2, 2) et que bientôt « de grandes foules d’étrangers marcheront à sa suite ». Sans cesse resurgira ce contraste entre le bon accueil rencontré par Notre-Seigneur auprès des païens, et l’hostilité croissante de la part de ceux qui étaient tout désignés pour discerner son identité et sa mission.

On ne peut pas dire pour autant que Jésus se soit tourné vers les étrangers parce qu’il fut rejeté par les siens : la fresque inaugurale de l’activité de Notre-Seigneur nous le fait découvrir « enseignant dans les synagogues ». Il s’adresse donc en priorité à ses coreligionnaires y compris ceux venus de « Judée et de Jérusalem » ; mais il ouvre d’emblée sa prédication aux hommes de toutes les nations païennes environnantes : Syrie (le premier évangile fut probablement rédigé à Antioche de Syrie vers les années 90), Galilée, Décapole, Transjordanie. Ainsi se réalise la parole du prophète annonçant que « le peuple habitant dans les ténèbres verrait paraître une grande lumière. Sur ceux qui habitent dans le pays de l’ombre et de la mort, se lèverait une lumière ».

Tout au long de l’Évangile apparaîtra toujours plus clairement, en particulier à travers cette dimension universaliste qui caractérise déjà le début de son ministère, que Jésus accomplit le ministère confié à Israël : en lui la filiation préfigurative du peuple de Dieu prend corps. Aussi verrons-nous le véritable Israël se constituer progressivement autour de lui, dans le groupe de disciples qui s’attacheront inconditionnellement à sa personne et qu’il enverra en mission par toute la Terre, afin qu’ils fassent « de toutes les nations des disciples » (Mt 28, 19).

Dans l’introduction au ministère public de Jésus que nous venons d’entendre, son message n’est évoqué que très sobrement, en des termes proches de ceux du Baptiste (cf. Mt 3, 2), invitant à la conversion en argumentant que le « Royaume des cieux s’est approché ». Mais à la différence du Précurseur, Notre-Seigneur justifie son intervention en « guérissant toute maladie et toute infirmité dans le peuple. On lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés ; et il les guérit ». Si la puissance de Dieu repose sur ce jeune Rabbi au point de lui permettre d’accomplir de tels prodiges, ne serait-ce pas que le Royaume qu’il annonce se manifeste avant tout dans sa Personne ?

Seigneur Jésus, en ce début d’année, accorde-nous de nous laisser surprendre par ta Parole ; de l’entendre comme si c’était la première fois qu’elle résonnait à nos oreilles. Père envoie sur nous ton Esprit que nous discernions en Jésus ton Fils “venu parmi nous dans la chair”. Esprit Saint augmente en nous la foi ; donne-nous une foi vivante par la charité, pour que nous demeurions fidèlement et toujours plus étroitement unis à Jésus et que nous nous aimions les uns les autres comme il nous l’a commandé. Dieu trois fois saint nous t’en prions, éclaire nos cœurs de ta lumière souveraine : nous trouverons alors la force d’avancer dans un monde obscur pour atteindre le pays du jour sans déclin.


Abbé Philippe Link - Merci!

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Église de Saint-Roch-des-Aulnaies et le presbytère. 
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«On ne devient pas bon en essayant d'être bon,
 mais en trouvant la bonté qui est déjà à l'intérieur de nous.»
(Eckhart Tolle)
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Bonne journée!

Jean-Yves


samedi 2 janvier 2021

Nous sommes venus d’Orient adorer le roi / (341,635)

 Bonjour!

Dimanche 3 janvier 2021



Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...

ÉVANGILE

Nous sommes venus d’Orient adorer le roi (Mt 2, 1-12)

Alléluia. Alléluia.
Nous avons vu son étoile à l’orient,
et nous sommes venus adorer le Seigneur.
Alléluia. (cf. Mt 2, 2)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu


Jésus était né à Bethléem en Judée,
au temps du roi Hérode le Grand.
Or, voici que des mages venus d’Orient
arrivèrent à Jérusalem
et demandèrent :
« Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?
Nous avons vu son étoile à l’orient
et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé,
et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple,
pour leur demander où devait naître le Christ.
Ils lui répondirent :
« À Bethléem en Judée,
car voici ce qui est écrit par le prophète :
Et toi, Bethléem, terre de Juda,
tu n’es certes pas le dernier
parmi les chefs-lieux de Juda,
car de toi sortira un chef,
qui sera le berger de mon peuple Israël. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret
pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant :
« Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant.
Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer
pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Après avoir entendu le roi, ils partirent.

Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient
les précédait,
jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit
où se trouvait l’enfant.
Quand ils virent l’étoile,
ils se réjouirent d’une très grande joie.
Ils entrèrent dans la maison,
ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;
et, tombant à ses pieds,
ils se prosternèrent devant lui.
Ils ouvrirent leurs coffrets,
et lui offrirent leurs présents :
de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,
ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Dieu avait tout préparé un peuple capable de l’attendre, une humanité capable de le chercher et enfin il était né. Et pourtant il manquait quelque chose. La rencontre ne se faisait pas encore. Il manquait une toute petite chose… Ce ciel dont ils se sentaient les esclaves, les mages le regardaient avec fascination et avec inquiétude. Mais un jour, ils le regardent avec surprise… Dans ce ciel qui tourne froidement et qui fait froidement tourner le destin des hommes, quelque chose soudain change : une étoile, une étoile qui fait signe (Mt 2,2). Elle brise la routine cosmique, elle perturbe la fatalité, elle appelle discrètement vers du nouveau, vers de la liberté, vers de la vie, vers un autre horizon. Dieu a envoyé une étoile qui éveille le cœur, qui éveille la joie, cette boussole intérieure.

En ce jour de l’Épiphanie, croyons que, non seulement Dieu nous a tout donné pour la rencontre, à nous tous ensemble, l’humanité, mais qu’à chacun et à chacune, à chaque homme, à chaque femme, Dieu lance un appel personnel : Il donne une étoile, serait-ce dans la nuit la plus profonde et la plus longue. Dieu veut se manifester à tout homme, à toute femme. Il nous faut, nous baptisés, être témoins et espérer cela pour tout homme. Un jour où l’autre, dans nos existences, monte cette étoile de l’appel discret et personnel de Dieu. Une petite lumière lancinante qui nous dit : « la vraie vie est ailleurs ». Dieu nous fait signe, même si nous ne reconnaissons pas encore la main de Dieu derrière. Et cette lueur, ne brille pas comme toutes ces choses qui tournent autour de nous et finissent par nous asservir. C’est quelque chose qui éveille la liberté au fond de nous. Dieu fait signe : Il commence à se manifester personnellement à nous comme un vivant, à travers une rencontre qui nous découvre sa présence, à travers une paix inconnue qui nous saisit dans le silence. Dieu fait lever son étoile, un jour où l’autre, sur toute vie. On peut l’ignorer, on peut choisir de se laisser mener comme toujours par toutes ces choses qui tournent et nous entraînent, et désorientent la boussole de notre cœur. Pourtant il y aura toujours eu, dans une vie humaine, l’appel d’une liberté plus vraie, cette lueur qui est venue réveiller notre nostalgie de Dieu, notre soif de nous mettre à sa recherche, à sa suite.

Or l’étoile nous attire toujours, comme les mages, vers Jérusalem, vers l’Écriture (Mt 2,1), nous fait redécouvrir la communauté qui est capable de nous montrer le visage du Christ. Dieu nous a fait signe, il nous a touchés, attirés, séduits peut-être, mais cette expérience devra être comprise à la lumière des Écritures, comme le vivent les mages. Les mages ont fait l’expérience de l’appel personnel de Dieu, ils se sont déjà mis en route, mais ils ne peuvent pas trouver le Christ, sans passer par Jérusalem. On ne trouve pas le Christ directement sans passer aujourd’hui par l’Église. Là, ils apprennent qui est celui qui les attire, Jésus ! Ils apprennent à le trouver.

