samedi 20 septembre 2014

(180,783) Le salaire des ouvriers à la vigne...

Bonjour!
Dimanche 21 septembre 2014

Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Mt 20,1-16): «En effet, le Royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit: ‘Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste’. Ils y allèrent.

»Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres qui étaient là et leur dit: ‘Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire?’. Ils lui répondirent: ‘Parce que personne ne nous a embauchés’. Il leur dit: ‘Allez, vous aussi, à ma vigne’.

«Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant: ‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers’. Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine: ‘Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur!’. Mais le maître répondit à l'un d'entre eux: ‘Mon ami, je ne te fais aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi pour une pièce d'argent? Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi: n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien? Vas-tu regarder avec un oeil mauvais parce que moi, je suis bon?’. Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers».
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Commentaire: Abbé Jaume GONZÁLEZ i Padrós (Barcelona, Espagne)
Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon?

Aujourd'hui, l'évangéliste continue à nous décrire le Royaume de Dieu selon l'enseignement de Jésus, comme cela a été fait tout au long de l'été.

Au fond le passage de ce jour, celui de la vigne, image prophétique du peuple d'Israël dans l'ancien testament ainsi que du nouveau peuple de Dieu qui est né du coté ouvert de Jésus sur la croix. La question qui se pose donc est: l'appartenance à ce peuple, qui vient d'un un appel personnel fait à chacun de nous: «Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis» (Jn 15,16), et de la volonté généreuse de salut du Père de lancer cet appel à tous les hommes.

Ce qui ressort de cette parabole, ce sont les protestations des travailleurs de la première heure. C'est l'image parallèle du fils aîné dans la parabole du fils prodigue. Il s'agit de ceux qui vivent leur travail pour le Royaume des Cieux (le travail de la vigne) comme une lourde tâche («nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur»: Mt 20,12) et non comme un privilège qui vient de la part de Dieu, ils travaillent non pas dans la joie filiale, mais dans la mauvaise humeur des serviteurs.

Pour eux la foi est quelque chose qui les attache et les réduit en esclavage et, en silence, ils sont jaloux de ceux qui "vivent leur vie" puisqu'ils conçoivent la conscience chrétienne comme un frein et non pas comme des ailes qui donnent de l'envol à nos vies humaines. Ils pensent qu'il vaut mieux rester inoccupé spirituellement, plutôt que de vivre à la lumière de la parole de Dieu. Ils pensent que le salut leur est dû et le gardent jalousement. C'est un contraste de leur esprit mesquin et de la générosité du Père qui «veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à connaître pleinement la vérité» (1Tim 2,4) et c'est pour cela qu'il les appelle à sa vigne, «la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œœuvres» (Ps 144,9).
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Nous portons tous des désirs de devenir une terre fertile...
Pour cela:
Accueillons la Parole de Dieu chaque jour 
et retenons-en les passages pour s'en nourrir...  
et devenir une terre fertile...
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Bonne journée!
Jean-Yves

jeudi 18 septembre 2014

(180,620) Une journée dans la vie de Jésus...

Bonjour!
Vendredi 19 septembre 2014

Photo:
La route verte le long du fleuve à La Pocatière... (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Luc 8,1-3): Ensuite Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l'accompagnaient, ainsi que des femmes qu'il avait délivrées d'esprits mauvais et guéries de leurs maladies: Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons), Jeanne, femme de Kouza, l'intendant d'Hérode, Suzanne, et beaucoup d'autres, qui les aidaient de leurs ressources.
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Voici à quoi ressemblait une journée de la vie publique de Jésus... 
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«La personne qui souffre nous renvoie à notre propre souffrance.»
(Henri J.M. Nouwen)
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Photo:
De André Lavoie - Saint-Pacôme - Merci
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Merci!
À tous nos visiteurs...
Vous provenez des pays suivants:
Canada - France - États-Unis - Allemagne 
Belgique - Russie - Suisse - Vietnam 
Côte d'Ivoire - Royaume-Uni - Ukraine
Turquie - Pologne - La Réunion 
Burkina Faso - Cameroun - Italie 
Autres encore...
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Bonne journée!
Jean-Yves

mercredi 17 septembre 2014

(180,511) La foi sauve cette femme qui a montré tant d'amour...

