mercredi 6 octobre 2021

« Demandez, on vous donnera » / Fête de Notre-Dame-du-Rosaire / (367,228)

 Bonjour!

Jeudi 7 octobre 2021


Fête de Notre-Dame-du-Rosaire

La mémoire de Notre-Dame du Rosaire remonte à la fête de Notre-Dame des Victoires, instituée par Pie V à la suite de la victoire de Lépante qui, en 1571, avait freiné l'avance musulmane en Europe. Elle rappelle surtout que la récitation du Rosaire, centrée sur les mystères de Jésus et de Marie, met la contemplation à la porte du peuple chétien.
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Demandez, on vous donnera » (Lc 11, 5-13)

Alléluia. Alléluia.
Seigneur, ouvre notre cœur
pour nous rendre attentifs aux paroles de ton Fils.
Alléluia. (cf. Ac 16, 14b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
« Imaginez que l’un de vous ait un ami
et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander :
“Mon ami, prête-moi trois pains,
    car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi,
et je n’ai rien à lui offrir.”
    Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond :
“Ne viens pas m’importuner !
La porte est déjà fermée ;
mes enfants et moi, nous sommes couchés.
Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.”
    Eh bien ! je vous le dis :
même s’il ne se lève pas pour donner par amitié,
il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami,
et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.
    Moi, je vous dis :
Demandez, on vous donnera ;
cherchez, vous trouverez ;
frappez, on vous ouvrira.
    En effet, quiconque demande reçoit ;
qui cherche trouve ;
à qui frappe, on ouvrira.
    Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson,
lui donnera un serpent au lieu du poisson ?
    ou lui donnera un scorpion
quand il demande un œuf ?
    Si donc vous, qui êtes mauvais,
vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,
combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint
à ceux qui le lui demandent ! »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

L’évangile de ce jour est un appel pressant à entrer dans une grande confiance vis-à-vis de Dieu. Certains craignent de déranger Dieu. Jésus leur dit : demandez, vous obtiendrez (Lc 11,9). D’autres hésitent à importuner leur Seigneur. Jésus leur enseigne : cherchez, vous trouverez, frappez, la porte vous sera ouverte. (id.)

N’hésitons jamais, oui, jamais, à frapper à la porte du cœur de Dieu. Ce n’est pas à un Dieu lointain, hautain et occupé que nous nous adressons, mais à un Père qui est infiniment proche de nous puisque c’est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l’être (Ac 17,28).

Il y a un ritualisme, un légalisme qui finalement finissent par mettre Dieu à distance, et cela par ignorance, par peur sinon par calcul. Non, Dieu se réjouit de nos demandes, il se plaît à accueillir notre simplicité à son égard. C’est « la voie de la confiance pure et amoureuse » que la petite Thérèse nous enseigne si bien.

Dans une de ses dernières lettres écrite (à l’abbé Bellière) elle a ces mots : Je voudrais que vous soyez simples avec le Bon Dieu (Lt 261). Elle explique cela à Céline, sa sœur : Notre Bien-aimé n’a pas besoin de nos belles pensées, de nos œuvres éclatantes. S’il veut des pensées sublimes, n’a-t-il pas ses anges, ses légions d’esprits célestes dont la science surpasse infiniment celle des plus grands génies de notre triste terre.Ce ne sont pas l’esprit et les talents que Jésus est venu chercher ici-bas.Il ne s’est fait la fleur des champs qu’afin de nous montrer combien il chérit la simplicité. (LT 141)

Le Seigneur, en ce jour, nous invite à nous débarrasser de toutes nos complications, nos belles manières, nos calculs dans notre relation avec lui. De toutes nos complications, de tous les échafaudages dont nous avons hérité où que nous avons bâtis pour nous protéger. Il n’y a pas besoin de nous protéger contre Dieu, de garder une distance craintive. Respecter et honorer Dieu, c’est respecter et honorer sa proximité, sa tendresse, sa miséricorde. C’est s’offrir à son amour, c’est se laisser aimer. Nous sommes déjà pardonnés… Et cet amour fou de Dieu nous pousse à nous convertir à l’amour. Notre dette d’amour est immense, nous qui avons tant reçu et encore si peu donné. Mais cette dette, le Père l’a annulé. Il nous a remis notre dette et Jésus nous invite en ce jour à accueillir ce don de miséricorde pour entrer dans la joie de la filiation divine. Père, remets-nous notre dette (Lc 11,4).

