dimanche 6 octobre 2024

« Qui est mon prochain ? »/ (482,237)

 Bonjour!

Lundi 7 octobre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Qui est mon prochain ? » (Lc 10, 25-37)

Alléluia. Alléluia.
Je vous donne un commandement nouveau,
dit le Seigneur :
« Aimez-vous les uns les autres,
comme je vous ai aimés. »
Alléluia. (cf. Jn 13, 34)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    voici qu’un docteur de la Loi se leva
et mit Jésus à l’épreuve en disant :
« Maître, que dois-je faire
pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
    Jésus lui demanda :
« Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ?
Et comment lis-tu ? »
    L’autre répondit :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur, de toute ton âme,
de toute ta force et de toute ton intelligence,
et ton prochain comme toi-même. »
    Jésus lui dit :
« Tu as répondu correctement.
Fais ainsi et tu vivras. »
    Mais lui, voulant se justifier,
dit à Jésus :
« Et qui est mon prochain ? »
    Jésus reprit la parole :
« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho,
et il tomba sur des bandits ;
ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups,
s’en allèrent, le laissant à moitié mort.
    Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ;
il le vit et passa de l’autre côté.
    De même un lévite arriva à cet endroit ;
il le vit et passa de l’autre côté.
    Mais un Samaritain, qui était en route,
arriva près de lui ;
il le vit et fut saisi de compassion.
    Il s’approcha, et pansa ses blessures
en y versant de l’huile et du vin ;
puis il le chargea sur sa propre monture,
le conduisit dans une auberge
et prit soin de lui.
    Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent,
et les donna à l’aubergiste, en lui disant :
“Prends soin de lui ;
tout ce que tu auras dépensé en plus,
je te le rendrai quand je repasserai.”
    Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain
de l’homme tombé aux mains des bandits ? »
    Le docteur de la Loi répondit :
« Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. »
Jésus lui dit :
« Va, et toi aussi, fais de même. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...


Père Serge Maucq

Père Serge Maucq

Fraternité sacerdotale dominicaine de Montpellier

Pourquoi moi ?


Une nouvelle, bonne ou mauvaise, vous « tombe » dessus. Elle entraîne révolte ou colère, spécialement quand elle est dure à encaisser et à accepter ! Qu’ai-je donc fait au bon Dieu ? Qu’est-ce qui m’arrive ? Pourquoi moi ?

L’expérience de Marie racontée par Luc a dû être déstabilisante. Le surgissement d’un évènement inattendu peut induire une perte de repères. Comment accueillir l’annonce d’une maladie grave, d’une rupture dans la vie affective et familiale ou la perte d’un travail ? Le découragement et la peur de l’inconnu peuvent submerger les plus vaillants.

Pourtant, Marie reste à l’écoute. Dieu parle aux hommes de manière aussi bienveillante que discrète, dans une brise légère. Il envoie des messagers qui délivrent une annonce forte tout en suscitant la confiance et en renouant avec l’espérance.

La dureté de l’épreuve peut plonger chacune et chacun de nous dans l’obscurité. Elle est rarement totale. Bien souvent, un peu de lumière perce les ténèbres. Des messagers sont envoyés. Leur parole peut réchauffer, encourager, relever.

Marie a fait confiance à la bienveillance de Dieu et de son messager. L’ange peut ainsi la quitter et la laisser libre dans un quotidien renouvelé. Le témoignage de Marie nous encourage à oser la confiance. Sa réponse est un cri de foi : « Voici la servante du Seigneur ».

En cette fête de Notre-Dame du Rosaire, nous sommes en communion avec les pèlerins de Lourdes. Beaucoup ont mis leurs pas dans ceux de Marie en disant à sa suite : « Que tout m’advienne selon ta parole ».                                      



Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 5 octobre 2024

«Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a joint» / Le diacre permanent... / (482,159)

 Bonjour!

Dimanche le 6 octobre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...


