mardi 6 juillet 2021

« Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël » / Hymne du jour... / (361,157)

 Bonjour!

Mercredi 7 juillet 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël » (Mt 10, 1-7)

Alléluia. Alléluia.
Le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.
Alléluia. (Mc 1, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus appela ses douze disciples
et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs
et de guérir toute maladie et toute infirmité.
    Voici les noms des douze Apôtres :
le premier, Simon, nommé Pierre ;
André son frère ;    
Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ;
    Philippe et Barthélemy ;
Thomas et Matthieu le publicain ;
Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ;
    Simon le Zélote
et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.
    Ces douze, Jésus les envoya en mission
avec les instructions suivantes :
« Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes
et n’entrez dans aucune ville des Samaritains.
    Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
    Sur votre route, proclamez
que le royaume des Cieux est tout proche. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

L’appel que Jésus adresse aux Douze, les fait sortir du groupe des disciples et les place aux côtés du Maître. Comme au matin de la Genèse, cette séparation est un acte créateur, qui instaure une réalité nouvelle : le Royaume n’est plus simplement présent dans la Personne du Verbe fait chair ; il est désormais présent dans ce groupe d’hommes investis de l’appel et de la mission que Jésus leur confie. Au cœur du monde déchu, une Réalité nouvelle est instaurée, qui ne passera pas, mais subsistera pour l’éternité, car elle participe de la vie même de Dieu.

Certes l’Église n’est fondée qu’à la Pentecôte, lorsque les Apôtres sont rendus participants de l’Esprit Saint, qui les envoie poursuivre l’œuvre du Christ ressuscité. Mais pour que la jeune Église puisse interpréter correctement ce qui lui arriverait en ce jour là, il fallait que Notre-Seigneur lui ait fait pressentir le mystère de sa fondation. L’appel et l’envoi que nous venons d’entendre, préfigurent la mission universelle, qui ne peut être que le fruit de la Pâques. C’est pourquoi cette préfiguration se limite à l’annonce aux « brebis perdues de la maison d’Israël ».

Les pouvoirs conférés aux Douze nous instruisent sur ce que Jésus est venu réaliser pour nous : seul celui qui accomplit de manière absolue la justice divine, bafouée par le péché de l’homme, peut prendre autorité sur les « esprits mauvais » qui gardent l’humanité en leur pouvoir. Non seulement Notre-Seigneur vient nous délivrer de cette aliénation spirituelle, mais il vient aussi nous « guérir » de toutes ses conséquences, nous restaurant ainsi dans notre dignité originelle et dans les dons de la grâce dont Dieu nous avait ornés à l’origine. Ce n’est que sur l’horizon de cette transformation primordiale, de cette recréation de l’image divine défigurée en nous, que nous pourrons ensuite établir des relations vraies avec nos frères et construire avec eux la famille de Dieu.

L’instant est solennel, et la description que nous en donne l’évangéliste le fait bien ressentir. Les disciples élus sont désignés nominativement. Les douze colonnes du Temple de la Cité sainte, les douze portes de la Jérusalem céleste sont dressées ; les prémisses du nouveau Peuple de Dieu sont investies du pouvoir d’accomplir pour les autres ce dont ils furent les premiers bénéficiaires. Pourtant ils demeurent des hommes en chemin, fragiles, pécheurs : leur « chef » reniera son Maître, et l’un d’eux le livrera. Telle est l’Eglise de tous les temps : cheminant à travers ombres et lumières à la suite du Christ, qui demeure le garant de notre fidélité malgré toutes nos trahisons ; parce qu’il est le Dieu de l’« Amen » qui garde sa Parole ; parce qu’il nous a par avance purifiée de tous nos péchés afin que nous puissions toujours revenir à lui et reprendre la route ; parce qu’il nous aime, et que l’amour « supporte tout, fait confiance en tout, espère tout, endure tout » (1 Co 13, 7).

Seigneur, sur nous aussi tu as posé ton regard ; tu nous as appelés par notre nom ; tu nous as fait confiance ; tu nous as investis de la puissance de l’Esprit pour que nous allions et portions un fruit qui demeure (cf. Jn 15, 16). Renouvelle-nous dans la confiance, fortifie notre espérance, et embrase-nous de charité afin que nous puissions nous relever de nos chutes, et courir à ta rencontre en témoignant joyeusement que “le Royaume des cieux est tout proche.


