samedi 6 mars 2021

« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai » / (347,012)

 Exceptionnel: Plus de 200 visites hier! Continuons de propager la Parole de Dieu.

Bonjour!

Dimanche 7 mars 2021

Voici la Parole de Dieu de ce 3e dimanche du Carême...




ÉVANGILE

« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai » (Jn 2, 13-25)

Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur.
Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.
Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur.  (Jn 3, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Comme la Pâque juive était proche,
Jésus monta à Jérusalem.
Dans le Temple, il trouva installés
les marchands de bœufs, de brebis et de colombes,
et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes,
et les chassa tous du Temple,
ainsi que les brebis et les bœufs ;
il jeta par terre la monnaie des changeurs,
renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes :
« Enlevez cela d’ici.
Cessez de faire de la maison de mon Père
une maison de commerce. »
Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit :
L’amour de ta maison fera mon tourment.
Des Juifs l’interpellèrent :
« Quel signe peux-tu
nous donner
pour agir ainsi ? »
Jésus leur répondit :
« Détruisez ce sanctuaire,
et en trois jours je le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent :
« Il a fallu quarante-six
ans pour bâtir ce sanctuaire,
et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.

Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts,
ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ;
ils crurent à l’Écriture
et à la parole que Jésus avait dite.
Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque,
beaucoup crurent en son nom,
à la vue des signes qu’il accomplissait.
Jésus, lui, ne se fiait pas à eux,
parce qu’il les connaissait tous
et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ;
lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...


Que pensait donc le psalmiste en écrivant :
L’amour de ta maison fera mon tourment (Ps 69,10) ?
Que vient-il chercher dans le Temple, le Christ qui monte vers Jérusalem à l’approche de la Pâque (Jn 2,13) ? Qu’attend-il de trouver dans le sanctuaire,
le Fils du Père en marche vers ce haut lieu établi dans la ville sainte ?

Il vient reconnaître, parmi les hommes, la présence vivante de Dieu au milieu de son peuple.
Il vient chercher des cœurs tournés vers leur Seigneur, pour prier avec eux, comme un père, son Père et notre Père, son Dieu et notre Dieu.

Mais voilà qu’en ce lieu sacré, où Jésus vient pour se recueillir et adorer, le mercantilisme, la superficialité, la cacophonie, ont envahi le sanctuaire !
Il trouve installés dans le Temple, nous dit saint Jean, les marchands de bœufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis à leurs comptoirs (Jn 2,14).
Venu en ce lieu pour y trouver une maison de prière (Is 56,7), il n’y découvre qu’un repaire de brigands, note saint Matthieu (21,13).
Et là où il espère rencontrer des adorateurs, il tombe sur un champ de foire.
Avec le bêlement des brebis, le meuglement des bœufs, le roucoulement des pigeons, et les vendeurs qui vocifèrent !

Alors éclate la colère de Dieu, non pas contre l’homme, mais contre tout ce qui empêche l’homme de se situer en digne fils de Dieu.
En digne observateur de la loi des dix commandements (Ex 20,1-17).
Car c’est aimer l’homme en vérité que de bousculer ce qui l’empêche de s’épanouir et d’être sanctifié.
Ôtez cela d’ici, leur dit-il ; ne faites plus de la maison de mon Père une maison de commerce ! (Jn 2,16).
Alors, vendeurs, acheteurs et changeurs sont chassés hors du Temple de Dieu, non pour être envoyés dans les ténèbres extérieures, mais pour être libérés de tout ce qui alourdit leur vie, afin de pouvoir, ainsi ramenés à l’essentiel, revenir dans le Temple en adorateurs tels que les veut le Père (Jn 4,23).

L’amour de la maison de Dieu fera mon tourment, annonçait effectivement le psalmiste.
 Si donc Jésus chasse aujourd’hui hors du Temple ce qui trahit le Temple, c’est pour sauver le Temple : rassemblement de fils en face de Dieu et rassemblement de frères autour du Père.
Tu n’auras pas d’autres dieux que moi, proclame la loi (Ex 20,1).

Depuis des siècles, le prophète Jérémie s’est évertué à faire comprendre que la présence de Dieu ne doit pas être enfermée dans un temple de pierres, mais s’inscrire d’abord au fond des âmes (31,31-34 ; 32,36-41).
Aujourd’hui, sur l’esplanade de ce Temple de pierre, se tient un homme qui porte en lui tout le poids de la présence divine.
Car en lui habite corporellement la plénitude de la Divinité (Col 2,9a).
Le vrai Temple de Dieu, c’est donc lui !
La vraie Demeure de Dieu parmi les hommes (Ap 21,3) est dans le cœur de cet Emmanuel.
À partir de ce jour, le monde apprend qu’en vérité, Dieu est avec nous.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Le temple véritable 

c'est le Christ, c'est l'Église, c'est mon âme et mon corps...

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Prions 

pour que le pèlerinage du pape François 

soit un plein succès.

