lundi 6 juin 2022

« Vous êtes le sel de la terre. » / (386,413)

 Bonjour!

Mardi le 7 juin 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Vous êtes le sel de la terre. » (Mt 5, 13-16)

Alléluia. Alléluia.
Que votre lumière brille devant les hommes :
alors, voyant ce que vous faites de bien,
ils rendront gloire à votre Père.
Alléluia. (Mt 5, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Vous êtes le sel de la terre.
Mais si le sel devient fade,
comment lui rendre de la saveur ?
Il ne vaut plus rien :
on le jette dehors et il est piétiné par les gens.

    Vous êtes la lumière du monde.
Une ville située sur une montagne
ne peut être cachée.
    Et l’on n’allume pas une lampe
pour la mettre sous le boisseau ;
on la met sur le lampadaire,
et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
    De même, que votre lumière brille devant les hommes :
alors, voyant ce que vous faites de bien,
ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Cette double déclaration fait suite aux Béatitudes, et en particulier aux deux dernières qui s’adressent aux persécutés. C’est à ceux qui sont calomniés, persécutés, pourchassés, insultés, que Jésus dit : « Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde ».

Il semble qu’en Palestine, on ajoutait du sel au fumier pour servir d’engrais ; ce qui explique que Jésus parle du sel « de la terre ». Cette expression signifierait donc pour le disciple, être la condition de la fécondité de la terre, entendons : du monde. Le chrétien posséderait une sagesse qui seule peut féconder les efforts des hommes en l’orientant vers Dieu. Sagesse discrète, sans éclat, car le sel, tout comme le levain, demeure invisible. 

Sagesse discrète également quant à sa quantité : les aliments trop salés sont franchement immangeables. Le sel est donc un serviteur qui doit savoir se tenir à sa place, même si son ministère est indispensable. Il est au service des aliments dont il relève le goût. Lorsque Jésus affirme : « Vous êtes le sel de la terre », il nous invite à nous mettre au service, discret et efficace, de nos frères, afin qu’ils puissent savourer la vie que Dieu leur donne.

Essayons de préciser ce ministère ; nous avons mentionné en commençant que Jésus parle sur l’arrière-fond de la béatitude des persécutés ; tout porte dès lors à penser que la sagesse dont il est question est celle de la Croix glorieuse. Sans cette sagesse qui ouvre sur l’espérance de la vie éternelle, les efforts que nous déployons en cette vie demeurent stériles et vains, car tout est emporté par la mort qui survient à son heure. Ce qui empêche les hommes de savourer la vie, c’est la peur de la mort qui couvre chaque jour de son voile de deuil. Mais pour celui qui est initié au mystère de Pâques, la vie est libérée de cette angoisse qui la stérilise. Etre sel de la terre signifie donc être témoin de l’espérance pascale au cœur d’un monde qui occulte la mort précisément parce qu’elle lui rappelle le caractère éphémère de la vie.

Il est évidemment impossible que le sel s’affadisse ; pourtant Jésus suggère que le chrétien, lui, puisse perdre sa sagesse : devant les persécutions, il peut apostasier, choisir de prolonger sa vie dans ce monde plutôt que de tout miser sur le Royaume à venir. Un tel disciple perdrait sa saveur, c’est-à-dire ne servirait plus à rien, il deviendrait insignifiant pour les hommes. Et la présentation que Jésus en fait semble bien suggérer que c’est la pire des choses qui puisse lui arriver.

Sévère avertissement qu’il nous faut bien entendre : le chrétien affadit est le chrétien tiède qui accepte les compromissions avec le monde, se coule dans la mentalité du temps et démissionne de sa mission ; celui qui, pour éviter toute critique, raillerie ou questionnement, évite soigneusement de reconnaître son appartenance au Christ et de vivre les valeurs évangéliques proclamées dans les Béatitudes.

« Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde. » Si le sel se mêle aux aliments de manière invisible, la lumière, elle, ne se cache pas : elle se montre. Jésus précise d’ailleurs que cette lumière, se sont les bonnes œuvres que nous accomplirons devant les hommes, et qui conduisent à « rendre gloire à votre Père qui est aux cieux ». C’est la première occurrence de l’expression « votre Père » sur les lèvres de Jésus. Notre témoignage discret, mais savoureux et lumineux de l’espérance pascale, a pour mission principale de rappeler aux hommes que leur vie ne trouvera pleinement son sens que dans la reconnaissance de la paternité divine, et l’accueil de la vie immortelle qu’il offre dans l’Esprit à ceux qui s’unissent par la foi à son Fils unique.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  •            « Ne pensez pas que le combat auquel vous êtes appelés a peu d’importance et que la cause qui vous est confiée est mince : "Vous êtes le sel de la terre" » (Saint Jean Chrysostome)

  •      « Précisément en ce moment, les disciples du Seigneur sont appelés à vivre comme une communauté qui est le sel de la terre et la lumière du monde. Ne nous laissons pas voler la communauté ! » (François)

  •      « Le peuple de Dieu a des caractéristiques qui le distinguent nettement de tous les regroupements religieux, ethniques, politiques et culturels de l’histoire […]. Sa mission c’est d’être le sel de la terre et la lumière du monde. Il constitue pour tout le genre humain le germe d’unité, d’espérance et de salut » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 782)

Bonne journée!

Jean-Yves 

dimanche 5 juin 2022

« Voici ton fils. Voici ta mère » / Marie, Mère de l'Église... / (386,368)

 Bonjour!

Lundi 6 juin 2022

     Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


ÉVANGILE

« Voici ton fils. Voici ta mère » (Jn 19, 25-34)

Alléluia. Alléluia.
Heureuse Vierge Marie
tu as enfanté le Seigneur !
Bienheureuse Mère de l’Église,
tu fais brûler en nous l’Esprit
de ton Fils Jésus, le Christ.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
  près de la croix de Jésus se tenaient sa mère
et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas,
et Marie Madeleine.
  Jésus, voyant sa mère,
et près d’elle le disciple qu’il aimait,
dit à sa mère :
« Femme, voici ton fils. »
  Puis il dit au disciple :
« Voici ta mère. »
Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
  Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé,
pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout,
Jésus dit :
« J’ai soif. »
  Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée.
On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre
à une branche d’hysope,
et on l’approcha de sa bouche.
  Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit :
« Tout est accompli. »
Puis, inclinant la tête,
il remit l’esprit.
  Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi),
il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat,
d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque.
Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps
après leur avoir brisé les jambes.
  Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier,
puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
  Quand ils arrivèrent à Jésus,
voyant qu’il était déjà mort,
ils ne lui brisèrent pas les jambes,
  mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ;
et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.

          – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Du cœur de son lieu de souffrance, Jésus adresse à sa mère une parole d’espérance : « Femme, voici ton Fils ». Marie reçoit un nouveau fils, une nouvelle descendance, une nouvelle espérance, une vie nouvelle. Quant au disciple, il reçoit une parole qui l’engendre à nouveau : « Voici ta mère » (Jn 19,27). Ainsi est fondée la communauté, dont Marie est la mère, une communauté de disciples aimés et aimants.

Dans ce texte, Marie est d’abord présentée comme mère. Alors qu’elle est sur le point de perdre son fils unique, et donc sur le point de perdre sa qualité de mère, qui donne la vie, Jésus lui dit : « Femme, voici ton Fils ». Donc Marie retrouve une nouvelle qualité de mère, par rapport au disciple bien-aimé.

Remarquons aussi que ce disciple ne porte pas de nom. On dit souvent : c’est saint Jean. Mais cela n’est écrit nulle part. En fait, il ne porte pas de nom, parce que ce disciple représente chacun d’entre nous. Chacun de nous est un disciple bien-aimé, qui reçoit Marie pour mère. Chaque disciple trouve en Marie une mère, c’est-à-dire une personne qui lui donne vie. Si Marie est une mère pour nous, cela signifie que nous remplaçons Jésus, son fils, auprès d’elle ; nous devenons des nouveaux Jésus pour Marie ! Si nous avons Marie pour mère, nous avons donc Jésus pour frère.

Voilà la mission de Marie : elle fait de nous des nouveaux Jésus, des frères jumeaux de Jésus. Le disciple bien-aimé devient un frère de Jésus, qui remplace Jésus auprès de Marie. La mission de Marie, c’est de transformer des disciples, c’est-à-dire des élèves, des inférieurs, en frères, c’est-à-dire en égaux. Ainsi Marie est-elle la nouvelle Ève, non seulement comme femme, mais comme mère de l’humanité. Si la première Ève avait engendré deux fils, Caïn et Abel, elle avait connu l’épreuve avec ses enfants : car le premier est devenu un criminel, Caïn, qui a tué Abel, son frère, dont le nom signifie justement « fils ».

