mercredi 26 décembre 2018

L'Enfant, des Enfants le plus beau... » / (281,151)

«À Noël, Dieu se fait homme dans nos âmes
 comme dans la crèche de Bethléem...
À nous de l'accueillir
dans la crèche de notre vie...»
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«Dieu a choisi l'homme
pour y faire sa maison, sa demeure...».
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              PAIX!  et JOIE!                
 

lundi 24 décembre 2018

La louange qui monte du cœur et des lèvres de Zacharie est à la fois bénédiction pour le passé, et prophétie pour le futur.... (280,996)




Le temps est déjà venu
de vous souhaiter
un Très Joyeux Noël!
Beaucoup de paix et d'amour
 avec les vôtres.
Que l'Enfant de la crèche
vous comble de joie dans votre cœur.
Partageons cette prière.
Jean-Yves
***
Lundi 24 décembre 2018

La Parole
Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante !
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
 En ce temps-là,
à la naissance de Jean Baptiste,
Zacharie, son père, fut rempli d’Esprit Saint
et prononça ces paroles prophétiques :
« Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël,
qui visite et rachète son peuple.
Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,
comme il l’avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :
salut qui nous arrache à l’ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,
amour qu’il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte ;
serment juré à notre père Abraham
de nous rendre sans crainte,
afin que, délivrés de la main des ennemis,
nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.

Toi aussi, petit enfant, tu seras appelé
prophète du Très-Haut ;
tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
et tu prépareras ses chemins,
pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés,
grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu,
quand nous visite l’astre d’en haut,
pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres
et l’ombre de la mort,
pour conduire nos pas
au chemin de la paix. »
 (Lc 1, 67-79)
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Psaume 88

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

« Avec mon élu, j’ai fait une alliance,
j’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges.

« Il me dira : Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !
Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle. »
de ce jour...
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Commentaire
 
Le « Benedictus » de Zacharie, tout comme le « Magnificat » de Marie sont des hymnes tissés de citations bibliques explicites et implicites. A travers ces chants d’action de grâce, l’Esprit Saint nous enseigne comment lire l’histoire avec un regard de foi. La louange qui monte du cœur et des lèvres de Zacharie est à la fois bénédiction pour le passé, et prophétie pour le futur ; par le fait même, elle articule l’Ancien et le Nouveau Testament, l’annonce et la réalisation.
 
L’Eglise a intégré cet hymne dans sa prière matinale, pour célébrer le lever du jour qui ne finira pas, le jour de la « visite de l’astre d’en haut, qui est apparu à ceux qui demeuraient dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort ». Jour où le Très-Haut a « montré à son peuple sa miséricorde » en « accomplissant son salut ».
 
Cette intelligence spirituelle des événements du salut n’est cependant possible que sur l’horizon de la première Alliance : la prophétie est reconnaissance et compréhension de la personne de Jésus comme Seigneur et Sauveur à partir d’une relecture, à la lumière de l’Esprit Saint, des promesses de la première Alliance. Dieu en effet s’était engagé par serment avec Abraham ; il avait promis à David de lui donner « un successeur » dont « il rendrait stable la royauté » : « Je serai pour lui un père, il sera pour moi un fils. Sa maison et sa royauté subsisteront à jamais, son trône sera stable pour toujours » (1ère lect.).
 
C’est ce Roi de gloire que l’Eglise attend désormais avec impatience : « Seigneur Jésus ne tarde plus : que ta venue réconforte et relève ceux qui ont foi dans ton amour » (Or. ouv.).
 
Mais devant la grandeur de l’événement, comment ne pas être saisi de crainte ? Comment pourrions-nous voir Dieu et vivre ? Aussi avons-nous besoin de réentendre la seconde partie de l’hymne de Zacharie : après avoir fait mémoire des promesses, le père de Jean-Baptiste, « rempli de l’Esprit Saint » nous rassure par des « paroles prophétiques ». Sois sans crainte petit troupeau : c’est le Dieu de tendresse qui vient te visiter. Il sera le Bon Berger qui rassemble les brebis dispersées de son Père « pour les guider sur le chemin de la paix ». C’est lui-même qui nous rendra dignes de nous tenir en sa présence en nous pardonnant tous nos péchés. C’est ainsi que nous pourrons « célébrer sans crainte notre culte devant lui, dans la piété et la justice, tout au long de nos jours ».
 