Bonjour!
Jeudi 18 septembre 2014
Photo:
Cette rose était dans le jardin public, près du fleuve; 
elle avait un parfum d'une agréable odeur. (jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Luc 7,36-50): Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum.

En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : «Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est: une pécheresse». Jésus prit la parole: «Simon, j'ai quelque chose à te dire». «Parle, Maître». Jésus reprit: «Un créancier avait deux débiteurs; le premier lui devait cinq cents pièces d'argent, l'autre cinquante. Comme ni l'un ni l'autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l'aimera davantage». Simon répondit: «C'est celui à qui il a remis davantage, il me semble». «Tu as raison», lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme, en disant à Simon: «Tu vois cette femme? Je suis entré chez toi, et tu ne m
'as pas versé d'eau sur les pieds; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m'as pas embrassé; elle, depuis son entrée, elle n'a pas cessé d'embrasser mes pieds. Tu ne m'as pas versé de parfum sur la tête; elle, elle m'a versé un parfum précieux sur les pieds. Je te le dis: si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d'amour».

Puis il s'adressa à la femme: «Tes péchés sont pardonnés». Les invités se dirent: «Qui est cet homme, qui va jusqu'à pardonner les péchés?». Jésus dit alors à la femme: «Ta foi t'a sauvée. Va en paix!».
Commentaire: Mgr. José Ignacio ALEMANY Grau, Evêque Emérite de Chachapoyas (Chachapoyas, Peru)
«Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds»

Aujourd'hui, Simon le pharisien invite Jésus à manger pour attirer l'attention des gens. C'était un acte de vanité mais le traitement qu'il donna à Jésus quand il le reçut n'était même pas des plus élémentaires.

Au cours du dîner, une pécheresse publique fit un grand acte d'humilité : "Se tenant derrière Jésus, à ses pieds, elle commença à pleurer, elle lui mouilla les pieds avec ses larmes et les sécha avec ses cheveux ; elle embrassa ses pieds et les oignit de parfum" (Lc 7,38).

Par contre, le pharisien n'embrassa pas Jésus pour lui souhaiter la bienvenue, ne lui donna pas d'eau pour ses pieds, ni une serviette pour les sécher et ne lui mit pas d'huile sur la tête. De plus, le pharisien avait de mauvaises pensées : "Si cet homme était prophète, il saurait qui est la femme qui le touche et quelle sorte de personne c'est, car c'est une pécheresse" (Lc 7,39). En fait, celui qui ne savait pas à qui il avait affaire était le pharisien !
Le Pape François a beaucoup insisté sur l'importance de s'approcher des malades et ainsi "toucher la chair du Christ". En canonisant Sainte Guadalupe García, François dit : "Renoncer à une vie confortable pour suivre l'appel de Jésus ; aimer la pauvreté, pour pouvoir aimer davantage les pauvres, les malades et ceux qui sont abandonnés, pour les servir avec tendresse et compassion : cela s'appelle "toucher la chair du Christ". Les pauvres, ceux qui sont abandonnés, les malades et les marginaux sont la chair du Christ". Jésus touchait les malades et se laissait toucher par les malades et les pécheurs.

La pécheresse de l'Evangile toucha Jésus et Il se réjouit en voyant comme son cœur se transformait. C'est pour cela qu'Il lui donna la paix récompensant ainsi sa foi courageuse. Toi, mon ami, est-ce que tu t'approches avec amour pour toucher la chair du Christ à travers tous ceux qui passent près de toi et qui ont besoin de toi ? Si tu sais le faire, ta récompense sera la paix avec Dieu, avec les autres et avec toi-même.
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Photo:
Un magnifique coucher de soleil sur le fleuve à La Pocatière (Jean-Yves)
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«Vivre ,c'est agir, vibrer, lutter et faire vibrer les autres.»
(Cardinal Mercier)
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«Celui qu'aucune vertu ne pare est bien mal habillé.»
(Benjamin Franklin)
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Diacre
au cœur du monde
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Bonne journée!
Jean-Yves 

mardi 16 septembre 2014

(180,409) Laissons la Parole de Dieu toucher notre cœur et nous convertir...

