mercredi 28 août 2019

Le destin de Jean préfigure celui de Jésus... / Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, / (298,461)

Bonjour!
Jeudi 29 août 2019

Martyre de saint Jean-Baptise



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

PSAUME

(Ps 89 (90), 3-4, 12-13, 14.17abc)
R/ Rassasie-nous de ton amour, Seigneur :

nous serons dans la joie. (cf. Ps 89, 14)
Tu fais retourner l’homme à la poussière ;
tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »
À tes yeux, mille ans sont comme hier,
c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.

Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos cœurs pénètrent la sagesse.
Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.

Rassasie-nous de ton amour au matin,
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !
Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains.

ÉVANGILE

« Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste » (Mc 6, 17, 29)
Alléluia. Alléluia. 
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,
car le royaume des Cieux est à eux !

Alléluia. (Mt 5, 10)
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
          En ce temps-là,
  Hérode avait donné l’ordre d’arrêter Jean le Baptiste
et de l’enchaîner dans la prison,
à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe,
que lui-même avait prise pour épouse.
  En effet, Jean lui disait :
« Tu n’as pas le droit
de prendre la femme de ton frère. »
  Hérodiade en voulait donc à Jean,
et elle cherchait à le faire mourir.
Mais elle n’y arrivait pas
  parce que Hérode avait peur de Jean :
il savait que c’était un homme juste et saint,
et il le protégeait ;
quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ;
cependant il l’écoutait avec plaisir.

          Or, une occasion favorable se présenta
quand, le jour de son anniversaire,
Hérode fit un dîner pour ses dignitaires,
pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée.
  La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa.
Elle plut à Hérode et à ses convives.
Le roi dit à la jeune fille :
« Demande-moi ce que tu veux,
et je te le donnerai. »
  Et il lui fit ce serment :
« Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai,
même si c’est la moitié de mon royaume. »
  Elle sortit alors pour dire à sa mère :
« Qu’est-ce que je vais demander ? »
Hérodiade répondit :
« La tête de Jean, celui qui baptise. »
  Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi,
et lui fit cette demande :
« Je veux que, tout de suite,
tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. »
  Le roi fut vivement contrarié;
mais à cause du serment et des convives,
il ne voulut pas lui opposer un refus.
  Aussitôt il envoya un garde
avec l’ordre d’apporter la tête de Jean.
Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison.
  Il apporta la tête sur un plat,
la donna à la jeune fille,
et la jeune fille la donna à sa mère.

          Ayant appris cela,
les disciples de Jean vinrent prendre son corps
et le déposèrent dans un tombeau.

          – Acclamons la Parole de Dieu.
-----

Le prophète Jean ne limitait pas ses valeurs aux visées nationalistes des zélotes. Il proposait une conversion radicale de toute la vie: idéal de justice, de partage, de rectitude morale en tout domaine. Il paya de sa vie ses vigoureuses remontrances au monde des puissants.
-----