Abbé Philippe Link - Merci!

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   Hymne du jour au bréviaire...


Tel un brouillard qui se déchire

Et laisse émerger une cime,

Ce jour nous découvre, indicible,

Un autre jour que l'on devine.


Tout rayonnant d'une promesse,

Déjà ce matin nous entraîne,

Figure de l'aube éternelle,

Sur notre route quotidienne.


Vienne l'esprit pour nous apprendre

À voir dans ce jour qui s'avance

L'espace où mûrit notre attente

Du jour de Dieu, notre espérance.

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J'aimerai la terre,

J'aimerai mes frères,

J'aimerai la vie,

Et j'dirai merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

lundi 5 juillet 2021

« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux » / (361,087)

 Bonjour!

Mardi 6 juillet 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux » (Mt 9, 32-38)

Alléluia. Alléluia. 
Moi, je suis le bon Pasteur, dit le Seigneur ;    
je connais mes brebis
et mes brebis me connaissent.
Alléluia. (Jn 10, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    voici qu’on présenta à Jésus
un possédé qui était sourd-muet.
    Lorsque le démon eut été expulsé,
le sourd-muet se mit à parler.
Les foules furent dans l’admiration, et elles disaient :
« Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël ! »
    Mais les pharisiens disaient :
« C’est par le chef des démons
qu’il expulse les démons. »

    Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages,
enseignant dans leurs synagogues,
proclamant l’Évangile du Royaume
et guérissant toute maladie et toute infirmité.
    Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles
parce qu’elles étaient désemparées et abattues
comme des brebis sans berger.
    Il dit alors à ses disciples :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
    Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jésus a « pitié des foules » parce que les gens y ressemblent à des « brebis sans berger ». Ce que Jésus éprouve ici est bien plus qu’une simple pitié condescendante. Littéralement, il est « ému jusqu’aux entrailles », expression qui dans l’Ancien Testament n’est appliquée qu’à Dieu lui-même.

En Jésus, c’est donc le cœur même de Dieu qui se penche sur la misère de chacun de ses enfants. Jésus est le « bon pasteur », l’unique pasteur de son peuple qu’il vient chercher dans ses égarements au milieu des ronces du péché pour le conduire vers les verts pâturages de la vie éternelle.

En lui, s’accomplit la prophétie d’Ezéchiel : « Je les rassemblerai des pays étrangers et je les ramènerai sur leur sol. Je les ferai paître sur les montagnes d’Israël… Dans un bon pâturage je les ferai paître, et sur les plus hautes montagnes d’Israël sera leur pacage. C’est là qu’elles se reposeront dans un bon pacage ; elles brouteront de gras pâturages sur les montagnes d’Israël. C’est moi qui ferai paître mes brebis et c’est moi qui les ferai reposer, oracle du Seigneur. » (Cf. Ez 34, 13-15)

En regardant Jésus, nous prenons donc la véritable mesure du charisme de berger. Jésus nous révèle que la vocation du berger s’enracine avant toute chose dans la compassion et la miséricorde. Ce que l’on attend peut-être en premier du berger c’est d’être signe de cette bonté de Dieu qui jaillit du cœur du Christ.

Cette bonté compatissante est pour tous. Elle est universelle. En effet, si le berger s’occupe d’une façon privilégiée des brebis les plus faibles, l’Ecriture nous dit qu’il ne néglige pas pour autant les bien portantes : « Tel un berger qui fait paître son troupeau, il recueille dans ses bras les agneaux, les met sur sa poitrine, conduit au repos les brebis-mères » (Is 40, 11).

Cette bonté est aussi intimement personnelle. Dans l’évangile de Jean, il nous est dit que Jésus connaît chacune de ses brebis par son nom et qu’il se fait connaître d’elles. Le son de sa voix apprivoise chacune, quelle qu’elle soit : « Je suis le bon Pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent… Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent » (Cf. Jn 10, 14.27). C’est alors une relation d’amour et de confiance qui s’instaure entre le berger et chacune de ses brebis et la communion peut s’étendre à tout le troupeau.

Dans l’évangile de ce jour, Jésus nous rappelle que le disciple qu’il envoie comme ouvrier de sa moisson, l’est avant tout comme ministre de communion entre les hommes et les femmes, reconnaissant chacun comme unique et indispensable.

