mardi 12 octobre 2021

« Quel malheur pour vous, pharisiens ! Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous ! » / 367,918)

 Bonjour!

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Mercredi 13 octobre 2021



Voici la Parole de Dieu...

ÉVANGILE

« Quel malheur pour vous, pharisiens ! Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous ! » (Lc 11, 42-46)

Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait :
    « Quel malheur pour vous, pharisiens,
parce que vous payez la dîme
sur toutes les plantes du jardin,
comme la menthe et la rue
et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu.
Ceci, il fallait l’observer,
sans abandonner cela.
    Quel malheur pour vous, pharisiens,
parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues,
et les salutations sur les places publiques.
    Quel malheur pour vous,
parce que vous êtes comme ces tombeaux qu’on ne voit pas
et sur lesquels on marche sans le savoir. »

    Alors un docteur de la Loi prit la parole et lui dit :
« Maître, en parlant ainsi,
c’est nous aussi que tu insultes. »
    Jésus reprit :
« Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous,
parce que vous chargez les gens
de fardeaux impossibles à porter,
et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux
d’un seul doigt. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Les invectives que nous venons d’entendre contre les pharisiens se situent dans le prolongement de l’accusation d’hypocrisie que Jésus leur avait adressée à l’occasion des ablutions rituelles. L’obligation de la dîme est scripturaire (Gn 28, 22 ; Am 4, 4) : le fidèle participe ainsi à l’entretien du Temple et pourvoit aux besoins des prêtres qui y officient. Tout comme les autres peuples, Israël offre à Dieu les prémices de sa récolte, c’est-à-dire le meilleur grain (Lv 23,17) ou la meilleure huile (Lv 23, 10ss). Plus tard s’est ajoutée la dîme sur les plantes potagères et même sur le salaire.

Mais la valeur de ces présents est à la mesure de l’intention qui sous-tend la démarche. Qu’ils sont loin d’être heureux ceux qui portent le souci d’une apparence irréprochable, mais « oublient » que l’offrande signifie le don (du meilleur) de soi : ils croient être justes en s’acquittant scrupuleusement de la dîme de minuscules plantes potagères, et négligent d’offrir à Dieu et à leur prochain l’amour qui leur est dû en stricte justice ! Aveuglés par la vaine gloire, ces malheureux s’exhibent aux premiers rangs et prétendent conduire les autres, sans se rendre compte qu’ils sont spirituellement morts.

On pressent le réalisme de la mise en garde que Jésus adresse à ses disciples : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux » (Mt 6, 1). Car ceux qui « reçoivent leur gloire les uns des autres, ne cherchent pas la gloire qui vient du Dieu unique » (Jn 5, 44). Prisonniers du tombeau scellé de leur suffisance, ils ont réduit le culte du Très Haut, à un moyen au service de l’idolâtrie de soi.

Les pharisiens sont formés à l’école des docteurs de la Loi ; on comprend dès lors que ceux-ci prennent ombrage des invectives prononcées par Jésus. Leur mission consistait à interpréter les Écritures afin qu’elles soient lumière sur le chemin vers Dieu. Mais eux aussi se sont égarés loin du bonheur ! Car loin d’aider les croyants à progresser, ces pseudo guides les chargent de « fardeaux impossible à porter », qu’ils « ne touchent même pas d’un seul doigt ». C’est pourquoi le Seigneur les rejette et vient lui-même paître son troupeau.

C’est à leurs victimes que Jésus adresse cette invitation : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes (Mt 11, 28-29) ».

Nous ne sommes pas des Docteurs de la Loi, mais cela ne nous empêche pas pour autant de nous comporter comme eux ! N’avons-nous pas nous aussi pour notre entourage, des exigences qui ne procèdent pas de la charité mais plutôt de notre cœur endurci, qui ne veut pas se convertir ?

Ne méprisons pas les trésors de patience et de générosité du Seigneur envers nous, en refusant de reconnaître que cette bonté de Dieu nous pousse à la conversion. Demandons au Seigneur de nous ouvrir les yeux sur notre hypocrisie, et de nous donner la force de nous détourner de nous-mêmes pour ne chercher qu’en lui seul notre salut et notre gloire.

