jeudi 12 janvier 2023

« Le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre » / PRIÈRE de louange... / (397,088)

 Bonjour!

Vendredi 13 janvier 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre » (Mc 2, 1-12)

Alléluia. Alléluia. Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. Alléluia. (Lc 7, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Quelques jours après la guérison d’un lépreux,
Jésus revint à Capharnaüm,
et l’on apprit qu’il était à la maison.
Tant de monde s’y rassembla
qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte,
et il leur annonçait la Parole.
Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé,
porté par quatre hommes.
Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule,
ils découvrent le toit au-dessus de lui,
ils font une ouverture,
et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé.
Voyant leur foi,
Jésus dit au paralysé :
« Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »
Or, il y avait quelques scribes, assis là,
qui raisonnaient en eux-mêmes :
« Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ?
Il blasphème.
Qui donc peut pardonner les péchés,
sinon Dieu seul ? »
Percevant aussitôt dans son esprit
les raisonnements qu’ils se faisaient,
Jésus leur dit :
« Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ?
Qu’est-ce qui est le plus facile ?
Dire à ce paralysé :
“Tes péchés sont pardonnés”,
ou bien lui dire :
“Lève-toi, prends ton brancard et marche” ?
Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme
a autorité pour pardonner les péchés sur la terre…
– Jésus s’adressa au paralysé –
je te le dis, lève-toi,
prends ton brancard, et rentre dans ta maison. »
Il se leva, prit aussitôt son brancard,
et sortit devant tout le monde.
Tous étaient frappés de stupeur
et rendaient gloire à Dieu, en disant :
« Nous n’avons jamais rien vu de pareil. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Marc nous relate dans l’évangile de ce jour un nouveau miracle de Jésus dans les débuts de sa vie publique. Cet épisode du paralytique que Jésus guérit après lui avoir pardonné ses péchés est saisissant et riche d’enseignement. De la foi à la guérison, en passant par le pardon des péchés, c’est toute une dynamique spirituelle qui nous est révélée.

Quelle détermination dans le cœur de ces hommes qui vont jusqu’à ouvrir le toit d’une maison pour faire descendre aux pieds du Seigneur leur ami paralysé. Pourtant, la foule était là, nombreuse, et les empêchait d’accéder auprès de Jésus. Mais cela ne les a pas arrêtés. Quelle force a donc bien pu les animer ? La réponse nous est donnée par l’évangéliste : « voyant leur foi ». La foi, celle de ce paralysé, sans laquelle il n’aurait sans doute pas consenti à être ainsi manipulé. Mais aussi celle de ses quatre compagnons qui étaient sûrs de pouvoir trouver auprès de Jésus ce que les techniques humaines avaient été jusque là impuissantes à donner. Comment ne pas s’émerveiller ici de ce que la foi de plusieurs peut soutenir celle d’un autre et d’une certaine manière, par son insistance, être toute puissante sur le cœur de Dieu.

Remarquons que le paralysé n’est pas tout de suite guéri. Jésus commence par lui dire : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés ». Par une telle déclaration, Jésus révèle sa divinité car seul Dieu a le pouvoir de pardonner les péchés. Et appeler cet homme « mon Fils » ne fait que le manifester encore plus. En faisant miséricorde à son enfant paralysé par les liens du péché, Jésus montre qu’il agit en parfaite communion avec son Père.

D’ailleurs les scribes et les pharisiens ne s’y trompent pas : « Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. » C’est la première opposition des scribes et des pharisiens à l’encontre de Jésus qui nous est relatée dans l’évangile de saint Marc, secrète car devant cette foule qui suit Jésus, ils n’osent pas encore la manifester.

Mais Jésus qui lit dans les cœurs l’a entendue : « Pourquoi tenir de tels raisonnements ? » Cette question montre bien que c’est avec leur raison et seulement avec elle que les scribes et les pharisiens essayent d’interpréter les paroles de Jésus. La manière dont ils s’approchent du mystère de sa personne est radicalement différente de l’attitude de foi du paralytique et de ses quatre compagnons. Ces grands savants veulent commencer par comprendre avant de croire. La foi n’a pas affiné leur regard intérieur pour pouvoir découvrir en Jésus la présence agissante de Dieu.

Du coup, en guérissant le paralytique, Jésus leur montre que ses paroles, qu’ils ont interprétées comme blasphématoires et impuissantes à réaliser ce qu’elles annonçaient, se sont montrées au contraire bien efficaces : « Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je l’ordonne, dit-il au paralysé, lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi ».

C’est seulement ici qu’intervient la guérison du paralytique, comme une manifestation de la guérison intérieure plus vitale que le Fils de Dieu est venue apporter aux hommes : le pardon des péchés.

