lundi 6 novembre 2023

« Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie » / ((444,560)

 Bonjour!

Mardi 7 novembre 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE


« Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie » (Lc 14, 15-24)

Alléluia. Alléluia.
Venez à moi, vous tous qui peinez
sous le poids du fardeau, dit le Seigneur,
et moi, je vous procurerai le repos.
Alléluia. (Mt 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
au cours du repas chez un chef des pharisiens,
    en entendant parler Jésus, un des convives lui dit :
« Heureux celui qui participera au repas
dans le royaume de Dieu ! »
    Jésus lui dit :
« Un homme donnait un grand dîner,
et il avait invité beaucoup de monde.
    À l’heure du dîner, il envoya son serviteur
dire aux invités :
“Venez, tout est prêt.”
    Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser.
Le premier lui dit :
“J’ai acheté un champ,
et je suis obligé d’aller le voir ;
je t’en prie, excuse-moi.”
    Un autre dit :
“J’ai acheté cinq paires de bœufs,
et je pars les essayer ;
je t’en prie, excuse-moi.”
    Un troisième dit :
“Je viens de me marier,
et c’est pourquoi je ne peux pas venir.”
    De retour,
le serviteur rapporta ces paroles à son maître.
Alors, pris de colère,
le maître de maison dit à son serviteur :
“Dépêche-toi d’aller sur les places
et dans les rues de la ville ;
les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux,
amène-les ici.”
    Le serviteur revint lui dire :
“Maître, ce que tu as ordonné est exécuté,
et il reste encore de la place.”
    Le maître dit alors au serviteur :
“Va sur les routes et dans les sentiers,
et fais entrer les gens de force,
afin que ma maison soit remplie.
    Car, je vous le dis,
aucun de ces hommes qui avaient été invités
ne goûtera de mon dîner.” »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Heureux… ». Encore une béatitude ; mais cette fois-ci, elle n’est pas formulée par Jésus mais par un des convives. Cependant la parabole que Jésus raconte pour lui répondre est porteuse d’une question directe et rude : toi qui te réjouis des conditions du banquet du royaume de Dieu, seras-tu de ceux qui répondent non ?

Ce banquet est spécial en effet. Il y a deux invitations pour y participer. Une invitation normale d’abord. Elle est au passé, elle a déjà été envoyée, les invités ont déjà refusé. Ce qui est frappant est que ceux qui se sont excusés, n’ont manifesté aucun motif contre le repas ni contre l’homme qui les invitait. Ils ont refusé parce qu’ils avaient autre chose à faire. Ce n’était pas des choses illégitimes, mais ce n’était pas non plus des choses si importantes ni si urgentes. Des choses de la vie quotidienne, comme nous en avons tous.

Les excuses que nous entendons sonnent donc comme un avertissement sévère de Jésus. Nous sommes, nous aussi, ce convive qui s’émerveille devant la prodigalité de Dieu. Mais il ne suffit pas de s’émerveiller sur le Royaume pour y entrer. Quelle priorité lui donnons-nous ? Est-ce que nous sommes comme cet homme qui organise bien son emploi du temps et qui a planifié l’inspection d’un champ ? Le Seigneur lance son invitation quand le temps est venu, pas quand nous l’avons programmé. Sommes-nous cet homme doué en affaire, qui doit s’occuper de ses biens ? Le Seigneur invite ceux qui savent prendre le risque de tout perdre pour s’enrichir des vrais trésors. Sommes-nous enfin cet homme qui vient de se marier et qui ne veut pas qu’on dérange son petit bonheur familial ? Le Seigneur doit-il rester en dehors de notre vie de famille, ou la périphérie, comme le sont certains amis ? Aucun de ces trois hommes n’entre dans le royaume, ce sont des hommes du passé, des hommes sans avenir.

« Amène ici les pauvres ». Voici que nous entrons dans le temps du présent. Et nous retrouvons l’enseignement que Jésus nous donnait hier, finalement, ce qu’il nous demande faire est ce que lui-même fait en premier. Il invite au banquet ceux qui n’ont rien à donner en retour. Mais ce sont surtout ceux que rien ne retient dans le monde. Ceux qui ne sont pas encombrés par un emploi du temps à respecter, par des affaires à développer, par une famille à dorloter.

