samedi 6 août 2022

« Vous aussi, tenez-vous prêts » / (389,072)

 Bonjour!

Dimanche 7 août 2022

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...



ÉVANGILE

« Vous aussi, tenez-vous prêts » (Lc 12, 32-48)

Alléluia. Alléluia.
Veillez, tenez-vous prêts :
c’est à l’heure où vous n’y pensez pas
que le Fils de l’homme viendra.
Alléluia. (cf. Mt 24, 42a.44)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Sois sans crainte, petit troupeau :
votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume.
    Vendez ce que vous possédez
et donnez-le en aumône.
Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas,
un trésor inépuisable dans les cieux,
là où le voleur n’approche pas,
où la mite ne détruit pas.
    Car là où est votre trésor,
là aussi sera votre cœur.
    Restez en tenue de service,
votre ceinture autour des reins,
et vos lampes allumées.
    Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces,
pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.
    Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée,
trouvera en train de veiller.
Amen, je vous le dis :
c’est lui qui, la ceinture autour des reins,
les fera prendre place à table
et passera pour les servir.
    S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin
et qu’il les trouve ainsi,
heureux sont-ils !
    Vous le savez bien :
si le maître de maison
avait su à quelle heure le voleur viendrait,
il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
    Vous aussi, tenez-vous prêts :
c’est à l’heure où vous n’y penserez pas
que le Fils de l’homme viendra. »
    Pierre dit alors :
« Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole,
ou bien pour tous ? »
    Le Seigneur répondit :
« Que dire de l’intendant fidèle et sensé
à qui le maître confiera la charge de son personnel
pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?
    Heureux ce serviteur
que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
    Vraiment, je vous le déclare :
il l’établira sur tous ses biens.
    Mais si le serviteur se dit en lui-même :
‘Mon maître tarde à venir’,
et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes,
à manger, à boire et à s’enivrer,
    alors quand le maître viendra,
le jour où son serviteur ne s’y attend pas
et à l’heure qu’il ne connaît pas,
il l’écartera
et lui fera partager le sort des infidèles.
    Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître,
n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté,
recevra un grand nombre de coups.
    Mais celui qui ne la connaissait pas,
et qui a mérité des coups pour sa conduite,
celui-là n’en recevra qu’un petit nombre.
À qui l’on a beaucoup donné,
on demandera beaucoup ;
à qui l’on a beaucoup confié,
on réclamera davantage. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.


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     Commentaire..   

L’attitude du chrétien est donc bien celle de la vigilance et de la veille : « vous aussi, tenez-vous prêts … restez en tenue de service, gardez vos lampes allumées. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller ».

Veiller, c’est rester mobilisés parce qu’on espère en la promesse de Dieu. Veiller, comme le Christ nous le demande, c’est adopter une posture particulière dans notre société qui, trop souvent, nous déresponsabilise, nous sert du prêt-à-penser et nous plonge dans un attentisme stérile.

Saint Jean-Paul II avait lancé cet appel aux jeunes : « soyez les sentinelles du matin ». Veiller, c’est s’arracher à nos habitudes et nos routines pour dépasser sans cesse le cadre de nos projets, afin de vivre davantage en hommes et femmes de la promesse guettant l’aube des temps nouveaux de l’Evangile.

Qui se laisse guider par la foi consent à placer sa confiance en Dieu au point de devenir libre de se détacher de ses projets. Tous ces rêves de richesse ou de puissance que nous jetons devant nous et qui prennent corps à partir de nous-mêmes, taillés à notre mesure humaine.

Certes, le disciple du Christ ne renonce pas à forger des projets, il n’est appelé ni à l’angélisme ni à la paresse. Il se tient debout dans l’existence, conscient d’être responsable de construire sa vie. Mais la foi lui garde les yeux fixés sur la promesse indéfectible du Royaume, qui reste de l’ordre de la grâce, garantie par le Christ.

Nous avons tous des projets pour notre vie, c’est légitime et positif. Surtout pour les plus jeunes d’entre nous, qui souhaitent assurer un avenir heureux. Cependant, la foi nous conduit à accepter dans la confiance, l’appel du Seigneur qui, souvent, nous déroute et nous fait vivre de l’insoupçonné.

