mercredi 7 septembre 2022

« L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » / Dimanche le 11 septembre à 14 h. rendez-vous à la cathédrale pour la lecture de la synthèse sur la consultation syodale... (390,185)

Bonjour!

Jeudi 8 septembre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


      ÉVANGILE     

« L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1, 18-23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
    Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
    Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
    elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

    Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
    Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,
qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

     – Acclamons la Parole de Dieu.

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          Commentaire...       

La Nativité de Marie inaugure l’économie du salut et l’inscription du Verbe de Dieu dans l’histoire des hommes. Avec la nativité de la Vierge commençait la régénération de notre nature humaine et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, recevait les prémices de la seconde création. Le projet de salut du Très-Haut sortait de sa phase préparatoire et entrait dans sa réalisation concrète. La Mère précédait le Fils sans lequel elle ne pourrait exister ; la Reine préparait la venue du Roi ; la Fiancée veillait dans l’attente de l’Époux.

Que Marie, qui naquit pour offrir au Seigneur une demeure sacrée en vue du salut du monde, nous enseigne à disposer nos cœurs pour que le Christ naisse en nous. La nativité de Marie nous rappelle que nous sommes appelés à accueillir le Christ pour qu’il naisse en nous et en naissant en nous, nous donne de naître à la vie véritable, à la vie d’en haut, à la vie dans l’Esprit, à notre véritable identité de fils et de filles bien-aimés du Père.

C’est ici que la figure de saint Joseph peut aussi nous éclairer. Comme lui, accueillons le Christ en prenant chez nous Marie. Si le oui de Marie a été indispensable pour que le Fils de Dieu puisse se faire chair, celui de Joseph l’a été aussi pour qu’il soit le Messie de la descendance de David et accomplisse ainsi la Promesse de Dieu. A notre tour, mettons notre oui dans celui de Joseph pour accueillir Marie dans nos histoires, et avec elle, le Sauveur qu’elle porte en son sein pour donner au monde le salut de Dieu.



Vierge, Mère et Épouse, Reine du ciel et de la terre, intercède pour nous maintenant et à l’heure de notre mort, pour que nous venions chanter avec Toi, avec tous les Saints, et avec tous ceux qui nous ont été confiés dans la foi, le cantique nouveau de l’Agneau dans la Jérusalem céleste, resplendissante de la beauté du jour qui ne meure pas.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Je vous salue Marie, pleine de grâce...




Photo: Au jardin floral à La Pocatière

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«Pour que l'Église 

se renouvelle et continue, 

voici le temps favorable!»


C'est le titre du rapport-synthèse provincial

à propos du synode sur la synodalité.

Vous pouvez trouver cette sythèse en allant

sur le site de 

L'Assemblée des Évêques catholique du Québec.

(AECQ)

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Une invitation à lire:


«La spiritualité du changement» 

de Normand Provencher o.m.i.

dans la revue Notre-Dame du Cap du mois de septembre (2022).

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(De qui est cette photo?
On y reconnaît le Rocher Percé...)

Cette chaloupe peut prendre le large...
 Un bateau est utile sur l'eau...
Notre Église doit prendre le large...
L'Église n'est pas utile pour elle-même...
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Bonne journée!

Jean-Yves 

mardi 6 septembre 2022

« Heureux, vous les pauvres. Mais quel malheur pour vous, les riches » / 11 septembre: Synode diocésain: présentation à l'évêque en présence du Peuple de Dieu... / (390,130)

 Bonjour!

Mercredi 7 septembre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Heureux, vous les pauvres. Mais quel malheur pour vous, les riches » (Lc 6, 20-26)

Alléluia. Alléluia.
Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse,
car votre récompense est grande dans les cieux !
Alléluia. (Mt 5, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara :
« Heureux, vous les pauvres,
car le royaume de Dieu est à vous.
    Heureux, vous qui avez faim maintenant,
car vous serez rassasiés.
Heureux, vous qui pleurez maintenant,
car vous rirez.
    Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent
et vous excluent,
quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable,
à cause du Fils de l’homme.
    Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie,
car alors votre récompense est grande dans le ciel ;
c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.