ÉVANGILE

« Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mc 10,  2-12)

En ce temps-là,
    des pharisiens abordèrent Jésus
et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient :
« Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »
    Jésus leur répondit :
« Que vous a prescrit Moïse ? »
    Ils lui dirent :
« Moïse a permis de renvoyer sa femme
à condition d’établir un acte de répudiation. »
    Jésus répliqua :
« C’est en raison de la dureté de vos cœurs
qu’il a formulé pour vous cette règle.
    Mais, au commencement de la création,
Dieu les fit homme et femme.
    À cause de cela,
l’homme quittera son père et sa mère,
    il s’attachera à sa femme,
et tous deux deviendront une seule chair.
Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.
    Donc, ce que Dieu a uni,
que l’homme ne le sépare pas ! »
    De retour à la maison,
les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.
    Il leur déclara :
« Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre
devient adultère envers elle.
    Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre,
elle devient adultère. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

«Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a joint»

Abbé Fernando PERALES i Madueño(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, les Pharisiens veulent encore tendre un piège à Jésus en Lui exposant la question du divorce. Au lieu de leur donner une réponse définitive, Il leur demanda ce que disaient les écritures à ce sujet, et sans critiquer la loi de Moïse, leur fit comprendre qu'elle est légitime mais temporaire: «C'est à cause de la dureté de votre coeur que Moïse vous a donné ce précepte» (Mc 10,5).

Jésus leur rappelle ce qui est écrit dans le livre de la Genèse: «Au commencement de la création Dieu fit l'homme et la femme» (Mc 10,6; cf. Gn 1,27). Jésus leur parle d'une unité qui formera l'humanité. L'homme laissera ses parents et s'unira à sa femme, formant ainsi un seul être pour établir l'Humanité. Cela suppose une réalité nouvelle: deux personnes formant une personne, non pas en tant qu'association mais en tant que géniteurs de l'Humanité tout entière. La conclusion est donc évidente: «Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint».

Tant que nous aurons une idée du mariage comme étant une "association", l'indissolubilité de celui-ci nous parait incompréhensible. Si le mariage se réduit à des intérêts communs d'association, on comprend que sa dissolution nous semble légitime. Alors parler du mariage est un abus du langage, puisqu'il s'agit uniquement de deux personnes célibataires qui s'associent pour rendre leur existence plus agréable. Quand Jésus parle du mariage il est en train de nous décrire une autre chose! Le Concile Vatican II nous rappelle: «En vue du bien des époux, des enfants et aussi de la société, ce lien sacré échappa à la fantaisie de l'homme. Car Dieu lui-même est l'auteur du mariage qui possède en propre des valeurs et des fins diverses: tout cela est d'une extrême importance pour la continuité du genre humain» (Gaudium et spes, 48).

De retour à la maison les apôtres demandent quelles sont les exigences du mariage, suit alors un passage très émouvant de l'Evangile avec les enfants qui viennent vers Jésus. Les deux passages sont liés. Le deuxième étant comme une parabole qui nous explique comment le mariage est possible. Le Royaume de Dieu est destiné à ceux qui ressemblent à un enfant et qui acceptent de construire quelque chose de nouveau. De même pour le mariage, si on a bien saisi ce que cela veut dire : tout laisser pour l'autre, s'unir et devenir un avec l'autre.



Bon dimanche!

Jean-Yves 


Le diacre permanent 

est présent et agissant au nom de l'Église  

dans le monde d'aujourd'hui.

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vendredi 4 octobre 2024

Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux(482,092)

Bonjour!