 Tandis que Marie, qui a connu l’épreuve avec la mort de son fils Jésus, se découvre mère d’une multitude grâce à Jésus, qui fait d’elle la mère de ses disciples et qui crée autour d’elle une famille de frères et sœurs, tous égaux entre eux et tous semblables à lui, Jésus. Là où, avec Ève, il y avait eu échec de la famille et assassinat, ici, avec Jésus, il y a fondation d’une nouvelle famille et source de vie et d’amour.

La mémoire de Marie, Mère de l’Église, nous permet de mieux faire le lien entre l’Église primitive, avec les disciples accompagnés de Marie, et l’Église actuelle, dont Marie est la mère aujourd’hui. C’est vraiment l’actualisation de la Pentecôte que cette fête nous permet de vivre. Qui plus est, cette fête nous invite à renforcer le sens maternel de notre Église, dont le monde a grand besoin, et à ne pas voir l’Église d’abord comme une institution. Se sentir proche d’une mère est le propre de tout être humain. L’Église incarne cette maternité vécue, en développant la fraternité dans ses communautés. C’est donc un stimulus pour chaque communauté que de vivre intensément cette nouvelle fête et de la rayonner. 

Que Marie nous protège et nous guide dans ce monde, souvent très secoué, et qu’elle soit plus que jamais la Vierge des pauvres et la Mère de l’Église !


Abbé Philippe Link / Merci!

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Calvaire

Sur la montagne au Collège de Sainte-Anne


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Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 4 juin 2022

« L’Esprit Saint vous enseignera tout » / (386,326)

 Bonjour!

Dimanche 5 juin 2022

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...


ÉVANGILE
Dimanche 5 juin 2022 Pentecôte — Année C
« L’Esprit Saint vous enseignera tout »
Alléluia. Alléluia.
Viens, Esprit Saint !
Emplis le cœur de tes fidèles !
Allume en eux le feu de ton amour !
Alléluia.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
14, 15-16.23b-26)
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Si vous m’aimez,
vous garderez mes commandements.
Moi, je prierai le Père,
et il vous donnera un autre Défenseur
qui sera pour toujours avec vous.
Si quelqu’un m’aime,
il gardera ma parole ;
mon Père l’aimera,
nous viendrons vers lui
et, chez lui, nous nous ferons une demeure.
Celui qui ne m’aime pas
ne garde pas mes paroles.
Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi :
elle est du Père, qui m’a envoyé.
Je vous parle ainsi,
tant que je demeure avec vous ;
mais le Défenseur,
l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,
lui, vous enseignera tout,
et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »
– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

« Vous recevrez une force, celle du Saint Esprit, qui descendra sur vous, et vous serez mes témoins » (Ac 1,8). Une force, un ressort, une énergie de résurrection : voilà ce que nous donne l’Esprit Saint.

Vous voulez avoir une idée de la puissance du Saint Esprit ? Écoutez ce que dit Paul : « Si l’Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité Jésus Christ d’entre les mortsdonnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous » (Rm 8,11). L’Esprit Saint est l’artisan de la Résurrection du Christ !

La Résurrection, c’est la puissance de l’Esprit Saint qui se déploie dans l’humanité. D’abord dans celle de Jésus. Et maintenant dans la nôtre. La Pentecôte, c’est la résurrection qui entre dans les fibres de notre humanité. C’est la résurrection du Christ, avec le Christ. C’est la résurrection qui vient du Père et nous conduit au Père, qui rentre dans toutes les fibres de notre humanité.

De cela le Seigneur a voulu nous donner un indice très sûr. Quel jour le Seigneur a-t-il choisi pour souffler en nous ce grand Souffle de Vie ? Le Jour de Pentecôte. Or que signifiait la Pentecôte ? Le sens premier de cette fête était le suivant : à Pâque les Juifs offraient à Dieu les premières gerbes de la moisson. À Pentecôte on célèbre la moisson accomplie et c’était une grande joie. La première gerbe, c’est l’humanité de Jésus. La moisson c’est nous ! La Pentecôte, c’est l’accomplissement, l’aboutissement de Pâque.