Lorsque nous accueillons l’Évangile en vérité, il fait surgir dans notre vie l’imprévu de Dieu, qui interroge nos projets personnels, et nous oblige à les réviser à la lumière du message du Christ. Oui, notre foi nous fait connaître des réalités que, livrés à nous-mêmes, nous sommes incapables de percevoir. Seule la Parole de Dieu peut éduquer notre regard, qui deviendra capable d’entrevoir la vérité du réel de nos vies, et nous donner d’espérer.

Ce fut l’aventure d’Abraham, celle des apôtres qui ont suivi le Christ, celle de tant de saints de nos régions, que nous aimons vénérer avec ferveur. Cette lignée de croyants a consenti, à des époques différentes, à se laisser conduire par le Seigneur. Cette aventure de confiance, de liberté et de croissance, c’est le chemin de la sainteté. Cette sainteté que nous osons demander au Père :

Seigneur, fais-moi la grâce de me laisser conduire par ta Parole, dans la confiance. Accorde-moi suffisamment de souplesse pour me laisser dérouter par Toi sans rechigner, sans désespérer. Donne-moi un cœur suffisamment désencombré et pauvre pour que j’accepte de me dessaisir de mes projets personnels pour toujours m’en remettre à Ta promesse. Car tu es mon Dieu, tu m’aimes et tu m’offres ton Royaume. Fais de moi le veilleur d’une humanité renouvelée dans l’amour. Je porterai alors ta lumière parmi mes frères, au cœur de ce monde qui veut espérer en demain.


Abbé Philippe Link // Merci!

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«Que personne ne vienne à vous 

sans repartir meilleur et plus joyeux.»

(Mère Teresa)

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Bon dimanche!

Jean-Yves 

vendredi 5 août 2022

« Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre » / (389,042)

Bonjour!

Samedi 6 août 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre » (Lc 9, 28b-36)

Alléluia. Alléluia.
Celui-ci est mon Fils bien-aimé,
en qui je trouve ma joie :
écoutez-le !
Alléluia. (Mt 17, 5)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc



En ce temps-là,
Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques,
et il gravit la montagne pour prier.
Pendant qu’il priait,
l’aspect de son visage devint autre,
et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante.
Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui :
c’étaient Moïse et Élie,
apparus dans la gloire.
Ils parlaient de son départ
qui allait s’accomplir à Jérusalem.
Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ;
mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus,
et les deux hommes à ses côtés.
Ces derniers s’éloignaient de lui,
quand Pierre dit à Jésus :
« Maître, il est bon que nous soyons ici !
Faisons trois tentes :
une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
Il ne savait pas ce qu’il disait.
Pierre n’avait pas fini de parler,
qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ;
ils furent saisis de frayeur
lorsqu’ils y pénétrèrent.
Et, de la nuée, une voix se fit entendre :
« Celui-ci est mon Fils,
celui que j’ai choisi :
écoutez-le ! »
Et pendant que la voix se faisait entendre,
il n’y avait plus que Jésus, seul.

Les disciples gardèrent le silence
et, en ces jours-là,
ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La liturgie d’aujourd’hui nous invite à tourner notre regard vers le Fils de Dieu qui, sur la montagne, comme s’accordent à le rapporter les évangiles synoptiques, est transfiguré devant Pierre, Jacques et Jean, tandis que d’une nuée, la voix du Père proclame : « Celui est mon Fils, celui que j’ai choisi ; écoutez-le ».

Jésus est bien au centre de la scène de la Transfiguration. C’est vers lui que convergent deux témoins de la Première Alliance : Moïse le médiateur de la Loi et Elie le prophète du Dieu vivant. La présence de ces deux personnages ainsi que la voix venant du ciel nous montrent clairement que nous assistons à une théophanie, une manifestation de Dieu en son Fils Jésus-Christ. Comment ne pas penser ici aux théophanies dont Moïse et Elie furent témoins sur la montagne de Dieu, le Sinaï-Horeb (Ex 19,9s ; 24, 15-18 et 1 R 19, 8-18) !

Jésus apparaît totalement transfiguré par la gloire de Dieu. Et cette gloire suscite la frayeur chez les trois disciples ou plutôt cette crainte révérencielle que l’on éprouve en présence de la divinité. Mais elle provoque en même temps la joie de saint Pierre : « Maître, il est heureux que nous soyons ici ». Ce dernier se voit ainsi confirmé dans la confession de foi en la messianité de Jésus qu’il avait prononcée peu de temps avant comme nous le rapporte saint Matthieu dans son évangile : « Tu es le Christ le Fils du Dieu vivant » (Mt 16, 16).