Samedi le 5 octobre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


ÉVANGILE

« Réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux » (Lc 10, 17-24)

Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    les 72 disciples que Jésus avait envoyés
revinrent tout joyeux, en disant :
« Seigneur, même les démons
nous sont soumis en ton nom. »
    Jésus leur dit :
« Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair.
    Voici que je vous ai donné le pouvoir
d’écraser serpents et scorpions,
et sur toute la puissance de l’Ennemi :
absolument rien ne pourra vous nuire.
    Toutefois, ne vous réjouissez pas
parce que les esprits vous sont soumis ;
mais réjouissez-vous
parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »

    À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint,
et il dit :
« Père, Seigneur du ciel et de la terre,
je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
    Tout m’a été remis par mon Père.
Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ;
et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils
et celui à qui le Fils veut le révéler. »

    Puis il se tourna vers ses disciples
et leur dit en particulier :
« Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
    Car, je vous le déclare :
beaucoup de prophètes et de rois
ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez,
et ne l’ont pas vu,
entendre ce que vous entendez,
et ne l’ont pas entendu. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire...

Abbé Josep VALL i Mundó (Barcelona, Espagne)

«A ce moment, Jésus exulta de joie sous l'action de l'Esprit Saint, et il dit: ‘Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange’»

Aujourd'hui, l'évangéliste Luc nous raconte l'événement qui provoque la reconnaissance de Jésus envers son Père pour les bienfaits qu'Il a octroyé à l'humanité. Il rend grâce pour la révélation concédée aux humbles de cœur, aux petits du Royaume. Jésus montre sa joie en voyant que ceux-ci admettent, comprennent et pratiquent ce que Dieu fait connaître par son intermédiaire. En d'autres occasions, dans son dialogue intime avec le Père, Il lui rendra aussi grâce parce qu'Il l'écoute toujours. Il loue le samaritain lépreux qui, après la guérison de sa maladie –en même temps que neuf autres personnes–, lui seul revient trouver Jésus pour le remercier du bienfait reçu.

Saint Augustin écrit: «Qu'y-a-t-il de mieux à porter dans le cœur, à prononcer avec la bouche, à écrire avec la plume, que ces mots: ‘grâce à Dieu’? Rien de plus bref à dire, rien de plus joyeux à entendre, de plus élevé à ressentir, de plus utile à pratiquer». C'est ainsi que nous devons toujours agir envers Dieu et envers le prochain, même pour les dons que nous ignorons, comme l'écrivait saint Josémaria Escriva. Gratitude envers nos parents, nos amis, nos maîtres, nos camarades. Envers tous ceux qui nous aident, qui nous stimulent, qui nous servent. Gratitude aussi, comme il se doit, envers notre Mère l'Église.

La gratitude n'est pas une vertu très “en usage” ou habituelle; mais c'est l'une de celles qui procurent le plus de plaisir. Nous devons reconnaître que, parfois, elle n'est pas non plus facile de la vivre. Sainte Thérèse affirmait: «Je suis si reconnaissante de tempérament qu'on m'achèterait avec une sardine». Les saints ont toujours agit ainsi. Et ils l'ont fait des trois façons indiquées par saint Thomas d'Aquin: d'abord, par la reconnaissance intérieure des bienfaits reçus; ensuite, en louant Dieu par des paroles; enfin, en cherchant à récompenser le bienfaiteur par des œuvres, selon les possibilités de chacun.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Ce que réclame le cœur du petit enfant, ce ne sont ni richesses ni gloire ; ce qu’il demande c’est de l’amour. Je ne peux faire qu’une chose : t’aimer, oh Jésus ! » (Sainte Thérèse de Lisieux)

  • « A qui le Fils veut-il le révéler ? La volonté du Fils n’est pas arbitraire. Le Fils veut impliquer dans sa connaissance de Fils tous ceux auxquels le Père veut qu’ils participent de Lui. Mais, qui le Père attire-t-il ? Ni les sages ni les connaisseurs, mais les gens simples » (Benoît XVI)

  • « (…) Toute la prière de Jésus est dans cette adhésion aimante de son cœur d’homme au "mystère de la volonté" du Père » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.603)





Bonne journée!
Jean-Yves 

jeudi 3 octobre 2024

« Celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé » / (482,023)

Bonjour!