    Mais quel malheur pour vous, les riches,
car vous avez votre consolation !
    Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant,
car vous aurez faim !
Quel malheur pour vous qui riez maintenant,
car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
    Quel malheur pour vous
lorsque tous les hommes disent du bien de vous !
C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Aujourd’hui, Jésus annonce une nouvelle extraordinaire à tous ceux et celles qui sont sous le poids de l’épreuve. Ils leur annoncent ce que nous ne sommes pas capables de voir ou de concevoir par nous-mêmes, « ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme » (1 Co 2, 9). Il leur annonce comment Dieu, dans son infinie paternité d’Amour, vient à la rencontre des souffrants et des pauvres.

Vous qui êtes pauvres, je vous annonce une Bonne Nouvelle :  le Royaume des Cieux déjà vous appartient. Le Règne de l’Amour est désormais présent et, parce que pauvres, parce que vous n’êtes encombrés d’aucune richesse, il est à vous ! Vous pouvez dès aujourd’hui l’accueillir. Heureux êtes-vous !

Vous aussi qui avec faim, je vous annonce une Bonne Nouvelle : il vient le jour où vous serez rassasiés.  Le Père veille sur vous et la faim et la mort n’auront pas le dernier mot. L’avenir est pour vous rempli d’espérance. Heureux êtes-vous !

Vous qui êtes dans les larmes, vous qui êtes sous le poids d’épreuves personnelles, spirituelles, familiales, ou de travail ou d’affection ou de guerre, je vous annonce une Bonne Nouvelle : le jour vient où vous serez saisis de joie car le Père vous aime et votre tristesse se changera en joie. Heureux êtes-vous !

Quant à vous qui êtes insultés ou persécutés parce que vous êtes fidèles à l’Évangile, parce que vous proclamez votre foi en famille, au travail, dans la ville, je vous annonce une très Bonne Nouvelle : vous aurez au Ciel une récompense extraordinaire parce que participant à ma Passion, vous participerez à ma Résurrection. Heureux êtes-vous !

Frères et sœurs, voilà ce que sont les Béatitudes : L’annonce d’une Bonne Nouvelle merveilleuse pour tous ceux qui peinent. Avec une clarté inouïe, Jésus nous partage la Bonne Nouvelle qui illumine sa propre route d’humanité. Sa route qui connaîtra la pauvreté, la faim, les larmes et la croix, pour entrer par cette Passion d’Amour dans la gloire éternelle du Père.

Mieux : Jésus nous attire sur cette route qui est la sienne. Heureux sommes-nous quand nous partageons la croix de Jésus parce que nous partageons déjà sa Résurrection et sa gloire !

Voilà la Bonne Nouvelle que nous avons la charge d’annoncer. Qu’ils sont beaux les pieds des porteurs de la Bonne Nouvelle qui vont quitter tout à l’heure cette église pour aller crier l’Évangile par leur vie !

Que cette Eucharistie ravive en nous cette joie pour que nous soyons plein de feu pour porter l’Évangile !


Abbé Philippe Link / Merci!

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Photo: chute à Saint-Pascal-de-Kamouraska

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     11 septembre     

Clôture de la phase diocésaine du Synode 2023

Le 9 octobre 2021, le pape François ouvrait solennellement par une célébration eucharistique à Rome, le prochain synode qui se déroulera à l'automne 2023. 

Le pape a également invité tous les évêques catholiques du monde entier à faire eux aussi une ouverture officielle dans leurs diocèses respectifs.

C'est ainsi que, le 17 octobre 2021, Mgr Goudreault nous a présenté les membres du comité diocésain qui ont eu pour tâche de préparer le contenu phase diocésaine de la consultation synodale. 

Ce comité a fait la tournée des trois Unités Missionnaires afin de recueillir, à partir de thèmes annoncés, les propositions qui seraient émises à la fin de chaque assemblée par les personnes participantes.

À l'issue de la vingtaine de rencontres qui ont eu lieu, les membres du comité diocésain ont relu chacune des propositions venant des diocésains et diocésaines en vue de produire une synthèse à l'intention de notre évêque.