Ce ministère, tout prêtre le reçoit plus particulièrement de façon sacramentelle le jour de son ordination. Avec Jésus, il est envoyé par la miséricorde du Père qui vient à la rencontre de la misère des hommes.

Seigneur, nous te prions d’appeler et d’envoyer des ouvriers à ta moisson qui soient des bergers doux et humbles de cœur, hommes de communion à l’image de l’unique Pasteur, le Christ notre Seigneur.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Hymne du jour au bréviaire:


Pour que l'homme soit un fils à son image,

Dieu l'a travaillé au souffle de l'Esprit;

Lorsque nous n'avions ni forme ni visage,

Son amour nous voyait libres comme lui.


Nous tenions de Dieu la grâce de la vie,

Nous l'avons tenue captive du péché;

Haine et mort se sont ligués pour l'injustice

Et la loi de tout amour fut délaissées.


Quand ce fut le jour, et l'heure favorable,

Dieu nous a donné Jésus, le Bien-Aimé;

L'arbre de la croix indique le passage

Vers un monde où toute chose est consacrées.


Qui prendra la route vers ces grands espaces?

Qui pendra Jésus pour Maître et pour ami?

L'humble serviteur a la plus belle place!

Servir Dieu rend l'homme libre comme lui.

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«J'aimerai la terre,
J'aimerai mes frères,
J'aimerai la vie
Et j'dirai merci.»
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Bonne journée!

Jean-Yves 

dimanche 4 juillet 2021

« Ma fille est morte à l’instant ; mais viens, et elle vivra » / Prions pour le Pape François... / (361,027)

 Bonjour!

Lundi 5 juillet 2021


Prions pour le Pape François qui a été opéré hier pour une inflammation au côlon. L'opération est bien réussie et le pape passera un certain nombre de jours à l'hôpital.


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Voici la parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ma fille est morte à l’instant ; mais viens, et elle vivra » (Mt 9, 18-26)

Alléluia. Alléluia. 
Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;     
il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean le Baptiste,
voilà qu’un notable s’approcha.
Il se prosternait devant lui en disant :
« Ma fille est morte à l’instant ;
mais viens lui imposer la main,
et elle vivra. »
    Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples.

    Et voici qu’une femme
souffrant d’hémorragies depuis douze ans
s’approcha par derrière
et toucha la frange de son vêtement.
    Car elle se disait en elle-même :
« Si je parviens seulement à toucher son vêtement,
je serai sauvée. »
    Jésus se retourna et, la voyant, lui dit :
« Confiance, ma fille !
Ta foi t’a sauvée. »
Et, à l’heure même, la femme fut sauvée.

    Jésus, arrivé à la maison du notable,
vit les joueurs de flûte
et la foule qui s’agitait bruyamment.
Il dit alors :
    « Retirez-vous.
La jeune fille n’est pas morte : elle dort. »
    Mais on se moquait de lui.
Quand la foule fut mise dehors,
il entra, lui saisit la main,
et la jeune fille se leva.
    Et la nouvelle se répandit dans toute la région.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

L’homme qui s’approche de Jésus est un chef. Il a l’habitude de commander et de gérer les situations difficiles ; il sait garder la tête sur les épaules dans les moments critiques et dire clairement ce qu’il convient de faire. Quand il arrive malheur à sa petite fille, il n’agit pas autrement : il va trouver Jésus, il lui annonce son diagnostic de la situation, « Ma fille est morte », il dit ensuite ce qu’il convient de faire en quelques mots précis auxquels on doit obéir, « viens lui imposer la main », alors la situation s’arrangera comme il l’a prévu, « elle vivra ».

Il parle avec une telle assurance, il a tellement l’habitude d’être suivi, qu’il ne vient à l’esprit de personne, pas même à nous, de mettre en doute ses paroles. Elles ne sont pourtant attestées par personne, saint Matthieu lui-même reste muet sur la question. Le seul à s’exprimer est Jésus, qui dit : « La jeune fille n’est pas morte, elle dort ».

