jeudi 24 janvier 2019

Semaine de l'Unité des chrétiens: Cathédrale d'Évry (témoignage); / Une hymne de la Liturgie des heures... avec le Christ à la main tendue... / (283,405)

Bonjour!
Jeudi 24 janvier 2019
Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Dans le cadre de la Semaine de l'Unité des chrétiens...
Beau témoignage.
 
Photo: Bernard Lecomte - Merci mon ami!
 
Lors de la construction de la cathédrale de la Résurrection
au diocèse d'Évry, en France...
 
«Ce qui m'a frappé...
 La qualité du travail des maçons et leur conscience professionnelle.
La plupart étaient musulmans.
J'ai partagé un repas un jour avec eux,
 ils étaient contents de construire un lieu religieux.»
(Mgr Guy Herbulot,
  évêque émérite  de ce diocèse de la banlieue de Paris.)
De son live: «Le courage de l'avenir».
Merci à Bernard, pour le livre
et à Mgr Herbuot pour la dédicace.
 
Vous pouvez aller visiter virtuellement
cette magnifique cathédrale moderne
 en demandant, sur Google: Cathédrale d'Évry - France.
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«Fais que je marche, Seigneur,
Aussi dur que soit le chemin.
Je veux te suive jusqu'à la croix;
viens me pendre par la main.»
(Hymne - Liturgie des heures - hier soir...)
 
 
Photo:
Ce Christ en croix qui tend la main
 a été photographié dans la chapelle
de l'Immaculée Conception
de la Basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré.
(Jean-Yves)
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 (Mc 3,7-12): Jésus se retira avec ses disciples au bord du lac; et beaucoup de gens, venus de la Galilée, le suivirent; et aussi beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon avaient appris tout ce qu'il faisait, et ils vinrent à lui. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour qu'il ne soit pas écrasé par la foule. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient: «Tu es le Fils de Dieu!». Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.    
 
   Commentaire du jour... 

Le repli stratégique de Jésus devant l’hostilité croissante des pharisiens, le ramène aux bords du lac de Galilée.

Mais, si au premier chapitre Jésus marchait seul sur le rivage, appelant ses premiers disciples à sa suite, il revient cette fois accompagné d’une foule nombreuse, composée non seulement de « gens de Judée et de Jérusalem », mais de païens accourus des nations environnantes – Idumée, Transjordanie, Tyr, Sidon.
Mais ces hommes et ces femmes ne viennent pas écouter les enseignements d’un Maître dont la parole fait autorité (1, 27) : ils « se précipitent » sur un thaumaturge dans une bousculade qui risque de dégénérer. Aussi Jésus est-il obligé de faire tenir une barque à sa disposition afin de ne pas « être écrasé » par cette foule excitée et difficile à contenir.
Malgré l’apparent succès de sa mission, on ne peut pas dire que le bilan soit encourageant : alors que les chefs religieux complotent avec les hérodiens sur la manière dont ils vont « faire périr » (3, 6) ce Rabbi qui prétend être « Maître du sabbat » (2, 28) et s’arroge le pouvoir de pardonner les péchés (2, 5), la foule menace elle-aussi le Seigneur, par sa fébrilité incontrôlée. Et comme si cela ne suffisait pas, les esprits mauvais viennent ajouter leur grain de sel, se prosternant devant lui en criant :
Tu es le Fils de Dieu !
dans une mise en scène destinée à fournir des arguments aux pharisiens qui pourraient ainsi accuser Jésus de blasphème.
Notre-Seigneur est pleinement conscient de la versatilité des foules et de la haine que lui portent les chefs religieux. Aussi va-t-il se donner comme objectif principal : la structuration du groupe des disciples, et l’instruction de la foule, donnant la priorité à la prédication sur les miracles, afin de tenter d’ouvrir les yeux de ses interlocuteurs sur les vrais enjeux de sa mission. Tel sera l’objet de la suite de l’évangile.
 