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Prière

Seigneur Jésus,

Je t’offre mes mains pour faire ton travail,
Je t’offre mes pieds pour suivre ton chemin,
Je t’offre mes yeux pour voir comme toi,
Je t’offre ma langue pour dire tes paroles,
Je t’offre mon intelligence pour que tu penses en moi.
Je t’offre mon esprit pour que tu pries en moi.
Surtout je t’offre mon cœur pour qu’en moi tu aimes le Père et tous les hommes.
Je t’offre tout ce que je suis pour que tu grandisses en moi,
Que ce soit toi le Christ, qui vives, travailles et pries en moi.
Amen.                         (Regnum Christi) 

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Ravalement ou conversion? 

La question est provocante...

 C'est au-dedans qu'il est le plus difficile de changer quoi que ce soit.

C'est à un changement du cœur que nous sommes en permanence appelés.

 Le cœur, là où Dieu poursuit son oeuvre créatrice. 

Faire la vérité, c'est désirer que la lumière de Dieu éclaire davantage

 les zones les plus sombres 

ou les plus protégées de notre existence.»

(André Dupleix /Espoir et joie pour un monde à venir)

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Bon dimanche!

Jean-Yves

vendredi 5 mars 2021

L'enfant prodigue... Le Père miséricordieux... Le fils aîné en colère... / Quelques pensées... / (346,812)

Exactement 100 visites sur ce site hier! Continuons de faire connaître la parole de Dieu.

 Bonjour!

Samedi le 6 mars 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 1-3.11-32)

Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.
Je me lèverai, j’irai vers mon père,
et je lui dirai :
Père, j'ai péché contre le ciel et envers toi. 
Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance. (Lc 15, 18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
les publicains et les pécheurs
venaient tous à Jésus pour l’écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :
« Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,
et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père :
“Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.”
Et le père leur partagea ses biens.
Peu de jours après,
le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,
et partit pour un pays lointain
où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.
Il avait tout dépensé,
quand une grande famine survint dans ce pays,
et il commença à se trouver dans le besoin.
Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,
qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre
avec les gousses que mangeaient les porcs,
mais personne ne lui donnait rien.
Alors il rentra en lui-même et se dit :
“Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,
et moi, ici, je meurs de faim !
Je me lèverai, j’irai vers mon père,
et je lui dirai :
Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.
Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.
Traite- moi comme l’un de tes ouvriers.”
Il se leva et s’en alla vers son père.
Comme il était encore loin,
son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;
il courut se jeter à son cou
et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit :
“Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.
Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”
Mais le père dit à ses serviteurs :
“Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,
mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,
allez chercher le veau gras, tuez-le,
mangeons et festoyons,
car mon fils que voilà était mort,
et il est revenu à la vie ;
il était perdu,
et il est retrouvé.”
Et ils commencèrent à festoyer.

Or le fils aîné était aux champs.
Quand il revint et fut près de la maison,
il entendit la musique et les danses.
Appelant un des serviteurs,
il s’informa de ce qui se passait.
Celui-ci répondit :
“Ton frère est arrivé,
et ton père a tué le veau gras,
parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”
Alors le fils aîné se mit en colère,
et il refusait d’entrer.
Son père sortit le supplier.
Mais il répliqua à son père :
“Il y a tant d’années que je suis à ton service
sans avoir jamais transgressé tes ordres,
et jamais tu ne m’as donné un chevreau
pour festoyer avec mes amis.
Mais, quand ton fils que voilà est revenu
après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,
tu as fait tuer pour lui le veau gras !”
Le père répondit :
“Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,
et tout ce qui est à moi est à toi.
Il fallait festoyer et se réjouir ;
car ton frère que voilà était mort,
et il est revenu à la vie ;
il était perdu,
et il est retrouvé !” »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Dans cette parabole qui est au cœur de l’Evangile de la miséricorde, Jésus nous révèle que le salut est le fruit de l’amour vivifiant d’un Dieu Père, qui persiste à nous considérer comme ses fils bien-aimés, quelles que soient nos rebellions (Eph 1, 5).

Dès les premières lignes, se pose un problème majeur : comment se fait-il que ce père, dont nous admirons les qualités humaines et spirituelles, ait « raté » à ce point l’éducation de ses deux fils ? Bien sûr je suis en train d’objectiver à outrance la parabole, mais ce questionnement peut nous amener à une découverte intéressante. Comment ne pas être sensible en effet à l’absence de mère dans ce récit ? Où est-elle passée ? Première réponse : le Dieu que Jésus met en scène est tout autant mère que père ; il est au-delà de cette distinction anthropologique. Certes, mais il n’en demeure pas moins que les fils ne semblent percevoir qu’une paternité étouffante, qui n’est pas tempérée par l’aspect féminin, maternel. Autrement dit, ils ne connaissent pas leur père, ou plutôt ils n’en connaissent qu’un aspect, et c’est ce déficit dans l’ordre de la connaissance qui explique leur comportement très dur envers cet homme plein de bonté. Reste à élucider la question : d’où vient leur aveuglement sur la véritable identité de ce père qu’ils côtoient quotidiennement ?