Si l’on regarde le sens nouveau que cette fête avait pris surtout dans le milieu pharisien : Pâque c’était la fête de la sortie de l’Égypte : la liberté, la libération. Pentecôte c’était l’Alliance, le don de la Loi. C’était la possibilité de vivre avec ce Dieu qui nous a libérés, de demeurer dans la grâce de la libération, de vivre en hommes et femmes libres. Là aussi la Pentecôte était le déploiement de la grâce de Pâque.

C’est ce jour-là que le Seigneur a choisi pour l’effusion de l’Esprit Saint. Pour que ce soit bien clair que la Pentecôte, c’est le déploiement en nous de la grâce de Pâques. La souffrance imprégnée d’amour, la croix qui devient glorieuse, la mort qui est vaincue, le triomphe aussi humble que puissant de la Résurrection, ce n’est pas seulement pour Jésus de Nazareth. C’est pour nous tous. C’est pour tous les humains qui croient en Jésus.

C’est cela qui faisait que les premiers chrétiens traversaient les frontières, entraient dans d’autres cultures,dépassaient les épreuves, se réconciliaient. L’Église c’est le peuple de la résurrection. Pas comme une idée ou une théorie ou un slogan mais comme une réalité une surprise continuelle qui est en nous.

Alors, comment allons-nous regarder la faiblesse, la fragilité de l’Église en Occident aujourd’hui ? C’est simple : si l’Esprit n’est pas notre vie, nous allons nous décourager et notre foi va ou s’éteindre ou se rigidifier comme une momie. Mais si l’Esprit est notre vie, si nous accueillons la Personne de l’Esprit, la situation actuelle certes nous éprouve, nous inquiète mais elle est certainement le lieu où se manifeste la résurrection.

Laissons-nous surprendre par l’Esprit Saint !

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LES 7 DONS DU SAINT ESPRIT

Les 7 dons du saint esprit s’appuient sur le chapitre 11 du livre du prophète Isaïe.

« …un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur ». Isaïe 11, 2-3

Les dons de l’Esprit Saint soutiennent, purifient, rectifient, renouvellent, notre être et notre agir dans l’exercice des vertus et ils nous donnent de progresser plus rapidement dans la vie de fils et filles de Dieu, c’est-à-dire sur le chemin de Béatitudes. On les compare souvent au souffle du vent qui gonfle les voiles d’un bateau.
 (Diocèse de Saint-Dié / France)

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Photo de André Lavoie - Merci!

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L'accès à une liberté nouvelle ne surgit qu'après que nous nous sommes abîmés
Dans le gouffre d'une longue nuit.
Il faut que le grain s'essouffle en terre pour porter du fruit.
Il faut traverser la souffrance ,
Celle du corps,
Celle du cœur avec son désespoir ,
Sa détresse
Pour que la vie rehausse de plus belle.
Il faut aimer de toute son âme,
De tout son être pour vivre, survivre,
Avancer en conjuguant à tous les temps
Le verbe : Aimer!
Il n'y a que cela de vrai!
Cris.
"La Marmotte."
(Christiane Verhille)
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Bon dimanche!

Jean-Yves 

vendredi 3 juin 2022

« C’est ce disciple qui a écrit ces choses ; son témoignage est vrai » / (386,285)

 Bonjour!

Samedi 4 juin 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« C’est ce disciple qui a écrit ces choses ; son témoignage est vrai » (Jn 21, 20-25)

Alléluia. Alléluia.
Je vous enverrai l’Esprit de vérité, dit le Seigneur ;
il vous conduira dans la vérité tout entière.
Alléluia. (cf. Jn 16, 7.13)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus venait de dire à Pierre : « Suis-moi. »
S’étant retourné, Pierre aperçoit, marchant à leur suite,
le disciple que Jésus aimait.
C’est lui qui, pendant le repas,
s’était penché sur la poitrine de Jésus
pour lui dire :
« Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? »
Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus :
« Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? »
Jésus lui répond :
« Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne,
que t’importe ?
Toi, suis-moi. »
Le bruit courut donc parmi les frères
que ce disciple ne mourrait pas.
Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas,
mais :
« Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne,
que t’importe ? »