Seigneur Jésus, à la lecture de ces versets, nous prenons mieux conscience de la souffrance qui fut la tienne non seulement durant les heures sombres de la Passion, mais durant toute ta vie publique. Tu étais confronté à l’hostilité, au mépris, à l’incompréhension, à l’indifférence ; seul tu as porté le poids de notre péché. Donne-nous de pouvoir consoler ton Cœur de l’indifférence, du mépris voire de l’hostilité que te voue notre monde, en te rendant grâce, en te louant, en te bénissant dans l’Esprit, et en n’ayant pas peur de nous prononcer pour toi devant les hommes nos frères.

Abbé Philippe LINK - Merci!

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Photo d'une cloche
 prise dans l'église Sacré-Cœur sur la Rive-Nord du fleuve Saint-Laurent.
(Jean-Yves)
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Bonne journée!
Jean-Yves
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mercredi 23 janvier 2019

(283,406) / Jésus fait une guérison le jour du sabbat, ce qui dérange les purs et durs de la loi... / Le diaconat permanent...

Bonjour!
Mercredi 23 janvier 2019

 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
  
 Le Seigneur garde toujours
mémoire de son alliance.


 

 Marc 3, 1-6

Jésus entra de nouveau dans la synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée. On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser. Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu. » Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? De sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient. Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale. Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.
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COMMENTAIRE...

À l’hostilité des Pharisiens, Jésus n’a pas d’autre réponse que l’amour et la vérité qui se conjuguent dans l’annonce de l’Évangile.

Jésus dit au malade :
Viens te mettre là, devant tout le monde (Mc 3,3).
Et voici l’homme – cet homme qui nous représente tous – au milieu de l’assemblée.
Pour sauver ce malade Jésus se donne, se perd, se livre. Car l’unique loi pour Jésus est l’amour ; l’unique loi c’est de se donner pour sauver les frères quelques soient les hostilités, les résistances et les refus.
Mais, aujourd’hui est pourtant sabbat !  Oui. Oui, mais l’amour est-il interdit le jour du sabbat ? Y a-t-il une loi plus forte que le commandement de l’amour ? Non !
Qu’est-ce qui est permis le jour du sabbat ? De faire du bien, de faire le bien, de sauver une vie, comme Jésus le fait pour ce malade ? Ou bien est-il permis de faire du mal, de faire le mal, de tuer, comme les pharisiens sont en train de le préméditer ? Peut-on tuer au non d’une loi de Dieu ? Non !
Alors Jésus regarde à la ronde avec indignation, désolé par la dureté de leur cœur. Puis il dit à l’homme :
Tends la main (Mc 3, 5).
Il la tend et sa main est rétablie.
Frères et sœurs, que garder en nos cœurs, de cela ? Tout d’abord une immense confiance en Jésus : rien ne l’a arrêté, rien ne l’a découragé, tant notre salut, notre vie est tout son désir.
Ensuite, cet Évangile nous appelle également à « faire le bien, à faire du bien » (Mc 3, 4). Nous aussi, c’est-à-dire à annoncer l’Évangile avec audace sans nous décourager, sans céder à la violence, y compris lorsque nous rencontrons l’hostilité. Si notre vie annonce l’Évangile il est impossible que nous ne rencontrions pas d’hostilité. Jésus nous demande aujourd’hui de ne pas nous décourager, de ne pas nous taire et de ne pas faire violence à quiconque.

Abbé Philippe LINK - Merci!

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«Tout rayonnant d'une promesse,
Déjà ce matin nous entraîne,
Figure de l'aube éternelle
Sur notre route quotidienne.»
(Hymne - Liturgie des heures de ce main...)
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«Un jour, l'humanité entière saura que Dieu l'aime à la folie.»
(Pierre Ceyrac)
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SUR LE DIACONAT...
 