Ceux qui l’entendent se moquent de lui. Il nous est facile de sourire de ces personnes. En effet, nous-mêmes pourrions n’entendre dans ces paroles du Seigneur qu’une annonce de sa victoire sur la mort qu’il sait acquise ; ainsi, cette certitude le conduirait à employer la métaphore du sommeil pour voiler pudiquement la réalité détestable – et temporaire – de la mort d’une enfant.

Mais, quoiqu’il en soit de l’état de cette enfant, pourquoi Jésus se tromperait-il ? N’est-il pas capable, plus que tout autre, de discerner la réalité profonde de ce que nous vivons ? Pourquoi voudrions-nous que son adversaire de ce jour soit la mort, par opposition à la vie, quand Jésus lui-même explique son intervention comme le réveil d’un sommeil ? Tous ses gestes le montrent, il se conduit avec la fillette comme n’importe qui le ferait avec quelqu’un qui dort. Ce qui est important de retenir de cet évangile est donc que Jésus est celui qui nous réveille …

Or nous montrer que Jésus peut réveiller quelqu’un sans même prononcer un mot, est nous montrer également qu’il y a dans l’homme une capacité d’écoute qui ne s’endort jamais, une aptitude au réveil que le Bon-Dieu a placée en nous pour nous permettre de participer activement à l’appel qui rétablit notre dignité.

Cet appel du Seigneur est d’abord une rencontre consentie, une présence acceptée et recherchée. En présence de Jésus, qu’on le laisse nous rejoindre au cœur de nos ténèbres ou qu’on le cherche désespérément, notre être profond s’éveille et s’épanouit. Quand Jésus lui prend la main, la jeune fille se lève et devient femme. Quand Jésus se laisse toucher, l’hémorragique, qu’il appelle « ma fille », retrouve une féminité accomplie. Toutes deux se trouvent debout, libres, épanouies, pour avoir accueilli dans sa densité la simple présence du Seigneur. De l’une on disait qu’elle était morte, parce qu’elle était paralysée par les ténèbres ; de l’autre on disait qu’elle était perdue parce qu’aucun remède n’existait contre son impureté. Autrement dit, ce que nous appelons des incapacités à vivre trahissent que nous nous sommes trop éloignés de Dieu. Pour Jésus rien n’est jamais ni perdu ni mort, il peut tout sauver, pour peu qu’on lui permette de se faire proche.

Jésus se fait proche de nous au point de se rendre présent sur l’autel. Que par sa parole que nous venons de partager nos cœurs s’éveillent à cette présence qui renouvelle toute chose, que le sommeil profond où nous plongent nos habitudes, nos préjugés, nos peurs, se dissipe au lever du soleil de nos âmes. Le voici qui s’approche celui qui nous rend notre dignité de fils et de filles de Dieu. Accueillons-le ! Il vient nous réveiller, il vient nous relever, il vient nous ressusciter.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 


samedi 3 juillet 2021

« Un prophète n’est méprisé que dans son pays » / Quelques pensées... / (350,913)

 Bonjour!

Dimanche 4 juillet 2021 



Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...

ÉVANGILE

« Un prophète n’est méprisé que dans son pays » (Mc 6, 1-6)

Alléluia. Alléluia.
L’Esprit du Seigneur est sur moi :                                                
il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.
Alléluia.   (Lc 4, 18ac)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

    En ce temps-là,
    Jésus se rendit dans son lieu d’origine, 
et ses disciples le suivirent. 
    Le jour du sabbat, 
il se mit à enseigner dans la synagogue. 
De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : 
« D’où cela lui vient-il ? 
Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, 
et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? 
    N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, 
et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? 
Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » 
Et ils étaient profondément choqués à son sujet. 
    Jésus leur disait : 
« Un prophète n’est méprisé que dans son pays, 
sa parenté et sa maison. » 
    Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; 
il guérit seulement quelques malades 
en leur imposant les mains. 
    Et il s’étonna de leur manque de foi. 
Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« D’où cela lui vient-il ? », s’interrogent les gens du pays de Jésus. « N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie ? ». Et ils en étaient choqués.

Quel était le véritable scandale ? Il y a deux mille ans, comme aujourd’hui, le scandale attire l’attention et nous sort de notre confort, il nous fait du tort ou du moins il nous fait peur. Littéralement, c’est quelque chose qui fait buter.

Et pourquoi la présence de Jésus dans la synagogue au milieu de personnes qui le connaissaient depuis qu’il était petit faisait-elle scandale ? Parce qu’il est difficile d’admettre que quelqu’un qui a été à nos côtés comme un égal vienne quelque temps après nous enseigner.