          Commentaire...       
Ce récit a vraiment de quoi surprendre. Il s’agit du seul passage dont Jésus est absent – disons : dans lequel Jésus n’est pas explicitement nommé.
Mais le récit du martyre de Jean le Baptiste ne lui est pas étranger, dans la mesure où le destin de Jean préfigure le sien.
Comme le Baptiste, Jésus sera arrêté (Mc 14,44.46.49) et lié (Mc 15,1). Si on l’a écouté avec plaisir (Mc 12,37), on veut cependant le mettre à mort (Mc 14,1) mais on le craint (Mc 11,18).
Et on déposera le cadavre de Jésus comme celui de Jean dans un tombeau (Mc 15,45-46) : le sort des deux martyrs est décrit par l’évangéliste de manière à ce que la similitude saute aux yeux.
Jean est le précurseur, non seulement par son ministère public, lorsqu’il prépare les voies du Seigneur, qu’il annonce la venue d’un plus fort que lui (Mc 1,7) ; mais aussi par sa fin tragique, qui anticipe celle de Jésus.
Le banquet offert par Hérode, que le meurtre sordide de Jean va agrémenter, annonce le repas au cours duquel Jésus révèlera qu’il sera livré (Mc 14,17-21).
Aussi la place importante que Saint Marc attribue aux circonstances du martyr de Jean, pourrait bien se justifier par cette opposition : le festin d’Hérode n’est-il pas l’antitype du repas chrétien ?
Le fait que le (premier) récit de la multiplication des pains suit immédiatement notre péricope, confirme cette interprétation.
L’endroit où Jésus nourrit les foules est « à l’écart », loin du palais luxueux du Tétrarque à la solde des Romains qui se prend pour le roi de Perse (Es 7, 2). Les convives au repas d’Hérode ont été triés sur le volet et ont dû montrer patte blanche ; ceux qui vont bénéficier de la multiplication des pains n’ont guère été invités et ne seront pas contrôlés à l’entrée : voyant Jésus et ses disciples s’éloigner en barque, « les gens coururent à pied, de toutes les villes » (Mc 6, 33) vers le lieu où ils prévoyaient que le Maître allait débarquer.
Hérode méprise les flatteurs qui l’entourent, mais il a besoin d’eux pour consolider son pouvoir éphémère. Jésus « fut saisi de pitié en voyant la foule, car ils étaient comme des brebis sans berger » (Mc 6, 34).
Il renonce au repos qu’il désirait prendre avec ses disciples, pour « se mettre à les instruire longuement ».
Le rapport entre Hérode et son entourage est ici inversé : Jésus se fait le serviteur de ceux qui le cherchent, alors qu’Hérode se fait servir par un entourage à sa solde. Tout est faux dans le repas d’anniversaire d’Hérode. Jésus lui agit au grand jour.
« Lève-toi, tu prononceras contre mon peuple tout ce que je t’ordonnerai. Ne tremble pas devant eux, sinon, c’est moi qui te ferai trembler devant eux. Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer » (Jr 1, 17.19). Jean-Baptiste n’a pas eu peur de parler en ton Nom, Seigneur, et pourtant la haine d’Hérodiade a eu raison de lui ! Hérode pourrait fort bien ironiser : “Où est-il donc ton Dieu pour délivrer Jean de ma main ? Nous répondons cependant dans la foi : « la vie du juste est dans la main de Dieu » (Sg 3, 1) ; la protection dont tu nous couvres ne nous soustrait pas à la mort, mais nous en fait triompher dans la résurrection de ton Fils Jésus-Christ – à qui soit la gloire pour l’éternité !

Abbé Philippe Link

-----

Dans notre séries sur es psaumes...

PSAUME 15

01 Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge.
02 J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Je n'ai pas d'autre bonheur que toi. »
03 Toutes les idoles du pays, ces dieux que j'aimais, + ne cessent d'étendre leurs ravages, * et l'on se rue à leur suite.
04 Je n'irai pas leur offrir le sang des sacrifices ; * leur nom ne viendra pas sur mes lèvres !
05 Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort.
06 La part qui me revient fait mes délices ; j'ai même le plus bel héritage !
07 Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon cœur m'avertit.
08 Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable.
09 Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance :
10 tu ne peux m'abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption.
11 Tu m'apprends le chemin de la vie : + devant ta face, débordement de joie ! A ta droite, éternité de délices !
-----

«Dire toujours des choses avec vérité.
 Et, avec amour, recevoir les gens 
avec le peu qu'ils peuvent donner,
 le premier pas. Dieu fera l'autre.»
(Pape François)
-----

-----


INFORMATION
Pour tous les paroissiens de l'Unité Est
(Secteur de Rivière-du-Loup / Pohénégamook)...
Voici:
Bonne journée!
Jean-Yves

«Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites» / (298,424)

Bonjour!
Mercredi 28 août 2019



Voici la Parole de Dieu e ce jour...

 (Mt 23,27-32): «Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux blanchis à la chaux: à l'extérieur ils ont une belle apparence, mais l'intérieur est rempli d'ossements et de toutes sortes de choses impures.

 C'est ainsi que vous, à l'extérieur, pour les gens, vous avez l'apparence d'hommes justes, mais à l'intérieur vous êtes pleins d'hypocrisie et de mal. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, vous décorez les sépulcres des justes, et vous dites: ‘Si nous avions vécu à l'époque de nos pères, nous n'aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes’. Ainsi vous témoignez contre vous-mêmes: vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes.

 Eh bien, vous, achevez donc ce que vos pères ont commencé!».
Commentaire: + Abbé Lluís ROQUÉ i Roqué (Manresa, Barcelona, Espagne)
«Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites»

Aujourd'hui, comme les jours qui précèdent et ceux qui suivront, nous contemplons Jésus hors de lui, condamnant des attitudes incompatibles avec une vie digne, non seulement chrétienne, mais encore humaine: «à l'extérieur, pour les gens, vous avez l'apparence d'hommes justes, mais à l'intérieur vous êtes pleins d'hypocrisie et de mal» (Mt 23,28). Il confirme par là que la sincérité, l'honnêteté, la loyauté, la noblesse…, sont des vertus voulues par Dieu et très appréciées par les hommes.