Le moment est maintenant venu de remettre ce rapport fort important pour notre diocèse. 

   Vous êtes donc toutes et tous et toutes invités    

       à la Cathédrale de La Pocatière        

   ce dimanche 11 septembre prochain à 14h00    

     pour prendre connaissance du rapport      

       qui sera remis à Mgr Goudreault        

   et clore ainsi la phase diocésaine du Synode 2023.   

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Bonne journée!

Jean-Yves 


lundi 5 septembre 2022

« Il passa toute la nuit à prier Dieu ; il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres » / (390,105)

 Bonjour!

Mardi 6 septembre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Il passa toute la nuit à prier Dieu ; il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres » (Lc 6, 12-19)

Alléluia. Alléluia.
C’est moi qui vous ai choisis,
afin que vous alliez, que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure, dit le Seigneur.
Alléluia. (cf. Jn 15, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ces jours-là,
Jésus s’en alla dans la montagne pour prier,
et il passa toute la nuit à prier Dieu.
    Le jour venu,
il appela ses disciples et en choisit douze
auxquels il donna le nom d’Apôtres :
    Simon, auquel il donna le nom de Pierre,
André son frère,
Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
    Matthieu, Thomas,
Jacques fils d’Alphée,
Simon appelé le Zélote,
    Jude fils de Jacques,
et Judas Iscariote, qui devint un traître.

    Jésus descendit de la montagne avec eux
et s’arrêta sur un terrain plat.
Il y avait là un grand nombre de ses disciples
et une grande multitude de gens
venus de toute la Judée, de Jérusalem,
et du littoral de Tyr et de Sidon.
    Ils étaient venus l’entendre
et se faire guérir de leurs maladies ;
ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs
retrouvaient la santé.
    Et toute la foule cherchait à le toucher,
parce qu’une force sortait de lui
et les guérissait tous.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

L’appel fondateur de l’Église naît de la prière nocturne du Seigneur, la nuit étant peut-être le symbole des ténèbres de sa Passion et de sa mort, dont il va triompher par la fidélité de son obéissance et de son amour. Le verbe « prier » apparaît deux fois dans le premier verset de notre péricope : l’appel sauveur qui rejoint chacun de nous par la voix de l’Église, est le fruit de la prière sacerdotale intense et persévérante du Christ crucifié.

Jésus prie le Père, car il va agir en son nom : appeler et donner un nom sont en effet des fonctions paternelles que Dieu accomplit par son Fils. Les Douze sont appelés « apôtres » c’est-à-dire « envoyés », « témoins » de la Parole agissante du Maître. Selon le principe juridique juif, ils représentent – au sens fort du terme : ils rendent présent – celui qui les envoie.

L’énumération solennelle des premiers appelés, se termine abruptement, renvoyant à nouveau vers le drame qui se prépare : « …et Judas Iscariote, celui qui fut le traître ». Quelle audace et quel courage de la part de Jésus de choisir et d’appeler celui-là même qui le dénoncerait, nous laissant ainsi entrevoir qu’aucune lâcheté ne peut mettre en échec sa confiance, qu’aucune trahison ne peut venir à bout de sa patience : entre Simon et Judas, entre fidélité et trahison, se déploient les noms des Douze, préfigurant ainsi la démarche boitillante de l’Église de tous les temps ; et aussi la nôtre sans doute. Douze personnes c’est bien peu de choses : Dieu aime réaliser son œuvre par « peu de choses ». Il aime agir par la médiation d’humbles signes sacramentels – à commencer par l’Église elle-même – dans lesquels sont pourtant cachées la toute-puissance et l’efficacité infinie de sa grâce.

Dans la discrétion de ces quelques versets décrivant un événement qui est passé inaperçu aux yeux du monde, saint Luc nous donne accès à un moment déterminant de l’histoire : la fondation de la communauté du salut, structurée hiérarchiquement par Jésus lui-même. La « pierre maîtresse » c’est le Christ, les apôtres en constituent « les fondations » (Ep 2, 20), les disciples sont les membres du nouveau peuple de Dieu. Trois cercles concentriques entourent le Maître : les Douze, les disciples et enfin la foule, accourue de Judée, de Jérusalem la capitale et même de la région côtière de Tyr et de Sidon, c’est-à-dire au-delà des frontières de la Palestine, préfigurant la mission universelle.