«Je vois le diaconat précisément comme la réponse
et le signe sacramentel de la présence
de Jésus dans le monde, parmi ceux qui en ont le plus besoin.»
(ZÉNIT -22 janvier 2019 - Giuseppe Creazza, diacre permanent)
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«L'institution du diaconat permanent et une initiative providentielle
 née du cœur des pères conciliaires.»
(Pape François)
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Cette image représente
des trois pôles d'action du diaconat permanent:
La charité - La Parole - La liturgie
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Bonne journée!
Jean-Yves

mardi 22 janvier 2019

« Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. »(283,365)

Bonjour!
Mardi 22 janvier 2019
 
«Qui prendra la route vers ces grands espaces?
Qui prendra Jésus pour Maître et pour ami?
L'humble serviteur a la plus belle place!
Servir Dieu en l'homme libre comme lui.»
(Hymne - Liturgie des heures.)
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«...Se lever chaque jour
et servir par amour
comme lui...»
(Chant - Robert LeBel)
 
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 Marc 2, 23-28

Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. » Et Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Au temps du grand prêtre Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. » Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. »
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Commentaire...
 

Jésus se promène un beau samedi d’été dans les champs ; il ne va pas loin : juste de quoi se détendre les jambes, comme il est permis le jour du sabbat. Les disciples flânent avec lui, tout en gardant l’intériorité qui sied à ce jour réservé à la prière et à la charité fraternelle.

Il est probable que le geste des apôtres est simplement mécanique : qui n’a pas laissé glisser ses doigts sur les épis, pour en extraire les grains mûrs et ressentir la joie de la vie nouvelle reposant au creux de la main ?
La réaction des pharisiens trahit que leur cœur n’est pas dans l’attitude qui convient en ce jour béni : ils ne sont pas en quête d’une parole de conciliation, mais à l’affût d’un motif d’accusation ; leur cœur n’est pas dans le « sabbat shalom » – la paix du sabbat », mais dans le trouble de la jalousie ; ils ne se tiennent pas dans la lumière du regard de Dieu, mais cédant aux suggestions de l’Ennemi, ils sont enfermés dans les ténèbres de la haine d’un soi-disant rival menaçant leur pouvoir. L’épisode des épis arrachés trahit leur aveuglement : prenant prétexte du geste des disciples, ils vont pousser l’hypocrisie jusqu’à leur reprocher d’être en infraction avec la Loi. « Cueillir des épis » fait en effet partie de la liste des 39 comportements défendus le jour du sabbat ; mais il ne fait aucun doute que le législateur visait l’action de moissonner, ce qui n’est bien évidemment pas l’intention des disciples.
 La longue patience de Jésus nous enseigne comment nous devrions réagir envers ceux qui nous cherchent noise. Notre-Seigneur a bien compris que c’est lui qui est visé à travers le comportement de ses disciples :
Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis ; un rabbi n’est pas supposé ignorer les prescriptions de la loi, ni les coutumes de nos Pères. Pourquoi n’interviens-tu pas ?
Loin de les rabrouer, de les ridiculiser pour leur argumentation spécieuse, Jésus prend tout au contraire la peine d’engager la conversation afin de leur ouvrir les yeux.
En supposant que mes disciples aient vraiment fait la moisson de ce champs que nous venons de traverser ; ils l’auraient fait pour refaire leurs forces déficientes. Or, si David a pu transgresser une loi cultuelle bien plus importante sans encourir de sanction, et pour le seul motif qu'”il avait faim”, c’est que la sauvegarde de la vie prime sur le respect d’une prescription rituelle. Ils ne sont donc pas coupables.
 Après cette argumentation introductive de type rabbinique, Jésus tente d’élever ses interlocuteurs d’une conception formelle de l’obéissance, à son sens spirituel, qui ne peut être qu’une réponse filiale d’amour au Dieu de l’Alliance. Le sabbat – et davantage encore le dimanche – nous est précisément donné pour raviver notre mémoire et nous faire souvenir que nous sommes fils du Père, et dès lors frères et sœurs sous son regard.
« Le sabbat a été fait pour l’homme », pour l’humanisation de l’homme, afin qu’il ne tombe pas sous le joug de l’esclavage d’une efficacité qui ne connaît d’autre finalité que son propre accroissement indéfini.
« …et non pas l’homme pour le sabbat » : si notre observance dominicale n’est que formelle, elle ne rend pas gloire à Dieu, mais fait de nous les esclaves d’une religiosité aliénante, qui est la caricature de la foi évangélique.
« Le Fils de l’homme est maître du sabbat » : Jésus seul, en tant que Fils unique, peut nous enseigner la vraie finalité du sabbat. Puissions-nous nous laisser instruire par l’Esprit Saint à l’école de l’Evangile, afin d’entrer toujours plus dans la liberté des enfants de Dieu, puisqu’il a plu au Père de faire de nous ses fils.