 Le Père veut notre sainteté. Le Père veut nous donner chaque jour ce qui nous fait croître dans l’amour, mais il se plaît à ce que nous le lui demandions afin que nous découvrions par expérience sa bonté, sa bonté infinie pour nous. Si nous qui sommes mauvais savons donner de bonnes choses à nos enfants, combien plus le Père du Ciel donnera-t-il à ses enfants que nous sommes de bonnes choses ; combien plus donnera-t-il ce qu’il y a de plus beau, de plus grand, de meilleur : l’Esprit Saint.

Entrons comme Marie dans cette amitié avec Dieu, dans cette confiance filiale, et nous exulterons de joie, en découvrant une liberté dont nous n’aurons pas idée.


Abbé Philippe Link / Meerci!

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Bonne journée!

Jean-Yves



mardi 5 octobre 2021

Journée provinciale du Diaconat permanent/ « Seigneur, apprends-nous à prier » / (367,131)

 Bonjour!

Mercredi 6 octobre 2021

Le premier mercredi d'octobre a été désigné par les évêques du Québec comme étant la Journée provinciale du Diaconat permanent.

Bonne journée à tous les diacres et à leur épouse. Rendons grâce pour l'engagement des diacres permanents au sein de leur communauté chrétienne, de leur Unité missionnaire, de leur diocèse au Québec et pourquoi pas dans le monde.

MERCI d'être fidèles à votre ordination et de continuer de servir l'Église, le peuple de Dieu,  dans la proclamation de la Parole, dans le service des pauvres et dans la liturgie.

Merci aussi aux candidats et à leur épouse de continuer leur formation, leur cheminement spirituel et d'aspirer à l'appel de l'Église diocésaine.

La croix représente le service, le livre représente la Parole et la flamme représente la liturgie: les trois pôles du service diaconal.

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ÉVANGILE

« Seigneur, apprends-nous à prier » (Lc 11, 1-4)

Alléluia. Alléluia.
Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;
c’est en lui que nous crions « Abba », Père.
Alléluia. (Rm 8, 15bc)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière.
Quand il eut terminé,
un de ses disciples lui demanda :
« Seigneur, apprends-nous à prier,
comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »
    Il leur répondit :
« Quand vous priez, dites :
“Père,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne.
    Donne-nous le pain
dont nous avons besoin pour chaque jour
    Pardonne-nous nos péchés,
car nous-mêmes, nous pardonnons aussi
à tous ceux qui ont des torts envers nous.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation.” »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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COMMENTAIRE

« Un jour, quelque part, Jésus était en prière » : celui qui rapporte l’événement ne se souvient pas des circonstances ; leur souvenir s’estompe devant la profonde impression qu’a laissée sur lui le visage transfiguré de Jésus, recueilli en oraison. Les disciples se tiennent à quelques pas de distance, un peu gênés de leur indiscrétion, mais ne pouvant détacher leurs yeux de leur Maître, guettant le moindre tressaillement qui trahirait son vécu intérieur.

« Quand il eut terminé », Jésus découvre les regards interrogatifs mais aussi brûlants de désir de ses compagnons : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean-Baptiste l’a appris à ses disciples ». La tradition voulait en effet qu’un Rabbi transmette, comme signe d’appartenance réservé à ceux qui le suivent, une prière résumant l’essentiel de sa conception de Dieu. Consentant à leur demande, Notre-Seigneur va traduire en quelques paroles très sobres, l’ineffable dialogue d’amour dont il vient de s’arracher. Quatre sentences et tout est dit. Sans doute s’agit-il de la version la plus primitive de cette oraison, dont les premières communautés ont très vite explicité le contenu. S’adressant à des hommes simples, Jésus leur communique une prière brève, condensée, laissant à l’Esprit Saint le soin d’en dévoiler toutes les harmoniques.

