jeudi 7 juillet 2022

« Ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père » / (387,866)

 Bonjour!

Vendredi 8 juillet 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père » (Mt 10, 16-23)

Alléluia. Alléluia.
Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,
il vous conduira dans la vérité tout entière
et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
Alléluia. (Jn 16, 13a ; 14, 26d)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
    « Voici que moi, je vous envoie
comme des brebis au milieu des loups.
Soyez donc prudents comme les serpents,
et candides comme les colombes.
    Méfiez-vous des hommes :
ils vous livreront aux tribunaux
et vous flagelleront dans leurs synagogues.
    Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois
à cause de moi :
il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens.
    Quand on vous livrera,
ne vous inquiétez pas de savoir
ce que vous direz ni comment vous le direz :
ce que vous aurez à dire
vous sera donné à cette heure-là.
    Car ce n’est pas vous qui parlerez,
c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
    Le frère livrera son frère à la mort,
et le père, son enfant ;
les enfants se dresseront contre leurs parents
et les feront mettre à mort.
    Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ;
mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin,
celui-là sera sauvé.
    Quand on vous persécutera dans une ville,
fuyez dans une autre.
Amen, je vous le dis :
vous n’aurez pas fini de passer dans toutes les villes d’Israël
quand le Fils de l’homme viendra. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Rendre témoignage à Jésus, nous y sommes tous prêts. Même au seuil de l’été. Par reconnaissance d’abord : comment lui rendre tout le bien qu’il nous a fait ? Par conviction, sans aucun doute : quand on a découvert le bonheur, le vrai, le seul qui peut combler, comment ne pas le dire, comment ne pas inciter nos frères à y accéder eux aussi ?

Cette motivation positive et altruiste semble devoir être souvent contrariée par l’incompréhension et par le décalage culturel. De nos jours, témoigner du Christ est être exposé, pour le moins, à la moquerie.

Cette expérience immédiate, nous le savons, n’est pas celle qui dit la profondeur de la réalité vécue. Quand Jésus nous envoie en témoins de son amour, il prévoit les persécutions comme contexte de ce témoignage. Elles ne sont pas un accident. Il n’existe pas de témoignage en dehors de cette adversité, quelle que soit sa forme. La raison élémentaire en est que le vieil homme ne veut pas mourir et est prêt à tout, même à détruire l’homme nouveau, pour tenter de survivre. Le témoignage de l’évangile éveillant l’homme nouveau en nous, il suscite toujours l’adversité de l’homme ancien, à quelque degré que ce soit.

Ce contexte peut même aller jusqu’à l’expression de la cruauté. Mais puisque le Christ envoie, son soutien ne fait jamais défaut. Cette certitude est un don et une force pour ses disciples, mais également une ascèse et une responsabilité. Jésus leur recommande de s’armer de l’adresse des serpents et de la candeur des colombes, c’est-à-dire qu’il leur faut se garder de toute confiance irréfléchie dans l’appui du Seigneur et qu’il leur faut se garder de toute compromission avec l’esprit du monde.

Là est la difficulté, l’équilibre délicat et vrai à trouver et à sauvegarder. Tous les risques peuvent être pris, puisque le Seigneur est fidèle. Mais il convient de ne pas être téméraire et de ne pas s’engager inutilement. En effet, s’il n’y a aucun souci à se faire dans les réponses à donner aux tribunaux, ni dans la forme ni dans le fond, c’est parce que l’Esprit vient à notre aide. Le tout est de se laisser guider par lui et de ne pas reprendre les rênes.

L’Esprit est en effet le principal acteur du témoignage. Il ne faut donc pas s’engager sur des chemins où il n’est pas. Il faut garder son âme et son cœur dans un état de pureté et de réception constante de son action. Là est la véritable force du témoin. Car le témoignage de l’apôtre n’a rien à voir avec la transmission d’une information : il s’agit d’une transformation de la création tout entière, à commencer par le cœur des hommes. Cette profonde mutation liée à la réconciliation avec le Père céleste remodèle tout, y compris les liens familiaux qui sont fortement mis à l’épreuve et peuvent également devenir le lieu de l’adversité faite aux témoins de l’évangile. L’Esprit en effet fait de nous des fils. Devenus fils de Dieu, cette filiation érige et maintient l’homme nouveau.

C’est en cela que nous n’avons aucun souci à nous faire : « le Seigneur aime le bon droit, il n’abandonne pas ses amis » disait le psaume. Nous sommes dans la main de Dieu. On peut tout nous enlever, on ne nous enlève rien car cela seul nous suffit.