Mais si la vision et la voix venue du ciel confirment saint Pierre, elles ratifient aussi la révélation que Jésus avait faite à ses disciples après la confession de Pierre à Césarée. Cette révélation se trouve d’ailleurs être l’objet de sa discussion avec Moïse et Elie : cet « exode » dont Jérusalem va être le point de « départ » ; ce passage par la mort, nécessaire à l’entrée dans la gloire. Ainsi, la Transfiguration consacre la révélation de Jésus, Fils de l’homme (Dn 7) souffrant et glorieux, dont la mort et la résurrection accompliront les Ecritures. D’ailleurs la voix du Père invite à écouter le Fils, à l’écouter lorsqu’il annonce qu’il doit aller à Jérusalem pour y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, y être tué et le troisième jour ressusciter (Mt 16, 21).

 Jusqu’ici Pierre ne pouvait mettre ensemble la gloire et la souffrance. La Transfiguration lui donne de découvrir que le Fils du Dieu vivant ne pourra entrer dans la gloire et dans le plein épanouissement de sa dignité filiale que par la voie de la souffrance et de la croix.

Cette expérience anticipée de la gloire du Christ sera pour les trois disciples, que nous retrouverons un peu plus tard dans l’évangile sur une autre montagne, le Calvaire, un soutien pour leur foi dans leur participation au mystère de la Croix. N’est-ce pas le même rôle que joue pour nous toute rencontre authentique avec le Seigneur Jésus, en attendant d’être pleinement transfigurés en lui lors de son retour glorieux ?

 Seigneur, en ce jour, que l’événement de ta Transfiguration jette sa lumière éblouissante sur notre vie quotidienne et oriente notre esprit vers le destin immortel qu’il nous révèle !


Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Toute la Trinité est apparue : le Père dans la voix, le Fils dans l’homme et l’Esprit dans le nuage lumineux » (Saint Thomas d’Aquin)

  • « Avec Pierre, Jacques et Jean, nous montons nous aussi aujourd’hui sur la montagne de la Transfiguration, et nous nous arrêtons pour contempler le visage de Jésus, pour recueillir son message et l’appliquer dans notre vie ; afin que nous aussi nous soyons transfigurés par l’amour » (François)

  • « Au seuil de la vie publique : le Baptême ; au seuil de la Pâque : la Transfiguration (…) nous donne un avant-goût de la glorieuse venue du Christ "qui transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire" (Ph 3, 21). Mais elle nous rappelle aussi "qu’il nous faut passer par bien des tribulations pour entrer dans le Royaume de Dieu" (Ac 14,22) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 556)




Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 4 août 2022

« Que pourra donner l’homme en échange de sa vie ? » / (389,010)

 Bonjour!

Vendredi 5 août 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Que pourra donner l’homme en échange de sa vie ? » (Mt 16, 24-28)

Alléluia. Alléluia.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,
car le royaume des Cieux est à eux !
Alléluia. (Mt 5, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
« Si quelqu’un veut marcher à ma suite,
qu’il renonce à lui-même,
qu’il prenne sa croix
et qu’il me suive.
    Car celui qui veut sauver sa vie
la perdra,
mais qui perd sa vie à cause de moi
la trouvera.
    Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il
à gagner le monde entier,
si c’est au prix de sa vie ?
Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ?
    Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges
dans la gloire de son Père ;
alors il rendra à chacun selon sa conduite.

    Amen, je vous le dis :
parmi ceux qui sont ici,
certains ne connaîtront pas la mort
avant d’avoir vu le Fils de l’homme
venir dans son Règne. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera ». Notre vie semble sérieusement menacée en ce monde, au point que tous nos efforts pour la sauver vont s’avérer stériles : nous finirons par la perdre. Seuls celui qui mise tout sur le Christ et se met à sa suite vers cette terre inconnue, sera sauvé et gardera sa vie. Ce départ est cependant un véritable saut dans le vide : « qui perd sa vie à cause de moi ».