Seigneur ne permet pas que la vaine gloire m’aveugle au point de prendre ta place dans ma vie comme dans celle des autres ; ne permet pas que la dureté de mon cœur ou la peur de l’engagement m’empêchent d’accéder à l’intelligence spirituelle de ta Parole. Garde-moi de me refuser à ta vérité pour me donner à l’injustice, et conduis-moi sur le chemin des Béatitudes.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

lundi 11 octobre 2021

« Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous.» / (367,656)

Note: plus de 100 visites sur ce site hier! Continuons de faire connaître la Parole de Dieu.
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Bonjour!
Mardi 12 octobre 2021
Voici la Parole de Dieu de ce jour... 



ÉVANGILE

« Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous.» (Lc 11, 37-41)

Alléluia. Alléluia.
Elle est vivante, énergique, la parole de Dieu ;
elle juge des intentions et des pensées du cœur.
Alléluia. (cf. He 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    pendant que Jésus parlait,
un pharisien l’invita pour le repas de midi.
Jésus entra chez lui et prit place.
    Le pharisien fut étonné
en voyant qu’il n’avait pas fait d’abord les ablutions
précédant le repas.
    Le Seigneur lui dit :
« Bien sûr, vous les pharisiens,
vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat,
mais à l’intérieur de vous-mêmes vous êtes remplis
de cupidité et de méchanceté.
    Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur
n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ?
    Donnez plutôt en aumône ce que vous avez,
et alors tout sera pur pour vous. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Comme Jésus parlait » : c’est au cœur de son ministère que le Seigneur est interrompu abruptement par « un pharisien qui l’invite pour le repas de midi ». Signe de bienveillance, ou façon détournée de faire taire le Maître ? Difficile à dire, mais le caractère inopiné de la proposition du pharisien, fait plutôt pencher pour la seconde solution ; l’atmosphère de la suite de l’entrevue confirmera cette interprétation. Si Jésus qui connaît le fond des cœurs, utilise des mots aussi durs que « cupidité » et « méchanceté » pour décrire l’attitude de son interlocuteur, c’est bien qu’il a perçu l’ambiguïté de l’invitation. Cette commensalité improvisée ne vise pas à instaurer une communion, mais à rompre celle que Notre-Seigneur avait établi avec la foule. En fait il y a deux repas dans ce passage : celui que Jésus partage avec les petits qui se nourrissent du Pain de sa Parole, et celui que le pharisien offre au Seigneur pour le mettre à l’épreuve.

« Le pharisien fut étonné en voyant que Notre-Seigneur n’avait pas fait son ablution avant le repas ». A vrai dire, il serait surprenant que cet homme ait été « étonné » ; la réputation de Jésus le précède : tout pharisien sait que ce Rabbi ne se soucie pas de rituels de purification, puisqu’il ne se gêne pas de manger avec les publicains et les pécheurs. L’entrevue se présente plutôt comme une application directe de la parole que Notre-Seigneur vient de prononcer : « La lampe du corps, c’est ton œil. Lorsque ton œil est sain, ton corps tout entier aussi est lumineux ; mais dès qu’il est malade, ton corps aussi est ténébreux » (Lc 11, 34). 

L’attitude ambiguë de son hôte jaillit d’un regard obscurci par la « méchanceté » et la « cupidité », que Jésus dénonce dans l’espoir de susciter une prise de conscience salutaire. Il ne suffit pas de « purifier l’extérieur », c’est-à-dire d’accomplir les rites prescrits ; s’ils ne sont pas vécus intérieurement comme des mouvements de conversion, ils sont vains. Le cœur du pharisien n’est pas dans la lumière : il n’accueille pas Jésus pour recevoir de lui une Parole qui lui permette de se rapprocher de Dieu ; il ne cherche pas à mieux comprendre le mystère de sa Personne, mais il lui tend un piège pour surprendre dans son comportement ce qui permettrait de l’accuser comme transgresseur de la Loi et de la tradition des Pères.

Jésus n’est pas un provocateur ; il ne prend pas de haut la Loi, puisqu’il prétend être venu non pour l’abolir, mais pour l’accomplir (cf. Mt 5, 17). La seule interprétation cohérente de son comportement est de le recevoir comme un geste prophétique : s’il ne « fait pas son ablution avant le repas », c’est parce qu’il n’a pas besoin de se purifier. Il est le saint, venu pour mener à leur accomplissement tous les rites préfiguratifs de purification. Si son hôte l’avait accueilli d’un cœur ouvert et disponible, il aurait pu lui-même faire ce raisonnement, au moins à titre d’hypothèse, et en demander la confirmation au Seigneur. 