Bonjour!
Mercredi 17 septembre 2014
Photo:
Le fleuve Saint-Laurent à La Pocatière (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Luc 7,31-35): «A qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération? A qui ressemblent-ils? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s'interpellent entre eux: ‘Nous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous n'avez pas pleuré’. Jean Baptiste est venu, en effet; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites: ‘C'est un possédé!’. Le Fils de l'homme est venu; il mange et il boit, et vous dites: ‘C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs’. Mais la sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants».
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Commentaire: Abbé Xavier SERRA i Permanyer (Sabadell, Barcelona, Espagne)
A qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération?

Aujourd'hui, Jésus constate la dureté de coeur des gens de son temps, au moins des pharisiens, si sûrs d'eux que nul ne peut les convertir. Ils ne bronchent pas. Ni devant Jean-Baptiste, «qui ne mange pas de pain et ne boit pas de vin» (Lc 7,33) et qu'ils accusent d'être un possédé. Ni devant le Fils de l'homme, «qui mange et boit» et qu'ils taxent de glouton et d'ivrogne, qui plus est d'être un ami des publicains et des pécheurs (Lc 7,34). Derrière ces accusations se cachent leur orgueil et leur superbe: personne ne doit leur donner de leçons; ils n'acceptent pas Dieu, mais se font leur propre Dieu, un Dieu qui ne leur ôte pas leur confort, leurs privilèges et leurs intérêts.

Nous aussi nous courrons ce danger. Que de fois nous critiquons tout: si l'Église a dit ceci ou cela, si elle a dit le contraire...; et de même pour Dieu et les autres. Au fond, peut-être inconsciemment, nous voulons justifier notre paresse et notre manque de désir d'une véritable conversion, notre commodité et notre manque de docilité. «Qu'y a-t-il de plus logique que de ne pas voir ses propres plaies, en particulier si on les a recouvertes pour ne pas les voir? Il en résulte que si, par la suite, quelqu'un les découvre, l'on s’entête à dire que ce ne sont pas des plaies, en laissant son coeur s'abandonner à des paroles trompeuses», a dit saint Bernard.

Nous devons laisser la Parole de Dieu toucher notre coeur et nous convertir, laisser sa force nous changer, nous transformer. Mais pour cela nous devons demander le don de l'humilité. Seuls les humbles peuvent accepter Dieu et, par conséquent, le laisser s'approcher d'eux qui, comme "publicains" et "pécheurs", ont besoin de guérison. Malheur à celui qui croit qu'il n'a pas besoin du médecin! Le pire, pour un malade, c'est de se croire en bonne santé, car alors le mal avancera et jamais il n'y mettra remède. Tous nous sommes malades à en mourir et seul le Christ peut nous sauver, que nous en soyons conscients ou non. Rendons grâce à notre Sauveur, en l'accueillant comme tel!
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Bonne journée!
Jean-Yves
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dimanche 14 septembre 2014

(180,243) Marie a partagé les souffrances de son Fils... / Messe pontificale à Québec...

Bonjour!
Lundi 15 septembre 2014
Photo:
Chez les Ursulines, à Loretteville (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Luc 2,33-35): Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère: «Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre».
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Commentaire: Abbé Dom. Josep Mª SOLER OSB Abbé de Montserrat (Barcelona, Espagne)
Ton coeur sera transpercé par une épée

Aujourd'hui, en ce jour de fête de Notre-Dame, la Vierge des Douleurs, nous écoutons des paroles lancinantes de la bouche du vieux Siméon: «Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée» (Lc 2,35). Une affirmation qui, dans son contexte, ne fait pas uniquement référence à la passion de Jésus-Christ, sinon à son ministère, qui provoquera une division parmi le peuple d'Israël et donc, une douleur interne en Marie. Tout au long de la vie publique de Jésus, Marie a souffert de voir Jésus rejeté par les autorités du peuple et menacé de mort.

Marie, comme tout disciple de Jésus, doit apprendre à situer les relations familières dans un autre contexte. Elle aussi, en raison de l'Évangile, doit laisser son Fils (cf. Mt 19,29), et doit apprendre à ne pas voir le Christ depuis le prisme de la chair, bien qu'il soit né d'Elle, de la chair. Elle aussi doit crucifier sa chair (cf. Ga 5,24) pour pouvoir se transformer à l'image de Jésus-Christ. Mais le moment le plus fort de la souffrance de Marie, pendant lequel Elle vit le plus intensément la croix est celui de la crucifixion et de la mort de Jésus.

Aussi dans la souffrance, Marie est le modèle de persévérance de la doctrine évangélique en participant aux souffrances du Christ avec patience (cf. Regle de saint Benoît, Prologue 50). Ainsi fut-il pendant toute sa vie et, surtout, au moment du Calvaire. (...) Pour avoir été étroitement unie à la mort du Christ, elle est aussi unie à sa résurrection (cf. Rm 6,5). La persévérance de Marie dans la douleur, qui réalise la volonté du Père, lui donne un rayonnement en faveur de l'Église et de l'Humanité. Marie nous précède dans la route de la foi et du cheminement vers le Christ. Et le Saint-Esprit nous conduit à participer avec Elle à cette grande aventure.
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«Marie a été plus que martyre 
par tout ce qu'elle a souffert dans son âme, 
et ses douleurs ont dépassé 
celles de tous les martyres réunis.»
(Saint Jérôme)
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Photo:
Tableau central, église de l'Islet (Jean-Yves)
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Photo:
Basilique-Cathédrale Notre-Dame-de-Québec (Jean-Yves)


Messe pontificale à Québec...

Hier, c'était la messe pontificale 
en la Basilique Notre-Dame-de-Québec 
pour souligner le 350e anniversaire de la fondation 
de la première paroisse en Amérique du Nord: 
Notre-Dame-de-Québec. 
Cette messe était présidée par le légat 
nommé spécialement pour cette occasion par le pape François: 
le Cardinal cubain Jaime Lucas Ortega Y Alamino.
Tous les évêques canadiens participaient à cette célébration
haute en couleur.
Je cite ici deux paragraphes que j'extrais du journal 
Le Soleil de ce jour:

«Rendant d'abord hommage à François de Laval, fondateur de la paroisse Notre-Dame de Québec le 15 septembre 1664, le cardinal Ortega a lancé un appel au réveil de la foi.  "Avec lui - Mgr de Laval - et le pape François, je veux vous dire ceci: Cher Québécois, cher Canadien, réveille-toi, un jour nouveau commence pour l'Église du Québec et l'Église du Canada au XXIe siècle", a-t-il déclaré.

Il a ensuite demandé aux Québécois de ne pas oublier leurs origines chrétiennes. "Un peuple qui oublie ou rejette son passé peut se dissoudre dans les structures rigides d'un monde global sans visage ni figure et perdre son identité."  (Le Soleil, 15 septembre 2014, p. 13)


Photo:
Tombeau de saint François de Laval,
premier évêque de Québec (Jean-Yves)
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Bonne journée!
Jean-Yves

(180,110) La Croix glorieuse... Pourquoi?... / Homélie de Jean-Yves...

Bonjour!

Dimanche, 14 septembre 2014
Dimanche de la croix glorieuse

Photo:
La grande croix de fer de Saint-Pacôme 
à la Côte-des-Chats (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Jean 3, 13-17 - Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle.

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

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Homélie...
Chers amis,

Depuis les temps les plus reculés, la Croix est un symbole 
qui fait partie intégrante de la vie des chrétiens. Elle est présente 
un peu partout, que ce soit sur nos édifices religieux, 
sur nos autels, sur les murs dans nos maisons, le long 
de nos routes de campagne, ou comme ornement autour du cou... 

Elle peut être toute simple, faite de bois, ou bien de métal précieux serti de pierres rares ou de diamants. Cette Croix, on peut l’apercevoir sur une montagne, comme au sommet de la Côte-des-Chats à Saint-Pacôme, par exemple... Ou bien il y en a 
qui la portent carrément tatouée sur un bras... On la voit 
qui est transportée à travers le monde comme en pèlerinage 
pour annoncer les JMJ, les Journées mondiales de la jeunesse... 
Sans pousser plus loin les exemples, disons que la croix, 
on est habitués de la voir... Est-ce qu’on est trop habitués 
de la voir? On oublie peut-être ce qu’elle représente vraiment?...  

Pourtant, s’il y a eu un supplice non seulement humiliant, 
mais déshonorant dans l’histoire de l’humanité, c’est bien 
celui de la croix! Chez les Romains il était réservé aux barbares, aux esclaves et aux étrangers...

Et en plus, à cet instrument de supplice que les chrétiens vénèrent aujourd’hui, nous associons cette étiquette de glorieuse! 

Cette fête de la Croix glorieuse nous place, en effet, chers amis,  au cœur du paradoxe chrétien: comment ce signe 
de malédiction a-t-il pu devenir aussi vénérée, 
source de bénédiction et de salut? On pourrait dire aussi: 
Comment la joie peut-elle naître de cet instrument de supplice? Comment la vie peut-elle jaillir de la mort?

L’évangile de ce dimanche nous ouvre un chemin  pour saisir; 
il dit ceci: «Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné 
son Fils unique, pour que tout homme qui croit en lui 
ne périsse pas mais ait la vie éternelle».  Nous pouvons comprendre alors que la croix devient source de salut 
par la présence d’un Dieu qui a accepté d’y laisser sa vie. 
L’amour vécu jusqu’au bout a le pouvoir de sauver, de réparer, de donner un sens à ce qui semble à première vue insensé, 
a le pouvoir d’illuminer les ténèbres les plus épaisses. 

Au haut du mât de la Croix ce n’est plus un serpent d’airain 
qu’on nous invite à regarder comme dans l’Ancien Testament, 
mais le Fils de Dieu lui-même qui s’est livré pour nous 
dans une passion, qui passa bien sûr par la souffrance, 
mais une passion d’amour qui a ouvert sur la gloire. 

Le christianisme est bien la religion de l’amour. Et cela, 
nous le contemplons dans le cœur transpercé de Jésus 
qui est comme un livre ouvert. On peut y lire le message d’amour 
d’un Dieu qui se révèle en se livrant sans réserve. 
Voilà le centre de notre foi: c’est de croire en Jésus, Fils de Dieu, 
qui m’a aimé et s’est livré par amour pour moi, pour nous, 
pour l’humanité et qui, le premier, est ressuscité.   

Telle est l’Alliance nouvelle entre Dieu et les hommes: 
«Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger 
le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.»   
Et c’est là sur la Croix que cette alliance s‘est soudée. 

À cette initiative déconcertante du Père, nous ne pouvons répondre que par l’humble accueil du salut, dans la foi, 
salut qu’il nous offre en son Fils. Croire signifie ici miser tout  
sur le Christ Jésus, Celui qui est passé par la croix et que le Père 
a ressuscité. Voilà pourquoi nous la vénérons comme glorieuse.

Je termine en vous citant un paragraphe du livre 
de Gérard Dionne, cet ancien évêque d’Edmonston, aujourd’hui âgé de 95 ans; il a lancé à l’automne 2013 ce livre intitulé: 
«En toute fraternité». Il y écrit:  «Dieu, (le Fils de Dieu), c’est celui qui peut, comme il l’a fait à Pierre, poser la question: 
«M’aimes-tu?» Mais auquel on ne peut poser la même question. Il répondrait: «Regarde la croix.» 

Prenons cet instant encore pour regarder la croix, instrument 
de supplice pour Jésus mais instrument de salut pour nous aujourd’hui. 
Donc: la Croix glorieuse...  Amen. 

Jean-Yves Fortin, d.p.   (Sources diverse).. 
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Photo:
Calvaire de la Montagne du Collège de Sainte-Anne (Jean-Yves)
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Bon dimanche!
Jean-Yves

vendredi 12 septembre 2014

(180,046) On peut reconnaître un arbre à son fruit... Est-ce que ma vie repose sur du solide?...

Bonjour!
Samedi 13 septembre 2014
Photo:
Le sous bois du Collège de Sainte-Anne (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Luc 6,43-49): «Jamais un bon arbre ne donne de mauvais fruits; jamais non plus un arbre mauvais ne donne de bons fruits. Chaque arbre se reconnaît à son fruit: on ne cueille pas des figues sur des épines; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L'homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon; et l'homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais: car ce que dit la bouche, c'est ce qui déborde du cœur.

»Et pourquoi m'appelez-vous en disant: ‘Seigneur! Seigneur!’ et ne faites-vous pas ce que je dis? Tout homme qui vient à moi, qui écoute mes paroles et qui les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble. Il ressemble à un homme qui bâtit une maison. Il a creusé très profond, et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l'inondation, le torrent s'est précipité sur cette maison, mais il n'a pas pu l'ébranler parce qu'elle était bien bâtie. Mais celui qui a écouté sans mettre en pratique ressemble à l'homme qui a bâti sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s'est précipité sur elle, et aussitôt elle s'est effondrée; la destruction de cette maison a été complète».

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Commentaire: Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP (San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)
Chaque arbre se reconnaît à son fruit

Aujourd'hui, le Seigneur nous surprend en faisant sa propre “publicité”. Je ne veux “scandaliser” personne en disant cela. C'est notre publicité d'ici-bas qui rapetisse les choses grandes et surnaturelles. Quand, par exemple, on nous promet qu'en quelques semaines quelqu'un peut perdre au moins cinq ou six kilos en employant un produit déterminé (ou d’autres promesses de ce genre), nous sommes conduits à envisager la publicité d'un œil soupçonneux. 

Quand, au contraire, quelqu'un possède un “produit” cent pour cent efficace et –à l'instar de notre Seigneur– ne cherche pas à le vendre, mais demande seulement de le croire en le prenant pour guide et modèle d'un genre de vie déterminé, alors cette “publicité” ne doit pas nous surprendre; elle nous paraîtra la plus légitime du monde. Jésus n'a-t-Il pas été le plus grand “publicitaire” lorsqu'Il a dit de Lui-même «Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie» (Jn 14,6)?

Aujourd'hui Il affirme: «Tout homme qui vient à moi, qui écoute mes paroles et qui les met en pratique» est prudent, il «ressemble à un homme qui bâtit une maison», «il a creusé très profond, et il a posé les fondations sur le roc» (Lc 6,47-48), pour obtenir une construction solide et ferme, capable d’affronter le mauvais temps. Mais si celui qui construit n'a pas cette prudence, il finira par trouver un tas de ruines et, s'il est à l’intérieur quand survient la pluie torrentielle, il y perdra et sa maison et sa vie.

Mais il ne suffit pas de s'approcher de Jésus, il faut écouter avec la plus grande attention ses enseignements et, surtout, les mettre en pratique. Car même le curieux s'approche de Lui, tout comme l'hérétique, l'historien ou le philologue. 

Ce n'est qu'en nous approchant, en écoutant et, surtout, en pratiquant la doctrine de Jésus, que nous bâtirons l'édifice de la sainteté chrétienne, pour l'exemple des fidèles qui cheminent en ce monde et pour la gloire de l'Église céleste.
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«Dieu,
Tu es mon Dieu
je te cherche dès le matin;
mon âme a soif de Toi!»
(Psaume)
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Photo:
La petite rivière Saint-Jean qui se déverse au fleuve. (Jean-Yves)
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«Par la seule invocation du Nom de Marie, 
vous pouvez être en sûreté 
au milieu de tous les embarras d'un chemin 
aussi difficile 
que celui de notre vie ici-bas.»
(Jean-Baptiste de La Salle)
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«La prière , c'est la discipline du moment présent. 
Quand nous prions, nous entrons en présence de Dieu 
dont le nom est Dieu-avec-nous. 
Prier, c'est écouter attentivement 
celui qui nous parle ici et maintenant.»
(Henri J.M. Nouwen)
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Un arbre n'attend pas d'être planté 
à côté de la maison d'un riche 
pour fleurir et porter du fruit.
La petite maison d'un pauvre 
lui convient tout aussi bien. 
Il produit selon son essence 
ce qu'il a de mieux à offrir.
(Jean-Yves)
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«Chaque matin, nous devons nous dire: 
"Aujourd'hui, je commence!
C'est le premier jour du reste de ma vie"».
(Jean-Pierre de Caussade)
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Bonne journée!
Jean-Yves


Photo:
La carte du fleuve et de notre environnement
 lorsque nous sommes au bord du fleuve Sainte-Laurent, 
sur les battures à La Pocatière. (Jean-Yves)
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Situons-nous au cœur de nous-même, 
au cœur du monde et dans le cœur de Dieu
 notre Créateur et Père.
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(180,004) «Frère exemple est le meilleur prédicateur...»

Bonjour!
Vendredi 12 septembre 2014
Photo:
Un escalier au Jardin floral de La Pocatière (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Luc 6,39-42): Il leur dit encore en paraboles: «Un aveugle peut-il guider un autre aveugle? Ne tomberont-ils pas tous deux dans un trou? Le disciple n'est pas au-dessus du maître; mais celui qui est bien formé sera comme son maître. Qu'as-tu à regarder la paille dans l'oeil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton oeil à toi, tu ne la remarques pas? Comment peux-tu dire à ton frère: ‘Frère, laisse-moi retirer la paille qui est dans ton oeil’, alors que tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Esprit faux! enlève d'abord la poutre de ton oeil; alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'oeil de ton frère».
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Commentaire: Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)
Le disciple n'est pas au-dessus du maître; mais celui qui est bien formé sera comme son maître

Aujourd'hui, les paroles de l'Évangile nous font réfléchir à l'importance de l'exemple et du témoignage d'une vie exemplaire. Selon le dicton populaire, «Frère exemple est le meilleur prédicateur». Un autre affirme qu'«un bon exemple vaut mieux que cent discours». N'oublions pas que, dans le christianisme, tous –sans exceptions– nous sommes des guides, puisque le Baptême nous confère une participation du sacerdoce (médiation salvifique) du Christ. Nous avons tous reçu le sacerdoce baptismal; or, tout sacerdoce inclut aussi, en plus des missions de sanctifier et d'enseigner les autres, le munus –la fonction– de régir ou de diriger.

Oui, que nous le voulions ou non, nous avons, par notre conduite, la possibilité de devenir un modèle stimulant pour ceux qui nous entourent. Songeons, par exemple, à l'ascendant des parents sur leurs enfants, des professeurs sur leurs élèves, des autorités sur les citoyens, etc. Le chrétien doit avoir une conscience particulièrement vive de tout cela. Mais… «un aveugle peut-il guider un autre aveugle?» (Lc 6,39).

Pour nous, chrétiens, ce que disaient de Jésus les juifs et les premières générations de chrétiens doit nous interpeller: «Il a tout bien fait» (Mc 7,37); «Jésus a fait et enseigné, depuis le commencement» (Ac 1,1).

Tâchons de traduire en œuvres ce que nous croyons et professons en paroles. Alors qu'il était encore le Cardinal Ratzinger, le Pape Benoît XVI affirmait que «le plus grand danger ce sont les chrétiens adaptés», ces personnes qui se disent catholiques mais qui, en pratique, ne manifestent pas dans leur conduite le “radicalisme” de l'Évangile.

Être radicaux ne veut pas dire être fanatiques (la charité est patiente et tolérante) ni excessifs (car dans l'amour il est impossible d'exagérer). Comme Jean-Paul II l'a dit, «le Seigneur crucifié est un témoignage indépassable d'amour patient et d'humble mansuétude»: Il n'était ni fanatique ni excessif. Mais Il était radical, au point qu'Il nous fait dire avec le centurion témoin de sa mort: «Vraiment, cet homme était un juste» (Lc 23,47).
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«Joindre les mains, c'est bien,
mais les ouvrir, c'est mieux.
(Louis de Ratisbonne)
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Photo:
La chute de Moulin, à Saint-Pascal de Kamouraska (Jean-Yves)
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Bonne journée!
Jean-Yves

mardi 9 septembre 2014

(179,817) Heureux êtes-vous!... Sautez de joie!...

Bonjour!
Mercredi 10 septembre 2014

Photo:
Jardin floral de La Pocatière (Jean-Yves)
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Parole de Dieu de ce jour...
(Luc 6,20-26): Regardant alors ses disciples, Jésus dit: «Heureux, vous les pauvres: le royaume de Dieu est à vous! Heureux, vous qui avez faim maintenant: vous serez rassasiés! Heureux, vous qui pleurez maintenant: vous rirez! Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l'homme. Ce jour-là, soyez heureux et sautez de joie, car votre récompense est grande dans le ciel: c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.

»Mais malheureux, vous les riches: vous avez votre consolation! Malheureux, vous qui êtes repus maintenant: vous aurez faim! Malheureux, vous qui riez maintenant: vous serez dans le deuil et vous pleurerez! Malheureux êtes-vous quand tous les hommes disent du bien de vous: c'est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes».
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Commentaire: Abbé Joaquim MESEGUER García (Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)
Heureux, vous les pauvres. Malheureux, vous les riches

Aujourd'hui, Jésus nous montre où se trouve le bonheur authentique. Dans la version de Luc, les béatitudes viennent accompagnées par les pleurs de ceux qui n'acceptent pas le message de la rédemption, mais sinon qui s'enferment dans une vie autosuffisante et égoïste. Avec les béatitudes et les pleurs, Jésus fait une application de la doctrine des deux chemins: le chemin de la vie et celui de la mort. Il n'y a pas de troisième possibilité neutre: qui ne va pas vers la vie s'achemine vers la mort: qui ne suit pas la lumière, vit dans les ténèbres.

«Bienheureux les pauvres, parce que le Royaume de Dieu vous appartient» (Lc 6,20). Cette béatitude est à la base de toutes les autres, puisque celui qui est pauvre sera capable de recevoir le Royaume de Dieu comme un don. Celui qui est pauvre se rendra compte de quoi doit-il avoir faim et soif: non de biens matériels, sinon de la Parole de Dieu; non de pouvoir, sinon de justice et d'amour. Celui qui est pauvre pourra pleurer devant la souffrance du monde. Celui qui est pauvre saura que toute sa richesse est Dieu et pour cela, il devra être incompris et persécuté par le monde.

«Mais malheureux, vous les riches: vous avez votre consolation!» (Lc 6,24). Cette plainte est aussi à la base de toutes celles qui suivent, car qui est riche et autosuffisant, qui ne sait pas placer ses richesses au service des autres, s'enferme dans son égoïsme et réalise lui même son malheur. Que Dieu nous libère de cette soif de richesses, de courir derrière les promesses du monde et de placer nos attentes dans les biens matériels; que Dieu ne permette pas que nous soyons satisfaits devant les louanges et les flatteries humaines, ce qui signifierait avoir placé son cœur au centre de la gloire du monde et non de Jésus-Christ. Il sera utile de rappeler ce que nous dit Saint Basile: «Celui qui aime son prochain comme lui-même n'accumulera pas de choses non nécessaires qui peuvent êtres indispensables pour les autres».
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Photo:
Jardin floral de La Pocatière
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