La suite n’est pas davantage pour nous rassurer : Jésus nous invite à lever le nez du guidon, et à réfléchir à l’échéance inévitable. Même si nous parvenions à « gagner le monde entier », ou à nous enrichir comme Crésus, tout notre pouvoir et notre avoir ne nous servirait de rien pour échapper à l’étape finale vers laquelle converge et dans laquelle s’épuise toute vie.

Non seulement la mort est inévitable, mais elle n’est pas un simple anéantissement : au-delà du voile, bien des surprises nous attendent ! « Le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite ». Il y aura donc un jugement qui se fera sur base de nos actions en ce monde : sommes-nous sûrs de faire le poids ?

Il est donc grand temps de nous préoccuper de cet « au-delà » de notre vie quotidienne ; mais comment faire puisque par définition, personne n’est revenu de la mort, et que nous ne savons pas ce qui nous attend ?

A moins que le mystérieux voyage auquel Jésus nous invite, consiste précisément en une anticipation de la vie de l’autre côté du voile. Notre-Seigneur nous propose de vivre dès à présent dans les conditions du Royaume auquel la mort nous donnera accès, afin de ne pas être surpris au moment du grand passage.

Nul n’est descendu du ciel sinon le Fils de Dieu fait homme ; et il y est remonté après avoir traversé notre mort, afin de nous préparer une place dans la demeure de Dieu son Père. Si « par le baptême nous avons été mis au tombeau avec le Christ, avec lui nous avons été ressuscité, et notre vie reste cachée avec lui en Dieu » (Col 2, 12 ; 3, 3). C’est à cette vie nouvelle que Jésus nous invite dès à présent. Nous comprenons mieux dès lors qu’il ne sert à rien de nous encombrer de bagages : le seul qui nous soit utile, c’est cette fameuse croix, la seule clé d’accès au Royaume des cieux.

Autrement dit, Jésus nous propose de vivre dès à présent au cœur de ce monde qui passe, comme des citoyens du monde à venir qui ne passera pas. Le pèlerinage auquel nous sommes conviés consiste à devenir ce que nous sommes en vertu de notre baptême : des fils de Dieu dans le Fils unique ; celui-là même qui chaque jour, dans chaque Eucharistie, vient au-devant de nous, pour nous nourrir du pain de la route et nous entraîner à sa suite.

Père, donne-nous assez de confiance pour oser nous détacher de ce monde éphémère, et pour nous attacher de tout notre cœur, de toute notre âme, et de toutes notre force à Jésus. Puissions-nous, dans la force de l’Esprit d’amour, le suivre jour après jour sur le chemin qui conduit jusqu’à toi, Père, dans le Royaume où tu nous attends pour nous donner part à ta propre vie.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«En tout homme se trouve une part de solitude
qu'aucune intimité humaine ne peut remplir.
C'est là que Dieu nous rencontre.»
Roger de Taizé
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«Nous devons prendre soin de notre corps
afin que l'âme s'y sente bien.»
(Hildegarde de Bingen)
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«La prière me permet
de placer sous la lumière de Dieu
la réalité de mon être
et d'éclairer mes côtés obscurs.»
(Anselm Grün)
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«Le temps présent
a une valeur hautement positive et c'est là
que Dieu nous fait signe.»
(Michel Wakenheim)
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«Plus d'aurai d'égards envers moi,
plus je réussirai à instaurer la paix en moi.»
(Anselm Grün)
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«Sois le gardien de la porte de ton cœur.»
(Anselm Grün)
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«Le manque d'amour est la plus grande pauvreté.»
(Mère Teresa)


«Quand on boit
on doit toujours se souvenir de la source.»
(Proverbe vietnamien)
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«Si les hommes comprenaient le langage du silence,
ils seraient plus dieux que bêtes sauvages.»
(Khalil Gibran)
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Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 3 août 2022

« Tu es Pierre, et je te donnerai les clés du royaume des Cieux » / (388,982)

 Bonjour!

Jeudi 4 août 2022

VOICI LA PAROLE DE DIEU DE CE JOUR...