Mais notre pharisien est trop avide du pouvoir spirituel qu’il exerce au sein de la communauté (cupidité) pour chercher à discerner le sens profond des attitudes de Jésus, qu’il interprète comme des transgressions (méchanceté, malveillance) au lieu d’y reconnaître les signes de la venue de l’Envoyé de Dieu. D’où l’interpellation très vigoureuse de Notre-Seigneur : « Insensé ! » : ce chef religieux a effectivement perdu le sens de son ministère, lui qui est supposé guider les croyants vers le Messie, qu’il s’avère incapable de reconnaître en raison de ses a priori.

« Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous » : Jésus conclut par la dénonciation de ce qui nous rend « impurs », c’est-à-dire incapables de reconnaître le Saint, et indigne de nous tenir en sa présence. Il s’agit précisément de la « cupidité », qui fausse notre regard et nous fait voir en tout homme un ennemi potentiel que nous traitons dès lors avec « méchanceté ». Tout ce que nous gardons égoïstement, frileusement, peureusement, pour nous-mêmes ; tout ce que nous soustrayons à la loi du don et du partage, c’est-à-dire à la logique de l’amour : voilà ce qui nous rend impur en nous séparant de nos frères et par là de Dieu lui-même. 

Cela concerne bien sûr les biens matériels, mais aussi les dons naturels et les grâces spirituelles : tout ce que nous gardons pour nous, nous accuse devant Dieu. Y compris les ministères que le Seigneur nous confie : si nous nous en servons comme ce pharisien pour exercer un pouvoir sur ceux que nous sommes appelés à servir, nous sommes des « insensés », nous avons perdu le sens du don de Dieu et nous serons incapables de reconnaître le temps de sa visite.

Vérifions bien la manière dont nous recevons à notre table les frères en qui le Seigneur se fait notre hôte : avec un regard bienveillant et un cœur ouvert ? Ou avec un esprit de défiance et de critique, préparant par avance les arguments qui justifieront notre refus d’obtempérer à leurs demandes ?

« Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ? » : si nous avons à cœur d’amender notre vie de manière à ce qu’elle reflète extérieurement notre appartenance au Christ, il nous faut travailler avec d’autant plus d’acharnement et de persévérance à convertir notre cœur, car « l’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais » (Lc 6, 45).


Abbé Philippe Link / merci!

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«Chercher avec toi dans nos vies

Les pas de Dieu, Vierge Marie

Par toi accueillir aujourd'hui

le don de Dieu, Vierge Marie




Puisque tu chantes avec nous:

Magnificat, Vierge Marie,

permets la Pâque sur nos pas

Nous ferons tout ce qu'il dira.


Chercher... »

(Jean-Claude Gianadda)


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«Des mêmes mots surgissent mille messages, 

pour que chacun, chacune entende selon la langue

 - c'est-à-dire dans sa vie, dans son cœur, 

dans ses préoccupations - ce que Dieu veut lui dire.»

 ( Henri Caro)

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Aujourd'hui c'est l'anniversaire d'ordination 

de mon confrère de cheminement vers le diaconat:

 Jacques Darveau, de Québec.

Ils fêtent 25 années de service en Église. 

Heureux anniversaire à Jacques et son épouse Thérèse.

 (Jacques et Thérèse sont originaires de La Pocatière.)

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«Osons regarder la vie avec les yeux d Dieu.»

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Dimanche prochain, le 17 octobre, ce sera l'ouverture

 d'un temps de préparation

 pour la 16 assemblée du Synode

 qui aura lieu à Rome en 2023.


Cette ouverture se fera dans toutes les églises 

du diocèse et du monde.

Nous en reparlerons au cours de la semaine...

Vous êtes TOUS invités à participer

 à cet événement important 

dans toute l'Église catholique universelle.


La messe de dimanche prochain sera célébrée

 à la cathédrale par Mgr Pierre Goudreault, notre évêque.

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Bonne journée!

Jean-Yves


dimanche 10 octobre 2021

« À cette génération, il ne sera donné que le signe de Jonas » / Fête de l'Action de Grâce... / (367,555)

 Bonjour!

Lundi 11 octobre 2021

Fête de l'Action de Grâce



   Voici la Parle de Dieu de ce jour...