Philippe Link, ptre. / Merci!

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Je crois que cette photo est du sanctuaire de Fatima, à La Pocatière... 

Qui l'a prise?...

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Bonne journée!

Jean-Yves 

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mercredi 6 juillet 2022

« Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement » / (387,816)

 Bonjour!

Jeudi 7 juillet 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE




« Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement » (Mt 10, 7-15)

Alléluia. Alléluia.
Le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.
Alléluia. (Mc 1, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
    « Sur votre route, proclamez
que le royaume des Cieux est tout proche.
    Guérissez les malades, ressuscitez les morts,
purifiez les lépreux, expulsez les démons.
Vous avez reçu gratuitement :
donnez gratuitement.
    Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre
à mettre dans vos ceintures,
    ni sac pour la route,
ni tunique de rechange,
ni sandales, ni bâton.
L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture.
    Dans chaque ville ou village où vous entrerez,
informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir,
et restez là jusqu’à votre départ.
    En entrant dans la maison,
saluez ceux qui l’habitent.
    Si cette maison en est digne,
que votre paix vienne sur elle.
Si elle n’en est pas digne,
que votre paix retourne vers vous.
    Si l’on ne vous accueille pas
et si l’on n’écoute pas vos paroles,
sortez de cette maison ou de cette ville,
et secouez la poussière de vos pieds.
    Amen, je vous le dis :
au jour du Jugement,
le pays de Sodome et de Gomorrhe
sera traité moins sévèrement que cette ville. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Au seuil de l’été, l’évangile nous rappelle qu’un chrétien est avant tout un envoyé, un témoin de la Bonne-Nouvelle. Jésus le demande : « sur votre route », la nôtre, c’est-à-dire celle des vacances ou celle de nos quotidiens, « proclamez que le Royaume des cieux est tout proche ».

Comme les premiers disciples avant nous, nous sommes envoyés par Jésus. Mais cela ne va pas sans peine. Il y a beaucoup à dire et beaucoup à faire. D’abord, il y a une annonce. Sur ce point, Jésus est sans doute trop flou. « Proclamez que le Royaume des cieux est tout proche ». Le Royaume est parmi nous, il est déjà là. Nous n’annonçons pas un événement à venir mais un fait accompli. Mais la question est comment l’annoncer ? Quels mots employer, quels moyens trouver pour rejoindre les hommes de notre temps ? Même sans tomber dans une telle généralisation, la question demeure difficile : quels mots employer, quels moyens trouver pour toucher le cœur de mon voisin de pallier ou de mon collègue de travail ? Tout le monde n’a pas les prédispositions ou le talent nécessaire à exhorter les foules. Comment s’y prendre ? Nous le savons, il y a bien des manières, qui ne sont pas toutes de l’ordre du discours. Mais Jésus n’en dit pas plus, ce qui n’est guère confortable.

Il continue : « guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons ». Voici que Jésus devient plus explicite… sans doute un peu trop. S’il est permis de se dire que les lépreux ne sont sans doute plus très nombreux chez nous, ressusciter les morts ou chasser les démons ne paraît pas à portée immédiate ! Est-ce vraiment là le programme des actes que Jésus attend de nous ? Certainement. Mais il ne convient pas de se laisser impressionner ; cette liste ne doit certes pas être édulcorée, mais elle doit assurément être prise comme elle est donnée : après le commandement d’annoncer la présence du Royaume. Commençons par annoncer le Royaume, alors nos yeux s’ouvriront sur la présence des malades, des morts et des lépreux dont le Seigneur attend que nous nous occupions. Ils sont dits malades ou morts en rapport au Royaume que nous annonçons et ces guérisons sont possibles parce que le Royaume s’est fait proche. Quelles soient physiques ou non, les morts que nous avons à vaincre sont liées à notre annonce de l’évangile.