C’est, au fond, une question d’orgueil, de manque de foi. Qu’est-ce que l’orgueil a à voir avec le manque de foi ? Beaucoup ! Car c’est la foi qui me montre où est la main de Dieu quand quelqu’un parle en son nom. Qu’il s’agisse d’un enfant, d’un adulte, d’un saint ou d’un pécheur, cela n’importe pas puisque c’est Dieu qui choisit où et quand il veut nous enseigner.

En revanche, l’orgueil nous fait croire que nous n’avons de leçons à recevoir de personne, que nous avons notre propre expérience et notre propre savoir, que nous sommes adulte. Nous pensons facilement que se laisser enseigner par d’autres revient à s’abaisser. En effet, à la lumière de l’Évangile, l’orgueil et la foi sont deux attitudes opposées.

Seigneur Jésus, je suis incapable de vivre ce que tu me demandes. Ce qui me sécurise, c’est d’être fort, d’être puissant. Prends pitié de moi. Viens toi-même parler à mon cœur rebelle, rebelle parce que craintif, et enseigne-moi ton Évangile au plus profond de mon être. Je ne veux pas faire obstacle à tes miracles en moi et dans mes frères et sœurs en humanité.

 Jésus, que ton Esprit me remette debout, non pas debout dans la force des hommes, mais debout par la force de Dieu. Forts de toi dans ma faiblesse.

 Donne-moi, mon Dieu, l’humilité de connaître mes propres carences et de savoir accepter les conseils qui me viennent de Toi, à travers les autres.


Abbé Philippe Link  Merci!


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«Demandez l'Esprit Saint 
et il vous sera donné.» 
(Connais ta splendeur, de Étienne Dahler - p.88.)
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«Je vous envoie quelques prières
même si nos Dieux sont différents.»
( Chanson / Grégoire)
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«Sans la prière, Dieu devient lointain et abstrait.»

(Normand Provencher)

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«Le Christ ne se démontre pas, il se rayonne.»
(Gilbert Cesbron)
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«Où que ailles, tu marches vers Lui.»
(Gilbert Cesbron)
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«Chaque jour, je dois me convertir à la vie,
 tout mettre au service de la vie, 
la mienne et celle des autres.»
(Richard Bergeron)
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«Le don de la foi vient de Dieu
 qui veut adoucir le cœur de l'homme
 et rendre son regard attentif
à la réalité invisible.»
(Carlo Martini)
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Dieu est présent dans ma vie.
 Il est présent dans l'histoire, 
dans les événements, dans la nature, 
dans tout ce qui est»
(Carlo Carretto)
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«Dieu a fait du Christ le pont 
entre le ciel et la terre,
 entre le visible et l'invisible.»
(Carlo Carretto)
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«Il faut absolument compter sur Dieu.
 Seule la confiance en Dieu
 peut nous procurer la paix.»
(Marcel Van)
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«Ce qui fait ma joie, 
c'est la recherche de la volonté de Dieu.»
(Marcel Van)
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«La relation avec Dieu
 rend possible l'impossible.»
» (Sœur Emmanuelle)
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«C'est toujours la beauté invisible 
qui nous émerveille 
à travers la beauté visible.»
(Marie Von Eschen)
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«Que la joie de Jésus soit force en nous
 et qu'elle soit, entre nous,
 lien de paix, d'unité et d'amour.» 
(MèreTteresa)
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«Lorsque le vent se lève, 
plutôt que d'essayer d'attraper le vent,
hisse la voile!»
(Rama Krishna)
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Prions...
Pour le pape François
hospitalisé et 
qui a été opéré aujourd'hui

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Bon dimanche!

Jean-Yves 

vendredi 2 juillet 2021

« Mon Seigneur et mon Dieu ! » / (360,846)

 Bonjour!