A chaque Eucharistie, au moment où le prêtre nous invite à contempler dans l’hostie consacrée « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde », nous prononçons ces paroles : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai guéri ». Que le Seigneur, en ce jour, renouvelle en nous le don de la foi pour que nous puissions reconnaître en lui notre Sauveur et avoir nous aussi la joie de l’entendre nous dire cette parole de guérison et de Salut : « Mon fils tes péchés sont pardonnés ».

Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Lorsqu’il a pardonné les péchés, Il a guéri l’homme et fait comprendre visiblement qui il était, Lui, dans sa personne : Il était le Verbe de incarné, avec le pouvoir de pardonner les péchés. En tant qu’homme Il se compatie de nous, et comme Dieu Il prend pitié de nous et pardonne nos offenses » (Saint Irénée)

  • « L’Évangile nous présente le Christ qui vainc les paralyses de l’humanité. Décrit le pouvoir de la Miséricorde divine qui pardonne et annule tout péché lorsqu’il rencontre une foi authentique. Le commandement L’Évangile nous présente le Christ qui vainc les paralyses de l’Humanité. Décrit le pouvoir de la Miséricorde du Christ peut renverser la situation : "Lève-toi, marche !" » (François)

  • « Le Seigneur Jésus-Christ, médecin de nos âmes et de nos corps, Lui qui a remis les péchés au paralytique et lui a rendu la santé du corps , a voulu que son Église continue, dans la force de l’Esprit Saint, son œuvre de guérison et de salut, même auprès de ses propres membres. C’est le but des deux sacrements de guérison : du sacrement de Pénitence et de l’Onction des malades » (Catéchisme de l´ Église Catholique, nº 1.421)


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«Nous avons besoin de la prière quotidienne 

afin que Dieu puisse nourrir notre foi.»

(Pape François)

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Prière

Ô Père, à toi la louange !
Tu montres aux humbles ton chemin
Mais tu le caches aux yeux des sages
Pour qu’à l’épreuve de la faim
Ils cherchent ton visage.

Ô Père, à toi la louange !
C’est en toi seul qu’est notre joie
Puisque tu nous reçois toujours
Quand, misérables et sans amour,
Nous revenons vers toi.

Ô Père, à toi la louange !
Car tu connais notre faiblesse.
Comme une mère, tu nous portes
Et chaque instant tu nous caresses
De ta miséricorde.

Ô Père, à toi la louange !
Car ton Amour est infini.
Tu veux pour nous la sainteté
Et tu la donnes aux tout-petits
En ton Fils Bien-Aimé.

S. Gaya

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Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 11 janvier 2023

« La lèpre le quitta et il fut purifié » / (397,048)

 Bonjour!

Jeudi 12 janvier 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« La lèpre le quitta et il fut purifié » (Mc 1, 40-45)

Alléluia. Alléluia. Jésus proclamait l’Évangile du Royaume et guérissait toute infirmité dans le peuple. Alléluia. (cf. Mt 4, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
un lépreux vint auprès de Jésus ;
il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit :
« Si tu le veux, tu peux me purifier. »
Saisi de compassion, Jésus étendit la main,
le toucha et lui dit :
« Je le veux, sois purifié. »
À l’instant même, la lèpre le quitta
et il fut purifié.
Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt
en lui disant :
« Attention, ne dis rien à personne,
mais va te montrer au prêtre,
et donne pour ta purification
ce que Moïse a prescrit dans la Loi :
cela sera pour les gens un témoignage. »

Une fois parti,
cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle,
de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville,
mais restait à l’écart, dans des endroits déserts.
De partout cependant on venait à lui.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Un lépreux se jette aux pieds de Jésus. Qu’est-ce qui le pousse à poser ce geste ? Jésus ne va-t-il pas comme tous les autres le repousser selon ce que prescrit la Loi, lui que tous regardent comme portant dans sa chair les conséquences de péchés graves ?

Pourtant, du plus profond de sa détresse, il ose lancer un cri vers Jésus : « Si tu le veux, tu peux me guérir », appel qui résonne comme une confession de foi car selon la Loi seul Dieu est considéré comme ayant le pouvoir de guérir la lèpre.

Jésus est « ému de compassion » nous dit l’évangile. Il prend déjà sur lui la souffrance physique de cet homme mais aussi celle de son isolement, de sa mise à l’écart de la société. Il se penche vers lui comme pour franchir la distance que ses frères en humanité ont établi entre lui et eux. Il étend la main et touche l’intouchable, l’impur, et par ce contact le réintègre dans le monde des vivants.

La parole de Jésus qui accompagne son geste en révèle tout le sens : « Je le veux, sois purifié. » Oui, c’est librement que je te guéris, c’est là mon désir le plus profond : te libérer de ta mort en allant jusqu’à la toucher, la traverser, la prendre sur moi pour te communiquer ma vie et te réintroduire dans le monde des vivants.