Que le Seigneur prépare lui-même nos cœurs à « accueillir dans la joie le présent de son Royaume »

Merci à Abbé Philippe LINK

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Joyeux temps des Fêtes!
 
Jean-Yves
 
 

dimanche 23 décembre 2018

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.

Bonjour!
Dimanche 23 décembre 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce 4e dimanche de l'Avent...
 

Évangile selon saint Luc 1, 39-45

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Prière


« Le Seigneur vient (…). Il bondit sur les montagnes, il court sur les collines. Le voici, c’est lui qui se tient derrière notre mur. Il me dit : Lève-toi, et viens (…) » (cf. Première lecture, Cantique des cantiques 2, 8-14).

 

Demande

Viens, Emmanuel ! Que je voie ton visage, que j’entende ta voix !

Réflexion


1. « Marie se leva, et s’en alla en hâte vers les montagnes. »
Sainte Vierge Marie, viens m’accompagner dans cette prière s’il te plaît. Fais-moi partager tes sentiments, ta foi, ta joie, ta hâte pour te mettre au service des autres. Ta cousine n’attend pas que tu viennes, elle ne sait même pas que tu es au courant de sa grossesse ! Et pourtant, tu accours là où tu vois le besoin, dépassant les attentes. Qu’est-ce qui te fait te mettre au service des autres rapidement, sans calculs, totalement ? Toi que les montagnes n’arrêtent pas, apprends-moi à ne pas me fixer sur les obstacles, difficultés, peurs mais à me centrer sur les besoins des autres, sur l’amour infini de Dieu que je peux leur faire connaître.
2. « Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi ? »
Comment réagirais-je si la Sainte Vierge elle-même venait frapper à ma porte et me saluait ? En espérant éviter la crise cardiaque, je n’en croirais sûrement pas mes yeux ! Mais je la recevrais avec une joie immense et difficilement dissimulable ! Surtout si elle m’apporte Dieu lui-même… ce qui sera toujours le cas puisque là où est Marie, là est l’Esprit Saint. Je peux imaginer ma rencontre avec elle. Que lui dis-je ? Que me dit-elle ? Comment me regarde-t-elle ? De plus, elle vient vraiment me rendre visite, même si, comme dans l’Évangile d’aujourd’hui, elle vient d’une manière discrète, sans fanfare. Quels sont ces moments où elle m’a rendu visite dans ma vie, et récemment ?
3. « Heureuse celle qui a cru, parce que les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur auront leur accomplissement. »
« Heureux, vous aussi qui avez entendu et qui avez cru ; car toute âme qui croit conçoit et engendre le Verbe et le reconnaît à ses œuvres. Que l'âme de Marie soit en chacun de vous, pour qu'elle exalte le Seigneur ; que l'esprit de Marie soit en chacun de vous, pour qu'il exulte en Dieu. S'il n'y a, selon la chair, qu'une seule mère du Christ, tous engendrent le Christ selon la foi . » (Sermon de saint Ambroise)
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Se mettre au service des autres,
 c'est ce qui compte dans la vie...
(Jean-Yves)
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«La joie et le sens du service aux autres se retrouvent
au cœur de l'exercice du ministère diaconal
appelé à se vivre sur un chemin de sainteté.»
(Mgr Pierre Goudreault)
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Bons préparatifs pour Noël. 
Bon dimanche!
Jean-Yves

samedi 22 décembre 2018


Dans la joie et l’humilité, pleine de charité, elle peut chanter : Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur./ «Le plan du Seigneur demeure pour toujours.» / (280,892)


«La vie d'un homme
va de naissance en naissance (...).
 Dans notre vie, il y a toujours un enfant à mettre au monde,
 l'enfant de Dieu que nous sommes.»


(Bx Christian de Chergé)
 
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Bonjour!
Samedi 22 décembre 2018
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Criez de joie pour le Seigneur,
chantez lui le cantique nouveau.

 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ces jours-là,
Marie se mit en route et se rendit avec empressement
vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
    Elle entra dans la maison de Zacharie
et salua Élisabeth.
    Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie,
l’enfant tressaillit en elle.
Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,
    et s’écria d’une voix forte :
« Tu es bénie entre toutes les femmes,
et le fruit de tes entrailles est béni.
    D’où m’est-il donné
que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
    Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles,
l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.
    Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles
qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
(Lc 1, 39-45)
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Psaume 32

Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.
Chantez-lui le cantique nouveau,
de tout votre art soutenez l’ovation.