La synthèse de l’annonce et des guérisons que les disciples ont à accomplir tient en une maxime : « vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement ». Là est l’essentiel. Les apôtres vont de ville en ville, Jésus demande qu’ils soient pris en charge : « car le travailleur mérite sa nourriture ». Il est clair qu’on n’achète pas la prédication par l’hébergement et que les apôtres n’exigent pas leur nourriture comme un ouvrier réclamerait un salaire. Il s’agit d’un échange mutuellement gratuit. Là est une belle manifestation du Royaume, car il est question de la dignité des hommes. Il y a une dignité de la maison qui s’ouvre à l’évangile, une dignité à être ami de la paix, à recevoir la Bonne Nouvelle et à héberger les disciples de Jésus-Christ. Il y a aussi une dignité à transmettre l’évangile et la paix qui vient de Dieu. Ainsi cet échange est-il vraiment gratuit, parce qu’on n’envisage pas l’égalité des dons échangés, ce n’est ni une rémunération ni un troc, pas même un échange de bons procédés. Il s’agit d’un style de vie : chacun manifeste sa dignité d’enfant de Dieu en donnant sans rien attendre en retour, en donnant gratuitement comme on a soi-même reçu gratuitement, en manifestant par un échange fraternel la gratuité qui fait vivre.

Seigneur Jésus, nous nous sentons pauvres devant notre mission d’annonce de l’évangile. Montre-nous combien cette pauvreté est notre richesse car on transmet l’évangile en se donnant soi-même, dans la paix et la force de ton Esprit. Donne-nous à profusion l’Esprit qui fait annoncer que le Royaume est parmi nous, donne-nous de reconnaître les amis de la paix qui attendent notre témoignage en parole et en actes, donne-nous par-dessus tout de savoir leur donner gratuitement ce que nous avons reçu gratuitement. Ainsi se dévoile le visage de notre Dieu.

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Abbé Philippe Link / Merci!

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Dieu de miséricorde

(Bernard/Michel Wackenheim/Bayard)

DIEU DE MISÉRICORDE,
TU NOUS AIMES POUR LA VIE.
DIEU DE MISÉRICORDE,
PAR JÉSUS, TU NOUS GUÉRIS.
AVEC LUI NOUS RENDONS
GRÂCE, ALLÉLU, ALLÉLUIA !
GLOIRE À TOI, LE DIEU
DE PÂQUES, ALLÉLU, ALLÉLUIA !

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Bonne journée!

Jean-Yves 

mardi 5 juillet 2022

« Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël » / (387,766)

 Bonjour!

Mercredi 6 juillet 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël » (Mt 10, 1-7)

Alléluia. Alléluia.
Le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.
Alléluia. (Mc 1, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus appela ses douze disciples
et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs
et de guérir toute maladie et toute infirmité.
    Voici les noms des douze Apôtres :
le premier, Simon, nommé Pierre ;
André son frère ;
Jacques, fils de Zébédée,
et Jean son frère ;
    Philippe et Barthélemy ;
Thomas et Matthieu le publicain ;
Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ;
    Simon le Zélote
et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.
    Ces douze, Jésus les envoya en mission
avec les instructions suivantes :
« Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes
et n’entrez dans aucune ville des Samaritains.
    Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
    Sur votre route, proclamez
que le royaume des Cieux est tout proche. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

L'appel que Jésus adresse aux Douze, les fait sortir du groupe des disciples et les place aux côtés du Maître. Comme au matin de la Genèse, cette séparation est un acte créateur, qui instaure une réalité nouvelle : le Royaume n’est plus simplement présent dans la Personne du Verbe fait chair ; il est désormais présent dans ce groupe d’hommes investis de l’appel et de la mission que Jésus leur confie. Au cœur du monde déchu, une Réalité nouvelle est instaurée, qui ne passera pas, mais subsistera pour l’éternité, car elle participe de la vie même de Dieu.

Certes l’Église n’est fondée qu’à la Pentecôte, lorsque les Apôtres sont rendus participants de l’Esprit Saint, qui les envoie poursuivre l’œuvre du Christ ressuscité. Mais pour que la jeune Église puisse interpréter correctement ce qui lui arriverait en ce jour là, il fallait que Notre-Seigneur lui ait fait pressentir le mystère de sa fondation. L’appel et l’envoi que nous venons d’entendre, préfigurent la mission universelle, qui ne peut être que le fruit de la Pâques. C’est pourquoi cette préfiguration se limite à l’annonce aux « brebis perdues de la maison d’Israël ».

Les pouvoirs conférés aux Douze nous instruisent sur ce que Jésus est venu réaliser pour nous : seul celui qui accomplit de manière absolue la justice divine, bafouée par le péché de l’homme, peut prendre autorité sur les « esprits mauvais » qui gardent l’humanité en leur pouvoir. Non seulement Notre-Seigneur vient nous délivrer de cette aliénation spirituelle, mais il vient aussi nous « guérir » de toutes ses conséquences, nous restaurant ainsi dans notre dignité originelle et dans les dons de la grâce dont Dieu nous avait ornés à l’origine. Ce n’est que sur l’horizon de cette transformation primordiale, de cette recréation de l’image divine défigurée en nous, que nous pourrons ensuite établir des relations vraies avec nos frères et construire avec eux la famille de Dieu.