ÉVANGILE

« Tu es Pierre, et je te donnerai les clés du royaume des Cieux » (Mt 16, 13-23)

Alléluia. Alléluia.
Tu es Pierre,
et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;
et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
Alléluia. (Mt 16, 18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe,
demandait à ses disciples :
« Au dire des gens,
qui est le Fils de l’homme ? »
    Ils répondirent :
« Pour les uns, Jean le Baptiste ;
pour d’autres, Élie ;
pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
    Jésus leur demanda :
« Et vous, que dites-vous ?
Pour vous, qui suis-je ? »
    Alors Simon-Pierre prit la parole et dit :
« Tu es le Christ,
le Fils du Dieu vivant ! »
    Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit :
« Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :
ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela,
mais mon Père qui est aux cieux.
    Et moi, je te le déclare :
Tu es Pierre,
et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;
et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
    Je te donnerai les clés du royaume des Cieux :
tout ce que tu auras lié sur la terre
sera lié dans les cieux,
et tout ce que tu auras délié sur la terre
sera délié dans les cieux. »
    Alors, il ordonna aux disciples
de ne dire à personne que c’était lui le Christ.

    À partir de ce moment,
Jésus commença à montrer à ses disciples
qu’il lui fallait partir pour Jérusalem,
souffrir beaucoup de la part des anciens,
des grands prêtres et des scribes,
être tué,
et le troisième jour ressusciter.
    Pierre, le prenant à part,
se mit à lui faire de vifs reproches :
« Dieu t’en garde, Seigneur !
cela ne t’arrivera pas. »
    Mais lui, se retournant, dit à Pierre :
« Passe derrière moi, Satan !
Tu es pour moi une occasion de chute :
tes pensées ne sont pas celles de Dieu,
mais celles des hommes. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jésus invite ses disciples à faire le passage du « on dit » anonyme, au « je dis » qui les engage à sa suite dans une communion de vie et de destinée. La galerie des candidats est honorable : Jean-Baptiste, Elie, Jérémie, rien que du beau monde, des « grands » de la Tradition. Pourtant la question de Jésus, « et vous, que dites-vous ? » suggère que la réponse est incomplète. Précisant sa demande, Notre-Seigneur donne un indice de la direction dans laquelle il convient de chercher : « Pour vous, qui suis-je ? »

Les disciples fouillaient dans leur mémoire religieuse pour y trouver une réponse académique, alors que Jésus les invite à relire leur cheminement avec lui : « Durant tout ce temps que nous avons vécu ensemble, quelle place ai-je progressivement prise dans votre vie ? C’est pour vous que je suis sorti d’auprès du Père, et c’est “pour vous et pour la multitude ” que bientôt je vais verser mon sang. Sachant cela, “pour vous, qui suis-je ? ” »

Jésus n’attend pas d’abord une prise de position qui soit « religieusement correcte » ; mais une prise de position et un engagement en réponse au don qu’il nous fait de sa Personne dans l’amour.

Le face à face entre Jésus et Pierre est solennel : chacun « prend la parole » à son tour. Simon pour se risquer à une interprétation radicale de la personne de son Maître : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant » ; Jésus pour lui révéler le caractère inspiré de sa réponse et la mission qui en découle. Notre-Seigneur jubile, car par cette parole que Simon n’a pu recevoir que d’en haut, l’apôtre manifeste qu’il s’est laissé instruire par le Père, et que dès lors il est né à la vie nouvelle. Il participe désormais au statut filial du Fils unique ; il a retrouvé l’accès à son origine, il est relié à sa Source. C’est pourquoi Jésus le déclare bienheureux.

Notre-Seigneur laisse éclater sa joie, car désormais il n’est plus seul : Simon est venu le rejoindre « du côté de Dieu ». Ce faisant il nous montre le parcours de tout disciple : se tenir près du Maître, l’écouter, le contempler, s’identifier à lui jusqu’à entrer dans la filiation divine de celui qui a voulu assumer notre condition charnelle pour nous révéler le dessein du Père.

« Heureux es-tu » : l’annonce de la béatitude de l’entrée dans la vie filiale ne signifie hélas pas que l’homme ancien ait renoncé à son hégémonie : ce n’est pas parce que Pierre s’affirme que Simon se retire. Bien au contraire : c’est lorsque nous décidons de nous engager à la suite du Christ que l’homme charnel et psychique en nous réagissent, mettant tout en œuvre pour résister à cette nouvelle naissance. Car « les tendances de la chair s’opposent à l’esprit, et les tendances de l’esprit s’opposent à la chair » (Ga 5, 17). Aucune conciliation n’est possible ; aussi la vie du disciple est-elle traversée par un affrontement douloureux. L’être ancien en nous résiste de toutes ses forces à l’appel du Christ, car il sait fort bien que le chemin de la vie nouvelle passe par la mort à tout ce qu’il y a de « terrestre » en nous. Alors que Pierre vient de confesser la seigneurie du Christ, Simon en nous refuse de s’engager à la suite de Jésus sur le chemin pascal.