Abbé Philippe LINK Merci!

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«Dans la sainteté, s'inscrit la pleine réalisation
de toutes les aspirations du cœur humain.
C'est un chemin qui part des fonts baptismaux
et qui amène jusqu'au ciel,
et il s'accomplit jour après jour
en accueillant l'Évangile dans la vie concrète.»
(Pape François)
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«La sainteté est l'œuvre d'art de l'Esprit Saint
dans notre vie.»
(Jacques Gauthier)
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Bonne journée!
Jean-Yves

lundi 21 janvier 2019

Jésus Christ est vin nouveau, une étoffe neuve. / (283,160)

Bonjour!
Lundi 21 janvier 2019
 
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

 (Mc 2,18-22): Comme les disciples de Jean Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vient demander à Jésus: «Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, comme les disciples de Jean et ceux des pharisiens?». Jésus répond: «Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux? Tant qu'ils ont l'Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé: ce jour-là ils jeûneront.

»Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d'étoffe neuve; autrement la pièce neuve tire sur le vieux tissu et le déchire davantage. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement la fermentation fait éclater les outres, et l'on perd à la fois le vin et les outres. A vin nouveau, outres neuves».


   Commentaire...

 
Il y a quelque chose de radical dans les mots de Jésus. Jésus nous révèle qu’il est venu faire de l’entièrement neuf.
Jésus Christ est vin nouveau, une étoffe neuve. On ne peut appliquer le Christ et son évangile comme une sorte d’emplâtre sur une mentalité vieille, sur une manière de vivre caduque. On y perdrait la tranquillité d’avant sans acquérir la joie de la conversion. Avec Jésus, il est impossible de composer.
La venue de l’Époux renouvelle à un tel point l’homme qu’il lui devient impossible de trouver un quelconque compromis avec cette radicale nouveauté. Accueillir celle-ci, c’est accepter que disparaisse en nous tout ce qui relève du vieil homme pour faire place à la nouveauté du salut apporté par Jésus Christ.
Nous en avons tous déjà plus ou moins fait l’expérience : à peine l’Esprit Saint nous oriente-t-il vers le Royaume, que nous retournons avec nostalgie vers ce que nous venons de quitter, le vieux vêtement que nous connaissions si bien. A peine l’Esprit nous a-t-il conduit à la source de vie éternelle du cœur du Christ que nous revenons, au moins en pensée, à nos citernes lézardées d’eau frelatée. Il faut bien le reconnaître : aussi longtemps que nous cheminons ici-bas, nous sommes aveugles pour les choses de Dieu, et demeurons vulnérables pour les choses du monde. Aucune conversion ne saurait être durable si elle ne s’accompagne, d’une mise en marche sans retour, à la suite de tous les grands pèlerins du Royaume, jusqu’à Jésus lui-même, qui est venu l’inaugurer à travers sa Pâque.
Pour demeurer fort au cœur de ce combat, nous pouvons puiser à la grâce de notre baptême qui a fait de nous des créatures nouvelles, totalement renouvelées dans la mort et la résurrection du Seigneur. Depuis ce jour-là quelque chose de radicalement nouveau s’est opéré dans notre être. Un homme nouveau est venu à la vie avec des désirs qui le stimulent en vu de Celui qui est le Bien, la Vérité et la Vie.
Seigneur, fais-nous la grâce de refuser tout rapiéçage, de rejeter définitivement les fondements posés par le vieil homme pour laisser ton Père et notre Père façonner notre âme à ton image. Viens nous recréer dans la lumière de ta résurrection et comble-nous de l’Esprit de Pentecôte, que nous puissions prendre part à ton festin de Noces.

Abbé Philippe LINK - Merci!