Mais une fois qu’ils sont tous arrivés, il reste encore de la place… « Va sur les routes (…), insiste pour faire entrer les gens ». Bienheureuse insistance du Seigneur. Hier nous avons tourné le dos à son évangile, parce qu’il n’était pas dans nos intérêts, parce qu’il nous dérangeait, parce que nous pensions construire notre petit bonheur par nous-mêmes. Mais nous avons vu les pauvres nous ouvrir le chemin, ils nous ont montré l’exemple. Quand on laisse le Seigneur diriger nos vies, elles prennent enfin de l’ampleur, elles valent enfin d’être vécues. Aussi ses messagers insistent-ils : qu’importe que vous soyez émerveillés par le Royaume comme ce convive qui interroge Jésus, il faut oser dépasser les limites rassurantes de vos quotidiens et vous aventurer jusqu’à la salle du banquet. Comme un pauvre. Comme ceux que rien ne retient car rien n’est comparable au bonheur qui nous attend.

Seigneur Jésus, merci de nous inviter à ta table. C’est un bien grand honneur et une joie immense. Donne-nous de ne rien laisser retarder notre réponse à ton invitation, donne-nous de rester disponibles aux sollicitations de ton Esprit, car la vie n’est belle que si tu en es la beauté.

Abbé Philippe Link / Merci! 

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Dans sa clémence, le Seigneur invite tout le monde, mais c’est notre paresse ou notre déviation qui nous éloigne de Lui » (Saint Ambroise de Milan)

  • « Dieu n’échoue pas. Aujourd’hui aussi, il trouvera de nouvelles façons d’appeler les hommes et veut compter sur nous comme ses messagers et ses serviteurs » (Benoît XVI)

  • « Par sa révélation, "Dieu qui est invisible s’adresse aux hommes comme à ses amis, et converse avec eux pour les inviter à entrer en communion avec lui et les recevoir en cette communion". La réponse adéquate à cette invitation est la foi » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 142)

Bonne journée!

Jean-Yves 

Nous sommes tous en route vers le  Paradis...


dimanche 5 novembre 2023

« N’invite pas tes amis ; invite des pauvres, des estropiés » / (444,521)

 Bonjour!

Lundi 6 novembre 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE


« N’invite pas tes amis ; invite des pauvres, des estropiés » (Lc 14, 12-14)

Alléluia. Alléluia.
Si vous demeurez dans ma parole,
vous êtes vraiment mes disciples ;
alors vous connaîtrez la vérité, dit le Seigneur.
Alléluia. (Jn 8, 31b-32)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus disait au chef des pharisiens qui l’avait invité :
« Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner,
n’invite pas tes amis, ni tes frères,
ni tes parents, ni de riches voisins ;
sinon, eux aussi te rendraient l’invitation
et ce serait pour toi un don en retour.
    Au contraire, quand tu donnes une réception,
invite des pauvres, des estropiés,
des boiteux, des aveugles ;
    heureux seras-tu,
parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour :
cela te sera rendu à la résurrection des justes. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« N’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi t’inviteraient en retour » nous dit Jésus. C’est-à-dire : les conventions sociales sont telles, qu’on finit par ne plus être capable de savoir si l’invitation veut honorer quelqu’un ou flatter celui qui invite. En vérité, notre désir d’avoir, notre désir de reconnaissance sont tels qu’il nous est impossible de formuler une invitation vraiment gratuitement. Cela vaut d’ailleurs pour tout ce que nous entreprenons. Quand nous décidons d’agir de telle manière que Dieu soit content de nous, nous le faisons souvent pour nous, pour la joie d’être bien vu du Seigneur.

Le meilleur moyen de dépasser cette difficulté, Jésus nous le donne : nous mettre volontairement en situation de totale gratuité. Par exemple, inviter à dîner quelqu’un qui ne pourra pas nous le rendre. Alors, nous dit Jésus, « tu seras heureux ». C’est une porte d’entrée dans le Royaume.