PSAUME

(Ps 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4)

R/ Le Seigneur a fait connaître son salut. (cf. Ps 97, 2a)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez.

ÉVANGILE

« À cette génération, il ne sera donné que le signe de Jonas » (Lc 11, 29-32)

Alléluia. Alléluia.
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.
Alléluia. (cf. Ps 94, 8a.7d)
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Évangile selon saint Luc

En ce temps-là,
    comme les foules s’amassaient,
Jésus se mit à dire :
« Cette génération est une génération mauvaise :
elle cherche un signe,
mais en fait de signe
il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
    Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ;
il en sera de même avec le Fils de l’homme
pour cette génération.
    Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera
en même temps que les hommes de cette génération,

et elle les condamnera.
En effet, elle est venue des extrémités de la terre
pour écouter la sagesse de Salomon,
et il y a ici bien plus que Salomon.
    Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront
en même temps que cette génération,
et ils la condamneront ;
en effet, ils se sont convertis
en réponse à la proclamation faite par Jonas,
et il y a ici bien plus que Jonas.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Cette génération est une génération mauvaise » : est mauvais ce qui n’est pas bon, c’est-à-dire ce qui s’est écarté de la voie du bien, et donc : ce qui est dévoyé. C’est le sens du terme hébreu « Hatta », qui désigne le péché. « Cette génération est mauvaise » parce que, non seulement elle refuse de reconnaître le temps où Dieu la visite, mais elle prétend le mettre à l’épreuve en réclamant « un signe ».

 La génération dont parle Jésus n’est pas seulement celle de ses contemporains juifs : le terme désigne d’une manière bien plus vaste toutes les générations issues de notre pauvre humanité marquée par le péché. Tous nous sommes atteints d’une terrible maladie : la duplicité du cœur, que la Bible désigne par le terme hébreu « Awon » – traduit également par « péché ». Comme « la foule » que le prophète Elie interpelle sur le mont Carmel, nous « plions le genou de deux côtés » (1 R 18, 21), du côté de l’Evangile et du côté de nos Baals ; nous nous trouvons mille « bonnes raisons » pour ne pas suivre le Seigneur dans la radicalité qui devrait s’imposer à nous, si du moins nous avons vraiment compris l’enjeu de sa venue parmi les hommes.

Tous pécheurs qu’ils étaient, les gens de Ninive méritent notre admiration par la promptitude avec laquelle ils se sont convertis à l’appel de Jonas – ce prophète étranger venu leur annoncer un message de malheur. Leur attitude prouve qu’au cœur même de leur perversion, ils avaient néanmoins gardé la lampe de leur conscience allumée : sans chercher à « tricher », ils se sont reconnus pécheurs et n’ont pas contesté le bien-fondé du châtiment qui leur était annoncé. Bien plus : la vigueur de leur repentance prouve qu’ils n’avaient pas enfermé Dieu dans l’image d’un justicier intransigeant, sans quoi ils n’auraient pas nourri l’espoir de le fléchir. Étonnamment, les habitants de Ninive, ville païenne réputée pour sa perversion, semblent avoir une intuition plus juste de Dieu que les fils de la promesse. 

Reconnaissant la pertinence des avertissements de Jonas, ils l’écoutent comme un envoyé de Dieu, sans demander d’autre « signe » que celui de la parole de ce prophète faisant irruption inopinément dans leur ville pour annoncer sa destruction. Cette humilité, accompagnée d’une prompte conversion, va attirer sur eux la miséricorde divine, alors que nos lenteurs à croire et à nous repentir empêchent le Seigneur de nous faire grâce comme il le désire.

Aux Ninivites s’applique la béatitude que Jésus vient de prononcer dans le verset qui précède immédiatement la péricope de ce jour : « Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l’observent » (Lc 11, 28). Si la Parole de Dieu transmise par le prophète Jonas est capable de conduire ces païens à la conversion salutaire, combien plus celle du Verbe incarné a-t-elle la puissance de nous sanctifier, quel que soit le triste état dans lequel nous ont conduit nos fautes. Encore faut-il que nous écoutions le Seigneur avec la disponibilité de cœur qui permette à sa Parole de porter son fruit dans nos vies ; ce qui suppose que nous renoncions à nos tergiversations pour nous livrer au mystère de la croix, « folie pour ceux qui vont vers leur perte, mais pour ceux qui vont vers leur salut, pour nous, elle est puissance de Dieu » (1 Co 1, 18).