Quand nous comprenons que Dieu se manifeste dans nos vies, alors nous trouvons un goût neuf  pour la Bible. On y cherche Dieu. Avant, on connaissait peut-être les Écritures aussi bien que les habitants de Jérusalem, mais comme eux on ne demandait pas grand-chose à la Bible, on n’avait pas vraiment soif. C’est l’étoile qui a donné soif aux mages d’entendre la Parole. Les mages se sont laissés interpeller par un Dieu vivant qui leur faisait signe. Ceux qui n’ont pas saisi que Dieu les appelle et les attire personnellement, ceux-là peuvent posséder les Écritures, les dogmes et toute la religion, sans vraiment rencontrer le Dieu vivant. Hérode et les grands prêtres, nous l’avons entendu (Mt 2,3), ont eu trop peur de lever les yeux vers le ciel, et d’y découvrir l’étoile, l’appel de Dieu. Trop peur de devoir perdre leur petit royaume, trop peur de reconnaître que Dieu se manifeste et que réellement il est vivant.

Mais nous, regardons l’étoile, redécouvrons tous ces signes par lesquels Dieu nous a manifesté et nous manifeste encore personnellement sa présence dans nos vies, et laissons-nous gagner par la joie qui s’éveille à ce moment-là. Regardons l’étoile, redécouvrons l’appel de Dieu, dans notre vie.

 « Quand ils virent l’étoile les mages éprouvèrent une très grande joie » (Mt 2,10). Laissons-nous conduire par la joie.


Abbé Philippe Link - Merci!

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«Une naissance est toujours une promesse d'espérance.»
(François)

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Bon dimanche!

Jean-Yves 

vendredi 1 janvier 2021

« C’est lui qui vient derrière moi » / (341,448)

 Bonjour!


Photo prise à la chute de Rivière-du-Loup
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«Qui peut me dire le jour
Où Jésus le Christ est né?
Vois, Jésus prend naissance
Quand l'homme commence
D'ouvrir son cœur et ses mains
Pour changer la vie de ses frères et sœurs;
Alors, Jésus prend naissance.»
(Hymne - Temps de Noël)
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La vie nous apprend tous les jours à grandir.
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Samedi 2 janvier 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« C’est lui qui vient derrière moi » (Jn 1, 19-28)

Alléluia, Alléluia.
À bien des reprises, Dieu, dans le passé,
a parlé à nos pères par les prophètes ;
à la fin, en ces jours où nous sommes,
il nous a parlé par son Fils.
Alléluia. (cf. He 1, 1-2)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Voici le témoignage de Jean le Baptiste,
quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem
des prêtres et des lévites
pour lui demander :
« Qui es-tu ? »
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement :
« Je ne suis pas le Christ. »
Ils lui demandèrent :
« Alors qu’en est-il ?
Es-tu le prophète Élie ? »
Il répondit :
« Je ne le suis pas.
– Es-tu le Prophète annoncé ? »
Il répondit :
« Non. »
Alors ils lui dirent :
« Qui es-tu ?
Il faut que nous donnions une réponse
à ceux qui nous ont envoyés.
Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit :
« Je suis la voix de celui qui crie dans le désert :
Redressez le chemin du Seigneur,
comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question :
« Pourquoi donc baptises-tu,
si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »
Jean leur répondit :
« Moi, je baptise dans l’eau.
Mais au milieu de vous
se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c’est lui qui vient derrière moi,
et je ne suis pas digne
de délier la courroie de sa sandale. »

Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain,
à l’endroit où Jean baptisait.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La situation de l’homme après le péché est à proprement parler dramatique. Nous sommes aveugles spirituellement, incapables de voir Dieu, ni même de discerner sensiblement sa présence dans ses Envoyés. Comment faire alors pour nous prononcer sur l’identité profonde de Jésus de Nazareth ou de Jean le Baptiste ?