En effet, en nous occupant des petits et faibles, nous plaisons nécessairement à Dieu car il se soucie d’abord de ces frères-là. Alors, Dieu, qui ne se laisse jamais vaincre en générosité, contracte envers nous une dette de reconnaissance. Et nous serons heureux, car la récompense qu’il accorde, c’est sa vie donnée en partage. En outre, agir de la sorte nous prémunit contre les séductions de la vie sociale en nous maintenant dans la justice, dans la vérité de nos relations, c’est-à-dire comme prenant leur source en Dieu.

Enfin, ces comportements ouvrent notre cœur. Bientôt en effet notre regard pour ces frères estropiés et boiteux change, et nous découvrons à quel point nous leur ressemblons. Nous réalisons que nous sommes l’un d’entre eux. Leur bonheur d’être ainsi comblé gratuitement nous attire. Car nous cherchons de tout notre cœur la grâce d’être invité gratuitement à un banquet où on n’exige rien de nous sinon d’être là ; où on n’attend rien de nous, sinon d’accueillir le don qui nous est fait.

Voilà le chemin que Jésus nous ouvre. Comme il faut plus d’humilité pour accepter de l’aide que pour en donner, commençons bien vite à suivre la recommandation de Jésus. Nous entrerons alors peu à peu dans l’esprit d’enfance. Nous connaîtrons la joie qu’il y a à donner et à recevoir sans rien attendre en retour. Nous découvrirons la gratuité de l’amour. Nous connaîtrons enfin ce que notre Père des Cieux appelle être heureux avec lui et en lui.

Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 4 novembre 2023

« Ils disent et ne font pas » / Dans une "Lettre au peuple de Dieu"... /(444,467)

 Bonjour!

Dimanche 5 novembre 2023

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...

 


ÉVANGILE

« Ils disent et ne font pas » (Mt 23, 1-12)

Alléluia. Alléluia.
Vous n’avez qu’un seul Père,
celui qui est aux cieux ;
vous n'avez qu'un seul maître, le Christ.
Alléluia. (cf. Mt 23, 9b.10b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
    et il déclara :
« Les scribes et les pharisiens enseignent
dans la chaire de Moïse.
    Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire,
faites-le et observez-le.
Mais n’agissez pas d’après leurs actes,
car ils disent et ne font pas.
    Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter,
et ils en chargent les épaules des gens ;
mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
    Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :
ils élargissent leurs phylactères
et rallongent leurs franges ;
    ils aiment les places d’honneur dans les dîners,
les sièges d’honneur dans les synagogues
    et les salutations sur les places publiques ;
ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
    Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,
car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner,
et vous êtes tous frères.
    Ne donnez à personne sur terre le nom de père,
car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
    Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres,
car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
    Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
    Qui s’élèvera sera abaissé,
qui s’abaissera sera élevé. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Face à un tel évangile, il faut toujours regarder l’attitude de Jésus. L’attitude que Jésus crée dans l’Église pour tant et tant de baptisés et de prêtres qui suivent vraiment sa route. Regardons Jésus. Il procède exactement à l’envers de ce qu’il dénonce dans l’évangile. Commence-t-il par la morale ? Non, jamais. Jésus ne commence jamais par la morale, dans l’Évangile ; il commence par l’humilité : ce qui manque justement à ceux qui ont commencé par la morale.

Jésus a commencé toute sa mission par l’humilité de Nazareth… L’humilité et le silence. Il n’a rien dit au monde en entrant dans le monde… Aucune parole, d’abord l’humilité… Certes, Jésus est le Maître, le Maître par excellence. Mais le Maître au fardeau léger. Parce que son cœur est doux et humble, son fardeau est léger.

Que révèle cette humilité de Jésus ? Cette humilité de Jésus nous révèle le Père. Jésus ne prend jamais la place de son Père. Il ne conduit jamais à soi-seul. Il ne séduit pas, au sens étymologique où on conduit à soi, il ne séduit pas. Il conduit toujours au-delà de soi, il est le Chemin vers le Père. « Vous m’appelez Maître et Seigneur », dit-il aux disciples le soir du Jeudi Saint, « et vous avez raison ». Il ne nie en rien sa dignité, son titre de Maître : « Vous avez raison, car je le suis ». Mais regardons, que fait ce Maître ? Il s’humilie, il se met à genoux devant les hommes et leur lave les pieds. Il révèle un Dieu à genoux, et alors s’éclaire le vrai visage du Père. 