 Vendredi 4 octobre 2024

Fête de Saint François d'Assise

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE


« Celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé » (Lc 10, 13-16)

Alléluia. Alléluia.
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.
Alléluia. (cf. Ps 94, 8a.7d)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait :
    « Malheureuse es-tu, Corazine !
Malheureuse es-tu, Bethsaïde !
Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous
avaient eu lieu à Tyr et à Sidon,
il y a longtemps que leurs habitants
auraient fait pénitence, avec le sac et la cendre.
    D’ailleurs, Tyr et Sidon
seront mieux traitées que vous lors du Jugement.
    Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ?
Non, jusqu’au séjour des morts tu descendras !

    Celui qui vous écoute
m’écoute ;
celui qui vous rejette
me rejette ;
et celui qui me rejette
rejette celui qui m’a envoyé. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Commentaire: Abbé Jordi SOTORRA i Garriga (Sabadell, Barcelona, Espagne)
Celui qui vous écoute m'écoute


Aujourd'hui, nous voyons que Jésus tourne son attention vers les cités qui avaient fait l'objet de ses soucis, là où il avait prêché et réalisé les oeuvres du Père. A aucun endroit il n'avait autant prêché et fait de miracles comme à Corazine, Bethsaïde et Capharnaüm. La semence était abondante mais la récolte n'avait pas été bonne. Même Jésus lui-même n'avait pu les convaincre! Quel mystère que celui de la liberté humaine! Nous pouvons dire “non” à Dieu… le message évangélique ne s'impose pas par la force, il s'offre à nous uniquement et je peux fermer mon cœur, l'accepter ou le refuser. Le Seigneur respecte totalement ma liberté. Quelle responsabilité que la mienne!

Les paroles de Jésus: «Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde!» (Lc 10,13) lors de la fin de sa mission apostolique, expriment davantage la souffrance que la damnation. La proximité du Royaume de Dieu n'a pas provoqué dans ces villes un appel à la conversion et à la pénitence. Jésus reconnaît qu'à Sidon et à Tyr ils auraient mieux profité de toutes les grâces dispensées aux galiléens.

La déception de Jésus est encore plus grande s'agissant de Capharnaüm. «Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts!» (Lc 10,15). C'est là où Pierre a sa maison et Jésus avait fait de cette ville le centre de sa prédication. Une fois de plus nous ressentons davantage un sentiment de tristesse qu'une menace dans ces paroles. Nous pouvons dire la même chose de certaines de nos villes et personnes de notre époque. Ils croient prospérer, quand en réalité ils s'enfoncent.

«Celui qui vous écoute m'écoute» (Lc 10,16). Ces paroles qui concluent l'Évangile sont un appel à la conversion et elles sont porteuses d'espérance. Si nous écoutons la voix de Jésus nous avons encore le temps. La conversion consiste en ce que l'amour surpasse dans notre vie progressivement l'égoïsme, ce qui est un travail qui ne s'achève jamais. Saint Maxime dira: «Il n'y a rien d'aussi agréable et aimé par Dieu que de voir que les hommes se convertissent à Lui avec un sincère repentir».
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«La prière, la méditation, l'action de grâce
 rendent ma vie meilleure et la nourrissent 
de la lumière nécessaire pour l'éclairer
 et pour m'aider 
lorsque les ombres s'accumulent.»
(Frank Andriat)
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Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 2 octobre 2024

« Votre paix ira reposer sur lui » / (481,948)

 Bonjour!