Peut-être faut-il remonter à un certain chapitre trois de la Genèse pour comprendre. Lorsque les Écritures parlent de Dieu, ils le désignent toujours de deux termes conjoints : Yahve-Elohim. Le premier – le tétragramme sacré – désigne le « pôle » féminin, maternel en Dieu : sa miséricorde infinie, toujours disponible, sa tendresse compatissante ; le second désigne la polarité virile, paternelle : le Dieu digne de confiance parce que fidèle à ses engagements ; qui peut être exigeant pour ses enfants, car il s’engage à leurs côtés. La ruse du Serpent fut précisément de présenter un Dieu « amputé de moitié » : le Menteur ne parle à Ève que d’un Dieu Elohim, « oubliant » insidieusement les attributs de la tendresse et de la miséricorde, essentiels à la « carte de visite » du Dieu véritable : « Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité » (Ex 34, 6). Il est certain que devant le « paternel divin » que lui suggère le Serpent, l’homme ne peut que prendre peur et « se cacher parmi les arbres du jardin » (Gn 3, 8).

Depuis le péché des origines, la blessure reste ouverte : nous portons tous au fond de nous-même une secrète peur de Dieu, qui représente sans doute le plus redoutable obstacle sur le chemin vers lui. Aussi longtemps que nous n’avons pas intégré les deux aspects de Dieu, nous demeurons divisés entre le désir de nous jeter dans ses bras, et l’angoisse de nous faire écraser, manipuler, tuer.

Vu sous cet angle, les deux fils du père de la parabole sont bien des enfants de notre race : marqués par le discours mensonger du Serpent, ils ne parviennent pas à faire confiance à ce père, qu’ils soupçonnent d’être un rival, jaloux de leur bonheur, et qui veut les empêcher d’accéder à la maîtrise du domaine familial. Le premier se révolte et demande sa part pour échapper une fois pour toute à la logique du don qui préside normalement aux relations familiales – et d’une manière générale aux relations d’amour – chacun trouvant sa joie dans la dépendance de l’autre, afin que dans le don et l’accueil réciproque se construise l’unité. L’autre reste à la maison, mais il y vit comme un mercenaire, un serviteur rémunéré et non comme un fils : il ne connaît pas davantage la gratuité de l’amour paternel.

Tous deux auront à vivre une démarche de conversion profonde. Le premier à travers un long détours qui le conduira jusqu’au plus profond de la déchéance humaine, avant de découvrir qu’il n’a jamais perdu sa dignité filiale dans le cœur maternel de ce père qui le réenfante dans ses entrailles de miséricorde. Le second à travers la méditation de ces paroles, que Jésus redira à son Père durant la prière sacerdotale du jeudi saint : « Tout ce qui est à moi est à toi ». A vrai dire Jésus ajoutera : « … comme tout ce qui est à toi est à moi » (Jn 17, 9). Le père de la parabole attend la réciproque de son aîné : alors seulement sa joie sera parfaite, lorsque ses deux enfants seront réunis avec lui dans une même communion d’amour.

Certes, la parabole nous parle avant tout de Dieu, de sa miséricorde inconditionnelle, de sa joie d’offrir son pardon et de son désir de rassembler dans une même fête tous ses enfants dispersés. Mais le récit souligne également comment la démarche de conversion de chacun s’inscrit dans une histoire personnelle : pour chacun de nous, ce n’est qu’au terme d’un long combat – contre les fausses images de la paternité, contre les conceptions erronées de la liberté, contre la violence de nos passions – que nous avons entrevu peu à peu la vanité de notre prétention à l’autonomie, et que nous avons envisagé un retour vers Celui dont nous pensions nous être définitivement affranchi. Nous aussi nous n’avons découvert la paternité de Dieu que dans l’étreinte du Père, blotti tout contre ses entrailles de miséricorde. Sachons faire mémoire, le cœur débordant de reconnaissance, de ces moments fondateurs de notre cheminement de foi.


Abbé Philippe Link - Merci!