L’instant est solennel, et la description que nous en donne l’évangéliste le fait bien ressentir. Les disciples élus sont désignés nominativement. Les douze colonnes du Temple de la Cité sainte, les douze portes de la Jérusalem céleste sont dressées ; les prémisses du nouveau Peuple de Dieu sont investies du pouvoir d’accomplir pour les autres ce dont ils furent les premiers bénéficiaires. Pourtant ils demeurent des hommes en chemin, fragiles, pécheurs : leur « chef » reniera son Maître, et l’un d’eux le livrera. Telle est l’Eglise de tous les temps : cheminant à travers ombres et lumières à la suite du Christ, qui demeure le garant de notre fidélité malgré toutes nos trahisons ; parce qu’il est le Dieu de l’« Amen » qui garde sa Parole ; parce qu’il nous a par avance purifiée de tous nos péchés afin que nous puissions toujours revenir à lui et reprendre la route ; parce qu’il nous aime, et que l’amour « supporte tout, fait confiance en tout, espère tout, endure tout » (1 Co 13, 7).

Seigneur, sur nous aussi tu as posé ton regard ; tu nous as appelés par notre nom ; tu nous as fait confiance ; tu nous as investis de la puissance de l’Esprit pour que nous allions et portions un fruit qui demeure (cf. Jn 15, 16). Renouvelle-nous dans la confiance, fortifie notre espérance, et embrase-nous de charité afin que nous puissions nous relever de nos chutes, et courir à ta rencontre en témoignant joyeusement que “le Royaume des cieux est tout proche.

Merci à l'abbé Philippe Link

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Que votre baptême demeure comme votre bouclier, la foi comme votre casque, la charité comme votre lance, la patience comme votre armure » (Saint Ignace d’Antioche)

  • « Nous avons nous aussi été envoyés comme messagers et témoins de la paix. Combien le monde a besoin de nous comme messagers de paix, comme témoins de la paix ! » (François)

  • « Les disciples du Christ doivent se conformer à Lui jusqu’à ce qu’il soit formé en eux. "C’est pourquoi nous sommes assumés dans les mystères de sa vie, configurés à lui, associés à sa mort et à sa Résurrection" (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 562)


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Une pensée un peu surprenante ce matin, 
mais combien vraie:

«La maladie la plus grave 
est le mépris de notre corps.»
(Montaigne)
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Bonne journée!

Jean-Yves 


Photo de Christine Verhille,

                                                        Une amie Facebook. Merci!

lundi 4 juillet 2022

« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux » / (387,732)

 Bonjour!

Mardi 5 juillet 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux » (Mt 9, 32-38)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis le bon Pasteur, dit le Seigneur ;
je connais mes brebis
et mes brebis me connaissent.
Alléluia. (Jn 10, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    voici qu’on présenta à Jésus
un possédé qui était sourd-muet.
    Lorsque le démon eut été expulsé,
le sourd-muet se mit à parler.
Les foules furent dans l’admiration, et elles disaient :
« Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël ! »
    Mais les pharisiens disaient :
« C’est par le chef des démons
qu’il expulse les démons. »

    Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages,
enseignant dans leurs synagogues,
proclamant l’Évangile du Royaume
et guérissant toute maladie et toute infirmité.
    Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles
parce qu’elles étaient désemparées et abattues
comme des brebis sans berger.
    Il dit alors à ses disciples :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
    Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jésus a « pitié des foules » parce que les gens y ressemblent à des « brebis sans berger ». Ce que Jésus éprouve ici est bien plus qu’une simple pitié condescendante. Littéralement, il est « ému jusqu’aux entrailles », expression qui dans l’Ancien Testament n’est appliquée qu’à Dieu lui-même.

En Jésus, c’est donc le cœur même de Dieu qui se penche sur la misère de chacun de ses enfants. Jésus est le « bon pasteur », l’unique pasteur de son peuple qu’il vient chercher dans ses égarements au milieu des ronces du péché pour le conduire vers les verts pâturages de la vie éternelle.