« Abba » ; non pas « Ab » ou « Abi » (mon père) – termes hébreux appartenant au langage solennel de la liturgie – mais « Abba » : mot araméen emprunté à la vie familiale. Chargé à la fois de toute la tendresse de « papa », et de la déférence de « père », ce terme exprime la crainte respectueuse de l’enfant envers celui dont il reconnaît l’autorité bienveillante – il est bon de se souvenir, en ce premier mercredi du mois, que c’est sans doute le vocable par lequel Jésus s’adressait à saint Joseph.

« Que ton nom soit sanctifié, que ton Règne vienne » : la sainteté du nom de Dieu ne dépend pas de notre prière, mais c’est en louant celui qui seul est Saint que nous nous approchons de la Source de la vie. Le Règne de Dieu, Règne de justice et de paix, ne pourra descendre dans notre pauvre monde que par l’humble reconnaissance de la fraternité universelle instaurée par le Sang de l’Agneau immolé pour tous. Entre ses bras étendus, il a étreint tous les hommes en une seule famille, la famille du Père de miséricorde. De ce trône de gloire, il a rassemblé dans l’unité la diversité des races, langues et cultures qui toutes ensembles, sont appelées à glorifier le nom de leur Créateur et Père.

Le passif – « que ton Nom soit sanctifié » – confirme que cette glorification ne peut être que l’œuvre de Dieu lui-même. C’est en instaurant le Règne de Dieu son Père, que le Fils glorifie son Nom, selon la promesse faite au prophète Ezéchiel : « Je sanctifierai mon grand Nom qui est profané parmi les nations chez lesquelles vous l’avez profané, et les nations sauront que je suis le Seigneur quand je me sanctifierai en vous, oracle du Seigneur » (Ez 36, 23). Exalté à la droite du Père après avoir accompli la grande purification, le Christ a envoyé sur nous l’Esprit par qui Dieu est sanctifié en nous.

« Donne-nous le pain dont nous avons besoin chaque jour » : prière de confiance de l’enfant qui sait pouvoir compter sur la bienveillance attentive de son Père, et qui ne lui formule cette demande que pour lui exprimer sa dépendance pleine de reconnaissance.

« Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous ». Conscient de sa faiblesse, mais confiant dans la fidélité de Dieu, le disciple se livre sans peur à son jugement de miséricorde, sûr qu’il obtiendra ce que lui-même accorde avec largesse.

« Et ne nous laisse pas entrer en tentation ». L’élévation se termine par une demande insistante de protection contre le Tentateur : que notre « Abba » ne permette pas que nous soyons « sou-mis », c’est-à-dire vaincu par la tentation d’apostasie ; que nous demeurions toujours blottis dans sa main, dont « nul ne peut rien arracher » (Jn 10, 29).

« Seigneur apprends-nous à prier comme tu l’as appris à tes premiers disciples » ; viens en nous par ton Esprit, et entraîne-nous dans ta prière filiale, car toi seul peut dire en vérité : « Abba, Père,… ».


Abbé Philippe Link

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Bonne journée!

Jean-Yves Fortin, diacre



lundi 4 octobre 2021

« Une femme nommée Marthe le reçut. Marie a choisi la meilleure part » / (367,054)

 Bonjour!

mardi 5 octobre 2021

Voici la Parole de de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Une femme nommée Marthe le reçut. Marie a choisi la meilleure part » (Lc 10, 38-42)

Alléluia. Alléluia.
Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu,
et qui la gardent !
Alléluia. (Lc 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus entra dans un village.
Une femme nommée Marthe le reçut.
    Elle avait une sœur appelée Marie
qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur,
écoutait sa parole.
    Quant à Marthe, elle était accaparée
par les multiples occupations du service.
Elle intervint et dit :
« Seigneur, cela ne te fait rien
que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?
Dis-lui donc de m’aider. »
    Le Seigneur lui répondit :
« Marthe, Marthe,
tu te donnes du souci et tu t’agites
pour bien des choses.
    Une seule est nécessaire.
Marie a choisi la meilleure part,
elle ne lui sera pas enlevée. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jésus fait route avec vers Jérusalem. Curieusement, ses disciples, qui cheminent pourtant avec lui, vont disparaître de la scène. Aucune mention non plus de Lazare, alors que tout porte à croire que c’est dans sa maison, à Béthanie, que Jésus s’est arrêté pour passer la nuit. De plus, Marthe interpelle Jésus sous le vocable « Seigneur », titre peu courant avant Pâques, par lequel la communauté post-pascale invoquera le Ressuscité. Ces indices suggèrent qu’au-delà du rappel d’un épisode particulier de la vie publique, le récit que nous venons d’entendre a acquis une valeur exemplaire pour la relation de tout disciple avec le Seigneur de gloire. Plus précisément, avec la parabole du Bon Samaritain dont il est inséparable, la rencontre de Jésus avec Marthe et Marie constitue un diptyque représentant les deux pôles de la vie du disciple.