A travers ce miracle de Jésus, c’est toute la Bonne Nouvelle de l’évangile qui nous est révélée. La lèpre, symbole du péché qui nous ronge, ne peut résister à la volonté de salut du Fils sollicité par notre prière confiante : « Seigneur si tu le veux tu peux me purifier ». En Jésus, la main du Père peut alors s’avancer jusqu’à toucher notre humanité marquée par le péché pour la purifier. En son Fils Jésus-Christ, Dieu n’est pas venu pour juger ou condamner, il est venu pour pardonner, libérer, guérir et sauver.

En témoignant de ce que la miséricorde du Père est à l’œuvre en lui, cette guérison de Jésus est donc bien plus qu’un simple miracle physique. En elle, se trouve contenue toute la signification de sa mission qui va se déployer dans la suite de l’évangile et trouver son accomplissement plénier dans sa mort et sa résurrection : ramener vers le Père le cœur de tous ses enfants dispersés. Oui, Jésus nous sauve en rétablissant entre nous et le Père le lien que le péché avait détruit.

Ses miracles et ses guérisons, Jésus les veut donc comme des signes qui renvoient vers le Père et vers son Amour infini pour les hommes. Mais, il ne veut surtout pas à travers eux attirer à lui car alors il ferait lui-même obstacle à sa mission. Le signe de la miséricorde divine serait réduit à l’intervention spectaculaire d’un magicien. Les œuvres de guérisons de Jésus se trouveraient alors détournées de le leur finalité. Elles ne révèleraient plus rien.

La gloire de Jésus c’est de révéler toute la tendresse et la miséricorde du Père. Voilà pourquoi, lorsque la nouvelle de la guérison du lépreux se répand et que des foules accourent pour entendre Jésus et se faire guérir de leurs maladies, celui-ci se retire dans le désert pour prier. Ceux qui parlent beaucoup de lui, Jésus les renvoie au silence du désert pour y entendre résonner la Parole de salut du Père qui seule restaure l’homme pécheur dans sa filiation : « Tu es mon fils bien-aimé, tu as du prix à mes yeux et je t’aime ».


Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Jésus, par sa façon de vivre et par ses actions, a démontré comme l’amour est présent dans le monde où nous vivons. Cet amour [miséricorde de Dieu] se rend patent au contact de la souffrance, de l’injustice de la pauvreté » (saint Jean-Paul II)

  • « Nous vivons dans ce monde où l’évidence de Dieu n’est pas palpable. On ne peut le rencontrer qu’avec l’impulsion du cœur et reconnaître que nous ne vivons pas seulement de pain mais surtout de l’obéissance à la Parole de dieu » (Benoît XVI)

  • « Coopérateurs souvent inconscients de la volonté divine, les hommes peuvent entrer délibérément dans le plan divin, non seulement par leurs actions, par leurs prières, mais aussi par leurs souffrances (Col 1, 24). Ils deviennent alors pleinement "collaborateurs de Dieu " (1Cor 3, 9) et de son Royaume » (Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 307)




Bonne journée!

Jean-Yves 


mardi 10 janvier 2023

« Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies » / Bonne journée! (396,992)

Bonjour!

Mercredi 11 janvier 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


 

ÉVANGILE

« Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies » (Mc 1, 29-39)

Alléluia. Alléluia. Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ; moi, je les connais, et elles me suivent. Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm,
Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean,
dans la maison de Simon et d’André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit,
elle avait de la fièvre.
Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.
Jésus s’approcha,
la saisit par la main
et la fit lever.
La fièvre la quitta,
et elle les servait.

Le soir venu, après le coucher du soleil,
on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal
ou possédés par des démons.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies,
et il expulsa beaucoup de démons ;
il empêchait les démons de parler,
parce qu’ils savaient, eux, qui il était.

Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube.
Il sortit et se rendit dans un endroit désert,
et là il priait.
Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent :
« Tout le monde te cherche. »
Jésus leur dit :
« Allons ailleurs, dans les villages voisins,
afin que là aussi je proclame l’Évangile ;
car c’est pour cela que je suis sorti. »

Et il parcourut toute la Galilée,
proclamant l’Évangile dans leurs synagogues,
et expulsant les démons.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Le sentiment d’urgence persiste : Jésus ne s’attarde pas à la synagogue ; flanqué de ses quatre premiers disciples, il se rend dans la maison de deux d’entre eux, probablement pour prendre son repas. « Sans plus attendre », c’est-à-dire dès son arrivée, on lui parle de la belle-mère de Simon, clouée au lit par un accès de fièvre. Aussitôt Jésus prend l’initiative de la guérir, avant même qu’une demande soit clairement formulée en ce sens. 