À partir de cette humilité fondamentale de son être, Jésus agit. Et son action est tellement marquée par cette humilité, par cette relation vis-à-vis de son Père, par cette attitude filiale, que son action est parole, est révélation, en tous ses gestes, du visage du Père. Et c’est seulement après, comme en troisième position : après cette attitude fondamentale d’humilité, après cette action, cette parole en actes, c’est seulement après que Jésus explique, qu’il dit, qu’il dit ce qu’il faut faire. « C’est un exemple que je vous ai montré afin que comme j’ai fait pour vous, vous fassiez vous aussi les uns pour les autres ».

La loi, oui, elle est bien là, mais une fois qu’on a été transpercé, fasciné, par l’humilité de Jésus Christ, par ce qu’il nous révèle du visage du Père. Il faut que le monde puisse contempler l’humilité du Seigneur Jésus, alors il voudra bien obéir à Jésus. Regardez Saint Jean-Paul II ! Comme le monde a pu contempler l’humilité de Dieu à travers lui, à travers cet homme qui, à la stupéfaction de tous, s’est abaissé pour baiser le sol des pays où il entrait. Cet homme, ce pauvre qui n’a pas caché sa faiblesse. Oui, le monde a pu pressentir quelque chose du visage de Jésus, à travers cette attitude d’humilité. Et remarquez le fruit ! Des millions d’hommes, des millions de femmes, des vieux et des jeunes, si nombreux ont pu écouter ensuite la loi de Dieu. La loi de Dieu dite avec tant de force et de courage par cet homme humble.

Voilà que le Seigneur nous dit aujourd’hui : Commence par te laisser façonner par ma présence, par mon humilité, moi qui suis le Seigneur, laisse-toi toucher par ma manière d’être. C’est la prière aussi qui nous permet cette familiarité. Et alors, tu n’auras peut-être même pas besoin de parler. Ta vie de plus en plus habitée par la mienne sera une Parole. Et quand il te faudra parler, rappeler à temps et à contre temps les droits de Dieu, les droits de chacun et chacune, alors tu seras écouté, parce qu’on reconnaîtra la voix humble, la voix de Jésus.

Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Nous sommes recteurs et nous sommes aussi serviteurs : nous présidons, mais si nous servons » (Saint Augustin)

  • « Il faut être prêt à "se perdre" pour l’autre au lieu de l’exploiter, et à "le servir" au lieu de l’opprimer pour son propre bénéfice. L’"autre" personne, peuple ou nation - ne peut être considérée comme n’importe quel instrument, mais comme notre "semblable", une "aide"» (François)

  • « […] “Vous avez appris qu’il a été dit aux ancêtres… moi je vous dis" (Mt 5,33-34). Avec cette même autorité divine, il désavoue certaines "traditions humaines" (Mc 7,8) des Pharisiens qui "annulent la Parole de Dieu" (Mc 7,13) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 581)

Méditation

Prédicateur

Frère Mathieu-Marie Trommer

Couvent Sainte-Marie-du-Chêne à Nancy


Une claque

Une claque ! Voilà ce que provoque en moi cette invective de Jésus à l’égard des Pharisiens ; oui, une gifle qui questionne ma vie de religieux et de prêtre.

Car, comme les Pharisiens, je suis moi aussi dépositaire d’une autorité spirituelle : je prêche, j’enseigne, je donne les sacrements. On m’appelle mon Père. Quant à mon vêtement - l’habit blanc des Dominicains – il ne passe jamais inaperçu et ne laisse personne indifférent. Alors, ne suis pas moi-même l’un de ces Pharisiens dont Jésus dénonce la duplicité ?

Cette question ne concerne pas uniquement les prêtres ou religieux ! Si nous sommes en vérité avec nous-mêmes, nous devrons admettre l’existence - en chacun de nous - d’une inclination à l’orgueil. Personne ne peut faire l’économie de cette question : dans ma vie chrétienne, qu’en est-il des premières places, des titres d’honneur, des vêtements luxuriants, des faux-semblants et des critiques ?

Face aux dévoiements et aux hypocrisies de nos assemblées chrétiennes, Jésus nous le rappelle, nous sommes tous frères. Alors, que les uns ne critiquent pas ou ne dominent pas les autres, mais que tous se mettent au service les uns des autres, dans la simplicité et l’humilité.