Le plan du Seigneur demeure pour toujours,
les projets de son cœur subsistent d’âge en âge.
Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
La joie de notre cœur vient de lui,
notre confiance est dans son nom très saint.
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Commentaire...
 

À quelques heures de la Nativité du Christ, le chant d’action de grâce de Marie prend des résonances toutes particulières.

Nouvelle Ève, elle parle d’abord au nom de tous les hommes. Elle se fait le porte-parole de la longue suite millénaire
dont la généalogie de Luc, si humaine et si universelle, nous rappelle l’attente depuis les origines (Lc 3,13-38).
Fille d’Israël, Marie parle ensuite au nom de tout le peuple de Dieu. Elle se fait porte-parole de la longue suite séculaire dont la généalogie de Matthieu, avec la mention
de tous les ancêtres du Christ, se fait aussi l’écho.
 
Porteuse de celui qui porte tout, Marie parle au nom de Zacharie, témoin, dans ses vieux jours, témoin de ce dernier petit reste de l’espérance du sacerdoce, encore fidèle au poste. 
Les temps sont accomplis. On est à l’avant-dernière heure. Zacharie peut rester muet. Bientôt c’est le Verbe qui va parler. 
Le nom de Jean est donné, disant la gratuité du don de Dieu. 
Marie aujourd’hui célèbre déjà, dans l’offrande du fruit de ses entrailles, le Christ Souverain Prêtre compatissant et rédempteur (He 2,17) dont la miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent (Lc 1,50).
 
Elle parle au nom d’Élisabeth, dernier témoin dans sa vieillesse et sa stérilité de ce peuple élu, usé par son attente humaine et ses infidélités à Dieu. Car aujourd’hui l’espérance d’Ève et le rire de Sarah ; les soupirs de Rébecca, les larmes de Rachel, les rêves de Ruth ; les prières d’Anne offrant déjà avec son fils Samuel
les prémices du pain et du vin ; les cris de Judith, les peurs d’Esther
et les insomnies de la Sulamite, cherchant partout le bien-aimé dans les rues de la ville, trouvent enfin leur point d’achèvement. La nouvelle alliance salue l’ancienne. Au signe que porte Élisabeth se joint le témoignage de Marie. 
Et la bonne nouvelle reçue
devient déjà la bonne nouvelle annoncée : 
Élisabeth a exulté. Marie, elle, peut exalter le Très-Haut
dont elle porte en elle le Fils très saint (Lc 1,35). 
Dans la joie et l’humilité, pleine de charité, elle peut chanter : Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur. Il s’est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse.
 
Lui qui a été tourmenté dans son cœur à cause d’elle, lui qui a été bouleversé dans son âme comme elle, lui qui a été déchiré dans son esprit tout près d’elle, il a fini par accepter le plus grand amour, la plus haute justice et la foi impossible.
 
Au nom de Joseph, elle peut rendre grâce. 
Lui qui a été tourmenté dans son cœur à cause d’elle, lui qui a été bouleversé dans son âme comme elle, lui qui a été déchiré dans son esprit tout près d’elle, il a fini par accepter le plus grand amour, la plus haute justice et la foi impossible. Mais rien n’est impossible à Dieu. Il est bien le père de Jésus, puisqu’il lui donnera son nom (Mt 1,21-25). 
Il est bien son époux à elle puisqu’il consent, comme elle, à la pleine volonté du Père par quoi se donne toute vraie filiation (Ep 3,14-15). 
Il pourra librement grandir en taille, en sagesse et en grâce, devant Dieu et devant les hommes, ce Jésus, le fils du charpentier (Mc 6,3 ; Jn 6,42) et le fils de Marie qui loua le Père du ciel en disant : Le Puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom (Lc 1,49).
 
C’est ainsi que Marie a rendu grâce et tressailli de joie
à l’aurore des temps nouveaux. Laissons-la donc porter
notre supplication et notre action de grâce
puisqu’elle est notre mère, la première rachetée ; et qu’elle a trouvé grâce aux yeux de Dieu (Lc 1,30). 
Celui qui déploie la force de son bras et disperse les superbes, Il renverse les puissants de leur trône, 
Il élève les humbles. 
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides (Lc 1,51-53). Il est la Parole. Il est la Lumière. Il est la Vie. 
Nous allons bientôt pouvoir entendre son Verbe. 
Nous allons bientôt pouvoir marcher à sa Lumière (Jn 12,35-36). 
Nous allons goûter à sa Vie, en recevant tous de sa Plénitude (Jn 1,16).
 