Que le Seigneur nous accorde un Esprit de discernement, afin de pouvoir trier dans nos pensées celles qui viennent de Dieu et celles qui viennent des hommes. Car Satan cherche à se servir de nos complicités avec l’esprit du monde, pour les ériger en obstacle à l’action du Christ et à l’expansion de son Royaume.

Vierge Marie, enseigne-nous le chemin du vrai disciple, qui ne prétend pas montrer au Maître la route qu’il convient de prendre, mais qui met tout son effort à passer et à demeurer derrière lui, dans l’obéissance d’une foi animée d’un amour sincère.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

mardi 2 août 2022

« Femme, grande est ta foi ! » / (388,945)

 Bonjour!

Mercredi 3 août 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Femme, grande est ta foi ! » (Mt 15, 21-28)

Alléluia. Alléluia.
Un grand prophète s’est levé parmi nous,
et Dieu a visité son peuple.
Alléluia. (Lc 7, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.
    Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires,
disait en criant :
« Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David !
Ma fille est tourmentée par un démon. »
    Mais il ne lui répondit pas un mot.
Les disciples s’approchèrent pour lui demander :
« Renvoie-la,
car elle nous poursuit de ses cris ! »
    Jésus répondit :
« Je n’ai été envoyé
qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »
    Mais elle vint se prosterner devant lui en disant :
« Seigneur, viens à mon secours ! »
    Il répondit :
« Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants
et de le jeter aux petits chiens. »
    Elle reprit :
« Oui, Seigneur ;
mais justement, les petits chiens mangent les miettes
qui tombent de la table de leurs maîtres. »
    Jésus répondit :
« Femme, grande est ta foi,
que tout se passe pour toi comme tu le veux ! »
Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Une mère éplorée, qui a entendu parler du Rabbi de Nazareth et des miracles qu’il accomplissait, poursuit Jésus de ses supplications en faveur de sa fille. L’interpellation de cette femme cananéenne témoigne d’une étonnante connaissance de la tradition juive ; peut-être même le titre « Seigneur, fils de David » attribué à Jésus est-il une ébauche de foi, comme semble le confirmer la demande, puisqu’elle attend du « Seigneur » qu’il prenne autorité sur le démon qui tourmente sa fille.

Le silence de Jésus veut obliger les disciples à résoudre eux-mêmes ce dilemme : cette femme païenne, habitant en terre étrangère, mais témoignant par sa foi naissante qu’elle est visitée par Dieu, est-elle impure en raison de son appartenance raciale, ou au contraire, faut-il juger de sa pureté, c’est-à-dire de la qualité de sa relation à Dieu à partir de « ce qui est sorti de sa bouche et qui provient de son cœur » (15, 8) ?

Les disciples ne semblent pas avoir perçu le problème : ils demandent à Jésus de « donner satisfaction » à la femme non pas comme confirmation de sa confession de foi, mais pour couper court à une situation embarrassante. Pensez donc : un Rabbi juif poursuivi par les cris d’une païenne, cela pourrait causer scandale ! Ainsi donc les disciples demeurent tout aussi enfermés dans leurs a priori et leur formalisme religieux que les pharisiens.

Dans un premier temps, la réponse de Jésus explicite ce que les disciples n’avaient pas osé formuler : un Rabbi d’Israël ne s’occupe pas des étrangers ; c’est à son peuple que Dieu envoie ses messagers. Cette parole dure de Jésus ne décourage cependant pas la femme, mais ranime tout au contraire son zèle : « elle vint se prosterner devant lui » dans un geste d’humble adoration. Lui ayant ainsi barré la route elle le supplie : « Seigneur, viens à mon secours ! » Cette fois le dialogue est ouvert ; les yeux dans les yeux Jésus l’invite avec douceur, à expliciter devant les disciples la compréhension du mystère de grâce que l’Esprit a révélé à son cœur.