En lui, s’accomplit la prophétie d’Ezéchiel : « Je les rassemblerai des pays étrangers et je les ramènerai sur leur sol. Je les ferai paître sur les montagnes d’Israël… Dans un bon pâturage je les ferai paître, et sur les plus hautes montagnes d’Israël sera leur pacage. C’est là qu’elles se reposeront dans un bon pacage ; elles brouteront de gras pâturages sur les montagnes d’Israël. C’est moi qui ferai paître mes brebis et c’est moi qui les ferai reposer, oracle du Seigneur. » (Cf. Ez 34, 13-15)

En regardant Jésus, nous prenons donc la véritable mesure du charisme de berger. Jésus nous révèle que la vocation du berger s’enracine avant toute chose dans la compassion et la miséricorde. Ce que l’on attend peut-être en premier du berger c’est d’être signe de cette bonté de Dieu qui jaillit du cœur du Christ.

Cette bonté compatissante est pour tous. Elle est universelle. En effet, si le berger s’occupe d’une façon privilégiée des brebis les plus faibles, l’Ecriture nous dit qu’il ne néglige pas pour autant les bien portantes : « Tel un berger qui fait paître son troupeau, il recueille dans ses bras les agneaux, les met sur sa poitrine, conduit au repos les brebis-mères » (Is 40, 11).

Cette bonté est aussi intimement personnelle. Dans l’évangile de Jean, il nous est dit que Jésus connaît chacune de ses brebis par son nom et qu’il se fait connaître d’elles. Le son de sa voix apprivoise chacune, quelle qu’elle soit : « Je suis le bon Pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent… Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent » (Cf. Jn 10, 14.27). C’est alors une relation d’amour et de confiance qui s’instaure entre le berger et chacune de ses brebis et la communion peut s’étendre à tout le troupeau.

Dans l’évangile de ce jour, Jésus nous rappelle que le disciple qu’il envoie comme ouvrier de sa moisson, l’est avant tout comme ministre de communion entre les hommes et les femmes, reconnaissant chacun comme unique et indispensable.

Ce ministère, tout prêtre le reçoit plus particulièrement de façon sacramentelle le jour de son ordination. Avec Jésus, il est envoyé par la miséricorde du Père qui vient à la rencontre de la misère des hommes.

Seigneur, nous te prions d’appeler et d’envoyer des ouvriers à ta moisson qui soient des bergers doux et humbles de cœur, hommes de communion à l’image de l’unique Pasteur, le Christ notre Seigneur.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves

dimanche 3 juillet 2022

« Ma fille est morte à l’instant ; mais viens, et elle vivra » / (387,682)

 Bonjour!

Lundi 4 juillet 2022

Voici la parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Ma fille est morte à l’instant ; mais viens, et elle vivra » (Mt 9, 18-26)

Alléluia. Alléluia.
Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;
il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean le Baptiste,
voilà qu’un notable s’approcha.
Il se prosternait devant lui en disant :
« Ma fille est morte à l’instant ;
mais viens lui imposer la main,
et elle vivra. »
    Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples.

    Et voici qu’une femme
souffrant d’hémorragies depuis douze ans
s’approcha par derrière
et toucha la frange de son vêtement.
    Car elle se disait en elle-même :
« Si je parviens seulement à toucher son vêtement,
je serai sauvée. »
    Jésus se retourna et, la voyant, lui dit :
« Confiance, ma fille !
Ta foi t’a sauvée. »
Et, à l’heure même, la femme fut sauvée.

    Jésus, arrivé à la maison du notable,
vit les joueurs de flûte
et la foule qui s’agitait bruyamment.
Il dit alors :
    « Retirez-vous.
La jeune fille n’est pas morte : elle dort. »
    Mais on se moquait de lui.
Quand la foule fut mise dehors,
il entra, lui saisit la main,
et la jeune fille se leva.
    Et la nouvelle se répandit dans toute la région.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

L’homme qui s’approche de Jésus est un chef. Il a l’habitude de commander et de gérer les situations difficiles ; il sait garder la tête sur les épaules dans les moments critiques et dire clairement ce qu’il convient de faire. Quand il arrive malheur à sa petite fille, il n’agit pas autrement : il va trouver Jésus, il lui annonce son diagnostic de la situation, « Ma fille est morte », il dit ensuite ce qu’il convient de faire en quelques mots précis auxquels on doit obéir, « viens lui imposer la main », alors la situation s’arrangera comme il l’a prévu, « elle vivra ».