Seigneur Jésus, garde-nous de te mettre à l’épreuve en exigeant que tu te révèles dans notre vie selon nos désirs un peu courts. Apprends-nous à écouter ta Parole qui résonne au fond de nos cœur et donne-nous la force de la mettre en pratique. Que dans l’obéissance de la foi, nous nous laissions convertir à ta présence, toi le tout-proche, l’Emmanuel, Dieu avec nous, germe de vie éternelle enfoui dans la terre de notre quotidien.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bon congé de l'Action de Grâce.




Bonne journée!

Jean-Yves

samedi 9 octobre 2021

« Vends ce que tu as et suis-moi » / (367,466)

Bonjour!

Dimanche 10 octobre 2021



Voici la Parole de Dieu de ce dimanche... 

ÉVANGILE

« Vends ce que tu as et suis-moi » (Mc 10, 17-30)

Alléluia. Alléluia.
Heureux les pauvres de cœur,
car le royaume des Cieux est à eux !
Alléluia. (Mt 5, 3)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus se mettait en route
quand un homme accourut
et, tombant à ses genoux, lui demanda :
« Bon Maître, que dois-je faire
pour avoir la vie éternelle en héritage ? »
    Jésus lui dit :
« Pourquoi dire que je suis bon ?
Personne n’est bon, sinon Dieu seul.
    Tu connais les commandements :
Ne commets pas de meurtre,
ne commets pas d’adultère,
ne commets pas de vol,
ne porte pas de faux témoignage,
ne fais de tort à personne,
honore ton père et ta mère. »
    L’homme répondit :
« Maître, tout cela, je l’ai observé
depuis ma jeunesse. »
    Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima.
Il lui dit :
« Une seule chose te manque :
va, vends ce que tu as
et donne-le aux pauvres ;
alors tu auras un trésor au ciel.
Puis viens, suis-moi. »
    Mais lui, à ces mots, devint sombre
et s’en alla tout triste,
car il avait de grands biens.

    Alors Jésus regarda autour de lui
et dit à ses disciples :
« Comme il sera difficile
à ceux qui possèdent des richesses
d’entrer dans le royaume de Dieu ! »
    Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles.
Jésus reprenant la parole leur dit:
« Mes enfants, comme il est difficile
d’entrer dans le royaume de Dieu !
    Il est plus facile à un chameau
de passer par le trou d’une aiguille
qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »
    De plus en plus déconcertés,
les disciples se demandaient entre eux :
« Mais alors, qui peut être sauvé ? »
    Jésus les regarde et dit:
« Pour les hommes, c’est impossible,
mais pas pour Dieu ;
car tout est possible à Dieu. »

    Pierre se mit à dire à Jésus :
« Voici que nous avons tout quitté
pour te suivre. »
    Jésus déclara :
« Amen, je vous le dis :
nul n’aura quitté,
à cause de moi et de l’Évangile,
une maison, des frères, des sœurs,
une mère, un père, des enfants ou une terre
    sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple :
maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres,
avec des persécutions,
et, dans le monde à venir,
la vie éternelle. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le Royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu » (Mc 10,24-25).

Il y a de quoi être, comme les disciples, un peu déconcerté en effet.
Qui peut en effet se détacher vraiment de tout ce qu’il a ?
Et qui peut s’attacher, en vérité, à toute la réalité de ce qu’il est ?
Oui, qui peut parmi nous et entre tous les enfants des hommes, se dire qu’il peut se couper de tout pour ne s’attacher qu’à Dieu ?
Même en sachant la vanité des choses de la terre et la vérité incomparable des promesses d’éternité.

« Qui donc peut être sauvé ? » (Mc 10,26).
On comprend le questionnement des disciples.
Jésus les regarde et leur répond : « Pour les hommes, c’est impossible, mais non pour Dieu. Car tout est possible à Dieu » (10,27).
Parole entre toutes libératrice.
La Vierge Marie, après Abraham, l’avait déjà entendu de la bouche de l’ange du Seigneur.
Il faut donc découvrir d’abord et admettre en premier, comme Marie de Nazareth et Thérèse de Lisieux, que tout cela nous est impossible !
Alors, enfin abandonné, en toute liberté et dans le consentement de l’amour, à la toute-puissance de Dieu, par pure grâce de sa bonté, nous puisons en lui la force de tout quitter et de le suivre, lui.
Comme Pierre et les disciples de Galilée, nous découvrons alors, émerveillés, combien est vraie
la promesse du centuple en cette vie déjà (10,30) !