Ces quelques considérations devraient suffire pour abandonner l’interprétation de ce passage en termes d’une supériorité de la vie contemplative sur la vie active : là n’est pas l’enjeu de notre péricope. C’est la confrontation de l’ensemble du récit de l’accueil à Béthanie avec la parabole du Bon Samaritain qui nous conduira à l’interprétation juste de ces versets, et non la mise en opposition du comportement de nos deux personnages féminins.

Le contraste, il est vrai, est saisissant. Dans la parabole que nous avons méditée hier, Jésus encourageait un docteur de la Loi qui l’interrogeait sur le précepte de la charité, à se dépenser sans compter au service de son prochain, quel qu’il soit, fût-il un étranger tombé entre les mains de brigands. Alors que dans la péricope d’aujourd’hui, le même Jésus reproche à Marthe de « s’inquiéter et de s’agiter » dans les « multiples occupations du service », alors qu’elle ne fait qu’assurer les tâches ménagères indispensables – travail ingrat qui constitue néanmoins un acte de charité élémentaire. Par contre Notre-Seigneur loue l’attitude de Marie, qui « se tenait assise à ses pieds », sans se soucier de ce qu’on servirait à table pour le repas.

Par ces prises de position apparemment contradictoires, Jésus veut faire comprendre à ses disciples qu’ils ont à distinguer deux temps, qui ne sauraient être confondus : le temps du service du prochain, au cours duquel nous sommes invités à nous donner sans compter comme le bon Samaritain ; et le temps de repos avec le « Seigneur », dans l’intimité de la « maison » – celle-ci désignant aussi bien l’Eglise que notre cœur.

Pour pouvoir servir Jésus comme il convient dans nos frères, nous avons besoin de retrouver la paix dans l’intimité de sa présence, de laisser le Ressuscité de Pâques infuser en nous l’Esprit de charité sans lequel nos œuvres seraient vaines.

Peut-être pouvons-nous lire en filigrane de l’accueil par les deux sœurs, une allusion au repas eucharistique : contrairement à ce que pense Marthe, ce n’est pas nous qui apprêtons un repas pour le Seigneur, mais c’est lui qui nous invite et nous sert à table.

La présentation que nous donne l'Évangile n’oppose donc pas la vie contemplative et la vie active, mais souligne seulement que l’alternance action-contemplation devrait caractériser l’attitude de tout disciple, quelle que soit sa vocation particulière. Le diptyque composé de l’icône du Bon Samaritain et de celle de Marie, représente les deux aspects complémentaires et inséparables de la vie du parfait disciple. Le va et vient du service concret du prochain à l’écoute recueillie de la Parole, nous préserve à la fois de l’éparpillement et du repli sur nous-même. Marthe n’a pas échappé à ces deux pièges : son agitation trahit sa dispersion ; et sa critique de l’inactivité de sa sœur et du silence de Jésus est un moyen détourné pour attirer l’attention sur son dévouement et obtenir ainsi la louange qu’elle espère en tirer. L’ambiguïté de sa motivation et le manque de gratuité de son service la privent de la joie et de la paix des œuvres réalisées dans l’Esprit de charité.

Lorsque nous nous sentirons intérieurement comme Marthe, puissions-nous consentir à l’appel de l’Esprit qui nous invite à nous tenir quelques instants avec Marie au pied du Seigneur à l’écoute de sa Parole ; alors « tout ce que nous dirons, tout ce que nous ferons, sera au nom du Seigneur Jésus-Christ », et nous pourrons comme il convient « offrir par lui notre action de grâce à Dieu le Père » (Col 3, 17).