C’est ce disciple qui témoigne de ces choses
et qui les a écrites,
et nous savons que son témoignage est vrai.
Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ;
et s’il fallait écrire chacune d’elles,
je pense que le monde entier ne suffirait pas
pour contenir les livres que l’on écrirait.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Pierre a compris l’allusion à peine voilée de Jésus au martyr par lequel il glorifierait Dieu, en donnant lui aussi sa vie pour ses amis. Dans le silence qui suit cette révélation, l’attention de Pierre est attirée par le crissement des galets, sous les pas de quelqu’un qui s’approche. Se retournant, il « aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait ». Discrètement celui-ci s’est détaché du groupe des Apôtres pour se rapprocher du Maître, tout en restant à une distance respectueuse pour ne pas être indiscret. Il ne cherche pas à se mêler à la conversation entre Pierre et Jésus, mais son amour pour le Seigneur l’attire à lui : « l’ami de l’Epoux se tient là, il entend la voix de l’Epoux, et il en est tout joyeux. C’est sa joie et il en est comblé » (Jn 3, 29). Par le fait même, tout en marchant « à la suite de Jésus », il marche également derrière celui que son Maître a placé à la tête du collège apostolique.

Le voyant, Pierre prend conscience que c’est plutôt à ce disciple que devrait revenir la responsabilité dans laquelle il vient d’être confirmé, et l’honneur de verser son sang en témoignage. N’est-il pas le seul Apôtre qui soit resté fidèle et qui ait suivi le Maître jusqu’à la Croix ? « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? » La parole énigmatique de Jésus – « Est-ce ton affaire ? » – doit s’entendre comme un refus de satisfaire la curiosité de Pierre. Tout appel s’enracine dans la relation personnelle, unique, que le Seigneur entretient avec chaque disciple en particulier. Certains aspects de notre vocation appartiennent certes à la « sphère publique », puisque c’est toujours au service du bien commun que nous sommes envoyés ; mais il nous faut aussi respecter le mystère de cette relation d’amour – nécessairement personnelle – qui relie chacun de nous et de nos frères à l’unique Epoux de nos âmes. La curiosité dans ce domaine est déplacée : la « transparence » fraternelle ne signifie pas « déballage » du for interne, voyeurisme ou exhibitionnisme spirituel ; il nous faut apprendre à respecter le « secret du Roi », autant dans nos vies que dans celle des autres.

« Si je veux qu’il reste jusqu’à ce que je vienne ? » Comment comprendre cette Parole ? « Jusqu’à ce que je vienne » à la fin des temps, c’est-à-dire à la Parousie ? L’évangéliste récuse explicitement cette interprétation, qui impliquerait que « le disciple ne mourrait pas ». Il faut sans doute lire bien plus simplement : « jusqu’à ce que je vienne le prendre avec moi dans la définitivité du Royaume, de l’autre côté de la mort ». En vertu du pouvoir qu’il a acquis par sa résurrection, Notre-Seigneur définit la mort comme notre rencontre avec lui, le Vivant, qui vient nous chercher pour nous introduire dans la vie définitive.

Pour nous préparer à cette ultime traversée vers l’autre rivage, appuyés sur le bras de l’Epoux, il nous faut obéir à la volonté du Seigneur : « Je veux qu’il demeure ». Dans le quatrième évangile, ce verbe décrit l’attitude du disciple, qui tend à mettre en pratique le précepte de Jésus : « Demeurez en moi comme moi je demeure en vous » (Jn 15, 4). Notre-Seigneur nous invite à nous unir à lui par une foi vivante, afin de ne pas être pris à l’improviste lorsqu’il viendra nous chercher. Restons en tenue de service, et gardons nos lampes allumées. Soyons « comme des gens qui attendent leur Maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le Maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller : il prendra la tenue de service, les fera passer à table, et les servira chacun à son tour. » Nous aussi, « tenons-nous prêts : c’est à l’heure où nous n’y penserons pas que le Fils de l’homme viendra » (Lc 12, 37-40).

En attendant sa venue, nous savons ce que nous avons à faire : comme Saint Paul, « du matin jusqu’au soir, efforçons-nous de convaincre nos frères au sujet de Jésus, enseignant ce qui le concerne avec une assurance totale » (1ère lect.), c’est-à-dire dans la force de l’Esprit.