Il parle avec une telle assurance, il a tellement l’habitude d’être suivi, qu’il ne vient à l’esprit de personne, pas même à nous, de mettre en doute ses paroles. Elles ne sont pourtant attestées par personne, saint Matthieu lui-même reste muet sur la question. Le seul à s’exprimer est Jésus, qui dit : « La jeune fille n’est pas morte, elle dort ».

Ceux qui l’entendent se moquent de lui. Il nous est facile de sourire de ces personnes. En effet, nous-mêmes pourrions n’entendre dans ces paroles du Seigneur qu’une annonce de sa victoire sur la mort qu’il sait acquise ; ainsi, cette certitude le conduirait à employer la métaphore du sommeil pour voiler pudiquement la réalité détestable – et temporaire – de la mort d’une enfant.

Mais, quoiqu’il en soit de l’état de cette enfant, pourquoi Jésus se tromperait-il ? N’est-il pas capable, plus que tout autre, de discerner la réalité profonde de ce que nous vivons ? Pourquoi voudrions-nous que son adversaire de ce jour soit la mort, par opposition à la vie, quand Jésus lui-même explique son intervention comme le réveil d’un sommeil ? Tous ses gestes le montrent, il se conduit avec la fillette comme n’importe qui le ferait avec quelqu’un qui dort. Ce qui est important de retenir de cet évangile est donc que Jésus est celui qui nous réveille …

Or nous montrer que Jésus peut réveiller quelqu’un sans même prononcer un mot, est nous montrer également qu’il y a dans l’homme une capacité d’écoute qui ne s’endort jamais, une aptitude au réveil que le Bon-Dieu a placée en nous pour nous permettre de participer activement à l’appel qui rétablit notre dignité.

Cet appel du Seigneur est d’abord une rencontre consentie, une présence acceptée et recherchée. En présence de Jésus, qu’on le laisse nous rejoindre au cœur de nos ténèbres ou qu’on le cherche désespérément, notre être profond s’éveille et s’épanouit. Quand Jésus lui prend la main, la jeune fille se lève et devient femme. Quand Jésus se laisse toucher, l’hémorragique, qu’il appelle « ma fille », retrouve une féminité accomplie. Toutes deux se trouvent debout, libres, épanouies, pour avoir accueilli dans sa densité la simple présence du Seigneur. 

De l’une on disait qu’elle était morte, parce qu’elle était paralysée par les ténèbres ; de l’autre on disait qu’elle était perdue parce qu’aucun remède n’existait contre son impureté. Autrement dit, ce que nous appelons des incapacités à vivre trahissent que nous nous sommes trop éloignés de Dieu. Pour Jésus rien n’est jamais ni perdu ni mort, il peut tout sauver, pour peu qu’on lui permette de se faire proche.

Jésus se fait proche de nous au point de se rendre présent sur l’autel. Que par sa parole que nous venons de partager nos cœurs s’éveillent à cette présence qui renouvelle toute chose, que le sommeil profond où nous plongent nos habitudes, nos préjugés, nos peurs, se dissipe au lever du soleil de nos âmes. Le voici qui s’approche celui qui nous rend notre dignité de fils et de filles de Dieu. Accueillons-le ! Il vient nous réveiller, il vient nous relever, il vient nous ressusciter.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Même si nous sommes couchés dans le lit de nos péchés et de notre corps, si Jésus nous touche, nous serons instantanément guéris » (Saint Jérôme)

  • « Jésus est venu pour vaincre le mal à la racine, et les guérisons sont un avant-goût de sa victoire, obtenue avec sa mort et sa résurrection » (Benoît XVI)

  • « Guérissez les malades ! (Mt 10, 8). Cette charge, l’Église l’a reçue du Seigneur et tâche de la réaliser autant par les soins qu’elle apporte aux malades que par la prière d’intercession avec laquelle elle les accompagne. Elle croit en la présence vivifiante du Christ, médecin des âmes et des corps (...) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 1509)

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«Allez vers tous; 
tous sont appelés à entendre l'Évangile.»
(Pape François)
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Prions...

Prions pour ce prêtre du diocèse de Versailles, 
en France, qui s'est enlevé la vie la semaine dernière.

Notre Père de Miséricorde, 
que ton nom sont sanctifié,
que ton règne vienne, 
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel...
Donne-nous aujourd'hui
notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses,
ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous de Mal.
Amen.

Notre Père de Miséricorde - Prie pour nous.

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Bonne journée!

Jean-Yves 


samedi 2 juillet 2022

« Votre paix ira reposer sur lui » / «Je veux changer pour mieux me ressembler.» / (387,625)

 Bonjour!