Abbé Philippe Link / Merci!"

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Bonne journée!

Jean-Yves 

dimanche 3 octobre 2021

« Qui est mon prochain ? » / (366,967)

 Bonjour!

Lundi 4 octobre 2021

Fête de saint François d'Assise



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

CANTIQUE

(Jon 2, 3, 4, 5, 8)

R/ Tu retires ma vie de la fosse,
Seigneur mon Dieu. (Jon 2, 7)

Dans ma détresse, je crie vers le Seigneur,
et lui me répond ;
du ventre des enfers j’appelle :
tu écoutes ma voix.

Tu m’as jeté au plus profond du cœur des mers,
et le flot m’a cerné ;
tes ondes et tes vagues ensemble
ont passé sur moi.

Et je dis : me voici rejeté
de devant tes yeux ;
pourrai-je revoir encore
ton temple saint ?

Quand mon âme en moi défaillait,
je me souvins du Seigneur ;
et ma prière parvint jusqu’à toi
dans ton temple saint.

ÉVANGILE

« Qui est mon prochain ? » (Lc 10, 25-37)

Alléluia. Alléluia.
Je vous donne un commandement nouveau,
dit le Seigneur :
« Aimez-vous les uns les autres,
comme je vous ai aimés. »
Alléluia. (cf. Jn 13, 34)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    voici qu’un docteur de la Loi se leva
et mit Jésus à l’épreuve en disant :
« Maître, que dois-je faire
pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
    Jésus lui demanda :
« Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ?
Et comment lis-tu ? »
    L’autre répondit :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur, de toute ton âme,
de toute ta force et de toute ton intelligence,
et ton prochain comme toi-même. »
    Jésus lui dit :
« Tu as répondu correctement.
Fais ainsi et tu vivras. »
    Mais lui, voulant se justifier,
dit à Jésus :
« Et qui est mon prochain ? »



    Jésus reprit la parole :
« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho,
et il tomba sur des bandits ;
ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups,
s’en allèrent, le laissant à moitié mort.
    Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ;
il le vit et passa de l’autre côté.
    De même un lévite arriva à cet endroit ;
il le vit et passa de l’autre côté.
    Mais un Samaritain, qui était en route,
arriva près de lui ;
il le vit et fut saisi de compassion.
    Il s’approcha, et pansa ses blessures
en y versant de l’huile et du vin ;
puis il le chargea sur sa propre monture,
le conduisit dans une auberge
et prit soin de lui.
    Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent,
et les donna à l’aubergiste, en lui disant :
“Prends soin de lui ;
tout ce que tu auras dépensé en plus,
je te le rendrai quand je repasserai.”
    Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain
de l’homme tombé aux mains des bandits ? »
    Le docteur de la Loi répondit :
« Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. »
Jésus lui dit :
« Va, et toi aussi, fais de même. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? » Le légiste s’adresse au Maître, à l’enseignant, qui est mis à l’épreuve sur son savoir ; interrogé par quelqu’un de compétent : un docteur de la Loi, un savant qui connaît les Ecritures et leurs interprétations autorisées. Aussi Jésus le renvoie-t-il dans un premier temps à sa propre compétence : « Toi, l’homme du Livre, que lis-tu ? ». Dans la plus pure tradition rabbinique, le légiste rapproche deux passages clés – le Schema tiré du Deutéronome (6, 5) auquel il ajoute un verset du Lévitique (19, 18) – faisant ainsi preuve d’une intuition très juste quant à l’essentiel de la Thora, qu’il ramène à l’amour de Dieu et du prochain.

Devant l’approbation de Jésus, il s’enhardit et « voulant montrer qu’il était un homme juste » – sans doute aussi pour justifier sa demande – il la précise : comment définir le prochain, afin qu’il n’y ait pas contradiction entre les deux préceptes énoncés ? Pour répondre à cette question, Jésus propose une parabole qui met en scène précisément la difficulté sous-entendue par le légiste. Reprenons les éléments principaux du récit.