Seigneur nous envions tous les disciples de la première heure, qui t’ont vu, entendu, qui ont mangé avec toi ; que tu as soutenus au moment du doute, que tu as réconfortés devant l’épreuve, que tu as rassemblés après leur trahison. Il ne faudrait pourtant pas que cette nostalgie nous fasse oublier que ces récits ne nous sont pas seulement donnés à méditer pour faire mémoire des temps fondateurs, mais aussi et surtout pour nous rappeler que tu demeures auprès de nous dans la même proximité et la même disponibilité. Que l’Esprit Saint dans lequel nous allons être bientôt renouvelés nous fasse découvrir ta présence au cœur de nos vies, toi qui nous a promis d’“être avec nous, tous les jours, jusqu’à la fin du monde” (Mt 28, 20).


Abbé Philippe Link / Merci!

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Photo: de André Lavoie - Merci!



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Bonne journée!

Jean-Yves 


jeudi 2 juin 2022

« Sois le berger de mes agneaux. Sois le pasteur de mes brebis » / Veiller...(à voir...) / (386,252)

Bonjour!

Vendredi 3 juin 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Sois le berger de mes agneaux. Sois le pasteur de mes brebis » (Jn 21, 15-19)


Alléluia. Alléluia.
L’Esprit Saint vous enseignera tout,
et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
Alléluia. (cf. Jn 14, 26)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Jésus se manifesta encore aux disciples
sur le bord de la mer de Tibériade.
Quand ils eurent mangé,
Jésus dit à Simon-Pierre :
« Simon, fils de Jean,
m’aimes- tu vraiment, plus que ceux-ci ? »
Il lui répond :
« Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »
Jésus lui dit :
« Sois le berger de mes agneaux. »
Il lui dit une deuxième fois :
« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? »
Il lui répond :
« Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »
Jésus lui dit :
« Sois le pasteur de mes brebis. »
Il lui dit, pour la troisième fois :
« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? »
Pierre fut peiné
parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait :
« M’aimes-tu ? »
Il lui répond :
« Seigneur, toi, tu sais tout :
tu sais bien que je t’aime. »
Jésus lui dit :
« Sois le berger de mes brebis.
Amen, amen, je te le dis :
quand tu étais jeune,
tu mettais ta ceinture toi-même
pour aller là où tu voulais ;
quand tu seras vieux,
tu étendras les mains,
et c’est un autre qui te mettra ta ceinture,
pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort
Pierre rendrait gloire à Dieu.
Sur ces mots, il lui dit :
« Suis-moi. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La péricope évangélique de ce jour est extraite de la première finale du quatrième évangile. Il s’agit du merveilleux dialogue entre Jésus ressuscité et Pierre sur les bords du lac de Tibériade.

Par trois fois Jésus demande à Pierre : « M’aimes-tu ? ». Certes, cette insistance marque la gravité de l’appel divin et ne peut que rappeler à Pierre sa triple trahison. Mais lorsqu’on voit qu’en grec, le verbe traduit en français par « aimer » n’est pas toujours le même, le sens de cet échange entre Pierre et le Ressuscité atteint une profondeur insoupçonnée.

En effet, en faisant attention à la nuance qui apparaît entre les termes dans l’original grec, on traduirait plutôt : « M’aimes-tu plus que les autres ? » ; puis simplement : « M’aimes-tu d’un amour de charité ? » ; et enfin : « M’aimes-tu d’un amour d’amitié ? » L’intensité dans le questionnement de Jésus va donc en décroissant. Étonnant car nous aurions plutôt attendu que Jésus invite d’abord Pierre à l’aimer d’un amour naturel d’amitié et ensuite d’un amour surnaturel de charité.

Face à l’enchaînement de ces demandes, on devine aisément le désarroi de Pierre, qui par sa trahison, a fait l’expérience de son impuissance à aimer Jésus d’un amour de charité. Ne voulant pas mentir à nouveau, il répond par un humble aveu : « Oui, Seigneur, je t’aime, mais d’un simple amour humain : je ne suis pas capable de mieux, tu le sais ! »

À chacun de ces aveux d’impuissance – mais qui sont autant de déclarations de son désir d’aimer en vérité – Jésus répond en confiant à Pierre le soin de ses brebis. On comprend alors que par les trois questions qu’il lui adresse, Jésus n’a pas l’intention d’accuser Pierre en référence à sa triple trahison. Jésus ne veut enfermer personne dans son péché mais au contraire l’en libérer.