La description de l’intervention du Seigneur est sobre, comme le fut le récit de l’exorcisme dans la synagogue. Aucune parole n’est rapportée par l’évangéliste, compagnon de Pierre, témoin de la scène. Mais le geste de Jésus est parlant en lui-même : en prenant la main de la femme, Notre-Seigneur rétablit avec elle une relation, l’arrache à l’isolement dans lequel l’enfermait son mal. Il « la fait lever » ; autrement dit : il la remet debout, position qui au livre de la Genèse représente l’attitude de l’homme créé à l’image de Dieu.

Le verbe grec utilisé par Marc est très significatif, puisque c’est celui-là même qu’il utilisera pour annoncer la résurrection de Jésus (16, 6), et qu’il mettra sur les lèvres de Notre-Seigneur pour annoncer que les hommes, marqués par la mort, doivent eux aussi ressusciter (Mc 12, 26). Nous retrouverons encore ce même verbe dans le cadre d’autres guérisons hautement symboliques comme la résurrection de la fille de Jaïre (6, 41) et la guérison de l’enfant épileptique (9, 27). Ce dernier miracle est particulièrement proche au niveau de la formulation, de celui que nous lisons aujourd’hui. Là aussi Jésus opère d’abord un exorcisme par la puissance de sa parole, puis « saisissant la main de l’enfant devenu comme un cadavre, le releva et il se mit debout » (9, 26-27). 

Bien sûr dans ce passage, une seule personne – l’enfant – est bénéficiaire des deux actions, mais nous voulons souligner la récurrence de la séquence : exorcisme-relèvement, qui annonce le parcours de Jésus lui-même : sur la Croix il « pousse un grand cri » (15, 37), le cri de victoire sur les forces du mal, et il s’endort dans la mort jusqu’au matin de Pâques, lorsque son Père le « relève » dans la puissance de l’Esprit.

Le sommaire qui suit le miracle accompli dans l’intimité de la maison, souligne la dimension universelle du ministère de compassion de Notre-Seigneur, auquel aucune forme de mal ne résiste. Comme dans la synagogue, Jésus ferme la bouche aux esprits mauvais, « les empêchant de parler ». Le « Père du mensonge, homicide depuis les origines » (Jn 8, 44), pressentant que son règne touche à sa fin, va en effet essayer par tous les moyens de « récupérer » la Bonne Nouvelle, en l’interprétant d’une manière qui occulte le cœur de son message : la réconciliation avec Dieu notre Père par le sacrifice rédempteur du Fils unique. L’actualité de cette remarque est criante : le nombre d’interprétations réductrices du Christ des Évangiles ne se comptent plus de nos jours…

La présentation des événements racontés dans la seconde partie de notre péricope, suggère à nouveau un prolongement pascal : quelques mois plus tard, c’est vers une autre porte que se pressera la foule où le Seigneur du haut de la croix prononcera l’exorcisme définitif et prendra autorité sur toute maladie et toute mort. 

« Le lendemain, bien avant l’aube, Jésus se lèvera. Il sortira » de son tombeau et remontera vers son Père pour exercer en notre faveur son ministère de grand prêtre miséricordieux et fidèle. « Simon et ses compagnons se mettront à sa recherche », mais lorsqu’il se manifestera à eux, ce sera pour les envoyer dans « les villages voisins » et « dans le monde entier, proclamer la Bonne Nouvelle à toute la création » (16, 15) ; car c’est pour cela que le Maître les avait appelés à sa suite. « Quant à eux, ils s’en allèrent donc proclamer partout la Bonne Nouvelle. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient » (16, 20).

Loué sois-tu Seigneur Jésus, d’avoir pris l’initiative de mon salut. Sois béni éternellement d’avoir voulu “souffrir jusqu’au bout l’épreuve de ta passion, de manière à pouvoir me porter secours lorsque je subis l’épreuve”. Prends autorité par ta parole toute-puissante sur tous les démons qui me tiennent encore en esclavage ; saisis ma main et relève-moi dans la force de ta résurrection. 

Libéré de mes peurs, je pourrai alors te servir en servant mes frères, et annoncer par ma vie transformée, la Bonne Nouvelle de ta victoire sur tout mal et du don de la vie divine dans l’Esprit, que tu accordes en abondance à ceux qui mettent en toi leur espérance.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Ayez donc soin de vous réunir plus fréquemment pour rendre à Dieu actions de grâces et louange. Car quand vous vous rassemblez souvent en un même lieu, les puissances de Satan sont affaiblies, et la concorde de votre foi l’empêche de vous causer quelque mal que ce soit » (Saint Ignace d’Antioche)

  • « Le ‘bel amour’ s'apprend surtout en priant. La prière, en effet, comprend toujours une sorte d'enfouissement intérieur avec le Christ en Dieu. C'est seulement dans un tel enfouissement qu'œuvre l'Esprit Saint, source du ‘bel amour’ » (Saint Jean-Paul II)

  • « On ne fait pas oraison quand on a le temps : on prend le temps d’être pour le Seigneur, avec la ferme détermination de ne pas le lui reprendre en cours de route, quelles que soient les épreuves et la sécheresse de la rencontre » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 2.710)

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   Diacre   

   au cœur de notre monde   

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« Nous sommes l'Église, l'Église n'est pas une structure; nous-mêmes les chrétiens, ensemble, nous sommes tous le Corps vivant de l'Église. » 

 Benoît XVI


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Du 18 au 25 janvier...