Il nous suffit pour l’heure de retenir nos voix ; d’avancer encore un peu dans l’ombre, en espérant la Vie éternelle promise. 
Marie, aujourd’hui, chante en notre nom à tous, depuis Adam jusqu’à Zacharie, avec Abraham, David, Élisabeth et Joseph, toutes les saintes femmes, tous les sages, tous les prophètes, tous les prêtres, tous les rois et tout le peuple des anawim. Elle chante, avec tous ceux et celles qui la précèdent, le Cantique que chaque jour reprendront
tous ceux et celles qui la suivent, d’âge en âge (Lc 1,50). 
Redisant avec elle : Maranatha ! 
à Celui qui est déjà venu et qui revient. Ceux et celles qui, avec elle et pour elle, chaque soir, comme nous-mêmes ce soir encore, redisent à Dieu : Magnificat ! Le Seigneur fit pour nous des merveilles ; saint est son nom !     
Abbé Philippe LINK - Merci!
 
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    Paix et Joie!   
 
Bonne journée!
Jean-Yves
 
 

vendredi 21 décembre 2018

(280,861) - «Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Bonjour!
Vendredi 21 décembre 2018

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

Luc 1, 39-45 En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

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Commentaire...

L’évangile de ce jour nous rapporte la visitation de Marie à sa cousine Elisabeth. A travers Elisabeth, nous pouvons discerner l’image de l’humanité stérile à cause du péché, incapable de porter un fruit de vie.

 
Mais voilà, Dieu n’a pas voulu laisser ainsi son épouse infidèle. Il est venu à sa rencontre pour la sauver et la rendre à nouveau capable de porter la vie. Après un temps de délaissement, son Bien-Aimé est venu jusqu’à elle. Il a escaladé les montagnes, il a franchi les collines, il a bravé tous les obstacles que par notre péché nous avions dressés entre lui et nous. Il a accouru comme la gazelle, comme le petit d’une biche, empressé de nous sauver (Cf. 1ère lecture).
 
Marie, qui la première a été rejointe par lui, a reçu la mission de le porter aux hommes et aux femmes marqués par le péché originel et souffrants de ses conséquences. Avec elle et en elle, notre Seigneur a porté la joie et l’allégresse du Salut.
 
C’est bien ce qui transparaît dans l’épisode de la visitation de Marie à sa cousine. La paix et la joie rayonnent de cet évangile. A travers la salutation de Marie, c’est le Verbe de Dieu qu’elle porte en elle qui s’adresse à Elisabeth. L’action sanctifiante de la Parole divine est alors immédiate : « l’enfant tressaillit en elle », nous rapporte saint Luc. On pourrait aussi traduire : « l’enfant bondit d’exaltation ».
 
Cet enfant, qui est-il ? Jean-Baptiste, bien sûr, qui jubile devant la venue de celui à qui il prépare la route… Mais ne peut-on pas aussi l’interpréter de façon plus large comme la dimension spirituelle présente en tout homme, qui endormie à cause du péché, se voit ici réveillée. Avant même de naître, le Fils de Dieu communique sa vie à celui qui vit dans l’espérance de l’accomplissement de la promesse divine de salut.
 
Le temps de l’Avent nous est donné précisément pour raviver en nous la flamme de cette espérance. Serons-nous encore émerveillés comme Elisabeth par cette visite que le Verbe de Dieu veut nous rendre en sa Mère, par cet abaissement où l’incompréhensible de Dieu se fait connaître, où l’Ineffable divin se laisse saisir ? Tressaillirons-nous d’allégresse au son des paroles de salut que notre Seigneur nous adresse par la voix de Marie et de l’Eglise ?
 
Derrière cette jeune femme qui se rend chez sa cousine, c’est bien le Verbe de Dieu qui vient à la rencontre de son précurseur, et en le consacrant et le sanctifiant par l’Esprit prépare ses visites au sein de la Nouvelle Alliance. Aujourd’hui encore, Dieu vient jusqu’à nous en Marie. Sans aucun mérite de notre part, il vient nous sauver et nous donner part à sa divinité et à son éternelle sainteté.
 