La femme sait bien que le pain est destiné aux enfants ; mais elle a deviné que les enfants d’Israël font preuve de bien peu d’appétit pour le pain de la Parole que Jésus leur offre : le Rabbi ne viendrait pas en terre païenne s’il ne fuyait pas ses coreligionnaires. Aussi ajoute-t-elle pleine d’espérance : « les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres » – le terme « petits chiens » ne désigne pas les chiens errants, objet de mépris, mais les animaux domestiques qui jouissaient de la faveur de leur maître.

Nous retrouverons ce thème tout au long des premières campagnes d’évangélisation : le rejet de la Bonne Nouvelle par les juifs, fera la joie des païens vers lesquels se tourneront les missionnaires, et qui accueilleront le message du salut. Ainsi à Antioche de Pisidie, devant l’hostilité des juifs, « Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : “ C’est à vous d’abord qu’il fallait adresser la Parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens” » (Ac 13, 46-47).

La réponse de Jésus confirme l’action de l’Esprit dans le cœur de cette femme païenne : « Ta foi est grande ». Aussi Notre-Seigneur ne doit-il même pas intervenir : « Que tout se fasse pour toi comme tu le veux ». Par sa foi, cette mère dispose, pour le service de la délivrance de sa fille, de la toute-puissance de Dieu qui repose sur le Verbe incarné.

Ainsi donc ce n’est pas l’appartenance à la nation sainte qui garantit l’état de « pureté », mais la foi en Jésus venu rassembler les enfants de Dieu dispersés (Jn 11, 52). Car « les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile » (Ep 3, 6). Par sa foi, la femme cananéenne est devenue fille d’Abraham et « héritière de Dieu, héritière avec le Christ » (Rm 8, 17), disposant en son nom propre de sa victoire sur le démon.

« Ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l’homme impur ». Nous qui avons été purifiés « par le bain du baptême et la Parole de vie » (Ep 5, 26), ne risquons pas de retomber dans l’impureté par des jugements hâtifs sur nos frères en raison de leur origine ou de leur appartenance culturelle. Pour eux aussi le Christ a versé son sang, et il les appelle comme nous à partager son héritage en devenant les enfants adoptifs du Père en qui nous sommes tous frères.

Seigneur sauve-nous de nos étroitesses d’esprit ; ouvre nos yeux sur nos enfermements ; dénonce nos complicités avec les attitudes d’exclusion mises en place autour de nous ; donne-nous de nous souvenir que nous aussi nous étions des “païens” ; et accorde-nous la force de témoigner ouvertement de l’universalité de ton message, car c’est à tous les hommes que tu es venu « annoncer une année de bienfaits » (Lc 4, 19) de la part de Dieu ton Père et notre Père (cf. Jn 20, 17).


Abbé Philippe Link / Merci!

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«La foi c'est la rencontre avec une personne,
 la rencontre avec Jésus.»
(Père Jean / La Victoire de l'Amour)
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Bonne journée!

Jean-Yves 

lundi 1 août 2022

« Toute plante que mon Père du ciel n’a pas plantée sera arrachée »( / 388,905)

 Bonjour!

Mardi 2 août 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Toute plante que mon Père du ciel n’a pas plantée sera arrachée » (Mt 15, 1-2.10-14)

Alléluia. Alléluia.
Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu !
C’est toi le roi d’Israël !
Alléluia. (Jn 1, 49b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

2. (pour l’année A, où l’évangile ci-dessus a été lu la veille)


En ce temps-là,
    des pharisiens et des scribes venus de Jérusalem
s’approchent de Jésus et lui disent :
    « Pourquoi tes disciples transgressent-ils
la tradition des anciens ?
En effet, ils ne se lavent pas les mains
avant de manger. »
    Jésus appela la foule et lui dit :
« Écoutez et comprenez bien !
    Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche
qui rend l’homme impur ;
mais ce qui sort de la bouche,
voilà ce qui rend l’homme impur. »
    Alors les disciples s’approchèrent et lui dirent :
« Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés
en entendant cette parole ? »
    Il répondit :
« Toute plante
que mon Père du ciel n’a pas plantée
sera arrachée.
    Laissez-les !
Ce sont des aveugles qui guident des aveugles.
Si un aveugle guide un aveugle,
tous les deux tomberont dans un trou. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Les apôtres sur le lac se trouvaient dans la turbulence. Jésus les avait envoyés en mission sur une mer agitée. Et alors, il vient à leur secours d’une façon inattendue, sous l’apparence d’un fantôme. Dans nos moments de crise il y a à la fois un danger et une opportunité. Chacun fait face un jour à des crises différentes : discerner une vocation à la vie consacrée, rompre une habitude, rompre une amitié néfaste, décider, pour un couple, de vivre avec cohérence l’enseignement de l’Église ou simplement de prendre le Christ plus sérieusement. Dans une crise, ma volonté est tiraillée de toutes parts. Mon esprit, mon cœur et mes sentiments sont aussi engagés. Le chemin est rude et il y a danger à prendre celui qui est le plus facile car je pourrais bien me repentir plus tard d’avoir court-circuité ma vie et peut-être celle de quelques autres.