Nous retrouverons cette même structure au début des Actes des Apôtres, dans la description des commencements de l’Église : Jésus s’adresse une dernière fois « aux Apôtres qu’il avait choisis » avant d’être « enlevé » : ceux-ci regagnent Jérusalem et « montent dans la chambre haute où se retrouvent Pierre, Jean, Jacques… » – suit l’énumération des Onze – entourés des femmes, de Marie, mère de Jésus, et de ses disciples (Ac 1, 2.13s) ; puis, après la descente de l’Esprit, accourent les foules provenant de tous les pays d’alentour.

L’image suggérée par Saint Luc de ces trois cercles concentriques entourant le Maître au pied de la montagne, est quelque peu erratique, mais elle frappe par sa majesté, sa paisible beauté et sa force rayonnante. A travers cet événement advenu « en ces jours-là », c’est déjà la victoire définitive du Ressuscité qui s’annonce. L’imprécision temporelle tout à fait volontaire, nous invite à actualiser la scène dans l’aujourd’hui de notre vie : c’est dans cette paisible majesté que le Seigneur continue à venir à nous d’auprès du Père par la médiation de son Église, pour nous « délivrer des esprits mauvais » et guérir, dans la force de l’Esprit qui émane de lui, tous ceux qui le touchent par une foi aimante.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

dimanche 4 septembre 2022

« Ils observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat » / (390,063)

 Bonjour!

Lundi 5 septembre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Ils observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat » (Lc 6, 6-11)

Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Un jour de sabbat,
Jésus était entré dans la synagogue et enseignait.
Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée.
    Les scribes et les pharisiens observaient Jésus
pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ;
ils auraient ainsi un motif pour l’accuser.
    Mais lui connaissait leurs raisonnements,
et il dit à l’homme qui avait la main desséchée :
« Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. »
L’homme se dressa et se tint debout.
    Jésus leur dit :
« Je vous le demande :
Est-il permis, le jour du sabbat,
de faire le bien ou de faire le mal ?
de sauver une vie ou de la perdre ? »
    Alors, promenant son regard sur eux tous,
il dit à l’homme :
« Étends la main. »
Il le fit, et sa main redevint normale.
    Quant à eux, ils furent remplis de fureur
et ils discutaient entre eux
sur ce qu’ils feraient à Jésus.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Le sabbat participe de la sainteté du monde à venir, il annonce l’entrée du peuple dans le repos et la paix de Dieu. Pourtant ce jour est le jour des disputes. Ce n’est pas rare que Jésus soit interpelé ce jour-là. Aujourd’hui saint Luc mentionne « un autre jour de sabbat », c’est-à-dire « encore une fois de plus ».

Cette insistance n’est pas neutre. Évoquer le statut du sabbat ne se limite pas à discuter sur l’opportunité de chômer tel jour, il concerne en effet le commandement central de la Torah. L’homme a été créé pour le sabbat, c’est-à-dire pour le jour de Dieu, pour voir le jour de la vie et de la liberté. Revenir fréquemment sur le sujet, accepter les assauts hostiles et répétés de ses détracteurs, est pour Jésus un moyen de montrer le cœur de sa mission et l’importance de son message. Notre Dieu est le Dieu de la vie, il est le Dieu qui sauve de toute aliénation et de toute mort.

C’est donc dans la synagogue, dans la maison de Dieu, que Jésus envisage la guérison d’un homme qui a perdu l’usage de sa main droite, c’est-à-dire la libération d’un homme dans l’impossibilité de travailler, d’un homme qui a perdu sa dignité. Il s’agit pour ses adversaires et nous-mêmes d’une provocation claire.