Dimanche 3 juillet 2022

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...


ÉVANGILE

« Votre paix ira reposer sur lui » (Lc 10, 1-9)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
parmi les disciples,
    le Seigneur en désigna encore 72,
et il les envoya deux par deux, en avant de lui,
en toute ville et localité
où lui-même allait se rendre.
    Il leur dit :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
    Allez ! Voici que je vous envoie
comme des agneaux au milieu des loups.
    Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,
et ne saluez personne en chemin.
    Mais dans toute maison où vous entrerez,
dites d’abord :
‘Paix à cette maison.’
    S’il y a là un ami de la paix,
votre paix ira reposer sur lui ;
sinon, elle reviendra sur vous.
    Restez dans cette maison,
mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;
car l’ouvrier mérite son salaire.
Ne passez pas de maison en maison.
    Dans toute ville où vous entrerez
et où vous serez accueillis,
mangez ce qui vous est présenté.
    Guérissez les malades qui s’y trouvent
et dites-leur :
‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Nous voici envoyés par Jésus pour préparer sa venue et répandre la paix. L’évangile de ce jour a la particularité de nous mettre en cause directement, dans sa lettre même. Nul besoin de se reconnaître dans l’attitude des apôtres ou de permettre à un discours de Jésus de montrer son actualité. Jésus choisit d’envoyer les soixante-douze disciples, c’est-à-dire l’ensemble de ceux qui le suivent. Ce chiffre est une première ouverture à l’universalité puisqu’il représente aussi le nombre des nations connues sur la terre, dans le livre de la Genèse. 

La mission de Jésus s’ouvre également à ses disciples de tous les temps. Quand il dit « Je voyais Satan tomber comme l’éclair », il parle dans le langage apocalyptique, celui qui décrit les derniers temps, le temps que tous les chrétiens vivent. Chaque baptisé est donc explicitement envoyé par Jésus comme porteur de sa paix.

Nous sommes tous envoyés comme des agneaux au milieu des loups. Le moins que l’on puisse dire est que les loups représentent un danger potentiel pour les agneaux ! Mais le Seigneur ne l’ignore pas, et il insiste : « n’emportez ni argent » qui sert à accomplir sa volonté propre, « ni sac » qui sert à faire des provisions au cas le Bon Dieu oublierait de s’occuper de nous, « ni sandale » pour nous protéger du chemin par nous-mêmes, au cas où le Seigneur aurait l’inconscience de nous exposer trop dangereusement. 

Ces prescriptions nous montrent l’ascèse des missionnaires mais surtout les conditions de leur réussite. Comment des agneaux viendraient-ils à bout des loups si Dieu ne les transformait pas lui-même ? Il nous faut donc rester vulnérable comme le Christ sur la Croix, pour que l’Agneau pascal manifeste sa victoire dans nos vies. De plus, comment des loups apprendraient-ils le langage de l’amour si l’on venait à eux comme des loups parmi les loups ? Il faut des agneaux parmi eux, c’est-à-dire des témoins crédibles de la paix qu’ils prétendent apporter. Alors les loups connaîtront le langage de la Croix, alors seulement ils découvriront la joie d’être les brebis du Bon Berger.

Cette perspective nous fait sans doute mieux comprendre l’état d’esprit des déportés rentrant de Babylone et découvrant l’hostilité de leurs frères : comment est-il possible de reconstruire le bonheur et l’unité du peuple autour de Dieu ? Comment est-il possible que nous, si pauvres, soyons envoyés convertir les loups si puissants et si résolus à rester dans l’esprit du monde ? « Voici ce que dit le Seigneur : Je dirigerai vers elle la paix comme un fleuve » ! Les efforts que nous avons à faire (ils ne sont pas minces) sont seulement de rester dans les dispositions qui rendent Dieu puissant dans nos vies. « Vous le verrez et votre cœur se réjouira », encourage Isaïe.

De fait, saint Luc témoigne : « les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux ». Ils sont heureux de leur mission – et il n’en manque pas un seul à l’appel. Paradoxalement, la seule mise en garde de Jésus est liée à notre succès apostolique. Il est assuré par la victoire de l’Agneau, c’est presque trop facile ! Les choses que Dieu réalisera dans nos vies, si nous prenons le risque de lui faire confiance, sont si grandes qu’elles pourraient nous détourner de Dieu. Jésus ne voit pas de problème à ce que des loups deviennent des agneaux suite à notre témoignage, mais il s’inquiète que nous gardions toujours les yeux fixés sur lui. « Réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux », nous dit-il ; réjouissons-nous parce que nous sommes devenus les héritiers du Royaume, plénipotentiaires de notre Père céleste pour transformer le monde avec son Fils unique. Nous sommes devenus fils dans le Fils, « ainsi [nous sommes] nourris et rassasiés du lait de ses consolations, et [nous puisons] avec délices à l’abondance de sa gloire ».