On quitte, au singulier, une maison, un père, une mère, une terre ; ou encore quelques frères, quelques sœurs, quelques enfants.
Mais voilà qu’en ce temps déjà, nous sont donnés, rendus, au pluriel cette fois, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants et des terres !
Notons en passant que Jésus ne parle plus ici de père, car il n’y a au ciel et sur la terre qu’un seul Père de qui toute paternité tire son nom (Ep 3,14). Mais c’est le Père qui lui-même nous aime (Jn 16,27).

On croyait avoir tout perdu et tout nous est donné.
Le Royaume lui-même promis pour demain est déjà révélé et donné en la personne de Jésus.
Nous voici déjà – c’est écrit – héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ (Rm 8,16) !

En vérité, je vous le dis, le Royaume de Dieu est au milieu de vous (Lc 17,21).
Il nous suffit d’avancer, d’étendre la main et d’y communier.

Seigneur Jésus, notre Maître, toi seul es bon, toi seul mérites qu’on te sacrifie toutes choses. Aide-nous à nous détacher de la richesse et du souci du bien-être. Alors notre liberté trouvera de l’espace pour s’épanouir et du courage pour s’engager à ta suite.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Prière...


Je continuerai à croire... Prière de l'espoir


Je continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir.

Je continuerai à aimer, même si les autres parlent de haine.

Je continuerai à construire, même si les autres détruisent.

Je continuerai à parler de paix, même au milieu d'une guerre.

Je dessinerai des sourires sur des visages en larmes.

Et je tendrai les bras à ceux et celles qui se sentent épuisés.

Oui, je continuerai à croire.


(Prière récitée à l'émission La Victoire de l'Amour.

/ Auteur inconnu)

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Bon dimanche!

Jean-Yves 

 

vendredi 8 octobre 2021

« Heureuse la mère qui t’a porté en elle ! – Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu ! » / (367,382)

Bonjour!

Samedi 9 octobre 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 

ÉVANGILE

« Heureuse la mère qui t’a porté en elle ! – Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu ! » (Lc 11, 27-28)

Alléluia. Alléluia.
Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu,
et qui la gardent !
Alléluia. (Lc 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    comme Jésus était en train de parler,
une femme éleva la voix au milieu de la foule
pour lui dire :
« Heureuse la mère qui t’a porté en elle,
et dont les seins t’ont nourri ! »
    Alors Jésus lui déclara :
« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu,
et qui la gardent ! »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Heureuse la mère qui t’a porté dans ses entrailles, et qui t’a nourri de lait ! » C’est une femme qui parle. Elle sait donc de quoi elle parle… A travers ces mots, c’est toute sa féminité qui s’exprime dans un cri d’admiration et peut-être même un peu d’envie envers celle qui a eu cette grâce de porter, d’enfanter et de nourrir le Messie.

Résonne alors la voix de Jésus : « Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu et la mettent en pratique ». Parole inattendue, déconcertante même. Pourtant les mots de cette femme n’étaient-ils pas un bel hommage rendu à la Vierge Marie, la Mère de notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ ? Jésus n’accorderait-il aucune importance à la maternité de sa mère ?

Bien au contraire. En recentrant cette femme sur ce qui constitue la véritable béatitude, il lui révèle en quoi consiste l’essence de la maternité de Marie, mettant celle-ci encore plus en valeur.

Marie est celle qui par excellence a écouté dans une profonde humilité la Parole du Père et lui a obéi dans une confiance et un abandon total : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole » (Lc 1, 38). C’est bien parce que Marie a d’abord écouté la Parole et lui a obéi qu’elle a pu la porter en elle et l’enfanter. Sa maternité découle de cette écoute humble et obéissante. Voilà en quoi réside réellement sa béatitude. Voilà pourquoi « désormais toutes les générations la proclameront bienheureuse » (Lc 1, 48) !

Seigneur, fais-nous la grâce en ce jour d’être renouvelés dans notre écoute de ta Parole. Libère-nous de tout ce qui pourrait faire obstacle en nous à sa réception. Qu’elle puisse s’enfouir au plus profond de la terre de notre humanité où nous la garderons comme le bien le plus précieux dont nous disposions. Alors elle opèrera en nous son œuvre de conversion. Transformés par elle, nous pourrons alors l’annoncer en vérité et l’enfanter dans d’autres cœurs.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves

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Sur le signet funéraire de Colette B.