Nous devons en effet nous laisser provoquer ainsi par Jésus. Car il y a de l’hypocrisie dans nos vies et cela lui déplait. Certes, nous ne sommes plus concernés par les prescriptions de la Torah, par les conventions sur « ce qu’il faut faire » et « ce qu’il ne faut pas faire » le jour du sabbat, mais nous nous en inventons d’autres, ce qui est pire.

Notre situation est bien la même que celle des pharisiens. Ils attaquent Jésus parce qu’ils sont obnubilés par la question de savoir « ce qu’on peut faire », alors ne pas faire le bien est faire le mal. Mais ils ne le voient plus, tout attentifs qu’ils sont à ne pas briser, déchirer ou broyer. Pourtant ils délient leur âne de l’étable pour le conduire à boire, mais sans voir, devant eux, au milieu d’eux, un homme lié, privé de sa dignité.

De la même façon, combien de fois aujourd’hui sommes-nous fervents à brandir la liberté chèrement acquise par les hommes, combien souvent avançons-nous des motifs religieux ou chrétiens qui riment avec respect et tolérance, et laissons-nous les frères qui sont en face de nous, au milieu de nous, dans l’ignorance de l’évangile ou pris dans l’esclavage de leurs fausses libertés ?

Jésus nous ramène à l’essentiel. D’abord convertir notre regard, pour voir l’homme en vérité, selon la place qu’il occupe dans la maison de Dieu, aux yeux de Dieu, et ensuite l’aider, au nom de cette vérité, à entrer dans le royaume de la vie, dans le jour du repos, dans la paix du Christ. Ainsi agissent ses disciples.

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Merci ;a l'abbé Philippe Link

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Bonne journée!

Jean-Yves 


samedi 3 septembre 2022

.« Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple » / (390,026)

Bonjour!

Dimanche 4 septembre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


ÉVANGILE

« Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple » (Lc 14, 25-33)

Alléluia. Alléluia.
Pour ton serviteur, que ton visage s’illumine :
apprends-moi tes commandements.
Alléluia. (Ps 118, 135)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    de grandes foules faisaient route avec Jésus ;
il se retourna et leur dit :
    « Si quelqu’un vient à moi
sans me préférer à son père, sa mère, sa femme,
ses enfants, ses frères et sœurs,
et même à sa propre vie,
il ne peut pas être mon disciple.
    Celui qui ne porte pas sa croix
pour marcher à ma suite
ne peut pas être mon disciple.

    Quel est celui d’entre vous
qui, voulant bâtir une tour,
ne commence par s’asseoir
pour calculer la dépense
et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?
    Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever,
tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :
    ‘Voilà un homme qui a commencé à bâtir
et n’a pas été capable d’achever !’
    Et quel est le roi
qui, partant en guerre contre un autre roi,
ne commence par s’asseoir
pour voir s’il peut, avec dix mille hommes,
affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?
    S’il ne le peut pas,
il envoie, pendant que l’autre est encore loin,
une délégation pour demander les conditions de paix.

    Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas
à tout ce qui lui appartient
ne peut pas être mon disciple. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut être mon disciple » (Lc 14, 27). De même que la croix peut être réduite à un objet ornemental, “porter sa croix” peut aussi devenir une façon de parler. Dans l’enseignement de Jésus, cette expression ne met cependant pas au premier plan la mortification ni le renoncement. Elle ne se réfère pas d’abord au devoir de supporter patiemment les petites ou les grandes tribulations quotidiennes ; elle entend moins encore exalter la douleur comme moyen de plaire à Dieu. Le chrétien ne recherche pas la souffrance pour elle-même, mais l’amour. La croix accueillie devient alors le signe de l’amour et du don total. La porter à la suite du Christ signifie s’unir à lui, offrant ainsi la plus grande preuve d’amour.

On ne peut pas parler de la croix sans considérer l’amour de Dieu pour nous, le fait que Dieu veut nous combler de ses biens. Par cette invitation : “Suis-moi”, Jésus redit à ses disciples non seulement : prends-moi comme modèle, mais aussi : partage ma vie et mes choix, dépense ta vie avec moi par amour pour Dieu et pour tes frères. Ainsi le Christ ouvre devant nous le “chemin de la vie”, qui est hélas constamment menacé par le “chemin de la mort”. Le péché est le chemin qui sépare l’homme de Dieu et du prochain, provoquant la division et minant la société de l’intérieur.