Et il ajoute : « Nous n’avons qu’un seul Père, celui qui est au Cieux, un seul Sauveur Jésus-Christ, un seul maître dans la personne de l’Esprit Saint. » Alors, je m’interroge : ne pourrait-t-on pas cesser de m’appeler, de nous appeler « Père » ?  Je rêve d’un jour où nous nous appellerons tous frères, fils d’un même Père, et que nous vivions vraiment en frères et sœurs dans le Christ ... 



"Le monde dans lequel nous vivons, et que nous sommes appelés à aimer et à servir, même dans ses contradictions, exige de l'Église le renforcement de synergies dans tous les domaines de sa mission."

(Lettre au peuple de Dieu / Cité du Vatican, 25 oct. 2023)

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Bon dimanche!

Jean-Yves 


vendredi 3 novembre 2023

« Quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé » / Hommage à nos défunts... / (444,412)

 Bonjour!

Samedi 4 novembre 2023

Voici la Parole de Dieu de ce samedi...


ÉVANGILE

« Quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé » (Lc 14, 1.7-11)

Alléluia. Alléluia.
Prenez sur vous mon joug,
devenez mes disciples, dit le Seigneur,
car je suis doux et humble de cœur.
Alléluia. (cf. Mt 11, 29ab)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Un jour de sabbat,
Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens
pour y prendre son repas,
et ces derniers l’observaient.
    Jésus dit une parabole aux invités
lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places,
et il leur dit :
    « Quand quelqu’un t’invite à des noces,
ne va pas t’installer à la première place,
de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.
    Alors, celui qui vous a invités, toi et lui,
viendra te dire :
“Cède-lui ta place” ;
et, à ce moment, tu iras, plein de honte,
prendre la dernière place.
    Au contraire, quand tu es invité,
va te mettre à la dernière place.
Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira :
“Mon ami, avance plus haut”,
et ce sera pour toi un honneur
aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.
    En effet, quiconque s’élève sera abaissé ;
qui s’abaisse sera élevé. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un des chefs des pharisiens pour y prendre son repas, et on l’observait ». On jette sur Jésus un regard inquisiteur, épiant le moindre faux pas qui permettrait de dénoncer la vanité des prétentions de cet encombrant Rabbi de Nazareth.

Pourtant Jésus ne se laisse pas impressionner. Lui-aussi observe le comportement des convives et cela va le conduire à proposer une parabole : « Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place car on peut avoir invité quelqu’un de plus important que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire : ‘Cède-lui ta place’, et tu irais, plein de honte, prendre la dernière place… »

Règle de prudence pour éviter de se voir désagréablement rétrogradé devant tout le monde à une place moins en vue ? Règle de politesse par rapport à d’autres convives qui effectivement pourraient être plus dignes que nous de cette première place ? Ou bien calcul subtil de prendre la dernière place avec le secret espoir de se voir invité à passer devant tout le monde pour siéger dans les premiers rangs ?

En réalité, pour découvrir l’intention du Seigneur, il nous faut relire ce passage du livre des Proverbes : « En face du roi, ne prends pas de grands airs, ne te mets pas à la place des grands ; car mieux vaut qu’on te dise : ‘Monte ici !’ que d’être abaissé en présence du prince (Pr 25, 6-7) ».

Il s’agit avant tout d’une attitude d’humilité, c’est-à-dire de vérité. Jésus nous invite à prendre la place qui nous revient en « estimant les autres supérieurs à soi (Phi 2, 3) ». C’est comme si le Seigneur nous disait :  » Écoute, choisis-la même un peu plus bas, car en général l’estime que l’on a de soi est toujours supérieure à ce que l’on est et du coup, cela rétablira l’équilibre. »

Peut-être même qu’il y a encore davantage dans ces propos de Jésus. Notre Seigneur veut nous montrer comment nous situer véritablement les uns par rapport aux autres. Reconnaissons que nous avons une fâcheuse tendance à nous mettre en avant dans ce que nous disons ou faisons, à nous approprier les événements, les choses, voire même les personnes, en un mot à vouloir tout maîtriser plutôt qu’à tout recevoir de la main de Dieu.