Pour ne pas tomber dans l'hypocrisie, je dois être très sincère. Avec Dieu, d'abord: Il veut que j'aie le cœur pur et détestant tout mensonge, puisqu'Il est lui-même totalement pur, la Vérité absolue. Avec moi-même, ensuite, pour n'être pas le premier trompé, m'exposant à pécher contre le Saint-Esprit faute de reconnaître mes propres péchés pour les manifester avec clarté dans le sacrement de la Pénitence ou de mettre suffisamment ma confiance en Dieu, qui jamais ne condamne l'enfant prodigue et n'abandonne personne sous prétexte que c'est un pécheur, sauf s'il ne se reconnaît pas lui-même comme tel. Avec les autres, enfin: comme Jésus, le mensonge, la tromperie, la duplicité, la malhonnêteté, la déloyauté, l'ignominie des autres nous mettent hors de nous, raison pour laquelle nous devons nous appliquer le principe: «Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fît».

Ces trois attitudes de simple bon sens, nous devons les faire nôtres pour ne pas tomber dans l'hypocrisie et nous rendre compte que nous avons besoin de la grâce sanctifiante en raison du péché originel occasionné par le “père du mensonge”, le démon. Ne négligeons pas l'exhortation de saint Josémaria: «À l'heure de l'examen de conscience, prends garde au démon muet», ni celle d'Origène: «Toute sainteté feinte gît morte, car elle n'est pas animée par Dieu», et gouvernons-nous toujours sur ce principe élémentaire et simple proposé par Jésus: «Que votre langage soit ‘oui, oui’; ‘non, non’» (Mt 5,37).

Marie ne parle pas beaucoup, mais son oui au bien, à la grâce, est unique et véridique; et son non au mal, au péché, ferme et sincère.
-----


Quelques pensées... La suite d'hier...
(Auteur Frank Andriot, Belgique.)
-----

«Lorsque je nomme l'autre,
 j'entre en relation avec lui, je donne de la réalité à son existence 
et j'ajoute de la saveur à la mienne.»
-----

«Quoi de plus triste que de vivre dans l'anonymat,
dans une espèce de gris ou rien ne se différencie de rien?
----- 

«En nommant l'autre, 
je me rends proche de lui, je regarde par sa fenêtre.»
-----

«Bonjour, Catherine. Comment vas-tu?
«Bonjour Mathieu. Tu as bien dormi?»
-----

«La personne nommé prend de la consistance, 
de l'existence, et elle me le rend bien 
en me répondant à moi et non de façon anonyme.»
-----




Bonne journée!
Jean-Yves 
-----

lundi 26 août 2019

«... vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité.(298,355)

Bonjour!
Mardi 27 août 2019


Photo:
Chutes Montmorency - Québec
-----

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

PSAUME

(Ps 138 (139), 1-2, 3-4, 5-6)
R/ Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !  (Ps 138, 1)
Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées.

Que je marche ou me repose, tu le vois,
tous mes chemins te sont familiers.
Avant qu’un mot ne parvienne à mes lèvres,
déjà, Seigneur, tu le sais.

Tu me devances et me poursuis, tu m’enserres,
tu as mis la main sur moi.
Savoir prodigieux qui me dépasse,
hauteur que je ne puis atteindre !

ÉVANGILE

« Voilà ce qu’il fallait pratiquer sans négliger le reste » (Mt 23, 23-26)
Alléluia. Alléluia. 
Elle est vivante, énergique, la parole de Dieu ;
elle juge des intentions et des pensées du cœur.

Alléluia. (cf. He 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus disait :
    « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous payez la dîme
sur la menthe, le fenouil et le cumin,
mais vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi :
la justice, la miséricorde et la fidélité.
Voilà ce qu’il fallait pratiquer
sans négliger le reste.
    Guides aveugles ! Vous filtrez le moucheron,
et vous avalez le chameau !

    Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette,
mais l’intérieur est rempli de cupidité et d’intempérance !
    Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur de la coupe,
afin que l’extérieur aussi devienne pur. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.
-----

Photo:
Ruines d'une ancienne église à Lyon - France
-----
«Purifie d'abord la coupe à l'intérieur pour qu'elle reste pure aussi à l'extérieur"»
Abbé Austin NORRIS 
(Mumbai, Inde)

Aujourd'hui, nous avons l'impression de surprendre Jésus dans un accès de mauvaise humeur – quelqu'un l'a vraiment agacé. Jésus-Christ se sent mal à l'aise avec la fausse religiosité, les demandes pompeuses et la piété égoïste. Il a ressenti un manque d'amour, à savoir un manque de "justice, de miséricorde et de foi" (Mt 23,23) suite aux actions superficielles de ceux qui essaient de respecter la Loi. Jésus incarne ces qualités en personne et dans l'exercice de son ministère. Il était la justice, la miséricorde et la foi. Ses actions, ses miracles, ses guérisons et ses paroles résumaient ces vrais fondements qui jaillissent de son cœur aimant. Pour Jésus-Christ ce n'était pas une question de "Loi" mais une question de cœur…

Même dans ses paroles de châtiment nous voyons en Dieu un soupçon d'amour qui est important pour ceux qui veulent en revenir aux bases : "Homme, on t'a indiqué ce qui est bon et ce que le Seigneur exige de toi : rien de plus que pratiquer la justice, aimer la fidélité et marcher avec humilité avec ton Dieu" (Michée, 6,8). Le Pape François a dit : "Un peu de miséricorde rend le monde moins froid et plus juste. Nous avons besoin de bien comprendre cette miséricorde de Dieu, ce Père miséricordieux qui est si patient… Souvenons-nous du prophète Isaïe quand il affirmait que même si nos pêchés étaient rouge écarlate, l'Amour de Dieu les rendrait blancs comme neige. Elle est belle cette miséricorde".

"Purifie d'abord la coupe à l'intérieur pour qu'elle reste pure aussi à l'extérieur !" (Mt 23,26). Comme c'est vrai pour chacun d'entre nous ! Nous savons comme l'hygiène personnelle nous permet de nous sentir frais et vibrants à l'intérieur et à l'extérieur. Plus encore, dans le domaine spirituel et moral, notre intérieur, notre esprit, s'il est propre et sain brillera en faisant des bonnes œuvres et des actions qui honorent Dieu et lui rendent un vrai hommage (cf. Jn, 5,23). Concentrons-nous sur le plus grand but de l'amour, de la justice et de la foi et ne perdons pas notre temps avec des broutilles qui nous rabaissent et nous rendent pointilleux. Plongeons-nous dans le vaste océan de l'Amour de Dieu et ne nous contentons pas de ruisseaux de mesquinerie !
-----


Quelques pensées...

Je vous laisse ce matin quelques pensées 
puisées dans un livre que je suis en train de lire;
 l'auteur est Frank Andriat...

«La verticalité n'est pas un acte de soumission, 
c'est un acte d'abandon, une envie joyeuse d'envol et de lumière, 
c'est un acte de foi et d'amour.»

«Quand la confiance ouvre la fenêtre,
 toutes les senteurs du monde
 peuvent pénétrer dans ma demeure.»
-----

«Le monde et la vie sont à tous,
 et ceux qui affirment le contraire 
sont des voleurs d'âme et d'espérance.»
-----

«Le gourou ramène toujours à lui, 
à ce qu'il sait et que je ne sais pas.
 Jésus ne ramenait rien à lui, 
mais tout à son Père, à la Vie.»
-----

«Lorsque je fais des plans
 et que j'ai pour seul but de réaliser mes objectifs,
 j'enferme la vie dans un tiroir.»
-----
Bonne réflexion...




-----

Bonne journée!
Jean-Yves 

«Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites... » / (298,290)

Bonjour!
Lundi 26 août 22019

(Plus de 100 visiteurs hier: Merci!)



Image
tirée de la couverture du livre de 
Jean Claude Lavigne:
Le moment contemplatif
Merci Bernard pour ce cadeau!
-----

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

PSAUME

(Ps 149, 1-2, 3-4, 5-6a.9b)
R/ Le Seigneur aime son peuple.

ou : Alléluia ! (Ps 149, 4a)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,

louez-le dans l’assemblée de ses fidèles !

En Israël, joie pour son créateur ;

dans Sion, allégresse pour son Roi !

Dansez à la louange de son nom,

jouez pour lui, tambourins et cithares !

Car le Seigneur aime son peuple,

il donne aux humbles l’éclat de la victoire.

Que les fidèles exultent, glorieux,

criant leur joie à l’heure du triomphe.

Qu’ils proclament les éloges de Dieu,

c’est la fierté de ses fidèles.

-----

ÉVANGILE

« Malheureux êtes-vous, guides aveugles » (Mt 23, 13-22)
Alléluia. Alléluia. 

Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;

moi, je les connais, et elles me suivent.

Alléluia. (Jn 10, 27)
-----


En ce temps-là,

Jésus disait :

    « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,

parce que vous fermez à clé le royaume des Cieux

devant les hommes ;

vous-mêmes, en effet, n’y entrez pas,
et vous ne laissez pas entrer
ceux qui veulent entrer !
    Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous parcourez la mer et la terre
pour faire un seul converti,
et quand c’est arrivé,
vous faites de lui un homme voué à la géhenne,
deux fois pire que vous !