Quatre hommes sont impliqués : la victime anonyme ; deux membres du peuple saint, officiants habituellement dans le Temple, c’est-à-dire dans la proximité immédiate de Dieu ; et un étranger, qui plus est : un hérétique.

Le prêtre et le lévite voient le malheureux, mais font un détour afin d’éviter tout contact avec du sang. Selon la Loi en effet, un tel contact les priverait pendant sept jours de la pureté rituelle requise pour leur service liturgique (Nb 19, 11ss). Mission oblige : le service de Dieu passe avant celui des hommes, tant pis pour la victime. Pour le prêtre et le lévite, il y a donc effectivement une difficulté objective à concilier les deux préceptes ; il faut choisir : l’amour et le service de Dieu, ou l’amour et le service du prochain, et ce choix semble exclusif…

Le troisième personnage, le Samaritain, n’a pas ce problème de conscience ; du coup, il se trouve beaucoup plus libre que les deux autres. Libre d’écouter ses sentiments profonds, libre de laisser s’exprimer sa compassion : il voit et est « saisi de pitié », littéralement : « ému jusqu’aux entrailles » devant le triste état de la victime. Il n’est pas sans intérêt de souligner que Luc utilise, pour traduire l’émotion du Samaritain, un terme grec qu’il réserve, dans tout son Evangile, à la description des sentiments de Jésus exclusivement. Ce qui confirme l’interprétation des Pères selon laquelle le Samaritain incarne Jésus lui-même dans ses rapports avec notre pauvre humanité meurtrie par le péché.

Ayant terminé l’exposé de la parabole, Jésus interroge à nouveau le Docteur de la loi afin de lui faire tirer lui-même la leçon : « Lequel des trois a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits ? » Sa question fait écho à celle que le légiste avait posée au début de l’entretien : « Qui donc est mon prochain ? ». En substance Jésus répond : « Pour savoir qui est ton prochain : interroge la parabole et demande-toi qui est le prochain de ce malheureux ». Par un subtil retournement de la question, le Seigneur invite son interlocuteur à se reconnaître dans l’homme tombé aux mains des brigands. Il lui suggère ainsi que l’urgence, avant de s’approcher des autres, c’est de se laisser d’abord approcher lui-même.

Le légiste demandait à qui son amour effectif devait s’étendre ; Jésus l’invite à prendre d’abord conscience de son propre état, afin de se disposer à accueillir l’amour d’un Autre, qu’il ne connaît pas, un étranger qu’il juge hérétique, mais qui seul peut le sauver.

Le Docteur de la loi cherchait un prochain auprès duquel il pourrait se dévouer ; Jésus le renvoie à son indigence cachée, au triste état de son humanité blessée, à son besoin de guérison, bref à la nécessité première de se laisser rejoindre et soigner lui-même avant de vouloir en faire autant.

« Qui est mon prochain ? » – « Je le suis, moi qui te parles » répond implicitement Jésus ; « moi qui, ému de compassion, me suis fait proche de toi par pure miséricorde. Laisse-moi te guérir de tes faux dilemmes, de tous tes a-priori, de tes enfermements dans une religiosité légaliste et formelle, de tes jugements exclusifs. Laisse-moi t’enseigner que “c’est la miséricorde que désire ton Dieu, et non les sacrifices” (Os 6, 6). Alors tu comprendras que le prochain ne renvoie pas à une catégorie pré-définie de personnes, choisies selon la race, la culture, ou l’appartenance religieuse, auxquelles tu aurais à offrir tes bons services. Ton prochain, c’est moi, et c’est aussi tout homme par lequel je te viens en aide tout au long de ta vie pour te manifester ma tendresse et ma sollicitude. Ce n’est que lorsque tu m’auras laissé te guérir au sein de l’Eglise (l’auberge) par les sacrements de la réconciliation et de l’Eucharistie (l’huile et le vin), et que je t’aurai rétabli à mon image et à ma ressemblance (les deux pièces d’argent), que tu pourras découvrir en tout homme ton prochain, et que tu pourras l’aimer et le servir avec mon propre cœur uni au tien. »

Père, depuis que ton Fils s’est fait l’un d’entre nous, le chemin vers toi passe nécessairement par nos frères. C’est sur cette route, Jésus, que tu viens à notre rencontre pour nous arracher à notre narcissisme et nous ouvrir aux appels de ceux qui nous font signe dans leur détresse. Esprit Saint, renouvelle notre foi ; qu’elle s’incarne dans des œuvres de miséricorde, car seule une foi agissante par la charité conduit au salut.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 



samedi 2 octobre 2021

« Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » / (366,878)

 Bonjour!