Avec Marie, dans l’humilité, glorifions Dieu pour cette merveille. Car il faut être humble, littéralement « pauvre » pour reconnaître dans la banalité d’un tel événement la réalisation d’un si grand mystère. Rappelons-nous ces paroles de Jésus lui-même exprimées dans un tressaillement de joie dans l’Esprit Saint : « Je te bénis Père d’avoir caché cela aux sages et aux savants et de l’avoir révélés aux humbles » (Mt 11, 25).
 
Seigneur, en ce jour, nous invoquons sur nous ton nom qui est saint. En lui, notre esprit exulte et notre âme est en fête, car il est le seul nom qui nous sauve : Jeshua, Dieu Sauveur. Père, nous t’offrons ce tressaillement de joie en réponse au don de ton salut en celui qui vient nous sauver, ton Fils unique, Jésus Christ, notre Seigneur !
Abbé Philippe LINK -   Merci!
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«La vie d'un homme va de naissance en naissance (...).
 Dans notre vie, il y a toujours un enfant à mettre au monde,
 l'enfant de Dieu que nous sommes.
(Bx Christian de Chergé)
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Bonne journée!
Jean-Yves

jeudi 20 décembre 2018

«Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole» / (280,809)

Bonjour!
Jeudi 20 décembre 2018
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
       (Lc 1,26-38): Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph; et le nom de la jeune fille était Marie. L'ange entra chez elle et dit: «Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi».

A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit alors: «Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin».

Marie dit à l'ange: «Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge?». L'ange lui répondit: «L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait: “la femme stérile”. Car rien n'est impossible à Dieu». Marie dit alors: «Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole». Alors l'ange la quitta.
Commentaire:
Abbé Jordi PASCUAL i Bancells (Salt, Girona, Espagne)
«Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole»
Aujourd'hui, nous contemplons, une fois de plus, cette scène impressionnante de l'Annonciation. Dieu toujours fidèle à ses promesses à travers l'ange Gabriel fait savoir à Marie qu'elle est l'élue pour amener le Sauveur au monde. Dieu restant fidèle à sa façon d'agir, l'évènement le plus grandiose pour l'histoire de l'Humanité —le Créateur et Seigneur de toutes choses se fait homme comme nous—, se déroule de la façon la plus simple: une jeune fille, dans un petit village de Galilée, sans spectacle.

La façon de faire est facile, l'évènement est immense. Comme le sont aussi les vertus de la Vierge Marie: remplie de grâce, le Seigneur est avec elle, humble, simple, disponible devant la volonté de Dieu, généreuse. Dieu a ses projets pour elle, comme pour toi et pour moi, mais Il espère la coopération libre et amoureuse de chacun pour nous amener à terme. Marie nous donne l'exemple de cela: «Voici la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole» (Lc 1,38). Ce n'est pas un simple oui au message de l'ange non plus, c'est se remettre en tout entre les mains du Seigneur, un abandon confiant à sa providence profonde, dire oui au Seigneur pour ce qu'il fait aujourd'hui et ce qu'il fera dans toutes les circonstances de sa vie.

De la réponse de Marie ainsi que de notre réponse à ce que Dieu nous demande —saint Joseph-Marie écrit— «ne l'oubliez pas, beaucoup de grandes choses en dépendent».

Nous nous préparons pour célébrer la fête de Noël. La meilleure façon de le faire est de rester proche de Marie, en contemplant sa vie et en essayant d'imiter ses vertus pour pouvoir accueillir le Seigneur avec un cœur disponible: —Qu'attend Dieu de moi, maintenant, aujourd'hui, dans mon travail, avec cette personne que je fréquente, dans la relation avec Lui? Ce sont de petites situations de chaque jour, mais… qui dépendent tellement de la réponse que nous donnons!
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mercredi 19 décembre 2018

(280,755) «L'ange lui dit: ‘Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été entendue: ta femme Élisabeth te donnera un fils’»

Bonjour!
Mercredi 19 décembre 2018

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Je n’ai que ta louange à ma bouche,
tout le jour, ta splendeur.

 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Il y avait, au temps d’Hérode le Grand, roi de Judée,
un prêtre du groupe d’Abia, nommé Zacharie.
Sa femme aussi était descendante d’Aaron ;
elle s’appelait Élisabeth.
    Ils étaient l’un et l’autre des justes devant Dieu :
ils suivaient tous les commandements et les préceptes du Seigneur
de façon irréprochable.
    Ils n’avaient pas d’enfant, car Élisabeth était stérile
et, de plus, ils étaient l’un et l’autre avancés en âge.

    Or, tandis que Zacharie,
durant la période attribuée aux prêtres de son groupe,
assurait le service du culte devant Dieu,
    il fut désigné par le sort, suivant l’usage des prêtres,
pour aller offrir l’encens dans le sanctuaire du Seigneur.
    Toute la multitude du peuple était en prière au dehors
à l’heure de l’offrande de l’encens.
    L’ange du Seigneur lui apparut,
debout à droite de l’autel de l’encens.
    À sa vue, Zacharie fut bouleversé
et la crainte le saisit.
    L’ange lui dit :
« Sois sans crainte, Zacharie,
car ta supplication a été exaucée :
ta femme Élisabeth mettra au monde pour toi un fils,
et tu lui donneras le nom de Jean.
    Tu seras dans la joie et l’allégresse,
et beaucoup se réjouiront de sa naissance,
    car il sera grand devant le Seigneur.
Il ne boira pas de vin ni de boisson forte,
et il sera rempli d’Esprit Saint dès le ventre de sa mère ;
    il fera revenir de nombreux fils d’Israël
au Seigneur leur Dieu ;
    il marchera devant, en présence du Seigneur,
avec l’esprit et la puissance du prophète Élie,
pour faire revenir le cœur des pères vers leurs enfants,
ramener les rebelles à la sagesse des justes,
et préparer au Seigneur un peuple bien disposé. »
    Alors Zacharie dit à l’ange :
« Comment vais-je savoir que cela arrivera ?
Moi, en effet, je suis un vieillard
et ma femme est avancée en âge. »
    L’ange lui répondit :
« Je suis Gabriel
et je me tiens en présence de Dieu.
J’ai été envoyé pour te parler
et pour t’annoncer cette bonne nouvelle.
    Mais voici que tu seras réduit au silence
et, jusqu’au jour où cela se réalisera,
tu ne pourras plus parler,
parce que tu n’as pas cru à mes paroles ;
celles-ci s’accompliront en leur temps. »

    Le peuple attendait Zacharie
et s’étonnait qu’il s’attarde dans le sanctuaire.
    Quand il sortit, il ne pouvait pas leur parler,
et ils comprirent que, dans le sanctuaire, il avait eu une vision.
Il leur faisait des signes et restait muet.
    Lorsqu’il eut achevé son temps de service liturgique,
il repartit chez lui.
    Quelque temps plus tard, sa femme Élisabeth conçut un enfant.
Pendant cinq mois, elle garda le secret.
Elle se disait :
    « Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi,
en ces jours où il a posé son regard pour effacer
ce qui était ma honte devant les hommes. »
(Lc 1, 5-25)
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Psaume 70

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge :
garde-moi d’être humilié pour toujours.
Dans ta justice, défends-moi, libère-moi,
tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.

Sois le rocher qui m’accueille,
toujours accessible ;
tu as résolu de me sauver :
ma forteresse et mon roc, c’est toi !

Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,
toi, mon soutien dès avant ma naissance,
tu m’as choisi dès le ventre de ma mère ;
tu seras ma louange toujours !

Je revivrai les exploits du Seigneur
en rappelant que ta justice est la seule.
Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse,
jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.
 
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Commentaire:
Abbé Ignasi FUSTER i Camp (La Llagosta, Barcelona, Espagne)
«L'ange lui dit: ‘Sois sans crainte, Zacharie,
car ta supplication a été entendue: ta femme Élisabeth te donnera un fils’»
Aujourd'hui, l'Ange Gabriel annonce au prêtre Zacharie la naissance “surnaturelle” de Jean le Baptiste, celui qui préparera la mission du Messie. Dieu, dans son amour providentiel, prépare la naissance de Jésus avec la naissance de Jean, le Baptiste. Bien qu'Elisabeth soit stérile, ce n'est pas grave. Dieu veut faire le miracle par amour pour nous, ses créatures.

Mais Zacharie ne manifeste pas au moment venu la vision surnaturelle de la foi: «Comment vais-je savoir que cela arrivera? Moi, je suis un vieil homme, et ma femme aussi est âgée» (Lc 1,18). Il a un regard excessivement humain. Il lui manque la docilité confiante dans les plans de Dieu, qui sont toujours plus grands que les nôtres: en l'occurrence, ni plus ni moins que l'Incarnation du Fils de Dieu pour le salut du genre humain! L'ange retrouve Zacharie comme “dérouté”, lent à comprendre les choses de Dieu, comme étant “hors jeu”.