    Malheureux êtes-vous, guides aveugles,

vous qui dites :

“Si l’on fait un serment par le Sanctuaire,

il est nul ;

mais si l’on fait un serment par l’or du Sanctuaire,

on doit s’en acquitter.”
    Insensés et aveugles !
Qu’est-ce qui est le plus important : l’or ?
ou bien le Sanctuaire qui consacre cet or ?
    Vous dites encore :
“Si l’on fait un serment par l’autel,
il est nul ;
mais si l’on fait un serment par l’offrande posée sur l’autel,
on doit s’en acquitter.”
    Aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important :
l’offrande ?
ou bien l’autel qui consacre cette offrande ?
    Celui donc qui fait un serment par l’autel
fait un serment par l’autel
et par tout ce qui est posé dessus ;
    celui qui fait un serment par le Sanctuaire
fait un serment par le Sanctuaire
et par Celui qui l’habite ;
    et celui qui fait un serment par le ciel
fait un serment par le trône de Dieu
et par Celui qui siège sur ce trône. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.
-----

Commentaire..
«Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le Royaume des cieux devant les hommes»
Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)


Aujourd'hui, le Seigneur veut nous éclairer sur un concept élémentaire de soi-même, mais sur lequel seulement quelques uns arrivent à approfondir: mener vers un malheur ce n'est pas mener à la vie, mais à la mort. Celui qui enseigne quelqu'un à mourir ou à tuer les autres n'est pas un enseignant de vie, mais plutôt un “assassin”.

Aujourd'hui le Seigneur se trouve —dirait-on— de très mauvaise humeur; Il est justement en colère avec les guides qui égarent autrui et leur enlèvent le goût de vivre et, finalement, même la vie: «Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand vous y avez réussi, vous en faites un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous!» (Mt 23,15).

Il y a ceux qui vraiment essayent d'entrer dans les Royaume des Cieux, et leur enlever cette illusion est certainement grave. Ils ont pris les clés d'accès, mais pour eux elles ne représentent qu'une “babiole”, quelque chose de tapageur pour pendre de leur ceinture et puis rien!

Les pharisiens poursuivent les individus, en les “traquant” pour les conduire à leur propre conviction religieuse; pas celle de Dieu, mais la leur; avec l'intention de les transformer non pas en fils de Dieu, mais de l'enfer. Leur orgueil ne porte pas au ciel, ne conduit pas à la vie, mais à un destin funeste, à la perte. Quelle erreur, mais quelle erreur!

«Guides —leur dit Jésus— aveugles! Vous enlevez le moucheron avec un filtre, et vous avalez le chameau!» (Mt 23,24). Tout est renversé, brouillé; le Seigneur a essayé à plusieurs reprises de dégager les oreilles et dévoiler les yeux aux pharisiens, mais le prophète Zacharie nous dit déjà: «Mais ils refusèrent d'être attentifs, ils eurent l'épaule rebelle, et ils endurcirent leurs oreilles pour ne pas entendre» (Za 7,11). Et puis, lors du jugement, le juge émettra une sentence sévère: «Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal!» (Mt 7,23).

 Il n'en suffit pas plus: il ne faut que connaître la vérité et l'enseigner avec une humble fidélité. Rappelons-nous de l'adage d'un authentique maître de sagesse, saint Thomas d'Aquin: «Lorsqu'ils exaltent leur propre bravoure, les superbes avilissent l'excellence de la vérité!».
-----

«Tu viens au fond de notre nuit
Pour tous les homme est les femmes de ce monde;
Tu es la source de la vie
Et la lumière véritable.»
(Hymne -  Bréviaire de ce jour...)
-----


Chez Isabelle...
-----
Dans notre série sur les psaumes, nous sommes rendus au

PSAUME 15

01 Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge.
02 J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Je n'ai pas d'autre bonheur que toi. »
03 Toutes les idoles du pays, ces dieux que j'aimais, + ne cessent d'étendre leurs ravages, * et l'on se rue à leur suite.
04 Je n'irai pas leur offrir le sang des sacrifices ;  leur nom ne viendra pas sur mes lèvres !
05 Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort.
06 La part qui me revient fait mes délices ; j'ai même le plus bel héritage !
07 Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon cœur m'avertit.
08 Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable.
09 Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance :
10 tu ne peux m'abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption.
11 Tu m'apprends le chemin de la vie : + devant ta face, débordement de joie ! A ta droite, éternité de délices !
-----

«Si tu as la charité, tu as Dieu;
 et si tu as Dieu, que ne possèdes-tu pas?»
(Saint Césaire D'Arles)
-----



Bonne journée!
Jean-Yves