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«Souvenez-vous du passé avec gratitude,
 vivez le présent avec enthousiasme 
et envisagez le futur avec confiance.»
(Saint Jean-Paul II)
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«Prie comme les vagues de l'océan 
qui vont et viennent sur le rivage.»
«Celui qui contrôle son souffle 
maîtrise ses pensées.»
(Les Pères orientaux / Citation de Bernard Dubois)
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«Ne mesure pas la hauteur d'une montagne 
avant d'en être parvenu au sommet. 
Alors tu verras qu'elle n'était pas si haute.»
(Dag Hammarskjold)
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«Je ne crois pas au silence de Dieu. 
Je crois en notre surdité.»
(Christiane Rance)
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«Le seul bon placement, c'est l'amour. 
L'urgence, c'est de se donner les moyens d'aimer!»
(Bertrand Révillion, diacre)
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«Par-delà son aspect humain,
 l'Église est habitée par un mystère de vie. 
Il y a toujours une source cachée sous son seuil.»
(Éloi Leclerc)
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«La pauvreté a, aujourd'hui, de multiples visages. 
Elle n'est pas que matérielle. 
L'Évangile associe souvent 
les pauvres, les petits, les faibles. 
Il y a des pauvretés à tous les niveaux, 
y compris moral et spirituel.»
(André Dupleix)
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«Le paysage est un miroir pour l'homme. 
Il demande qu'on le nomme. 
En retour, il sculpte l'âme...»
(Gilles Vigneault)
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Prions...
Pour le succès de la visite du pape François en Irak.
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Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 4 mars 2021

« Voici l’héritier : venez ! tuons-le ! » / (346,712)

 Plus de 150 ouverture sur ce blogue hier. Continuons de vivre de la Parole.

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Bonjour!

Vendredi le 5 mars 2021

Voici la parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Voici l’héritier : venez ! tuons-le ! » (Mt 21, 33-43.45-46)

Louange à toi, Seigneur,
Roi d’éternelle gloire !
Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.
Louange à toi, Seigneur,
Roi d’éternelle gloire ! (Jn 3, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :
« Écoutez cette parabole :
Un homme était propriétaire d’un domaine ;
il planta une vigne,
l’entoura d’une clôture,
y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde.
Puis il loua cette vigne à des vignerons,
et partit en voyage.
Quand arriva le temps des fruits,
il envoya ses serviteurs auprès des vignerons
pour se faire remettre le produit de sa vigne.
Mais les vignerons se saisirent des serviteurs,
frappèrent l’un,
tuèrent l’autre,
lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs
plus nombreux que les premiers ;
mais on les traita de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils,
en se disant :
“Ils respecteront mon fils.”
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux :
“Voici l’héritier : venez ! tuons-le,
nous aurons son héritage !”
Ils se saisirent de lui,
le jetèrent hors de la vigne
et le tuèrent.
Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra,
que fera-t-il à ces vignerons ? »
On lui répond :
« Ces misérables, il les fera périr misérablement.
Il louera la vigne à d’autres vignerons,
qui lui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit :
« N’avez-vous jamais lu dans les Écritures :
La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux !
Aussi, je vous le dis :
Le royaume de Dieu vous sera enlevé
pour être donné à une nation
qui lui fera produire ses fruits. »

En entendant les paraboles de Jésus,
les grands prêtres et les pharisiens
avaient bien compris qu’il parlait d’eux.
Tout en cherchant à l’arrêter,
ils eurent peur des foules,
parce qu’elles le tenaient pour un prophète.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Et bien, quand le maître viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » La réponse ne se fait pas attendre : C’est la punition qui doit prévaloir jusqu’à les faire périr, qui plus est « misérablement ». Autrement dit, pas de pitié et la vigne se verra confiée à d’autres vignerons mieux intentionnés. Mais nous sommes ici dans une logique de mort. D’ailleurs, pas un mot dans cette réponse au sujet du « fils ». Les auditeurs de Jésus l’auraient-ils oublié ? Serait-il mort pour eux aussi ?

Pour Jésus, l’histoire ne peut se finir ainsi. Ce maître serait-il vraiment père s’il faisait si peu de cas de son fils ? La mort du fils ne saurait être le dernier mot, pas plus que la vengeance suggérée par les auditeurs. Le maître va tout au contraire se servir de la perversion des vignerons pour révéler que sa paternité est plus puissante que la mort infligée au fils. C’est la vie qui doit avoir le dernier mot. Au sein d’Israël, le refus de certains d’accueillir son Fils, permettra à notre Père céleste de révéler la toute-puissance de sa miséricorde, en construisant le Royaume sur la pierre rejetée, choisie comme pierre d’angle : « C’est là l’œuvre du Seigneur, une merveille à nos yeux ! »

Ce Royaume c’est l’Eglise du Christ, composée de Juifs et de païens convertis, qui est appelée tout comme Israël à porter un fruit de vie éternelle. Cette Eglise, nous en sommes membres depuis le jour de notre baptême. Ce jour-là, pour reprendre une autre allégorie de la vigne – que l’on trouve cette fois dans saint Jean -, nous avons été greffés sur le Christ, comme les sarments sur le cep de la vigne (Cf. Jean 15).

Comme le Père a envoyé son Fils dans le monde pour réaliser sa mission rédemptrice, de la même manière, le Christ nous envoie pour collaborer à son œuvre de Rédemption. Il est vrai que les fruits de notre sarment ne sont pas toujours immédiats ou visibles mais nous ne pouvons douter que si nous restons unis au Christ comme le sarment uni au cep, nous porterons un fruit qui demeure. Produire ainsi du fruit c’est rendre gloire à Dieu parce que c’est contribuer à la croissance de son Royaume de justice, de paix et de miséricorde.