Quand il reste peu de jours avant Noël, il convient que l'Ange du Seigneur nous trouve préparés, comme Marie. Il faut essayer de garder la présence de Dieu tout au long de la journée, intensifier notre amour de Jésus-Christ en nos temps de prières, recevoir avec beaucoup de dévotion l'Eucharistie: car Jésus naît et vient à nous! Et qu'il ne nous manque pas la vision surnaturelle dans tous les travaux de notre vie. Nous devons mettre une vision surnaturelle dans notre travail professionnel, dans nos études, dans nos apostolats, y compris dans les contretemps de la journée. Rien n'échappe à la providence divine! Avec la certitude et la joie de savoir que nous collaborons avec les anges et avec le Seigneur dans les plans d'amour et de salut de Dieu.
 
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Bonne journée!
Jean-Yves

 
 

mardi 18 décembre 2018

(280,660) - Marie avait été accordée en mariage à Joseph. Comment Dieu peut-il confier un projet si crucial pour le salut du genre humain à des êtres aussi fragiles ?

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Mardi 18 décembre 2018

 
 
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Évangile de saint Matthieu 1, 18-24


Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit hez lui son épouse.
           

Réflexion


1. « Comment fut engendré Jésus-Christ (…) »

À la suite de la généalogie de Jésus, l’évangéliste dessine le cadre humain de la naissance de Jésus. Qui seront les parents de « l’Emmanuel » ? Marie avait été accordée en mariage à Joseph. Comment Dieu peut-il confier un projet si crucial pour le salut du genre humain à des êtres aussi fragiles ? Si Dieu choisit un couple, c’est pour amener le salut au cœur de l’existence humaine, où le péché était entré dans le monde : le couple.

Selon le plan originel, le mariage manifestait la plénitude de deux êtres humains, un homme et une femme, parvenus à leur maturité. Dans cette plénitude jaillissait l’amour comme un désir de don gratuit et entier de soi à l’autre, dans un élan de créativité, pour donner la vie. À l’image de Dieu, le couple entretenait un flux d’amour, intarissable comme un torrent. Le couple sera donc l’image à restaurer, le lieu de la nouvelle création, dans une Alliance nouvelle et éternelle.

2. « Joseph était un homme juste (…) »

La narration décrit le bon sens foncier de Joseph dans sa décision de répudier en secret sa fiancée, Marie, puisque l’enfant qu’elle attendait ne venait pas de lui. Son attitude se montre ici couronnée de la vertu de la justice, puisqu’il choisit la plus grande discrétion.

Mais alors intervient un facteur qui sort du raisonnement humain : la parole de Dieu. Plus grand encore que sa justice sont sa foi et sa capacité de discerner la voix de Dieu. Il la reconnaît en ce messager divin, l’ange, qui lui apparaît en songe. La discrète motion divine résonne dans la profondeur de son âme, pour qui les critères de la foi et la logique surnaturelle sont familiers. Cette résonance n’a rien à voir avec les projections arbitraires des rêves, qui se produisent inconsciemment dans un cerveau au repos. Suis-je capable d’entendre la voix discrète de Dieu dans les circonstances de mon quotidien ?

3. « Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils. »

Dieu va confier le Fils à Marie. Qui est-elle ? Le messager de Dieu résout la question sur son identité : c’est en elle que se réalise la prophétie d’Isaïe, proclamée sept cents ans auparavant. Vierge, elle est pourtant enceinte ; promise à Joseph, elle est réceptacle de l’action de l’Esprit Saint.

Sa situation est non seulement embarrassante, mais elle court le risque de répudiation. Visiblement, elle ne cherche pas à se justifier. On peut même dire avec assurance que Marie n’a jamais douté de la cohérence entre les différents moments de déploiement des plans de Dieu. Dieu peut tout arranger, par ses moyens surnaturels, bien mieux que ne le ferait une intervention humaine forcée. Quel est le degré de ma confiance et de certitude de la protection que nous garantit la divine Providence ?
            Père Jaroslav de Lobkowicz, LC
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«Accepter de ne pas tout comprendre
est une attitude de foi et d'humilité,
 c'est  reconnaître ses limites
et mettre en Dieu seul ses véritables sécurités.»
(Jacques Philippe)
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Bonne jourenée!
Jean-Yves