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«Va paisiblement ton chemin,
en te souvenant que le silence est paix.»
(Max Ehrmann)
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«Je tends l'oreille et j'écoute l'hiver (et la tempête).
La neige est là, elle tombe sur moi
et vient boutonner sa cape
sur mon dos et noue son écharpe à mon cou.»
(Marie-Sabine Roger)
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«Cœur du Très-Haut, soleil du Christ,
Console-nous du grand hiver;
Transforme avec nous l'univers,
Vigne de grâce, Hôte infini!»
(Hymne - Ce matin Liturgie des heures)
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«Je bénirai l'Éternel en tout temps;
Sa louange sans cesse à mes lèvres.»
(Psaume 34,2)
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Bonne journée!
Jean-Yves
 
 
 
 
Statue de saint Jean l'Évangéliste
installée devant l'évêché l'an dernier;
cette statue gardait autrefois la porte principale
de la Villa Saint-Jean qui a été vendue.
(Saint Jean a mis sa tuque d'hiver...).
 
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dimanche 20 janvier 2019

La joie humaine a besoin d’être sauvée. Ou plutôt, elle a besoin d’être transformée. À Cana, on est passé d’un vin naturel à un vin miraculeux offert par le Christ. Il en va de même pour la joie. (283,035)

Bonjour!
Dimanche 20 janvier 2019

 
Photo: André Lavoie - Merci!
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18-25 janvier: semaine de prière pour l'unité des chrétiens

 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

Jean 2, 1-11

En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres). Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »

Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui

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Commentaire...


La joie humaine a besoin d’être sauvée. Ou plutôt, elle a besoin d’être transformée. À Cana, on est passé d’un vin naturel à un vin miraculeux offert par le Christ. Il en va de même pour la joie.
Jésus veut nous faire passer de notre joie spontanée, naturelle, à une joie surnaturelle. Ce n’est pas que la joie naturelle serait mauvaise, au contraire, elle est bonne, comme ce bon vin du début des noces. Mais elle passe, elle s’épuise, comme ce vin, aussi. Elle ne peut pas vraiment combler notre cœur assoiffé d’un bonheur éternel.
Quand notre joie naturelle nous échappe, quand nous touchons notre vide intérieur, alors, il nous faut cette parole de vérité, cette parole libératrice de Marie : « Ils n’ont plus de vin ». Ils n’ont plus de joie, plus rien à puiser en eux-mêmes.
Ce n’est plus le moment de faire semblant de continuer la fête, avec du mauvais vin, de mauvaises joies. L’intuition maternelle de Marie nous pousse à offrir notre vide. Vérité et Confiance, que Bernanos exprime magnifiquement :

Pourquoi m’inquiéter ? Pourquoi prévoir ? 
Si j’ai peur, je dirai : j’ai peur, sans honte. Que le premier regard du Seigneur soit donc un regard qui rassure !

Jésus, bien sûr, veut nous combler, nous rendre heureux, mais pas d’une façon tyrannique. Il ne nous fera pas honte de nos peurs, de nos tristesses, de notre vide. Il nous demande seulement, mais avec insistance, la confiance : croire qu’il peut agir en nous et faire du nouveau, de l’imprévisible.
À Cana, Jésus, Jésus seul, a perçu le vide béant des six grandes jarres, il l’a perçu comme le lieu du miracle. Notre pauvreté béante est, pour Jésus, le lieu du miracle. À Cana, Jésus a exigé une seule chose : un acte de foi répétitif, très humble, à première vue inutile : remplir d’eau cet énorme vide. Il a fallu du temps, sûrement, pour remplir tout cela ! L’acte de foi se vit toujours dans la durée.
Souvent on prie, on essaie d’aimer, comme on verse un peu d’eau dans une énorme jarre : on n’y trouve pas beaucoup de goût, on n’en comprend pas bien l’utilité. Mais peu à peu, on découvre, émerveillé, que cette eau insensible, insipide, se change en vin, en une joie absolument nouvelle, incomparable, une joie profonde qui ne manquera jamais. Notre vide ne nous fait plus peur. Il est devenu le sanctuaire d’une Présence que nous n’imaginions pas, un amour qui a le goût de l’éternité.