Samedi 3 juillet 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20, 24-29)


Alléluia. Alléluia.
Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois, dit le Seigneur.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu !
Alléluia. (Jn 20, 29)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

L'un des Douze, Thomas
(dont le nom signifie : Jumeau),
n'était pas avec eux
quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient :
« Nous avons vu le Seigneur ! »
Mais il leur déclara :
« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous,
si je ne mets pas la main dans son côté,
non, je ne croirai pas ! »

Huit jours plus tard,
les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
et Thomas était avec eux.
Jésus vient,
alors que les portes étaient verrouillées,
et il était là au milieu d'eux.
Il dit :
« La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas :
« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
avance ta main, et mets-la dans mon côté :
cesse d'être incrédule,
sois croyant. »
Thomas lui dit alors :
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit :
« Parce que tu m'as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

- Acclamons la parole de Dieu.

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Commentaire...

La figure de Thomas est communément présentée comme celle de quelqu’un qui doute. Il est important de relever ici que la réaction de Thomas vient à la suite du témoignage suivant des autres apôtres : « Nous avons vu le Seigneur. »

Or, nous connaissons bien la valeur du verbe « voir » chez Saint Jean. Il ne désigne pas une vision sensible, mais la perception nouvelle qui s’ouvre au regard du croyant grâce à l’action de l’Esprit. Ce que suggérait d’ailleurs le récit johannique par le geste du Seigneur qui soufflait sur les apôtres au moment où il leur apparaissait en disant : « Recevez l’Esprit Saint ».

C’est donc le témoignage d’une adhésion de foi au Ressuscité que les apôtres donnent à Thomas. Et c’est son désir de la partager que ce dernier exprime par ces mots : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je n’y croirai pas ». On entend dans ces paroles de Thomas comme un cri, celui de communier à son Seigneur, de participer au mystère de Celui qui a été crucifié et qui est mort pour lui. Du milieu de sa culpabilité d’avoir contribué par son péché à clouer Jésus sur la croix, Thomas appelle son Seigneur à l’aide.

Jésus va consentir à répondre à la demande de son serviteur : « Avance ton doigt dans mon côté, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté. » Jésus invite Thomas à passer du croire qu’il est ressuscité au croire en sa personne de Ressuscité. Il l’appelle à sortir de  cette culpabilité mortifère qui lui interdit de croire que sa miséricorde a triomphé de son péché. C’est l’incrédulité qui porte sur ce fait là que Jésus enjoint à Thomas de dépasser : « Cesse d’être incrédule, sois croyant ». Croire en Jésus Ressuscité, c’est bien cela : croire que sa Miséricorde a triomphé de tout péché et de toute mort et adhérer, communier, à son être divin qui n’est que Miséricorde. 

Ce n’est plus la condamnation ou l’accusation mais la miséricorde, qui est le mode sous lequel l’Amour divin se dit à l’homme, que Thomas lit désormais dans les plaies de Jésus. Le cri de l’action de grâce peut alors jaillir du fond de son cœur : « Mon Seigneur et mon Dieu », véritable confession de foi en la toute puissance de la Miséricorde divine.

Ne nous arrive-t-il pas à nous aussi, devant notre péché, de nous enfermer dans la culpabilité d’avoir contribué à crucifier le Seigneur ? Les plaies ouvertes de Jésus sont alors pour nous plus synonymes de condamnation que de miséricorde. La figure de Thomas et l’attitude de Jésus à son égard peuvent ici nous être d’un grand secours. Nous aussi avons besoin de « voir » que les plaies de Jésus, que l’eau et le sang jaillis de son côté, nous parlent de vie et non pas de mort.

Seigneur, comme ton apôtre Thomas, nous voulons contempler ton Côté ouvert pour nous et t’écouter nous dire : « Regarde ce Côté, les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes. Si tu t’avances pour boire à cette source divine, je te réconcilierai avec moi et tu communieras à mon Amour. N’aie pas peur de t’approcher de moi et ce, même si tes péchés sont comme l’écarlate. Ton péché ne sera jamais assez puissant pour mettre en échec ma Miséricorde ».


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 1 juillet 2021

Jésus appelle Matthieu. Matthieu se lève aussitôt. / (360,758)

 Bonjour!


L'appel de Matthieu...

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Vendredi 2 juillet 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 Matthieu 9, 9-13

En ce temps-là, Jésus vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôt. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

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Commentaire...

Jésus appelle Matthieu. Il passe et il appelle celui qui ne l’a pas vu. Son appel est gratuit. Personne n’est exclu a priori. Ce n’est pas aux mérites, aucun critère sinon le choix, royal, de Jésus. Il donne l’appel et il donne d’y répondre. Matthieu se lève aussitôt.