 La solution que me suggère ma foi me paraît irréelle, insaisissable pour moi. Elle semble trop hors de l’ordinaire pour moi, hors du contexte dans lequel je suis habitué. Pourtant, j’y perçois une droiture, une certaine élévation d’esprit parce que, si peu que ce soit, le Christ se laisse entrevoir à moi. Jésus permet ces situations de crise tout comme il permet que les solutions nous paraissent irréalisables. Tout cela, à cause de sa bonté. Il sait que c’est l’occasion pour nous de faire un bond en avant dans notre vie spirituelle, dans notre foi.

Quelle doit être mon attitude véritable dans un moment de crise ? Si je réfléchis bien, je vois que Dieu dans sa bonté a un dessein pour ma vie, pour chaque jour de ma vie. Si Dieu est bon et pourvoit à mes besoins, ne décevant jamais celui qui croit en lui, ce doit être que je serai très heureux si j’accepte sa volonté. Que la volonté de Dieu soit faite ! Voilà ce qui doit être mon attitude véritable, fondamentale. Avant de chercher à découvrir l’identité de cette figure énigmatique qui m’appelle, je dois me convaincre que si c’est le Christ, le Christ qui me fait signe, alors je le suivrai. Que la voix de Pierre soit la tienne : » Seigneur, si c’est toi, commande-moi de marcher sur les eaux. 

Quelquefois, le Seigneur appelle en disant : » Viens ! » et on sent qu’il nous demande de venir plus près de lui, de mettre nos pas dans les siens. D’autres fois, il nous dit : « Courage ! » car il y a un risque à prendre, le risque d’abandonner un peu de moi-même, pas pour l’amour d’une aventure mais pour l’amour de l’Amour. Il dit aussi : « C’est moi ! » et nous demande de reconnaître en lui le trésor pour lequel on devait tout abandonner. Il ajoute : « N’aie pas peur ! » et nous encourage à lui faire confiance. Et quand mon cœur est disposé à faire sa volonté, quelle qu’elle soit, alors je peux demander en toute confiance : « Est-ce toi, Seigneur ? » Écoutons la réponse. Écoutons attentivement.

Si Jésus dit : « Viens, » alors n’attends pas. Laisse sa tendre invitation t’attirer à lui. Le moment le plus pénible à surmonter, pour celui qui est dans le bateau, c’est la décision de sortir de l’inertie. Mais après les premiers pas, on est dans la main de Dieu. C’est un peu comme sauter en parachute. Dès qu’on quitte la sécurité de l’avion, on est à la merci de la force de gravité. Fixe ton regard seulement sur Jésus. Marcher sur les eaux, quitter mon confort et ma zone de sécurité est difficile. Ce n’est pas naturel de marcher sur les eaux ! La tentation est grande de se concentrer sur les difficultés, sur le vent, les vagues, sur le fait qu’on ne contrôle rien. Fixe ton cœur et ta volonté sur le Christ. Fie-toi sur sa force et sa puissance salvatrice. Il ne t’abandonnera pas. Il t’appelle à une certaine mission, à une certaine façon d’être, à un niveau plus élevé de foi, il te donnera les grâces nécessaires.

Jésus, si bon et miséricordieux, merci de m’appeler à te ressembler, à te suivre plus intimement. Merci de m’appeler à vivre ma vie par la foi et non pas de me fier uniquement à moi-même et à me reposer sur mes sécurités. Merci de parler à mon cœur et à m’inviter à tout risquer pour toi. Quoi que tu veuilles, Jésus, je le veux aussi. Que ta volonté soit faite et non la mienne. Marie, ma Mère, aide-moi à répéter avec toi : « Qu’il me soit fait selon ta parole. »

Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves