dimanche 8 juin 2025

« Voici ta mère » / (521,730)

Bonjour!

 Lundi 9 juin 2025



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 (Jn 19,25-34): Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.


Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé, pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.

Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.

« Voici ta mère »

Abbé Alexis MANIRAGABA(Ruhengeri, Rwanda)

Aujourd'hui, nous faisons mémoire de Marie, Mère de l’Église. De ce sens, nous comprenons la maternité spirituelle de Marie en connexion avec l’Eglise qui est en soi Mère du peuple de Dieu car «on ne peut avoir Dieu pour Père si on n’a pas l’Église pour Mère» (Saint Cyprien). Marie est Mère du Fils de Dieu mais aussi Mère de ceux qui aiment son Fils et les bien-aimés de son Fils en conformité avec «Femme, voilà ton fils ; disciple, voilà ta mère» (Jn 19,26-27), dit Jésus. Livrant son corps aux hommes et remettant son esprit à son Père, Jésus a donné même sa Mère à ses amis.

E le plus grand amour est celui que Jésus aime l’Eglise (Ep 5,25) dont font partie ses amis. Ainsi, les enfants adoptifs de Dieu ne peuvent-ils avoir Jésus pour frère que s’ils n’ont pas Marie pour Mère parce que, tout en aimant son Fils, Marie aime l’Eglise dont elle est membre éminent. Ce qui signifie que Marie n’est pas supérieur à l’Eglise mais elle est «mère des membres du Christ» (Saint Augustin).

Le Concile Vatican II ajoute que la naissance de Marie a coopéré «à la naissance dans l'Eglise des fidèles qui sont les membres de ce Chef (Jésus)» (Lumen Gentium, n. 53). En plus, étant au centre des apôtres au cénacle (Ac 1,14), Marie, Mère de l’Église rappelle la présence, le don et l’action du Saint-Esprit dans l’Eglise missionnaire. En implorant le Saint-Esprit au cœur de l’Église, Marie prie avec l’Eglise et prie pour l’Eglise car, «élevée dans la gloire du ciel, elle accompagne et protège l’Église de son amour maternel» (Préface de la messe Marie, Mère de l’Église). Marie prend soin de ses fils; on peut donc la confier toute la vie de l’Eglise come Paul VI qui a dit: «O Vierge Marie, Mère très auguste de l’Eglise, nous te recommandons toute l’Eglise et le concile œcuménique!».

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Quelle Mère si remplie d’amour nous avons ! Devenons ses semblables et imitons-là dans son amour ! Elle a éprouvé de la compassion pour nous au point de considérer comme rien sa perte matérielle et sa souffrance physique ! » (Saint Bonaventure)

  • « La Mère du Rédempteur nous précède et nous confirme sans cesse dans la foi, dans la vocation et dans la mission. Par son exemple d’humilité et de disponibilité à la volonté de Dieu Elle nous aide à traduire notre foi en une annonce de l’Evangile joyeuse et sans frontières » (François)

  • « Au terme de cette mission de l’Esprit, Marie devient la "Femme", nouvelle Eve "mère des vivants", Mère du "Christ total". C’est comme telle qu’elle est présente avec les Douze, "d’un même cœur, assidus à la prière" (Ac 1,14), à l’aube des "derniers temps" que l’Esprit va inaugurer le matin de la Pentecôte avec la manifestation de l’Eglise » (Catecismo de la Iglesia Católica, nº 726)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves 

samedi 7 juin 2025

«Recevez l'Esprit Saint» / (521,556)

 Bonjour!

Dimanche de la Pentecôte - 8 juin 2025

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...


«Recevez l'Esprit Saint.»


(Jn 20,19-23): Ce même soir, le premier jour de la semaine, les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit: «La paix soit avec vous!». Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau: «La paix soit avec vous! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie». Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit: «Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus».

Commentaire: Mgr. José Ángel SAIZ Meneses, Archevêque de Séville (Sevilla, Espagne)

«Recevez l'Esprit Saint»


Aujourd'hui le jour de la Pentecôte, se mène à bien l'accomplissement de la promesse faite par le Christ aux Apôtres. Le même soir du jour de Pâques Il répandit sur eux son souffle et leur dit: «Recevez l'Esprit Saint» (Jn 20:22). La venue du Saint-Esprit le jour de la Pentecôte renouvelle et apporte à sa plénitude ce don de façon solennelle et avec des manifestations externes. Ainsi culmine le mystère pascal.

L'Esprit que Jésus transmet crée dans le disciple une nouvelle condition humaine et un sens d'unité. Lorsque l'orgueil de l'homme s'élève jusqu'à se dresser contre Dieu en voulant édifier la tour de Babel, Dieu confonde les langages et ils ne peuvent plus se faire comprendre les uns aux autres.

À la Pentecôte il arrive juste le contraire: par la grâce de l'Esprit Saint, les Apôtres sont compris par des gens d'origine et langages le plus divers.

L'Esprit Saint est le Maître intérieur qui amène le disciple vers la vérité, qui le pousse à faire le bien, qui le console dans sa douleur, qui le transforme intérieurement, et lui donne une nouvelle force et capacité.

Le premier jour de la Pentecôte de l'ère chrétienne, les Apôtres étaient réunis en compagnie de Marie, et ils priaient. Le recueillement, l'attitude priante est tout à fait indispensable pour recevoir l'Esprit Saint. «Soudain il vint du ciel un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent: toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d'eux» (Ac 2:2-3).

Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint, et se mirent à prêcher courageusement. Ces hommes effrayés s'étaient transformés en courageux prédicateurs qui ne craignaient prison, ni torture, ni martyre. C'est normal; la force de l'Esprit Saint était avec eux.

L'Esprit Saint, troisième Personne de la Très Sainte Trinité, c'est l'âme de mon âme, la vie de ma vie, l'être de mon être; c'est mon sanctificateur, l'hôte de mon intérieur le plus profonde. Pour arriver à la maturité dans la vie de foi il faut que notre rapport avec Lui soit chaque fois plus conscient, plus personnel. Dans cette célébration de la Pentecôte ouvrons à deux battants les portes de notre intérieur.


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Là où est l’Eglise, il y a aussi l’Esprit de Dieu ; et là où est l’Esprit de Dieu, il y a aussi l’Eglise et toute grâce » (Saint Irénée de Lyon)

  • « Le sacrement de Pénitence, découle directement du mystère pascal. Le pardon n’est pas le fruit de nos efforts, mais un don, un don de l’Esprit Saint, qui nous remplit de la pluie de miséricorde et de grâce qui coule sans cesse du cœur grand ouvert du Christ crucifié et ressuscité » (François)

  • « Le Symbole des Apôtres lie la foi au pardon des péchés à la foi en l’Esprit Saint, mais aussi à la foi en l’Eglise et en la communion des saints. C’est en donnant l’Esprit Saint à ses apôtres que le Christ ressuscité leur a conféré son propre pouvoir divin de pardonner les péchés » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 976)

  • Bon dimanche!

  • Jean-Yves

vendredi 6 juin 2025

«C'est lui, le disciple qui rend témoignage de tout cela, et qui l'a rapporté par écrit, et nous savons que son témoignage est vrai»(521,345)

 Bonjour!

Samedi 7 juin 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


 (Jn 21,20-25): En se retournant, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. (C'est lui qui, pendant le repas, s'était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire: «Seigneur, quel est celui qui va te livrer?») Pierre, voyant ce disciple, dit à Jésus: «Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il?». Jésus lui répond: «Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne, est-ce ton affaire? Mais toi, suis-moi». Ainsi se répandit parmi les frères l'idée que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n'avait pas dit à Pierre: «Il ne mourra pas», mais: «Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne, est-ce ton affaire?».

C'est lui, le disciple qui rend témoignage de tout cela, et qui l'a rapporté par écrit, et nous savons que son témoignage est vrai. Il y a encore beaucoup d'autres choses que Jésus a faites; et s'il fallait rapporter chacune d'elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l'on écrirait ainsi.

Commentaire: Abbé Fidel CATALÁN i Catalán (Terrassa, Barcelona, Espagne)

«C'est lui, le disciple qui rend témoignage de tout cela, et qui l'a rapporté par écrit, et nous savons que son témoignage est vrai»


Aujourd'hui, nous lisons la dernière partie de l'Évangile de saint Jean. Il s'agit en effet, de la fin de l'appendice inséré par la communauté de Jean au texte original. En l'occurrence il s'agit d'un texte délibérément significatif. Le Seigneur ressuscité se montre à ses disciples et Il renouvelle leur adhésion, particulièrement celle de Pierre. Et ensuite l'Évangile continue avec le texte de l'Évangile d'aujourd'hui.

L'image du disciple aimé de Jésus est au centre de ce passage et même dans tout l'Évangile de saint Jean. Il peut faire référence à une personne concrète —Jean le disciple— ou bien il se peut qu'elle fasse référence à l'image de tout disciple bien aimé de Jésus. Quelle que soit sa signification le texte aide à donner un semblant de continuité à l'expérience vécue par les apôtres. Le Seigneur ressuscité leur affirme sa présence à coté de ceux qui Le suivent.

«Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne» (Jn 21,22) cela nous donne confirmation de cette continuité bien plus qu'un élément chronologique dans l'espace et dans le temps. Le disciple bien-aimé rend témoignage de cela dans la mesure où il est conscient que le Seigneur est avec lui en toute circonstance. C'est la raison pour laquelle il peut l'écrire et sa parole est véritable, car par sa main il rend témoignage de l'expérience continue de ceux qui vivent leur mission à travers le monde en éprouvant la présence continue du Christ. Chacun d'entre nous peut devenir ce disciple bien-aimé dans la mesure où nous nous laissons guider par l'Esprit Saint car c'est l'Esprit Saint qui nous aide à découvrir à l'intérieur de nous-mêmes cette présence.

Ce texte nous prépare pour la fête solennelle de la Pentecôte, le don de l'Esprit Saint: «Et le Paraclet est descendu du ciel: le gardien et sanctificateur de l'Église, le régisseur des âmes, guide de ceux qui sombrent, phare des vagabonds, arbitre de ceux qui luttent et qui couronne les gagnants» (Saint Cyrille de Jérusalem).


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Les jours qui s'écoulèrent entre la résurrection du Seigneur et son ascension, mes bien-aimés, n'ont pas été dépourvus d'événements : de grands mystères y ont reçu leur confirmation, de grandes vérités y ont été révélées » (Saint Léon le Grand)

  • « Aujourd’hui encore, la suite du Christ est exigeante ; elle signifie apprendre à avoir le regard de Jésus, à le connaître intimement, à l’écouter dans la Parole et à le rencontrer dans les Sacrements ; elle signifie encore apprendre à conformer sa propre volonté à la Sienne » (Benoît XVI)

  • « Le disciple du Christ ne doit pas seulement garder la foi et en vivre, mais encore la professer, en témoigner avec assurance et la répandre : "Tous doivent être prêts à confesser le Christ devant les hommes et à le suivre sur le chemin de la Croix, au milieu des persécutions qui ne manquent jamais à l’Église" (Concile Vatican II) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 1.816)

  • BONNE JOURNÉE!

  • Jean-Yves

jeudi 5 juin 2025

Entre les mains de Dieu / .(521,204)

      Bonjou!!

Vendredi 6 juin 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour...






Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Jean 21, 15-19


Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade. Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes- tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. » 

Commentaire

Frère Olivier Catel

Frère Olivier Catel

Couvent de Jérusalem (Israël)

Entre les mains de Dieu


Pêcheur de Galilée, Pierre fut arraché à ses filets par l’appel de Jésus. Il dut quitter les rives tranquilles de ce lac de Tibériade qu’il aimait tant, sa famille, ses proches. Quelques années après, Jésus Ressuscité lui pardonne son reniement et l’appelle de nouveau au bord de ce même lac. Il ne s’agit plus d’accompagner le Seigneur sur les routes de Terre sainte, mais de devenir le chef de l’Église, jusqu’à la mort, jusqu’au martyre. Pierre abandonne sa liberté, un autre lui mettra la ceinture, l’emmènera sur des routes qu’il n’a pas choisies.

Vous me direz que le cas de Pierre est unique, hors norme, et que ce n’est pas pour vous. Détrompez-vous ! Le Seigneur appelle chacun d’entre nous à le suivre sur une route inconnue. Il n’y a qu’une condition : aimer Jésus. J’aurais peut-être voulu donner un autre tour à ma vie, mais je découvre que cette voie que le Seigneur me propose, que ce soit dans le mariage, le célibat – peut-être non choisi –, la vie religieuse, est une route de joie. Il y a des difficultés sur cette route, mais le Seigneur me porte. Dans la maladie même, dans un cancer qui s’abat brutalement, il y a la place pour cette liberté. Cette dépendance me rappelle, dans sa brutalité, qu’il n’y a que dans le Christ que je peux me confier. Nous sommes entre les mains de Dieu. Nous pouvons accepter cette vie donnée ou même nous révolter, lancer vers Dieu un cri qui peut être le début d’une prière personnelle, cette prière dont certains psaumes témoignent admirablement : « Seigneur, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Que le Seigneur nous aide à accepter cette vie qui nous est proposée ! Que nous acceptions de marcher dans ses voies pour lui rendre gloire et trouver le bonheur, tout simplement




Bonne journée!    -    Jean-Yves

mercredi 4 juin 2025

«Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi» / (520,300)

 Bonjour!

Jeudi 5 juin 2025


Voici La Parole de Dieu de ce jour...

 (Jn 17,20-26): «Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi. Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un: moi en eux, et toi en moi. Que leur unité soit parfaite ; ainsi, le monde saura que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé.

»Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant même la création du monde. Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en eux».

Commentaire: Abbé Joaquim PETIT Llimona, L.C. (Barcelona, Espagne)

«Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi»


Aujourd'hui nous trouvons dans l'Évangile une solide source d'où puiser la confiance: «Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui (…) croiront en moi» (Jn 17,20). C'est le Cœur de Jésus qui, dans l'intimité des siens, leurs ouvre les trésors inépuisables de son Amour. Il veut consolider leurs cœurs attristés par l'air d'«au revoir» qu'ont les gestes et paroles du Maître durant la Dernière Cène. C'est la prière indéfectible de Jésus qui monte vers le Père en intercédant pour eux. Quelle sécurité et quelle force trouveront-ils par la suite dans cette prière tout au long de leur mission apostolique! Au milieu des difficultés et des dangers qu'ils ont dû affronter, cette prière les accompagnera et sera la source de laquelle ils trouveront la force et le courage pour être témoins de leur foi à travers du renoncement à leur propre vie.

La contemplation de cette réalité, de cette prière de Jésus pour les siens, doit toucher nos vies: «Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui (…) croiront en moi…». Ces paroles transcendent les siècles et arrivent, avec la même intensité avec laquelle ils étaient prononcés, jusqu'au cœur de tous et chacun des croyants.

Si nous nous souvenons de la dernière visite de Saint Jean-Paul II en Espagne, nous retrouvons dans les paroles du Pape l'écho de cette prière de Jésus pour les siens: «À bras ouverts je vous porte tous dans mon cœur —dit le Pontife devant plus d'un million de personnes. Le souvenir de ce séjour se fera prière demandant pour vous la paix en coexistence fraternelle, encouragés par l'espérance chrétienne qui ne trahit jamais». Et un peu plus loin dans le temps, un autre pape prononçait des paroles qui nous touchent le cœur après plusieurs siècles: «Il n'existe aucun malade à qui l'on nie la victoire de la croix, il n'existe personne à qui ne l'aide pas la prière du Christ. Si ce fut vrai pour ceux qui ont appris de Lui, ne sera-t-il pas d'autant plus vrai pour ceux qui se convertissent à Lui?» (Saint Léon Le Grand).