Jésus veut nous réintroduire ici dans la dynamique du don qui commence par savoir accueillir avant de vouloir donner.

 Seigneur ouvre nos yeux sur nos suffisances, particulièrement celles que nous cachons sous le voile d’une pseudo-humilité. Donne-nous de considérer les autres supérieurs à nous-mêmes, et de prendre la place qui nous revient : celle de serviteurs de nos frères en humanité. Nous pourrons alors goûter la liberté des fils de Dieu qui nous conduit à la joie et à la paix véritable.

Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Oh, comme l’âme humble est belle : de son cœur, tel un encensoir, monte un parfum extrêmement agréable et, à travers les nuages, il arrive jusqu’à Dieu lui-même » (Sainte Faustine Kowalska)

  • « Le Christ lui-même prit la dernière place - la croix - et c’est précisément avec cette humilité radicale qu’Il nous a rachetés et nous aide constamment » (Benoît XVI)

  • « Ainsi l’oraison est-elle l’expression la plus simple du mystère de la prière. L’oraison est un don, une grâce ; elle ne peut être accueillie que dans l’humilité et la pauvreté (…) » (Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 2.713)

      Hommage à nos défunts...   


Nous entrerons au jardin de l'Amour,

 J'y vois déjà, j'y vois déjà tes pas...

Nous entendrons le refrain de l'Amour,

 j'entends déjà, j'entends déjà ta voix...

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Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 2 novembre 2023

Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? » / (444,352)

 Bonjour!

Vendredi 3 novembre 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? » (Lc 14, 1-6)

Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Un jour de sabbat,
Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens
pour y prendre son repas,
et ces derniers l’observaient.
    Or voici qu’il y avait devant lui
un homme atteint d’hydropisie.
    Prenant la parole,
Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens
pour leur demander :
« Est-il permis, oui ou non,
de faire une guérison le jour du sabbat ? »
    Ils gardèrent le silence.
Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller.
    Puis il leur dit :
« Si l’un de vous a un fils ou un bœuf
qui tombe dans un puits,
ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer,
même le jour du sabbat ? »
    Et ils furent incapables de trouver une réponse.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Il s’agit d’un repas de confrérie, un midi, le jour du sabbat. Jésus est invité, il est l’invité de marque très certainement. Dans ce genre de repas, les conversations religieuses vont bon train, sur toutes sortes de sujets. C’est l’occasion de disputer les questions de la foi. Mais aujourd’hui l’ambiance n’est pas des plus saines : on « observe » Jésus, on l’épie, on cherche à le faire tomber. Probablement est-ce lié à sa récente dispute avec le chef de la synagogue, à propos d’une guérison que Jésus a opérée le jour du sabbat…

« Or voici que », dit saint Luc, « or voici qu’il y avait devant lui un homme atteint d’hydropisie ». Voilà une coïncidence. Mais n’en disons pas plus que l’évangéliste. Cet homme a pu être placé là par les hôtes du Seigneur, dans le but de piéger Jésus, mais peut-être est-il venu subrepticement se placer lui-même devant Jésus, sachant qu’il était invité dans cette maison, espérant que le Maître le prendrait en pitié et le guérirait.

Jésus, évidemment, prend la mesure de la situation. Il se tourne donc vers les convives : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? ». Voilà un bon thème de discussion pour cette docte assemblée. Mais la réponse est convenue. Le cas a été déjà longuement discuté dans les écoles rabbiniques, et la réponse est oui. Il est défendu de travailler, mais si une vie est en danger, il est clairement permis de la sauver : la Loi est au service de la vie. C’est d’ailleurs à ce principe que Jésus avait renvoyé le chef de la synagogue : si « délier » est un travail, lui avait-il expliqué, il reste permis de « délier » un animal domestique pour le mener à boire. Il est donc permis de « délier » un enfant de Dieu, prisonnier de la maladie.

Mais Jésus n’entre pas aujourd’hui dans les subtilités du débat. Sa question est plus fondamentale, elle concerne directement le jour du sabbat, le jour du Seigneur. Ce jour-là on arrête de travailler pour entrer dans le repos de Dieu, c’est-à-dire pour se laisser vivifier dans la relation filiale qui nous unit à lui. Si la discussion restait encore dans les points de détail, on en viendrait peut-être à se demander si la guérison ne pouvait pas attendre le lendemain ! C’est pourquoi Jésus montre l’urgence de la situation : si un enfant tombe dans un puits, il n’y a pas de lendemain à attendre. Si un fils de Dieu est empêché d’entrer dans le repos sabbatique, à quoi bon le sabbat ? Aussi Jésus a-t-il guéri cet homme.