Jeudi 3 octobre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Votre paix ira reposer sur lui » (Lc 10, 1-12)

Alléluia. Alléluia.
Le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.
Alléluia. (Mc 1, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
parmi les disciples
    le Seigneur en désigna encore 72,
et il les envoya deux par deux, en avant de lui,
en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.
Il leur dit :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
    Allez ! Voici que je vous envoie
comme des agneaux au milieu des loups.
    Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,
et ne saluez personne en chemin.
    Mais dans toute maison où vous entrerez,
dites d’abord :
“Paix à cette maison.”
    S’il y a là un ami de la paix,
votre paix ira reposer sur lui ;
sinon, elle reviendra sur vous.
    Restez dans cette maison,
mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;
car l’ouvrier mérite son salaire.
Ne passez pas de maison en maison.
    Dans toute ville où vous entrerez
et où vous serez accueillis,
mangez ce qui vous est présenté.
    Guérissez les malades qui s’y trouvent
et dites-leur :
“Le règne de Dieu s’est approché de vous.”
    Mais dans toute ville où vous entrerez
et où vous ne serez pas accueillis,
allez sur les places et dites :
    “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds,
nous l’enlevons pour vous la laisser.
Toutefois, sachez-le :
le règne de Dieu s’est approché.”
    Je vous le déclare :
au dernier jour,
Sodome sera mieux traitée que cette ville. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

 La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. La tentation serait grande d’entendre cette parole dans le contexte de raréfaction des vocations ministérielles et religieuses. Une moisson abondante, des ouvriers peu nombreux. Priez le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers. Il y aurait ainsi des ouvriers, en petit nombre, qui attendraient que le Maître se fasse assez prier pour envoyer enfin en mission, à sa moisson. Il y aurait aussi, plus nombreux, ceux qui prieraient ce même Maître jusqu’à ce qu’il daigne envoyer les ouvriers nécessaires à la moisson. Il est alors facile d’assimiler les ouvriers aux ministres ordonnés ; ceux qui prient, aux fidèles ; et la moisson abondante, à ceux qui accueillent la Bonne Nouvelle dans leurs villes et leurs maisons.
Cette explication, fréquente et pertinente, ne m’en paraît pas moins simplificatrice. Notre temps, en effet, manque de ministres ordonnés. Observons cependant que quand ceux-ci étaient nombreux, les fidèles lisaient et méditaient ce même Évangile, qui nous est donné aujourd’hui, y cherchant un enseignement pour nourrir leur vie de foi.
La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. L’observation s’applique en tout temps et en tout lieu. Qui sont ces ouvriers peu nombreux et chargés d’une importante moisson ? Quelle est cette moisson abondante ? L’ouvrier pour le Seigneur est un envoyé, disciple et missionnaire. Envoyé attentif et réceptif au message qu’il a reçu. Disciple qui a reçu le message et y a cru. Missionnaire que rien ni personne n’empêchera de proclamer et de répandre ce message. Cette mission n’est pas l’affaire des seuls clercs, mais de toutes celles et ceux qui mettent leur foi et leur espérance dans la Bonne Nouvelle, tous les baptisés.
Quelle est la Bonne Nouvelle qui suscite une moisson si abondante ? A quoi reconnaissons-nous cette abondance ? Récoltons-nous bien ce que le Seigneur attend de nous, ses ouvriers ? La Bonne Nouvelle entre dans les maisons et y reste quand elle y est accueillie, portant le bien sublime de la Paix.
Quelle est cette moisson abondante pour laquelle des agneaux iraient jusqu’au milieu des loups ? qui nous ferait renoncer jusqu’à la bourse contenant notre fortune, au sac renfermant nos papiers et nos provisions ; et même aux sandales protégeant nos pieds et notre marche ?
La moisson est pour ceux qui accueillent la paix. Indispensable paix, car on ne moissonne pas quand c’est la guerre, ni au cœur de la tempête. La moisson n’est rien d’autre, sinon le règne de Dieu qui s’est approché de nous. L’Évangile le dit par deux fois. Le règne de Dieu ne s’impose jamais à qui ne veut pas l’accueillir. Il s’approche, il se propose, il s’offre. Et les moissonneurs laisseront à ceux qui n’en veulent pas la poussière collée à leurs pieds.

   Frères et Sœurs, laissons, nous aussi, ce royaume approcher de nous. Par notre prière, accueillons-le. A notre tour, devenons-en les porteurs, les disciples missionnaires que le Seigneur veut voir grandir en nous.
En répondant ainsi à Jésus, comme firent les soixante-douze – ils étaient soixante-douze telles les nations au temps de Jésus, nous irons dans les maisons reculées en attente de la paix, et dans les villes empoussiérées.
Nous moissonnerons les fruits de la Bonne Nouvelle. Désormais le royaume est tout proche de nous aussi. Il est en nous. Il est notre joie, que rien ni personne ne nous enlèvera. Déjà avec la moisson, et pour toute l’éternité, nos noms se trouvent dorénavant inscrits dans les cieux.
Réjouissons-nous à l’invitation que nous transmet Jésus.

Moisson abondante, ouvriers trop peu nombreux.
Le Maître de la moisson est à l’origine de tous les temps ; ceux qui semblaient glorieux pour son Église, comme aussi les temps de crise, où il accompagne cette même Église de son amour. Temps d’approfondissement, de maturation comme en un hiver où la nature qui semble dormir ne fait que préparer un nouveau printemps, peut-être plus radieux encore.
Le Seigneur nous demande de prier. Par notre prière, avec elle, le Royaume est au milieu de nous.
Seul notre manque de foi empêcherait Jésus de faire avancer ce règne et d’inscrire notre nom dans les cieux. Oui, réjouissons-nous, car nos noms sont inscrits dans les cieux, dans le cœur de Dieu.
Amen

Père Marc D.


Bonne journée!

Jean-Yves

mardi 1 octobre 2024

Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux?/ (481,869)

Bonjour!

Mercredi 2 octobre 2024

     14e Journée consacrée aux diaconat permanent au Québec.     

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 



Matthieu 18, 1-5.10


À ce moment là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. »

Méditation

Frère Philippe Jaillot

Frère Philippe Jaillot

Couvent de l'Annonciation à Paris

Dans les chais d’Armagnac


La part des anges, dans les chais d’Armagnac, c’est cette partie d’alcool volatile et invisible qui s’est évaporée. Dans la foi, nous pressentons bien aussi qu’il y a une dimension invisible entre Dieu et nous : les anges que la Bible atteste. C’est pourquoi nous confessons que Dieu a créé le monde visible et invisible. Les anges, les hommes, les fleurs ou les alouettes sont des créatures, et comme toutes les autres, elles ne sont pas reliées à Dieu de manière indépendante. Elles forment un univers riche de diversité qui dit la bonté et la perfection de Dieu. Et elles jouent un rôle pour que la création sortie de Dieu puisse y retourner. Les anges ont leur place pour approcher Dieu de nous et pour que nous nous approchions de lui.

« Pour entrer dans le Royaume de Dieu », dit Jésus, soyez en confiance comme des enfants. Ayez confiance en Dieu ! Il nous donne des anges, notamment des anges gardiens, avec mission de veiller sur nous, et pas seulement pour réussir nos examens. Ils nous gardent pour que nous fassions le bien et qu’ainsi nous avancions sûrement vers le salut que Dieu veut pour tous. « À ses côtés, chaque fidèle a un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie », disait saint Basile. Les anges sont un chemin vers Dieu, un accès facile car ils en voient la face. Les chrétiens croient qu’il y a des anges et qu’ils ont une mission. Et n’oublions pas que nous ne sommes pas faits pour être angéliques, mais chrétiens. Et les anges nous y aident. 

Bonne journée!
Jean-Yves
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Prière du pape François: « Ô Père, nous sommes réunis ici en sachant que nous avons besoin de ton regard d’amour. Nos mains sont vides, nous ne pouvons recevoir que ce que tu peux nous donner. Nous te demandons pardon pour tous nos péchés, aide-nous à restaurer ton visage que nous avons défiguré par notre infidélité. Nous demandons pardon, avec honte, à ceux qui ont été blessés par nos péché. »

Le pape demande pardon pour 7 péchés de l’Église | ZENIT - Français