La question « Qui es-tu ? » revient avec une insistance angoissante dans l’Evangile de ce jour. Le Précurseur est assailli par les représentants des chefs religieux qui le somment de décliner son identité. Bien sûr, ils savent bien que ce Jean est le fils d’un de leurs collègues, le prêtre Zacharie ; cette généalogie-là est de l’ordre de l’évidence sensible. La question des émissaires venus de Jérusalem porte sur une autre identité, qui relève d’un engendrement invisible ; d’une naissance dans l’ordre spirituel, étroitement liée à une mission spécifique. La dernière formulation interrogative est significative:«Que dis-tu sur toi-même ? » Nul ne peut prendre se prononcer sur le mystère personnel d’un autre. Nous sommes nécessairement renvoyés à l’ordre du témoignage.

Ce qui est vrai pour le Précurseur l’est aussi pour le Messie qu’il annonce. En refusant de prendre en compte ce que Jésus disait de lui-même ; en récusant à priori son témoignage, les Juifs – et tant d’autres après eux – se sont eux-mêmes privés de l’accès au mystère de sa Personne. Bien sûr, il ne s’agit pas de donner sa foi au premier illuminé qui se déclare envoyé de Dieu ; il faut vérifier la crédibilité des témoins. Mais ce qui frappe dans le cas de Jésus et du Précurseur, c’est qu’ils se définissent par rapport à un autre : le Baptiste par rapport à « celui qui vient derrière lui et dont il n’est pas digne de défaire la courroie de sa sandale », et le Christ par rapport au «Père qui l’a envoyé et dont il accomplit les œuvres ». Cette humilité profonde avec laquelle tous deux expriment le mystère de leur intériorité en termes de relation à un « plus grand », est tout à l’opposé de l’auto-exaltation des faux prophètes. De plus, cette relation privilégiée n’est pas vécue dans un repli intimiste et exclusif, mais ils invitent au contraire leurs interlocuteurs à partager leur expérience. Le Baptiste est venu pour désigner le Messie ; Jésus est venu pour révéler le Père. Leur mission respective découle du consentement à un mouvement qui jaillit du plus profond de leur personne et auquel ils ont consenti, ouvrant ainsi un chemin sur lequel ils nous invitent à les suivre : la « voix qui crie à travers le désert » nous conduit jusqu’à la Parole ; et la Parole nous conduit jusqu’au Locuteur primordial : « le Père ».

Ce n’est qu’en acceptant d’entrer à notre tour dans ce mouvement, que nous pouvons en vérifier l’authenticité : « “Venez et vous verrez”. Ils l’accompagnèrent, ils virent où il demeurait et ils restèrent auprès de lui ce jour-là » (Jn 1, 39). C’est le Baptiste lui-même qui oriente ses propres disciples vers celui qu’il désigne comme « l’Agneau de Dieu » (Jn 1, 36). Ceux-ci reçoivent le témoignage de leur Maître et le quittent, pour poursuivre leur quête auprès de Jésus. Ils l’ont écouté, ils ont reçu son témoignage, ils ont cru, et à leur tour ils témoignent : « Nous avons trouvé le Messie » (Jn 1, 41). Nathanaël tentera bien d’argumenter : « De Nazareth ! Peut-il sortir de là quelque chose de bon ? » (Jn 1, 46), mais la rencontre personnelle avec Jésus le conduira lui aussi, non pas à « l’évidence » – car la découverte n’est pas sensible – mais à la certitude que ce Rabbi est « le Fils de Dieu, le Roi d’Israël » (Jn 1, 49).

La foi naît de cette rencontre avec le Christ vivant, éclairée par un double témoignage : celui de Jésus lui-même – pour nous à travers les Ecritures lues en Eglise – et celui de l’Esprit Saint en nos cœurs. Tout homme qui s’ouvre à ce double témoignage « vient à la lumière » (Jn 3, 21) et confesse la Seigneurie du Christ. 

Celui qui refuse d’admettre que Jésus est le Christ fait de celui-ci un menteur, ainsi que l’Esprit qui le désigne et le Père qui témoigne en sa faveur. En « refusant ainsi à la fois le Père et le Fils », il atteste qu’il a refusé de s’ouvrir à l’Esprit Saint. Mais « ceux en qui demeure l’onction, qui est vérité et non pas mensonge, sont instruits de tout : ils n’ont pas besoin qu’on les instruise », car c’est lui, « l’Esprit de vérité, qui nous conduit dans la vérité tout entière » (Jn 16, 13).