Il l’a guéri, et aussitôt l’a renvoyé. Le voici libéré de toute entrave, il peut courir vers son Père, il a désormais un avenir. Les discussions tenues en cette maison ne sont pas pour lui.

D’ailleurs, il n’y a pas eu de discussion. Par deux fois, Jésus a posé une question, par deux fois elle est restée sans réponse. Ses hôtes savent bien en effet qu’ils agiraient comme Jésus l’a dit s’ils étaient dans la même situation d’urgence…

Cet évangile nous invite à ne pas rester dans le silence des pharisiens. Il ne suffit pas de se dire qu’on ferait pareil nous aussi, si la situation se présentait. Il faut réaliser que nous sommes cet homme que Jésus a sauvé et a qui il a rendu à sa vie. Aussi, en cette fin de semaine, préparons avec application notre dimanche. C’est le temps où nous célébrons le Dieu qui nous a déliés, c’est le jour où entrons dans son repos, le Christ son Fils unique en qui nous sommes tous des fils d’un même Père. Laissons-nous renouveler dans cette grâce et accueillons avec reconnaissance la vie qui se livre à nous pour notre bonheur éternel.

Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Cet hydropique a été guéri devant le pharisien, car par la maladie du corps du premier, la maladie du cœur de l’autre est exprimée » (Saint Grégoire le Grand)

  • « Le chemin pour être fidèles à la loi, sans négliger la justice, sans négliger l’amour, c’est le chemin inverse : de l’amour à l’intégrité ; de l’amour au discernement ; de l’amour à la loi. Voici le chemin que nous montre Jésus » (François)

  • « (…) Les régimes dont la nature est contraire à la loi naturelle, à l’ordre public et aux droits fondamentaux des personnes, ne peuvent réaliser le bien commun des nations auxquelles ils se sont imposés » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 1901)

Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 1 novembre 2023

« Venez, les bénis de mon Père » / (444,305)

 Bonjour!

Mardi 2 novembre 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Venez, les bénis de mon Père » (Mt 25, 31-46)

Alléluia. Alléluia. Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur.
Celui qui croit en moi ne mourra jamais. Alléluia. (Jn 11, 25a.26)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

          En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
  « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire,
et tous les anges avec lui,
alors il siégera sur son trône de gloire.
  Toutes les nations seront rassemblées devant lui ;
il séparera les hommes les uns des autres,
comme le berger sépare les brebis des boucs :
  il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
  Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :
‘Venez, les bénis de mon Père,
recevez en héritage le Royaume
préparé pour vous depuis la fondation du monde.
  Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ;
j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
  j’étais nu, et vous m’avez habillé ;
j’étais malade, et vous m’avez visité ;
j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’
  Alors les justes lui répondront :
‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu...?
tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ?
tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
  tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ?
tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
  tu étais malade ou en prison...
Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’
  Et le Roi leur répondra :
‘Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous l’avez fait
à l’un de ces plus petits de mes frères,
c’est à moi que vous l’avez fait.’ 

          Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche :
‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits,
dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
  Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ;
j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
  j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ;
j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ;
j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’
  Alors ils répondront, eux aussi :
‘Seigneur, quand t’avons-nous vu
avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison,
sans nous mettre à ton service ?’
  Il leur répondra :
‘Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous ne l’avez pas fait
à l’un de ces plus petits,
c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’

          Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel,
et les justes, à la vie éternelle. »

          – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Nous avons tous un peu de mal à approcher la réalité de la mort, et encore plus à penser à ce qui nous attend « après » la mort. Les questions sur « l’au-delà » sont nombreuses, et les réponses que nous y apportons sont souvent déformées par des expressions, des images exprimant des notions de lieux, de temps, qui rendent les choses encore plus confuses.