Rien ne laisse supposer qu’ils se soient déjà rencontrés, Matthieu n’a pas vu Jésus. Jésus, le voit, il le connaît et il l’appelle par son nom. Il n’y a aucune initiative de la part de Matthieu, qui est assis, assis parce qu’il a succombé à la séduction de l’avoir et du pouvoir, à la séduction des biens matériels et de la bonne situation sociale. Matthieu est assis parce que, quelque part, il a trahi son statut de fils d’Israël.

L’appel est immédiatement suivi de son effet, parce qu’il réveille en Matthieu un appel plus profond, un appel qui vibre en lui depuis toujours et contre lequel il a peut-être lutté, ou bien qu’il a laissé s’enfouir par paresse ou par attrait de la facilité. Mais, puisqu’il a succombé à l’attrait de l’argent, on peut supposer que c’est par facilité. Avoir de l’argent pour l’argent, c’est la réalisation du désir infantile de ne rien voir s’opposer à sa volonté propre. Je le veux, je l’ai. Une auto divinisation du moi en quelque sorte.

Et Jésus le rejoint dans cette quête éperdue et perdu : « Suis-moi ». Jésus le veut et cela produit. Aussitôt, sans délai. Voilà qui réveille en Matthieu le désir le plus profond qui l’habite. Jésus le rejoint dans ses désirs dévoyés et immatures et lui montre comme un homme le vit. Si je cherche à accomplir la volonté de Dieu, elle se produit, aussitôt. Et cela ouvre au bonheur ! Le bonheur d’être proche de Jésus, de devenir un ami du Maître.

Et Matthieu laisse tout. Mais considérons aussi le groupe de publicains qui se joint à Mathieu. Il entraîne tous ses amis, ou bien sa conversion suffit à déclencher celle des autres. Voilà une exigence première pour nous. La conversion comme acte de responsabilité ecclésiale.

C’est pourquoi les pharisiens n’ont rien compris. Ils s’excluent eux-mêmes, ils restent dans le domaine du savoir, eux qui appellent Jésus « Maître », et déclenchent une polémique. Or Jésus leur répond sur le registre de la pratique, il parle des malades qu’il faut soigner. Ceux qui offrent des sacrifices sont ceux qui ne sont pas passés à la pratique. Ils ont conscience de leur dette envers Dieu, ils voient leur maladie, mais ils ne comprennent pas le besoin impérieux où ils se trouvent d’aller chez le médecin. Or seule la miséricorde rend libre car elle libère gratuitement.

A contrario, ne faisons pas comme les pharisiens, ne créons pas une logique exclusive entre miséricorde et sacrifice qui réduirait le sacrifice à un rite obsolète. Il faut se laisser transformer par l’évangile et guérir par le médecin dont nous avons besoin. Là où est le sacrifice, il faut faire advenir la miséricorde. Ainsi Jésus s’intéresse-t-il aux pécheurs et non aux justes, car le point de départ du pécheur est le sacrifice, le règlement onéreux de ce qu’il doit. Jésus désire que le pécheur se rende compte que cette position initiale est imaginaire, et l’invite, l’appelle, à cheminer vers une autre position, celle où le prix à payer est à recevoir.

Voilà qui ouvre bien des horizons. L’homme n’est pas un éternel endetté envers son Dieu, il est un fils gratifié.

Seigneur fais-nous vivre dans la logique de ta miséricorde. Donne-nous de savoir accepter le don qui nous est fait. Donne-nous toujours d’honorer l’invitation qui nous est faite de prendre place à ta table et de partager le pain de la vie éternelle.


Abbé Philippe Link / Merci!

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En la fête de saint Mathieu...



Église de Saint-Mathieu de Montmagny

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«La foi est plus qu'un simple sentiment; 

elle est la décision, la volonté libre 

d'accepter Jésus Christ comme notre Rédempteur.»

(J.-T. Catoir)

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«Le cœur qui a bénéficié de miséricorde 

n'est pas un cœur rapiécé 

mais un cœur nouveau, recrée»

(Pape François)

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«Ce qui est passionnant dans un être humain, 

c'est qu'il est appelé à révéler Dieu.»

(Maurice Zundel)

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Bonne journée!

Jean-Yves