Laissons-nous remplir par ce vin nouveau, le sang, la vie divine, la joie de Jésus qu’Il déverse en nous, si manifestement. Et durons dans la foi : dans la jarre de notre cœur, versons souvent quelques gorgées de prière, d’attention à la présence débordante de Dieu, d’attention à sa volonté. Faisons tout ce qu’Il nous dira.
Seigneur notre Dieu, ton Fils a fait couler le vin pour la fête car, comme toi, il aime les hommes et ce qui les réjouit. Aide-nous à vivre les réalités quotidiennes en rendant grâce pour la joie que tu nous donnes et en cherchant toujours ta gloire.

Abbé Philippe LINK Merci!

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«La mère de Jésus était là.»

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 Racontez à tous les peuples les merveilles du Seigneur!

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom!
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Bon dimanche!
Jean-Yves

samedi 19 janvier 2019

SEMAINE DE L'UNITÉ DES CHRÉTIENS... - Redécouvrir l'hospitailté...

 
 


Redécouvrir l'HOSPITALITÉ

Chaque année, à la mi-janvier, nous revivons un évènement qui nous enchante et nous dérange à la fois.  Il s'agit de la Semaine de Prière pour l'unité des chrétiens.

Au-delà de l'unité de ceux et celles qui croient en Jésus-Christ, ne remarquons-nous pas un manque d'enthousiasme pour cet évènement ?  Un essoufflement se fait sentir.  Si, après le Concile Vatican ll,  le désir de l'unité des chrétiens était tangible, aujourd'hui, constat général, l'intérêt faiblit.  Heureusement, on ne se méprise pas et on ne s'entretue pas.  Mais, ne sommes-nous pas devenus indifférents les uns envers les autres et indifférents relativement à la quête spirituelle en Jésus-Christ ?

Frère Alois, de la communauté de Taizé, attire notre attention sur l'HOSPITALITÉ dans notre vie.  Dans sa lettre pour l'an 2019, intitulée « N'oublions pas l'HOSPITALITÉ », il nous invite à méditer le verset aux Hébreux : « N'oubliez pas l'HOSPITALITÉ car, grâce à elle, certains, sans le savoir, ont accueilli des anges ».  (Hébreux 13,2)

Dans sa lettre, le frère Alois nous suggère quelques propositions enracinées dans la foi, qui invitent les chrétiens à découvrir en Dieu la source de l'accueil.  Voilà qui nous conduit à questionner l'image que nous nous faisons de Dieu : il n'exclut jamais !  Cette expérience de l'HOSPITALITÉ  implique aussi bien les chrétiens de diverses Églises que les croyants d'autres religions et les non-croyants.

Au milieu des difficultés du moment, alors que la défiance semble gagner du terrain, aurons-nous, tous ensemble, le courage de vivre l'accueil et, ainsi, de faire grandir la confiance?

C'est cela la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens : faire grandir notre confiance en Dieu que nous révèle Jésus-Christ, et nous offrir l'HOSPITALITÉ mutuelle. 

Portons autour de nous un regard qui discerne ce qui peut être admiré !  

Édouard Shatov, a. a.
Montmartre canadien - Québec - SILLERY
 
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«Les murs de la séparation
ne montent pas jusqu'au ciel.»
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Prière du P. Paul Couturier
Seigneur Jésus, à la veille de mourir pour nous,
Tu as prié pour que tous tes disciples soient parfaitement un,
Comme toi en ton Père et ton Père en toi.
Fais-nous donc ressentir jusqu’à la douleur
L’infidélité de notre désunion.
Donne-nous la loyauté de reconnaître.
Et le courage de rejeter.
Ce qui se cache en nous d’indifférence, de méfiance,
Et même d’hostilité mutuelles.
Accorde-nous de nous rencontrer en toi,
Afin que monte incessamment de nos âmes et de nos lèvres,
La prière pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux, par les moyens que tu veux.
En toi, qui es la Charité parfaite,
Fais-nous trouver la voie qui conduit à l’unité,
Dans l’obéissance à ton amour et à ta vérité.