Jésus met Pierre devant son désir de l’aimer de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force mais également devant son incapacité à le réaliser par ses propres forces. Il s’agit ici pour Jésus de sortir Pierre de sa culpabilité en réveillant en lui le désir de le suivre. La seule chose que Jésus ajoute à cela c’est de permettre à Pierre de reconnaître que sans son aide il ne pourra y arriver par lui-même : « Pais mes brebis. En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais jeune, tu nouais ta ceinture et tu allais où tu voulais ; lorsque tu seras devenu vieux, tu étendras les mains et c’est un autre qui nouera ta ceinture et qui te conduiras là où tu ne voudrais pas. »

Cette phrase a été comprise comme une prophétie de la mort dont le premier des apôtres glorifierait son Seigneur. Autrement dit, notre Seigneur révèle à Pierre qu’il arrivera un jour à l’aimer d’un parfait amour de charité – à travers le don de sa vie dans le martyre – mais que ce sera par la grâce de celui qui lui aura passé la ceinture et conduit au lieu du témoignage d’où spontanément sa volonté humaine l’avait éloigné durant la Passion.

D’ici-là, Jésus se contente bien de son pauvre amour humain dans la mesure où Pierre s’en sert de tremplin pour aller plus haut. « Suis-moi » : c’est sur le chemin de l’amour de charité, qui consiste à tout donner et à se donner soi-même, que Pierre est convié à la suite de son Maître dans la force de l’Esprit. Et ce second appel que Jésus adresse à son apôtre est d’autant plus décisif qu’il est enraciné dans l’expérience éprouvante de la fragilité du disciple, mais aussi de la fidélité inconditionnelle de son Maître.

En ce jour, Seigneur, nous voulons prendre à notre compte cet appel que tu adressas à Pierre. Fais-nous éprouver combien par nous-mêmes nous sommes incapables de t’aimer comme nous le désirons. A travers ton ‘suis-moi’, puissions-nous réentendre cette parole de l’Écriture : ‘Il est fidèle le Dieu qui t’appelle, c’est encore lui qui accomplira cela’, pour nous appuyer dessus chaque jour de notre vie.

Abbé Philippe Link / Merci!

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De La Victoire de l'Amour, ce jour...


Première partie: Avec le Dr Nathalie J. Brousseau:


La veille... 

À quoi ça fait penser? - Aux moines dans un monastère... 

À quelqu'un qui assure la veille de la nuit au travail...  

Aux gardes de la tour...

Ça fait penser aussi la «vigilance« dans ma vie personnelle... 

dans mon travail... dans mes responsabilité parentales...  

Vigilent avec mes enfants... Dans mon environnement...  

Dans ma conduite en auto ou sur l'eau...  

Ça peut vouloir dire prévoir en me documentant... 

En soignant mes relations.... 

En étant prudent avec les objets... 

En assistant des personnes plus vulnérables... 

Et nous ne sommes pas les seuls à veiller... 

Nous avons à veiller sur les autres: nos enfants, nos élèves, 

nos parents, nos patients, etc...  

Et Dieu... il veille sur nous par sa Providence...


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Bonne journée!

Jean-Yves 




Photo:
André Lavoie - Merci!

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J'ai emprunté cette "image" d'un diocèse français...

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mercredi 1 juin 2022

« Qu’ils deviennent parfaitement un » / (386,228)

 Bonjour!

Jeudi 2 juin 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Qu’ils deviennent parfaitement un » (Jn 17, 20-26)

Alléluia. Alléluia.
Que tous soient un,
comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi,
pour que le monde croie que tu m’as envoyé.
Alléluia. (Jn 17, 21)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi :
« Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là,
mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.
Que tous soient un,
comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi.
Qu’ils soient un en nous, eux aussi,
pour que le monde croie que tu m’as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée,
pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :
moi en eux, et toi en moi.
Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un,
afin que le monde sache que tu m’as envoyé,
et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.
Père,
ceux que tu m’as donnés,
je veux que là où je suis,
ils soient eux aussi avec moi,
et qu’ils contemplent ma gloire,
celle que tu m’as donnée
parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.
Père juste,
le monde ne t’a pas connu,
mais moi je t’ai connu,
et ceux-ci ont reconnu
que tu m’as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom,
et je le ferai connaître,
pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux,
et que moi aussi, je sois en eux. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Que tous soient un ». Tel est l’appel pressant que Jésus adresse à son Père dans la finale du chapitre 17 de saint Jean proposée à notre méditation dans l’évangile de ce jour. Le vœu de Jésus quant à l’unité de ses disciples est relié à son exemplaire en Dieu par la particule « comme » qui, en grec, peut indiquer une comparaison ou un engendrement : « que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient en nous » (v. 21) ; « qu’ils soient uns comme nous sommes uns : moi en eux et toi en moi » (v. 22).