Dimanche le 3 octobre 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mc 10, 2-16)

Alléluia. Alléluia.
Si nous nous aimons les uns les autres,
Dieu demeure en nous ;
en nous, son amour atteint la perfection.
Alléluia. (1 Jn 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    des pharisiens abordèrent Jésus
et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient :
« Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »
    Jésus leur répondit :
« Que vous a prescrit Moïse ? »
    Ils lui dirent :
« Moïse a permis de renvoyer sa femme
à condition d’établir un acte de répudiation. »
    Jésus répliqua :
« C’est en raison de la dureté de vos cœurs
qu’il a formulé pour vous cette règle.
    Mais, au commencement de la création,
Dieu les fit homme et femme.
    À cause de cela,
l’homme quittera son père et sa mère,
    il s’attachera à sa femme,
et tous deux deviendront une seule chair.
Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.
    Donc, ce que Dieu a uni,
que l’homme ne le sépare pas ! »
    De retour à la maison,
les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.
    Il leur déclara :
« Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre
devient adultère envers elle.
    Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre,
elle devient adultère. »


    Des gens présentaient à Jésus des enfants
pour qu’il pose la main sur eux ;
mais les disciples les écartèrent vivement.
    Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit :
« Laissez les enfants venir à moi,
ne les empêchez pas,
car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
    Amen, je vous le dis :
celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu
à la manière d’un enfant
n’y entrera pas. »
    Il les embrassait
et les bénissait en leur imposant les mains.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire: Abbé Fernando PERALES i Madueño (Terrassa, Barcelona, Espagne)



«Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a joint»


Aujourd'hui, les Pharisiens veulent encore tendre un piège à Jésus en Lui exposant la question du divorce. Au lieu de leur donner une réponse définitive, Il leur demanda ce que disaient les écritures à ce sujet, et sans critiquer la loi de Moïse, leur fit comprendre qu'elle est légitime mais temporaire: «C'est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a donné ce précepte» (Mc 10,5).

Jésus leur rappelle ce qui est écrit dans le livre de la Genèse: «Au commencement de la création Dieu fit l'homme et la femme» (Mc 10,6; cf. Gn 1,27). Jésus leur parle d'une unité qui formera l'humanité. L'homme laissera ses parents et s'unira à sa femme, formant ainsi un seul être pour établir l'Humanité. Cela suppose une réalité nouvelle: deux personnes formant une personne, non pas en tant qu'association mais en tant que géniteurs de l'Humanité tout entière. La conclusion est donc évidente: «Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint».

Tant que nous aurons une idée du mariage comme étant une "association", l'indissolubilité de celui-ci nous parait incompréhensible. Si le mariage se réduit à des intérêts communs d'association, on comprend que sa dissolution nous semble légitime. Alors parler du mariage est un abus du langage, puisqu'il s'agit uniquement de deux personnes célibataires qui s'associent pour rendre leur existence plus agréable. 

Quand Jésus parle du mariage il est en train de nous décrire une autre chose! Le Concile Vatican II nous rappelle: «En vue du bien des époux, des enfants et aussi de la société, ce lien sacré échappa à la fantaisie de l'homme. Car Dieu lui-même est l'auteur du mariage qui possède en propre des valeurs et des fins diverses: tout cela est d'une extrême importance pour la continuité du genre humain» (Gaudium et spes, 48).

De retour à la maison les apôtres demandent quelles sont les exigences du mariage, suit alors un passage très émouvant de l'Evangile avec les enfants qui viennent vers Jésus. Les deux passages sont liés. Le deuxième étant comme une parabole qui nous explique comment le mariage est possible. 