Thème:

«Apprenez à faire le bien; recherchez la justice.»

(Isaie)

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Bonne journée!

Jean-Yves 


lundi 9 janvier 2023

« Il enseignait en homme qui a autorité »/ (396,949)

 Bonjour!

Mardi 10 janvier 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Il enseignait en homme qui a autorité » (Mc 1, 21-28)

Alléluia. Alléluia. Accueillez la parole de Dieu pour ce qu’elle est réellement : non pas une parole d’hommes, mais la parole de Dieu. Alléluia. (cf. 1 Th 2, 13)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm.
Aussitôt, le jour du sabbat,
il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement,
car il enseignait en homme qui a autorité,
et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue
un homme tourmenté par un esprit impur,
qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ?
Es-tu venu pour nous perdre ?
Je sais qui tu es :
tu es le Saint de Dieu. »
Jésus l’interpella vivement :
« Tais-toi ! Sors de cet homme. »
L’esprit impur le fit entrer en convulsions,
puis, poussant un grand cri, sortit de lui.
Ils furent tous frappés de stupeur
et se demandaient entre eux :
« Qu’est-ce que cela veut dire ?
Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité !
Il commande même aux esprits impurs,
et ils lui obéissent. »
Sa renommée se répandit aussitôt partout,
dans toute la région de la Galilée.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

L’évangile de ce jour nous rapporte chez saint Marc la première œuvre de puissance de Jésus : la libération d’un possédé dans la synagogue de Capharnaüm.

L’évangéliste, alors que Jésus vient d’entrer dans la synagogue, nous précise que l’on était frappé par son enseignement parce qu’il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. La comparaison est éloquente et nous permet de mieux cerner ce que signifie pour Marc l’expression « en homme qui a autorité ». A d’autres endroits dans les évangiles, Jésus affirme que les scribes – qu’il associe avec les pharisiens – disent mais ne font pas et qu’il faut faire ce qu’ils disent et non pas ce qu’ils font. Nous comprenons alors que pour saint Marc, « enseigner en homme qui a autorité » c’est manifester dans ce que l’on dit ce que l’on vit au plus profond de soi et le laisser jaillir dans les actes que l’on pose.

 Nous reconnaissons ici les caractères de toute parole mais particulièrement de la Parole divine qui dit ce qu’elle fait et fait ce qu’elle dit. L’enseignement de Jésus n’est donc pas un simple discours mais une parole, la Parole. Jésus, en effet, ne fait qu’un avec sa parole parce qu’il est lui-même la Parole. Il ne se cache pas derrière des mots. C’est son être tout entier qu’il livre dans sa parole. Voilà pourquoi son enseignement sonne vrai. Dans le parallèle de ce passage dans l’évangile de saint Luc nous lisons d’ailleurs que Jésus enseignait avec autorité et que l’on « était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d’autorité ».

Qui dit Parole dit quelqu’un qui parle à quelqu’un d’autre. Toute parole instaure une relation. L’enseignement de Jésus permet donc d’entrer en relation avec lui. Il invite à la rencontre. Et en tant qu’il est parole d’autorité, il fait grandir celui qui le reçoit (Autorité vient de augere en latin qui signifie « faire grandir »).

Mais cela implique une dernière opération de cette parole : lever les obstacles qui s’emploient à paralyser notre croissance, nous libérer de tout ce qui nous tire vers le bas et nous empêche de nous élever dans un accueil toujours plus grand de la grâce divine au cœur de nos vies.

Il n’est pas anodin qu’au moment où Jésus commence son ministère public, le démon entre d’emblée en scène. Lorsque la lumière de la vérité se rend présente, les ténèbres tentent un ultime sursaut de résistance. Nous pouvons d’ailleurs lire au travers des propos de l’esprit mauvais les premiers obstacles à la rencontre de foi avec le Seigneur, obstacles auxquels nous avons sans doute déjà été confrontés dans notre combat spirituel de tous les jours.

Le démon voit Jésus et crie : « Que nous veux-tu Jésus de Nazareth ? » Jésus ne saurait entrer en ligne de compte dans ma vie. Reléguer Jésus à part. D’un côté, ma vie religieuse que j’appelle ma vie de foi, de l’autre, une autre vie où je ne laisse pas entrer le Seigneur, autrement dit une division dans ma vie, trace par excellence du Diviseur.