Le “chemin de la vie”, qui reprend et renouvelle les attitudes de Jésus, devient le chemin de la foi et de la conversion. C’est précisément le chemin de la croix. Il s’agit du chemin qui porte à se confier à lui et à son dessein du salut, à croire qu’il est mort pour manifester l’amour de Dieu pour tout homme ; c’est le chemin du salut au sein d’une société souvent divisée, confuse et contradictoire ; c’est le chemin du bonheur de suivre le Christ jusqu’au bout, dans les circonstances souvent dramatiques de la vie quotidienne ; c’est le chemin qui ne craint pas les échecs, les difficultés, les mises à l’écart, les solitudes, car il comble le cœur de l’homme de la présence de Jésus; c’est le chemin de la paix, de la maîtrise de soi et de la joie profonde du cœur.

Ne soyons pas surpris si le Seigneur nous montre une fois encore la croix comme chemin de vie et de bonheur authentique. L’Église croit et confesse depuis toujours que seule la croix du Christ est porteuse du salut. Si nous cherchons Jésus sans la Croix, nous risquons de trouver la croix sans Jésus, c’est-à-dire sans la force pour la porter.

Une culture largement répandue de l’éphémère, qui accorde de la valeur à ce qui plaît et semble beau, voudrait faire croire que, pour être heureux, il faut éviter la croix. Comme idéal, on présente un succès facile, une carrière rapide, une sexualité séparée du sens des responsabilités et, finalement, une existence centrée sur l’affirmation de soi, souvent sans respect des autres.

Mais ouvrons bien nos yeux : ce n’est pas là le chemin qui fait vivre, mais le sentier qui plonge dans la mort. Jésus nous dit : « Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi, celui-là la sauvera ». Jésus ne nous laisse pas dans l’illusion : « Que sert donc à l’homme de gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? » (Lc 9, 24-25). Par la vérité de ses paroles, qui retentissent durement mais qui remplissent le cœur de paix, Jésus nous révèle le secret de la vie authentique. Alors, n’attendons plus, devenons disciples de Jésus-Christ !


Abbé Philippe Link / Merci!

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«D'äge en âge, Seigneur,

tu as été notre refuge.»

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Prions:

pour la Alexandra  Hénault

que je baptiserai

à Kamouraka cet avant-midi.


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Photo: Jean-Yves

Sur le terrain de l'évêché

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Bon dimanche!

Jean-Yves


jeudi 1 septembre 2022

« Des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ils jeûneront » / (389,983)

 Bonjour!

Vendredi 2 septembre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ils jeûneront » (Lc 5, 33-39)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
Alléluia. (Jn 8, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
    les pharisiens et les scribes dirent à Jésus :
« Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent
et font des prières ;
de même ceux des pharisiens.
Au contraire, les tiens mangent et boivent ! »
    Jésus leur dit :
« Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce,
pendant que l’Époux est avec eux ?
    Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ;
alors, en ces jours-là, ils jeûneront. »

    Il leur dit aussi en parabole :
« Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf
pour le coudre sur un vieux vêtement.
Autrement, on aura déchiré le neuf,
et le morceau qui vient du neuf
ne s’accordera pas avec le vieux.
    Et personne ne met du vin nouveau
dans de vieilles outres ;
autrement, le vin nouveau fera éclater les outres,
il se répandra
et les outres seront perdues.
    Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves.
    Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau.
Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Le Sacré-Cœur de Jésus que nous honorons aujourd’hui, comme tous les premiers vendredis du mois, fait toutes choses nouvelles. Il nous en parle dans l’évangile que nous venons d’entendre. Pour entrer dans ce mystère de la Nouveauté dont Jésus nous parle aujourd’hui, il faut bien se représenter le contexte de ces trois petites paraboles. Jésus a appelé Lévi, un collecteur d’impôt, un pécheur public pour en faire son apôtre et Lévi a organisé un grand festin dans sa maison pour fêter cette bonne nouvelle avec ses amis collecteurs d’impôts.