«J'aime la rose pour son odeur

et toi Maman,

pour ton bon cœur.

J'aime la rose pour un jour

mais toi Maman,

 pour toujours.»


(Colette est décédée le 19 août 2021 à l'âge de 79 ans e 8 mois.)


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jeudi 7 octobre 2021

« Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous » / (367,296)

 Bonjour!

vendredi 8 octobre 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous » (Lc 11, 15-26)

Alléluia. Alléluia.
Maintenant le prince de ce monde
va être jeté dehors, dit le Seigneur ;
et moi, quand j’aurai été élevé de terre,
j’attirerai à moi tous les hommes.
Alléluia. (Jn 12, 31b-32)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
comme Jésus avait expulsé un démon,
    certains dirent :
« C’est par Béelzéboul, le chef des démons,
qu’il expulse les démons. »
    D’autres, pour le mettre à l’épreuve,
cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
    Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit :
« Tout royaume divisé contre lui-même devient désert,
ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.
    Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même,
comment son royaume tiendra-t-il ?
Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul
que j’expulse les démons.
    Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse,
vos disciples, par qui les expulsent-ils ?
Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.
    En revanche, si c’est par le doigt de Dieu
que j’expulse les démons,
c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.
    Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais,
tout ce qui lui appartient est en sécurité.
    Mais si un plus fort survient et triomphe de lui,
il lui enlève son armement auquel il se fiait,
et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé.
    Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ;
celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.
    Quand l’esprit impur est sorti de l’homme,
il parcourt des lieux arides
en cherchant où se reposer.
Et il ne trouve pas. Alors il se dit :
“Je vais retourner dans ma maison,
d’où je suis sorti.”
    En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée.
    Alors il s’en va,
et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui,
au nombre de sept ;
ils entrent et s’y installent.
Ainsi, l’état de cet homme-là
est pire à la fin qu’au début. »
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Commentaire...

Vaincre l’esprit du mal est la finalité première de la mission de Jésus afin que l’homme puisse recevoir de sa part un esprit de fils. Le Satan a vaincu tout homme dans le premier Adam. Depuis lors, il est « l’homme fort et bien armé qui garde son palais », c’est-à-dire qui domine sur tous les royaumes terrestres (Cf. Lc 4, 6).

Mais Jésus va se révéler plus puissant, plus fort (Cf. Lc 3, 16), que Satan et va triompher de lui en lui enlevant l’équipement de combat qui lui donnait confiance. Lorsqu’il meurt sur la croix, dépouillé de tout, Jésus dépouille Satan de toutes ses armes qui sont celles de l’avoir, du pouvoir et du paraître. C’est alors qu’il restaure en l’homme ce que le démon avait altéré : son identité d’image de Dieu et sa réalité de fils de Dieu.

A ceux qui lui demandaient un signe du ciel pour témoigner de sa toute-puissance, Jésus donnera celui de la Croix, de l’humilité. Il ne peut en donner de plus grand car là se révèle son mystère d’amour infini et inconditionnel pour tous les hommes.

La vie chrétienne n’est pas de tout repos nous le savons ; et c’est peut-être pour avoir voulu l’ignorer que tant de croyants ont fait défection, séduits par les discours mensongers du Prince de ce monde, qui ne parlent que de facilité, spontanéité, jouissance et autonomie. Comme des brebis égarées, ils se sont « dispersés » au lieu de se « rassembler » en réponse à la Parole de Dieu, qui les convoquait en Eglise pour les fortifier de sa présence. 

Nous sommes en perpétuel combat spirituel, et celui-ci exige une vigilance de chaque instant, un entraînement continu, dans une collaboration proche avec d’autres chrétiens. L’oublier, c’est déjà être vaincu. C’est en faisant mémoire, jour après jour, des œuvres de salut du Seigneur dont elle a bénéficié, que l’Église peut garder les yeux fixés sur son Sauveur. Aussi l’Eucharistie, mémorial de la Rédemption, est-elle par excellence le lieu de son rassemblement, où elle peut rendre grâce, se reposer, refaire ses forces et se laisser envoyer dans la puissance de l’Esprit.


Abbé Philippe Link / Merci!



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Bonne journée!

Jean-Yves