Merci Seigneur Jésus du don de ta paix, merci de nous envoyer la partager et la propager autour de nous. La moisson est abondante, mais les ouvriers qui connaissent la joie de travailler à ton champ sont trop peu nombreux. Donne-nous d’être si parfaitement unis à ta Croix que nous restions toujours les agneaux dont toi, l’Agneau pascal, a choisi d’avoir besoin pour convaincre les loups qu’ils peuvent connaître le bonheur de t’appartenir, car tu offres ce bonheur à tous tes frères humains. Alors, enfin réunis autour de notre Dieu comme la famille rassemblée au prix de ton sang, nous lui ferons la joie de le louer ensemble dans la Jérusalem glorieuse où tu habiteras avec nous pour toujours.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Je veux changer pour mieux me ressembler.»
(Une chanson d'Émile Bilodeau)
Des gens retiennent leur souffle actuellement, toujours surpris de voir que les humains ont si peu changé depuis 2000 ans... On dirait qu'ils n'ont rien retenu des leçons que nous donne l'histoire.
Mais le chrétien authentique, la véritable chrétienne est celui, celle qui n'abandonne pas en temps difficiles, qui ose, qui avance et marche sans jamais se lasser, car l'espérance est la vertu chrétienne qui oriente et défriche des chemins de vie; cette espérance ouvre toujours un passage à la vie...
- Êtes-vous de celles et de ceux que Dieu appelle, encore aujourd'hui? Vous désirez sans doute le savoir... Alors, répondez à ce petit test :
- Avez-vous déjà redonné confiance à une personne découragée devant tout ce qu'elle vivait de difficile?
- Avez-vous déjà quitté votre confort pour aller soutenir une cause en faveur de la dignité de la personne ou une lutte à une maladie?
- Avez-vous déjà posé un geste au nom de votre foi?
- Avez-vous déjà dit à quelqu'un de ne pas abandonner sa tâche auprès des démunis, des pauvres et des petits?
- Avez-vous déjà pris le risque de dire votre foi dans un milieu plus hostile?
- Êtes-vous une personne qui recherche la vérité?
- Êtes-vous une personne familière avec Dieu, une personne qui lui parle, qui prie?
- Êtes-vous de celles et ceux qui ne se découragent pas devant une tâche à entreprendre?
- Êtes-vous de celles et ceux qui travaillent à améliorer la qualité de la vie en société par votre travail ou dans des actions bénévoles?
Si vous avez répondu oui à une seule de ces questions, vous pouvez être appelé chrétien, chrétienne, car la vie humaine a de l'importance à vos yeux et vous voulez changer pour vous ressembler mieux et davantage : c'est-à-dire ressembler à l'image de Dieu imprimée en vous.
En dépit de notre indignité, Dieu nous confie toujours la responsabilité de mettre nos talents au service des autres. Faisons confiance à la vie et à la grâce; prenons la route à chaque jour, même sans connaître toutes les courbes du chemin et les rencontres qui nous semblent souvent tenir du hasard.... Jésus est le chemin, il est la vérité et la vie qui se présente chemin faisant. Et nous avons toujours à nous réorienter pour mieux nous ressembler, ressembler à cette image de Dieu que nous avons à l'intérieur de nous. Est-ce cela que Émile Bilodeau, ce jeune chanteur-compositeur de talent, a voulu dire au fond dans sa chanson : «Je veux changer pour mieux me ressembler»?

Jean-Yves Fortin, diacre
(Au feuillet paroissial du 3 juillet 2022 / Sainte-Anne et Saint-Onésime.)

Merci Seigneur pour cette inspiration... Quant on lit le commentaire de l'abbé Philippe, ce texte s'ajuste très bien et rend actuel ce texte de l'évangile.

Le diacre est disciple de la joie dans notre monde d'aujourd'hui. qui manque d'audace... Continuons d'être au seuil de notre Église pour en entrer et en sortir... (J.-Y.)


Photo: Jean-Yves
Sur la route verte,. à La Pocatière.
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Bon dimanche!

Jean-Yves