 

Jésus passe devant le bureau de Lévi et il l’appelle. Lévi se lève aussitôt et le suit.(283,006)

BONJOUR!
Samedi 19 janvier 2019

 
On dirait que j'ai un souvenir... ou un désir... que l'été revienne...
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Le Seigneur passe...
Ouvriras-tu
Quand frappe l'inconnu?
Peux-tu laisser mourir la voix
Qui réclame ta foi?
(Hymne - Liturgie des heures)
 
Beau texte pour préparer la Semaine de l'Unité des chrétiens...
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
  (Mc 2,13-17): Jésus sortit de nouveau sur le rivage du lac; toute la foule venait à lui, et il les instruisait. En passant, il aperçut Lévi, fils d'Alphée, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit: «Suis-moi». L'homme se leva et le suivit. Comme il était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car il y avait beaucoup de monde. Même les scribes du parti des pharisiens le suivaient aussi, et, voyant qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, ils disaient à ses disciples: «Il mange avec les publicains et les pécheurs!». Jésus, qui avait entendu, leur déclara: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs».
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Commentaire...  

Le récit que nous fait aujourd’hui l’évangile n’est pas seulement celui d’une vocation particulière et exemplaire, celle de Lévi qui se lève aussitôt à l’appel de Jésus. Saint Marc prend en effet le temps d’introduire l’épisode en notant que Jésus enseigne longuement les foules. Tout le monde vient à lui, il les instruit.

Puis Jésus passe devant le bureau de Lévi et il l’appelle. Lévi se lève aussitôt et le suit. Pourtant ce récit de vocation ne suit pas le schéma typique que nous avons spontanément en tête, celui de Pierre, Jean ou André. Le Seigneur les trouve eux aussi sur le lieu de travail, et eux, aussitôt, laissant leur barque, leur père, leur mode de vie, se mettent à suivre Jésus.
 
Ici, la même radicalité dans le choix de Jésus est rapportée. Lévi quitte son bureau de douane. Mais il y a deux variantes d’importance.
D’abord, Lévi est un publicain, un collecteur d’impôts ; c’est-à-dire un personnage trouble, méprisé de ses contemporains qui n’aiment pas cette corporation s’enrichissant sous prétexte de percevoir les taxes locales. Ainsi l’appel de Jésus a un effet guérissant pour lui ; en accueillant l’invocation de Jésus, « il se lève », il ressuscite, il quitte sa vie de péché, il entre dans la vie.
 
 Ensuite, il n’est pas question pour Lévi de partir sur les chemins proclamer les merveilles de Dieu pour les hommes : il reçoit Jésus à sa table, dans sa maison. L’appel que Lévi a reçu le rétablit dans sa dignité, le rend maître de son domaine, lui permet de vivre en communion avec Jésus, abandonnant définitivement toute compromission avec le péché.
 
Nous suivons donc l’histoire d’un appel particulier : celui qui est fait à tout homme. Le geste de partager un repas est en effet très fort. Manger avec quelqu’un, quelle que soit la culture, est se reconnaître du même milieu que lui, de la même famille même. C’est pourquoi Jésus, le rabbi, fait scandale en s’attablant avec les publicains. C’est pourquoi cette nouvelle est bonne pour nous : Jésus nous reconnaît, nous les pécheurs, de sa famille ! Jésus se reconnaît en nous ! Mieux : le Père reconnaît son Fils en nous.
Telle est la grandeur de notre appel, de notre vocation. Devenir des fils dans le Fils, devenir radicalement et pleinement des christs pour nos frères. Être chrétien n’est rien d’autre. Vivre de la miséricorde qui nous est faite et montrer par notre conversion qu’elle est offerte à tous ceux qui se reconnaissent pécheurs.
 

Abbé Philippe LINK Merci!

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 «Plus on partage, plus on possède: voilà le miracle!»
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«Quoi que vous fassiez, faites-le avec le désir de servir la vie.
 Servez les être humains avec compassion,
et si votre but est de contribuer à leur bien-être
 et que vous faites cela de plein gré,
cela rencontrera alors votre besoin de contribuer,
et quand nous donnons de cette manière0là,
 il devient très difficile et très subtil en fait,
 de dire qui donne et qui reçoit.
(Marshall B. Rosenberg)
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 «L'esprit s'enrichit de ce qu'il reçoit,
 le cœur s'enrichit de ce qu'il donne.»
(Victor Hugo)
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Bonne journée!
Jean-Yves
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