Le Royaume de Dieu est destiné à ceux qui ressemblent à un enfant et qui acceptent de construire quelque chose de nouveau. De même pour le mariage, si on a bien saisi ce que cela veut dire : tout laisser pour l'autre, s'unir et devenir un avec l'autre.

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Prions 

pour le baptême de Laurent

 que je célébrerai cet avant-midi 

à Saint-Louis de Kamouraska.

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Bon dimanche!

Jean-Yves


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Diacre

au cœur de nos villes et de nos villages 

pour servir.

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vendredi 1 octobre 2021

« Leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux » / (366,825)

 Bonjour!



Samedi 2 octobre 2021

PSAUME

(Ps 68 (69), 33-35, 36-37)

R/ Le Seigneur écoute les humbles. (Ps 68, 34a)

Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.
Que le ciel et la terre le célèbrent,
les mers et tout leur peuplement !

Car Dieu viendra sauver Sion
et rebâtir les villes de Juda.
Il en fera une habitation, un héritage :
patrimoine pour les descendants de ses serviteurs,
     demeure pour ceux qui aiment son nom.

ÉVANGILE

« Leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux » (Mt 18, 1-5.10)

Alléluia. Alléluia.
Tous les anges du Seigneur, bénissez le Seigneur :
à lui, haute gloire, louange éternelle !
Alléluia. (Dn 3, 58)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

          À ce moment là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent :
« Qui donc est le plus grand
dans le royaume des Cieux ? »
  Alors Jésus appela un petit enfant ;
il le plaça au milieu d’eux,
  et il déclara :
« Amen, je vous le dis :
si vous ne changez pas
pour devenir comme les enfants,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
  Mais celui qui se fera petit comme cet enfant,
celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.
  Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom,
il m’accueille, moi. »
  Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits,
car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux
voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.

          – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Les anges sont au Christ parce que créés par et pour Lui : « Car c’est en lui qu’ont été créées toutes choses, dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles ; trônes, seigneuries, principautés, puissances ; tout a été créé par lui et pour lui » (Col 1,16).

Ils sont à Lui plus encore parce qu’Il les a faits messagers de son dessein de salut. Le salut, voilà ce que les anges nous annoncent et ce vers quoi ils ont la mission de nous conduire. Les anges, et particulièrement nos anges gardiens, sont ceux que Dieu a envoyés pour nous guider jusque dans la véritable Terre Promise : la communion à sa divinité. « Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t’ai préparé ».

Cette mission, ils l’accomplissent en nous remettant sans cesse en mémoire ce à quoi nous sommes appelés. En effet, par le service de louange et d’adoration qu’ils rendent à Dieu, eux qui, comme nous le dit Jésus dans l’évangile, voient sans cesse la face du Père qui est aux cieux (Mt 18, 10), ils nous rappellent que nous avons été créés pour louer et adorer Dieu.

En effet, l’homme est créé pour louer et adorer Dieu. Les dernières pages du livre de l’Apocalypse nous rappellent que tout le bonheur du ciel – et donc le salut réalisé – c’est d’être devant Dieu, de le bénir, de le louer, d’entrer dans l’adoration : « De malédiction, il n’y en aura plus ; le trône de Dieu et de l’Agneau sera dressé dans la ville, et les serviteurs de Dieu l’adoreront ; ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. De nuit, il n’y en aura plus ; ils se passeront de lampe ou de soleil pour s’éclairer, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière, et ils régneront pour les siècles des siècles. » (Ap 22, 3-5) Puisse notre Ange nous garder dans la louange et l’adoration de notre Dieu. Saint Augustin disait : « Notre exercice ici-bas, ce doit être la louange de Dieu, car notre bonheur dans l’éternité, ce sera la louange de Dieu. Nul ne peut devenir propre à cet avenir, s’il ne s’y exerce dès maintenant. C’est bien pourquoi, dès aujourd’hui, nous louons Dieu. »

Anges de Dieu, vous qui êtes nos gardiens, c’est à vous que la Bonté divine nous a confié ; éclairez-nous, gardez-nous, dirigez-nous, et gouvernez-nous.


Abbé Philippe Link / merci!

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«La justification est la conséquence 

de la miséricorde de Dieu qui offre son pardon.»

(Pape François)

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Bonne journée!

Jean-Yves