« Toute notre perfection dépend de la fidélité qu’on a eue à coopérer aux mouvements du Saint Esprit et à suivre sa conduite ; et l’on peut dire que l’abrégé de la vie spirituelle consiste à remarquer les voies et les mouvements de l’Esprit de Dieu en notre âme, et à fortifier notre volonté dans la résolution de le suivre » (Louis Lallemand, 1587-1636).


Abbé Philippe Link - Merci!


 Le pape Paul VI disait: «L'homme moderne écoute plutôt celui qui témoigne que celui qui enseigne (...), et s'il écoute celui qui enseigne, il le fait car celui-ci rend témoignage».

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Photo prise dans la Basilique Notre-Dame de Québec

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«Nous avons à respecter notre histoire 
parce que Dieu s'y engage avec nous.»
(Véronique Thiébaut)
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Bonne journée!

Jean-Yves 

BONNE ANNÉE! / « Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né. Le huitième jour, l’enfant reçut le nom de Jésus » / La vie nous apprend... / (341,327)

 Note: Hier nous avons eu plus de 100 visites sur ce site.                                                     Merci à tous ceux et celles qui viennent réfléchir et prier avec nous. 

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Bonjour!


Photo:

 Au bord du fleuve à Kamouraska

La vie nous apprend à tous les jours à grandir...

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Vendredi 1er janvier 2021

Voici la parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né. Quand fut arrivé le huitième jour, l’enfant reçut le nom de Jésus » (Lc 2, 16-21)

Alléluia. Alléluia.
À bien des reprises, Dieu, dans le passé,
a parlé à nos pères par les prophètes ;
à la fin, en ces jours où nous sommes,
il nous a parlé par son Fils.
Alléluia. (cf. He 1, 1-2)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc


En ce temps-là,
les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem,
et ils découvrirent Marie et Joseph,
avec le nouveau-né
couché dans la mangeoire.
Après avoir vu,
ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé
au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient
de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements
et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ;
ils glorifiaient et louaient Dieu
pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu,
selon ce qui leur avait été annoncé.

Quand fut arrivé le huitième jour,
celui de la circoncision,
l’enfant reçut le nom de Jésus,
le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

En plaçant la fête de Marie, Mère de Dieu le 1er janvier, c’est toute l’année qui commence que l’Église entend mettre sous la protection de celle qu’elle reconnaît aussi pour sa Mère. Il convient en effet que celle qui fut mère de la Tête, le soit aussi de son Corps tout entier. Marie est bien réellement notre mère dans l’ordre de la grâce : elle donne en effet sa chair au Fils de Dieu pour permettre à celui-ci de nous enfanter à la vie divine. « Dieu a envoyé son Fils, confirme saint Paul ; il est né d’une femme pour faire de nous des fils » (2ème lect.). Dans l’humanité qu’il recevait de la Vierge, le Verbe assumait notre humanité à tous, afin le Père reconnaisse son Fils en chacun de nous et nous donne part à sa vie. Marie fut et demeure le « lieu » de ce mystérieux échange : en notre nom elle permet au Verbe de devenir participant de notre humanité ; et au nom de son Fils, elle nous donne part à sa vie divine. Qui douterait en effet que la surabondance de l’Esprit dont cette Mère très sainte fut comblée dès sa conception, ne se répande « tout naturellement » sur chacun de ses enfants ? « La preuve que nous sommes des fils, c’est que l’Esprit du Fils de Dieu et du Fils de Marie est dans nos cœurs, criant vers le Père en l’appelant “Abba” »(Ibid.).