Seigneur, la mission que tu nous confies dans l’histoire du salut n’est pas banale. Aide-nous à cultiver avec soin notre vigne pour qu’elle puisse produire un raisin doux et comestible pour nos frères afin qu’ils découvrent ta bonté, toi le maître de la vigne et le Seigneur de la Vie.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves

mercredi 3 mars 2021

« Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » /(346,549)

 Bonjour!



Jeudi 4 mars 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance » (Lc 16, 19-31)

Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.
Heureux ceux qui ont entendu la Parole
dans un cœur bon et généreux,
qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance. (cf. Lc 8, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait aux pharisiens :
« Il y avait un homme riche,
vêtu de pourpre et de lin fin,
qui faisait chaque jour des festins somptueux.
Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,
qui était couvert d’ulcères.
Il aurait bien voulu se rassasier
de ce qui tombait de la table du riche ;
mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
Or le pauvre mourut,
et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.
Le riche mourut aussi,
et on l’enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;
levant les yeux,
il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
Alors il cria :
“Père Abraham,
prends pitié de moi
et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau
pour me rafraîchir la langue,
car je souffre terriblement dans cette fournaise.
– Mon enfant, répondit Abraham,
rappelle-toi :
tu as reçu le bonheur pendant ta vie,
et Lazare, le malheur pendant la sienne.
Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,
et toi, la souffrance.
Et en plus de tout cela, un grand abîme
a été établi entre vous et nous,
pour que ceux qui voudraient passer vers vous
ne le puissent pas,
et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”
Le riche répliqua :
“Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare
dans la maison de mon père.
En effet, j’ai cinq frères :
qu’il leur porte son témoignage,
de peur qu’eux aussi ne viennent
dans ce lieu de torture !”
Abraham lui dit :
“Ils ont Moïse et les Prophètes :
qu’ils les écoutent !
– Non, père Abraham, dit-il,
mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,
ils se convertiront.”
Abraham répondit :
“S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,
quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :
ils ne seront pas convaincus.” »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

A propos de cette parabole, il convient de nous demander pourquoi le riche voit Lazare en compagnie d’Abraham plutôt qu’en compagnie d’un autre patriarche ou d’un autre prophète. C’est que dans les Ecriture, Abraham s’est montré hospitalier. Il apparaît donc à côté de Lazare pour accuser le riche d’avoir été inhospitalier. En effet, le patriarche cherchait à retenir même les simples passants pour les faire entrer sous sa tente. Le riche, au contraire, n’avait eu que dédain pour celui qui logeait dans sa propre maison. Or, il avait les moyens, avec tout l’argent dont il disposait, d’assurer la sécurité du pauvre. Mais il a continué, jour après jour, à l’ignorer et il a négligé de lui donner l’aide dont il avait besoin.

Le patriarche n’a pas agi de cette façon, bien au contraire! Assis à l’entrée de sa tente, il mettait la main sur tous ceux qui passaient, à la manière dont un pêcheur jette son filet dans la mer pour y prendre du poisson, et souvent même de l’or et des pierres précieuses. Ainsi, en ramenant des hommes dans son filet, il est arrivé qu’Abraham prenne des anges et, chose étonnante, sans même le deviner!

L’auteur de l’épître aux Hébreux lui-même en a été tout émerveillé, ce qui nous a valu cette exhortation: N’oubliez pas l’hospitalité. Elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges (He 13,2). Il a raison de dire: sans le savoir. Si Abraham avait su que ceux qu’il accueillait avec tant de bienveillance étaient des anges, il n’aurait rien fait d’extraordinaire ni d’admirable. Il reçoit donc cet éloge uniquement parce qu’il ignorait l’identité des passants. En effet, ces voyageurs qu’il invitait si généreusement chez lui, il les prenait pour des hommes ordinaires.

Nous savons bien, nous aussi, nous montrer plein d’empressement pour recevoir un personnage célèbre, un notable, quelqu’un d’important, mais cela ne vaut pas que l’on s’en émerveille. Car il arrive souvent qu’un homme, même inhospitalier, dès qu’il est obligé de recevoir une personne de qualité, y mette toute sa bonne volonté. En revanche, il est très remarquable et vraiment admirable de réserver un accueil plein de bonté aux premiers venus, aux gens inconnus et ordinaires. Ceux qui pratiquent cet accueil, le Christ les reçoit avec ces paroles: Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’avez fait (Mt 25,40). Il leur dit aussi: Ainsi, votre Père ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu (Mt 18,14). Et encore: Celui qui entraînera la chute d’un seul de ces petits, il est préférable pour lui qu’on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes et qu’on l’engloutisse en pleine mer (Mt 18,6). Dans tout son enseignement, d’ailleurs, le Christ fait une grande place aux petits et aux humbles.