Nous sommes ici dans le deuxième cas de figure. Jésus veut nous montrer que l’unité ne résulte pas d’abord d’un effort humain mais qu’elle a sa source et son fondement dans l’unité même de Dieu. Il n’y a pas d’unité possible entre les hommes si ce n’est par référence à l’unité du “Nous” de Dieu.

Unité ne signifie pas uniformité. Car le Père et le Fils sont à la fois deux et un. Dieu ne cherche donc pas à uniformiser les êtres entre eux. Il veut les faire vivre en communion. L’uniformisation est synonyme de mort. La communion, c’est la vie, l’amour, qui tire son origine de l’amour même du Christ, qui est aussi celui du Père et qui en tant qu’amour conjoint du Père et du Fils est l’Esprit Saint.

La prière adressée par Jésus à son Père pour l’unité de ses disciples est donc un appel à l’Esprit Saint. Dans ce temps de préparation à la fête de Pentecôte, nous comprenons alors la place d’un tel évangile.

Pourtant nulle part dans notre péricope, Jésus ne mentionne ouvertement l’Esprit Saint… Quand on veut aller à l’essentiel d’un discours on se concentre sur sa conclusion. Notre passage s’achève par ces mots : « Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître et je le ferai connaître encore, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux et moi en eux » (v. 26). En faisant connaître à ses disciples le nom de son Père, Jésus manifeste que “Père” est le nom qui exprime le plus profondément l’être de Dieu. 

Mais un père ne peut exister sans fils et les deux ne peuvent subsister sans une relation d’amour qui les unit, laquelle dans le cas de Dieu n’est autre que l’Esprit Saint. Même si cela n’est pas explicité dans le vocabulaire, c’est donc bien l’Esprit Saint, l’Esprit d’amour, que le Fils à la veille de sa passion demande au Père pour ses disciples et pour tous ceux qui croiront en lui.

Jésus demande à son Père que tous ses disciples et tous ceux qui, dans la suite des âges, lui emboîteront le pas soient rassemblés dans une communion vivante. Au chapitre 11 de son évangile, saint Jean nous avait déjà dit que « Jésus allait mourir pour la nation, et non pas pour la nation seulement, mais encore afin de rassembler les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11, 51-52). Autrement dit, le sacrifice de Jésus sur la Croix est la source de l’unité des fils de Dieu. Pour saint Jean d’ailleurs, c’est déjà du haut de la Croix que Jésus souffle l’Esprit sur l’Eglise et lui fait le don de l’unité.

Pourtant, la dure réalité est bien là. Nos divisions intérieures et extérieures nous accablent et nous désolent. Elles contredisent ouvertement la volonté du Christ de rassembler les enfants du Père dispersés. Entre chrétiens, c’est-à-dire entre disciples, ces divisions sont même un scandale pour le monde. Comment rester divisés si par le baptême nous avons été plongés dans la mort et la résurrection du Seigneur, l’acte même par lequel il a détruit les barrières de la haine et de la discorde ! C’est ici qu’il ne nous faut pas oublier que notre communion est avant tout un don à recevoir de Dieu.

Mais Dieu n’agit pas sans nous. Dans cette prière qu’il adresse à son Père à la veille de sa passion, Jésus nous révèle la manière la plus éloquente de dépasser et de surmonter les facteurs de divisions : le don total de nous-mêmes au nom de l’Evangile.

 Seigneur Esprit Saint, introduis-nous dans la communion d’amour du Père et du Fils. Rends-nous participants de la gloire divine. Transformés et illuminés nous pourrons alors porter au monde ce témoignage de paix et d’unité dont il a tant besoin.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 



Photo:

André Lavoie

Merci!

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