Bien sûr la Vierge Immaculée n’est pas la Source de la grâce : elle-même en fut comblée par le Père et le Fils ; mais elle est pour l’Église et donc pour chacun de nous, le canal par lequel la grâce de la Croix descend jusqu’à nous. Elle est « l’aqueduc de Dieu » (S. Bernard), ou encore : « le cou par lequel les grâces de la Tête se répandent dans le Corps tout entier » (Ibid.). Dans une famille humaine, il revient à la mère de conduire l’enfant à son père pour qu’il le reconnaisse ; ainsi dans la famille de Dieu, c’est par Marie que l’Esprit nous conduit à Jésus, en qui nous découvrons le vrai visage du Père. De l’étable de Bethléem au pied de la croix, Marie ne s’est jamais éloignée de son Fils. C’est elle qui dans l’Esprit nous le présente, nous le fait connaître et aimer à chaque étape de sa vie et de la nôtre, afin qu’en lui nous ayons accès au Père. C’est à son école que nous aussi nous apprenons à « retenir tous les événements qui le concernent et nous concernent, et à les méditer dans notre cœur ».

Ce ministère maternel de la Vierge Marie n’est pas une invention de la piété populaire : il s’enracine dans la Parole du Christ et donc dans la volonté de Dieu. Souvenons-nous comment du haut de la croix, avant de remettre son esprit entre les mains du Père, Jésus confie tous ses disciples à sa mère en tant que fils, et invite les disciples à prendre Marie chez eux, comme leur mère. Puis, baissant la tête, Jésus expira, c’est-à-dire souffla son Esprit de vie sur Marie, pour qu’elle le transmette à tous ceux qui croiraient en lui, afin qu’ils puissent « renaître d’eau et d’Esprit ». C’est ainsi que celle qui fut mère de l’humanité du Fils de Dieu – et donc mère de Dieu puisque l’humanité et la divinité sont indissociablement unies dans la Personne du Christ – devint mère de la divine grâce, mère de l’humanité nouvelle, recréée par la Parole de miséricorde que le Père prononce sur nous dans le Souffle vivifiant de son Esprit.

« Le Seigneur nous a bénis » : en son Fils « il a fait briller sur nous son visage et s’est penché sur nous ; il a prononcé son Nom sur nous, et nous a bénis, il nous a donné la paix » (1ère lect.) de son Esprit. Et comme si cela ne suffisait pas, il nous a confiés à Marie pour qu’elle nous garde et nous conduise à la suite de son Fils, sur le chemin de la vie.

Sois loué éternellement, Dieu de tendresse et de miséricorde, toi qui es le plus maternel des pères, pour tant de sollicitude et de délicatesse prévenante. Donne-nous de ne pas mépriser tes dons, mais de les recevoir avec humilité et gratitude, dans un cœur filial et débordant de reconnaissance. Nous voulons recevoir de toi Jésus, comme ton héritage suprême, ta propre mère, et la choisir comme notre mère, nous soumettant par avance à ses instructions, car nous croyons que par elle, c’est toi qui dans l’Esprit continue à guider ton Eglise jusqu’en la demeure de ton Père et notre Père.


Abbé Philippe Link - Merci!

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«Prends, pour te connaître, le temps qu'il faudra. 
Rien qu'à te connaître, tu voyageras.»
(Gilles Vigneault)
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«Si tu continues, dans l'année qui vient, 
à vivre ce mystère en pensant que le partage 
n'est pas seulement l'affaire d'une nuit, 
alors Noël illuminera toute ton année.»
(Guy Gilbet)
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Prière au Créateur


Seigneur et Père de l’humanité,

toi qui as créé tous les êtres humains

avec la même dignité,

insuffle en nos cœurs un esprit fraternel.

Inspire-nous un rêve de rencontre,

de dialogue, de justice et de paix.

Aide-nous à créer des sociétés plus saines

et un monde plus digne, sans faim,

sans pauvreté, sans violence, sans guerres.

Que notre cœur s’ouvre à tous les peuples

et nations de la terre, pour reconnaître le bien

et la beauté que tu as semés en chacun

pour forger des liens d’unité,

des projets communs,

des espérances partagées.

Amen !
(Prions en Église - France)
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Je vous souhaite une Bonne et Heureuse Année 2021!
Santé! Joie! Partage! Tendresse! Paix de l'âme! Et encore...
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Bonne journée!

Jean-Yves