Abraham était également animé de la même conviction quand il s’interdisait d’interroger les passants pour connaître leur identité ou leur origine, comme nous le faisons en pareilles circonstances. Il accueillait simplement tous les passants. Car celui qui veut faire du bien à quelqu’un n’a pas à lui demander des comptes sur sa vie, mais à soulager sa pauvreté et à remédier à son indigence.

Il y a là peut-être un appel pour nos communautés, particulièrement durant ce temps du Carême. Interrogeons-nous. Comment vivons-nous personnellement, et communautairement l’accueil. Oh, il ne s’agit pas tant de se mettre au bord de la rue demain pour inviter tous les passants à venir déjeuner, que de s’interroger, intérieurement, sur notre capacité à accueillir celui ou celle que Jésus met sur notre chemin. C’est notre capacité d’accueil des plus petits, notre attention aux plus pauvres, pauvres matériellement, spirituellement, pauvres en amour, qui doit devenir l’un des éléments de discernement de notre vie spirituelle. Demandons au Seigneur de venir dilater notre cœur afin que nous soyons capables d’aimer comme Il aime, d’accueillir comme Il accueil. Il y a là une véritable règle de vie.

Seigneur, Dieu d’Abraham et Dieu de Jésus Christ, tu combles de biens les affamés et tu renvoies les riches les mains vides. Fais de nous des pauvres en esprit et en vérité. Alors nous deviendrons capables de comprendre les avertissements que tu nous donnes en cette vie.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Je veux avoir de la place dans mon cœur pour l'autre..»


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Bonne journée!

Jean-Yves

mardi 2 mars 2021

« Ils le condamneront à mort » / (346,482)

 Bonjour!

Mercredi 3 mars 2021

À La Pointe de Rivière-du-Loup... durant l'été...

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ils le condamneront à mort » (Mt 20, 17-28)

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !
Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (Jn 8, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus, montant à Jérusalem,
prit à part les Douze disciples
et, en chemin, il leur dit :
« Voici que nous montons à Jérusalem.
Le Fils de l’homme sera livré
aux grands prêtres et aux scribes,
ils le condamneront à mort
et le livreront aux nations païennes
pour qu’elles se moquent de lui,
le flagellent et le crucifient ;
le troisième jour, il ressuscitera. »

Alors la mère des fils de Zébédée
s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean,
et elle se prosterna pour lui faire une demande.
Jésus lui dit :
« Que veux-tu ? »
Elle répondit :
« Ordonne que mes deux fils que voici
siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,
dans ton Royaume. »
Jésus répondit :
« Vous ne savez pas ce que vous demandez.
Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? »
Ils lui disent :
« Nous le pouvons. »
Il leur dit :
« Ma coupe, vous la boirez ;
quant à siéger à ma droite et à ma gauche,
ce n’est pas à moi de l’accorder ;
il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
Les dix autres, qui avaient entendu,
s’indignèrent contre les deux frères.
Jésus les appela et dit :
« Vous le savez :
les chefs des nations les commandent en maîtres,
et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi :
celui qui veut devenir grand parmi vous
sera votre serviteur ;
et celui qui veut être parmi vous le premier
sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,
mais pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Tout en marchant, « Jésus prend à part les Douze » pour les avertir de ce qu’ils auront à affronter à Jérusalem. Avec un réalisme émouvant, Notre-Seigneur leur expose le sort qui l’attend dans la Ville Sainte, mais aussi le triomphe de Pâques au troisième jour. La mère de Jacques et de Jean, pensant sans doute que dans cet aparté avec ses proches collaborateurs, Jésus préparait les structures du gouvernement qu’il mettrait bientôt en place, profite de l’occasion pour présenter la candidature de ses deux fils. Il est probable que cette femme faisait partie du groupe de celles qui suivaient le Maître, pourvoyant à ses besoins ainsi qu’à ceux de ses apôtres ; mais on s’étonne néanmoins de la voir intervenir ainsi abruptement, poussant en avant ses deux garçons, qui ont pourtant largement dépassé l’âge d’avoir besoin du soutien de maman ! 

Qui est à l’origine de cette « manœuvre électorale », dont il serait étonnant qu’elle ait été improvisée : la mère a-t-elle monté la tête à ses deux fils, ou ceux-ci ont-ils eu recours à ses services pour lui faire exprimer la demande qui brûlait leurs lèvres mais qu’ils n’osaient formuler ? Quoi qu’il en soit, la situation révèle au grand jour l’abîme qui sépare les dispositions de cœur de Jésus et celles de son entourage.

Rien ne laisse supposer que les autres apôtres pensaient différemment : ils « s’indignèrent contre les deux frères », non pas en raison de la nature de la demande, mais …de les avoir devancés ! D’avoir osé demander explicitement des postes que chacun d’eux briguait secrètement. Il suffit pour s’en assurer de rapprocher notre récit d’un passage en Saint Luc : au terme d’une mission d’évangélisation, le même groupe arrive à Capharnaüm. « Une fois à la maison, Jésus leur demandait : “De quoi discutiez-vous en chemin ?” Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand » (Mc 9, 33-34). Cet échange fait également suite à une des annonces de la Passion. Autrement dit : les Douze refusent d’entendre ce que leur Maître va tenter par trois fois de leur faire comprendre quant aux événements dramatiques qui se préparent.