Et les pharisiens sont scandalisés de voir Jésus manger avec ces collecteurs d’impôts, et pactiser avec des pécheurs. C’est l’occasion pour Jésus de leur révéler quelque chose de la nouveauté de sa mission : « Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs (Mt 9,12) ». C’est l’occasion de leur proposer trois petites paraboles pour les amener à se demander comment ils se laissent transformer par la nouveauté de sa Bonne Nouvelle.

La première arrive à la suite de la question des pharisiens sur l’absence de jeûne chez ses disciples. Alors Jésus leur répond par cette petite parabole qui suggère la Présence du Royaume de Dieu parmi eux à travers l’image de la noce et de l’Époux qui fait la fête avec ses invités. Il leur dit : « on ne fait pas jeuner les invités quand la noce commence, quand l’Époux est avec eux (cf Lc 5,34) ». Il faut avoir assez de mobilité, de souplesse vis-à-vis ses habitudes, ses pratiques anciennes, si honorables soient-elles, pour les ajuster aux divers moments de l’œuvre de Dieu : il y a un temps pour l’ascèse et ce temps-là n’est jamais révolu ; il y a aussi le temps de la joie pour les amis de l’époux mais c’est la présence de l’Époux qui provoque la transformation de ses habitudes.

Cette parabole nous concerne : acceptons-nous de remettre en question nos habitudes, nos pratiques anciennes, quand l’Époux est là parmi nous pour la noce ; il vient faire toutes choses nouvelles et nous en premier : des créatures nouvelles.

Dans la seconde parabole, Jésus va plus loin pour suggérer que le Royaume de Dieu, la Présence de l’Époux, produit une transformation radicale de nos vies, pas un simple raccommodage, pas un simple rafistolage :

« Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’un vêtement neuf. (cf Lc 5,36) »

Si on le fait, au lieu de réparer, on prépare de plus grandes déchirures.

Jésus ne vient pas rafistoler nos vieilles habitudes de vie. En mangeant avec les pécheurs, Il fait vivre une expérience de Dieu qui transforme complètement la vie. Le monde dans lequel nous vivons essaie seulement de soulager ou de mettre un morceau de tissu sur la déchirure de nos vies. Mais ce dont nous avons besoin est un nouvel habit, pas un ancien raccommodé.

Jésus n’est pas venu pour raccommoder, mais pour pardonner et purifier ! Il apporte, non de nouveaux morceaux, mais de nouveaux habits de justice !

Dans la troisième petite parabole, Jésus évoque la puissance de la vie nouvelle qu’il apporte : « Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres. (Lc 5,37) »

Il y a quelque chose de nouveau dans la Bonne Nouvelle : Nous n’avons pas à fournir l’outre nouvelle, comme si nous devions et pouvions, par nos seules forces, adapter notre cœur à la pression de l’Évangile. La grâce de Jésus ne s’arrête pas à mi-chemin : elle nous donne à la fois le contenu et le contenant. En même temps qu’elle verse le vin nouveau, elle rajeunit l’outre de notre cœur. À vin nouveau, outres neuves, et tout vient de Dieu. Ce qui nous revient, c’est de laisser Dieu transformer l’outre qu’est notre cœur, c’est d’accepter à longueur de vie la pression du vin, la pression de l’amour de Dieu, c’est de laisser vieillir le vin dans son outre aussi longtemps que Dieu voudra.

Car lorsqu’on a reçu de Dieu et le vin nouveau et l’outre nouvelle, il faut encore du temps, beaucoup de temps, et toute notre vie, le vin nouveau reste en nous espérance de bon vin, tout comme l’Évangile qui est versé en nous reste pour nous espérance de sainteté.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Hymne du jour à la Liturgie des heures:

«Retournez-vous, voici l'Esprit
Du Seigneur, au vent de la nuit
Qui passe au monde;
Accueillez-le, ne craignez rien;
À la croisée de vos chemins,
Laissez-vous couvrir de son ombre.»
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Bonne journée!

Note: demain je ne produirai pas de page. 

Merci. 

Jean-Yves