Car au-delà de la mort, il n’y a plus de notion ni de lieu, ni de temps au sens terrestre, mais uniquement de Dieu. En mourant, nous nous retrouvons tous face à Dieu. Dieu se montre alors à nous avec la toute puissance de son Amour et de sa miséricorde, et en même temps dans la pleine Lumière de la Vérité de ce qu’Il est, et de ce nous sommes. Il n’a alors qu’un seul désir : nous faire entrer dans son cœur pour l’éternité. Mais il ne veut pas s’imposer à nous par la contrainte, seulement par un libre consentement de notre part, par une adhésion totale et définitive à cette Vérité et à cet Amour qu’il nous révèle.

Le Paradis n’est qu’Amour, puisque Dieu n’est qu’Amour. Mais pour entrer dans une relation d’Amour, nous devons être libres d’accueillir cet Amour ou de le refuser, sinon, il n’y a pas de don libre de soi, et donc pas d’Amour.

Le refus de Dieu, au moment de notre mort, est donc tristement possible. C’est ce qu’on appelle l’enfer. L’enfer, c’est le refus, en toute connaissance de cause, de Dieu, c’est le refus de la Vie, c’est l’enfermement définitif dans la mort, par le libre choix de l’homme. Dieu n’a pas créé l’enfer, il fait tout pour nous éviter ce mauvais choix, mais il nous a créé libres de partager avec Lui son Amour. Nier l’existence de l’enfer, c’est nier notre liberté de refuser Dieu, et c’est finalement nier la réalité même de l’Amour. C’est réduire finalement le projet de Dieu à une grande mascarade.

Lorsque nous accompagnons dans la prière un défunt, nous ne nous plaçons donc jamais, bien évidemment, dans la perspective d’un refus de Dieu, mais au contraire d’une libre adhésion à l’Amour et la Vie éternelle que Dieu lui propose. C’est la raison pour laquelle nous pouvons dire en mourant que nous ne mourrons pas, mais que nous entrons dans la Vie. Nous pourrions dire d’une certaine manière, que notre prière, la messe de ce jour, est célébrée non pas pour des morts, mais pour des vivants, puisque nos fidèles défunts ont fait assurément le choix d’entrer dans la Vie divine. Et cette affirmation ne relève pas d’un simple pari, mais de notre Foi dans le Christ Ressuscité, notre Foi dans l’Église et la communion des saints dont nous parlions hier, confiance que toutes nos prières pour nos défunts sont entendues et exaucées.

Cette Vie divine, le Ciel, le Paradis, c’est Dieu lui-même. C’est donc la perfection du Bonheur, la plénitude de la Joie, l’Amour absolument parfait que rien ne peut venir entacher. Lorsqu’à notre mort, nous nous retrouvons face à un tel don d’Amour, à une telle Lumière, nous ne pouvons que constater nos propres imperfections, nos manques d’amour. Cette vérité sur nous-même nous fait alors souffrir. C’est ce qu’on appelle le Purgatoire. Nous sommes alors un peu comme des enfants qui auraient joué un peu trop longtemps dans les cavernes obscures du péché, et qui se retrouveraient brutalement devant le soleil de l’Amour de Dieu, et qui ne pourraient alors que se tenir les mains sur les yeux, le temps d’accoutumer leur cœur à tant d’Amour.

C’est durant ce purgatoire, cette purification, que les âmes de nos défunts ont besoin de nos prières, et tout particulièrement de la plus belle des prières que nous pouvons offrir à Dieu à leur intention : la messe. Dans la messe, nous offrons à leur intention ni plus ni moins que le sacrifice réactualisé du Christ sur la croix et sa victoire sur la mort au matin de Pâques. Il n’y a pas de plus belle prière adressée à notre Père du Ciel que celle que lui adresse son Fils unique sur l’autel par les mains du prêtre, pour les âmes du purgatoire.

Et il n’y a pas non plus de lieu plus doux et réconfortant pour nous unir à nos vivants-Défunts que l’Eucharistie qui unit alors toute l’Église du Ciel et de la terre dans un même et unique Amour : l’Esprit-Saint.

Écoutes nos prières avec bonté, Seigneur : fais grandir notre foi en ton Fils ressuscité des morts, pour que soit plus vive aussi notre espérance en la résurrection de tous nos frères défunts.

Abbé Philippe Link / Merci!

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Merci Carole pour la photo...

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Bonne journée!

Jean-Yves