Cette attitude peut étonner, mais ne sommes-nous pas tous sourds de la même manière aux enseignements de Jésus ? Combien de fois ne lui demandons-nous pas de bénir des entreprises qui n’ont pas grand-chose à voir avec le Royaume, mais visent plutôt à l’accroissement de notre avoir, de notre gloire, ou même de notre pouvoir ? Toujours avec les meilleures raisons du monde bien sûr et protestant de la droiture de nos intentions. Mais si nous étions sincères, nous reconnaîtrions sans peine que ces demandes ne formulent pas le désir de l’Esprit sur nous, mais qu’elles sont dictées par nos ambitions humaines.

« “Vous ne savez pas ce que vous demandez” : vous me demandez de vous accorder la gloire selon ce monde, alors que je m’apprête à ouvrir pour vous le chemin de la gloire du Royaume, à travers l’humiliation de la croix ». Je ne crois pas que nous soyons nombreux à avoir demandé cette dernière gloire, du moins selon la voie proposée par Jésus ! Nous voulons tous devenir saints, mais en évitant le passage étroit et pourtant incontournable de la Croix. La demande du disciple devrait être : « Seigneur, donne-moi le courage de ne pas fuir la coupe que tu me tends, mais de la saisir à pleine main, et de la boire résolument, dans la certitude que son amertume se changera en douceur, sa tristesse en joie, car c’est en “communiant à tes souffrances, en te devenant conforme dans ta mort, que nous parviendrons à ressusciter d’entre les morts”» (cf. Ph 3, 10-11).

Certes voilà un discours que nous n’aimons pas entendre ; pourtant il ne fait que nous placer devant la cohérence de notre choix baptismal. Jésus nous a avertis clairement : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se charge de sa croix chaque jour » (Lc 9, 23). Il pose à ses disciples des exigences morales qui exigent de « se renier soi-même » (Ibid.). La route qu’il nous promet est « étroite et resserrée », comparée à la voie « large et spacieuse » qui « mène à la perdition » (cf. Mt 7, 13-14). Nous connaissons tous ces versets, il nous arrive même de les citer ; mais les avons-nous réellement intégrés dans notre vie de foi ? Pourtant, seul celui qui garde les yeux fixés sur la Croix de notre Seigneur et Sauveur, pour y puiser la force de marcher délibérément à sa suite, est digne de porter le beau nom de « chrétien ».

Ce temps de carême nous est précisément donné pour revenir à l’essentiel et refaire les choix dont nous nous sommes peut-être insensiblement écartés sous l’influence de la mentalité ambiante. Quelles sont mes priorités ? Les finalités qui me mobilisent ? Me faire un nom, une place en ce monde, au besoin « en commandant en maître et en faisant sentir mon pouvoir », ou devenir le serviteur de tous dans la discrétion de la véritable humilité, ne cherchant rien d’autre que de donner ma vie, jour après jour, dans l’oubli de moi-même ?


Abbé Philippe Link - Merci!

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Tu viens relever le faible
Tu le prends dans tes bras
Tu le conduis vers ton Père
Qui le console ici-bas

Entends le cri de ma prière
Sois mon secours et ma joie
Passé de l’ombre à Ta lumière
J’ai mis mon espoir en Toi


(Glorious)


Si vous répétez ces couplets quelques fois 

vous sentiez la conversion

 s'imprégner en vous...

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«Faites le bien par petits bouts, 

là où vous êtes, 

car tous ces petits bouts de bien, 

une fois assemblés, 

transforment le monde.»

(Desmond Tutu)

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«Nous avons à respecter notre histoire 

parce que Dieu s'y engage avec nous.»

(Véronique Thiébaut)

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Un magnifique coucher de soleil face à La Pocatière...

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Et aujourd'hui, le 3 fait le mois? 
On aura un beau mois de mars dans ce cas...
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Bonne journée!

Jean-Yves 

lundi 1 mars 2021

« Ils disent et ne font pas » / (346,404)

 Bonjour!