Et le démon de continuer : « Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu ». C’est affirmation peut nous paraître incroyable. Le démon a reconnu la divinité de Jésus mais croit-il pour autant en lui ? Non, il sait. Je sais qui est Dieu, je sais ce qu’est la foi, je sais en quoi consiste le fait d’être chrétien. Je sais… mais je ne crois pas. La foi n’est pas un savoir sur Dieu. Elle est d’abord et avant tout une rencontre avec lui, le « viens et vois » que Jésus nous adresse, qui nous transforme et qui nous sauve.

Peut-être qu’au fond de notre cœur il y a un peu de ces résistances. Oh, peut-être pas d’une façon aussi radicale que ce je viens de décrire mais un peu. Alors laissons résonner au fond de nous ces paroles de Jésus dans la foi qu’elles accomplissent ce qu’elles disent : « Silence ! Sors de cet homme. »

Que le Seigneur fasse taire dans nos cœurs toute prétention, aussi petite soit-elle à nous passer de lui, que ce soit en l’empêchant d’habiter certaines parties de notre existence ou en nous cachant derrière notre savoir sur lui pour ne pas risquer une rencontre qui pourrait chambouler toute une vie déjà bien en place derrière ses fausses sécurités.

Oui Seigneur, que ta Parole nous libère et manifeste ainsi en nous toute son autorité !


Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • «L’amour de Dieu n’est pas quelque chose qui s’apprend avec quelques règles et préceptes, ce n’est pas quelque chose qui peut s’enseigner, mais depuis que commence à exister cet être vivant que nous appelons homme, se dépose en lui une force spirituelle, comme une graine, qui contient en elle-même la tendance à aimer» (Saint Basile le Grand)

  • «La nouveauté de Jésus est qu’il porte en lui la Parole de Dieu, l’amour de Dieu pour chacun d’entre nous. Jésus cherche le cœur des personnes. Et il cherche à rapprocher de Dieu les personnes et les personnes de Dieu» (Pape François)

  • «Ses œuvres et ses paroles le feront connaitre comme ‘le saint de Dieu’ (Mc 1,24)» (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 438)

Bonne journée!

Jean-Yves 


dimanche 8 janvier 2023

« Dès que Jésus fut baptisé, il vit l’Esprit de Dieu venir sur lui » / (396,907)

Bonjour!

Lundi 9 janvier 2023 

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE




« Dès que Jésus fut baptisé, il vit l’Esprit de Dieu venir sur lui » (Mt 3, 13-17)

Alléluia. Alléluia.
Aujourd’hui, le ciel s’est ouvert,
l’Esprit descend sur Jésus,
et la voix du Père domine les eaux :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé ! »
Alléluia. (cf. Mt 3, 16-17, Ps 28, 3)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    Alors paraît Jésus.
Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain
auprès de Jean,
pour être baptisé par lui.
    Jean voulait l’en empêcher et disait :
« C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi,
et c’est toi qui viens à moi ! »
    Mais Jésus lui répondit :
« Laisse faire pour le moment,
car il convient
que nous accomplissions ainsi toute justice. »
Alors Jean le laisse faire.

    Dès que Jésus fut baptisé,
il remonta de l’eau,
et voici que les cieux s’ouvrirent :
il vit l’Esprit de Dieu
descendre comme une colombe et venir sur lui.
    Et des cieux, une voix disait :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé
en qui je trouve ma joie. »

    – Acclamons la Parole de Dieu. 


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(Il faut lire ce commentaire, cette homélie...)

Commentaire...

Pour Jean-Baptiste, il était inconcevable que le Messie lui-même vienne se faire baptiser. Pourquoi ? 
Que signifie ce rite pour Jean ?

Le baptême, littéralement « l’immersion », pour lequel Jean avait reçu mission d’en haut (Jn 1,33), 
était un baptême de pénitence. C’était d’abord un geste de conversion. Il faut se rappeler le récit du déluge (Gn 7,17-24) où l’eau baptise le monde entier, en le purifiant du mal qui avait proliféré (1 P 3,21).
 Le baptême de Jean reprend ce geste de rupture avec le péché. Symboliquement, le péché de l’homme est lavé, emporté par les eaux saintes du Jourdain. Cette démarche était très forte. Chaque personne, au moment de son immersion, confessait ses péchés (Mt 3,6).

Pourquoi une si intense volonté de conversion ? 
Parce que le baptême de Jean était aussi une préparation. Déjà, dans l’Ancien Testament, juste avant la conclusion de l’Alliance au mont Sinaï, Dieu avait imposé à tout le peuple un bain de purification (Ex 19,10). 
Ici, Jean a conscience de préparer le peuple à l’Alliance nouvelle et éternelle annoncée par les prophètes : cette définitive communion avec Dieu, qui devait se réaliser grâce à un personnage mystérieux, le Messie. L’attente du Messie, à cette époque, atteint un paroxysme. Le baptême de Jean était l’expression la plus forte de cette attente. À travers le rite de Jean, le peuple revivait la traversée de la mer Rouge (Ex 14,26-31), la libération de l’esclavage – donc de l’esclavage du péché – et l’entrée dans la Terre Promise, à la rencontre du Messie qui allait venir bientôt.

Quand on se rappelle tout cela
– la conversion, la préparation à la venue du Messie –, on comprend bien que ce baptême s’adressait à tous, sauf à une personne ; un seul ne devait pas s’en approcher :
l e Messie lui-même, Jésus !
 Or Jésus s’approche. Jean vient de le reconnaître comme Messie (Jn 1,29), 
et pourtant, Jésus s’approche, il se dépouille de ses vêtements, s’enfonce dans l’eau. Tout le monde est dérouté…
Que veut-il dire ? 
Au moment précis où tous les autres confessaient leurs péchés, Jésus, lui, se tait. Et le Ciel se déchire (Mt 3,16), « Tu es mon Fils bien Aimé, en toi j’ai mis tout mon amour » (Mt 3,17).

Jésus vient de transformer le sens de ce baptême. Dans ce premier geste public de Jésus, tout est dit déjà de la façon dont Dieu compte sauver l’humanité. Le Messie plonge dans cette eau chargée du péché des hommes, lui, le Très Saint, le très pur, il va sauver les hommes en s’immergeant dans leur mort. Le baptême dans l’eau annonce le baptême dans le sang (Lc 12,50) par le Mystère de la Croix. D’une façon inattendue, le Messie se met au rang des pécheurs et il entre dans l’eau du Jourdain, comme celui qui emporte le péché du monde.

La croix sera le véritable baptême qui déchire les cieux. Là aussi, et d’une façon infiniment plus profonde, Jésus se dépouille. Il se rend solidaire de toute l’humanité. Il s’immerge dans le monde des pécheurs, dans la souffrance, la mort et même l’enfer. Mais à travers ces eaux de la mort qui l’engloutissent, Jésus va frayer un passage vers le Père. Comme l’arche de Noé (Gn 6),
le Christ emporte en lui l’humanité et la fait passer au-delà du déluge du néant. Alors l’Amour infini du Père fait remonter son Fils, et l’humanité avec lui, des eaux de la mort.

Dans la Résurrection, le ciel se déchire, l’Esprit descend, transfigure le corps de Jésus, dans un baptême éternel de Miséricorde et de Vie. Le corps du Christ ressuscité remonte des eaux de la mort pour que l’Esprit demeure en lui, comme au Baptême, pour que l’Esprit repose sur lui comme sur cette terre nouvelle qui émerge après le déluge et sur laquelle, la colombe cueille le rameau de la paix (Gn 8,11). 
Alors l’eau de la mort elle-même devient le lieu de la nouvelle Création. Dieu, en son Fils, a transformé la mort qui devait nous engloutir, en fleuve qui purifie, en fleuve de vie qui nous entraîne vers le Père.

Méditons sur ce salut de Dieu, car il a quelque chose de renversant…
Nous croyons trop qu’il faut nous purifier nous-mêmes, nous débarrasser nous-mêmes de nos péchés, nous préparer d’abord, pour qu’ensuite arrive Jésus. Mais c’est l’inverse, Jésus plonge dans notre misère et notre condition de péché. Il s’unit déjà à nous, alors que nous sommes indignes de lui, de sa sainteté. Soyons bouleversés, comme le fut Jean-Baptiste,
par ce renversement !
N’attendons pas de changer pour nous unir à Jésus, mais unissons-nous à lui et nous changerons ! 
Plus nous plongeons en lui, plus nous allons vers l’océan infini de l’Amour du Père.


Abbé Philippe Link / Merci!!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 7 janvier 2023

Nous sommes venus d’Orient adorer le roi / (396,862)

 Bonjour!

Dimanche 8 janvier 2023

Voici la parole de Dieu de ce dimanche...


ÉVANGILE

Nous sommes venus d’Orient adorer le roi (Mt 2, 1-12)

Alléluia. Alléluia.
Nous avons vu son étoile à l’orient,
et nous sommes venus adorer le Seigneur.
Alléluia. (cf. Mt 2, 2)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Jésus était né à Bethléem en Judée,
au temps du roi Hérode le Grand.
Or, voici que des mages venus d’Orient
arrivèrent à Jérusalem
    et demandèrent :
« Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?
Nous avons vu son étoile à l’orient
et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
    En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé,
et tout Jérusalem avec lui.
    Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple,
pour leur demander où devait naître le Christ.
    Ils lui répondirent :
« À Bethléem en Judée,
car voici ce qui est écrit par le prophète :
    Et toi, Bethléem, terre de Juda,
tu n’es certes pas le dernier
parmi les chefs-lieux de Juda,
car de toi sortira un chef,
qui sera le berger de mon peuple Israël. »
    Alors Hérode convoqua les mages en secret
pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;
    puis il les envoya à Bethléem, en leur disant :
« Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant.
Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer
pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
    Après avoir entendu le roi, ils partirent.

Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient
les précédait,
jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit
où se trouvait l’enfant.
    Quand ils virent l’étoile,
ils se réjouirent d’une très grande joie.
    Ils entrèrent dans la maison,
ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;
et, tombant à ses pieds,
ils se prosternèrent devant lui.
Ils ouvrirent leurs coffrets,
et lui offrirent leurs présents :
de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

    Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,
ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

En ce jour de l’Épiphanie, croyons que, non seulement Dieu nous a tout donné pour la rencontre, à nous tous ensemble, l’humanité, mais qu’à chacun et à chacune, à chaque homme, à chaque femme, Dieu lance un appel personnel : Il donne une étoile, serait-ce dans la nuit la plus profonde et la plus longue. Dieu veut se manifester à tout homme, à toute femme. Il nous faut, nous baptisés, être témoins et espérer cela pour tout homme.

Un jour où l’autre, dans nos existences, monte cette étoile de l’appel discret et personnel de Dieu. Une petite lumière lancinante qui nous dit : « la vraie vie est ailleurs ». Dieu nous fait signe, même si nous ne reconnaissons pas encore la main de Dieu derrière. Et cette lueur, ne brille pas comme toutes ces choses qui tournent autour de nous et finissent par nous asservir. C’est quelque chose qui éveille la liberté au fond de nous. Dieu fait signe : Il commence à se manifester personnellement à nous comme un vivant, à travers une rencontre qui nous découvre sa présence, à travers une paix inconnue qui nous saisit dans le silence. Dieu fait lever son étoile, un jour où l’autre, sur toute vie.

On peut l’ignorer, on peut choisir de se laisser mener comme toujours par toutes ces choses qui tournent et nous entraînent, et désorientent la boussole de notre cœur. Pourtant il y aura toujours eu, dans une vie humaine, l’appel d’une liberté plus vraie, cette lueur qui est venue réveiller notre nostalgie de Dieu, notre soif de nous mettre à sa recherche, à sa suite.

Or l’étoile nous attire toujours, comme les mages, vers Jérusalem, vers l’Écriture (Mt 2,1), nous fait redécouvrir la communauté qui est capable de nous montrer le visage du Christ. Dieu nous a fait signe, il nous a touchés, attirés, séduits peut-être, mais cette expérience devra être comprise à la lumière des Écritures, comme le vivent les mages. Les mages ont fait l’expérience de l’appel personnel de Dieu, ils se sont déjà mis en route, mais ils ne peuvent pas trouver le Christ, sans passer par Jérusalem. On ne trouve pas le Christ directement sans passer aujourd’hui par l’Église. Là, ils apprennent qui est celui qui les attire, Jésus ! Ils apprennent à le trouver.

Quand nous comprenons que Dieu se manifeste dans nos vies, alors nous trouvons un goût neuf pour la Bible. On y cherche Dieu. Avant, on connaissait peut-être les Écritures aussi bien que les habitants de Jérusalem, mais comme eux on ne demandait pas grand-chose à la Bible, on n’avait pas vraiment soif. C’est l’étoile qui a donné soif aux mages d’entendre la Parole. Les mages se sont laissés interpeller par un Dieu vivant qui leur faisait signe. Ceux qui n’ont pas saisi que Dieu les appelle et les attire personnellement, ceux-là peuvent posséder les Écritures, les dogmes et toute la religion, sans vraiment rencontrer le Dieu vivant. Hérode et les grands prêtres, nous l’avons entendu (Mt 2,3), ont eu trop peur de lever les yeux vers le ciel, et d’y découvrir l’étoile, l’appel de Dieu. Trop peur de devoir perdre leur petit royaume, trop peur de reconnaître que Dieu se manifeste et que réellement il est vivant.

Mais nous, regardons l’étoile, redécouvrons tous ces signes par lesquels Dieu nous a manifesté et nous manifeste encore personnellement sa présence dans nos vies, et laissons-nous gagner par la joie qui s’éveille à ce moment-là. Regardons l’étoile, redécouvrons l’appel de Dieu, dans notre vie.

« Quand ils virent l’étoile les mages éprouvèrent une très grande joie » (Mt 2,10). Laissons-nous conduire par la joie.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bon dimanche!

Jean-Yves