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Je remarque comment vos sentiments s’élèvent avec les miens vers les choses célestes. Nous avons passé un bon moment à profiter d’une lumière commune, nous sommes remplis de bonheur et de joie ; cependant, même si nous nous séparons maintenant les uns des autres, essayons de ne pas nous séparer de Lui » (Saint Augustin)

  • « La fidélité jusqu’à la mort des martyrs, la proclamation à tous de l’Evangile, ont leurs racines dans l’amour de Dieu et dans le témoignage que nous devons donner de cet amour dans notre vie quotidienne » (François)

  • « (...) C’est pourquoi Jésus lui-même a prié à l’heure de sa passion, et Il ne cesse de prier le Père pour l’unité de ses disciples : " ... Que tous soient un. Comme Toi, Père, Tu es en Moi et Moi en Toi, qu’eux aussi soient un en Nous, afin que le monde croie que Tu M’as envoyé " (Jn 17, 21). Le désir de retrouver l’unité de tous les chrétiens est un don du Christ et un appel de l’Esprit Saint » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 820)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves

mardi 3 juin 2025

«Qu'ils aient en eux ma joie, et qu'ils en soient comblés» / (519,504)

 Bonjour!

Mercredi le 4  juin 2025


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Jn 17,11b-19): Père saint, garde-les unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie.

Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde. Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde. Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité.».

«Qu'ils aient en eux ma joie, et qu'ils en soient comblés»

Abbé Thomas LANE(Emmitsburg, Maryland, Etats-Unis)

Aujourd'hui, nous habitons un monde où l'on ne sait plus que faire pour être vraiment heureux de la joie de Jésus, un monde où l'on cherche cette joie partout où elle n'est pas et d'une façon aussi erronée que possible. Chercher cette joie sans Jésus ne peut que conduire à une tristesse plus profonde encore. Il suffit de regarder les feuilletons à la télé: il s'agit toujours de quelqu'un qui a des problèmes…. Ces feuilletons télévisés nous montrent les misères de la vie sans Dieu.

Mais, aujourd'hui, nous voulons vivre avec la joie de Jésus. Dans l'Évangile, Jésus prie son Père «je parle ainsi, en ce monde, pour qu'ils aient en eux ma joie, et qu'ils en soient comblés» (Jn 17,13). Notons bien que Jésus veut que nous soyons comblés par sa joie. Il veut que notre joie soit complète. Ce qui ne veut pas dire que nous ne portions pas notre croix, car «le monde les a pris en haine parce qu'ils ne sont pas du monde» (Jn 17,14). Mais Jésus attend de nous que nous sachions vivre avec sa joie sans que nous importe ce que le reste du monde pense de nous. La joie de Jésus doit nous imprégner jusqu'au plus profond de nous-mêmes sans que la clameur superficielle d'un monde sans Dieu puisse nous pénétrer.

Vivons, donc, aujourd'hui, avec la joie de Jésus. Et comment pouvons-nous parvenir à l'augmenter? Certainement par Jésus lui-même. Lui seul qui peut nous donner la véritable joie qui manque dans le monde, comme en témoignent ces feuilletons de la télé. Jésus dit, «Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez» (Jn 15,7). Consacrons, donc, chaque jour un peu de notre temps à prier avec les paroles de Jésus dans les Écritures; nourrissons-nous d'elles, pénétrons-nous en; qu'elles soient pour nous la nourriture qui rassasie de la joie de Jésus: «À l'origine du fait d'être chrétien, il n'y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive» (Benoît XVI).


Frère Jean-Paul Vesco

Frère Jean-Paul Vesco

Archevêque d'Alger, cardinal



Au moment du dernier repas avec ses apôtres, Jésus leur livre son testament spirituel. Il veut encore leur dire tout ce qu’il avait à leur dire. Il leur parle, il leur parle, et eux, écoutent à perdre oreille. Puis, ayant achevé son discours et n’ayant perdu aucun de ceux que son Père lui avait donnés, il les Lui confie, et nous avec, en grande confiance mais pas sans inquiétude. Il connait en effet les pièges du monde dans lequel il les envoie, dans lequel il nous envoie.

Nous sommes dans le monde parce que le monde est notre terre. Mais nous ne sommes pas du monde parce que le ciel est notre patrie. Des deux, il nous faut faire un. Comme Adam, nous sommes pétris de cette terre à laquelle nous sommes envoyés et qu’il nous faut aimer comme nous-mêmes. Et comme citoyens du ciel, nous sommes appelés à être le ciel de la terre.



Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « La totalité des fidèles, nés par le baptême, sont nés avec le Christ à sa naissance, tout comme ils ont été crucifiés avec le Christ lors de sa passion et ont été ressuscités à sa résurrection » (Saint Léon le Grand)

  • « La prière de Jésus à la veille de sa passion a résonné aujourd’hui dans l’Evangile : "Qu’ils soient un comme nous-mêmes". De cet amour éternel entre le Père et le Fils, qui s’étend jusqu’à nous par l’Esprit Saint, provient la force de notre mission et de notre communion fraternelle » (François)

  • « La prière de l’Heure de Jésus, appelée à juste titre "prière sacerdotale" (cf. Jn 17), récapitule toute l’Economie de la création et du salut. Elle inspire les grandes demandes du "Notre Père" » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.758)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves 

lundi 2 juin 2025

«Père, l'heure est venue» / (518,595)

 Bonjour!

Mardi 3 juin 2015


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 (Jn 17,1-11a): Ainsi parla Jésus. Puis il leva les yeux au ciel et pria ainsi: «Père, l'heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyée, Jésus Christ. Moi, je t'ai glorifié sur la terre en accomplissant l'oeuvre que tu m'avais confiée.

«Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi: donne-moi la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde. J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m'avais données: ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d'auprès de toi, et ils ont cru que c'était toi qui m'avais envoyé.

»Je prie pour eux; ce n'est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m'as donnés: ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes».

Commentaire: Abbé Pere OLIVA i March (Sant Feliu de Torelló, Barcelona, Espagne)

«Père, l'heure est venue»

Aujourd'hui, l'Évangile de Saint Jean —que nous lisons depuis quelques jours— débute en nous parlant de “l'heure”: «Père, l'heure est venue» (Jn 17,1). Le moment culminant, la glorification de toute chose, l'offrande ultime de Christ qui se livre pour nous… “L'heure” est une réalité invisible aux yeux de l'Homme; qui se révèlera au fur et à mesure que la vie de Jésus nous laissera entrevoir la perspective de la croix.

L'heure est venue? L'heure de quoi? L'heure est venue de connaître le nom de Dieu, c'est-à-dire son action, la façon avec laquelle il se dirige à l'Humanité, sa façon de nous parler à travers de son Fils, Christ, qu'il aime.

Les hommes et les femmes d'aujourd'hui, ceux qui connaissent Dieux à travers de Jésus («Je leur ai donné les paroles que tu m'avais données»: Jn 17,8), sommes témoins de la vie, de la vie divine qui grandit en nous en vertu du sacrement baptismal. En Lui nous vivons, nous agissons et nous sommes; en Lui nous trouvons les paroles qui nous nourrissent et nous font grandir; en Lui nous découvrons ce que Dieu veut de nous: la plénitude, la réalisation humaine, une existence qui ne vit pas de vaine gloire personnelle, mais sinon d'une attitude existentielle qui s'appuie en Dieu lui-même et en sa gloire. Comme nous rappelle Saint Irène, «la gloire de Dieu est que l'homme vive». Rendons gloire à Dieux afin que la personne humaine arrive à sa plénitude!

Nous sommes marqués par l'Évangile de Jésus-Christ; travaillons sans cesse pour la gloire de Dieux, travail qui représente se mettre au service de la vie des hommes et des femmes d'aujourd'hui. Ce qui veut dire: travailler pour une authentique communication humaine, l'authentique bonheur de la personne, encourager la joie chez les tristes, ressentir la compassion pour les faibles… En résumé: être ouverts à la Vie (en majuscule).

À travers de l'esprit, Dieux travaille à l'intérieur de chaque être humain et habite au plus profond de la personne et ne cesse pas de nous encourager à puiser des valeurs de l'Évangile. La Bonne Nouvelle est l'expression du bonheur libérateur qu'Il veut nous donner.



Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « De telle façon que nous ne sommes plus qu’une seule chose dans le Père, le Fils et le Saint Esprit : une seule chose par l’identité de condition, par l’assimilation que l’amour opère, par la communion de la sainte humanité du Christ et par la participation de l’unique et Saint Esprit » (Saint Cyrille d’Alexandrie)

  • « Connaître Jésus signifie connaître le Père, et connaître le Père cela veut dire entrer en réelle communion avec l’Origine même de la vie, de la lumière et de l’amour » (Benoît XVI)

  • « La vigilance du cœur est rappelée avec insistance en communion à la sienne. La vigilance est "garde du cœur" et Jésus demande au Père de "nous garder en son Nom" (Jn 17, 11). L’Esprit Saint cherche à nous éveiller sans cesse à cette vigilance. Cette demande prend tout son sens dramatique par rapport à la tentation finale de notre combat sur terre ; elle demande la persévérance finale." Je viens comme un voleur : heureux celui qui veille !" (Ap 16, 15) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 2849)

dimanche 1 juin 2025

Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde./ - Citation du pape Léon XIV (- 516,615)

 Bonjour!

Lundi 2 juin 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



Jean 16, 29-33


En ce temps-là, les disciples de Jésus lui dirent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images. Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. » Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez ! Voici que l’heure vient – déjà elle est venue – où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi. Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. »

 Commentaire et méditation...

Frère Yves Habert

Frère Yves Habert

Couvent du Saint-Nom-de-Jésus à Lyon

Stupeur et joie


Dans cet extrait du discours après la Cène, les disciples croient tout comprendre, mais ils n’ont encore rien vu. En effet, quand le Christ va mourir sur la croix, ses disciples seront comme frappés de stupeur. Ils regarderont, bouche bée, et n’oseront plus rien demander. Le prophète Isaïe évoque la multitude consternée devant l’apparence du serviteur souffrant. Dans notre parcours de croyant, il doit toujours y avoir cette dimension d’étonnement radical. Le Christ a accepté de passer par là, ça ne s’explique pas et ça se contemple, dans un silence frappé de stupeur. Et, en même temps, dans la joie qui les saisit, les disciples ne poseront pas davantage de questions au Ressuscité. Une certaine joie les rendra muets devant la plénitude de la manifestation du Seigneur à la Résurrection.

Notre foi dans le mystère pascal se situe entre deux étonnements : la stupeur devant le crucifié et la joie muette devant le ressuscité. Voilà le mystère de notre foi chrétienne. C’est ce silence amoureux et contemplatif, aimant, devant le Christ mis à mort et devant le Christ ressuscité.


« On critique l’Église pour ses failles, mais on oublie ceux qui, dans le silence, consolent des âmes, nourrissent des pauvres, enterrent nos morts, prient
dans la nuit pour ceux qui n’y croient plus. L’Église n’est pas parfaite,
mais elle est fidèle. Et sa fidélité est un miracle quotidien. »

— Pape Léon XIV



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Bonne journée!
Jean-Yves