Mardi 2 mars 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ils disent et ne font pas » (Mt 23, 1-12)

Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.
Rejetez tous les crimes que vous avez commis,
faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau.
Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance. (Ez 18, 31)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
et il déclara :
« Les scribes et les pharisiens
enseignent dans la chaire de Moïse.
Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire,
faites-le et observez-le.
Mais n’agissez pas d’après leurs actes,
car ils disent et ne font pas.
Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter,
et ils en chargent les épaules des gens ;
mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :
ils élargissent leurs phylactères
et rallongent leurs franges ;
ils aiment les places d’honneur dans les dîners,
les sièges d’honneur dans les synagogues
et les salutations sur les places publiques ;
ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,
car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner,
et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père,
car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres,
car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s’élèvera sera abaissé,
qui s’abaissera sera élevé. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Les premières paroles de l’extrait du prophète Isaïe que nous avons entendu en première lecture résonnent comme un coup de clairon : « Écoutez la Parole du Seigneur ! » Et à qui s’adresse cette injonction ? A ceux « qui ressemblent aux chefs de Sodome », c’est-à-dire à ceux qui font le mal sans scrupule, qui prétendent avoir dépassé l’opposition entre le bien et le mal, qui se vantent d’avoir instauré enfin un relativisme moral libérateur. Le Seigneur ne se répand cependant pas contre eux dans un flot d’invectives ou d’accusations : il se contente de les interpeller vigoureusement : « Écoutez la Parole du Seigneur », c’est-à-dire reconnaissez l’altérité divine et prêtez l’oreille à ses propos.

Pour convertir les pécheurs, Dieu commence par leur manifester sa paternité en les convoquant autour de sa Parole. Certes, il propose un enseignement, mais il ne nous impose pas un monologue moralisateur : « Venez donc et discutons, dit le Seigneur ». Le père est celui qui ouvre le dialogue : il parle et donne la parole, et c’est dans cet échange de paroles qu’il veut nous faire découvrir à la fois la vérité et notre responsabilité personnelle devant elle.

Toute autre est l’attitude des « scribes et pharisiens ». Eux aussi ils « enseignent », avec autorité, mais leur parole n’invite pas au dialogue, elle ne met pas en relation. Leur discours tend plutôt à creuser une distance entre eux et les autres, qu’ils veulent maintenir en leur pouvoir en les « chargeant de pesants fardeaux ».

La paternité de Dieu libère et fait vivre ; celle des scribes et pharisiens qui usurpent « la chaire de Moïse », aliène et écrase. Cependant, dans la mesure où ils se réfèrent aux Écritures, c’est-à-dire à la Parole du Dieu Père, il convient de les écouter et « d’observer tout ce qu’ils peuvent dire ». C’est le contre témoignage de leur vie concrète, qui est inadapté, mensonger, à proscrire. Car contrairement à Dieu qui cherche uniquement le bien du pécheur, qui désire qu’il se convertisse et qu’il vive, les scribes et pharisiens ne sont préoccupés que d’eux-mêmes, de leur propre gloire. Ces « bergers mercenaires » ne sont pas le Bon Pasteur ; « les brebis ne comptent pas vraiment pour eux » (Jn 10, 13).

Jésus, lui, est la Parole, le Verbe de Dieu, autour duquel le Père convoque tous les hommes de bonne volonté afin de leur révéler son vrai visage et le dessein bienveillant qu’il nourrit à leur égard. Il est l’unique « Bon Pasteur » qui rassemble les enfants dispersés du Père de tous les hommes : « il y aura un seul troupeau et un seul pasteur » (Jn 10, 16). Il ne se contente pas d’enseigner le chemin de la vérité et de la vie : il est lui-même ce chemin, qu’il ouvre à travers la mort afin de nous donner part à sa vie : « le vrai Berger donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11). C’est en allant ainsi au bout du chemin de l’amour, que le Fils témoigne du Père et le glorifie.

Les scribes et pharisiens sont incontestablement des Maîtres de la Loi ; ils connaissent toutes les subtilités de la lettre et les diverses interprétations rabbiniques de chaque verset. Mais l’Écriture est pour eux un corps mort dont ils disposent pour s’élever, se glorifier. Ils ignorent l’âme de la Parole, c’est-à-dire la Flamme vivante de la charité qui invite tout au contraire au service et à l’abaissement volontaire, dans une recherche constante de la gloire du Père.

A l’école de l’Évangile, nous découvrons que seul Notre-Seigneur Jésus Christ est digne de foi, parce que lui seul « a observé parfaitement tout ce qu’il a enseigné » ; sa Parole de vérité nous révèle le visage de l’unique Père de tous les hommes qui les appelle tous à la conversion et à la réconciliation ; et c’est dans l’onction de l’unique Esprit que nous avons accès à la vie filiale, formant un unique Corps dont Jésus est la tête.

Cet évangile nous ramène à un des thèmes sur lesquels le Saint Père insiste depuis quelques mois à temps et à contretemps : l’importance primordiale de la cohérence entre la Parole annoncée et le témoignage de la vie. La force de persuasion du christianisme ne réside pas dans l’art oratoire déployé par les prédicateurs, mais elle procède essentiellement de la transformation concrète de la vie de ceux qui s’appuient sur la Parole et se livrent à l’Esprit. Puissions-nous en ce temps de Carême, prendre conscience de notre responsabilité, pour qu’en voyant l’œuvre de l’Esprit en nous, les hommes « rendent gloire à Dieu en offrant le sacrifice d’action de grâce » (Ps 49 [50]).


Abbé Philippe Link - Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves